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Adel Arbi, nouvel ambassadeur tunisien accrédité en Mongolie

Adel Arbi, actuellement ambassadeur de Tunisie en Chine, a officiellement présenté ses lettres de créance au président mongol Ukhnaagiin Khürelsükh, devenant ainsi l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République tunisienne pour la Mongolie, tout en conservant sa résidence à Pékin, comme a été relayé par l’agence TAP.

En effet, la cérémonie s’est déroulée au Palais d’État d’Oulan-Bator, en présence de plusieurs responsables de la présidence et du ministère des Affaires étrangères de Mongolie.Avec cette nomination, la Tunisie renforce sa représentation diplomatique en Asie centrale et ouvre de nouvelles perspectives de coopération bilatérale entre Tunis et Oulan-Bator.

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Guerre en Iran : Pékin revoit sa stratégie énergétique

La région industrielle du Guangdong, dans le sud de la Chine, a demandé aux producteurs d’électricité locaux de reconstituer leurs réserves de charbon, de limiter leur consommation de gaz naturel et d’accélérer le développement de l’énergie nucléaire – signe que la deuxième économie mondiale commence à ressentir les effets de la guerre au Moyen-Orient.

Guangdong, la région du pays qui consomme le plus d’énergie — particulièrement exposée aux turbulences des marchés internationaux en raison de sa forte dépendance aux importations et des conditions météorologiques sèches dues à l’utilisation de l’énergie hydroélectrique —, a demandé aux gestionnaires de réseau de se préparer activement au pic de demande estival, selon des sources proches du dossier qui s’exprimaient sous couvert d’anonymat et rapportées par Bloomberg.

Les compagnies d’électricité ont reçu l’ordre d’augmenter leurs réserves de charbon afin de couvrir au moins 20 jours de consommation, et idéalement 25 jours par mesure de précaution.

Selon les données de l’Association chinoise du transport et de la distribution du charbon, les réserves moyennes de charbon dans le Guangdong sont tombées à environ 12,6 jours, en dessous de la limite de base de 15 jours d’utilisation.

Nucléaire…

La production d’électricité à partir de gaz a diminué dans les régions côtières chinoises depuis le début de la guerre, notamment après les frappes iraniennes contre l’usine de GNL de Ras Laffan, un site stratégique au Qatar, faisant craindre des perturbations prolongées du marché. La province limitera sa consommation de gaz naturel pour la production d’électricité à 19 milliards de mètres cubes cette année, contre 21 milliards de mètres cubes l’an dernier, relèvent des sources proches du dossier.

Les autorités de régulation ont également demandé à China General Nuclear Power Group de redémarrer un réacteur nucléaire en maintenance et de mettre en service deux nouvelles unités d’ici juillet.

Jusqu’à présent, les marchés énergétiques chinois ont fait preuve d’une relative résilience face aux perturbations causées par la guerre en Iran, notamment grâce à une politique de longue date d’autosuffisance et de diversification. L’approvisionnement énergétique du pays est également renforcé par ses vastes réserves et sa production record de charbon.

Cependant, la hausse des prix du charbon laisse présager un resserrement de l’approvisionnement en ce combustible essentiel. En Chine, l’indice des prix du charbon thermique a progressé de 1,5 % en mars, atteignant son plus haut niveau en trois mois.

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Comment la guerre de Trump enrichit-elle l’Iran ?

La guerre livrée depuis le 28 février 2026 par les États-Unis et Israël à la République islamique d’Iran profite à cette dernière et précisément au Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) car la manne pétrolière n’a jamais été aussi rentable avec la hausse des prix du pétrole et surtout que le pétrole iranien, contrairement à celui de ses voisins, continue de franchir le détroit d’Ormuz. Cette bonne santé financière donne du souffle au régime iranien pour pouvoir poursuivre la guerre actuelle qui s’est transformée en véritable guerre d’usure contre les Américains et les Israéliens. 

Imed Bahri

Dans une enquête intitulée «Comment l’Iran profite de la guerre de Donald Trump pour s’enrichir considérablement?», The Economist commence par rappeler que pendant un demi-siècle, les monarchies pétrolières du Moyen-Orient se sont présentées comme des fournisseurs fiables de pétrole à bas prix. Cependant, la guerre israélo-américaine actuelle contre l’Iran, qui dure depuis cinq semaines, a brisé cette image. Le détroit d’Ormuz étant en grande partie fermé, près de 15% du pétrole mondial ne peut plus atteindre ses destinataires. Tous les États de la région ont réduit leur production et leurs recettes d’exportation se sont effondrées. 

L’Iran remporte la guerre énergétique

Tous, sauf un. Tandis que ses pétroliers continuent de naviguer dans le détroit, l’Iran engrange désormais près du double de ses ventes quotidiennes de pétrole d’avant les bombardements américains et israéliens du 28 février. S’il subit des pertes sur le champ de bataille, il remporte la guerre énergétique.

Déterminer le nombre de barils exportés par le plus grand pays qui contourne les sanctions au monde est complexe. Ses pétroliers sont plus discrets que jamais, les sociétés commerciales d’imagerie satellitaire ont cessé de mettre à jour leurs images de la région et le brouillage électronique plonge le Golfe dans un brouillard informationnel.

Une source proche du dossier pétrolier iranien, s’exprimant sous couvert d’anonymat auprès de The Economist, a confirmé que le pays exporte actuellement entre 2,4 et 2,8 millions de barils par jour de pétrole et de produits pétroliers, dont 1,5 à 1,8 million de barils de pétrole brut. Ce volume est équivalent, voire supérieur, à la moyenne des exportations de l’année dernière. Les prix de vente sont par ailleurs nettement plus élevés.

De plus, le système pétrolier iranien s’est adapté pour mieux résister aux frappes et aux sanctions. La majeure partie des recettes est désormais versée au CGRI, la force d’élite du régime. La Chine joue également un rôle actif pour garantir ces flux financiers. 

Convertir le pétrole en argent liquide

Le commerce pétrolier iranien repose sur trois piliers : les intermédiaires, le transport maritime et le système bancaire parallèle.

Commençons par la puissance de vente. Comme dans la plupart des pays producteurs de pétrole, les exportations de pétrole iranien sont officiellement gérées par la Compagnie nationale iranienne du pétrole (Nioc). Mais la réalité est tout autre. Dans un pays en proie à une pénurie de devises, le pétrole constitue une source de liquidités. Diverses institutions gouvernementales, du ministère des Affaires étrangères à la police, se voient attribuer des quotas pétroliers qu’elles peuvent vendre. Certaines institutions religieuses détiennent également des quotas.

Selon plusieurs sources iraniennes, toutes ces institutions sont contrôlées par une vingtaine de personnalités influentes qui utilisent leurs réseaux pour convertir le pétrole en argent liquide. Certaines figures importantes, comme Ali Shamkhani, ancien chef du Conseil suprême de sécurité nationale, sont décédées. D’autres sont encore en vie. Le fils d’Ali Shamkhani, Hossein Shamkhani, dirige un empire commercial et maritime.

L’entourage de Mojtaba Khamenei, fils et successeur désigné du défunt Guide suprême, tué dès le premier jour de la guerre, est également impliqué dans le commerce du pétrole. Certains négociants sont liés à Gholam Hossein Mohseni Ejei, un haut magistrat du régime.

Nombre de ces individus sont liés au CGRI. Emma Lee, de la société de suivi des navires Vortexa, estime que cette force, qui exploite ses propres champs pétroliers, est à l’origine de la majeure partie de la récente croissance des exportations de pétrole.

Le fils et le gendre de Mohsen Rezaï, ancien commandant et père fondateur des Gardiens de la révolution devenu conseiller militaire de Mojtaba Khamenei en mars, seraient impliqués dans le transport de grandes quantités de pétrole.

La Force Qods, branche des Gardiens chargée des opérations extérieures, contrôle également 25% de la production iranienne de pétrole brut. Cette structure décentralisée la rend difficile à démanteler par des frappes aériennes.

Emprise des Gardiens sur le détroit d’Ormuz

Durant la guerre, les Gardiens de la révolution ont également renforcé leur emprise sur le transport maritime, second pilier du commerce pétrolier. Ils contrôlent le détroit d’Ormuz ainsi que les transports et les communications dans une grande partie du Golfe. Des sociétés d’apparence privée mais appartenant en réalité aux Gardiens de la révolution ou liées à leur société holding Khatam al-Anbiya* coordonnent la plupart des opérations maritimes avec la Nioc. Parmi ces sociétés figurent Sahand Industrial, Sahara Thunder Trading, Pasargad Financial, Admiral Shipping (propriété de la famille Shamkhani) et Gulf Petrochemical Industries Company. Toutes sont soumises à des sanctions américaines en tant que sociétés écrans.

Des experts iraniens en logistique s’efforcent de protéger les pétroliers des dangers. Leur cargaison peut valoir entre 150 et 200 millions de dollars, soit cinq à dix fois la valeur des navires eux-mêmes. Sur l’île de Kharg, d’où est habituellement exporté 90% du pétrole iranien, les navires amarrés au quai extérieur fonctionnent selon des procédures d’urgence leur permettant de larguer leurs amarres et de partir immédiatement sans assistance. L’utilisation du quai d’Azarabad, plus important, a également été réduite pour des raisons de sécurité.

Pendant ce temps, des pétroliers continuent d’assurer la navette entre l’île de Kharg et les îles voisines, ainsi que les navires de stockage.

Les États-Unis ont bombardé des installations militaires sur l’île de Kharg et menacé de s’en emparer et les Gardiens de la révolution semblent se préparer à cette éventualité. Des ports plus petits comme Jask, Lavan et Siri fonctionnent à pleine capacité et accumulent des quantités record de marchandises. On estime que ces ports réunis pourraient traiter 25% des exportations actuelles de l’île de Kharg.

Tous les détails concernant les navires –cargaison, noms des membres d’équipage et destinations– sont transmis aux Gardiens de la révolution par l’intermédiaire d’agents au moment du départ. Après autorisation, un code de transit est attribué. À l’approche du détroit d’Ormuz, les navires sont tenus de diffuser ce code par radio et, s’ils sont autorisés, sont escortés par des navires des Gardiens de la révolution. Ils empruntent souvent un étroit chenal le long de la côte iranienne, permettant aux Gardiens de les surveiller de plus près. Certains pétroliers sont contraints de payer des millions de dollars de frais et leurs dispositifs de suivi sont temporairement activés pour éviter les collisions avant d’être désactivés.

Malgré la récente décision de Washington d’alléger les sanctions, les pétroliers iraniens continuent d’employer des tactiques trompeuses : usurpation d’identité, falsification de documents et manipulation de leur position. Les cargaisons sont souvent transbordées en mer, au large des côtes malaisiennes ou singapouriennes, sur d’autres navires afin de dissimuler leur origine.

La Chine, destinataire final, est à la manœuvre

La destination finale est souvent la Chine, qui absorbe plus de 90% du pétrole iranien. Une centaine de petites raffineries indépendantes de la province du Shandong achètent ce pétrole. Officiellement, ces raffineries sont distinctes des grandes entreprises d’État mais la réalité est plus complexe, certaines étant liées à des sociétés d’État.

Avant la guerre, ces raffineries bénéficiaient de remises importantes sur le pétrole iranien. Désormais, avec la diminution des approvisionnements du Golfe, ces remises ont diminué et le pétrole iranien, une fois les frais de transport ajoutés, est plus cher que le Brent. Les prix mondiaux ont également augmenté, ce qui a considérablement accru les revenus iraniens.

Cependant, ces prix compriment les marges bénéficiaires des raffineries chinoises, notamment en raison du plafonnement des prix des carburants imposé par le gouvernement. Néanmoins, certaines raffineries d’État envisagent d’acheter du pétrole iranien dans le cadre de la dérogation américaine, ce qui pourrait officialiser davantage le rôle de la Chine dans le commerce pétrolier iranien.

Le troisième pilier est le système de paiement. Les acheteurs, chinois et étrangers, paient via des comptes «fiduciaires» temporaires ouverts à cet effet auprès de petites banques en Chine ou à Hong Kong, sous le nom de sociétés écrans. Les fonds sont ensuite transférés à leurs destinations finales par le biais d’un réseau complexe de comptes.

Une partie de l’argent reste en Chine pour l’achat de biens, tandis que le reste est transféré à travers le monde.

The Economist a révélé les noms d’entreprises chinoises récemment utilisées pour transférer des fonds provenant du pétrole iranien et il a été constaté qu’elles traitaient avec des entreprises en Inde, au Kazakhstan et en Turquie.

Ce réseau est géré par des départements spécialisés au sein d’entreprises liées au ministère de la Défense ou aux Gardiens de la révolution, fonctionnant comme des banques informelles. La densité de ces réseaux, qui comprennent des milliers de comptes, les rend extrêmement résistants aux pressions.

Ces dernières semaines, les Émirats arabes unis ont fourni aux États-Unis des informations détaillées sur les réseaux financiers liés à l’Iran, contraignant Téhéran à redistribuer ses fonds via de nouveaux canaux. Les transactions s’effectuent désormais par le biais de multiples sociétés écrans et avec une extrême prudence.

Malgré des retraits effectués sur certains comptes contenant entre 6 et 7 milliards de dollars, de nombreux paradis fiscaux subsistent, notamment des comptes en Asie de l’Est et en Europe.

Cette complexité complique le suivi des fonds, même pour la banque centrale iranienne, mais permet simultanément à certains acteurs du secteur pétrolier d’engranger des profits supplémentaires. Le système pétrolier continue néanmoins de fonctionner.

À moins d’une attaque d’envergure contre les infrastructures énergétiques iraniennes –qui pourrait inciter l’Iran à riposter en frappant des installations dans les pays du Golfe–, il sera difficile de paralyser ce système.

* Khatam al-Anbiya est une société holding géante détenue par les Gardiens de la révolution avec qui contrôle plus de 812 sociétés enregistrées à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Iran. À ne pas confondre avec une autre structure, le commandement militaire Khatam al-Anbiya, commandement unifié des forces armées iraniennes.

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Un bras financier stratégique de Pékin en reconnaissance à Tunis

Le Fonds de Développement Chine-Afrique (CAD Fund) a dépêché une délégation de représentants de haut rang à l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII). Et ce, dans le cadre d’une mission de prospection tournée vers les filières industrielles, technologiques et innovantes du pays. À l’issue des échanges, le fonds a fait part de son intention d’examiner concrètement plusieurs pistes d’investissement en Tunisie.

Trois représentants du CAD Fund ont été accueillis au siège de l’agence par son directeur général, Omar Bouzouada, entouré de plusieurs cadres de l’institution. La délégation était composée de Li Shibao, représentant principal du fonds, de Yu Qing et de Fu Heng, qui dirige le bureau de représentation en charge de l’Afrique du Nord et de l’Est.

Les responsables tunisiens ont articulé leur présentation autour de plusieurs axes. Les réformes entreprises pour assainir l’environnement des affaires ont été détaillées, de même que les dispositifs d’incitation fiscale à destination des investisseurs étrangers et les mécanismes de soutien au développement régional. L’APII a également valorisé la qualité de la main-d’œuvre nationale et le savoir-faire tunisien dans les activités à forte composante technologique. Deux leviers présentés comme des différenciateurs compétitifs.

En outre, la position géographique du pays a occupé une place centrale dans les arguments avancés. En effet, situé à la jonction de l’Europe, du continent africain et du Moyen-Orient, il a été présenté comme une plateforme d’ancrage idéale pour des opérations régionales à rayonnement multiple. Les secteurs porteurs susceptibles d’intéresser CAD Fund ont fait l’objet d’une présentation ciblée. Et ce, sans que les filières concernées n’aient été précisément nommées dans la communication officielle.

Un instrument financier chinois au service de l’expansion en Afrique

Fondé en 2007 sous l’égide de la Banque de Développement de Chine, le CAD Fund a pour vocation d’accompagner le déploiement des entreprises chinoises sur le continent africain. Son périmètre d’intervention couvre des domaines aussi variés que les infrastructures, l’agriculture, l’implantation de zones industrielles et le renforcement des capacités productives locales.

Au terme de la rencontre, le CAD Fund a exprimé sa disposition à approfondir les perspectives de coopération avec la partie tunisienne. De même qu’il s’est déclaré intéressé par plusieurs projets d’investissement identifiés lors des discussions. Cette démarche s’inscrit dans un moment où la Tunisie multiplie les initiatives pour élargir son réseau de partenaires internationaux et mobiliser des capitaux étrangers. Et en particulier dans les secteurs industriels et technologiques à haute valeur ajoutée.

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Solaire : la Chine supprime les exonérations fiscales à l’export

Cette décision concerne notamment les exportations de produits photovoltaïques et chimiques à base de phosphore.

La Chine a décidé de supprimer les exonérations fiscales pour les exportations d’équipements de production d’énergie solaire. Ce changement intervient à un moment où le pays connaît une surproduction importante de ces équipements et de féroces guerres des prix. Ce qui constitue une source de ressentiment parmi ses partenaires commerciaux.

Début janvier, les autorités chinoises ont annoncé qu’à compter du 1er avril, le remboursement de la TVA sur les produits d’énergie solaire exportés, qui était de 9 %, prendrait fin.

Cette décision concerne les exportations de produits photovoltaïques et chimiques à base de phosphore. Le ministère chinois des Finances n’a fourni aucune explication à ce sujet.

Depuis des années, le secteur de l’énergie solaire est confronté à la concurrence des exportations chinoises à bas prix. Meyerberger est la dernière entreprise européenne du secteur à avoir déposé le bilan l’an dernier, concernant ses sites de production situés en Saxe et en Saxe-Anhalt en Allemagne.

L’entreprise suisse a évoqué la concurrence des entreprises chinoises, qui proposent des unités d’énergie solaire à très bas prix, comme l’une des raisons de son échec.

De son côté, l’Association chinoise de l’industrie photovoltaïque a salué ces nouvelles règles, déclarant en janvier que les entreprises chinoises du secteur de l’énergie solaire étaient confrontées à une concurrence dévastatrice depuis 2024.

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Huang Yiping met en garde contre une « inflation importée » en Chine

Huang Yiping, conseiller de la Banque populaire de Chine, a déclaré que « l’inflation importée » exercerait une pression sur l’économie de son pays. Mais que Pékin dispose de la flexibilité politique nécessaire pour absorber le choc de la hausse des prix du pétrole si le conflit au Moyen-Orient prend fin prochainement.

Lors d’une réunion à Pékin, M. Huang – membre du Comité de politique monétaire de la Banque populaire de Chine – a fait part de son inquiétude aux médias. Et ce, concernant le choc subi par la rentabilité des entreprises en raison de la hausse des prix du pétrole. Tout en affirmant que cette pression serait extrêmement dommageable pour l’économie réelle.

Certaines des plus grandes banques américaines ont revu à la hausse leurs prévisions d’inflation pour la Chine cette année. De même qu’elles ont abaissé leurs attentes concernant une baisse des taux d’intérêt chinois. Car l’escalade du conflit entre les États-Unis et Israël contre l’Iran d’autre a entraîné une hausse des prix du pétrole.

Selon un rapport publié lundi 30 mars, Bank of America s’est jointe à d’autres banques de Wall Street telles que Citigroup et Goldman Sachs pour prévoir une hausse plus rapide des prix à la consommation et de gros en Chine cette année, par rapport aux prévisions précédentes.

La forte hausse des coûts de l’énergie réduit également la probabilité d’un assouplissement monétaire dans les prochains mois. Les économistes de Bank of America renonçant à leurs prévisions de deux baisses de taux d’intérêt totalisant 20 points de base cette année.

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50 tonnes d’huile d’olive tunisienne débarquent en Chine: une première qui ouvre un marché d’un milliard de clients

Pour la première fois, de l’huile d’olive tunisienne accoste dans la province du Hubei.

Cinquante tonnes. C’est le poids de cette première cargaison d’huile d’olive tunisienne arrivée au port du Hubei, une province stratégique au cœur de la Chine. Un carrefour commercial qui connecte des dizaines de millions de consommateurs.

L’ambassade de Tunisie à Pékin n’a pas laissé passer l’occasion. Elle a organisé une grande manifestation promotionnelle sur les quais mêmes du port, en partenariat avec l’entreprise locale Wuhan Yangluo.

Le Hubei, une clé pour la Chine entière

Le choix du Hubei n’est pas un hasard. Cette province est une plaque tournante du commerce en Chine centrale. Elle rayonne sur les régions voisines. Elle donne accès à environ un tiers des consommateurs chinois. Un potentiel commercial immense.

Les acteurs économiques locaux l’ont bien compris. Le Bureau des affaires étrangères était présent, la Chambre de l’industrie et du commerce aussi. Les grands importateurs et distributeurs alimentaires de la région ont fait également le déplacement.

 

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Groenland : Pourquoi Washington veut l’île la plus stratégique du monde

Entre défense, ressources et rivalités arctiques

La nouvelle crispation entre Washington et Copenhague autour du Groenland ne relève pas d’un simple caprice diplomatique. L’intérêt américain pour cet immense territoire arctique renvoie à des enjeux militaires, économiques et géopolitiques d’une ampleur rarement évoquée. À mesure que la fonte de la banquise ouvre de nouvelles routes maritimes et redistribue les équilibres du Nord, le Groenland apparaît comme une pièce centrale d’un affrontement global entre puissances.

L’Arctique, nouvelle frontière stratégique

Le Groenland, plus grande île du monde avec près de 2,16 millions km² pour seulement 56.600 habitants dont environ 90% d’Inuits, constitue depuis la Guerre froide un pivot de la défense nord-américaine. La base américaine de Pituffik (ex-Thulé), construite en 1943, reste au cœur du système d’alerte avancée face à la Russie. Son personnel actuel d’environ 150 militaires contraste avec les quelque 6000 soldats de la période 1950-80, mais son rôle stratégique demeure intact.

Situé sur la trajectoire la plus courte empruntée par d’éventuels missiles russes, le Groenland contrôle également le GIUK Gap, corridor maritime crucial pour surveiller les sous-marins. Alors que Moscou a réactivé plus de cinquante installations militaires en Arctique, dont sept brise-glaces nucléaires, et que Pékin se définit comme un « État quasi arctique », Washington veut sécuriser sa position avancée dans le Nord.

Ressources critiques et routes maritimes émergentes

L’intérêt américain est aussi minéral. Le Groenland recèle jusqu’à 20% des réserves mondiales non exploitées de terres rares, selon le USGS, ainsi que du nickel, du cobalt, de l’uranium et du graphite. Une douzaine de sites miniers sont en évaluation, dans un contexte où la Chine domine près de 40% de l’extraction mondiale et une part encore plus importante de la transformation industrielle.

La fonte accélérée renforce cet intérêt : les routes polaires émergentes pourraient réduire de 30 à 40% les distances entre Asie et Europe, Shanghai–Rotterdam passant potentiellement de 20.000 km à environ 12.800 km. Pour Washington, contrôler le Groenland revient à sécuriser les futures autoroutes du commerce mondial.

Indépendance groenlandaise et tensions transatlantiques

Autonome depuis 2009 mais dont la défense reste danoise, le Groenland avance progressivement vers davantage de souveraineté politique, alors que la subvention annuelle de Copenhague – environ 700 millions de dollars, soit près d’un quart du PIB local estimé à 3,2 milliards – demeure indispensable au fonctionnement administratif.

Une majorité de Groenlandais soutient à moyen terme un processus d’indépendance, ouvrant la perspective d’un territoire potentiellement libre de redéfinir ses alliances. Cette dynamique inquiète Bruxelles et Copenhague, qui voient poindre le risque d’un basculement stratégique au profit de Washington. Pour plusieurs responsables européens, un transfert de souveraineté, même partiel, mettrait à l’épreuve la cohésion de l’OTAN.

Comment Washington espère obtenir le Groenland

La Maison Blanche n’a pas limité ses ambitions au terrain diplomatique. Selon CNN et plusieurs sources européennes, l’administration américaine examine trois options : un achat négocié avec le Danemark et le gouvernement autonome groenlandais, comme Harry Truman tenta de le faire en 1946 ; un accord de souveraineté partagée ou de présence renforcée, offrant à Washington un contrôle militaire et logistique accru sans transfert formel de territoire ; et, plus controversé, l’usage possible de la force, une hypothèse évoquée par plusieurs membres de l’administration et jamais exclue publiquement par Donald Trump, qui a affirmé à plusieurs reprises qu’il obtiendrait le Groenland « d’une manière ou d’une autre ».

Ces signaux ont provoqué un front uni européen en soutien à Copenhague, alors que des élus américains des deux partis s’opposent ouvertement à toute démarche coercitive. Le Groenland, pour sa part, affirme que son avenir « appartient à son peuple » et demande désormais à être associé à toutes discussions impliquant son statut.

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Venezuela : Pékin se pose en « force de stabilité » face à Washington

La Chine a dénoncé l’intervention militaire américaine au Venezuela tout en réaffirmant sa volonté de protéger ses intérêts économiques dans le pays, une posture qui lui permet de se présenter comme une « force de stabilité » face à l’unilatéralisme de Washington, estiment des analystes.

Pékin a réagi rapidement à l’attaque, exprimant sa « vive préoccupation » et appelant au respect de la souveraineté vénézuélienne. Les autorités chinoises ont exhorté les États-Unis à privilégier le dialogue pour résoudre la crise.

Lors d’un point presse lundi, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a affirmé que la Chine maintenait une « communication et une coopération positives » avec le Venezuela. Il a ajouté que la volonté de Pékin de renforcer cette coopération, notamment dans le secteur pétrolier, « ne changera pas, quelle que soit l’évolution de la situation ».

Une opportunité diplomatique, mais des risques économiques

L’intervention américaine permet à la Chine de renforcer son image internationale, explique Zichen Wang, chercheur au Center for China and Globalization. « Cette crise aide la Chine à consolider sa position de force de stabilité dans le monde », a-t-il déclaré, cité par Reuters.

Mais cette posture s’accompagne de préoccupations. « La suite des événements est très inquiétante, car la Chine a beaucoup d’intérêts commerciaux au Venezuela », a ajouté Zichen Wang, soulignant le risque d’un impact plus large sur les activités chinoises en Amérique latine.

Selon les données du cabinet américain Rhodium Group, les entreprises chinoises — majoritairement publiques — ont investi environ 4,8 milliards de dollars au Venezuela au cours des deux dernières décennies, principalement dans des projets énergétiques. La majorité de ces investissements ont été réalisés dans la décennie ayant suivi la crise financière mondiale de 2008, principalement au cours des années 2010.

Un enjeu limité pour Pékin, Taïwan inchangé

Malgré cet engagement, le poids du Venezuela reste modeste pour l’économie chinoise. Le pays ne représentait que 2% des importations chinoises de pétrole et de condensats en 2024, selon les chiffres de l’Agence américaine d’information sur l’énergie.

Cette réalité explique la prudence de Pékin, analyse Yue Su, économiste principale pour la Chine à l’Economist Intelligence Unit.
« La Chine cherche avant tout à protéger ses intérêts sans être entraînée dans le conflit », explique-t-elle, estimant que le Venezuela revêt une importance économique et géopolitique limitée pour Pékin.

Les analystes soulignent enfin que la crise vénézuélienne ne modifie pas la position chinoise sur Taïwan, considérée comme un enjeu stratégique central.

« C’est une crise majeure, mais elle ne change pas le mode opératoire de la Chine ni les attentes concernant ses relations avec les États-Unis », a déclaré Dan Wang, directrice au cabinet Eurasia Group, sur CNBC.

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Tunisie–Chine : Discussions sur l’aéroport de Tunis, le port d’Enfidha et Taparura

Une délégation de China CAMC Engineering Co., Ltd. a été reçue par la FIPA-Tunisia pour faire le point sur des projets en cours et examiner de nouvelles opportunités d’investissement. Les échanges ont porté sur plusieurs chantiers majeurs, dont l’aéroport de Tunis-Carthage, le port en eau profonde d’Enfidha et le projet Taparura à Sfax.

La coopération tuniso-chinoise dans le domaine des infrastructures a été au centre d’une rencontre tenue au siège de l’Agence Foncière pour l’Investissement en Tunisie. Les discussions ont réuni les responsables de la FIPA-Tunisia et une délégation de China CAMC Engineering Co., Ltd., filiale du groupe public chinois SINOMACH, autour de projets structurants pour l’économie tunisienne.

Aéroport, port et Taparura à l’ordre du jour

La réunion a permis d’évaluer l’état d’avancement du projet du Centre sportif pour la jeunesse de Ben Arous, réalisé avec la participation de CAMCE. Elle a également ouvert la voie à l’exploration de nouveaux investissements dans des infrastructures de grande envergure, considérées comme prioritaires pour le développement du pays.

Les échanges ont porté sur plusieurs dossiers stratégiques, notamment l’extension de l’aéroport international de Tunis-Carthage, la réalisation du port en eau profonde d’Enfidha et le projet Taparura à Sfax. Ces chantiers sont présentés comme des leviers clés pour renforcer la connectivité, la logistique et l’attractivité économique de la Tunisie.

Un acteur chinois de premier plan

Le directeur général de la FIPA-Tunisia, Jalel Tebib, a mis en avant l’importance des investissements déjà réalisés par CAMCE et souligné la dynamique actuelle visant à accélérer la mise en œuvre des grands projets d’infrastructure, notamment à travers des partenariats public-privé. Il a réaffirmé la volonté des autorités tunisiennes de consolider la coopération économique avec leurs partenaires internationaux.

China CAMC Engineering Co., Ltd. est une entreprise publique relevant directement du gouvernement chinois, spécialisée dans les projets clés en main à l’international. Cotée à la Bourse de Shenzhen depuis 2006, elle est active dans de nombreux pays et constitue un acteur majeur de l’ingénierie et des infrastructures à l’étranger.

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Tunisie-Chine : CAMCE explore de nouveaux investissements

Une délégation de China CAMC Engineering Co., Ltd. (CAMCE), filiale de China National Machinery Industry Corporation (SINOMACH), a été reçue jeudi 25 décembre 2025 au siège de l’Agence Foncière pour l’Investissement en Tunisie (FIPA-Tunisia) par son Directeur Général, Jalel Tebib.

La rencontre a permis de faire le point sur le projet du Centre sportif pour la jeunesse de Ben Arous et d’explorer de nouvelles opportunités d’investissement en Tunisie, notamment dans les infrastructures.

La délégation chinoise, conduite par Joey Zhou, Directeur Général Adjoint de CAMCE, et Eason Li, Chef de Projet, s’est entretenue avec les responsables tunisiens sur les perspectives de coopération dans des chantiers d’envergure tels que l’extension de l’aéroport international de Tunis-Carthage, le port en eau profonde d’Enfidha et le projet Taparura à Sfax.

Jalel Tebib a salué l’importance des investissements réalisés par CAMCE en Tunisie, mettant en avant la dynamique économique actuelle du pays, qui prévoit notamment d’accélérer la réalisation de grands projets d’infrastructure via des partenariats public-privé. Il a également réaffirmé la volonté de la Tunisie de renforcer sa coopération économique avec l’ensemble de ses partenaires internationaux.

Selon la page Facebook de la FIPA-Tunisie, China CAMC Engineering Co., Ltd., entreprise publique dépendant directement du gouvernement chinois, est spécialisée dans les projets clés en main à l’international. Cotée à la Bourse de Shenzhen depuis 2006, elle joue un rôle majeur dans l’expansion de l’influence chinoise dans les secteurs de l’ingénierie et des infrastructures à l’étranger.

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TikTok : quels enjeux derrière l’appel chinois à une solution équilibrée ?

Le gouvernement chinois a réaffirmé sa position sur le dossier TikTok, appelant les parties concernées à parvenir à une solution conforme aux lois et règlements chinois et respectant l’équilibre des intérêts. Cette déclaration est intervenue jeudi, à l’occasion d’une conférence de presse du ministère chinois du Commerce, dans un contexte de discussions persistantes sur l’avenir de l’application aux États-Unis.

La porte-parole du ministère, He Yongqian, répondait à une question portant sur des informations faisant état de la signature par TikTok d’accords avec trois investisseurs en vue de la création d’une nouvelle coentreprise aux États-Unis. Cette structure viserait à assurer la continuité des activités de la plateforme sur le marché américain.

Un cadre issu d’un consensus bilatéral

Selon Mme He, cette question s’inscrit dans le prolongement du consensus atteint lors d’un entretien téléphonique entre les chefs d’État chinois et américain. À la suite de cet échange, les équipes économiques et commerciales des deux pays ont établi un consensus-cadre destiné à traiter, par la coopération, des dossiers sensibles tels que celui de TikTok.

Ce cadre repose, a-t-elle précisé, sur les principes du respect mutuel et de la consultation d’égal à égal. L’objectif affiché consiste à parvenir à une résolution appropriée, sans remise en cause des engagements juridiques et réglementaires de chaque partie.

Un appel à l’engagement de la partie américaine

La porte-parole a exprimé le souhait que la partie américaine travaille « dans la même direction » que la Chine et qu’elle honore de manière sincère les engagements pris dans le cadre de ce consensus. Elle a insisté sur l’importance d’une coopération constructive pour éviter toute escalade et préserver la stabilité des relations économiques bilatérales.

Un environnement commercial jugé déterminant

Dans ce contexte, Mme He a également exhorté les États-Unis à garantir un environnement commercial qualifié de juste, ouvert, transparent et non discriminatoire pour les entreprises chinoises opérant sur leur territoire. Elle a estimé que ces conditions constituent un préalable au fonctionnement continu et stable de ces entreprises.

Pour Pékin, l’enjeu dépasse le seul cas de TikTok. Il s’agit, selon le ministère chinois du Commerce, de favoriser un développement stable, sain et durable des relations économiques et commerciales entre la Chine et les États-Unis, dans un climat de confiance et de prévisibilité réglementaire.

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Transport intelligent : La Tunisie en discussions avec Huawei

La Tunisie et le groupe chinois Huawei discutent d’un renforcement de leur coopération dans le transport intelligent et la digitalisation des infrastructures portuaires, aéroportuaires et ferroviaires.

La coopération tuniso-chinoise dans le domaine du transport intelligent franchit une nouvelle étape. Le ministre du Transport, Rachid Amri, a reçu, lundi 22 décembre 2025, un groupe de responsables de la société chinoise Huawei, leader mondial des technologies de l’information et de la communication, en présence de plusieurs cadres du ministère.

À cette occasion, le ministre a salué la solidité des relations entre la Tunisie et la Chine, soulignant la volonté commune des deux pays d’élever leur partenariat à un niveau supérieur, conformément aux orientations politiques des deux États. Il a insisté sur l’importance de tirer parti des expériences internationales réussies en matière de transport intelligent, notamment dans la digitalisation des ports, des aéroports, des postes frontaliers terrestres ainsi que des réseaux de transport routier et ferroviaire.

Selon le ministère, cette orientation s’inscrit dans une démarche visant à améliorer la qualité des services, renforcer la productivité et élever les standards de sécurité dans un secteur du transport confronté à des défis structurels et organisationnels. Le développement des systèmes d’information et des solutions numériques apparaît ainsi comme un levier stratégique pour moderniser les infrastructures existantes.

Systèmes numériques intégrés

De son côté, le représentant de Huawei a présenté les expériences et solutions développées par le groupe dans le domaine du transport intelligent et des systèmes numériques intégrés. La délégation chinoise a exprimé son intérêt pour l’établissement de partenariats en Tunisie, axés sur l’échange d’expertises et la contribution à la mise en œuvre de projets de digitalisation du secteur des transports.

La rencontre a également permis à la partie tunisienne d’exposer les principaux projets en cours et programmés en matière de transport intelligent et de numérisation, traduisant une volonté d’inscrire le secteur dans une dynamique de modernisation progressive, tout en respectant le cadre réglementaire en vigueur.

Si aucune convention n’a été annoncée à l’issue de cette réunion, celle-ci confirme toutefois l’intérêt croissant des acteurs chinois pour le marché tunisien et relance le débat sur le rôle des technologies numériques dans la réforme du transport public et logistique en Tunisie.

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Intérêt grandissant des voyageurs chinois pour la Tunisie

La Tunisie enregistre une progression notable du nombre de touristes chinois cette année, selon les dernières données publiées par la représentation de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) à Pékin. La dynamique s’est particulièrement accélérée à la fin du mois de novembre 2025.

Pour le seul mois de novembre, le pays a accueilli 3 147 visiteurs chinois, soit une hausse de 24,2 % par rapport à la même période de 2024. Les chiffres cumulés de janvier à novembre confirment cette tendance positive et stable : 25 293 touristes ont été enregistrés, contre 21 386 sur les onze mêmes mois de 2024, ce qui équivaut à une croissance de 18,3 %.

Renforcer les partenariats

Cette performance est attribuée à l’intérêt grandissant des voyageurs chinois pour la Tunisie, perçue comme une destination culturelle et touristique singulière. Elle résulte également des efforts continus déployés pour renforcer les partenariats et intensifier la visibilité de la Tunisie sur le marché chinois.

Le ministère du Tourisme, à travers l’ONTT à Pékin, oeuvre à promouvoir la diversité de l’offre tunisienne afin de répondre aux attentes de cette clientèle, en quête d’expériences variées. Ces initiatives s’inscrivent dans une volonté commune de consolider les échanges touristiques et culturels entre les deux pays.

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Le géant chinois GRITSIL s’intéresse à de futurs investissements en Tunisie

Le fabricant chinois GRITSIL, spécialiste mondial des composants en silicone pour l’industrie automobile et la mobilité électrique, examine de près les possibilités d’investissement en Tunisie. Une rencontre stratégique à la TIA a permis de mettre en avant le potentiel du pays comme plateforme nearshore compétitive.

L’Autorité tunisienne pour l’investissement (TIA) a accueilli une délégation de GRITSIL, groupe chinois de premier plan dans le domaine des composants en silicone destinés aux faisceaux électriques, aux applications de mobilité électrique et aux systèmes avancés de batteries.

Accompagnée de l’Association tunisienne de l’automobile (TAA), la délégation s’est informée des opportunités d’implantation dans un écosystème industriel en pleine montée en gamme. Cette visite s’inscrit dans une démarche visant à rapprocher GRITSIL de ses clients et à renforcer la résilience de sa chaîne d’approvisionnement mondiale.

Une stratégie de nearshoring qui converge vers la Tunisie

GRITSIL accélère son repositionnement nearshore afin de réduire les délais logistiques, sécuriser ses flux industriels et diversifier ses bases de production.

Lors des échanges, les représentants du groupe ont mis en avant la qualité de l’écosystème automobile tunisien, notamment la présence d’acteurs internationaux du câblage, les compétences techniques disponibles localement, la compétitivité opérationnelle, et la situation géographique du pays, idéale pour alimenter les marchés européen et africain.

Cette convergence d’atouts place la Tunisie parmi les options sérieusement envisagées par GRITSIL dans le cadre de sa stratégie mondiale.

Un signal fort pour le positionnement industriel tunisien

La TIA a souligné sa disponibilité à accompagner GRITSIL dans l’étude de faisabilité d’un investissement industriel en Tunisie. L’institution a présenté les dispositifs d’incitation à l’investissement, les mécanismes de facilitation administrative, ainsi que les évolutions réglementaires en faveur des industries innovantes et écoresponsables.

Cet accompagnement vise à offrir un cadre clair et attractif pour les industriels cherchant à s’implanter sur un marché proche de l’Europe et intégré dans des chaînes de valeur mondiales.

Cette rencontre confirme la volonté de la Tunisie de renforcer son statut de hub régional dans l’automobile, l’électromobilité et les technologies avancées. L’intérêt d’un acteur majeur comme GRITSIL constitue un indicateur supplémentaire de la montée en puissance de l’écosystème tunisien et de sa capacité à attirer des investissements à forte valeur ajoutée.

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Batteries au lithium : La Tunisie attire un nouvel investissement chinois

La Tunisie s’apprête à franchir une nouvelle étape dans le développement de son industrie énergétique. La société chinoise YJC Power, spécialisée dans les systèmes de stockage d’énergie, a exprimé son intention de créer une unité de production de batteries au lithium destinée au marché local et régional, en partenariat avec un investisseur tunisien.

L’annonce est intervenue lors d’une réunion tenue vendredi 28 novembre au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, sous la présidence de la ministre Fatma Thabet Chiboub, et en présence du secrétaire d’État chargé de la transition énergétique, Waël Chouchane, ainsi que de hauts cadres et représentants d’organismes sous tutelle.

Ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer la production locale de batteries et de solutions électroniques, dans un contexte mondial marqué par l’essor du transport électrique et par la nécessité d’améliorer les capacités de stockage d’énergie. L’installation de cette unité devrait contribuer à stimuler la compétitivité de l’industrie tunisienne tout en soutenant sa transition énergétique.

Atouts industriels

Le groupe chinois a salué les atouts industriels du pays, la qualité de ses compétences humaines et la position stratégique de la Tunisie comme plateforme de fabrication et d’exportation vers les marchés européens et africains.

Fondée en 2016, YJC Power est spécialisée dans les solutions intelligentes pour les énergies renouvelables et dans le développement de systèmes de stockage d’énergie multi-usages.

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La multinationale chinoise Foxit choisit Tunis comme porte d’entrée vers l’Afrique

Le géant chinois Foxit, acteur mondial des solutions de gestion documentaire et de signatures électroniques, a annoncé son intention d’implanter une filiale en Tunisie pour piloter son expansion sur le continent africain.

Cette démarche intervient après une rencontre à Pékin entre l’ambassade tunisienne et les responsables de la société, séduits par les compétences numériques locales et la position stratégique du pays.

Une implantation stratégique au cœur de l’Afrique numérique

Lors d’un entretien tenu mercredi à l’ambassade de Tunisie en Chine, le directeur du développement international de Foxit, Zhang Lu, a officiellement exprimé la volonté du groupe d’établir une structure opérationnelle en Tunisie.

L’entreprise, déjà présente en Amérique, en Australie et en Europe, voit dans Tunis une plate-forme idéale pour son ancrage africain, privilégiant à la fois la proximité géographique, la stabilité des infrastructures et la réputation des ingénieurs tunisiens dans les technologies digitales.

L’ambassadeur Adel Arbi, accompagné du conseiller économique Abdelkhalek Dhakkar, a présenté les incitations, dispositifs d’appui et avantages compétitifs dont bénéficient les investisseurs étrangers.

Il a également rappelé que la Tunisie figure parmi les pays les plus avancés d’Afrique en matière de développement logiciel, un atout clé pour attirer un acteur global des solutions documentaires.

Diplomatie économique active

Cette discussion à Pékin s’inscrit dans les efforts continus de la diplomatie tunisienne pour attirer davantage d’investissements technologiques chinois. Pour Foxit, fondé dans la province du Fujian, l’implantation en Tunisie servirait de base régionale pour répondre à une demande africaine en pleine croissance en matière de digitalisation, de dématérialisation des procédures et de solutions de signature électronique.

Le projet marque ainsi une étape importante dans le rapprochement entre la Tunisie et l’écosystème technologique chinois, dans un contexte où les pouvoirs publics tunisiens cherchent à renforcer la place du pays comme hub numérique continental.

L’arrivée potentielle d’un acteur mondial comme Foxit pourrait dynamiser le secteur numérique local, favoriser le transfert de technologies et offrir de nouvelles opportunités de partenariat pour les startups tunisiennes.

Outre les retombées économiques, cette implantation renforcerait l’image de la Tunisie comme destination privilégiée pour les industries du logiciel et de l’innovation.

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Crise Chine–Japon : le clash diplomatique vire à la guerre commerciale

La crise ouverte entre Pékin et Tokyo autour de Taïwan s’est rapidement transformée en bras de fer économique. Depuis la mi-novembre, la Chine multiplie les mesures de rétorsion contre le Japon, après les propos de la Première ministre Sanae Takaichi évoquant une possible intervention militaire en cas d’attaque chinoise contre Taïwan.

Le 21 novembre, Pékin a adressé une lettre officielle au secrétaire général des Nations unies pour dénoncer la position japonaise, tout en accusant Tokyo de menacer sa souveraineté. Cette réaction marque l’internationalisation d’un différend qui s’était, quelques jours plus tôt, limité au terrain diplomatique.

Restrictions économiques et coup d’arrêt au tourisme

Dès le 14 novembre, la Chine a ciblé plusieurs secteurs clés de l’économie japonaise. Pékin a d’abord émis un avertissement de voyage déconseillant les déplacements vers le Japon, suivi par des mesures exceptionnelles dans le transport aérien : plusieurs compagnies chinoises ont proposé des remboursements ou des changements gratuits pour les vols vers Tokyo et Osaka.

Le secteur touristique japonais, très dépendant des visiteurs chinois, redoute un choc similaire à celui de 2023, lorsque les arrivées chinoises avaient fortement chuté.

Les mesures ont ensuite touché le domaine culturel. Depuis le 17 novembre, certaines sorties de films japonais en Chine ont été suspendues ou reportées, un signal inhabituel de la part de Pékin dans le cadre d’un désaccord bilatéral.

La crise s’est amplifiée le 19 novembre, lorsque les autorités chinoises ont annoncé la suspension des importations de plusieurs produits de la mer japonais. Cette décision intervient seulement quelques jours après la reprise partielle des achats chinois dans ce secteur, interrompus depuis 2023.
Dans l’agroalimentaire comme dans le tourisme, les entreprises japonaises s’inquiètent désormais d’une dégradation durable de leurs débouchés en Chine.

Tensions navales et impasse diplomatique

En parallèle, les tensions se sont renforcées en mer de Chine orientale, où des patrouilles chinoises ont été signalées autour des îles Senkaku/Diaoyu, revendiquées par les deux pays. Tokyo a dénoncé une brève incursion de navires chinois dans ses eaux territoriales.

Les rencontres diplomatiques des 15 et 18 novembre n’ont pas permis d’aplanir les divergences.
La lettre adressée à l’ONU symbolise désormais une nouvelle phase : celle d’une crise diplomatique qui touche directement les marchés, les secteurs stratégiques et les relations commerciales entre les deux économies les plus importantes d’Asie.

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Tunisie : première intervention au laser Thulium à l’hôpital Habib Thameur

Selon le ministère de la Santé, il s’agit d’une première en Tunisie. Vendredi, l’hôpital Habib Thameur a accueilli une expérience médicale inédite : trois opérations d’urologie ont été réalisées à l’aide du laser Thulium, une technologie de pointe encore rarement disponible en Afrique du Nord.

Trois opérations suivies en direct

Durant cette journée, des spécialistes chinois et plusieurs chefs de services venus de divers hôpitaux tunisiens ont assisté à trois interventions destinées à traiter une hypertrophie bénigne de la prostate et des calculs rénaux.
Les opérations ont été retransmises en direct dans un amphithéâtre, permettant aux médecins présents de suivre chaque geste et d’échanger en temps réel avec l’équipe chirurgicale.

Pour beaucoup d’entre eux, il s’agissait d’un premier contact avec cette approche mini-invasive, qui repose sur un laser capable de découper et vaporiser les tissus avec une précision millimétrique.

Un tournant pour l’hôpital

À Habib Thameur, cette journée marque une étape importante : l’établissement devient le premier centre tunisien à utiliser le laser Thulium en conditions réelles.
Cela ouvre la voie à de nouvelles techniques opératoires moins traumatisantes pour les patients, avec un temps d’hospitalisation réduit et des suites opératoires plus légères.

Qu’est-ce que le laser Thulium ?

Le laser Thulium est une technologie chirurgicale apparue au milieu des années 2000, d’abord en urologie. Sa longueur d’onde, proche de 2000 nm, permet une pénétration très faible dans les tissus et une excellente coagulation, limitant ainsi le saignement pendant l’intervention. Utilisé notamment pour traiter l’hypertrophie bénigne de la prostate et les calculs urinaires, il s’est imposé au cours des années 2010 avec des techniques comme l’énucléation prostatique au laser (ThuLEP). Son usage s’étend progressivement à d’autres disciplines médicales, comme la gynécologie, l’ORL ou encore la dermatologie.

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