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9 avril : Commémoration des martyrs et legs de Ksar Hellal

La commémoration du 9 avril, connue comme la Fête des Martyrs, revêt une importance historique et symbolique pour la Tunisie. Voici les points principaux exprimés par Foued Mouakher, dirigeant du parti destourien libre via sa page Fb.

La conférence de Ksar Hellal du 2 mars 1934 marque un virage stratégique dans le mouvement national tunisien. Un groupe de jeunes intellectuels fait scission du Vieux Destour pour fonder le Néo-Destour, imposant discipline, organisation et patience face à la répression coloniale française. Fini la spontanéité : la mobilisation de la rue devient un outil calculé, intégrant syndicats, étudiants et soutiens extérieurs. Cette maturité tactique transforme le choc répressif en « mobilisation silencieuse », liant question nationale et sociale.

Quatre ans plus tard, la tension explose. Dès janvier 1938, manifestations nationales font des morts après des arrestations de leaders. Le 8 mars à Mateur, 19 ouvriers tombent sous les balles policières lors d’un conflit syndical. Mi-mars, le parti réagit à une vague d’interpellations. Avril s’embrase : grèves au Sadiki et Zitouna (2 avril), émeutes à Oued Meliz et Souk El Arbaa (4 avril, arrestations de Salah Ben Youssef et autres),
Le 8 avril, Tunis s’embrase : deux marches massives convergent vers un « parlement tunisien », avec première participation notable des femmes. Le 9, l’arrestation d’Ali Belhouane déclenche la tempête : 22 morts, 150 blessés, plus de 2 000 arrestations dont Habib Bourguiba, sous une répression française massive.

Bilan 1938-2026 : De la répression coloniale sanglante à une commémoration sereine ce 9 avril 2026, l’héritage de notre histoire invite à aborder les défis économiques et sociaux actuels par une stratégie mesurée.

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Ridha Chkoundali alerte sur une escalade durable du conflit au Moyen-Orient

Après l’accord de principe entre l’Iran et les États-Unis, la guerre paraît plus que jamais susceptible de s’étendre et de durer, selon l’analyse de l’expert en économie Ridha Chkoundali. Il estime que l’Iran affirme que l’accord inclut le Liban, alors que les États-Unis soutiennent le contraire, créant ainsi une zone de friction exploitée par Israël.

Selon lui, l’entité sioniste n’a aucun intérêt à voir aboutir un accord entre Washington et Téhéran, car tout rapprochement risquerait de réduire son rôle de relais dans la région. Dans cette logique, il considère que les bombardements au Liban visent aussi à faire échouer toute détente entre les deux parties.

Ridha Chkoundali ajoute que l’Iran utilise la défiance des pays du Golfe envers les États-Unis comme levier politique, en cherchant à montrer l’incapacité de Washington à protéger la région. Il avance aussi que Téhéran veut pousser au retrait des bases américaines au profit de la Chine et de la Russie, afin de renforcer sa position régionale.

L’expert en économie souligne enfin que la poursuite militaire du conflit sert les intérêts israéliens, tandis que son extension économique favorise ceux de l’Iran, dans les deux cas avec un risque de hausse des prix mondiaux du pétrole. Il en déduit que la Tunisie doit anticiper ce choc par une loi de finances rectificative, voire un budget d’urgence, afin de limiter l’impact sur son économie.

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Le Liban sous les bombes : la capitale submergée par l’urgence

Selon L’Orient-Le Jour, le cessez-le-feu « in extremis » entre Washington et Téhéran, revendiqué comme une victoire par les deux parties, exclut explicitement le Liban selon Netanyahu et n’inclut pas le Hezbollah, condition essentielle selon le président iranien Pezeshkian.

Les frappes israéliennes massives au Liban ont fait 112 morts et 837 blessés ce mercredi, selon le ministère libanais de la Santé ; l’ONU condamne fermement ces attaques et les pertes civiles, appelant à profiter du cessez-le-feu pour éviter d’autres morts. Mahmoud Abbas dénonce les agressions et exprime la solidarité palestinienne avec le Liban, tandis qu’un commandant iranien qualifie toute attaque contre le Hezbollah d’agression contre l’Iran, promettant une « riposte sévère ». La compagnie Rifai dément tout lien avec un hangar visé à Beyrouth.

A l’heure actuelle,la situation est grave au Liban. A savoir, de violentes frappes ont touché Beyrouth et d’autres zones du pays, causant de nombreuses victimes et de lourds dégâts.

Selon les premiers bilans, les hôpitaux de la capitale seraient fortement saturés, tandis que plusieurs incendies et explosions ont été signalés après des attaques visant notamment des zones bâties et des installations à proximité.

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15 000 postes pour les travailleurs tunisiens en Autriche

Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, a annoncé ce mercredi 8 avril 2026 que l’Autriche prévoit de recruter 15 000 travailleurs tunisiens dans le secteur du tourisme.

Il a également indiqué qu’un nouvel accord sera signé le 13 avril avec l’agence italienne de l’emploi, en vue de lancer de nouveaux recrutements dans plusieurs secteurs.

Cette convention ne concerne pas seulement les diplômés de la formation professionnelle, mais aussi d’autres domaines, notamment le bâtiment, la maintenance industrielle, l’agriculture et les technologies de l’information et de la communication.

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UTICA : lever les freins aux exportations tunisiennes

Samir Majoul, président de l’UTICA, a reçu ce mercredi 8 avril 2026 à Tunis l’ambassadeur du Portugal, Jorge Roza de Oliveira, en présence de membres du Bureau exécutif national.

Cette rencontre a permis de réaffirmer la solidité des relations historiques entre la Tunisie et le Portugal et d’explorer de nouvelles pistes pour les renforcer au service des intérêts communs.

Les échanges ont porté sur le développement de la coopération économique, à travers un appui accru aux investissements bilatéraux. Les deux parties ont passé en revue les flux d’investissements entre les deux pays et les moyens de les dynamiser davantage.

Elles ont également exprimé leur volonté de nouer des partenariats plus actifs entre les acteurs économiques tunisiens et portugais, avec un intérêt particulier pour des secteurs porteurs comme les énergies renouvelables, l’agroalimentaire, le maritime, la pharmacie, ainsi que le textile, le cuir et la chaussure.

La rencontre a aussi souligné l’importance de renforcer les échanges d’hommes d’affaires et de rétablir la liaison aérienne directe entre Tunis et Lisbonne afin de faciliter les relations économiques.

Enfin, l’UTICA a plaidé pour un assouplissement des barrières douanières et non douanières pesant sur les exportations tunisiennes vers l’Union européenne, notamment dans le textile et l’huile d’olive, un produit stratégique qu’elle souhaite voir accéder librement aux marchés mondiaux.

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Banque mondiale alerte : MENA chute de 4% à 1,8% en 2026

Le dernier Bulletin économique de la Région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (MENAAP) du Groupe de la Banque mondiale met l’accent sur les chocs immédiats du conflit actuel fermeture du détroit d’Ormuz et destructions d’infrastructures qui aggravent la volatilité des marchés, freinent la croissance et accentuent les vulnérabilités structurelles d’une région déjà fragilisée par une faible productivité et un secteur privé atone.

La croissance régionale (hors Iran) devrait ainsi plonger de 4,0% en 2025 à 1,8% en 2026, soit 2,4 points en dessous des projections de janvier, avec des chutes marquées dans les pays du Golfe (de 4,4% à 1,3%) et en Irak. Les risques d’aggravation persistent : hausses des prix énergétiques et alimentaires, chute des échanges, du tourisme, pressions budgétaires et déplacements de population.

Face à ces défis, le rapport insiste sur l’urgence de renforcer la gouvernance macroéconomique, d’investir dans des infrastructures résilientes et de stimuler l’emploi.

Il explore le potentiel des politiques industrielles  via des fonds souverains et entreprises publiques,  mais alerte sur leurs résultats mitigés ces dernières années. Tout en appelant à des institutions solides et un ciblage précis pour en faire des moteurs durables de croissance.

Ousmane Dione, vice-président de la Banque mondiale pour la région, résume comme suit: « La paix est une condition préalable au développement. Avec des mesures adaptées, les pays peuvent bâtir des économies résilientes, innovantes et créatrices d’opportunités ». Alors  que Roberta Gatti, économiste en chef, rappelle l’importance de ne pas relâcher les efforts vers une prospérité durable.

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Tunisie : leader africain en IA et densité de codeurs

Le rapport du Boston Consulting Group (BCG), publié récemment, met en avant l’ascension fulgurante de l’Afrique dans le vivier mondial de développeurs de logiciels.

Entre 2019 et 2024, le continent a enregistré la croissance la plus rapide au monde avec +21% par an, surpassant l’Asie (+16,6%), l’Europe (+11,3%), l’Amérique du Nord (+9,2%), l’Amérique latine (+19,8%) et l’Océanie (+2,2%).  Malgré cela, l’Afrique compte seulement 4,7 millions de développeurs, loin derrière l’Asie (73,9 millions) ou l’Europe (27,5 millions). Basé sur les données GitHub, le rapport définit les « développeurs » au sens large (incluant étudiants, autodidactes et chercheurs actifs en programmation).

Les disparités intra-africaines s’expliquent par les politiques numériques, l’éducation, les hubs tech et l’accès à Internet. L’Afrique du Sud, l’Égypte et le Nigeria dominent en volume absolu (>500 000 chacun), tandis que l’Éthiopie et l’Angola affichent les croissances les plus rapides. La densité (développeurs pour 1 000 habitants) révèle des leaders comme le Maroc et l’Égypte, corrélée à un fort volume de publications scientifiques. En IA, ML et data science (13,9% des devs africains en moyenne), l’Afrique du Nord et le Kenya concentrent les talents (15-20% dans ces domaines), grâce aux investissements en STEM et infrastructures universitaires.

Mise en lumière de la Tunisie : un leader régional émergent

En IA, apprentissage automatique et science des données, 15-20% des développeurs tunisiens sont spécialisés, au même niveau que l’Algérie, le Maroc, l’Égypte et le Kenya. Cela vient des politiques en sciences et tech, du bon niveau en langues et d’universités solides, qui dopent l’innovation et l’économie. Contrairement au Nigeria (moins dense malgré ses 237,5 millions d’habitants), la Tunisie montre qu’une stratégie bien ciblée compense un petit nombre absolu par une forte « densité de codeurs ».

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L’ONU salue la trêve Iran-USA de deux semaines

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a insisté sur l’urgence absolue de cesser les hostilités pour protéger les civils et soulager les souffrances humanitaires, via un communiqué des Nations Unies. 

Antonio Guterres remercie le Pakistan pour son rôle clé dans la médiation, saluant les efforts des pays engagés pour obtenir ce cessez-le-feu. Le communiqué précise que l’envoyé personnel Jean Arnault est sur place pour soutenir les initiatives vers une paix globale.

Toujours selon le communiqué, la semaine dernière, Antonio Guterres avait mis en garde contre un conflit régional dévastateur aux répercussions mondiales déjà palpables. Jeudi dernier, il déclarait aux journalistes : « Les conflits ne s’arrêtent pas d’eux-mêmes. Ils cessent quand les dirigeants choisissent le dialogue plutôt que la destruction. Ce choix reste possible, et il faut l’exercer maintenant. »

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USA-Iran : une trêve précaire autour du détroit d’Ormuz

Une trêve fragile de deux semaines entre Washington et Téhéran, obtenue juste avant une possible escalade militaire. L’Iran avance un plan de paix très exigeant, centré sur la levée des sanctions, le retrait américain de la région et la reconnaissance de ses marges de contrôle sur le détroit d’Ormuz. Ces demandes semblent difficiles à accepter pour les États-Unis, mais elles ouvrent une phase de négociation, avec le Pakistan comme médiateur principal et la Chine en appui discret.

Sur le fond, le point le plus sensible reste le détroit d’Ormuz, car il touche directement à la sécurité énergétique mondiale. La suite dépendra de la réaction de Donald Trump, de la position d’Israël et de la capacité des médiateurs à transformer ce cessez-le-feu temporaire en accord durable.

Rappelons que la veille, les tensions USA-Iran ont explosé autour du détroit d’Ormuz, avec un ultimatum américain imminent, des frappes israéliennes massives sur des sites iraniens et des ripostes promises par Téhéran contre infrastructures américaines et alliées. Objectif iranien : perturber durablement les flux pétroliers et gaziers.

Pour sa part, Donald Trump a franchi les limites sur Truth Social, évoquant l’« éradication d’une civilisation entière » ou la destruction du pays « en une nuit ». Ces propos virulents ont provoqué un séisme politique : des élus US discutent du 25ᵉ amendement pour déclarer le président inapte.

De son côté, Téhéran a durci le ton, qualifiant les menaces d’« arrogantes » et mobilisant sa population. Tandis qu’Israël a bombardé des dizaines de cibles iraniennes.

Et c’est dans ce contexte que le Pakistan propose une prolongation de deux semaines de l’ultimatum et d’un cessez-le-feu examiné par la Maison-Blanche. L’ONU alerte sur des crimes de guerre potentiels.

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Afrique, logistique, digitalisation : Mohamed Louzir dessine les leviers de la Tunisie

La Tunisie devrait mieux valoriser ses atouts, accélérer ses réformes et consolider son rôle de hub entre l’Europe et l’Afrique. La CCITF souligne ainsi les conditions d’une croissance plus solide, fondée sur la digitalisation, la simplification administrative et un meilleur accès au financement. Le baromètre met en évidence des entreprises résilientes, mais encore freinées par des réformes inachevées et par des outils de transformation insuffisamment déployés.

Sur la question de l’Afrique, le continent représente aussi une opportunité à saisir dans le cadre du baromètre économique. Certes, nous restons en deçà des attentes, alors même que d’autres acteurs, comme la Chine, y sont déjà solidement implantés. Mohamed Louzir précise dans contexte : « La Tunisie est un petit pays, y compris à l’échelle du continent africain. Mais sa force réside dans son expertise, son savoir-faire et sa proximité avec l’Europe. C’est précisément ce qui peut lui permettre de jouer un rôle de tremplin et de hub vers l’Afrique. »

La question est donc de savoir si la Tunisie doit aller davantage vers ce continent. La réponse est oui. Et Mohamed Louzir d’ajouter : « D’une part, parce que nous n’y allons pas encore assez. D’autre part, parce que nous ne disposons pas toujours des informations nécessaires pour y accéder dans de bonnes conditions. C’est pourquoi notre rôle, en tant que chambre, est d’agir comme facilitateur du développement en Afrique. »

Au final, il conclut : « Je pense, par ailleurs, que dans les dix à quinze prochaines années, l’Afrique peut devenir un véritable dragon géopolitique et économique. Si la diaspora africaine revient sur le continent, si des projets intégrés se développent et si l’innovation ainsi que la technologie prennent leur essor, alors l’Afrique changera d’échelle. La croissance démographique jouera aussi un rôle majeur : la population du continent devrait doubler d’ici 2050 pour atteindre 2,5 milliards d’habitants, puis3,8 milliards d’habitants en 2100, soit un être humain sur trois. L’Afrique représentera alors un marché immense, qu’il faudra savoir orienter et structurer. La Chine l’a bien compris en s’y implantant massivement et en y développant de grands projets. Elle a saisi que l’Afrique est aujourd’hui un vaste champ d’opportunités à exploiter et qu’elle sera l’économie de demain. »

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Khalil Laabidi: « La Tunisie a des atouts, mais doit encore lever ses blocages »

Digitalisation, simplification administrative, accès au financement : la CCITF met en lumière les conditions d’une croissance plus solide. Le baromètre économique a mis en lumière une dynamique positive, tempérée par des anticipations prudentes pour 2026. Ainsi, sans un contexte mondial en recomposition, la Tunisie pourrait redevenir un hub pour les investisseurs en quête de stabilité et de proximité avec l’Europe. Encore faut-il lever les obstacles structurels qui freinent l’investissement et renforcer l’attractivité du pays. Rencontré à l’issue de l’événement, Khalil Laabidi a souligné dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com que les enjeux clés peuvent être répartis en deux grands volets. 

D’abord, il existe en Tunisie des atouts déjà bien installés qu’il faut continuer à développer et à mieux valoriser. Khalil Laabibi rappelle que le pays bénéficie d’une attractivité presque naturelle, en raison de sa position géographique, de son ouverture et de son histoire. Ce qui reste à faire aujourd’hui, c’est surtout de mieux communiquer sur ces acquis et d’améliorer la logistique. Car même si la Tunisie est proche de l’Europe, une logistique insuffisante la rend, en pratique, beaucoup plus éloignée.

Le deuxième volet concerne les éléments que l’on peut encore améliorer. Il précise dans ce contexte : “La Tunisie est souvent perçue comme un pays à l’administration lourde, notamment en matière de dossiers d’investissement. La gestion de ces dossiers reste complexe, et la stabilité juridique n’est pas toujours au rendez-vous. Pourtant, ce sont des aspects qui peuvent être corrigés relativement rapidement, notamment à travers les lois de finances et des ajustements réglementaires plus souples.”

L’administration, à cet égard, doit accélérer sa digitalisation. C’est le meilleur moyen d’éviter les lenteurs, les tracasseries administratives et le traitement au cas par cas. Dans ce domaine, beaucoup peut encore être fait, en particulier pour la facturation électronique, qui peine toujours à se déployer. 

Le problème ne tient pas à l’idée elle-même, mais à la manière dont elle a été préparée. Son adoption graduelle n’a pas été suffisamment maîtrisée. Comme dans d’autres pays, il aurait fallu procéder par étapes, sur plusieurs années, en commençant par les acteurs les mieux outillés. Au lieu de cela, on a voulu aller trop vite et le saut s’est révélé périlleux, poursuit-il.

Rôle essentiel de la diplomatie économique et des TRE

Par ailleurs, le contexte géopolitique actuel, notamment au Moyen-Orient, fait apparaître de nouvelles opportunités. 

Il ajoute à cet effet : “Le monde des investissements est en train de changer, avec l’émergence de nouveaux pôles et d’un nouvel ordre économique. La Tunisie doit choisir entre accompagner ce mouvement ou rester à l’écart. Elle doit être partie prenante de cette mutation, sans instrumentaliser les drames des autres; mais en sachant saisir les opportunités qu’offre ce changement de paradigme.”

Dans cette perspective, Khalil Laabidi souligne que : “La diplomatie économique et les Tunisiens établis à l’étranger ont un rôle essentiel à jouer. Il faut aussi rappeler qu’un bon accueil réservé aux entreprises déjà implantées en Tunisie constitue la meilleure publicité possible pour le pays. Lorsqu’une entreprise est satisfaite, elle devient un relais crédible et attire naturellement d’autres investisseurs.”

Enfin, au-delà des recommandations déjà formulées, moins de pression fiscale, plus de stabilité et moins de bureaucratie, il faut aller vers des réformes plus ciblées, avec des incitations peut-être moins nombreuses, mais réellement efficaces et directement utiles aux entreprises. Il faut aussi renforcer la communication autour de ces mesures pour qu’elles soient mieux comprises et mieux valorisées, conclut-il.

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CCITF : la reprise des entreprises se consolide, les attentes restent fortes

La Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF) a présenté, lors d’une conférence de presse mardi 7 avril 2026, la troisième édition de son baromètre économique. Il est mené auprès de 167 entreprises tunisiennes et françaises opérant entre les deux pays. Réalisée du 15 décembre 2025 au 5 mars 2026, l’enquête évalue l’évolution du chiffre d’affaires, les perspectives d’investissement, l’impact de la conjoncture et les transformations en cours. Et ce, notamment en matière de digitalisation, de RSE, de ressources humaines et de cadre réglementaire.

Lors de la présentation, Khelil Chaibi, président de la CCITF, a souligné que les résultats du baromètre confirment une amélioration de la performance des entreprises en 2025, avec une activité majoritairement stable ou en progression. Il a toutefois appelé à la prudence pour 2026. Tout en estimant nécessaire de consolider cette dynamique dans un environnement des affaires plus lisible, plus fluide et plus incitatif.

Mohamed Louzir, secrétaire général de la CCITF, a de son côté insisté sur la résilience des entreprises, tout en rappelant que la pression fiscale, les lourdeurs administratives et les incertitudes réglementaires continuent de peser sur leur compétitivité. Il a également insisté sur la qualité des ressources humaines en Tunisie, qu’il a présentée comme l’un des atouts majeurs de cette résilience.

Une reprise réelle, mais fragile

Le baromètre met en évidence une amélioration des performances en 2025, portée par la progression du chiffre d’affaires. Plus de 80 % des entreprises interrogées déclarent une activité stable ou en hausse. Tandis que les baisses importantes reculent nettement. Les perspectives pour 2026 restent positives mais plus prudentes : 55 % des entreprises anticipent une amélioration de leur activité; 4 % une stagnation; et 11 % une baisse.

 

Cette trajectoire confirme une dynamique de reprise sur trois ans. Mais elle révèle aussi un écart récurrent entre les anticipations et les résultats effectivement enregistrés. Les prévisions pour 2026 traduisent donc davantage un signal de confiance qu’une garantie de performance.

Des freins structurels persistants

Le baromètre confirme que le premier frein à l’activité reste un triptyque fiscal, réglementaire et administratif. La pression fiscale est citée par 68 % des entreprises. Les formalités administratives le sont par 58 %. Et le cadre réglementaire demeure également perçu comme un obstacle majeur.

L’enquête montre aussi un impact très marqué de la conjoncture internationale. En effet, 91 % des entreprises déclarent avoir été affectées par la tendance inflationniste et 87 % par les conflits géopolitiques. L’ensemble des facteurs testés affiche un impact fort ou modéré supérieur à 60 %. Ce qui confirme la faiblesse des marges de manœuvre des entreprises.

Des attentes claires

Face à ces contraintes, les entreprises expriment des priorités nettes. Elles réclament d’abord de nouvelles incitations financières et fiscales, citées par 41 % des répondants. Puis, elles sollicitent, à 32 %, un allègement des procédures administratives.

Le baromètre met également en avant la nécessité de simplifier et de fluidifier les relations avec l’administration, de faciliter l’accès au financement et de sécuriser l’investissement. Il souligne aussi l’importance d’accompagner les entreprises dans leur structuration, notamment en matière de RSE, de gouvernance et d’internationalisation.

Transition numérique encore incomplète

La digitalisation apparaît comme un chantier encore inabouti. Les entreprises interrogées se situent majoritairement à un stade expérimental ou en réflexion. Tandis qu’une minorité seulement dispose d’un usage structuré. Au total, 85 % des entreprises restent avant le stade du déploiement opérationnel. Ce qui freine l’intégration de l’intelligence artificielle à grande échelle.

Cette situation révèle un tissu économique conscient des enjeux numériques, mais encore dépourvu d’un socle digital suffisamment mature pour accélérer la transformation.

En conclusion, un écosystème favorable reste indispensable pour soutenir l’innovation, la croissance et la durabilité à long terme.

Afrique et transition énergétique

L’Afrique demeure un potentiel de développement important, mais encore peu exploité. En effet, en 2026, 44 % des entreprises n’ont aucun échange avec le continent. Alors que 28 % seulement anticipent une hausse de leurs échanges. En revanche, 56 % des entreprises déjà actives sur ce marché maintiennent ou améliorent leurs relations commerciales.

Le baromètre souligne enfin la montée en puissance des enjeux énergétiques et environnementaux. Les entreprises accordent une place croissante aux énergies renouvelables, perçues comme un levier de compétitivité, de réduction de la dépendance énergétique et d’amélioration de la balance commerciale. 39 % des dirigeants interrogés estiment que les énergies renouvelables devraient constituer le principal investissement public dans les années à venir.

La nouveauté de cette édition réside dans l’élaboration d’un livre blanc, que la CCITF s’apprête à lancer et qui est attendu avant la fin de l’année.

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Hausse des prix alimentaires, alerte sur la Tunisie

L’indice FAO des prix alimentaires a grimpé durant les mois de février et mars (+0,9 % en février à 125,3 pts; +2,4 % en mars à 128,5 pts), porté par les huiles végétales, le sucre et le blé. Et ce, malgré des stocks céréaliers confortables et une production 2025 en hausse. C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin. Aux dernières nouvelles, les  tensions au Moyen-Orient risquent d’exacerber aussi bien le secteur des engrais que la flambée du pétrole (>100 $/baril possible).  Ce qui impacte les rendements 2026-27 et coûte +45 M en insécurité alimentaire (PAM).

Malgré cela, l’indice reste 1 % au-dessus durant le mois de mars et en comparaison de la guerre Russie-Ukraine ayant connu une hausse de 20 % en 2022. Les tensions liées à la guerre en Iran (fin février 2026) font craindre une aggravation notamment via la flambée des prix du pétrole, renchérissant ceux des engrais, du transport et des intrants. Si le conflit dure plus de 40 jours, les agriculteurs pourraient réduire les surfaces ou les intrants, impactant les rendements 2026-2027.

Le PAM alerte donc sur 45 millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire. Ainsi, une étude GSA pointe le riz comme le plus vulnérable, via les importations d’engrais du Golfe par l’Inde, Pakistan et Thaïlande (fournisseurs africains).

De son côté, la Tunisie, importatrice nette (70 % blé, engrais Golfe), subit  +6,8 % d’inflation alimentaire en mars, avec des  subventions sous pression et une facture énergétique alourdie.

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Transformation numérique : 20 projets tunisiens achevés, 121 en route

La Tunisie accélère sa transformation numérique avec 20 projets finalisés au premier trimestre 2026 et 121 en cours sur 192 initiatives nationales, a annoncé le ministre des Technologies et de la Communication  Sofiene Hemissi récemment. 

Ainsi, il a mis l’accent sur les priorités pour mettre en place cette administration 2.0  A savoir, la  facturation électronique aux Finances, dont le déploiement aura lieu au 3 ème trimestre. Il en va de même du timbre fiscal en ligne et enfin le paiement distant des taxes et identifiants fiscaux numériques. 

Ces réformes touchent aussi bien la santé, l’éducation que le transport. Et ce, à travers une stratégie lancée en 2024 pour booster la transparence, l’efficacité et l’accès citoyen. 

Il convient de rappeler que la Tunisie domine l’Afrique du Nord (1ère), l’Afrique (3ème) et se classe 87ème mondial (EGDI 0,6935) selon l’ONU 2024.

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Arthrose : l’espoir d’un gel français

Une avancée prometteuse se dessine dans la lutte contre l’arthrose. Des chercheurs français travaillent sur un gel injectable innovant. Sa conception permet une administration directe dans l’articulation. Objectif : soulager la douleur, améliorer la mobilité et protéger le cartilage.

L’objectif de cette approche est de proposer une alternative aux traitements actuels de l’arthrose. Lesquels se limitent souvent à atténuer les symptômes, sans agir sur l’évolution de la maladie. Même si cette technologie en est encore au stade de la recherche et devra être confirmée par des essais cliniques complémentaires; elle suscite de réels espoirs pour les patients.

Cette innovation illustre une fois de plus la capacité de la science à ouvrir de nouvelles perspectives face aux maladies chroniques.

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Le pétrole recule sur fond d’espoirs de désescalade entre l’Iran et les États-Unis

Le prix du pétrole chute nettement sur les marchés, en raison des attentes d’un cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis. Et ce, à quelques heures de l’expiration de l’ultimatum du président Trump.

Le brut WTI cède 1,98% à 109,2 dollars le baril de pétrole. Tandis que le Brent de la mer du Nord perd 1,8% à 106,9 dollars le baril.

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Changement climatique : alerte sur la culture du café

Le café arabica, la variété la plus consommée après l’eau et le thé, est utilisé dans les mélanges torréfiés. Il fait face à une menace majeure due au changement climatique.

Une note de Rabobank publiée récemment révèle qu’environ 20 % des surfaces cultivées actuelles deviendront inadaptées à la culture du café arabica d’ici 2050. Ce qui doublera les zones déjà impropres. Cette boisson, la troisième plus consommée mondialement après l’eau et le thé, nécessite des conditions précises. Lesquelles se concentrent dans la ceinture équatoriale. A savoir : des températures modérées; des pluies saisonnières; et un ombrage partiel.

Reste à savoir quels pays seront les plus impactés. Parmi les principaux producteurs, l’Éthiopie (5ème mondial) maintient une bonne position : 50 % des surfaces adaptées (contre 39% aujourd’hui) et un triplement des zones très favorables (de 4 % à 13 %). Il en va autrement pour le Brésil (leader mondial), où les surfaces adaptées chutent de 81 % à 62 %, bien qu’il conserve une aire significative.

Mais c’est la Colombie qui subira un impact encore plus marqué. En effet, les zones inadaptées passeront de 7 % à 18 %. Tandis que les zones adaptées reculeront de 56 % à 45 %. Sans oublier le Honduras (8ème producteur), où les zones adaptées chuteraient drastiquement de 53 % à 12 %.

La hausse des températures, les altérations pluviométriques et les événements extrêmes fragiliseront donc les rendements globaux.

Ainsi Rabobank insiste sur l’urgence : la prochaine décennie est décisive pour une transition proactive de la caféiculture. Les acteurs de la chaîne (producteurs, importateurs, torréfacteurs) doivent adopter des pratiques « climato-intelligentes »; mais aussi investir dans les régions émergentes et renforcer la transparence, ainsi que la traçabilité.

Des études antérieures, comme celle de McKinsey en 2020, confirment ces risques, prévoyant jusqu’à 25 % de pertes de rendements en Éthiopie d’ici 2030 dues aux sécheresses.

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Hommage à Habib Bourguiba : 26 ans après sa disparition

Le 6 avril 2026 marque le 26ème anniversaire de la mort du premier président de la Tunisie, Habib Bourguiba. Quarante ans après avoir quitté le pouvoir, Habib Bourguiba reste une figure marquante du monde contemporain, non seulement pour la Tunisie mais aussi à l’échelle internationale. D’ailleurs, il demeure plus vivant que jamais parmi nous.

Pour lui rendre hommage, beaucoup de personnes ont livré leurs témoignages notamment via ses réalisations économiques et sociales…

Ezzeddine Zayani, ancien diplomate, estime que Habib Bourguiba ne s’est pas réduit au mausolée de Monastir, où certains viennent se recueillir parfois à des desseins partisans. Mais il a habité la mémoire collective, s’est installé dans les esprits, a été cité sans relâche dans les discussions sérieuses. Il incarne les plus belles pages de l’histoire tunisienne et universelle, pages qui, génération après génération, témoigneront de sa grandeur, de son rayonnement et de sa justesse de vue, inspirant encore respect et estime.

Il précise dans  son témoignage : « Je n’ai aucun lien de parenté avec le Zaim, je ne suis pas natif de Monastir. Pourtant, sans même me connaître, il m’a tant donné comme à tant d’autres Tunisiens. Surtout, il m’a légué le savoir, cet outil précieux qui, quel que soit le niveau intellectuel, permet de discerner, de juger, de jauger sans effort, pour échapper aux affres de la manipulation. »

 

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Ali Gannoun, professeur à l’université de Montpellier (France) a fait savoir que nombreux seront ceux qui se rassembleront autour de son mausolée à Monastir pour réciter la Fatiha. « Ces visites, parfois motivées par des calculs politiques, ne sauraient occulter la gloire légitime qui revient au seul Bourguiba. Son intelligence visionnaire contrastait avec les approches plus opportunistes de certains. Leader incontesté, il a su guider la Tunisie vers l’indépendance et le progrès, tandis que d’autres se contentent souvent d’ajustements tactiques en politique. Au-dessus de tout, Bourguiba aimait profondément la Tunisie; chez certains, l’intérêt personnel semble primer. Qu’ils se le disent : Bourguiba reste unique et le demeurera. La révolution de 2010-2011 a, paradoxalement, restauré son honneur en révélant les limites de ceux qui ont cherché, par leurs actes, à minimiser son histoire et son œuvre » relève-t-il.

Ainsi, à travers ces témoignages croisés, Habib Bourguiba transcende le temps : non pas en tant que figure du passé, mais tel un phare éternel pour la Tunisie d’aujourd’hui et de demain.

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Hichem Ajbouni élu secrétaire général du Courant démocrate

Le parti Courant Démocrate a achevé son 4e congrès national les 3, 4 et 5 avril 2026 à Sousse. Les conclusions, publiées dans un communiqué le 5 avril au soir, incluent des décisions clés : élection de Hichem Ajbouni comme secrétaire général, désignation de Wassim Hmaidi comme coordinateur général, et renouvellement du bureau politique ainsi que du conseil national.

Sur le plan programmatique, le congrès a adopté deux motions stratégiques, une politique et une économique-sociale, définissant les orientations du parti pour la période à venir.

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