Le Kenya a obtenu une exemption totale de droits de douane pour la majorité de ses exportations vers la Chine. C’est ce qu’a annoncé jeudi 15 janvier le ministre du Commerce, Lee Kinyanjui. L’accord permettra à 98,2 % des produits kényans d’entrer sur le marché chinois sans taxes, sous réserve de l’approbation du Parlement kényan.
Cette initiative vise à diversifier les débouchés commerciaux du Kenya et à réduire les déséquilibres de sa balance commerciale. Et ce, dans un contexte de hausse des droits de douane américains. Les exportations agricoles kényanes, essentielles pour l’économie du pays, devraient être les principales bénéficiaires.
A souligner que plusieurs pays africains se tournent de plus en plus vers la Chine pour compenser la perte d’avantages commerciaux aux États-Unis. Et notamment depuis l’expiration temporaire de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA). Car, bien que les législateurs américains aient accepté de prolonger ce dispositif de trois ans, son adoption définitive par le Sénat reste en attente.
Malgré certaines rumeurs de pressions américaines ayant retardé l’accord sino-kényan, Nairobi a fermement démenti toute interférence. Le gouvernement du pays affirmant qu’il n’existe aucune contradiction entre le renforcement de ses liens commerciaux avec la Chine et son engagement à maintenir l’accès préférentiel au marché américain.
Le président chinois, Xi Jinping, et le Premier ministre canadien, Mark Carney, ont salué, ce vendredi à Pékin, l’avènement d’un nouveau partenariat bilatéral, marquant un réchauffement après plusieurs années de relations tendues.
« Je suis extrêmement heureux que nous avancions dans ce nouveau partenariat stratégique », a déclaré Mark Carney au début de son entretien avec Xi Jinping, point d’orgue de la première visite d’un chef de gouvernement canadien en Chine depuis huit ans.
Pour sa part, Xi Jinping a parlé d’un « nouveau chapitre » dans les relations entre les deux pays, amorcé lors de leur rencontre en octobre dernier en marge du sommet Asie-Pacifique en Corée du Sud.
Depuis, les échanges diplomatiques visant à relancer la coopération « dans divers domaines » ont porté leurs fruits, s’est félicité le président chinois, se disant « satisfait » de l’évolution actuelle.
Arrivé mercredi soir à Pékin, Mark Carney espère, par cette visite, tourner la page des tensions passées et donner un nouvel élan aux échanges commerciaux bilatéraux.
A noter que les relations sino-canadiennes s’étaient fortement dégradées en 2018 après l’arrestation au Canada d’une dirigeante de Huawei, suivie de l’arrestation en Chine de deux Canadiens accusés d’espionnage. Plus récemment, les deux pays se sont opposés sur le terrain commercial, Ottawa imposant des droits de douane sur certains produits chinois, tandis que Pékin répliquait en taxant notamment le canola canadien.
Mark Carney souhaite néanmoins progresser sur ces dossiers sensibles tout en maintenant un dialogue pragmatique. Son ambition est de doubler, d’ici 2035, les exportations canadiennes vers des pays autres que les États-Unis, afin de réduire la dépendance économique vis-à-vis de son voisin du sud.
Les deux dirigeants ont mis en avant des « avancées historiques » possibles dans l’agriculture, l’énergie et la finance. Xi Jinping a souligné que des relations « rationnelles et stables » entre Ottawa et Pékin serviraient non seulement leurs intérêts communs, mais aussi la stabilité mondiale.
La Chine reste le deuxième partenaire commercial du Canada après les États-Unis. En 2025, les échanges bilatéraux ont atteint 89,6 milliards de dollars, avec un excédent commercial chinois de plus de 6 milliards de dollars.
Le Kenya a conclu un accord commercial préliminaire avec la Chine, qui accorde un accès en franchise de droits au marché chinois pour 98,2% de ses produits d’exportation. Les deux parties poursuivent les discussions en vue d’un accord commercial bilatéral complet. Cet accord fait suite à des négociations visant à aligner l’accès au marché du Kenya sur celui d’autres pays africains bénéficiant déjà d’un accès en franchise de droits et sans quotas à la Chine.
Le Kenya cherche depuis longtemps à réduire le déséquilibre commercial persistant avec la Chine, tout en élargissant l’accès de ses produits locaux aux grands marchés mondiaux. Selon la base de données Comtrade des Nations unies sur le commerce international, les exportations de la Chine vers le Kenya se sont élevées à 8,582 milliards de dollars américains en 2024, alors que le flux dans le sens contraire n’a pas dépassé 200 millions de dollars.
Les nouvelles perspectives pourraient ouvrir de nouvelles trajectoires de croissance pour les agriculteurs, les industries et toute la région de l’Afrique de l’Est. En augmentant les exportations de produits très demandés comme le thé, le café et les avocats, le Kenya peut réduire son déficit commercial, générer des devises étrangères et renforcer sa production régionale. Des concertations techniques supplémentaires seront engagées pour mettre en œuvre l’accord et préparer les producteurs kényans à tirer pleinement parti de cet élargissement de l’accès au marché.
En ce qui nous concerne, la Tunisie bénéficie déjà d’un accord de libre-échange avec la Chine dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Il est donc crucial d’accélérer sa mise en œuvre pour en tirer pleinement profit et générer un impact positif significatif sur notre balance commerciale.
Donald Trump a fixé un délai de 180 jours à ses alliés et partenaires commerciaux pour mettre en place des accords visant à réduire la domination de la Chine sur les minéraux critiques. Il a averti que l’absence de progrès pourrait entraîner des mesures « correctives ». A commencer par des droits de douane élevés, des quotas ou l’instauration de prix minimaux à l’importation.
Dans une déclaration officielle, mercredi 14 janvier, le président américain Trump a affirmé que la dépendance des États-Unis à l’égard de minéraux transformés à l’étranger constitue une menace directe pour la sécurité nationale. Il indique en ce sens que les négociations devront aboutir d’ici le 13 juillet 2026.
Les stratégies prévues incluent l’augmentation des capacités de transformation dans les pays partenaires. Mais aussi la conclusion d’accords d’achat garantissant l’accès au marché américain. Ainsi que l’investissement dans des installations non chinoises et l’utilisation de mécanismes de stabilisation des prix.
A cet égard, notons que la Chine contrôle aujourd’hui plus de 60 % de l’extraction mondiale des terres rares et près de 90 % de leur traitement, selon l’USGS. Ce qui lui confère une position dominante sur des matières premières stratégiques comme le graphite, le gallium et les terres rares.
L’excédent commercial de la Chine a atteint un niveau historique de 1 200 milliards de dollars en 2025, en dépit d’une baisse marquée des exportations vers les États-Unis, conséquence directe des droits de douane imposés par l’administration Trump.
Selon Bloomberg, la part des États-Unis dans les exportations chinoises est tombée à un plus bas record de 11 % en 2025. Cette baisse a été compensée par une forte progression des expéditions vers d’autres régions, notamment l’Asie du Sud-Est et l’Europe. En décembre, les exportations totales ont ainsi augmenté de 6,6 % sur un an. Tandis que les importations ont progressé de 5,7 %, un rythme supérieur aux attentes.
Malgré un apaisement relatif des tensions commerciales ces derniers mois, les entreprises chinoises poursuivent leur stratégie de diversification des marchés face à la montée du protectionnisme. Les exportations vers les États-Unis ont chuté de plus de 30 % en décembre, enregistrant l’une de leurs pires performances de l’année.
Cet excédent record met toutefois en lumière un déséquilibre structurel : la forte capacité de production de la Chine contraste avec la faiblesse persistante de la demande intérieure. La crise immobilière prolongée et le ralentissement des investissements continuent de freiner la consommation, limitant ainsi les importations de biens étrangers, selon les analystes de Capital.
Donald Trump a affirmé lundi 12 janvier que les États-Unis imposeront immédiatement des droits de douane de 25 % sur toutes les transactions commerciales avec tout pays continuant à faire affaire avec l’Iran.
Cette décision marque une nouvelle escalade dans la stratégie de pression économique exercée sur l’Iran, dans un contexte de tensions politiques et sécuritaires accrues. Elle pourrait susciter de fortes réactions internationales, en raison de son impact direct sur de nombreux partenaires commerciaux de Washington.
Des responsables américains ont indiqué que le président envisageait également l’option militaire. Tout en restant ouvert à un ajustement de sa position, selon l’évolution de la situation intérieure iranienne et les discussions avec ses conseillers.
Selon le Wall Street Journal, l’un des scénarios étudiés consisterait en une frappe limitée suivie de négociations approfondies avec Téhéran sur le dossier nucléaire.
Cependant, toute action militaire aurait des conséquences immédiates sur les marchés pétroliers. Pour l’analyste Mohammed Al-Shatti, « une escalade entre l’Iran, les États-Unis ou Israël entraînerait une prime de risque politique directe, provoquant une hausse rapide des prix du pétrole ».
Pékin dénonce la menace tarifaire de Trump contre les partenaires de l’Iran
De son côté, la Chine a exprimé son opposition ferme aux sanctions unilatérales annoncées par Donald Trump. Et ce, après que ce dernier a menacé d’imposer un droit de douane de 25 % aux pays commerçant avec l’Iran.
« La position de la Chine contre l’imposition arbitraire de droits de douane est constante et claire. Il n’y a pas de gagnants dans les guerres tarifaires ». C’est ce qu’a déclaré un porte-parole de l’ambassade de Chine à Washington.
Ainsi, Pékin a averti qu’il s’opposerait à toute sanction « illégale dépassant les limites du droit international ». De même qu’il prendrait « toutes les mesures nécessaires » pour défendre ses intérêts légitimes, relève Reuters.
Le Japon vient de lancer une mission inédite pour explorer des boues marines riches en terres rares près de l’île isolée de Minamitori, à quelque 1 900 kilomètres au sud-est de Tokyo. À bord du navire de recherche Chikyu, équipé d’un système de forage de haute technologie, cette expédition d’un mois vise une première mondiale. A savoir : la remontée continue de sédiments sous-marins contenant des terres rares depuis une profondeur d’environ six kilomètres.
Cette initiative s’inscrit dans la volonté de Tokyo de réduire sa dépendance à la Chine pour l’approvisionnement en minéraux critiques, indispensables à la fabrication de véhicules électriques, de smartphones et d’équipements militaires…
« Après sept années de préparation, nous entrons enfin dans la phase de tests concrets. C’est un moment très émouvant », a déclaré Shoichi Ishii, responsable du projet soutenu par le gouvernement japonais. « Si cette technologie fonctionne, elle représentera une avancée majeure pour la diversification des approvisionnements du Japon en terres rares ».
Le Chikyu, qui transporte 130 membres d’équipage et chercheurs, devrait rentrer au port le 14 février. La réussite de cette mission constituerait une percée technologique importante. Ce qui ouvrira la voie à une production potentiellement nationale de ces ressources stratégiques.
Cette démarche intervient dans un contexte de tensions croissantes avec la Chine. Dernièrement, Pékin a interdit l’exportation vers le Japon de certains produits à usage civil et militaire, dont des minéraux critiques. Selon des informations de presse, les autorités chinoises auraient également commencé à restreindre plus largement leurs exportations de terres rares, bien que cela n’ait pas été officiellement confirmé. Les ministres des Finances du G7 doivent d’ailleurs discuter de cette question lors d’une réunion à Washington.
A rappeler que le Japon a déjà connu un précédent en 2010, lorsque la Chine avait suspendu ses exportations de terres rares, à la suite d’un différend territorial. Depuis, Tokyo a ramené sa dépendance d’environ 90 % à 60 %. Et ce, notamment grâce à des investissements à l’étranger, comme le partenariat entre Sojitz et l’australien Lynas Rare Earths; ainsi qu’au développement du recyclage et de procédés industriels moins gourmands en terres rares.
Le projet de Minamitori marque toutefois la première tentative d’exploitation domestique de ces ressources. « La solution la plus solide est de produire des terres rares au Japon même ». C’est ce qu’estime Takahide Kiuchi, économiste en chef du Nomura Research Institute. Il prévient cependant que, si les restrictions chinoises s’étendent à un large éventail de minéraux, les entreprises japonaises auront du mal à s’en affranchir rapidement.
Pour certaines terres rares lourdes, essentielles notamment aux aimants des moteurs de véhicules électriques et hybrides, la dépendance du Japon vis-à-vis de la Chine reste quasi totale. Ce qui représente un risque stratégique majeur pour son industrie automobile.
Le vaste territoire du Grand Nord avec ses énormes réserves de terres rares riches en uranium, fer, or, nickel, pétrole et gaz fait saliver le très gourmand président américain Donald Trump dont la boulimie semble ne connaître aucune limite ces derniers temps. Ses visées sur le Groenland ne datent pas d’hier mais cette fois-ci, il est déterminé à ne pas lâcher le morceau surtout que le Danemark, propriétaire du territoire, est faible face à l’appétit d’ogre de l’Oncle Sam. Quant à la population autochtone qui ne veut ni des Danois ni des Américains mais souhaite une indépendance totale, elle n’a pas droit au chapitre. La prédation trumpienne a donc toutes ces chances d’aboutir.
Imed Bahri
Suite à la récente intervention militaire de l’administration du président américain Donald Trump au Venezuela, les ambitions de Washington d’annexer le Groenland ne relèvent plus de la simple «fantaisie politique», comme l’ont qualifiées il n’y a pas si longtemps les autorités danoises mais sont devenues une réalité débattue dans les capitales européennes.
Dans une analyse publiée par The Times, Oliver Moody a présenté quatre options possibles pour que Washington étende son contrôle sur cette île bénéficiant d’un statut d’autonomie mais faisant partie du Royaume du Danemark.
Selon le journal britannique, les récentes déclarations de Trump concernant la nécessité absolue de mettre la main sur le Groenland pour des raisons de sécurité nationale ne sont plus considérées comme de simples chimères politiques.
Le président américain, qui évoque la possibilité d’annexer l’île depuis 2019, a réaffirmé, après les récents événements, que les États-Unis «l’obtiendront d’une manière ou d’une autre», compte tenu de ce qu’il décrit comme la présence croissante de la Russie et de la Chine dans l’Arctique.
Ce changement de ton s’accompagne d’une position plus intransigeante au sein de l’administration américaine. Stephen Miller, conseiller à la sécurité intérieure et chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche chargé des politiques, a remis en question la souveraineté du Danemark sur le territoire, affirmant que personne n’entrera en guerre contre les États-Unis pour l’avenir du Groenland.
Dans ce contexte, le Times a présenté quatre scénarios principaux d’évolution de la crise…
Premier scénario : invasion militaire
Bien que les États-Unis soient militairement capables d’occuper cette île peu peuplée avec une résistance minimale, cette option comporte des risques importants.
Selon les analystes, l’occupation du territoire d’un État membre de l’Otan pourrait sonner le glas de l’alliance et inciter la Russie et la Chine à prendre des mesures d’escalade dans l’Arctique, compromettant ainsi la sécurité des États-Unis.
Second scénario : coercition et pressions économiques
Ce scénario est jugé le plus probable par le journal car Trump dispose d’un important levier d’influence, principalement financier. Bien que le Danemark rejette l’idée de «vendre» le Groenland, les habitants de l’île pourraient être tentés par les promesses américaines d’investissements de plusieurs milliards de dollars dans leur économie dépendante jusque-là de la pêche et de l’aide danoise.
Washington a déjà lancé une campagne pour gagner les faveurs de la population en ouvrant un consulat dans la capitale Nuuk et en fournissant une aide à l’éducation et au développement, ce qui converge avec les accusations selon lesquelles la Maison-Blanche tenterait d’attiser des sentiments séparatistes au sein de la société insulaire.
Troisième scénario : libre association
Des informations indiquent que l’option de signer un «accord de libre association» avec le Groenland est à l’étude à Washington, similaire aux accords conclus avec les Palaos, la Micronésie et les Îles Marshall dans le Pacifique occidental.
Aux termes d’un tel accord, le Groenland obtiendrait une indépendance nominale vis-à-vis du Danemark en échange du contrôle total de son territoire par l’armée américaine et d’importants privilèges commerciaux.
Le Times cite Elizabeth Buchanan, experte en géopolitique polaire, dans son livre intitulé ‘‘Voudriez-vous posséder le Groenland ?’’, qui affirme que cette option pourrait séduire les dirigeants locaux en quête d’indépendance mais qu’à son avis, elle nécessite l’approbation du parlement danois, ce que Copenhague tente d’éviter à tout prix.
Quatrième scénario : jouer sur les deux tableaux
Dans ce jeu complexe, le Danemark pourrait parvenir à conserver une souveraineté nominale en échange d’un renforcement de la présence militaire américaine et de la conclusion d’accords commerciaux pour l’exploitation des abondantes ressources minérales rares et stratégiques de l’île.
Selon Buchanan, la mentalité pragmatique de Trump le pousse à exiger une «acquisition totale» comme point de départ des négociations, obtenant ainsi ce qu’il souhaite, même si cela ne correspond pas à ses ambitions initiales.
La réalité sur le terrain
Selon Buchanan, le premier élément à prendre en compte pour comprendre la situation est que la logique américaine repose sur des facteurs géographiques et sécuritaires.
La capitale, Nuuk, est plus proche de la côte est des États-Unis que du Danemark et l’île constitue un emplacement idéal pour le déploiement de systèmes d’alerte avancée antimissile et une plateforme potentielle pour des installations nucléaires de «seconde frappe» en cas de futur conflit nucléaire avec la Russie.
Le second élément est la faiblesse du Danemark : ni l’Otan ni l’Union européenne ne devraient mobiliser un soutien militaire concret pour Copenhague si Washington décide d’imposer un fait accompli par la force, compte tenu des répercussions qui pourraient pratiquement signifier la fin de l’Otan sous sa forme actuelle.
Le troisième élément essentiel pour comprendre la situation sur le terrain est que, selon Buchanan, l’objectif principal du peuple groenlandais est l’indépendance totale.
D’après des sondages cités par le Times, 85% des Groenlandais s’opposent à une adhésion directe aux États-Unis. Cependant, leurs opinions sur les ambitions de Trump sont partagées : 43% y voient une opportunité économique, tandis que 45% les perçoivent comme une menace.
Buchanan estime, comme le rapporte le Times, que l’issue des négociations dépendra de la capacité des dirigeants groenlandais à tirer profit de la situation, en exploitant l’intérêt de Trump pour l’île afin de faire pression sur Copenhague et de la retourner contre Washington, dans le but d’obtenir des concessions plus importantes qui ouvriraient la voie à l’indépendance.
Les raffineries chinoises, qui ont été quasiment privées d’approvisionnement en pétrole brut vénézuélien la semaine dernière – alors que les États-Unis cherchent à accéder aux plus importantes réserves de pétrole au monde – se tournent vers une autre source alternative : le Canada.
Bloomberg rapporte que l’approche de la Chine sur cette option s’est intensifiée après l’arrestation de Nicolas Maduro (samedi 3 courant), citant des négociants. Car le pétrole canadien est considéré comme l’une des meilleures solutions pour remplacer le pétrole brut vénézuélien de Merey.
Les négociants n’ont pas précisé quelles entreprises figuraient parmi les premières à s’orienter dans cette direction, mais ont indiqué que les acheteurs habituels de pétrole brut vénézuélien — notamment Shandong Chambroad Petrochemicals Co., Shandong Dongming Petroleum & Chemical Group et Sinochem Hongrun Petrochemical Co. — devraient trouver de nouveaux fournisseurs.
La Chine, premier acheteur de pétrole brut vénézuélien, a profité ces dernières années de la vente à prix fortement réduit des cargaisons frappées par les sanctions.
Mais, les récentes manœuvres de l’administration Trump ont bloqué ces flux, par le biais d’un embargo pétrolier de plus en plus strict et d’une pression accrue sur le gouvernement vénézuélien. Cette semaine, comme l’a rapporté ABC News, les États-Unis ont exigé que le Venezuela réduise ses liens avec la Chine, la Russie, l’Iran et Cuba, et coopère plutôt avec les États-Unis en matière de production et de vente de pétrole.
Outre le pétrole brut canadien, d’autres substituts potentiels au pétrole vénézuélien incluent le fioul et le pétrole brut lourd du Brésil. Bien que ce pays sud-américain fournisse déjà une grande partie de sa production à la Chine.
Le secteur de l’aviation civile en Chine a enregistré une croissance régulière en 2025, les principales activités progressant de manière constante. C’est ce qu’il ressort des données officielles publiées le 7 janvier, lors d’une conférence de travail sur l’aviation civile.
L’Administration de l’aviation civile de Chine (Civil aviation administration of China – CAAC) a annoncé que le secteur a atteint un résultat total de transport de 164,08 milliards de tonnes-kilomètres de fret (une mesure du transport d’une tonne de marchandises sur une distance d’un kilomètre) en 2025. Ce qui constitue une croissance annuelle de 10,5 %.
Le volume de fret et de marchandises postales a atteint 10,17 millions de tonnes. Soit une augmentation annuelle de 13,3 %.
Le trafic aérien passagers de la Chine a été enregistré à 770 millions en 2025. Soit une augmentation annuelle de 5,5 %, selon les données de la CAAC.
Au final, le gouverneur de la CAAC, Song Qiong, précise que le trafic passagers a enregistré une augmentation annuelle de 21,6 % en 2025. Le trafic passagers en provenance d’Asie centrale et occidentale, d’Afrique et d’Amérique latine augmentant respectivement de 59,3 %, 33,4 %, 39 % et 108,6 % en 2025.
La nouvelle crispation entre Washington et Copenhague autour du Groenland ne relève pas d’un simple caprice diplomatique. L’intérêt américain pour cet immense territoire arctique renvoie à des enjeux militaires, économiques et géopolitiques d’une ampleur rarement évoquée. À mesure que la fonte de la banquise ouvre de nouvelles routes maritimes et redistribue les équilibres du Nord, le Groenland apparaît comme une pièce centrale d’un affrontement global entre puissances.
L’Arctique, nouvelle frontière stratégique
Le Groenland, plus grande île du monde avec près de 2,16 millions km² pour seulement 56.600 habitants dont environ 90% d’Inuits, constitue depuis la Guerre froide un pivot de la défense nord-américaine. La base américaine de Pituffik (ex-Thulé), construite en 1943, reste au cœur du système d’alerte avancée face à la Russie. Son personnel actuel d’environ 150 militaires contraste avec les quelque 6000 soldats de la période 1950-80, mais son rôle stratégique demeure intact.
Situé sur la trajectoire la plus courte empruntée par d’éventuels missiles russes, le Groenland contrôle également le GIUK Gap, corridor maritime crucial pour surveiller les sous-marins. Alors que Moscou a réactivé plus de cinquante installations militaires en Arctique, dont sept brise-glaces nucléaires, et que Pékin se définit comme un « État quasi arctique », Washington veut sécuriser sa position avancée dans le Nord.
Ressources critiques et routes maritimes émergentes
L’intérêt américain est aussi minéral. Le Groenland recèle jusqu’à 20% des réserves mondiales non exploitées de terres rares, selon le USGS, ainsi que du nickel, du cobalt, de l’uranium et du graphite. Une douzaine de sites miniers sont en évaluation, dans un contexte où la Chine domine près de 40% de l’extraction mondiale et une part encore plus importante de la transformation industrielle.
La fonte accélérée renforce cet intérêt : les routes polaires émergentes pourraient réduire de 30 à 40% les distances entre Asie et Europe, Shanghai–Rotterdam passant potentiellement de 20.000 km à environ 12.800 km. Pour Washington, contrôler le Groenland revient à sécuriser les futures autoroutes du commerce mondial.
Indépendance groenlandaise et tensions transatlantiques
Autonome depuis 2009 mais dont la défense reste danoise, le Groenland avance progressivement vers davantage de souveraineté politique, alors que la subvention annuelle de Copenhague – environ 700 millions de dollars, soit près d’un quart du PIB local estimé à 3,2 milliards – demeure indispensable au fonctionnement administratif.
Une majorité de Groenlandais soutient à moyen terme un processus d’indépendance, ouvrant la perspective d’un territoire potentiellement libre de redéfinir ses alliances. Cette dynamique inquiète Bruxelles et Copenhague, qui voient poindre le risque d’un basculement stratégique au profit de Washington. Pour plusieurs responsables européens, un transfert de souveraineté, même partiel, mettrait à l’épreuve la cohésion de l’OTAN.
Comment Washington espère obtenir le Groenland
La Maison Blanche n’a pas limité ses ambitions au terrain diplomatique. Selon CNN et plusieurs sources européennes, l’administration américaine examine trois options : un achat négocié avec le Danemark et le gouvernement autonome groenlandais, comme Harry Truman tenta de le faire en 1946 ; un accord de souveraineté partagée ou de présence renforcée, offrant à Washington un contrôle militaire et logistique accru sans transfert formel de territoire ; et, plus controversé, l’usage possible de la force, une hypothèse évoquée par plusieurs membres de l’administration et jamais exclue publiquement par Donald Trump, qui a affirmé à plusieurs reprises qu’il obtiendrait le Groenland « d’une manière ou d’une autre ».
Ces signaux ont provoqué un front uni européen en soutien à Copenhague, alors que des élus américains des deux partis s’opposent ouvertement à toute démarche coercitive. Le Groenland, pour sa part, affirme que son avenir « appartient à son peuple » et demande désormais à être associé à toutes discussions impliquant son statut.
Vous l’aurez compris, le Maroc devient la nouvelle terre promise des équipementiers automobiles chinois.
Dernière nouvelle en date: Jiangsu Yunyi Electric, spécialiste des composants électroniques pour voitures, a décidé de mettre 66 millions de dollars (environ 191,4 millions de dinars tunisiens) sur la table pour s’implanter à Tanger. Oui, 66 millions! Le conseil d’administration du groupe a donné son feu vert le 30 décembre 2025, histoire de finir l’année en beauté.
Le projet? Une usine 100% marocaine dans la zone industrielle Tanger Tech, pour produire capteurs, régulateurs, moteurs et autres petites merveilles électroniques qui font tourner nos voitures. Vision du chinois? Approcher l’Europe, l’Afrique et même l’Amérique du Nord, tout en profitant de la main‑d’œuvre locale et des accords de libre‑échange.
Autrement dit, le Maroc n’est plus juste un beau paysage pour touristes. C’est un vrai hub industriel où le business automobile international se fait une place. Et pour Jiangsu Yunyi Electric, c’est un peu comme planter un drapeau stratégique hors de Chine.
Bref, l’équipementier investit, le Maroc accueille, et nous, on surveille le chantier. Bientôt peut‑être des voitures “made in Morocco” avec une touche chinoise… et un peu de flair économique!
Lors de mon second voyage en Chine en l’espace de 15 ans, j’ai été agréablement surpris par l’évolution remarquable de ce grand pays dans de nombreux domaines, que ce soit en termes de développement économique, technologique ou relatif à l’infrastructure et dans la manière dont les Chinois perçoivent et interagissent avec la Tunisie et les Tunisiens. (Ph. China Shanghai Yuyuan Garden City / Canton Fair).
Lotfi Sahli
Cette connaissance accrue de notre pays est évidente, notamment à travers les informations demandées lors de l’octroi du visa pour la Chine. Les autorités et les entreprises chinoises semblent de plus en plus conscientes du rôle stratégique que peut jouer la Tunisie dans le commerce international.
En exploitant ces synergies, des secteurs clés comme les énergies renouvelables, la fabrication et la logistique pourraient bénéficier d’une innovation accrue et d’une croissance soutenue. Cela permettrait à la Tunisie de moderniser son économie, diversifier ses ressources et répondre aux exigences du développement durable.
Une intégration accrue dans l’initiative du programme de la route de la soie offrirait à la Tunisie une meilleure visibilité internationale et un rôle stratégique dans le commerce mondial.
En alignant ses priorités économiques sur celles de la Chine, la Tunisie pourrait consolider sa position en tant que partenaire privilégié, favorisant ainsi des retombées positives pour elle-même et pour ses partenaires africains.
La Tunisie, une passerelle stratégique
Les Chinois savent que les produits fabriqués en Tunisie, portant le label Made in Tunisia, peuvent pénétrer le marché européen sans barrières douanières grâce aux accords préférentiels entre la Tunisie et l’Union européenne. Cela ouvre des perspectives intéressantes pour les investisseurs chinois, qui voient en la Tunisie une plate-forme idéale pour contourner certains obstacles commerciaux et accéder à des marchés à fort potentiel.
De plus, les Chinois encouragent un taux d’intégration raisonnable dans les produits tunisiens, ce qui permet non seulement d’accroître leur valeur ajoutée locale, mais aussi de répondre aux exigences des marchés internationaux, notamment européens et américains.
Dans le contexte du retour d’une administration américaine favorable à un protectionnisme accru, marquée par l’annonce de hausses significatives des droits de douane sur les importations chinoises, ces opportunités deviennent encore plus stratégiques. La Tunisie pourrait ainsi se positionner comme un partenaire clé, offrant une plate-forme de production et de transformation permettant un accès plus compétitif et sécurisé aux marchés européen et nord-américain.
Cette coopération pourrait ainsi non seulement renforcer les échanges économiques entre nos deux pays, mais également contribuer à une modernisation des secteurs industriels tunisiens. Elle incarne un modèle de partenariat gagnant-gagnant, où la Tunisie sert de passerelle entre la Chine et le reste du monde, tout en consolidant son propre développement économique.
La Chine a dénoncé l’intervention militaire américaine au Venezuela tout en réaffirmant sa volonté de protéger ses intérêts économiques dans le pays, une posture qui lui permet de se présenter comme une « force de stabilité » face à l’unilatéralisme de Washington, estiment des analystes.
Pékin a réagi rapidement à l’attaque, exprimant sa « vive préoccupation » et appelant au respect de la souveraineté vénézuélienne. Les autorités chinoises ont exhorté les États-Unis à privilégier le dialogue pour résoudre la crise.
Lors d’un point presse lundi, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a affirmé que la Chine maintenait une « communication et une coopération positives » avec le Venezuela. Il a ajouté que la volonté de Pékin de renforcer cette coopération, notamment dans le secteur pétrolier, « ne changera pas, quelle que soit l’évolution de la situation ».
Une opportunité diplomatique, mais des risques économiques
L’intervention américaine permet à la Chine de renforcer son image internationale, explique Zichen Wang, chercheur au Center for China and Globalization. « Cette crise aide la Chine à consolider sa position de force de stabilité dans le monde », a-t-il déclaré, cité par Reuters.
Mais cette posture s’accompagne de préoccupations. « La suite des événements est très inquiétante, car la Chine a beaucoup d’intérêts commerciaux au Venezuela », a ajouté Zichen Wang, soulignant le risque d’un impact plus large sur les activités chinoises en Amérique latine.
Selon les données du cabinet américain Rhodium Group, les entreprises chinoises — majoritairement publiques — ont investi environ 4,8 milliards de dollars au Venezuela au cours des deux dernières décennies, principalement dans des projets énergétiques.La majorité de ces investissements ont été réalisés dans la décennie ayant suivi la crise financière mondiale de 2008, principalement au cours des années 2010.
Un enjeu limité pour Pékin, Taïwan inchangé
Malgré cet engagement, le poids du Venezuela reste modeste pour l’économie chinoise. Le pays ne représentait que 2% des importations chinoises de pétrole et de condensats en 2024, selon les chiffres de l’Agence américaine d’information sur l’énergie.
Cette réalité explique la prudence de Pékin, analyse Yue Su, économiste principale pour la Chine à l’Economist Intelligence Unit. « La Chine cherche avant tout à protéger ses intérêts sans être entraînée dans le conflit », explique-t-elle, estimant que le Venezuela revêt une importance économique et géopolitique limitée pour Pékin.
Les analystes soulignent enfin que la crise vénézuélienne ne modifie pas la position chinoise sur Taïwan, considérée comme un enjeu stratégique central.
« C’est une crise majeure, mais elle ne change pas le mode opératoire de la Chine ni les attentes concernant ses relations avec les États-Unis », a déclaré Dan Wang, directrice au cabinet Eurasia Group, sur CNBC.
Une délégation de China CAMC Engineering Co., Ltd. a été reçue par la FIPA-Tunisia pour faire le point sur des projets en cours et examiner de nouvelles opportunités d’investissement. Les échanges ont porté sur plusieurs chantiers majeurs, dont l’aéroport de Tunis-Carthage, le port en eau profonde d’Enfidha et le projet Taparura à Sfax.
La coopération tuniso-chinoise dans le domaine des infrastructures a été au centre d’une rencontre tenue au siège de l’Agence Foncière pour l’Investissement en Tunisie. Les discussions ont réuni les responsables de la FIPA-Tunisia et une délégation de China CAMC Engineering Co., Ltd., filiale du groupe public chinois SINOMACH, autour de projets structurants pour l’économie tunisienne.
Aéroport, port et Taparura à l’ordre du jour
La réunion a permis d’évaluer l’état d’avancement du projet du Centre sportif pour la jeunesse de Ben Arous, réalisé avec la participation de CAMCE. Elle a également ouvert la voie à l’exploration de nouveaux investissements dans des infrastructures de grande envergure, considérées comme prioritaires pour le développement du pays.
Les échanges ont porté sur plusieurs dossiers stratégiques, notamment l’extension de l’aéroport international de Tunis-Carthage, la réalisation du port en eau profonde d’Enfidha et le projet Taparura à Sfax. Ces chantiers sont présentés comme des leviers clés pour renforcer la connectivité, la logistique et l’attractivité économique de la Tunisie.
Un acteur chinois de premier plan
Le directeur général de la FIPA-Tunisia, Jalel Tebib, a mis en avant l’importance des investissements déjà réalisés par CAMCE et souligné la dynamique actuelle visant à accélérer la mise en œuvre des grands projets d’infrastructure, notamment à travers des partenariats public-privé. Il a réaffirmé la volonté des autorités tunisiennes de consolider la coopération économique avec leurs partenaires internationaux.
China CAMC Engineering Co., Ltd. est une entreprise publique relevant directement du gouvernement chinois, spécialisée dans les projets clés en main à l’international. Cotée à la Bourse de Shenzhen depuis 2006, elle est active dans de nombreux pays et constitue un acteur majeur de l’ingénierie et des infrastructures à l’étranger.
Une délégation de China CAMC Engineering Co., Ltd. (CAMCE), filiale de China National Machinery Industry Corporation (SINOMACH), a été reçue jeudi 25 décembre 2025 au siège de l’Agence Foncière pour l’Investissement en Tunisie (FIPA-Tunisia) par son Directeur Général, Jalel Tebib.
La rencontre a permis de faire le point sur le projet du Centre sportif pour la jeunesse de Ben Arous et d’explorer de nouvelles opportunités d’investissement en Tunisie, notamment dans les infrastructures.
La délégation chinoise, conduite par Joey Zhou, Directeur Général Adjoint de CAMCE, et Eason Li, Chef de Projet, s’est entretenue avec les responsables tunisiens sur les perspectives de coopération dans des chantiers d’envergure tels que l’extension de l’aéroport international de Tunis-Carthage, le port en eau profonde d’Enfidha et le projet Taparura à Sfax.
Jalel Tebib a salué l’importance des investissements réalisés par CAMCE en Tunisie, mettant en avant la dynamique économique actuelle du pays, qui prévoit notamment d’accélérer la réalisation de grands projets d’infrastructure via des partenariats public-privé. Il a également réaffirmé la volonté de la Tunisie de renforcer sa coopération économique avec l’ensemble de ses partenaires internationaux.
Selon la page Facebook de la FIPA-Tunisie, China CAMC Engineering Co., Ltd., entreprise publique dépendant directement du gouvernement chinois, est spécialisée dans les projets clés en main à l’international. Cotée à la Bourse de Shenzhen depuis 2006, elle joue un rôle majeur dans l’expansion de l’influence chinoise dans les secteurs de l’ingénierie et des infrastructures à l’étranger.
Le gouvernement chinois a réaffirmé sa position sur le dossier TikTok, appelant les parties concernées à parvenir à une solution conforme aux lois et règlements chinois et respectant l’équilibre des intérêts. Cette déclaration est intervenue jeudi, à l’occasion d’une conférence de presse du ministère chinois du Commerce, dans un contexte de discussions persistantes sur l’avenir de l’application aux États-Unis.
La porte-parole du ministère, He Yongqian, répondait à une question portant sur des informations faisant état de la signature par TikTok d’accords avec trois investisseurs en vue de la création d’une nouvelle coentreprise aux États-Unis. Cette structure viserait à assurer la continuité des activités de la plateforme sur le marché américain.
Un cadre issu d’un consensus bilatéral
Selon Mme He, cette question s’inscrit dans le prolongement du consensus atteint lors d’un entretien téléphonique entre les chefs d’État chinois et américain. À la suite de cet échange, les équipes économiques et commerciales des deux pays ont établi un consensus-cadre destiné à traiter, par la coopération, des dossiers sensibles tels que celui de TikTok.
Ce cadre repose, a-t-elle précisé, sur les principes du respect mutuel et de la consultation d’égal à égal. L’objectif affiché consiste à parvenir à une résolution appropriée, sans remise en cause des engagements juridiques et réglementaires de chaque partie.
Un appel à l’engagement de la partie américaine
La porte-parole a exprimé le souhait que la partie américaine travaille « dans la même direction » que la Chine et qu’elle honore de manière sincère les engagements pris dans le cadre de ce consensus. Elle a insisté sur l’importance d’une coopération constructive pour éviter toute escalade et préserver la stabilité des relations économiques bilatérales.
Un environnement commercial jugé déterminant
Dans ce contexte, Mme He a également exhorté les États-Unis à garantir un environnement commercial qualifié de juste, ouvert, transparent et non discriminatoire pour les entreprises chinoises opérant sur leur territoire. Elle a estimé que ces conditions constituent un préalable au fonctionnement continu et stable de ces entreprises.
Pour Pékin, l’enjeu dépasse le seul cas de TikTok. Il s’agit, selon le ministère chinois du Commerce, de favoriser un développement stable, sain et durable des relations économiques et commerciales entre la Chine et les États-Unis, dans un climat de confiance et de prévisibilité réglementaire.
Dans le cadre des assouplissements consécutifs à la réouverture de ses frontières, la Chine annonce la prolongation de l’exemption de collecte des empreintes digitales pour les demandes de visas de courte durée, jusqu’au 31 décembre 2026.
Cette mesure, déjà relayée par de nombreuses ambassades et centres de visas à l’étranger, vise à simplifier les démarches pour les voyageurs internationaux.
Selon une communication du Département des affaires consulaires du ministère chinois des Affaires étrangères, à partir du 17 décembre 2025 et jusqu’à la fin de l’année 2026, les candidats éligibles demandant un visa de courte durée d’une période de séjour de 180 jours ou moins seront dispensés de la collecte de leurs empreintes digitales. “Cette mesure ne concerne toutefois pas tous les types de visas. Les demandes de visas D, J1, Q1, S1, X1 et Z continueront de nécessiter la prise d’empreintes digitales”, indique la même source.
La prolongation de cette exemption complète la récente extension de la politique unilatérale d’exemption de visa de 30 jours accordée à 45 pays, confirmant la volonté de la Chine de simplifier ses formalités d’entrée pour les voyageurs internationaux. Dans les jours suivant l’annonce officielle, de nombreuses ambassades chinoises et centres de visas à l’étranger ont relayé l’information. Des représentations diplomatiques en Europe comme la Belgique, en Asie, en Amérique du Nord, l’exemple du Canada, ainsi qu’en Afrique, au Moyen-Orient et en Océanie, l’exemple de l’Afrique du Sud, Algérie, Égypte, Turquie, Arabie saoudite…, ont publié des communiqués précisant les modalités pratiques de cette exemption. Pour conclure, cette décision devrait faciliter les voyages d’affaires, touristiques ou familiaux vers la Chine, tout en témoignant de l’ouverture progressive du pays aux flux internationaux après plusieurs années de restrictions.
La Tunisie et le groupe chinois Huawei discutent d’un renforcement de leur coopération dans le transport intelligent et la digitalisation des infrastructures portuaires, aéroportuaires et ferroviaires.
La coopération tuniso-chinoise dans le domaine du transport intelligent franchit une nouvelle étape. Le ministre du Transport, Rachid Amri, a reçu, lundi 22 décembre 2025, un groupe de responsables de la société chinoise Huawei, leader mondial des technologies de l’information et de la communication, en présence de plusieurs cadres du ministère.
À cette occasion, le ministre a salué la solidité des relations entre la Tunisie et la Chine, soulignant la volonté commune des deux pays d’élever leur partenariat à un niveau supérieur, conformément aux orientations politiques des deux États. Il a insisté sur l’importance de tirer parti des expériences internationales réussies en matière de transport intelligent, notamment dans la digitalisation des ports, des aéroports, des postes frontaliers terrestres ainsi que des réseaux de transport routier et ferroviaire.
Selon le ministère, cette orientation s’inscrit dans une démarche visant à améliorer la qualité des services, renforcer la productivité et élever les standards de sécurité dans un secteur du transport confronté à des défis structurels et organisationnels. Le développement des systèmes d’information et des solutions numériques apparaît ainsi comme un levier stratégique pour moderniser les infrastructures existantes.
Systèmes numériques intégrés
De son côté, le représentant de Huawei a présenté les expériences et solutions développées par le groupe dans le domaine du transport intelligent et des systèmes numériques intégrés. La délégation chinoise a exprimé son intérêt pour l’établissement de partenariats en Tunisie, axés sur l’échange d’expertises et la contribution à la mise en œuvre de projets de digitalisation du secteur des transports.
La rencontre a également permis à la partie tunisienne d’exposer les principaux projets en cours et programmés en matière de transport intelligent et de numérisation, traduisant une volonté d’inscrire le secteur dans une dynamique de modernisation progressive, tout en respectant le cadre réglementaire en vigueur.
Si aucune convention n’a été annoncée à l’issue de cette réunion, celle-ci confirme toutefois l’intérêt croissant des acteurs chinois pour le marché tunisien et relance le débat sur le rôle des technologies numériques dans la réforme du transport public et logistique en Tunisie.