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Pétrole iranien : la Chine avance prudemment après le signal américain

Selon un rapport de ‘Capital’ citant des sources proches du dossier publié lundi 23 mars, les raffineries d’État chinoises ont commencé à envisager l’achat de pétrole brut iranien. Et ce, après que Washington a donné son feu vert à la vente d’une partie du pétrole déjà chargé sur des pétroliers. Avec pour objectif de freiner la hausse des prix due à la guerre au Moyen-Orient.

Des représentants de la Compagnie nationale iranienne du pétrole et des négociants agissant comme intermédiaires ont également commencé à sonder discrètement l’intérêt d’acheteurs potentiels parmi eux et d’autres raffineurs asiatiques. C’est ce qu’indiquent les mêmes sources du média.

Avant le durcissement des restrictions américaines, l’Iran était un fournisseur clé pour les principaux importateurs asiatiques, notamment la Corée du Sud et le Japon. A cet égard, la Chine est le premier acheteur du pétrole brut iranien et une ressource économique vitale. Mais il s’agit généralement de raffineries privées de plus petite taille, moins exposées aux marchés internationaux. À l’inverse, les grandes entreprises publiques se sont tenues à l’écart, par crainte de sanctions américaines.

Dans ce contexte, la dernière dérogation accordée par le département du Trésor américain, qui concerne le pétrole iranien transporté par voie maritime pendant un mois, fait suite à des mesures similaires visant à faciliter l’accès au pétrole russe. Alors que la Maison Blanche tente de remédier à la crise d’approvisionnement et de contenir les prix mondiaux.

Bien que la dérogation élargisse théoriquement le nombre d’acheteurs potentiels, de nouveaux acteurs en Chine et ailleurs indiquent qu’ils examinent toujours avec prudence toute acquisition potentielle. Et ce, compte tenu du maintien de certaines restrictions imposées à l’Iran, notamment concernant son accès au système financier international. Un autre obstacle majeur réside dans l’accès à des compagnies maritimes coopératives, capables et disposées à transporter le pétrole iranien.

Ainsi, les armateurs attendent de plus amples informations et s’inquiètent d’être exposés à un risque caché de sanctions en raison de l’implication d’intermédiaires dans ce commerce illégal. C’est ce qu’affirme Karnan Thirupathy, du cabinet Kennedys Law et expert en sanctions. « Il y a beaucoup d’incertitudes concernant le marché [pétrolier]; mais aussi quant à ce qui se passera après le 19 avril si la transaction n’aboutit pas », a-t-il expliqué.

Même les courtiers expérimentés des marchés pétroliers touchés par les sanctions examinent attentivement les conditions de vente. Ils cherchent àe comprendre ce qui est autorisé, pour éviter de futures sanctions. Sans plus de précisions, il est peu probable que d’autres acheteurs se manifestent pour ces cargaisons transportées par voie maritime, concluent-ils.

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Pétrole : les géants chinois renouent avec Moscou

Les grandes compagnies pétrolières publiques chinoises, dont Sinopec et PetroChina, ont relancé leurs recherches de cargaisons de brut russe, après une pause de près de quatre mois. Cette reprise intervient dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient, qui font craindre des perturbations durables de l’approvisionnement énergétique mondial.

Selon plusieurs sources de marché citées par Reuters le 17 mars, les filiales commerciales de ces groupes ont récemment approché des fournisseurs pour d’éventuels achats, une première depuis novembre 2025. Si aucun accord n’a encore été officialisé, des transactions pourraient être conclues dans les prochains jours, le pétrole russe conservant un avantage de prix face aux alternatives en provenance du Brésil ou d’Afrique de l’Ouest.

Cette dynamique s’explique en partie par une exemption temporaire accordée par Washington, permettant certaines transactions sur une période de 30 jours à compter du 12 mars, notamment pour des cargaisons déjà chargées. Les acteurs chinois évaluent donc actuellement la faisabilité logistique et financière de ces opérations dans ce délai restreint.

Dans ce contexte incertain, les grandes compagnies pourraient également se tourner vers des raffineurs indépendants chinois disposant de stocks de brut russe. Certains de ces acteurs seraient prêts à revendre leurs cargaisons, profitant de marges plus attractives que celles issues du raffinage.

Sur le plan des prix, le brut russe ESPO — principal mélange exporté depuis l’Extrême-Orient — a été proposé récemment avec une prime d’environ 8 dollars au-dessus du Brent. À titre de comparaison, le brut brésilien de type Tupi affichait une prime nettement plus élevée, entre 12 et 15 dollars.

Le marché a connu un retournement rapide : les cargaisons ESPO, qui se négociaient encore avec de fortes décotes en mars, affichent désormais des primes pour les livraisons d’avril et mai. Cette évolution reflète la recomposition des flux mondiaux de pétrole sous l’effet de la guerre au Moyen-Orient…

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L’Afrique agricole dans la stratégie chinoise

La Chine prépare son quinzième plan quinquennal (2026-2030) avec une priorité claire : sécuriser son alimentation grâce à une agriculture de plus en plus technologique. Une ambition qui dépasse ses frontières et place l’Afrique parmi ses partenaires clés.

Drones pour surveiller les cultures, capteurs dans les sols, semences améliorées, logistique ultra-rapide : Pékin mise sur l’innovation pour produire plus avec moins de ressources. En toile de fond, un objectif stratégique : réduire sa dépendance alimentaire dans un contexte de tensions géopolitiques et de dérèglement climatique. C’est ce qu’on lit dans un article de nos confrères de RFI.

Sur le continent africain, cette orientation se traduit déjà par des projets concrets. Depuis deux décennies, la Chine finance des centres agricoles où sont testées de nouvelles techniques, du riz hybride à l’irrigation intelligente. Le futur plan promet d’accélérer la cadence, avec davantage de formations, d’équipements et de solutions numériques, explique une journaliste de la radio française.

Autre levier : le commerce. Pékin affiche sa volonté d’ouvrir davantage son marché à plusieurs produits africains, comme le sésame, les avocats ou les noix de cajou. Une opportunité pour les producteurs, dans un monde où la demande alimentaire ne cesse d’augmenter.

Toutefois, une question centrale demeure : ces partenariats permettront-ils réellement aux agriculteurs africains de tirer profit de cette modernisation, ou resteront-ils dépendants de technologies et de débouchés contrôlés ailleurs ?

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Sous pression en Iran, Trump reporte sa visite en Chine

Le président américain Donald Trump a annoncé, lundi le 16 mars, qu’il reportait d’un mois sa rencontre avec son homologue chinois Xi Jinping. La visite était prévue pour fin mars.

Trump a justifié sa décision parce que préoccupé par la gestion de la guerre contre l’Iran, insistant sur la nécessité pour lui de rester aux États-Unis pendant cette période.

Trump a évoqué pour la première fois l’idée de reporter le sommet il y a une semaine, appelant au passage la Chine et d’autres pays à l’aider à faire pression sur l’Iran pour qu’il rouvre le détroit d’Ormuz.

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Les monarchies du Golfe à l’heure du choix stratégique

La guerre contre l’Iran a déplacé les lignes militaires mettant fin à la fiction de la protection américaine qui repose sur un calcul de priorités, de coûts, de risques. Or un calcul se révise. Pendant des décennies, les monarchies du Golfe ont cru pouvoir convertir leur rente en sécurité durable en achetant des armes, hébergeant des bases, déléguant l’essentiel de la dissuasion à Washington. La guerre des Etats-Unis et Israël contre l’Iran a révélé la faiblesse de ce modèle. Le parapluie sécuritaire cesse d’être un bouclier lorsqu’il transforme le territoire qu’il couvre en cible avancée.

Yahya Ould Amar *

Cette dépendance est aussi monétaire et financière. Le pétrole des monarchies du Golfe est vendu en dollars et leurs excédents sont largement placés dans des actifs libellés dans cette devise, au premier rang desquels les obligations du Trésor américain.

Les monnaies de la région sont arrimées au dollar avec une parité quasi-fixe ; leurs fonds souverains déploient l’essentiel de leurs portefeuilles sur les marchés financiers américains ; leurs importations stratégiques — de l’armement aux technologies — se règlent dans cette même monnaie, tandis que de grands fonds américains détiennent des participations dans une partie du système bancaire régional. Autrement dit, une part significative de la richesse du Golfe est structurellement dollarisée.

Cette architecture du pétrodollar a longtemps reposé sur un pacte implicite, les monarchies du Golfe fournissent l’énergie et recyclent leurs excédents financiers dans des actifs en dollars renforçant de facto la demande en cette devise, tandis que les États-Unis garantissent la stabilité du système et la sécurité des routes maritimes par lesquelles transitent pétrole et commerce international, eux-mêmes largement libellés en dollars.

Mais lorsque la garantie sécuritaire devient incertaine, l’équilibre se fragilise. La dollarisation des richesses expose ces économies à des arbitrages stratégiques qu’elles ne maîtrisent pas entièrement, tandis que les investissements et engagements internationaux au Moyen-Orient pourraient être réévalués – fortement à la baisse – à la lumière d’un risque géopolitique désormais plus direct.

Les monarchies du Golfe découvrent qu’en s’insérant trop profondément dans l’architecture de défense des intérêts d’une puissance extérieure, elles entrent aussi dans la logique de ses conflits. Dès lors, la dépendance apparaît comme une perte de maîtrise de sa propre sécurité.

Ces pays importent ainsi des ennemis, un calendrier, parfois des guerres. Car dans un conflit majeur entre puissances, les petits États riches cessent rapidement d’être maîtres de leur position, leurs ports, leurs infrastructures, leurs capitaux et leurs territoires deviennent des enjeux que l’un des protagonistes cherchera à contrôler afin d’empêcher qu’ils ne renforcent le camp adverse.

C’est là le vrai tournant. La guerre contre l’Iran leur a appris qu’ils étaient faibles ; elle leur a appris que la richesse ne dispense jamais de penser sa propre survie.

La révélation de la guerre

La guerre contre l’Iran a révélé trois faits que les pays du Golfe ne peuvent plus contourner.

D’abord, les limites de la protection extérieure, même la première puissance militaire du monde ne peut garantir, à coût supportable, l’inviolabilité d’un espace saturé de missiles, de drones, de frappes indirectes et de menaces sur les infrastructures critiques.

Ensuite, la guerre moderne a surtout consacré l’usage massif des technologies de détection, de guidage, de drones, de missiles, de guerre électronique, tandis qu’elle relègue les chars lourds et une large part des quincailleries héritées du siècle précédent au rang d’armes obsolètes, coûteuses et inadaptés.

Enfin, acheter des armes n’équivaut pas à maîtriser la guerre. Un arsenal importé ne remplace ni une doctrine, ni une industrie, ni une compétence, ni une autonomie de décision.

Le diagnostic est implacable, les pays du Golfe sont confrontés à un problème de souveraineté stratégique. Tant que la sécurité reposait sur la rente, les bases alliées et la supériorité technologique occidentale, cette dépendance pouvait sembler rationnelle. Mais dès lors que le territoire peut être frappé vite, à bas coût, en profondeur et de façon répétée, la logique change. Une raffinerie, un port, un aéroport ou un site vital de dessalement d’eau deviennent des points de pression permanents.

Le vrai sujet des guerres asymétriques est d’être résilient, de posséder les moyens industriels, scientifiques, humains et institutionnels de faire durer plus longtemps une confrontation.

Premier choix : la soumission stratégique

Le premier choix des pays du Golfe est celui de l’alignement assumé sur le bloc américano-israélien. Il a sa logique, et il faut la prendre au sérieux.

Dans un environnement instable, marqué par la prolifération des missiles, la guerre électronique, les drones et l’incertitude nucléaire, s’adosser à la seule architecture militaire encore capable d’intégrer renseignement, défense antimissile, supériorité aérienne, cyberdéfense et profondeur logistique peut sembler rationnel. Pour les pays du Golfe, cette option offre l’accès à des technologies avancées, garanties politiques, coopération sécuritaire, protection diplomatique et insertion dans un système de puissance déjà organisé.

Vue sous cet angle, la dépendance n’apparaît pas comme une faiblesse, mais comme une méthode de survie à court terme dans un monde hiérarchisé où les puissances moyennes n’ont pas toujours les moyens de leur autonomie.

Mais cette stratégie a un prix, et ce prix finit par peser sur la substance même de la souveraineté. Ce prix est aussi politique, historique et symbolique. L’alignement sur le bloc américano-israélien entraîne une reconfiguration de la position arabe sur la question palestinienne. Les accords de normalisation ont déjà déplacé le centre de gravité régional, la cause palestinienne, longtemps présentée comme le socle du consensus diplomatique arabe, tend à devenir une variable secondaire dans une architecture de sécurité dominée par d’autres priorités, au premier rang desquelles l’endiguement de l’Iran chiite et l’intégration technologique et militaire avec Israël.

Mais cette évolution s’inscrit dans un processus plus large de recomposition du Moyen-Orient où certains projets stratégiques — intégration économique régionale, corridors énergétiques et sécuritaires, redéfinition des équilibres territoriaux — pourraient progressivement reléguer les droits nationaux palestiniens à la périphérie du nouvel ordre régional.

Dans ce contexte, l’idée d’un «remodelage» du Moyen-Orient renvoie à la possibilité d’un système régional stabilisé autour de rapports de puissance assumés et de faits accomplis.

Pour les monarchies du Golfe, la difficulté est donc profonde. En se rapprochant d’Israël pour des raisons stratégiques, elles risquent d’apparaître comme les partenaires d’une transformation régionale qui marginalise une cause demeurée centrale dans les opinions arabes et musulmanes. La sécurité obtenue à court terme s’accompagnerait ainsi d’un coût plus diffus de l’érosion progressive de la légitimité politique et symbolique des monarques dans leur propre environnement.

S’aligner sur Washington et Tel-Aviv c’est entrer dans une chaîne de dépendance technique, doctrinale et politique dont il devient difficile de sortir. On reçoit des systèmes, mais on ne maîtrise ni leur architecture profonde, ni leur maintenance complète, ni les conditions réelles de leur emploi. Surtout, on hérite d’un agenda stratégique qui n’est pas le sien. L’alliance dissuade certains adversaires, mais elle en désigne d’autres. À terme, le risque est de ne plus être un acteur qui choisit ses engagements, mais un territoire intégré à la logique de guerre d’autrui. Le confort de la protection se transformerait alors en servitude.

Ainsi, un pouvoir cesse d’être pleinement souverain lorsqu’il ne définit plus seul la hiérarchie de ses menaces, la limite de ses concessions. À ce stade, il ne protège plus ses intérêts ; il administre localement un ordre stratégique conçu par d’autres. La dépendance devient alors plus profonde que la simple alliance, car elle finit par paraître naturelle.

La vraie servitude moderne est là, pas dans la disparition des formes de l’État, mais dans l’aliénation de sa volonté.

Deuxième choix : la neutralité armée

L’autre voie est celle de la neutralité armée. Elle part de l’idée que dans un monde instable, un État ne demeure libre qu’à la condition de ne dépendre d’aucun protecteur unique pour sa survie. La neutralité armée signifie donc le refus de l’alignement exclusif. Elle vise à parler à tous, commercer avec plusieurs pôles de puissance, diversifier les partenariats, tout en bâtissant une capacité propre de dissuasion, de résilience et de décision.

Pour les pays du Golfe, ce choix offrirait un avantage décisif de réduction du risque d’être entraînés dans des conflits qui ne sont pas les leurs tout en augmentant leur marge de manœuvre face aux Etats-Unis, la Chine, l’Europe, l’Inde, la Turquie ou l’Iran.

Mais la neutralité n’a de sens que si elle est adossée à une force réelle. Sans cela, elle n’est qu’un mot commode pour désigner l’impuissance. Être neutre dans une région saturée d’armements suppose bien davantage que l’achat d’équipements sophistiqués. Il faut une base industrielle capable de produire, entretenir et adapter les systèmes militaires, un tissu scientifique et technologique solide, des infrastructures protégées, une doctrine claire et une chaîne de commandement efficace.

La véritable question, est-ce que les monarchies du Golfe disposent du vivier scientifique, des institutions académiques et de la culture stratégique nécessaires pour soutenir une telle ambition ? Une base industrielle de défense ne s’achète pas sur étagère. Elle se construit dans le temps long, à travers l’éducation, la recherche, la formation des élites techniques et la capacité de l’État à porter des programmes complexes sur plusieurs décennies. C’est à ce niveau que se joue la possibilité réelle d’une neutralité armée.

Une autre trajectoire théorique existerait pourtant. Autour du Golfe s’étend un vaste bassin de compétences scientifiques et techniques, de l’Afrique du Nord à l’Égypte, jusqu’au Pakistan, où se trouvent des universités anciennes, des écoles d’ingénieurs de haut niveau, des chercheurs et des élites techniques capables d’alimenter un écosystème régional d’innovation et de production. En s’ouvrant davantage, ce qui est peu probable, à ces ressources humaines et en organisant une coopération scientifique et industrielle à l’échelle de cet espace, les monarchies du Golfe pourraient progressivement renforcer la base intellectuelle et technologique nécessaire à une forme de neutralité armée crédible. Une telle stratégie supposerait toutefois un changement d’échelle dans la conception de leur environnement régional.

Jusqu’à présent, malgré l’ampleur de leurs capacités financières, les investissements du Golfe dans la structuration industrielle et scientifique de cet espace sont restés limités. Les flux financiers ont souvent pris la forme de soutiens ponctuels ou d’initiatives répondant aux cadres des institutions internationales de développement plutôt que celle d’une politique durable de co-construction économique et technologique avec les sociétés de leur voisinage.

En réalité, la neutralité armée suscite une objection immédiate, les monarchies du Golfe sont trop peu peuplées, trop dépendantes et trop liées aux circuits occidentaux pour prétendre à une autonomie stratégique réelle. Ils n’ont ni la culture stratégique ni la profondeur historique nécessaires pour soutenir une telle trajectoire.

Certes, la culture stratégique n’existe pas à l’état naturel, elle se construit sous la pression du risque, les épreuves, par l’éducation, les institutions, l’expérience, la formation des élites civiles et militaires.

La neutralité armée coûte chère, prend du temps, impose de rompre avec la facilité des achats clés en main et avec l’illusion selon laquelle la richesse dispense de produire sa propre sécurité.

Entre la neutralité stricte et l’alignement servile, on peut imaginer qu’il existe une voie praticable, celle d’une autonomie relative, imparfaite, mais suffisante pour empêcher que la prospérité du Golfe reste à jamais suspendue à la volonté, aux priorités et aux guerres des autres.

Or c’est précisément la masse stratégique qui fait défaut. Les projets évoquant la constitution d’une armée commune des monarchies du Golfe, d’une centaine de milliers d’hommes relèvent davantage de la mise en scène politique que d’une capacité militaire décisive.

Dans une région saturée de missiles balistiques, de drones longue portée, de forces terrestres et de puissances disposant de centaines de milliers de soldats équipés et entrainés, une force régionale de cent mille hommes pèserait peu dans l’équation stratégique. Elle ne disposerait ni de l’autonomie satellitaire, ni du renseignement global, ni de la profondeur logistique, ni des architectures intégrées de défense antimissile qui constituent aujourd’hui le véritable cœur de la puissance militaire moderne.

Autrement dit, même armée, cette neutralité resterait dépendante.

Les monarchies du Golfe incarnent une forme paradoxale de puissance, une richesse financière considérable, mais sans la masse démographique, industrielle et scientifique qui transforme l’argent en puissance stratégique durable. Elles sont des puissances de capitaux, non des puissances de guerre.

Dans ces conditions, la neutralité armée apparaît moins comme une stratégie que comme une aspiration. Faute de pouvoir produire seules leur sécurité dans un environnement géopolitique aussi complexe, les monarchies du Golfe demeurent structurellement ramenées vers l’option qui leur garantit la survie immédiate, c’est-à-dire  l’arrimage au système de sécurité dominé par les États-Unis et Israël, au risque d’entamer l’érosion de la légitimité des monarques aux yeux de leurs propres sociétés, où la cause palestinienne demeure un horizon moral que les calculs politiques ne parviennent jamais tout à fait à dissoudre.

L’extension asiatique

Ce qui s’y joue concerne toutes les puissances moyennes qui vivent sous protection extérieure tout en redoutant d’en payer le prix. De Taipei à Tokyo, de Séoul à Manille, une même interrogation, jusqu’où une grande puissance peut-elle encore protéger ses alliés sans les mettre en premières lignes d’un affrontement qui les dépasse ?

Le Golfe fonctionne ici comme un laboratoire. Il montre qu’un dispositif de sécurité peut rassurer en temps de paix, puis devenir, en temps de crise, un mécanisme d’exposition. Il rappelle qu’adosser sa défense à une puissance, c’est aussi entrer dans sa géographie de guerre, dans ses priorités, dans ses seuils d’escalade, dans ses arbitrages.

L’Asie regarde donc le Golfe comme une préfiguration. Le XXIe siècle ne laissera pas beaucoup de place aux puissances moyennes passives. Il les forcera à choisir entre deux positions : rester des partenaires protégés, mais stratégiquement dépendants, ou construire une autonomie relative, coûteuse mais durable.

En ce sens, de Riyad à Taipei, une même question s’impose, sur deux fronts distincts, que vaut une alliance lorsque le prix de la protection devient voisin du prix de l’exposition ?

Le Golfe devient ainsi un miroir stratégique dans lequel les alliés asiatiques de Washington observent leur propre avenir.

Enfin, les monarchies du Golfe ont bâti un système fondé sur la rente et la protection extérieure. Tant que l’ordre international restait stable, ce compromis pouvait fonctionner. Mais dans un monde de frappes à longue portée, de rivalités entre puissances et de guerres hybrides, ce modèle montre ses limites pour des petits pays riches.

L’alignement garantit une protection mais entraîne dans les logiques de conflit des autres et de soumission. L’autonomie promet la souveraineté mais exige un effort historique de transformation scientifique, industrielle et stratégique.

C’est là que se joue l’avenir du Golfe. Les monarchies disposent du capital et de la stabilité politique nécessaires pour engager cette transformation, mais elles ne disposent pas encore de la masse stratégique qui la rend crédible à court terme et moyen termes. Elles resteront donc, pour un temps, arrimées à l’architecture de sécurité américano-israélienne.

Pourtant la question posée par la guerre dépasse la seule région. Elle concerne toutes les puissances moyennes qui prospèrent sous protection extérieure. Le XXIᵉ siècle les place devant une alternative simple. Accepter une sécurité dépendante et les contraintes qui l’accompagnent, ou entreprendre la construction lente et coûteuse d’une puissance propre.

Le Golfe entre dans ce moment où la richesse ne suffit plus et où l’histoire demande autre chose qu’un équilibre financier. Elle demande une stratégie.

* Economiste, banquier et financier.

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Guerre du Golfe | Le supplice chinois de Trump

Et si la guerre actuelle en Iran était un plan mûrement établi par les stratèges états-uniens sacrifiant l’Ukraine, livrant l’Europe à la dépendance du gaz russe, et soumettant tous les Etats pétroliers du Moyen-Orient aux saccages de la guerre, avec en perspective un gigantesque marché de reconstruction dont les entreprises américaines seraient bien évidemment les premières à bénéficier.

Dr Mounir Hanablia *

On n’en est plus à une mystification près. Le plus étonnant dans la mort annoncée puis démentie du premier ministre sioniste , ce n’est pas les six doigts de la main dont l’a doté la cyberguerre, mais plutôt la manière avec laquelle il est apparu sur les télévisions occidentales, et sans doute israéliennes, en train de siroter un café dans un lieu inconnu en s’exprimant en hébreu pour dire qu’il «mourait d’envie» de prendre un café, montrant à la caméra ses cinq doigts, et, avec un regard complice et un geste suggestif signifiant la raclée, qu’il était pressé parce qu’il devait s’occuper de choses en cours en Iran et au Liban.

Pas de journalistes, pas d’interview, pas d’accompagnant. En fait, personne ne pourra témoigner l’avoir vu. Et cette apparition pose donc problème pour ce qu’elle a été : plutôt fantomatique ! 

Les dirigeants iraniens, eux, ont été plus courageux ; avec l’aviation ennemie vrombissant au-dessus de leurs têtes et les caméras de Téhéran investies par les hackers de la CIA et du Mossad, ils ont osé descendre dans la rue à la rencontre de citoyens subissant stoïquement des bombardements terroristes. On peut dire qu’ils se sont plus conformés à l’image du chef de guerre du XXe siècle établie par Winston Churchill durant les bombardements nazis de Londres, que ne l’a fait le dirigeant sioniste qui s’en est toujours prétendu l’admirateur et le disciple.

Un mort en cache souvent un autre

Pourtant, si la rumeur de sa mort a dépassé le niveau du vraisemblable pour atteindre celui du probable, c’est que la réalité de la guerre en Israël aujourd’hui ne soustrait aucun habitant du pays à ses dangers. C’est donc peut être ce qu’on a voulu signifier au sioniste moyen imbu de ses préjugés racistes islamophobes et de son inébranlable conviction en une hypothétique supériorité juive le plaçant au-dessus de tout jugement humain quand il s’agit d’assassiner des Arabes : que son premier ministre n’étant pas plus à l’abri que lui, il n’aurait qu’à se terrer dans son abri en espérant que les missiles iraniens qui pleuvent dru malgré le «dôme de fer» rouillé censé le protéger ne lui tombent pas sur la tête. Il reste que Netanyahu, s’il s’agit bien de lui, aurait pu être à Londres, Paris, Berlin, ou Washington, ou bien encore sur l’un des porte-avions américains croisant en Méditerranée.

Ayant rempli sa mission, celle de mener un président américain sur le sentier de la guerre pour la défense des intérêts israéliens, sa présence n’est plus indispensable, la conduite de la guerre incombant aux généraux.

Cependant, si l’on s’en réfère aux déclarations attribuées à Scott Ritter, l’ancien espion des marines devenu inspecteur des Nations Unies en Irak puis opposant résolu et déclaré après les mensonges de Bush Fils et Tony Blair sur les armes irakiennes, ce n’est pas Netanyahu mais son frère qui serait mort, ainsi que le monstrueux et abject ministre judéo-nazi Ben Gvir. Or de ces deux derniers, il n’y a encore aucune nouvelle.

Saignée interminable au Moyen-Orient

On peut bien sûr légitimement se demander dans quelle perspective s’insèrent les déclarations les plus crédibles sur cette guerre, celles d’anciens militaires et diplomates américains, qui disposent donc des sources nécessaires pour en avoir une idée précise sur le terrain, de laquelle ils brossent d’ailleurs des tableaux qui pour être vagues n’en sont pas moins globalement plausibles. Il est difficile de penser qu’ils agissent contre les intérêts de leur pays, même en ayant à sa tête une administration aussi controversée que l’actuelle. Et on a vu de quel bois l’administration américaine se chauffait quand il s’agissait de renseignements confidentiels divulgués au public. Le cas Julian Assanges est là pour le confirmer.

Si donc, on considère que le rôle de ces analystes serait dans une certaine mesure de nous dérouter, on peut considérer que l’intérêt des stratèges du Pentagone serait de faire passer pour les lubies d’un Président à moitié fou ou en butte à un chantage -il en a vu pourtant d’autres- un plan mûrement établi sacrifiant l’Ukraine, livrant l’Europe à la dépendance du gaz russe, et soumettant tous les Etats pétroliers du Moyen-Orient aux saccages de la guerre, avec en perspective un gigantesque marché de reconstruction dont les entreprises américaines seraient bien évidemment les premières à bénéficier.

Ce qui rend la perspective de la folie affleurant la méthode probable, c’est que les stratèges américains ont bien pris soin de régler la question du Venezuela avant de se lancer dans leur guerre du Golfe Persique.

Dans ces conditions, le supplice chinois de Trump serait-il une saignée interminable au Moyen-Orient, en occultant une autre, prochaine, à Taiwan ?

Il faudrait pour cela que l’armée chinoise dispose d’un accès illimité au carburant nécessaire à la guerre, dont Trump s’attache méthodiquement à réquisitionner les robinets. Mais le jeu en vaudrait la chandelle puisque l’île contrôle 90% du marché mondial des microprocesseurs. Le monde n’est décidément pas au bout de ses (mauvaises) surprises.

* Médecin de libre pratique.   

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Le tourisme tunisien redécolle

La Tunisie a franchi une nouvelle étape en 2026, accueillant plus de 11 millions de visiteurs internationaux, confortant ainsi sa position comme l’une des destinations touristiques les plus attractives de la Méditerranée. Mais elle reste devancée par ses deux principales concurrentes en Afrique du Nord : Maroc et Egypte. Le mélange de stations balnéaires, de sites historiques et de paysages désertiques continue de positionner le pays comme une destination diversifiée et compétitive sur le marché touristique méditerranéen.

Latif Belhedi

La croissance enregistrée en 2011 témoigne de l’attrait de la Tunisie auprès des voyageurs, notamment européens, séduits par la combinaison de ses vestiges historiques, de ses plages méditerranéennes et de ses sites désertiques et sahariens.

Hausse sur les principaux marchés  

Le Royaume-Uni s’est imposé comme le principal pays d’origine des touristes cette année, dépassant les marchés touristiques traditionnels tels que la Russie, l’Italie, la Chine, la France et l’Algérie voisine.

Les experts du secteur attribuent cette hausse du nombre d’arrivées britanniques à l’amélioration des liaisons aériennes et aux offres de voyage compétitives proposées par les voyagistes. Les vols directs depuis des villes comme Londres, Manchester et Birmingham ont contribué à faire de la Tunisie une destination de vacances pratique et abordable pour les voyageurs britanniques en quête de soleil et d’expériences culturelles.

Au-delà du marché britannique, la Russie demeure un contributeur majeur à la croissance du tourisme tunisien. Les visiteurs russes continuent de se rendre dans des stations balnéaires populaires comme Hammamet et Djerba, attirés par les formules tout compris, les sites historiques et une politique de visas relativement souple.

L’Italie continue de jouer un rôle important dans le secteur touristique tunisien grâce à la proximité géographique et aux liens culturels historiques qui unissent les deux pays. Les liaisons maritimes entre les ports tunisiens et des villes italiennes comme Palerme et Catane assurent un flux touristique constant, tandis que les visiteurs italiens explorent fréquemment le littoral méditerranéen tunisien et ses sites archéologiques, notamment les ruines antiques de Carthage.

Le tourisme chinois s’est également développé progressivement ces dernières années. Le patrimoine culturel, les villes historiques et les excursions dans le désert tunisien ont séduit les voyageurs chinois en quête de destinations alliant histoire et nature. Les complexes hôteliers de luxe et les circuits guidés dans le désert sont particulièrement attractifs pour ce marché en pleine expansion.

La France, traditionnellement l’un des principaux débouchés touristiques pour la Tunisie, continue d’envoyer un grand nombre de visiteurs. Les liens historiques et culturels étroits entre les deux pays ont maintenu une demande touristique soutenue, les touristes français visitant des destinations telles que Sousse, Hammamet et les autres stations balnéaires.

Le tourisme en provenance d’Algérie demeure un pilier important de l’industrie touristique tunisienne. De nombreux Algériens traversent la frontière pour de courts séjours et des visites familiales, notamment durant la saison estivale. Les stations balnéaires et les sites culturels locaux continuent d’attirer des visiteurs du pays voisin.

La diversification de l’offre

Le nombre record de visiteurs en Tunisie est également lié aux investissements dans les infrastructures touristiques et à la diversification de l’offre, avec notamment la promotion de l’écotourisme et du tourisme culturel afin d’attirer une clientèle plus large.

Les principales stations balnéaires, telles que Djerba, Hammamet et Sousse, ont bénéficié d’efforts de modernisation, tandis que le tourisme désertique dans les régions du sud, comme Tozeur et Douz, est devenu plus accessible grâce à l’amélioration des transports.

Les responsables du tourisme s’attachent également à promouvoir la Tunisie comme une destination à part entière, et non plus seulement comme une station balnéaire saisonnière. Des hivers doux, les festivals culturels du printemps et les forfaits touristiques d’automne incitent les visiteurs à découvrir le pays en dehors de la haute saison estivale.

Grâce à la poursuite des investissements dans les infrastructures et à l’augmentation des liaisons aériennes internationales, le secteur touristique tunisien devrait maintenir sa croissance dans les années à venir.

Le mélange de stations balnéaires, de villes historiques et de paysages désertiques du pays continue de positionner la Tunisie comme une destination diversifiée et compétitive sur le marché touristique méditerranéen.

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La Chine tourne la page de la thèse écrite

La Chine a introduit un changement majeur dans son approche du doctorat. Plusieurs grandes universités autorisent désormais les doctorants à obtenir leur diplôme en présentant un produit fini ou une solution technique, plutôt qu’en soumettant une thèse écrite traditionnelle.

Le premier cas remonte au mois de septembre 2025. Un doctorat a été accordé grâce à un procédé de soudage laser sous vide et à un équipement de soudage spécialisé. Dans ce modèle, l’évaluation finale ne repose pas uniquement sur les examinateurs académiques. Le jury d’évaluation comprend des spécialistes de l’industrie et des experts techniques qui évaluent si le produit développé répond aux normes pratiques, industrielles et scientifiques.

Les institutions chinoises adoptant cette approche visent à accélérer l’innovation dans les domaines que Pékin considère comme stratégiquement importants. L’objectif final est de réduire la dépendance aux technologies étrangères et de renforcer la capacité d’innovation nationale. Les universités qui participent à cette initiative pilote sont encouragées à prioriser les résultats de recherche qui répondent directement aux goulets d’étranglement techniques réels.

Le nouveau modèle reflète un réétalonnage plus large des normes doctorales en Chine. Publier des articles académiques ou produire de longues dissertations n’est plus la seule voie pour décrocher le prestigieux diplôme. Les critiques, cependant, soulignent le fait que la rigueur académique doit toujours être maintenue pour préserver la qualité et la crédibilité des diplômes de doctorat.

En Tunisie, nous pouvons adopter cette démarche, capable de résoudre le problème de l’emploi des docteurs. En passant des années exclusivement dans le monde théorique, ces derniers n’ont aucune place sur le marché de l’emploi. S’ils sont connectés au monde réel, leur intégration est garantie, avec un apport palpable et une valeur ajoutée assurée. À bon entendeur…

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Groenland : Pourquoi Washington veut l’île la plus stratégique du monde

Entre défense, ressources et rivalités arctiques

La nouvelle crispation entre Washington et Copenhague autour du Groenland ne relève pas d’un simple caprice diplomatique. L’intérêt américain pour cet immense territoire arctique renvoie à des enjeux militaires, économiques et géopolitiques d’une ampleur rarement évoquée. À mesure que la fonte de la banquise ouvre de nouvelles routes maritimes et redistribue les équilibres du Nord, le Groenland apparaît comme une pièce centrale d’un affrontement global entre puissances.

L’Arctique, nouvelle frontière stratégique

Le Groenland, plus grande île du monde avec près de 2,16 millions km² pour seulement 56.600 habitants dont environ 90% d’Inuits, constitue depuis la Guerre froide un pivot de la défense nord-américaine. La base américaine de Pituffik (ex-Thulé), construite en 1943, reste au cœur du système d’alerte avancée face à la Russie. Son personnel actuel d’environ 150 militaires contraste avec les quelque 6000 soldats de la période 1950-80, mais son rôle stratégique demeure intact.

Situé sur la trajectoire la plus courte empruntée par d’éventuels missiles russes, le Groenland contrôle également le GIUK Gap, corridor maritime crucial pour surveiller les sous-marins. Alors que Moscou a réactivé plus de cinquante installations militaires en Arctique, dont sept brise-glaces nucléaires, et que Pékin se définit comme un « État quasi arctique », Washington veut sécuriser sa position avancée dans le Nord.

Ressources critiques et routes maritimes émergentes

L’intérêt américain est aussi minéral. Le Groenland recèle jusqu’à 20% des réserves mondiales non exploitées de terres rares, selon le USGS, ainsi que du nickel, du cobalt, de l’uranium et du graphite. Une douzaine de sites miniers sont en évaluation, dans un contexte où la Chine domine près de 40% de l’extraction mondiale et une part encore plus importante de la transformation industrielle.

La fonte accélérée renforce cet intérêt : les routes polaires émergentes pourraient réduire de 30 à 40% les distances entre Asie et Europe, Shanghai–Rotterdam passant potentiellement de 20.000 km à environ 12.800 km. Pour Washington, contrôler le Groenland revient à sécuriser les futures autoroutes du commerce mondial.

Indépendance groenlandaise et tensions transatlantiques

Autonome depuis 2009 mais dont la défense reste danoise, le Groenland avance progressivement vers davantage de souveraineté politique, alors que la subvention annuelle de Copenhague – environ 700 millions de dollars, soit près d’un quart du PIB local estimé à 3,2 milliards – demeure indispensable au fonctionnement administratif.

Une majorité de Groenlandais soutient à moyen terme un processus d’indépendance, ouvrant la perspective d’un territoire potentiellement libre de redéfinir ses alliances. Cette dynamique inquiète Bruxelles et Copenhague, qui voient poindre le risque d’un basculement stratégique au profit de Washington. Pour plusieurs responsables européens, un transfert de souveraineté, même partiel, mettrait à l’épreuve la cohésion de l’OTAN.

Comment Washington espère obtenir le Groenland

La Maison Blanche n’a pas limité ses ambitions au terrain diplomatique. Selon CNN et plusieurs sources européennes, l’administration américaine examine trois options : un achat négocié avec le Danemark et le gouvernement autonome groenlandais, comme Harry Truman tenta de le faire en 1946 ; un accord de souveraineté partagée ou de présence renforcée, offrant à Washington un contrôle militaire et logistique accru sans transfert formel de territoire ; et, plus controversé, l’usage possible de la force, une hypothèse évoquée par plusieurs membres de l’administration et jamais exclue publiquement par Donald Trump, qui a affirmé à plusieurs reprises qu’il obtiendrait le Groenland « d’une manière ou d’une autre ».

Ces signaux ont provoqué un front uni européen en soutien à Copenhague, alors que des élus américains des deux partis s’opposent ouvertement à toute démarche coercitive. Le Groenland, pour sa part, affirme que son avenir « appartient à son peuple » et demande désormais à être associé à toutes discussions impliquant son statut.

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Venezuela : Pékin se pose en « force de stabilité » face à Washington

La Chine a dénoncé l’intervention militaire américaine au Venezuela tout en réaffirmant sa volonté de protéger ses intérêts économiques dans le pays, une posture qui lui permet de se présenter comme une « force de stabilité » face à l’unilatéralisme de Washington, estiment des analystes.

Pékin a réagi rapidement à l’attaque, exprimant sa « vive préoccupation » et appelant au respect de la souveraineté vénézuélienne. Les autorités chinoises ont exhorté les États-Unis à privilégier le dialogue pour résoudre la crise.

Lors d’un point presse lundi, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a affirmé que la Chine maintenait une « communication et une coopération positives » avec le Venezuela. Il a ajouté que la volonté de Pékin de renforcer cette coopération, notamment dans le secteur pétrolier, « ne changera pas, quelle que soit l’évolution de la situation ».

Une opportunité diplomatique, mais des risques économiques

L’intervention américaine permet à la Chine de renforcer son image internationale, explique Zichen Wang, chercheur au Center for China and Globalization. « Cette crise aide la Chine à consolider sa position de force de stabilité dans le monde », a-t-il déclaré, cité par Reuters.

Mais cette posture s’accompagne de préoccupations. « La suite des événements est très inquiétante, car la Chine a beaucoup d’intérêts commerciaux au Venezuela », a ajouté Zichen Wang, soulignant le risque d’un impact plus large sur les activités chinoises en Amérique latine.

Selon les données du cabinet américain Rhodium Group, les entreprises chinoises — majoritairement publiques — ont investi environ 4,8 milliards de dollars au Venezuela au cours des deux dernières décennies, principalement dans des projets énergétiques. La majorité de ces investissements ont été réalisés dans la décennie ayant suivi la crise financière mondiale de 2008, principalement au cours des années 2010.

Un enjeu limité pour Pékin, Taïwan inchangé

Malgré cet engagement, le poids du Venezuela reste modeste pour l’économie chinoise. Le pays ne représentait que 2% des importations chinoises de pétrole et de condensats en 2024, selon les chiffres de l’Agence américaine d’information sur l’énergie.

Cette réalité explique la prudence de Pékin, analyse Yue Su, économiste principale pour la Chine à l’Economist Intelligence Unit.
« La Chine cherche avant tout à protéger ses intérêts sans être entraînée dans le conflit », explique-t-elle, estimant que le Venezuela revêt une importance économique et géopolitique limitée pour Pékin.

Les analystes soulignent enfin que la crise vénézuélienne ne modifie pas la position chinoise sur Taïwan, considérée comme un enjeu stratégique central.

« C’est une crise majeure, mais elle ne change pas le mode opératoire de la Chine ni les attentes concernant ses relations avec les États-Unis », a déclaré Dan Wang, directrice au cabinet Eurasia Group, sur CNBC.

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Tunisie–Chine : Discussions sur l’aéroport de Tunis, le port d’Enfidha et Taparura

Une délégation de China CAMC Engineering Co., Ltd. a été reçue par la FIPA-Tunisia pour faire le point sur des projets en cours et examiner de nouvelles opportunités d’investissement. Les échanges ont porté sur plusieurs chantiers majeurs, dont l’aéroport de Tunis-Carthage, le port en eau profonde d’Enfidha et le projet Taparura à Sfax.

La coopération tuniso-chinoise dans le domaine des infrastructures a été au centre d’une rencontre tenue au siège de l’Agence Foncière pour l’Investissement en Tunisie. Les discussions ont réuni les responsables de la FIPA-Tunisia et une délégation de China CAMC Engineering Co., Ltd., filiale du groupe public chinois SINOMACH, autour de projets structurants pour l’économie tunisienne.

Aéroport, port et Taparura à l’ordre du jour

La réunion a permis d’évaluer l’état d’avancement du projet du Centre sportif pour la jeunesse de Ben Arous, réalisé avec la participation de CAMCE. Elle a également ouvert la voie à l’exploration de nouveaux investissements dans des infrastructures de grande envergure, considérées comme prioritaires pour le développement du pays.

Les échanges ont porté sur plusieurs dossiers stratégiques, notamment l’extension de l’aéroport international de Tunis-Carthage, la réalisation du port en eau profonde d’Enfidha et le projet Taparura à Sfax. Ces chantiers sont présentés comme des leviers clés pour renforcer la connectivité, la logistique et l’attractivité économique de la Tunisie.

Un acteur chinois de premier plan

Le directeur général de la FIPA-Tunisia, Jalel Tebib, a mis en avant l’importance des investissements déjà réalisés par CAMCE et souligné la dynamique actuelle visant à accélérer la mise en œuvre des grands projets d’infrastructure, notamment à travers des partenariats public-privé. Il a réaffirmé la volonté des autorités tunisiennes de consolider la coopération économique avec leurs partenaires internationaux.

China CAMC Engineering Co., Ltd. est une entreprise publique relevant directement du gouvernement chinois, spécialisée dans les projets clés en main à l’international. Cotée à la Bourse de Shenzhen depuis 2006, elle est active dans de nombreux pays et constitue un acteur majeur de l’ingénierie et des infrastructures à l’étranger.

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Tunisie-Chine : CAMCE explore de nouveaux investissements

Une délégation de China CAMC Engineering Co., Ltd. (CAMCE), filiale de China National Machinery Industry Corporation (SINOMACH), a été reçue jeudi 25 décembre 2025 au siège de l’Agence Foncière pour l’Investissement en Tunisie (FIPA-Tunisia) par son Directeur Général, Jalel Tebib.

La rencontre a permis de faire le point sur le projet du Centre sportif pour la jeunesse de Ben Arous et d’explorer de nouvelles opportunités d’investissement en Tunisie, notamment dans les infrastructures.

La délégation chinoise, conduite par Joey Zhou, Directeur Général Adjoint de CAMCE, et Eason Li, Chef de Projet, s’est entretenue avec les responsables tunisiens sur les perspectives de coopération dans des chantiers d’envergure tels que l’extension de l’aéroport international de Tunis-Carthage, le port en eau profonde d’Enfidha et le projet Taparura à Sfax.

Jalel Tebib a salué l’importance des investissements réalisés par CAMCE en Tunisie, mettant en avant la dynamique économique actuelle du pays, qui prévoit notamment d’accélérer la réalisation de grands projets d’infrastructure via des partenariats public-privé. Il a également réaffirmé la volonté de la Tunisie de renforcer sa coopération économique avec l’ensemble de ses partenaires internationaux.

Selon la page Facebook de la FIPA-Tunisie, China CAMC Engineering Co., Ltd., entreprise publique dépendant directement du gouvernement chinois, est spécialisée dans les projets clés en main à l’international. Cotée à la Bourse de Shenzhen depuis 2006, elle joue un rôle majeur dans l’expansion de l’influence chinoise dans les secteurs de l’ingénierie et des infrastructures à l’étranger.

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TikTok : quels enjeux derrière l’appel chinois à une solution équilibrée ?

Le gouvernement chinois a réaffirmé sa position sur le dossier TikTok, appelant les parties concernées à parvenir à une solution conforme aux lois et règlements chinois et respectant l’équilibre des intérêts. Cette déclaration est intervenue jeudi, à l’occasion d’une conférence de presse du ministère chinois du Commerce, dans un contexte de discussions persistantes sur l’avenir de l’application aux États-Unis.

La porte-parole du ministère, He Yongqian, répondait à une question portant sur des informations faisant état de la signature par TikTok d’accords avec trois investisseurs en vue de la création d’une nouvelle coentreprise aux États-Unis. Cette structure viserait à assurer la continuité des activités de la plateforme sur le marché américain.

Un cadre issu d’un consensus bilatéral

Selon Mme He, cette question s’inscrit dans le prolongement du consensus atteint lors d’un entretien téléphonique entre les chefs d’État chinois et américain. À la suite de cet échange, les équipes économiques et commerciales des deux pays ont établi un consensus-cadre destiné à traiter, par la coopération, des dossiers sensibles tels que celui de TikTok.

Ce cadre repose, a-t-elle précisé, sur les principes du respect mutuel et de la consultation d’égal à égal. L’objectif affiché consiste à parvenir à une résolution appropriée, sans remise en cause des engagements juridiques et réglementaires de chaque partie.

Un appel à l’engagement de la partie américaine

La porte-parole a exprimé le souhait que la partie américaine travaille « dans la même direction » que la Chine et qu’elle honore de manière sincère les engagements pris dans le cadre de ce consensus. Elle a insisté sur l’importance d’une coopération constructive pour éviter toute escalade et préserver la stabilité des relations économiques bilatérales.

Un environnement commercial jugé déterminant

Dans ce contexte, Mme He a également exhorté les États-Unis à garantir un environnement commercial qualifié de juste, ouvert, transparent et non discriminatoire pour les entreprises chinoises opérant sur leur territoire. Elle a estimé que ces conditions constituent un préalable au fonctionnement continu et stable de ces entreprises.

Pour Pékin, l’enjeu dépasse le seul cas de TikTok. Il s’agit, selon le ministère chinois du Commerce, de favoriser un développement stable, sain et durable des relations économiques et commerciales entre la Chine et les États-Unis, dans un climat de confiance et de prévisibilité réglementaire.

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Transport intelligent : La Tunisie en discussions avec Huawei

La Tunisie et le groupe chinois Huawei discutent d’un renforcement de leur coopération dans le transport intelligent et la digitalisation des infrastructures portuaires, aéroportuaires et ferroviaires.

La coopération tuniso-chinoise dans le domaine du transport intelligent franchit une nouvelle étape. Le ministre du Transport, Rachid Amri, a reçu, lundi 22 décembre 2025, un groupe de responsables de la société chinoise Huawei, leader mondial des technologies de l’information et de la communication, en présence de plusieurs cadres du ministère.

À cette occasion, le ministre a salué la solidité des relations entre la Tunisie et la Chine, soulignant la volonté commune des deux pays d’élever leur partenariat à un niveau supérieur, conformément aux orientations politiques des deux États. Il a insisté sur l’importance de tirer parti des expériences internationales réussies en matière de transport intelligent, notamment dans la digitalisation des ports, des aéroports, des postes frontaliers terrestres ainsi que des réseaux de transport routier et ferroviaire.

Selon le ministère, cette orientation s’inscrit dans une démarche visant à améliorer la qualité des services, renforcer la productivité et élever les standards de sécurité dans un secteur du transport confronté à des défis structurels et organisationnels. Le développement des systèmes d’information et des solutions numériques apparaît ainsi comme un levier stratégique pour moderniser les infrastructures existantes.

Systèmes numériques intégrés

De son côté, le représentant de Huawei a présenté les expériences et solutions développées par le groupe dans le domaine du transport intelligent et des systèmes numériques intégrés. La délégation chinoise a exprimé son intérêt pour l’établissement de partenariats en Tunisie, axés sur l’échange d’expertises et la contribution à la mise en œuvre de projets de digitalisation du secteur des transports.

La rencontre a également permis à la partie tunisienne d’exposer les principaux projets en cours et programmés en matière de transport intelligent et de numérisation, traduisant une volonté d’inscrire le secteur dans une dynamique de modernisation progressive, tout en respectant le cadre réglementaire en vigueur.

Si aucune convention n’a été annoncée à l’issue de cette réunion, celle-ci confirme toutefois l’intérêt croissant des acteurs chinois pour le marché tunisien et relance le débat sur le rôle des technologies numériques dans la réforme du transport public et logistique en Tunisie.

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Intérêt grandissant des voyageurs chinois pour la Tunisie

La Tunisie enregistre une progression notable du nombre de touristes chinois cette année, selon les dernières données publiées par la représentation de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) à Pékin. La dynamique s’est particulièrement accélérée à la fin du mois de novembre 2025.

Pour le seul mois de novembre, le pays a accueilli 3 147 visiteurs chinois, soit une hausse de 24,2 % par rapport à la même période de 2024. Les chiffres cumulés de janvier à novembre confirment cette tendance positive et stable : 25 293 touristes ont été enregistrés, contre 21 386 sur les onze mêmes mois de 2024, ce qui équivaut à une croissance de 18,3 %.

Renforcer les partenariats

Cette performance est attribuée à l’intérêt grandissant des voyageurs chinois pour la Tunisie, perçue comme une destination culturelle et touristique singulière. Elle résulte également des efforts continus déployés pour renforcer les partenariats et intensifier la visibilité de la Tunisie sur le marché chinois.

Le ministère du Tourisme, à travers l’ONTT à Pékin, oeuvre à promouvoir la diversité de l’offre tunisienne afin de répondre aux attentes de cette clientèle, en quête d’expériences variées. Ces initiatives s’inscrivent dans une volonté commune de consolider les échanges touristiques et culturels entre les deux pays.

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Le géant chinois GRITSIL s’intéresse à de futurs investissements en Tunisie

Le fabricant chinois GRITSIL, spécialiste mondial des composants en silicone pour l’industrie automobile et la mobilité électrique, examine de près les possibilités d’investissement en Tunisie. Une rencontre stratégique à la TIA a permis de mettre en avant le potentiel du pays comme plateforme nearshore compétitive.

L’Autorité tunisienne pour l’investissement (TIA) a accueilli une délégation de GRITSIL, groupe chinois de premier plan dans le domaine des composants en silicone destinés aux faisceaux électriques, aux applications de mobilité électrique et aux systèmes avancés de batteries.

Accompagnée de l’Association tunisienne de l’automobile (TAA), la délégation s’est informée des opportunités d’implantation dans un écosystème industriel en pleine montée en gamme. Cette visite s’inscrit dans une démarche visant à rapprocher GRITSIL de ses clients et à renforcer la résilience de sa chaîne d’approvisionnement mondiale.

Une stratégie de nearshoring qui converge vers la Tunisie

GRITSIL accélère son repositionnement nearshore afin de réduire les délais logistiques, sécuriser ses flux industriels et diversifier ses bases de production.

Lors des échanges, les représentants du groupe ont mis en avant la qualité de l’écosystème automobile tunisien, notamment la présence d’acteurs internationaux du câblage, les compétences techniques disponibles localement, la compétitivité opérationnelle, et la situation géographique du pays, idéale pour alimenter les marchés européen et africain.

Cette convergence d’atouts place la Tunisie parmi les options sérieusement envisagées par GRITSIL dans le cadre de sa stratégie mondiale.

Un signal fort pour le positionnement industriel tunisien

La TIA a souligné sa disponibilité à accompagner GRITSIL dans l’étude de faisabilité d’un investissement industriel en Tunisie. L’institution a présenté les dispositifs d’incitation à l’investissement, les mécanismes de facilitation administrative, ainsi que les évolutions réglementaires en faveur des industries innovantes et écoresponsables.

Cet accompagnement vise à offrir un cadre clair et attractif pour les industriels cherchant à s’implanter sur un marché proche de l’Europe et intégré dans des chaînes de valeur mondiales.

Cette rencontre confirme la volonté de la Tunisie de renforcer son statut de hub régional dans l’automobile, l’électromobilité et les technologies avancées. L’intérêt d’un acteur majeur comme GRITSIL constitue un indicateur supplémentaire de la montée en puissance de l’écosystème tunisien et de sa capacité à attirer des investissements à forte valeur ajoutée.

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Batteries au lithium : La Tunisie attire un nouvel investissement chinois

La Tunisie s’apprête à franchir une nouvelle étape dans le développement de son industrie énergétique. La société chinoise YJC Power, spécialisée dans les systèmes de stockage d’énergie, a exprimé son intention de créer une unité de production de batteries au lithium destinée au marché local et régional, en partenariat avec un investisseur tunisien.

L’annonce est intervenue lors d’une réunion tenue vendredi 28 novembre au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, sous la présidence de la ministre Fatma Thabet Chiboub, et en présence du secrétaire d’État chargé de la transition énergétique, Waël Chouchane, ainsi que de hauts cadres et représentants d’organismes sous tutelle.

Ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer la production locale de batteries et de solutions électroniques, dans un contexte mondial marqué par l’essor du transport électrique et par la nécessité d’améliorer les capacités de stockage d’énergie. L’installation de cette unité devrait contribuer à stimuler la compétitivité de l’industrie tunisienne tout en soutenant sa transition énergétique.

Atouts industriels

Le groupe chinois a salué les atouts industriels du pays, la qualité de ses compétences humaines et la position stratégique de la Tunisie comme plateforme de fabrication et d’exportation vers les marchés européens et africains.

Fondée en 2016, YJC Power est spécialisée dans les solutions intelligentes pour les énergies renouvelables et dans le développement de systèmes de stockage d’énergie multi-usages.

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La multinationale chinoise Foxit choisit Tunis comme porte d’entrée vers l’Afrique

Le géant chinois Foxit, acteur mondial des solutions de gestion documentaire et de signatures électroniques, a annoncé son intention d’implanter une filiale en Tunisie pour piloter son expansion sur le continent africain.

Cette démarche intervient après une rencontre à Pékin entre l’ambassade tunisienne et les responsables de la société, séduits par les compétences numériques locales et la position stratégique du pays.

Une implantation stratégique au cœur de l’Afrique numérique

Lors d’un entretien tenu mercredi à l’ambassade de Tunisie en Chine, le directeur du développement international de Foxit, Zhang Lu, a officiellement exprimé la volonté du groupe d’établir une structure opérationnelle en Tunisie.

L’entreprise, déjà présente en Amérique, en Australie et en Europe, voit dans Tunis une plate-forme idéale pour son ancrage africain, privilégiant à la fois la proximité géographique, la stabilité des infrastructures et la réputation des ingénieurs tunisiens dans les technologies digitales.

L’ambassadeur Adel Arbi, accompagné du conseiller économique Abdelkhalek Dhakkar, a présenté les incitations, dispositifs d’appui et avantages compétitifs dont bénéficient les investisseurs étrangers.

Il a également rappelé que la Tunisie figure parmi les pays les plus avancés d’Afrique en matière de développement logiciel, un atout clé pour attirer un acteur global des solutions documentaires.

Diplomatie économique active

Cette discussion à Pékin s’inscrit dans les efforts continus de la diplomatie tunisienne pour attirer davantage d’investissements technologiques chinois. Pour Foxit, fondé dans la province du Fujian, l’implantation en Tunisie servirait de base régionale pour répondre à une demande africaine en pleine croissance en matière de digitalisation, de dématérialisation des procédures et de solutions de signature électronique.

Le projet marque ainsi une étape importante dans le rapprochement entre la Tunisie et l’écosystème technologique chinois, dans un contexte où les pouvoirs publics tunisiens cherchent à renforcer la place du pays comme hub numérique continental.

L’arrivée potentielle d’un acteur mondial comme Foxit pourrait dynamiser le secteur numérique local, favoriser le transfert de technologies et offrir de nouvelles opportunités de partenariat pour les startups tunisiennes.

Outre les retombées économiques, cette implantation renforcerait l’image de la Tunisie comme destination privilégiée pour les industries du logiciel et de l’innovation.

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Crise Chine–Japon : le clash diplomatique vire à la guerre commerciale

La crise ouverte entre Pékin et Tokyo autour de Taïwan s’est rapidement transformée en bras de fer économique. Depuis la mi-novembre, la Chine multiplie les mesures de rétorsion contre le Japon, après les propos de la Première ministre Sanae Takaichi évoquant une possible intervention militaire en cas d’attaque chinoise contre Taïwan.

Le 21 novembre, Pékin a adressé une lettre officielle au secrétaire général des Nations unies pour dénoncer la position japonaise, tout en accusant Tokyo de menacer sa souveraineté. Cette réaction marque l’internationalisation d’un différend qui s’était, quelques jours plus tôt, limité au terrain diplomatique.

Restrictions économiques et coup d’arrêt au tourisme

Dès le 14 novembre, la Chine a ciblé plusieurs secteurs clés de l’économie japonaise. Pékin a d’abord émis un avertissement de voyage déconseillant les déplacements vers le Japon, suivi par des mesures exceptionnelles dans le transport aérien : plusieurs compagnies chinoises ont proposé des remboursements ou des changements gratuits pour les vols vers Tokyo et Osaka.

Le secteur touristique japonais, très dépendant des visiteurs chinois, redoute un choc similaire à celui de 2023, lorsque les arrivées chinoises avaient fortement chuté.

Les mesures ont ensuite touché le domaine culturel. Depuis le 17 novembre, certaines sorties de films japonais en Chine ont été suspendues ou reportées, un signal inhabituel de la part de Pékin dans le cadre d’un désaccord bilatéral.

La crise s’est amplifiée le 19 novembre, lorsque les autorités chinoises ont annoncé la suspension des importations de plusieurs produits de la mer japonais. Cette décision intervient seulement quelques jours après la reprise partielle des achats chinois dans ce secteur, interrompus depuis 2023.
Dans l’agroalimentaire comme dans le tourisme, les entreprises japonaises s’inquiètent désormais d’une dégradation durable de leurs débouchés en Chine.

Tensions navales et impasse diplomatique

En parallèle, les tensions se sont renforcées en mer de Chine orientale, où des patrouilles chinoises ont été signalées autour des îles Senkaku/Diaoyu, revendiquées par les deux pays. Tokyo a dénoncé une brève incursion de navires chinois dans ses eaux territoriales.

Les rencontres diplomatiques des 15 et 18 novembre n’ont pas permis d’aplanir les divergences.
La lettre adressée à l’ONU symbolise désormais une nouvelle phase : celle d’une crise diplomatique qui touche directement les marchés, les secteurs stratégiques et les relations commerciales entre les deux économies les plus importantes d’Asie.

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