Les raffineries chinoises, qui ont été quasiment privées d’approvisionnement en pétrole brut vénézuélien la semaine dernière – alors que les États-Unis cherchent à accéder aux plus importantes réserves de pétrole au monde – se tournent vers une autre source alternative : le Canada.
Bloomberg rapporte que l’approche de la Chine sur cette option s’est intensifiée après l’arrestation de Nicolas Maduro (samedi 3 courant), citant des négociants. Car le pétrole canadien est considéré comme l’une des meilleures solutions pour remplacer le pétrole brut vénézuélien de Merey.
Les négociants n’ont pas précisé quelles entreprises figuraient parmi les premières à s’orienter dans cette direction, mais ont indiqué que les acheteurs habituels de pétrole brut vénézuélien — notamment Shandong Chambroad Petrochemicals Co., Shandong Dongming Petroleum & Chemical Group et Sinochem Hongrun Petrochemical Co. — devraient trouver de nouveaux fournisseurs.
La Chine, premier acheteur de pétrole brut vénézuélien, a profité ces dernières années de la vente à prix fortement réduit des cargaisons frappées par les sanctions.
Mais, les récentes manœuvres de l’administration Trump ont bloqué ces flux, par le biais d’un embargo pétrolier de plus en plus strict et d’une pression accrue sur le gouvernement vénézuélien. Cette semaine, comme l’a rapporté ABC News, les États-Unis ont exigé que le Venezuela réduise ses liens avec la Chine, la Russie, l’Iran et Cuba, et coopère plutôt avec les États-Unis en matière de production et de vente de pétrole.
Outre le pétrole brut canadien, d’autres substituts potentiels au pétrole vénézuélien incluent le fioul et le pétrole brut lourd du Brésil. Bien que ce pays sud-américain fournisse déjà une grande partie de sa production à la Chine.
Le secteur de l’aviation civile en Chine a enregistré une croissance régulière en 2025, les principales activités progressant de manière constante. C’est ce qu’il ressort des données officielles publiées le 7 janvier, lors d’une conférence de travail sur l’aviation civile.
L’Administration de l’aviation civile de Chine (Civil aviation administration of China – CAAC) a annoncé que le secteur a atteint un résultat total de transport de 164,08 milliards de tonnes-kilomètres de fret (une mesure du transport d’une tonne de marchandises sur une distance d’un kilomètre) en 2025. Ce qui constitue une croissance annuelle de 10,5 %.
Le volume de fret et de marchandises postales a atteint 10,17 millions de tonnes. Soit une augmentation annuelle de 13,3 %.
Le trafic aérien passagers de la Chine a été enregistré à 770 millions en 2025. Soit une augmentation annuelle de 5,5 %, selon les données de la CAAC.
Au final, le gouverneur de la CAAC, Song Qiong, précise que le trafic passagers a enregistré une augmentation annuelle de 21,6 % en 2025. Le trafic passagers en provenance d’Asie centrale et occidentale, d’Afrique et d’Amérique latine augmentant respectivement de 59,3 %, 33,4 %, 39 % et 108,6 % en 2025.
La nouvelle crispation entre Washington et Copenhague autour du Groenland ne relève pas d’un simple caprice diplomatique. L’intérêt américain pour cet immense territoire arctique renvoie à des enjeux militaires, économiques et géopolitiques d’une ampleur rarement évoquée. À mesure que la fonte de la banquise ouvre de nouvelles routes maritimes et redistribue les équilibres du Nord, le Groenland apparaît comme une pièce centrale d’un affrontement global entre puissances.
L’Arctique, nouvelle frontière stratégique
Le Groenland, plus grande île du monde avec près de 2,16 millions km² pour seulement 56.600 habitants dont environ 90% d’Inuits, constitue depuis la Guerre froide un pivot de la défense nord-américaine. La base américaine de Pituffik (ex-Thulé), construite en 1943, reste au cœur du système d’alerte avancée face à la Russie. Son personnel actuel d’environ 150 militaires contraste avec les quelque 6000 soldats de la période 1950-80, mais son rôle stratégique demeure intact.
Situé sur la trajectoire la plus courte empruntée par d’éventuels missiles russes, le Groenland contrôle également le GIUK Gap, corridor maritime crucial pour surveiller les sous-marins. Alors que Moscou a réactivé plus de cinquante installations militaires en Arctique, dont sept brise-glaces nucléaires, et que Pékin se définit comme un « État quasi arctique », Washington veut sécuriser sa position avancée dans le Nord.
Ressources critiques et routes maritimes émergentes
L’intérêt américain est aussi minéral. Le Groenland recèle jusqu’à 20% des réserves mondiales non exploitées de terres rares, selon le USGS, ainsi que du nickel, du cobalt, de l’uranium et du graphite. Une douzaine de sites miniers sont en évaluation, dans un contexte où la Chine domine près de 40% de l’extraction mondiale et une part encore plus importante de la transformation industrielle.
La fonte accélérée renforce cet intérêt : les routes polaires émergentes pourraient réduire de 30 à 40% les distances entre Asie et Europe, Shanghai–Rotterdam passant potentiellement de 20.000 km à environ 12.800 km. Pour Washington, contrôler le Groenland revient à sécuriser les futures autoroutes du commerce mondial.
Indépendance groenlandaise et tensions transatlantiques
Autonome depuis 2009 mais dont la défense reste danoise, le Groenland avance progressivement vers davantage de souveraineté politique, alors que la subvention annuelle de Copenhague – environ 700 millions de dollars, soit près d’un quart du PIB local estimé à 3,2 milliards – demeure indispensable au fonctionnement administratif.
Une majorité de Groenlandais soutient à moyen terme un processus d’indépendance, ouvrant la perspective d’un territoire potentiellement libre de redéfinir ses alliances. Cette dynamique inquiète Bruxelles et Copenhague, qui voient poindre le risque d’un basculement stratégique au profit de Washington. Pour plusieurs responsables européens, un transfert de souveraineté, même partiel, mettrait à l’épreuve la cohésion de l’OTAN.
Comment Washington espère obtenir le Groenland
La Maison Blanche n’a pas limité ses ambitions au terrain diplomatique. Selon CNN et plusieurs sources européennes, l’administration américaine examine trois options : un achat négocié avec le Danemark et le gouvernement autonome groenlandais, comme Harry Truman tenta de le faire en 1946 ; un accord de souveraineté partagée ou de présence renforcée, offrant à Washington un contrôle militaire et logistique accru sans transfert formel de territoire ; et, plus controversé, l’usage possible de la force, une hypothèse évoquée par plusieurs membres de l’administration et jamais exclue publiquement par Donald Trump, qui a affirmé à plusieurs reprises qu’il obtiendrait le Groenland « d’une manière ou d’une autre ».
Ces signaux ont provoqué un front uni européen en soutien à Copenhague, alors que des élus américains des deux partis s’opposent ouvertement à toute démarche coercitive. Le Groenland, pour sa part, affirme que son avenir « appartient à son peuple » et demande désormais à être associé à toutes discussions impliquant son statut.
Vous l’aurez compris, le Maroc devient la nouvelle terre promise des équipementiers automobiles chinois.
Dernière nouvelle en date: Jiangsu Yunyi Electric, spécialiste des composants électroniques pour voitures, a décidé de mettre 66 millions de dollars (environ 191,4 millions de dinars tunisiens) sur la table pour s’implanter à Tanger. Oui, 66 millions! Le conseil d’administration du groupe a donné son feu vert le 30 décembre 2025, histoire de finir l’année en beauté.
Le projet? Une usine 100% marocaine dans la zone industrielle Tanger Tech, pour produire capteurs, régulateurs, moteurs et autres petites merveilles électroniques qui font tourner nos voitures. Vision du chinois? Approcher l’Europe, l’Afrique et même l’Amérique du Nord, tout en profitant de la main‑d’œuvre locale et des accords de libre‑échange.
Autrement dit, le Maroc n’est plus juste un beau paysage pour touristes. C’est un vrai hub industriel où le business automobile international se fait une place. Et pour Jiangsu Yunyi Electric, c’est un peu comme planter un drapeau stratégique hors de Chine.
Bref, l’équipementier investit, le Maroc accueille, et nous, on surveille le chantier. Bientôt peut‑être des voitures “made in Morocco” avec une touche chinoise… et un peu de flair économique!
Lors de mon second voyage en Chine en l’espace de 15 ans, j’ai été agréablement surpris par l’évolution remarquable de ce grand pays dans de nombreux domaines, que ce soit en termes de développement économique, technologique ou relatif à l’infrastructure et dans la manière dont les Chinois perçoivent et interagissent avec la Tunisie et les Tunisiens. (Ph. China Shanghai Yuyuan Garden City / Canton Fair).
Lotfi Sahli
Cette connaissance accrue de notre pays est évidente, notamment à travers les informations demandées lors de l’octroi du visa pour la Chine. Les autorités et les entreprises chinoises semblent de plus en plus conscientes du rôle stratégique que peut jouer la Tunisie dans le commerce international.
En exploitant ces synergies, des secteurs clés comme les énergies renouvelables, la fabrication et la logistique pourraient bénéficier d’une innovation accrue et d’une croissance soutenue. Cela permettrait à la Tunisie de moderniser son économie, diversifier ses ressources et répondre aux exigences du développement durable.
Une intégration accrue dans l’initiative du programme de la route de la soie offrirait à la Tunisie une meilleure visibilité internationale et un rôle stratégique dans le commerce mondial.
En alignant ses priorités économiques sur celles de la Chine, la Tunisie pourrait consolider sa position en tant que partenaire privilégié, favorisant ainsi des retombées positives pour elle-même et pour ses partenaires africains.
La Tunisie, une passerelle stratégique
Les Chinois savent que les produits fabriqués en Tunisie, portant le label Made in Tunisia, peuvent pénétrer le marché européen sans barrières douanières grâce aux accords préférentiels entre la Tunisie et l’Union européenne. Cela ouvre des perspectives intéressantes pour les investisseurs chinois, qui voient en la Tunisie une plate-forme idéale pour contourner certains obstacles commerciaux et accéder à des marchés à fort potentiel.
De plus, les Chinois encouragent un taux d’intégration raisonnable dans les produits tunisiens, ce qui permet non seulement d’accroître leur valeur ajoutée locale, mais aussi de répondre aux exigences des marchés internationaux, notamment européens et américains.
Dans le contexte du retour d’une administration américaine favorable à un protectionnisme accru, marquée par l’annonce de hausses significatives des droits de douane sur les importations chinoises, ces opportunités deviennent encore plus stratégiques. La Tunisie pourrait ainsi se positionner comme un partenaire clé, offrant une plate-forme de production et de transformation permettant un accès plus compétitif et sécurisé aux marchés européen et nord-américain.
Cette coopération pourrait ainsi non seulement renforcer les échanges économiques entre nos deux pays, mais également contribuer à une modernisation des secteurs industriels tunisiens. Elle incarne un modèle de partenariat gagnant-gagnant, où la Tunisie sert de passerelle entre la Chine et le reste du monde, tout en consolidant son propre développement économique.
La Chine a dénoncé l’intervention militaire américaine au Venezuela tout en réaffirmant sa volonté de protéger ses intérêts économiques dans le pays, une posture qui lui permet de se présenter comme une « force de stabilité » face à l’unilatéralisme de Washington, estiment des analystes.
Pékin a réagi rapidement à l’attaque, exprimant sa « vive préoccupation » et appelant au respect de la souveraineté vénézuélienne. Les autorités chinoises ont exhorté les États-Unis à privilégier le dialogue pour résoudre la crise.
Lors d’un point presse lundi, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a affirmé que la Chine maintenait une « communication et une coopération positives » avec le Venezuela. Il a ajouté que la volonté de Pékin de renforcer cette coopération, notamment dans le secteur pétrolier, « ne changera pas, quelle que soit l’évolution de la situation ».
Une opportunité diplomatique, mais des risques économiques
L’intervention américaine permet à la Chine de renforcer son image internationale, explique Zichen Wang, chercheur au Center for China and Globalization. « Cette crise aide la Chine à consolider sa position de force de stabilité dans le monde », a-t-il déclaré, cité par Reuters.
Mais cette posture s’accompagne de préoccupations. « La suite des événements est très inquiétante, car la Chine a beaucoup d’intérêts commerciaux au Venezuela », a ajouté Zichen Wang, soulignant le risque d’un impact plus large sur les activités chinoises en Amérique latine.
Selon les données du cabinet américain Rhodium Group, les entreprises chinoises — majoritairement publiques — ont investi environ 4,8 milliards de dollars au Venezuela au cours des deux dernières décennies, principalement dans des projets énergétiques.La majorité de ces investissements ont été réalisés dans la décennie ayant suivi la crise financière mondiale de 2008, principalement au cours des années 2010.
Un enjeu limité pour Pékin, Taïwan inchangé
Malgré cet engagement, le poids du Venezuela reste modeste pour l’économie chinoise. Le pays ne représentait que 2% des importations chinoises de pétrole et de condensats en 2024, selon les chiffres de l’Agence américaine d’information sur l’énergie.
Cette réalité explique la prudence de Pékin, analyse Yue Su, économiste principale pour la Chine à l’Economist Intelligence Unit. « La Chine cherche avant tout à protéger ses intérêts sans être entraînée dans le conflit », explique-t-elle, estimant que le Venezuela revêt une importance économique et géopolitique limitée pour Pékin.
Les analystes soulignent enfin que la crise vénézuélienne ne modifie pas la position chinoise sur Taïwan, considérée comme un enjeu stratégique central.
« C’est une crise majeure, mais elle ne change pas le mode opératoire de la Chine ni les attentes concernant ses relations avec les États-Unis », a déclaré Dan Wang, directrice au cabinet Eurasia Group, sur CNBC.
Le ministre fédéral indien de l’Agriculture, Shivraj Singh Chauhan, a déclaré que l’Inde était devenue le premier producteur mondial de riz, dépassant la Chine, avec une production totale de 150,18 millions de tonnes.
Cette information a été divulguée, dimanche 4 janvier 2026, lors da la cérémonie du lancement de 184 nouvelles variétés de 25 cultures développées par le Conseil indien de la recherche agricole, rapporte l’agence de presse indienne Press Trust of India.
Le ministre a ajouté que ces nouvelles variétés de semences à haut rendement stimuleraient la production agricole et augmenteraient les revenus des agriculteurs. Pour cela, il a chargé les responsables du ministère de veiller à ce que ces nouvelles variétés parviennent rapidement aux agriculteurs.
La Chine a mis en œuvre, le 1er janvier 2026, trois normes nationales obligatoires visant à limiter la consommation de carburant des voitures particulières et des véhicules utilitaires légers, selon l’Administration d’État chinoise pour la réglementation du marché.
Les nouvelles règles imposent des limites plus strictes à la consommation d’énergie des voitures pendant la période du 15e Plan quinquennal de développement de la Chine, 2026-2030.
Les nouvelles normes réduisent d’environ 18 % les limites de consommation de carburant des voitures particulières conventionnelles et hybrides. Par exemple, la consommation d’une voiture à transmission automatique d’environ 1,5 tonne sera fixée à 7,74 litres aux 100 kilomètres, rapporte l’agence de presse allemande dpa.
La réglementation fixe également un objectif de consommation moyenne de carburant des entreprises de 3,3 litres aux 100 kilomètres pour les voitures particulières d’ici à 2030, soit une réduction d’environ 48 % pour atteindre un niveau de référence mondial.
Il convient de noter que la consommation d’énergie des véhicules entièrement électriques et des véhicules hybrides rechargeables sera incluse dans la consommation moyenne de carburant des flottes de véhicules d’entreprise.
Pour les véhicules utilitaires légers, les limites de consommation de carburant seront réduites de 10 % au total. Selon la nouvelle réglementation, un camion essence d’environ deux tonnes ne devra pas consommer plus de 9,13 litres aux 100 kilomètres.
Ces normes introduisent également, pour la première fois, des objectifs de consommation moyenne de carburant pour les constructeurs de véhicules utilitaires légers, à savoir 5,7 litres aux 100 kilomètres pour les camions à essence d’ici à 2030. Ce qui constitue un objectif ambitieux par rapport aux objectifs mondiaux.
Le président chinois Xi Jinping a annoncé que la Chine mettra en œuvre des politiques macroéconomiques plus proactives l’année prochaine, selon les médias d’État.
Xi a prédit que l’économie chinoise croîtrait d’environ 5 % d’ici 2026, pour atteindre approximativement 140 000 milliards de yuans. Soit l’équivalent de 20 000 milliards de dollars.
Xi a ajouté, lors d’une cérémonie du Nouvel An organisée pour les hauts responsables du Parti communiste chinois, que le pays s’efforcerait de promouvoir une amélioration qualitative effective et une croissance quantitative raisonnable de l’économie.
On assiste de nos jours à une nouvelle reconfiguration du monde. Les événements qui ont secoué la planète, comme le conflit palestino-israélien qui persiste et la guerre en Ukraine contre la Russie, ont complètement changé le cours de l’histoire. Pour mieux comprendre ce qu’il se passe aujourd’hui, il faut dresser un bilan géopolitique.
Pascal Boniface, géopolitologue français, fondateur et directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), l’a rappelé sur sa chaîne YouTube : l’année 2025 a été particulièrement marquée par le retour de Donald Trump à la Maison Blanche (prise de fonction le 20 janvier 2025 ) un événement qui pour les Européens a bouleversé l’ordre international.
Une rupture géopolitique profonde
Son élection constitue une véritable rupture : Donald Trump s’attaque au système international issu de la Seconde Guerre mondiale, remet en cause le concept de monde occidental et l’Alliance transatlantique. Il prône ainsi un monde où « les puissants font ce qu’ils veulent et les faibles subissent ce qu’on leur impose », évoquant même l’annexion du Canada ou du Groenland, ou encore des frappes au Venezuela sans mandat.
Quant à l’Inde, la Turquie et l’Arabie saoudite, ces puissances intermédiaires multiplient les partenariats. Dans le même temps, les conflits persistent sur le continent africain. Tandis que l’ASEAN parvient à préserver son dynamisme économique; malgré les tensions entre la Thaïlande et le Cambodge.
En quelques mois, Donald Trump a bouleversé les relations internationales en démontant deux piliers historiques : le multilatéralisme, remplacé par une realpolitik unilatérale, et l’alliance transatlantique, née après 1945 pour contrer l’URSS et élargie après la Guerre froide via l’OTAN.
La Chine résiste et s’impose
La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine persiste malgré les postures anti-chinoises de Trump, qui voit en Pékin son rival numéro un. De son côté, l’Empire du Milieu résiste aux pressions et gagne du terrain. Le retrait américain des institutions internationales laisse la Chine dominer le Sud global.
En Amérique latine, le « corollaire trumpien à la doctrine Monroe » (contrôle du Venezuela, du Panama) échoue face à l’emprise chinoise, renforçant l’image de Pékin comme partenaire fiable.
Europe : contradictions morales et fossé avec le Sud
Toujours selon l’analyse de Pascal Boniface, les Européens hésitent à condamner Trump sur le multilatéralisme (ONU, droit international), de peur de le froisser et en raison de leurs propres incohérences : fermes sur l’Ukraine, laxistes sur Gaza. Cela creuse le fossé avec le Sud global et les empêche de nouer de nouveaux liens après ce “divorce” atlantique.
Afrique : conflits et recul démocratique
En Afrique, les guerres persistent en RDC avec l’implication du Rwanda et du M23* créé le 6 mai 2012 par des officiers des forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC), entrés en rébellion contre le gouvernement congolais) ainsi qu’au Soudan. L’Éthiopie quant à elle reste fragile, tandis que le recul démocratique s’y accentue.
Le triomphe du multi-alignement
Le multi-alignement triomphe avec l’Inde, la Turquie et l’Arabie saoudite, qui multiplient les partenariats avec la Chine et la Russie, échappant ainsi à une allégeance exclusive aux États-Unis. En Asie du Sud-Est, le dynamisme économique et politique reste discret, évitant habilement le duel sino-américain.
En somme, Pascal Boniface conclut : « 2025 est dominée par les mauvaises nouvelles. Pour 2026, la lucidité prime sur l’optimisme en géopolitique, mais l’espoir persiste. »
Voir le monde tel qu’il est, c’est aussi mesurer le poids de la géopolitique, fondamentale pour l’équilibre futur des puissances mondiales. Une mondialisation sauvage sévit depuis la dernière décennie. Peut-on espérer une mondialisation plus humanisée ? Une chose est sûre : ce ne sera pas pour demain.
*M23 : Le Mouvement du 23 mars, également appelé M23, est un groupe armé, actif dans le Nord et le Sud-Kivu en République démocratique du Congo (RDC).
Une délégation de China CAMC Engineering Co., Ltd. a été reçue par la FIPA-Tunisia pour faire le point sur des projets en cours et examiner de nouvelles opportunités d’investissement. Les échanges ont porté sur plusieurs chantiers majeurs, dont l’aéroport de Tunis-Carthage, le port en eau profonde d’Enfidha et le projet Taparura à Sfax.
La coopération tuniso-chinoise dans le domaine des infrastructures a été au centre d’une rencontre tenue au siège de l’Agence Foncière pour l’Investissement en Tunisie. Les discussions ont réuni les responsables de la FIPA-Tunisia et une délégation de China CAMC Engineering Co., Ltd., filiale du groupe public chinois SINOMACH, autour de projets structurants pour l’économie tunisienne.
Aéroport, port et Taparura à l’ordre du jour
La réunion a permis d’évaluer l’état d’avancement du projet du Centre sportif pour la jeunesse de Ben Arous, réalisé avec la participation de CAMCE. Elle a également ouvert la voie à l’exploration de nouveaux investissements dans des infrastructures de grande envergure, considérées comme prioritaires pour le développement du pays.
Les échanges ont porté sur plusieurs dossiers stratégiques, notamment l’extension de l’aéroport international de Tunis-Carthage, la réalisation du port en eau profonde d’Enfidha et le projet Taparura à Sfax. Ces chantiers sont présentés comme des leviers clés pour renforcer la connectivité, la logistique et l’attractivité économique de la Tunisie.
Un acteur chinois de premier plan
Le directeur général de la FIPA-Tunisia, Jalel Tebib, a mis en avant l’importance des investissements déjà réalisés par CAMCE et souligné la dynamique actuelle visant à accélérer la mise en œuvre des grands projets d’infrastructure, notamment à travers des partenariats public-privé. Il a réaffirmé la volonté des autorités tunisiennes de consolider la coopération économique avec leurs partenaires internationaux.
China CAMC Engineering Co., Ltd. est une entreprise publique relevant directement du gouvernement chinois, spécialisée dans les projets clés en main à l’international. Cotée à la Bourse de Shenzhen depuis 2006, elle est active dans de nombreux pays et constitue un acteur majeur de l’ingénierie et des infrastructures à l’étranger.
Une délégation de China CAMC Engineering Co., Ltd. (CAMCE), filiale de China National Machinery Industry Corporation (SINOMACH), a été reçue jeudi 25 décembre 2025 au siège de l’Agence Foncière pour l’Investissement en Tunisie (FIPA-Tunisia) par son Directeur Général, Jalel Tebib.
La rencontre a permis de faire le point sur le projet du Centre sportif pour la jeunesse de Ben Arous et d’explorer de nouvelles opportunités d’investissement en Tunisie, notamment dans les infrastructures.
La délégation chinoise, conduite par Joey Zhou, Directeur Général Adjoint de CAMCE, et Eason Li, Chef de Projet, s’est entretenue avec les responsables tunisiens sur les perspectives de coopération dans des chantiers d’envergure tels que l’extension de l’aéroport international de Tunis-Carthage, le port en eau profonde d’Enfidha et le projet Taparura à Sfax.
Jalel Tebib a salué l’importance des investissements réalisés par CAMCE en Tunisie, mettant en avant la dynamique économique actuelle du pays, qui prévoit notamment d’accélérer la réalisation de grands projets d’infrastructure via des partenariats public-privé. Il a également réaffirmé la volonté de la Tunisie de renforcer sa coopération économique avec l’ensemble de ses partenaires internationaux.
Selon la page Facebook de la FIPA-Tunisie, China CAMC Engineering Co., Ltd., entreprise publique dépendant directement du gouvernement chinois, est spécialisée dans les projets clés en main à l’international. Cotée à la Bourse de Shenzhen depuis 2006, elle joue un rôle majeur dans l’expansion de l’influence chinoise dans les secteurs de l’ingénierie et des infrastructures à l’étranger.
Le gouvernement chinois a réaffirmé sa position sur le dossier TikTok, appelant les parties concernées à parvenir à une solution conforme aux lois et règlements chinois et respectant l’équilibre des intérêts. Cette déclaration est intervenue jeudi, à l’occasion d’une conférence de presse du ministère chinois du Commerce, dans un contexte de discussions persistantes sur l’avenir de l’application aux États-Unis.
La porte-parole du ministère, He Yongqian, répondait à une question portant sur des informations faisant état de la signature par TikTok d’accords avec trois investisseurs en vue de la création d’une nouvelle coentreprise aux États-Unis. Cette structure viserait à assurer la continuité des activités de la plateforme sur le marché américain.
Un cadre issu d’un consensus bilatéral
Selon Mme He, cette question s’inscrit dans le prolongement du consensus atteint lors d’un entretien téléphonique entre les chefs d’État chinois et américain. À la suite de cet échange, les équipes économiques et commerciales des deux pays ont établi un consensus-cadre destiné à traiter, par la coopération, des dossiers sensibles tels que celui de TikTok.
Ce cadre repose, a-t-elle précisé, sur les principes du respect mutuel et de la consultation d’égal à égal. L’objectif affiché consiste à parvenir à une résolution appropriée, sans remise en cause des engagements juridiques et réglementaires de chaque partie.
Un appel à l’engagement de la partie américaine
La porte-parole a exprimé le souhait que la partie américaine travaille « dans la même direction » que la Chine et qu’elle honore de manière sincère les engagements pris dans le cadre de ce consensus. Elle a insisté sur l’importance d’une coopération constructive pour éviter toute escalade et préserver la stabilité des relations économiques bilatérales.
Un environnement commercial jugé déterminant
Dans ce contexte, Mme He a également exhorté les États-Unis à garantir un environnement commercial qualifié de juste, ouvert, transparent et non discriminatoire pour les entreprises chinoises opérant sur leur territoire. Elle a estimé que ces conditions constituent un préalable au fonctionnement continu et stable de ces entreprises.
Pour Pékin, l’enjeu dépasse le seul cas de TikTok. Il s’agit, selon le ministère chinois du Commerce, de favoriser un développement stable, sain et durable des relations économiques et commerciales entre la Chine et les États-Unis, dans un climat de confiance et de prévisibilité réglementaire.
Dans le cadre des assouplissements consécutifs à la réouverture de ses frontières, la Chine annonce la prolongation de l’exemption de collecte des empreintes digitales pour les demandes de visas de courte durée, jusqu’au 31 décembre 2026.
Cette mesure, déjà relayée par de nombreuses ambassades et centres de visas à l’étranger, vise à simplifier les démarches pour les voyageurs internationaux.
Selon une communication du Département des affaires consulaires du ministère chinois des Affaires étrangères, à partir du 17 décembre 2025 et jusqu’à la fin de l’année 2026, les candidats éligibles demandant un visa de courte durée d’une période de séjour de 180 jours ou moins seront dispensés de la collecte de leurs empreintes digitales. “Cette mesure ne concerne toutefois pas tous les types de visas. Les demandes de visas D, J1, Q1, S1, X1 et Z continueront de nécessiter la prise d’empreintes digitales”, indique la même source.
La prolongation de cette exemption complète la récente extension de la politique unilatérale d’exemption de visa de 30 jours accordée à 45 pays, confirmant la volonté de la Chine de simplifier ses formalités d’entrée pour les voyageurs internationaux. Dans les jours suivant l’annonce officielle, de nombreuses ambassades chinoises et centres de visas à l’étranger ont relayé l’information. Des représentations diplomatiques en Europe comme la Belgique, en Asie, en Amérique du Nord, l’exemple du Canada, ainsi qu’en Afrique, au Moyen-Orient et en Océanie, l’exemple de l’Afrique du Sud, Algérie, Égypte, Turquie, Arabie saoudite…, ont publié des communiqués précisant les modalités pratiques de cette exemption. Pour conclure, cette décision devrait faciliter les voyages d’affaires, touristiques ou familiaux vers la Chine, tout en témoignant de l’ouverture progressive du pays aux flux internationaux après plusieurs années de restrictions.
La Tunisie et le groupe chinois Huawei discutent d’un renforcement de leur coopération dans le transport intelligent et la digitalisation des infrastructures portuaires, aéroportuaires et ferroviaires.
La coopération tuniso-chinoise dans le domaine du transport intelligent franchit une nouvelle étape. Le ministre du Transport, Rachid Amri, a reçu, lundi 22 décembre 2025, un groupe de responsables de la société chinoise Huawei, leader mondial des technologies de l’information et de la communication, en présence de plusieurs cadres du ministère.
À cette occasion, le ministre a salué la solidité des relations entre la Tunisie et la Chine, soulignant la volonté commune des deux pays d’élever leur partenariat à un niveau supérieur, conformément aux orientations politiques des deux États. Il a insisté sur l’importance de tirer parti des expériences internationales réussies en matière de transport intelligent, notamment dans la digitalisation des ports, des aéroports, des postes frontaliers terrestres ainsi que des réseaux de transport routier et ferroviaire.
Selon le ministère, cette orientation s’inscrit dans une démarche visant à améliorer la qualité des services, renforcer la productivité et élever les standards de sécurité dans un secteur du transport confronté à des défis structurels et organisationnels. Le développement des systèmes d’information et des solutions numériques apparaît ainsi comme un levier stratégique pour moderniser les infrastructures existantes.
Systèmes numériques intégrés
De son côté, le représentant de Huawei a présenté les expériences et solutions développées par le groupe dans le domaine du transport intelligent et des systèmes numériques intégrés. La délégation chinoise a exprimé son intérêt pour l’établissement de partenariats en Tunisie, axés sur l’échange d’expertises et la contribution à la mise en œuvre de projets de digitalisation du secteur des transports.
La rencontre a également permis à la partie tunisienne d’exposer les principaux projets en cours et programmés en matière de transport intelligent et de numérisation, traduisant une volonté d’inscrire le secteur dans une dynamique de modernisation progressive, tout en respectant le cadre réglementaire en vigueur.
Si aucune convention n’a été annoncée à l’issue de cette réunion, celle-ci confirme toutefois l’intérêt croissant des acteurs chinois pour le marché tunisien et relance le débat sur le rôle des technologies numériques dans la réforme du transport public et logistique en Tunisie.
La Tunisie enregistre une progression notable du nombre de touristes chinois cette année, selon les dernières données publiées par la représentation de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) à Pékin. La dynamique s’est particulièrement accélérée à la fin du mois de novembre 2025.
Pour le seul mois de novembre, le pays a accueilli 3 147 visiteurs chinois, soit une hausse de 24,2 % par rapport à la même période de 2024. Les chiffres cumulés de janvier à novembre confirment cette tendance positive et stable : 25 293 touristes ont été enregistrés, contre 21 386 sur les onze mêmes mois de 2024, ce qui équivaut à une croissance de 18,3 %.
Renforcer les partenariats
Cette performance est attribuée à l’intérêt grandissant des voyageurs chinois pour la Tunisie, perçue comme une destination culturelle et touristique singulière. Elle résulte également des efforts continus déployés pour renforcer les partenariats et intensifier la visibilité de la Tunisie sur le marché chinois.
Le ministère du Tourisme, à travers l’ONTT à Pékin, oeuvre à promouvoir la diversité de l’offre tunisienne afin de répondre aux attentes de cette clientèle, en quête d’expériences variées. Ces initiatives s’inscrivent dans une volonté commune de consolider les échanges touristiques et culturels entre les deux pays.
Le fabricant chinois GRITSIL, spécialiste mondial des composants en silicone pour l’industrie automobile et la mobilité électrique, examine de près les possibilités d’investissement en Tunisie. Une rencontre stratégique à la TIA a permis de mettre en avant le potentiel du pays comme plateforme nearshore compétitive.
L’Autorité tunisienne pour l’investissement (TIA) a accueilli une délégation de GRITSIL, groupe chinois de premier plan dans le domaine des composants en silicone destinés aux faisceaux électriques, aux applications de mobilité électrique et aux systèmes avancés de batteries.
Accompagnée de l’Association tunisienne de l’automobile (TAA), la délégation s’est informée des opportunités d’implantation dans un écosystème industriel en pleine montée en gamme. Cette visite s’inscrit dans une démarche visant à rapprocher GRITSIL de ses clients et à renforcer la résilience de sa chaîne d’approvisionnement mondiale.
Une stratégie de nearshoring qui converge vers la Tunisie
GRITSIL accélère son repositionnement nearshore afin de réduire les délais logistiques, sécuriser ses flux industriels et diversifier ses bases de production.
Lors des échanges, les représentants du groupe ont mis en avant la qualité de l’écosystème automobile tunisien, notamment la présence d’acteurs internationaux du câblage, les compétences techniques disponibles localement, la compétitivité opérationnelle, et la situation géographique du pays, idéale pour alimenter les marchés européen et africain.
Cette convergence d’atouts place la Tunisie parmi les options sérieusement envisagées par GRITSIL dans le cadre de sa stratégie mondiale.
Un signal fort pour le positionnement industriel tunisien
La TIA a souligné sa disponibilité à accompagner GRITSIL dans l’étude de faisabilité d’un investissement industriel en Tunisie. L’institution a présenté les dispositifs d’incitation à l’investissement, les mécanismes de facilitation administrative, ainsi que les évolutions réglementaires en faveur des industries innovantes et écoresponsables.
Cet accompagnement vise à offrir un cadre clair et attractif pour les industriels cherchant à s’implanter sur un marché proche de l’Europe et intégré dans des chaînes de valeur mondiales.
Cette rencontre confirme la volonté de la Tunisie de renforcer son statut de hub régional dans l’automobile, l’électromobilité et les technologies avancées. L’intérêt d’un acteur majeur comme GRITSIL constitue un indicateur supplémentaire de la montée en puissance de l’écosystème tunisien et de sa capacité à attirer des investissements à forte valeur ajoutée.
La Tunisie s’apprête à franchir une nouvelle étape dans le développement de son industrie énergétique. La société chinoise YJC Power, spécialisée dans les systèmes de stockage d’énergie, a exprimé son intention de créer une unité de production de batteries au lithium destinée au marché local et régional, en partenariat avec un investisseur tunisien.
L’annonce est intervenue lors d’une réunion tenue vendredi 28 novembre au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, sous la présidence de la ministre Fatma Thabet Chiboub, et en présence du secrétaire d’État chargé de la transition énergétique, Waël Chouchane, ainsi que de hauts cadres et représentants d’organismes sous tutelle.
Ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer la production locale de batteries et de solutions électroniques, dans un contexte mondial marqué par l’essor du transport électrique et par la nécessité d’améliorer les capacités de stockage d’énergie. L’installation de cette unité devrait contribuer à stimuler la compétitivité de l’industrie tunisienne tout en soutenant sa transition énergétique.
Atouts industriels
Le groupe chinois a salué les atouts industriels du pays, la qualité de ses compétences humaines et la position stratégique de la Tunisie comme plateforme de fabrication et d’exportation vers les marchés européens et africains.
Fondée en 2016, YJC Power est spécialisée dans les solutions intelligentes pour les énergies renouvelables et dans le développement de systèmes de stockage d’énergie multi-usages.
Le géant chinois Foxit, acteur mondial des solutions de gestion documentaire et de signatures électroniques, a annoncé son intention d’implanter une filiale en Tunisie pour piloter son expansion sur le continent africain.
Cette démarche intervient après une rencontre à Pékin entre l’ambassade tunisienne et les responsables de la société, séduits par les compétences numériques locales et la position stratégique du pays.
Une implantation stratégique au cœur de l’Afrique numérique
Lors d’un entretien tenu mercredi à l’ambassade de Tunisie en Chine, le directeur du développement international de Foxit, Zhang Lu, a officiellement exprimé la volonté du groupe d’établir une structure opérationnelle en Tunisie.
L’entreprise, déjà présente en Amérique, en Australie et en Europe, voit dans Tunis une plate-forme idéale pour son ancrage africain, privilégiant à la fois la proximité géographique, la stabilité des infrastructures et la réputation des ingénieurs tunisiens dans les technologies digitales.
L’ambassadeur Adel Arbi, accompagné du conseiller économique Abdelkhalek Dhakkar, a présenté les incitations, dispositifs d’appui et avantages compétitifs dont bénéficient les investisseurs étrangers.
Il a également rappelé que la Tunisie figure parmi les pays les plus avancés d’Afrique en matière de développement logiciel, un atout clé pour attirer un acteur global des solutions documentaires.
Diplomatie économique active
Cette discussion à Pékin s’inscrit dans les efforts continus de la diplomatie tunisienne pour attirer davantage d’investissements technologiques chinois. Pour Foxit, fondé dans la province du Fujian, l’implantation en Tunisie servirait de base régionale pour répondre à une demande africaine en pleine croissance en matière de digitalisation, de dématérialisation des procédures et de solutions de signature électronique.
Le projet marque ainsi une étape importante dans le rapprochement entre la Tunisie et l’écosystème technologique chinois, dans un contexte où les pouvoirs publics tunisiens cherchent à renforcer la place du pays comme hub numérique continental.
L’arrivée potentielle d’un acteur mondial comme Foxit pourrait dynamiser le secteur numérique local, favoriser le transfert de technologies et offrir de nouvelles opportunités de partenariat pour les startups tunisiennes.
Outre les retombées économiques, cette implantation renforcerait l’image de la Tunisie comme destination privilégiée pour les industries du logiciel et de l’innovation.