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Accord Iran–États-Unis : Washington joue la montre, les alliés craignent un piège

Les alliés occidentaux des États-Unis redoutent qu’un accord-cadre précipité entre Washington et Téhéran ne produise l’effet inverse de celui recherché. Et ce, en figeant des désaccords profonds plutôt qu’en les résolvant, notamment sur l’enrichissement d’uranium.

Selon plusieurs diplomates européens expérimentés dans les négociations avec l’Iran, l’administration Trump chercherait à obtenir rapidement un succès diplomatique en concluant un accord de principe sur le programme nucléaire iranien a rapporté Capital dimanche 19 avril. Mais une telle approche pourrait aboutir à un compromis superficiel. Tout en laissant en suspens des questions techniques complexes qui exigeraient ensuite des mois, voire des années, de négociations supplémentaires.

Au cœur des divergences figure la question centrale de l’enrichissement de l’uranium. Washington exige un abandon total de cette activité. Alors que Téhéran insiste sur son droit à un programme nucléaire civil limité. Cette opposition fondamentale rend toute solution durable particulièrement difficile à atteindre.

D’autres points techniques sensibles compliquent encore davantage les discussions. En effet, les options envisagées pour traiter les stocks d’uranium enrichi — comme leur dilution ou leur transfert à l’étranger — nécessitent des mécanismes de vérification extrêmement complexes.

Parallèlement, l’Iran réclame un allègement progressif des sanctions ainsi que des garanties de sécurité, notamment une promesse de non-agression…

En somme, si un accord-cadre rapide peut offrir un gain politique immédiat; il risque aussi de créer un blocage technique durable. Ce qui rendait plus difficile la conclusion d’un accord global et stable sur le long terme.

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Le pétrole rebondit de 7 % après la nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz

Les prix du pétrole ont fortement rebondi le lundi 20 avril, avec une hausse de plus de 7 %. Et ce, après leur chute brutale de la fin de semaine dernière. Dans un contexte de nouvelles tensions autour du détroit d’Ormuz.

Les contrats à terme sur le Brent progressent de 6,56 dollars, soit +7,26 %. Ils atteignent 96,94 dollars le baril de pétrole. Tandis que le brut américain West Texas Intermediate (WTI) gagne 6,07 dollars (+7,24 %) à 89,92 dollars.

Ce rebond intervient après une baisse de plus de 9 % enregistrée vendredi 17 avril. Lorsque les marchés ont été rassurés par des signaux d’apaisement entre les États-Unis et l’Iran concernant le maintien de la navigation dans le détroit stratégique.

Mais cette accalmie a été de courte durée, car le détroit d’Ormuz a été de nouveau fermé. Chaque camp accusant l’autre d’avoir violé le cessez-le-feu en attaquant des navires.

Au final, cette fermeture ravive les inquiétudes des marchés quant à la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux. Le détroit d’Ormuz constitue en effet un point de transit crucial pour le pétrole du Golfe. Et toute perturbation y provoque des réactions immédiates sur les prix.

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Guerre au Moyen-Orient : déjà plus de 50 milliards de dollars de pétrole « perdus » 

Le monde a perdu plus de 50 milliards de dollars de pétrole brut. Lequel n’a pas été produit depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, il y a plus de 50 jours. Et les effets de la crise se feront sentir pendant des mois, voire des années. C’est ce que souligne l’analyse des données de Kpler.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a annoncé vendredi que le détroit d’Ormuz rouvrait suite à un accord de cessez-le-feu au Liban. Tandis que le président américain Donald Trump déclarait qu’il pensait qu’un accord pour mettre fin à la guerre en Iran interviendrait « bientôt ». Cependant, l’ouverture du détroit d’Ormuz n’aura duré que quelques heures.

Plus de 500 millions de barils de pétrole brut et de condensats ont été retirés du marché mondial. Et ce, Depuis le début de la guerre fin février. C’est ce que révèlent les données de Kpler. Soit la plus grande perturbation de l’approvisionnement énergétique de l’histoire moderne.

Ainsi, la perte de 500 millions de barils de pétrole sur le marché équivaut à : une baisse de la demande de voyages aériens dans le monde entier pendant 10 semaines; l’arrêt total du trafic routier pour tous les véhicules dans le monde pendant 11 jours; ou une pénurie de pétrole pour l’économie mondiale pendant cinq jours. C’est ce qu’a déclaré Ian Mowatt, analyste chez Wood Mackenzie. Cela équivaut aussi à près d’un mois de demande de pétrole aux États-Unis, ou plus d’un mois de consommation pour toute l’Europe, indiquent les estimations de Reuters. Soit environ six années de consommation de carburant pour l’armée américaine. Et  ce, sur la base d’une consommation annuelle d’environ 80 millions de barils à partir de l’exercice 2021…

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Les flux migratoires irréguliers ont fortement baissé aux frontières de l’UE

Les passages irréguliers aux frontières de l’UE ont diminué de 40 % au premier trimestre de 2026 par rapport à 2025. Et ce, sous l’effet du changement climatique et de contrôles plus stricts des déplacements migratoires.

Plus de 21 400 personnes étrangères ont franchi les frontières européennes, dont un tiers provenaient des principales routes migratoires de la Méditerranée orientale. C’est ce que montrent les données préliminaires recueillies par l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, Frontex.

A cet égard, la plupart des itinéraires migratoires ont enregistré une baisse significative des traversées. La surveillance en mer s’étant intensifiée. Et des restrictions supplémentaires ayant été imposées aux activités des organisations de sauvetage non gouvernementales, indique l’agence de presse allemande DPA.

Malgré ce déclin global, le coût humain reste élevé, avec environ 1 000 personnes qui perdront la vie en Méditerranée en 2026. Ainsi prévoient les données de l’Organisation internationale pour les migrations.

Par ailleurs, on estime généralement que des centaines de personnes disparues lors de la tempête Harry, qui a frappé la Méditerranée centrale en janvier dernier, figurent toujours parmi les morts non recensés.

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Les leaders identitaires européens réunis à Milan contre l’immigration

Plusieurs figures majeures de la droite identitaire européenne se retrouve, samedi 18 avril 2026 à Milan en Italie, à l’occasion d’une manifestation organisée par la Ligue (Lega), formation membre de la coalition gouvernementale italienne.

Ce rassemblement, centré sur la dénonciation de l’immigration et des « règles européennes jugées absurdes », réunira notamment le Français Jordan Bardella (président du Rassemblement national), le Néerlandais Geert Wilders, ainsi que l’Italien Matteo Salvini (chef de la Ligue et vice-président du Conseil italien).

À travers cet événement, les organisateurs entendent afficher une forme de coordination politique entre plusieurs partis nationalistes européens, partageant des positions communes sur la souveraineté nationale, la critique de l’Union européenne et le contrôle des flux migratoires.

La présence conjointe de ces leaders illustre la volonté de structurer un front politique transnational, déjà perceptible au sein d’alliances au Parlement européen, où ces formations cherchent à peser davantage sur les orientations politiques du continent.

Ce rassemblement intervient dans un contexte de recomposition des droites radicales en Europe, marqué par des tentatives d’unification mais aussi par des divergences stratégiques entre partis nationaux. Malgré ces tensions, la manifestation de Milan apparaît comme un moment de démonstration d’unité autour de thèmes fédérateurs tels que l’immigration et la souveraineté.

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La BCE devrait faire preuve de vigilance face aux risques d’inflation

La Banque centrale européenne (BCE) doit rester « vigilante » face aux risques d’inflation potentiels liés à la guerre en Iran, a déclaré Madis Muller, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, cité par Bloomberg.

Bien qu’il n’y ait pour l’instant aucun signe de répercussions plus larges sur les prix et que la BCE soit dans une meilleure position qu’en 2022, il serait « dangereux » de supposer qu’un choc énergétique sera temporaire, selon Muller, qui dirige la Banque centrale estonienne.

« Maintenant que la situation s’améliore, nous pouvons peut-être nous permettre un peu plus de patience et éviter de nous précipiter », a-t-il déclaré lors d’un entretien en marge des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale. « Mais bien sûr, nous ne voulons pas hésiter et prendre du retard », a-t-il ajouté.

Les décideurs politiques débattent de l’opportunité de relever les taux d’intérêt suite à la flambée des prix de l’énergie provoquée par le conflit au Moyen-Orient. Alors que l’inflation dans la zone euro (21 pays) atteint déjà 2,6 %, les responsables de la BCE se sont engagés à ne pas permettre la répétition de la hausse record des prix de 2022, déclenchée par la guerre en Ukraine.

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Le Dow Jones bondit de plus de 1 000 points après la réouverture du détroit d’Ormuz

Les actions américaines sont en voie de réaliser une troisième semaine consécutive de fortes hausses.

L’indice Dow Jones a progressé le 17 avril de 1 020 points et les prix du pétrole ont chuté de plus de 11 % après l’annonce de la réouverture complète du détroit d’Ormuz par l’Iran, permettant ainsi aux pétroliers de quitter à nouveau le Golfe et de transporter du pétrole brut vers leurs clients du monde entier…

Les actions ont progressé de 12 % au total depuis fin mars, dans l’espoir que les États-Unis et l’Iran éviteront le scénario catastrophique qui menaçait l’économie mondiale.

Le président américain Donald Trump a salué l’annonce de l’Iran concernant l’ouverture totale du détroit d’Ormuz à la navigation pendant le cessez-le-feu, un point clé des négociations entre Téhéran et Washington pour mettre fin à la guerre. Il a cependant déclaré que le blocus naval imposé aux ports iraniens resterait « pleinement en vigueur » jusqu’à ce qu’un accord soit conclu avec Téhéran.

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Les prix du pétrole chutent de plus de 11 % 

Les prix du pétrole ont chuté de plus de 11,2 % vendredi 17 avril, après l’annonce par l’Iran de la réouverture complète du détroit d’Ormuz à la navigation. En effet, à 13h GMT, le prix du Brent s’échangeait à 88,27 dollars le baril, alors que celui du WTI américain reculait de 11,40 dollars (12 %), à 83,29 dollars le baril.

Les prix du pétrole ont clôturé la séance du jeudi en hausse de 5 %, poursuivant leur progression pour la deuxième séance consécutive dans l’attente de développements au Moyen-Orient.

Les deux pétroles bruts de référence (Brent et West Texas Intermediate) ont augmenté respectivement de 4,7 % et 3,7 %, dans un contexte de doutes quant à la possibilité que les pourparlers de paix entre les États-Unis et l’Iran aboutissent à un accord mettant fin à la guerre qui a interrompu la production de pétrole dans la principale région productrice de pétrole du Moyen-Orient.

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Allemagne : croissance inférieure aux prévisions pour 2026 et 2027

Le gouvernement fédéral de l’Allemagne revoit à la baisse ses prévisions de croissance économique pour 2026 et 2027; et ce, en raison de la guerre en Iran. L’annonce officielle des estimations du ministère de l’Économie est attendue au cours de la semaine du 20 avril 2026.

Selon Reuters, le gouvernement allemand prévoit une croissance de 0,5 % cette année; contre 1 % initialement anticipé. De même qu’il revoit ses prévisions à la baisse pour l’année prochaine, à 0,9 % contre 1,3 %. Parallèlement, Berlin anticipe une inflation de 2,7 % en 2026 et de 2,8 % en 2027, contre 2,3 %.

Dans le même esprit, le Fonds monétaire international (FMI) a « corrigé » avant-hier ses prévisions de croissance économique pour l’Allemagne, à 0,8 % pour 2026 et à 1,2 % pour 2027. La réduction par rapport aux prévisions initiales représente 0,3 point pour les deux années.

La première économie européenne peine donc à retrouver son élan depuis la pandémie de 2020. La concurrence accrue de la Chine et la hausse des prix de l’énergie – d’abord provoquée par la guerre en Ukraine, puis exacerbée par le conflit en Iran – mettant à l’épreuve son modèle économique axé sur les exportations.

Enfin, le conflit en Iran alimente les anticipations d’inflation. La forte hausse des prix du pétrole et du gaz depuis le début des attaques conjointes américano-israéliennes contre l’Iran le 28 février a déjà fait grimper l’inflation en Allemagne à 2,8 % en mars.

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L’inflation dans la zone euro a été plus élevée que prévu en mars

Les mesures définitives d’Eurostat pour le mois de mars ont révélé un taux d’inflation légèrement supérieur aux estimations préliminaires.

Selon l’agence statistique européenne (Eurostat), l’indice des prix à la consommation (IPC) s’est établi en mars à un taux annuel de 2,6 % au lieu des 2,5 % initialement estimés. Et ce, après une accélération significative par rapport aux 1,9 % de février.

De même, la mesure d’Eurostat pour la Grèce a été légèrement révisée à la hausse, à 3,4 %. Soit un niveau harmonisé avec les normes européennes; contre 3,3 % dans la mesure préliminaire.

Malgré la révision du niveau général de l’inflation dans la zone euro, l’inflation structurelle (hors énergie et alimentation) a confirmé l’estimation initiale d’un taux de 2,3 % par an. Le secteur des services s’établissant à 3,2 % (contre 3,4 % précédemment).

Dans l’ensemble de l’Union européenne, le taux d’inflation annuel s’établissait à 2,8 % en mars; contre 2,1 % en février.

Au niveau local, les taux d’inflation annuels les plus bas ont été enregistrés au Danemark (1 %), et en République Tchèque, à Chypre et en Suède (1,5 %).

En revanche, on observe les taux d’inflation les plus élevés en Roumanie (9 %), en Croatie (4,6 %) et en Lituanie (4,4 %).

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Moyen-Orient : un cessez-le-feu fragile entre Israël et le Liban

Les perspectives d’une désescalade au Moyen-Orient se sont nettement renforcées jeudi 16 avril, avec l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban, résultat d’intenses efforts diplomatiques menés par les États-Unis.

Annoncée par le président américain Donald Trump, cette trêve vise à ouvrir la voie à des négociations en vue d’un règlement plus durable. Le cessez-le-feu est entré en application jeudi à 22h00 (heure de Tunis) et pourrait être prolongé d’un commun accord entre les deux parties. Mais quelques heures après son entrée en vigueur, l’armée libanaise et le Hezbollah ont fait état, sur X, de « plusieurs violations de l’accord »…

Le Hezbollah a affirmé avoir « bombardé un rassemblement de soldats israéliens près de la ville de Khiam », dans le sud du Liban, précisant qu’il s’agissait d’une riposte à des violations du cessez-le-feu par « l’armée d’occupation ».

L’Agence nationale de l’information (NNA) a également signalé des frappes visant Khiam et le village voisin de Debbine, ainsi que d’« intenses activités de drones » dans la région.

Dans ce contexte tendu, Donald Trump a déclaré jeudi espérer que le Hezbollah « se comporterait bien » durant la trêve, dans un message publié sur sa plateforme Truth Social.

Le mouvement chiite, acteur central du conflit, n’a pas directement pris part aux négociations et conserve une position ambiguë vis-à-vis de l’accord. Et ce, tout en réclamant des garanties concernant la souveraineté libanaise et le retrait des forces israéliennes.

Malgré ces incertitudes, Washington entend tirer parti de cette pause pour relancer un processus politique plus large. Le président américain a indiqué vouloir réunir prochainement des responsables israéliens et libanais à la Maison Blanche, dans l’espoir de transformer cette trêve en accord de paix durable.

En toile de fond, cette crise a également provoqué des répercussions économiques à l’échelle mondiale. Notamment en raison des perturbations observées dans le détroit d’Ormuz. Renforçant ainsi la pression internationale en faveur d’un règlement rapide.

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Le pétrole en baisse sur fond d’espoirs de désescalade au Moyen-Orient

Les prix du pétrole ont chuté en début de séance vendredi 17 avril, dans un contexte d’optimisme quant à une possible fin du conflit au Moyen-Orient. Et ce, suite à l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu de 10 jours entre le Liban et Israël. Mais aussi à l’annonce par le président américain Donald Trump de la possibilité de nouvelles discussions entre les États-Unis et l’Iran en début de semaine prochaine.

Le prix du Brent a chuté de 1,34 dollar, soit 1,35 %, à 98,05 dollars le baril. Le prix du WTI américain a reculé de 1,65 dollar, soit 1,74 %, à 93,40 dollars le baril, effaçant ainsi quelques gains par rapport à la séance précédente.

Trump a déclaré que Téhéran avait proposé de ne pas acquérir d’armes nucléaires pendant plus de 20 ans, abordant ainsi un point d’achoppement majeur dans les négociations visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran, qui a entraîné la fermeture du détroit d’Ormuz et perturbé près d’un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole.

De ce fait, les prix du pétrole ont atteint un niveau record en mars, en hausse de 50 %, et sont récemment tombés sous la barre des 100 dollars le baril. Mais ils sont restés dans la fourchette des 90 dollars au cours de la semaine.

La campagne israélienne contre le Liban constituait également un obstacle majeur à la conclusion d’un accord de paix. Sachant que Trump cherche à mettre fin à la guerre qu’il a lancée en coopération avec Israël contre l’Iran fin février.

Les analystes d’ING estiment que la fermeture du détroit perturbe le flux de près de 13 millions de barils de pétrole par jour.

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Iran–États-Unis : vers un accord intérimaire après les discussions d’Islamabad ?

Les discussions entre les États-Unis et l’Iran ont permis de réduire certains désaccords, sans toutefois aboutir à un compromis global. Et ce, à l’issue de négociations menées sous médiation pakistanaise à Islamabad, ont indiqué des responsables iraniens.

Un haut responsable iranien précise que les deux parties ont commencé à envisager un accord intérimaire, faute de consensus sur un règlement global. L’objectif serait de stabiliser la situation à court terme et de gagner du temps pour des négociations plus approfondies.

Les États-Unis exigent un arrêt prolongé de l’enrichissement d’uranium, jusqu’à vingt ans. Tandis que l’Iran propose une suspension beaucoup plus courte, de trois à cinq ans. Tout en revendiquant son droit à un usage civil de cette technologie.

Autre point de friction : le devenir des stocks d’uranium hautement enrichi. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) estime que l’Iran dispose encore de plus de 200 kilogrammes de ces matériaux, principalement stockés à Ispahan et Natanz. Ce qui alimente les inquiétudes occidentales quant à un potentiel usage militaire.

Des signes d’ouverture ont néanmoins émergé. Téhéran pourrait accepter de transférer une partie de cet uranium vers un pays tiers. Alors que Washington envisagerait un allègement des sanctions et le déblocage d’avoirs iraniens gelés.

Les discussions ont également porté sur la sécurité maritime dans le détroit d’Ormuz, axe stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial. L’Iran a évoqué la possibilité de garantir une circulation plus sûre dans cette zone en échange de concessions économiques, selon Investing.com.

Si un mémorandum de cessez-le-feu ou d’accord intérimaire venait à être conclu, les deux parties disposeraient d’un délai de 60 jours pour négocier un accord plus large, sous supervision internationale.

Pour l’heure, aucune date n’a été fixée pour une nouvelle session de négociations. Mais les canaux diplomatiques restent ouverts, dans un contexte où les tensions militaires et économiques continuent de peser sur la région et les marchés mondiaux.

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L’Italie se dirige-t-elle vers une récession économique?

Les conséquences de la guerre en Iran continuent de susciter de vives inquiétudes en Italie. Le ministre italien des Finances, Giancarlo Giorgetti, plaide en faveur d’une suspension temporaire du Pacte européen de stabilité.

« Nous savons que la Commission européenne répond que cela ne peut se faire qu’en cas de grave récession économique. Je crains que si la situation continue d’évoluer au même rythme, notamment dans le secteur de l’énergie, une grave récession économique ne devienne une réalité », a souligné M. Giorgetti.

La Confindustria, association industrielle italienne, prédit quant à elle que si la guerre en Iran se poursuit, l’Italie sera confrontée à une crise énergétique et n’exclut pas la possibilité d’une interdiction de circulation le dimanche, comme ce fut déjà le cas dans les années 1970. « Nous risquons de connaître la crise énergétique la plus grave de l’histoire; une intervention immédiate est nécessaire, assortie de mesures de soutien exceptionnelles », insistent les industriels italiens.

Avant même le déclenchement de la guerre en Iran, les prévisions de croissance de la Confindustria étaient loin d’être optimistes : ce centre de recherche estime que le PIB du pays ne progressera que de 0,5 % cette année et que l’inflation atteindra 2,5 %. Si les opérations militaires se prolongent pendant quatre mois, la croissance du produit intérieur brut devrait être nulle; tandis que l’inflation pourrait atteindre 4,3 %.

Il existe cependant une autre approche de cette période particulièrement critique et de l’avenir de l’économie européenne. Elena Beccali, rectrice de l’Università Cattolicadel Sacro Cuore, la plus grande université catholique d’Italie, vient de présenter son nouvel ouvrage au Sénat à Rome. En présence du président du Sénat italien, Ignazio La Russa, elle a affirmé que « la faible productivité du travail en Europe demeure un point qui exige une attention et des efforts accrus. Le rétablissement de la compétitivité reste un pilier essentiel des politiques européennes. Mais pour que l’Europe réussisse, une nouvelle dynamique est également nécessaire, fondée sur la solidarité, afin de préserver la confiance et la cohésion sociale ».

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La Chine, otage stratégique du bras de fer Washington-Téhéran

Au cœur de la crise du détroit d’Ormuz, la Chine apparaît comme l’acteur silencieux, mais central, d’un affrontement qui la dépasse. Première importatrice mondiale de pétrole, elle dépend largement des flux énergétiques transitant par cette voie stratégique, aujourd’hui fragilisée par la guerre entre Washington et Téhéran.

Dans ce contexte, les déclarations de Donald Trump, mercredi 15 avril, sur une « réouverture » du détroit prennent une dimension particulière. Le président américain affirme vouloir garantir la liberté de navigation. Un objectif qui bénéficierait directement à Pékin, fortement exposée aux perturbations du Golfe.

La Chine n’a pas encore réagi au dernier message du dirigeant américain concernant la réouverture du détroit. Mais elle a auparavant nié à plusieurs reprises fournir un quelconque soutien militaire à l’Iran. Sachant que Pékin a accusé également Washington d’un comportement « dangereux et irresponsable » suite au blocus des navires iraniens.

Mais derrière cette rhétorique, la réalité est plus complexe. Les États-Unis imposent un contrôle naval strict dans le détroit d’Ormuz, ciblant notamment les flux liés à l’Iran. Cette stratégie de pression vise officiellement Téhéran. Mais elle place indirectement la Chine dans une position de dépendance accrue vis-à-vis de la puissance maritime américaine.

Pour Pékin, l’équation est délicate. D’un côté, la stabilité du détroit est vitale pour sécuriser ses approvisionnements énergétiques. De l’autre, l’hégémonie militaire américaine sur cette route commerciale contredit ses ambitions de puissance globale et son projet de diversification des routes énergétiques, notamment à travers les nouvelles routes de la soie.

Lire aussi : Pékin redoute la chute d’un allé stratégique au Moyen-Orient

En pratique, les compagnies chinoises se montrent prudentes. Plusieurs pétroliers ont réduit leurs passages ou modifié leurs itinéraires. Un signe que la pression américaine produit déjà des effets concrets. Cette adaptation illustre la vulnérabilité de la Chine face aux points d’étranglement maritimes contrôlés par d’autres puissances.

Face à cette situation, Pékin privilégie pour l’instant une posture mesurée : appels à la désescalade; refus d’une confrontation directe; et maintien de ses relations économiques avec l’Iran. Mais en filigrane, la crise d’Ormuz renforce une priorité stratégique chinoise : réduire sa dépendance aux routes maritimes sous contrôle occidental.

Ainsi, loin d’être un simple spectateur, la Chine se retrouve au cœur d’un jeu de puissance où se redessinent les équilibres énergétiques mondiaux; sans pour autant en maîtriser les règles.

Notons enfin que Trump doit effectuer une visite d’État en Chine le 14 mai prochain. Tandis que Xi devrait se rendre à Washington pour une visite réciproque à une date ultérieure.

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Six Français sur dix ont réduit leurs dépenses

Six Français sur dix déclarent avoir « serré la ceinture » ces dernières semaines en raison de la hausse des prix du carburant, indique un sondage d’ELABE.

Les résultats du sondage de la société ELABE publiés mercredi 15 avril 2025 indiquent entre autres que 37 % des Français interrogés ont renoncé à l’idée de partir en vacances. Tandis que 33 % disent avoir réduit leurs achats et leurs sorties telles que les cinémas, les restaurants, etc. 59 % disent également avoir limité leurs déplacements en voiture. A noter au passage qu’en France, les prix des carburants ont augmenté de 15 % ces trois dernières semaines.

Enfin, concernant les mesures visant à atténuer les conséquences de la crise, 78 % des personnes interrogées se disent favorables à des allégements fiscaux et 72 % à une aide ciblée aux professionnels et aux ménages économiquement plus faibles.

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Les obligations américaines perdent leur « prime de sécurité »

Le Fonds monétaire international (FMI) a averti que l’émission croissante d’obligations du Trésor américain réduit la prime de sécurité dont elles bénéficient depuis longtemps auprès des investisseurs. Ce qui a un impact négatif sur les obligations d’État dans le monde entier.

Dans son dernier rapport, « Fiscal Monitor », publié mercredi 15 avril, le FMI indique que « l’augmentation de l’offre d’obligations du Trésor américain réduit la prime de sécurité dont ces obligations ont traditionnellement bénéficié. Ce qui entraîne une hausse des coûts d’emprunt à l’échelle mondiale ».

Selon Bloomberg News, les États-Unis émettent massivement des obligations car leur déficit budgétaire a atteint en moyenne environ 6 % par an ces trois dernières années. Soit un niveau historiquement élevé, sauf en temps de guerre ou de récession économique. Le Bureau du budget du Congrès prévoit que ce déficit important se maintiendra tout au long de la prochaine décennie, d’après l’agence de presse allemande dpa.

L’institution de Bretton Woods souligne le resserrement de l’écart entre les rendements des obligations d’entreprises AAA et ceux des bons du Trésor comme preuve du déclin de l’attractivité des titres d’État américains. Alors que les spreads sont généralement considérés comme une mesure du risque que les investisseurs sont prêts à accepter chez les emprunteurs d’entreprises, le FMI inverse cette analyse, les considérant plutôt comme une mesure de la prime que les acheteurs sont disposés à payer pour investir dans des bons du Trésor…

Le fonds a présenté un graphique montrant que les marges bénéficiaires des obligations d’entreprises notées AAA sont tombées à environ 35 points de base, après avoir dépassé 55 points de base au début de 2019.

Il a également mis en lumière un autre risque : la dépendance croissante du Trésor américain aux émissions d’obligations à court terme. « Lorsque la dette est concentrée sur des échéances courtes, les gouvernements sont contraints de se refinancer fréquemment. Ce qui accroît leur vulnérabilité aux fluctuations soudaines des conditions de marché ou du sentiment des investisseurs ».

Les avertissements du FMI interviennent trois semaines avant la publication par le Trésor américain de sa dernière déclaration de politique monétaire concernant l’émission de dette américaine.

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Le Conseil de sécurité de l’ONU reconduit le dispositif contre le trafic de brut libyen

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, mardi 14 avril 2026, un projet de résolution renouvelant jusqu’au 1er août 2027 le régime de sanctions concernant l’exportation illégale de pétrole libyen.

Le projet de texte, rédigé par le Royaume-Uni, renouvelle également le mandat du Groupe d’experts (GdE) du Comité des sanctions de 1970 sur la Libye jusqu’au 15 août 2027.

A cet égard, notons que par sa résolution 2146, le Conseil avait autorisé les États membres à inspecter en haute mer les navires désignés par le Comité des sanctions de 1970 pour avoir facilité l’exportation illégale de pétrole libyen.

La nouvelle résolution 2819 précise la mise en œuvre de mesures de gel des avoirs. Et ce, tout en maintenant par ailleurs le cadre de sanctions existant contre la Libye.

La modification de fond la plus importante concerne l’ajout d’un nouveau paragraphe opérationnel. Celui-ci autorise, sous des conditions strictes, le transfert des actifs bloqués/gelés de l’Autorité libyenne d’investissement (LIA) de certaines institutions financières qui les détiennent (« dépositaires ») à d’autres relevant de la même juridiction (c’est-à-dire du même pays ou d’un pays doté d’un système juridique similaire) dans le seul but de changer de dépositaire et sans possibilité de les utiliser.

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Venezuela : Washington desserre l’étau financier

Le département du Trésor américain a annoncé mardi 14 avril au soir la levée des sanctions contre la Banque centrale du Venezuela et trois autres banques du pays.

Cette décision s’inscrit dans le cadre du processus de normalisation progressive des relations entre le Venezuela et les États-Unis. Et ce, suite à l’annonce faite en mars par le département d’État américain de rétablir les relations diplomatiques entre Caracas et Washington, qui avaient été rompues en 2019.

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