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Éclipse totale du Soleil : le 2 août 2027, un spectacle céleste unique

En 1999, ils n’avaient eu droit qu’à un “croissant de Soleil”. En 2027, les mêmes enfants devenus ados, puis adultes, vont enfin assister au grand spectacle : une véritable éclipse totale, rideau complet sur le Soleil, en version cosmique.
Autrement dit, ceux qui ont grandi avec une éclipse partielle en guise de teaser auront, le 2 août 2027, la première mondiale du cosmos.
Une éclipse totale, c’est ce moment rarissime où la Lune s’aligne pile entre la Terre et le Soleil, en masque entièrement le disque et plonge en plein jour tout un territoire dans une lumière de crépuscule.

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Pascal Boniface dénonce la realpolitik européenne

Pascal Boniface, géopolitologue français, fondateur et directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), analyse la capture de Nicolás Maduro, sur sa chaîne YouTube, comme une opération illégale selon le droit international, malgré la faible légitimité du dirigeant vénézuélien. Il distingue clairement légitimité subjective et légalité objective, tout en critiquant les motivations pétrolières de Trump et la passivité européenne.

Toujours selon son analyse sur Youtube, Nicolás Maduro, «piètre héritier d’Hugo Chávez», s’est maintenu par la coercition après des élections de 2024 jugées truquées. La faillite économique, la mauvaise gestion et les sanctions américaines ont provoqué l’exode de 8 millions de Vénézuéliens, rendant son départ peu regrettable.

 

« Lancer une attaque armée contre un pays, prendre possession de son chef d’État sans jugement international, c’est tout à fait illégal au niveau du droit international et cela est incontestable ». La légitimité de Maduro reste subjective, mais « légalité et légitimité, ce n’est pas la même chose », poursuit-il. 

Les motivations réelles de Trump

L’objectif démocratique affiché cache des priorités géopolitiques : «C’est bien pour le pétrole vénézuélien que cette opération a été montée». Trump, qui critique même María Machado, vise à éliminer un rival et promet l’accès au pétrole aux compagnies américaines, sans garantir une transition démocratique stable.

Réaction du nouveau régime vénézuélien

La vice-présidente Delcy Rodríguez, désormais autoproclamée présidente, se dit prête à collaborer avec Washington. « On peut se demander s’il y a un accord trouvé sur l’exportation du pétrole vénézuélien entre Mme Rodríguez et Donald Trump ». 

Critique de la realpolitik européenne

Les Européens, gênés, acceptent cette violation par peur d’un abandon sur l’Ukraine. Macron s’est réjoui du départ de Maduro sans condamner le coup de force, manquant une posture de principe. « La vraie realpolitik, ce n’est pas de s’asseoir sur le droit international quand on est européen », poursuit-il. 

Conséquences géopolitiques majeures

Cette opération marque « un retour au 19e siècle » où la force prime le droit. « La négation totale du droit international reste la meilleure protection pour l’avenir des relations internationales ». Pascal Boniface alerte sur la fin du multilatéralisme trumpien et l’affaiblissement de la crédibilité européenne.

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Akrem Saadaoui: La Tunisie, hub nord-africain de l’automobile électrique et de la ZLECAf

La Tunisie, forte de son savoir-faire et de son dynamisme, aspire à devenir un moteur du développement automobile africain, misant sur l’innovation, la durabilité et la coopération régionale. C’est ce qui ressort des mots clés d’Akrem Saadaoui, responsable du bureau Afrique du Nord de l’Association africaine des constructeurs automobiles (AAAM Africa). Il met en avant le positionnement stratégique de la Tunisie pour couvrir le Maghreb et l’Égypte.

Rencontré en marge d’un événement en date du mardi 6 janvier 2026, à l’IACE, Akrem Saadaoui a fait savoir que l’association, fondée en 2015 à Johannesburg, dispose d’un siège sud-africain et d’un bureau au Ghana (Accra). Il  rappelle que de par son positionnement et ses richesses, c’est une opportunité d’avoir le bureau Afrique du Nord en Tunisie, qui inclut le Maroc, l’Égypte, l’Algérie, grâce à l’expertise et l’historique qu’on a en tant qu’industrie automobile en Tunisie.

Dynamique du secteur automobile africain

« Aujourd’hui l’Afrique, c’est les nouveaux frontières de l’automobile worldwide », boostée par les crises mondiales et la concurrence chinoise (BYD). L’Afrique produit « 1 million de voitures » par an, visant « entre 3 et 5 millions d’ici à 2030 » (Afrique du Sud, Maroc, Égypte, Tunisie, Ghana). Cette croissance mêle thermique, hybride et électrique, attirant Européens et Asiatiques.

Transition-électrification : défis infrastructurels

Malgré les incitations fiscales, « il faut être réaliste et se préparer pour l’infrastructure aujourd’hui avant de juste faire un shift direct ». Le Pacte de compétitivité (2017, via TIA/GIM) prépare logistique et RSE, avec discussions post-2019 pour bornes de recharge. « Si on peut préparer même à travers les premiers chantiers ces bornes-là et la partie électricité avec la STEG, ce sera peut-être faisable, plutôt que de se limiter aux réductions douanières. »

ZLECAf : opportunité majeure

Il rappelle que la  ZLECAf  offre à la Tunisie une opportunité stratégique pour valoriser son tissu d’équipementiers automobiles, nationaux et internationaux, déjà reconnus à l’échelle mondiale. Il précise dans ce contexte: « La Tunisie a vraiment un tissu de sociétés de composantes nationales et internationales. On a même des entreprises qui rayonnant à l’international ». Cela signifie que  ces entreprises  pourront conquérir les marchés africains grâce aux échanges intra-continentaux favorisés par la ZLECAF.

En somme, les règles d’origine pour l’automobile et le textile, attendues en février 2026 du secrétariat AfCFTA, constituent « le guideline nécessaire pour les tarifs du bien tout qui change entre les pays en Afrique, y compris la Tunisie ». Elles préciseront les conditions d’accès préférentiel, uniformisant les droits de douane et dopant la compétitivité tunisienne sur le continent.

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Facture électronique : urgence d’un report pour éviter l’échec

Le débat sur la facture électronique s’intensifie. Dans ce contexte, Walid Noueiri, directeur de la Communication à la Direction générale des Impôts, appelle à reporter l’entrée en vigueur de la facture électronique. Et ce, face à un débat vif entre l’administration fiscale et les professionnels.

En effet, Walid Noueiri alerte via sa page Linkedin sur les faiblesses de l’infrastructure actuelle, incapable d’absorber des centaines de millions de factures d’un coup.

D’un côté, le pouvoir public vise une plus grande conformité des contribuables et un meilleur accès aux données pour les recoupements et contrôles fiscaux. De l’autre, les professionnels du secteur redoutent un fardeau administratif supplémentaire, s’ajoutant à leurs contraintes existantes. Mais au-delà de ces  contradictions, la question qui se pose : l’infrastructure et la logistique sont-elles prêtes ?

À ce titre, Walid Noueiri propose une solution pragmatique. Il estime qu’il serait sage de reporter l’application de la nouvelle loi, ou à défaut d’adopter un calendrier d’entrée progressive, par activité, chiffre d’affaires ou autre critère pertinent.

Il conclut : « Je ne pense pas que l’infrastructure actuelle soit capable de gérer des centaines de millions de factures d’un seul coup ». Tout en ajoutant: « Un report d’application ou un calendrier d’entrée progressive évitera une marche arrière de la part de l’Administration et un éventuel échec si la logistique ne suit pas. Il aidera les professionnels du métier (et même l’administration fiscale) à bien se préparer à un projet aussi ambitieux. » 

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Le cabinet InFirst Auditors décortique la loi de finances 2026

InFirst Auditors, cabinet d’expertise comptable inscrit à l’Ordre des Experts Comptables, revient sur la loi de finances 2026 (LF 2026), promulguée le 12 décembre 2025.

Ce cabinet d’expertise souligne que cette loi de finances n’est autre que la succession des budgets précédents, qui s’est focalisée sur l’aide aux ménages. Il en va de même de la mise en place de fonds spécialisés et des crédits bonifiés.

Il convient de noter que l’Assemblée des représentants du peuple a intégré l’impôt sur la fortune aux avoirs mobiliers (véhicules, portefeuilles boursiers, etc.) dès 3 millions de dinars de patrimoine net, à 0,5 % jusqu’à 5 millions et 1% au-delà, nets des emprunts et de la résidence principale.

Selon ce cabinet, cette mesure cible les fortunes élevées; mais elle heurte la classe moyenne aisée par son ampleur.

Un autre élément a été soulevé : à savoir la possibilité pour les résidents tunisiens d’ouvrir des comptes en devises, en dépit des contraintes du change, pour encourager les retours de fonds et les placements.​

En parlant du privilège fiscal automobile !

En outre, le privilège fiscal automobile a été évoqué. En effet, les familles tunisiennes à revenus modestes (inférieurs à 10-14 SMIG selon le nombre de personnes à charge) bénéficient d’un avantage exceptionnel : achat d’un véhicule d’occasion de moins de 8 ans ou neuf, importé ou local, avec droits de consommation à 10 % et TVA à 7 %, calqués sur le régime des « voitures populaires ».

Lire aussi: Maher Ketari : « Suppression des quotas de voitures populaires, un bond de 10 % à 100 % pour répondre aux besoins des familles tunisiennes »

Inspirée des facilités pour la diaspora, cette ouverture démocratise la mobilité, mais soulève des inquiétudes sur sa charge pour les finances publiques et les possibles dérives.​

Fidèle à la lignée des LF passées, 2026 institue des fonds dédiés : justice environnementale (financé par 1 % des profits miniers), cinéma et audiovisuel (1,75 % du chiffre d’affaires des opérateurs internet et télécoms), santé animale, orphelins démunis, insertion des handicapés…

De plus, des lignes de crédit à taux zéro arrosent les PME, les agriculteurs touchés par la sécheresse, les startups et les zones enclavées, pour un volume supérieur à 100 millions de dinars.

Le budget grimpe à 79,6 milliards, avec un trou de 11 milliards comblé sans intérêt par la Banque centrale de Tunisie.​

Ce mix relance l’embauches de diplômés, les dons fiscalement déductibles et les rentrées fiscales (contribution de 4 % sur les gains des banques et des télécoms), mais attise les débats.

Par ailleurs, le cabinet souligne dans son rapport que les décrets d’application, escomptés au printemps 2026, apporteront les détails. Toutefois, les sociétés doivent dès à présent préparer l’impôt sur fortune et la facturation électronique imposée. Au total, la LF 2026 renforce l’État providence dans un contexte de crise.

Lire aussi : Skander Sallemi : « La facturation électronique est une évolution logique, mais mal préparée »

La loi de finances 2026 vise à équilibrer le budget tout en soutenant l’économie face aux défis, en l’occurrence climatique, notamment la sécheresse, et économique comme l’inflation.

Au final, l’analyse d’InFirst Auditors, met l’accent sur les hausses fiscales ciblées, les allègements pour les PME et les secteurs vulnérables, et des mesures sociales. Le budget prévoit un déficit de 11 milliards de dinars, financé en partie par la Banque centrale.

A cet égard, notons que le budget de l’État pour 2026 est de 79,6 milliards de dinars, soit une hausse de 2 % par rapport à 2025. Ce qui fait que les recettes fiscales directes passent de 19,4 à 20,5 milliards. Quant aux dépenses de rémunération, elles augmentent à 25,3 milliards de dinars. Il en va de même de l’investissement qui s’élève à 6,4 milliards de dinars.

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LF2026 — Facturation électronique : les éclairages de l’IACE

L’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) a analysé en détail la loi de finances 2026. Et ce, lors d’échanges entre ses membres et des experts organisés le mardi 6 janvier 2026 au siège de l’IACE. 

La deuxième partie de la conférence a porté sur les principales mesures fiscales de la loi de finances 2026. Des experts, dont Fayçal Derbel, Mohamed Triki et Noureddine Friaa, ont présenté leurs analyses, notamment sur la facturation électronique et le régime des sanctions.

Un volet majeur de modernisation concerne la généralisation de la facturation électronique. Ils rappellent tous que le cadre légal existait déjà depuis plusieurs années, mais que son application demeurait limitée. À partir du 1er janvier 2026, l’obligation devient effective et s’accompagne de sanctions financières, parmi lesquelles :

  • Des amendes par facture non conforme ou non transmise via le système électronique.
  • Une amende globale en cas de non‑respect des obligations de facturation électronique.

Cette obligation s’appliquera progressivement à l’ensemble des entreprises prestataires de services et aux commerçants, y compris dans les régions de l’intérieur du pays.
Les intervenants ont insisté sur la complexité pratique de cette réforme (solutions informatiques, intégration des formats, certification, etc.). Tout en rappelant l’existence de prestataires privés capables d’accompagner les entreprises dans cette transition.

Paiement en espèces et transactions immobilières

La loi revient également sur la question des paiements en espèces, en particulier pour l’acquisition de voitures et de biens immobiliers.

L’ancienne réglementation imposait la mention obligatoire du mode de paiement (espèces, virement, chèque) dans les contrats dépassant un certain seuil. Dans la pratique, de nombreux contrats étaient établis à des montants légèrement inférieurs à ce seuil pour contourner cette exigence, ou restaient intégralement réglés en espèces.

Les nouveaux textes assouplissent certaines exigences formelles afin d’éviter les blocages au moment de l’enregistrement. Toutefois, les risques fiscaux liés au recours massif au cash demeurent, avec des sanctions possibles pour les entreprises (amendes, rejet de déduction, etc.).

 

Lire aussi: Skander Sallemi : « La facturation électronique est une évolution logique, mais mal préparée »

 

Amnistie fiscale et régularisation volontaire

Un chapitre important de la loi de finances est consacré à une nouvelle amnistie fiscale, dans la continuité des dispositifs adoptés ces dernières années. Elle permet aux contribuables de régulariser :

  • Des déclarations non déposées ou incomplètes;
  • Des contrats non enregistrés;
  • Des revenus ou dividendes non déclarés, entre autres.

En contrepartie, les contribuables s’acquittent de l’impôt principal dû, tout en bénéficiant :

  • D’une remise totale ou partielle des pénalités et amendes,
  • De facilités de paiement, avec la possibilité d’échelonnement sur plusieurs années dans certains cas.

L’amnistie ne se substitue pas au contrôle fiscal, mais elle ouvre une fenêtre, jusqu’à fin septembre 2026, pour une mise en conformité volontaire. Certaines périodes ou catégories (déclarations personnelles, retraites, revenus 2024, etc.) sont exclues ou régies par des règles spécifiques.

Les intervenants ont également abordé les nouvelles dispositions relatives à la domiciliation et au rapatriement des recettes d’exportation. Le délai de rapatriement, historiquement fixé à 30 jours puis porté à 60 et 120 jours, a fait l’objet de débats, de même que le traitement douanier des rapatriements tardifs, autrefois assimilés à une infraction douanière même lorsque les devises finissaient par entrer dans le pays.

Les parlementaires ont proposé d’assouplir ce régime en s’appuyant davantage sur la preuve bancaire (avis de crédit, messages swift, etc.) plutôt que sur une logique strictement douanière.

En somme, ils suggèrent également de permettre une utilisation plus large des comptes en devises ou en dinars convertibles ouverts auprès d’institutions financières locales. 

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Loi de finances 2026 : l’IACE passe au crible les nouvelles mesures fiscales

L‘Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) a analysé en détail la loi de finances 2026 lors d’échanges entre ses membres et des experts. Cet événement s’est tenu ce mardi 6 janvier 2026, au siège de l’IACE. 

La deuxième partie du panel a porté sur les principales mesures fiscales de la LF 2026. Des experts comme Faycel Derbel, Mohamed Triki et Noureddine Friaa ont partagé leurs points de vue sur les nouvelles règles fiscales et leurs conséquences pour les contribuables, qu’il s’agisse de personnes physiques ou morales.

Les discussions ont porté sur divers sujets : les régimes forfaitaires; les dons et les avantages fiscaux; l’impôt sur la fortune immobilière; les mesures pour encourager l’investissement et l’emploi; la facturation électronique; les limites sur l’utilisation de l’argent liquide; l’amnistie fiscale et les règles pour déclarer les revenus d’exportation.

Au sujet des régimes forfaitaires, les intervenants ont évoqué les régimes standards et les options suggérées. Cela explique la différence avec le régime réel.

Ils ont rappelé que, dans certains cas, les contribuables bénéficient d’une sorte de protection qui leur évite des contrôles fiscaux poussés pendant plusieurs années, à condition de respecter le forfait et les obligations déclaratives. Cette pratique, courante autrefois, a fait débat quant à son intérêt et à l’égalité entre les contribuables.

Le deuxième point a concerné les dons et les avantages fiscaux pour les particuliers. A savoir la possibilité de déduire une partie de leurs revenus en faisant des dons à des associations ou organismes reconnus. Les experts ont noté que la liste des bénéficiaires est longue et régie par des règles strictes. Les dons sont déductibles dans une certaine limite, à condition d’être déclarés à l’administration fiscale et d’être justifiés (attestations, reçus, etc.). Cela permet, par exemple, de traiter les dons caritatifs comme des dépenses déductibles, dans un cadre légal.

L’impôt sur la fortune immobilière en débat !

Concernant l’impôt sur la fortune immobilière, il a été précisé que certains biens peuvent être exonérés. Les biens loués à des fins d’habitation ou professionnelles peuvent, dans certains cas, ne pas être inclus dans le calcul de l’impôt, tout comme certaines terres agricoles soumises à un régime rural particulier. Cependant, l’administration fiscale n’a pas encore tranché sur certains points, notamment l’inclusion ou non de certains actifs (actions, etc.). Ce qui fait l’objet de discussions en interne et avec les parlementaires.

Un autre point abordé concerne les mesures visant à encourager l’emploi des jeunes diplômés et l’investissement des petites et moyennes entreprises. La loi de finances met en place ou renouvelle plusieurs dispositifs d’incitation. Pour l’emploi des diplômés (par exemple pour les fraîchement-diplômés), l’État prend en charge une partie des cotisations sociales patronales pendant un certain temps, afin d’encourager les entreprises à les embaucher.

Pour les PME qui investissent (création ou expansion), un système de crédit d’investissement est prévu, avec une aide de l’État sous forme de réduction des intérêts bancaires. Ce dispositif est soumis à des conditions de montant d’investissement et à des procédures simplifiées par rapport aux anciens systèmes, afin d’inciter les banques à financer ces projets.

En somme, certaines de ces mesures existaient déjà, mais sont remises au goût du jour : prolongation des périodes d’application, élargissement des secteurs concernés, notamment l’industrie, l’efficacité énergétique et d’autres activités créant de la valeur et des emplois.

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Économie sous la loupe de l’IACE, entre dépendance, rigidités et mise en œuvre en berne

L’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) dissèque les freins à la relance économique tunisienne. Entre dépendance structurelle, finances publiques engorgées et mise en œuvre défaillante.

Dans le cadre d’une analyse approfondie organisée par l’IACE, ce mardi 6 janvier 2026, la situation économique du pays se révèle marquée par une forte dépendance aux importations et une croissance timide. Et ce, malgré des signaux positifs dans le tourisme et l’industrie.

Ainsi la Tunisie tablerait sur 2,6 % de croissance en 2026 (hors nominale), portée par les services, mais freinée par un effet de base et des prévisions mondiales à 2,5%. Toutefois, l’industrie, levier clé, passe d’une zone négative à légèrement positive. Tandis que les exportations grimpent de 6 %, préfigurant un solde positif des équipements en 2028. Pourtant, le déficit commercial avoisine 5,8 mois de couverture. Il est aggravé par un déficit énergétique et une consommation dominée par les agents privés (30 %).

Inflation persistante et vulnérabilités sociales

L’inflation s’établit à 5 %, reflétant une certaine stabilité relève la Banque centrale. Mais les hausses de 21 % sur les produits alimentaires libres pèsent lourdement sur les classes moyennes et pauvres (7 % du panier). Le chômage des jeunes diplômés culmine à 24,9 % (41 % pour les jeunes globalement). La pauvreté remonte vers 18 %, et l’inégalité patrimoniale choque. En effet, 70% de la population ne détient que 10  % du patrimoine (indice de Gini du patrimoine, inspiré de Piketty). Environnementalement, la Tunisie se classe 81ème/180, avec un indice de santé à 80 et de viabilité à 100.

Finances publiques sous tension et fiscalité défaillante

La pression fiscale glisse à 25, 8%, mais l’évasion atteint 53 % chez les personnes morales. Seules 103 000 entreprises sont vraiment actives et déclarées (sur 800 000 estimées).

Les dépenses rigides (dette, subventions, salaires) absorbent 89 % du budget en 2026, ne laissant que 3-4 % pour l’investissement, souvent limité au règlement de projets en cours. Le déficit budgétaire fond de 3,5 % à 1,6 % grâce à la coupe des subventions carburant (-1 400 MD) et une dette extérieure allégée, compensée par plus de bons du Trésor domestiques.

Défis cruciaux de mise en œuvre

Près de 20 % des articles de loi manquent de décrets d’application, freinant le fonds de protection sociale ou les compensations pour les martyrs et victimes du terrorisme (seulement 50 % exécutés).

En résumé, les finances publiques tunisiennes évoquent un paquebot où 90 % de la cargaison est figée (dette, salaires, subventions). Ne laissant que 10 % de marge pour corriger la trajectoire ou booster l’investissement.

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IACE : les entreprises privées assurent 53 % des recettes fiscales de l’Etat

« Loi de finances 2026 : analyse économique et mesures fiscales ». Ce thème a animé les échanges  entre les membres de l’IACE et des experts, organisés ce mardi 6 janvier 2026 par l’Institut arabe des Chefs d’entreprises, à son siège. L’objectif étant de porter un regard sur la lecture du budget et d’analyser les risques. 

Un des éléments du débat comprend les recettes fiscales, la soutenabilité budgétaire et l’alignement des politiques. A cet effet, notons que les recettes fiscales souffrent d’une faible capacité prédictive, avec une mobilisation limitée autour de 16 milliards de dinars.

Par ailleurs, Majdi Hassen, directeur exécutif de l’IACE a fait savoir lors de sa présentation que  les entreprises privées, pourtant essentielles, ne couvrent que 53 % des recettes fiscales de l’État. La Direction Générale des Impôts (DGI) recense seulement 103 000 entreprises actives et déclarées, contre près de 800 000 structures informelles non recensées, freinant toute diversification des recettes. Toutefois, même si la marge budgétaire s’améliore : les dépenses rigides, qui pesaient à 87 %, ont reculé à environ 20 %.

Cependant, les dépendances liées à l’investissement public restent élevées (22 %), et la soutenabilité de la dette publique oscille entre 38% et 35 % du PIB, marquant une légère baisse positive.

Il rappelle entre autres que l’effort fiscal global progresse, mais son alignement avec les priorités publiques reste perfectible : maîtrise de l’inflation, explosion des dépenses urbaines (cours particuliers, santé privée) et subventions énergétiques persistantes.

Autre élément soulevé : la réduction des subventions énergétiques en cours qui ne garantit pas une baisse immédiate des prix à la consommation; la variation réelle reste à surveiller (environ 6 %). L’ensemble appelle à une cohérence accrue entre politiques fiscales et priorités sociétales.

Nous y reviendrons…

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Capture choc de Maduro : Trump dédollarise le chaos mondial, selon Elyes Kasri

Dans une analyse, l’ancien ambassadeur Elyes Kasri décrypte la saisie rocambolesque de Nicolás Maduro et de son épouse par les forces spéciales américaines lors d’un raid pré-dawn le 3 janvier 2026 à Caracas, sous un déluge de frappes aériennes.

Au-delà du prétexte des charges de narcotrafic brandi par l’administration Trump, cette opération « Absolute Resolve » s’apparente à une offensive impitoyable contre la dédollarisation impulsée par les BRICS et la Chine, grand partenaire pétrolier du Venezuela. De Pékin qui lance un ultimatum à Washington, à l’axe Russie-Iran menacé d’escalade, les ondes de choc pourraient embraser le globe et atteindre l’Afrique du Nord. Prélude à une guerre totale ou ultime sursaut hégémonique américain ?

Vous trouverez ci-dessous l’analyse d’Elyes Kasri:

« La capture du président vénézuélien Nicolas Maduro dans des circonstances rocambolesques a l’aube du samedi 3 janvier 2026 en compagnie de son épouse par des unités des forces spéciales américaines sous un bombardement intense et son exfiltration à New York pour jugement par la justice américaine pour trafic de stupéfiants a surpris toutes les chancelleries étrangères et une grande partie de l’opinion et de la classe politique américaines.

Cet événement exceptionnel dans les annales internationales a pourtant été précédé par un long et pénible blocus économique puis côtier américain et une surenchère de sanctions et de menaces directes par l’administration du président Donald Trump qui avait publiquement exigé le départ du président Maduro et l’avait personnellement sommé de quitter le pouvoir.

De nombreuses voix se sont élevées aussi bien aux Etats-Unis d’Amérique décriant cette atteinte au droit international et aux prérogatives du Congrès américain pour autoriser tout acte de guerre qu’à l’étrangers pour condamner encore une fois ce qui a été considéré comme une atteinte grave au droit international et un précèdent d’une rare gravité susceptible de mener à toute sorte de dérives de nature à provoquer la troisième mondiale dont le spectre plane déjà sur le monde depuis l’opération spéciale russe en Ukraine et la série de mesures économiques et militaires adoptées par les membres de l’alliance atlantique à l’encontre de la Russie avec la délimitation d’alliances globales préfigurant une déflagration a l’échelle mondiale avec un potentiel nucléaire dévastateur.

Autre suspect derrière les coulisses, Israël, l’allié des Etats-Unis d’Amérique et de plus en plus considéré comme le maitre du jeu géopolitique à Washington grâce à ses puissants relais américains notamment les plus grandes fortunes et leur emprise sur la finance et les médias de même que l’AIPAC, redoutable lobby pro-israélien prêt à sanctionner et causer la perte de tout politicien américain suspecté de manquer de loyauté envers Israël même face à des exactions à Gaza considéré comme un génocide par la Cour Internationale de Justice (CIJ)et des crimes de guerre par la Cour Pénale Internationale (CPI), juridictions pourtant établies dans l’après deuxième guerre mondiale par les allies et à leur tête les Etats Unis d’Amérique pour sanctionner les crimes commis contre les juifs.

Le droit international a été pratiquement démantelé lorsque les Etats -Unis d’Amérique et Israël ont non seulement ignoré les décisions de la CIJ et de la CPI et sont allés jusqu’à sanctionner ces deux instances internationales et leurs juges avec la connivence de l’ouest pourtant chatouilleux sur tout ce qui concerne le droit international tel qu’établi dans l’après-guerre et les droits de l’homme devenus un instrument de flagellation des pays récalcitrants.

En plus de s’inscrire dans le droit fil de l’érosion des institutions internationales comme l’organisation des Nations Unies et du droit international par les puissances qui les ont forgés à leur image et selon leurs intérêts à la suite de leur victoire après la deuxième guerre mondiale et ultérieurement, la capture du président vénézuélien revêt une double dimension économique et géostratégiques préludant la confrontation entre la puissance impériale américaine et les puissances montantes comme la Russie en quête de reconquête des territoires considérés historiquement appartenant à la grande Russie et d’une nouvelle architecture sécuritaire européenne de nature à corriger les déséquilibres et l’encerclement progressif qui ont suivi depuis 1991 l’éclatement du Pacte de Varsovie et de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques.

Pour sa part, la Chine, puissance montante dans tous les domaines, s’efforçait de se dégager de l’étau énergétique et monétaire que lui imposait le pétrodollar devenu une arme américaine pour affaiblir ses concurrents et mettre à genoux ses adversaires.

Les sanctions américaines depuis 2006 aboutissant en 2019 à un embargo sur le pétrole vénézuélien et ultérieurement en 2022 contre le pétrole russe à la suite l’opération spéciale en Ukraine ont démontré non seulement l’aspect punitif du pétrodollar qui, en plus d’imposer depuis 1974 l’exécution de toutes transactions internationale en Dollar américain créant ainsi une dépendance internationale à la monnaie américaine et finançant ainsi le déficit budgétaire américain et toutes les extravagances monétaires et budgétaires américaines, cherchait à exclure du marché international tout pays considéré hostile aux intérêts des Etats Unis d’Amérique.

Cette militarisation (weaponization) du dollar américain a incité les puissances montantes à s’affranchir de la mainmise américaine et commencer à explorer les opportunités de commerce international et notamment des hydrocarbures en monnaies alternatives ou dans le cadre du troc cour circuitant ainsi le dollar américain.

Si les anciennes tentatives de Saddam Hussein et Mouammar Kadafi ont été étouffées dans le sang, le groupement des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Afrique du Sud élargi par la suite à six autres pays) a entamé depuis 2009 un processus de dédollarisation pour échapper à l’emprise et aux potentielles sanctions américaines en libellant leurs échanges en monnaies nationales et en évitant les circuits de occidentaux de transferts de fonds et de règlement des transactions monétaires et commerciales avec l’objectif du lancement d’une nouvelle monnaie internationale capable de détrôner le dollar et mettre ainsi fin à l’hégémonie économique et monétaire américaine.

Plus qu’une quelconque lutte contre le trafic de stupéfiants, l’opération américaine contre le Venezuela viserait à casser l’élan de la dédollarisation et à freiner l’avance de la Chine sur le continent américain car Pékin était devenue le principal client et investisseur du Venezuela avec un système intégré destiné a servir de prototype aux exportateurs d’hydrocarbures désireux de s’émanciper de l’emprise américaine.

Ainsi, outre la direction politico-militaire vénézuélienne, Pékin est sur la sellette à Caracas et voit sa crédibilité en tant qu’alternative stratégique à l’hégémonie américaine soumise à un test sérieux d’où l’ultimatum de 72 heures lancé dans un langage se départant des traditions diplomatiques chinoises par le ministère chinois des affaires étrangères à Washington pour libérer le président Maduro et quitter le territoire vénézuélien.

Les risques de la dédollarisation sont amplifiés par un processus très perceptible de désengagement international du marché obligataire américain même par des pays alliés comme le Japon faisant ainsi craindre des pressions supplémentaires sur le financement du déficit budgétaire américain susceptible d’atteindre des niveaux intolérables à l’horizon de 2030 avec déjà des effets inflationnistes qui démentent toute déclaration de préservation du pouvoir d’achat par les mesures tarifaires protectionnistes adoptées par l’administration Trump même au détriment de ses alliés atlantiques.

En plus de son apparence impulsive et flamboyante tout à fait dans le caractère du président Trump, la capture du président vénézuélien et la volonté déclarée de mettre la main sur les réserves et la production vénézuéliennes de pétrole, pourrait également être le prélude d’une grande offensive contre l’Iran suite à la pressante insistance du gouvernement Netanyahu et ses relais américains, quitte à anticiper toute perturbation du commerce et du cours internationaux du pétrole en cas de blocage comme précédemment indiqué par les autorités iraniennes du détroit d’Hormuz, passage oblige de 20% du commerce mondial de pétrole et éviter tout pic spéculatif surtout en pleine saison hivernale.

L’objectif déclaré par le gouvernement Netanyahu de changement de régime en Iran, pourrait en fin de compte servir les intérêts stratégiques de l’empire déclinant américain car toute déstabilisation de l’Asie Centrale porterait un coup sérieux à la Chine en hypothéquant la sécurité et la fiabilité de la route de la soie et de la Russie en nourrissant un antagonisme anti russe nationaliste et religieux car cette zone est peuplée de musulmans ayant à une certaine époque subi le joug soviétique et appréhendant une résurgence de l’impérialisme russe.

S’il est incontestable que l’attaque américaine contre le Vénézuela promet une série de représailles et de réactions en chaîne dont l’ampleur et la portée restent difficiles à prévoir, il n’en reste pas moins que l’Afrique du nord en ressentira l’onde de choc que ce soit par des retombées militaires et géostratégiques que sur le commerce du pétrole.

La Libye dans un stade avancé de partition dans une atmosphère de guerre civile et l’Algérie qui semble se rapprocher dangereusement de l’œil du cyclone d’abord avec une crise économique aiguë, et politiquement avec les premiers signes d’un processus de sécession et du point de vue du positionnement géostratégique avec un isolement international dangereux et la perte du leitmotiv international de la cause sahraouie qui a été mise dans le cadre d’une autonomie sous souveraineté marocaine en vertu de la résolution 2797 du conseil de sécurité, faisant ainsi essuyer au régime algérien un échec retentissant susceptible de se traduire en discrédit international et en facteur de délégitimation du pouvoir en place. »

« Quant à la Tunisie qui a déjà vu sa résilience économique et politique érodée depuis ce qui qualifié de révolution de la liberté et de la dignité, devra se préparer sérieusement à surmonter les secousses qui vont ébranler son voisinage aussi bien en procédant à une insularisation vis-à-vis de ses deux voisins menacés par un tourbillon d’instabilité qu’en renforçant son front intérieur et en se rendant à l’évidence que le programme de réformes économiques soumis par ses soins au Fonds Monétaire International et depuis voué aux gémonies est en fait la seule voie réaliste susceptible de sortir la Tunisie de sa crise économique qui risque le débordement social et de faire sombrer le pays dans une situation socio-économique potentiellement inextricable.

Héritière de Carthage, la Tunisie a appris à travers son histoire millénaire à se sortir des crises les plus aiguës grâce au génie du peuple tunisien et son patriotisme face à l’adversité. »

Aujourd’hui, la Tunisie a un autre rendez-vous avec l’histoire. »

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Sami Jallouli : La cyberguerre vénézuélienne ou comment l’Occident abat les régimes du Sud d’un clic

Le politologue Sami Jallouli décortique le tournant radical des événements vénézuéliens récents, qui ont révolutionné la doctrine militaire mondiale. Les superpuissances délaissent les guerres d’usure et les flottes massives pour des conflits hybrides mêlant cyberguerre et raids fulgurants.

Ce modèle d’ »extension d’emprise” pulvérise les régimes à faible coût humain et matériel, en frappant d’abord les centres de commandement numériques via un simple remplacement de leadership. Les victoires se décident avant les tirs, par un clic qui paralyse tout.

Vulnérabilités du Sud

Il précise dans ce contexte : « Les remparts sécuritaires s’effondrent face à une surveillance omnipotente, capable de pister et filmer jusque dans l’intimité des foyers. La géopolitique contemporaine le confirme : la force ne plie que devant une supériorité technologique. »

Appel à la souveraineté

Sans sursaut scientifique, « les nations du Sud, confrontées à des autocraties traitant leurs peuples, des proies faciles.  Seule la maîtrise des avant-postes scientifiques offre un rempart viable contre cette tyrannie technologique, reléguant l’arme à feu au rang d’archaïsme », ajoute-t-il.

Pour l’exemple vénézuélien, Sami Jallouli souligne que cela risque de se répéter avec Cuba et d’autres pays. Il rappelle à cet effet que Cuba a déjà une liste d’accusations toute prête contre elle. Tout en ajoutant : « Tous ces régimes qui trompent leur peuple et jouent sur les émotions viscérales ont un destin connu d’avance. Au final, qu’on l’aime ou non, l’Amérique est puissante et fait ce qu’elle veut. Regardez : ni la Chine ni la Russie n’ont bronché pour ce qui arrive, même à leurs plus proches alliés. Au contraire, la Chine a annoncé qu’elle allait annexer Taïwan. Et ce qui se passe au Venezuela l’arrange ».

Comme dit un vieux proverbe tunisien : « La porte par laquelle le vent entre, ferme-la et repose-toi. »

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Visite de la présidente de la BERD en Cisjordanie et en Jordanie

La présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), Odile Renaud-Basso, effectue cette semaine une visite en Cisjordanie et en Jordanie. Au programme : rencontres avec les Premiers ministres Mohammad Mustafa et Jafar Hassan, ministres clés et acteurs économiques, pour renforcer les investissements et la stabilité face aux défis régionaux. Avec 185,5 millions d’euros en Cisjordanie et 2,2 milliards en Jordanie, la Banque réaffirme son engagement concret au service de la croissance privée.

Elle échangera également avec des représentants de banques partenaires locales, d’autres acteurs du secteur privé et des représentants de l’Union européenne.​

Par ailleurs, des tables rondes sont prévues avec des représentants du monde des affaires, des banques partenaires locales, de la communauté internationale et des bailleurs, dont l’Union européenne.​

En amont de sa visite, Odile Renaud-Basso a déclaré être « ravie de se rendre en Cisjordanie et en Jordanie » , où la BERD reste engagée à soutenir le développement du secteur privé et à favoriser la croissance économique via des investissements et un appui en matière de politiques publiques.​

Elle a souligné que le travail étroit avec les autorités locales, les bailleurs et les entreprises permet de produire un impact concret, d’améliorer les conditions de vie et de renforcer la stabilité économique.​

Depuis le début de ses opérations en Cisjordanie en 2017, la BERD a soutenu 36 projets privés pour un montant total de 185,5 millions d’euros.​

En outre, depuis le lancement de ses activités en Jordanie en 2012, la BERD a fourni plus de 2,2 milliards d’euros de financements à travers 82 projets. Et ce, principalement dans l’énergie, les infrastructures essentielles, le secteur bancaire et les entreprises de toutes tailles, dont environ 73 à 74 % destinés au secteur privé.​

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Venezuela – Adnen Limam : « L’intervention US enterre l’ordre mondial post-1945 »

L’intervention américaine au Venezuela en dit long. Pour certains experts en géopolitique, il s’agit de la fin des règles internationales post-1945. Dans ce contexte, Adnen Limam, expert en géopolitique, décortique les enjeux pétroliers majeurs et les menaces pour l’équilibre mondial, avec des répercussions potentielles.

L’analyse d’Adnen Limam est sans appel. « Il s’agit tout simplement de l’annulation des règles du jeu héritées du monde d’après la Seconde Guerre mondiale », explique-t-il. Il précise que l’intervention des États-Unis au Venezuela, sans mandat de l’ONU ni « habillage juridique même factice », marque « la fin du système international tel qu’hérité de la Seconde Guerre mondiale » et un « basculement clair vers un monde gouverné par la loi de la jungle, par la loi du plus fort ».

Fin des règles du jeu mondiales 

Tous les États incapables de résister à Washington se sentent désormais menacés. Adnen Limam y voit le premier test de la doctrine Monroe revisitée, inscrite dans la récente stratégie de sécurité nationale américaine. Celle-ci prône une « domination totale de l’hémisphère occidental », incluant le continent américain et le Groenland, pour exclure Chine et Russie et imposer un « protectorat américain ». Implicitement, « tout régime qui n’obtempère pas aux injonctions américaines doit être carrément changé par une intervention militaire ». Un parallèle historique glaçant : cela rappelle « la doctrine nazie de l’espace vital, du Lebensraum, tel qu’il a été adopté et mis en œuvre par l’Allemagne hitlérienne ».

Le pétrole vénézuélien : une arme géopolitique convoitée

Au cœur de la crise, les 20 % des réserves mondiales de pétrole détenues par Caracas. « Le pétrole est aujourd’hui une arme aux mains de ceux qui contrôlent son extraction et sa commercialisation », insiste M. Limam. Si les États-Unis s’en emparent, ils pourraient « peser d’une manière tout à fait importante sur les prix du pétrole » et les approvisionnements, visant Russie et Chine. Et ce, tout en engrangeant « des revenus colossaux ».

Mais prudence : « Il est trop tôt pour conclure que les États-Unis ont réussi leur coup ». Le « kidnapping » du président vénézuélien et de son épouse n’a pas fait tomber le régime. La vice-présidente assure l’intérim, soutenue par la Cour suprême, l’armée et des voisins comme le Brésil. « La confrontation n’a pas pris fin, elle a commencé », résume l’expert.

Impacts économiques : baril et pétrodollar en sursis

Sur les prix du pétrole, Adnan Limam appelle à la patience. « Il est trop tôt pour en tirer des conséquences », dit-il. Car « l’affaire n’est pas encore jouée ». Une mainmise américaine permettrait de faire « baisser ou hausser » le baril comme arme géopolitique. Ce qui impacterait l’économie mondiale et viserait prioritairement Pékin et Moscou.

À plus long terme, le pétrodollar est en jeu : le Venezuela vend déjà son brut en yuans chinois plutôt qu’en dollars. « Le contrôle par les États-Unis du pétrole vénézuélien aura un impact sur le dollar même en tant que monnaie d’échange internationale », prédit-il, appelant des spécialistes monétaires à l’analyse.

Pour la Tunisie, un baril moins cher pourrait soulager les importations, mais dans ce chaos naissant, rien n’est acquis.

Adnen Limam conclut : « Il faut se garder de tirer dès maintenant des conclusions hâtives » et « attendre la suite des événements ».

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Banque mondiale : baisse de 7 % des matières premières en 2026

Pour bien démarrer l’année, il est important de connaitre les signaux économiques. Aux dernières nouvelles, le Groupe de la Banque mondiale prévoit une baisse d’environ 7 % des prix des matières premières en 2026.

Toutefois aux tensions géopolitiques que connaît le monde, l’heure est à la prudence. Selon le dernier rapport de la Banque mondiale, les prix mondiaux des produits de base entameront leur quatrième année consécutive de baisse en 2025-2026, avec un recul de 7 % par an. Ils atteindront leur plus bas niveau en six ans, sous l’effet combiné d’une croissance économique mondiale atone (prévisions à 2,4 % en 2025), d’un excédent pétrolier massif (+65 % par rapport au pic de 2020) et d’incertitudes politiques persistantes (élections, tensions commerciales).

Toutefois, ces prix restent élevés par rapport à l’ère pré-pandémie : +23 % en 2025 et +14 % en 2026 versus 2019. Pour les pays en développement comme ceux du Maghreb, cela signifie un répit temporaire sur les factures énergétiques et alimentaires, mais une vigilance accrue face à la volatilité.

Quant aux cours énergétiques, ils plongeront de 12 % en 2025 et 10 % en 2026. Cela signifie que le baril de Brent passera de 68 dollars en moyenne en 2025 à 60 dollars en 2026, le plus bas en cinq ans.

La surproduction OPEP+ et non-OPEP, couplée à une demande freinée par l’adoption massive de véhicules électriques (VE) (ventes mondiales +30 % attendues) et la stagnation de la consommation chinoise, creusent cet excédent. Au Maghreb, les exportateurs comme l’Algérie pourraient voir leurs recettes budgétaires chuter de 15-20 %, accentuant les déficits.

Par ailleurs, qui dit une baisse du prix du baril, dit aussi une baisse des prix alimentaires. Ces derniers baisseront de 6,1 % en 2025 et 0,3 % en 2026, rendant riz, blé, soja, café et cacao plus abordables, un boon pour l’Afrique du Nord importatrice nette.

Alors que les engrais bondiront de 21 % en 2025 (coûts d’intrants, restrictions commerciales), avant -5 % en 2026. Cela érode les marges des agriculteurs tunisiens ou marocains, déjà sous pression, et risque de peser sur les rendements futurs.

Contrairement à la tendance, l’or (+42 % en 2025, +5 % en 2026) et l’argent (+34 % en 2025, +8 % en 2026) atteindront des records, dopés par les banques centrales (achats records de Chine, Inde) et l’incertitude économique. Ces « valeurs refuges » offrent une protection contre l’inflation résiduelle.

Impacts positifs : frein à l’inflation et fenêtre réformatrice

Cette trajectoire atténue l’inflation mondiale des prix à la consommation, comme le souligne Indermit Gill, économiste en chef de la Banque mondiale : « Le recul des cours de l’énergie a permis de faire baisser l’inflation. Ce répit ne durera pas. » Dans les pays en développement, les denrées de base comme le blé deviennent accessibles, stabilisant les budgets ménages.

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Le cri du cœur de Nawar Acheya, en avant-première

Partout autour de nous, les jeunes, qu’ils soient tunisiens, marocains, algériens ou d’ailleurs, cherchent un nouvel Eldorado. L’avant-première du film Nawar Acheya (Les Belles de nuit) s’est penchée sur cette question épineuse, loin d’être spécifique à la Tunisie. La réalisatrice Khedija Lemkecher souligne que ce phénomène est mondial.

En effet, certains pays sont victimes de cette migration clandestine, dite harka. En clair, l’absence de visibilité pour l’avenir, l’incertitude de demain et un climat socioéconomique tendu créent un terrain favorable à la justification du départ des jeunes.

Khedija Lemkecher : « La Méditerranée magnétise et tue »

Rencontrée après l’avant-première, la réalisatrice de ce film, Khedija Lemkecher, livre ses impressions et met en garde contre nos rêves obsessionnels, qui peuvent être mortels. Elle précise : « On est obsédé par cette Méditerranée qui nous attire, qui nous magnétise à travers ces champs de la mort. Malheureusement, on ne regarde plus la mer de la même façon. Moi-même, quand je me baigne en Méditerranée, surtout à Zarzis, je n’ai plus le même plaisir ni la même impression. Ça me fait chaud au cœur que ce ressenti soit là. C’est un film difficile, un film qui donne un malaise, un coup de poing. Je suis très contente de cette audience et de ce ressenti ».

Interrogée sur la durée de production, elle nous déclare : « Ce film m’a pris pas mal d’années. C’était un défi à relever. Il n’est pas bankable pour les distributeurs qui préfèrent le commercial ».

Et la noirceur du film ? « Comment s’en remettre ? Difficilement parce qu’à chaque fois que je le regarde, j’ai beaucoup d’émotions. Je suis fatiguée, beaucoup de choses remontent. J’ai très mal. Je suis à la place de ces champions. On veut qu’ils vivent, on veut que nos jeunes vivent. On ne veut plus de ces rêves de mort ».

Younes Megri incarne Djo, une figure de père spirituel qu’on voit, vit et ressent à l’écran. Ce coach, originaire d’un quartier où des enfants perdus manquent d’éducation, adopte Yahya comme son enfant pour le sortir de la masse. Au-delà de l’amitié, naît une parenté profonde.

Un aîné et un jeune s’entendent dans la boxe. Mais la jeunesse rêve d’ailleurs, cherchant mieux. Younes Megri souligne : « Des jeunes partis il y a 10 ou 15 ans ont souffert et souffrent toujours. Mais quand ils reviennent, ils disent à leur famille qu’ils vont très bien, qu’ils ont une voiture. Ce n’est pas vrai, c’est totalement autre chose. Moi aussi, j’ai vécu en Europe une dizaine d’années pour mes études de musique. Pour moi, l’Afrique du Nord est merveilleuse, on ne trouvera ça nulle part ailleurs ».

Ce film laisse des traces psychologiques : « On a été choqués par ce qui se passe en Méditerranée. Ces jeunes perdent la vie bêtement. Et même quand ils survivent, ils sont maltraités de l’autre côté. En Europe, ce n’est pas beau à voir ; désormais, les Européens affluent chez nous. Dommage pour nos partants ! Tout le monde vante l’ailleurs, trompé par les retours mensongers des émigrés qui cachent leur souffrance ».

Younes Megri célèbre le cinéma tunisien : « Vive la Tunisie, vive le cinéma et vive la jeunesse avec qui j’ai travaillé ! Le cinéma tunisien a une particularité unique, il est toujours présent dans les festivals internationaux. Il porte un message au monde entier. J’aimerais revenir travailler ici. Les sujets ? Aux scénaristes et réalisateurs de s’adapter à la conjoncture mondiale changeante ».

Quant à Elyes Kadri, acteur, ce n’est pas sa première expérience au cinéma : six ans de métier, vingt projets, mais une première en Tunisie hors de France. Le scénario universel sur la jeunesse l’a séduit, avec Khedija Lemkecher.

La harka touche tout le monde, même un champion tunisien choisissant l’exil malgré la misère là-bas. Courageux, mais son rêve français est illusoire : péril en Méditerranée, puis reconstruction linguistique et culturelle. Double lutte des plus vaillants.

Elyes Kadri conclut : « Espoir : construire localement, l’herbe n’est pas plus verte ailleurs. Ne lâchez rien, il y a de la lumière au bout du tunnel via la patience et la persévérance ».

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Ridha Chkoundali : une économie en sursis, fragilisée par des signaux contradictoires

Alors que 2025 s’achève, l’économie tunisienne affiche un bilan en demi-teinte : une croissance anémique, un chômage record chez les jeunes, un déficit commercial abyssal, mais quelques lueurs d’espoir sur le front monétaire et des notations internationales.  C’est ce qu’a annoncé Ridha Chkoundali, l’expert en économie.

Selon les projections du FMI, Ridha Chkoundali a fait savoir que le PIB n’a progressé que de 2,5%, le plus faible taux arabe, loin des 3,2% espérés dans le projet de loi de finances. Il poursuit: « Ce rythme mollusque menace les recettes fiscales et sape la rhétorique officielle de l' »autonomie ».

Il ajoute que « la croissance est dopée par la consommation, portée par des secteurs vulnérables, les exportations et l’investissement privé restant au ralenti. L’agriculture et le tourisme ont compensé, mais ces piliers restent fragiles, tributaires du climat et des aléas géopolitiques mondiaux. Point encourageant : la reprise de la production de phosphates. En revanche, le secteur textile, habillement et cuir, pilier exportateur, plonge en territoire négatif ».

Chômage : alerte rouge chez les jeunes femmes

Le taux de chômage grimpe à 15,4% (+0,1 point), un niveau alarmant. Chez les jeunes femmes, l’hémorragie est spectaculaire : +5 points, de 37,8 à 42,7%. Un signal d’alarme social majeur.

Déficit commercial explosif, l’énergie en tête de file

Sur les 11 premiers mois, l’écart atteint un vertigineux 20,2 milliards de dinars, dopé par un déficit énergétique record de 10,3 milliards. Les exportations stagnent à 57 milliards de dinars, tandis que les importations bondissent de 5,8%. Chutes brutales : énergie (-29,6%) et huile d’olive (-10 milliards, de 44,5 à 34,7 milliards). Seuls les phosphates et dérivés (+12%) et les industries mécaniques/électriques sauvent la mise.

Inflation en baisse : mirage pour les ménages

Il rappelle : « La tendance déflationniste flatte les bailleurs de fonds et agences de notation, facilitant les politiques macro. Mais sur le terrain, l’inflation alimentaire triple ce taux officiel, creusant l’écart avec le quotidien des Tunisiens ».

Banque centrale : virage vers la souplesse

Il revient sur les deux baisses de taux directeur de 50 points de base (mars et décembre), ce qui amène un bol d’air pour l’économie réelle.

Notations internationales : progrès timides dans un contexte d’endettement abyssal

La Tunisie trône au 10e rang africain des pays les plus endettés à l’extérieur, un paradoxe face au mantra de l’autonomie. Pourtant, des avancées : Fitch upgrade la note long terme en devises de CCC+ à B- (17e à 16e place mondiale, grâce aux réserves stables) ; Moody’s passe de Caa2 à Caa1 (perspective stable). Reste une catégorie « spéculative » à haut risque. Côté liberté économique, c’est la dégringolade : 124e/165 (Fraser, « peu libre », 27e africain) ; 149e/184 (Heritage, « répressive »).

En somme, Ridha Chkoundali conclut : « 2025 aura été une année de résilience précaire, où les acquis monétaires peinent à masquer les faiblesses structurelles. Sans réformes profondes pour relancer investissements et exportations, 2026 risque de prolonger cette trajectoire incertaine ».

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Les événements marquants de l’année 2025

Nous sommes dans une décennie où le monde se trouve confronté à une série de défis et d’opportunités, de haute tension et d’incertitude croissante.

Ainsi il est important de revenir aux événements marquants de l’année 2025. A l’échelle internationale, on note le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, un cessez-le-feu à Gaza, des avancées explosives en IA et des tensions commerciales mondiales. Ces développements ont redessiné la géopolitique, l’économie et la technologie, avec des conflits persistants en Ukraine et des phénomènes climatiques extrêmes.​

Donald Trump a repris le pouvoir le 20 janvier 2025 imposant des tarifs douaniers massifs. Ses efforts diplomatiques, comme un sommet avec Poutine en Alaska et un plan de paix à Gaza, ont eu des résultats mitigés; tandis que des sanctions ont visé la Russie.​

Conflits mondiaux

Un cessez-le-feu à Gaza en octobre, négocié sous pression américaine, a permis l’échange d’otages contre des prisonniers palestiniens, bien que le désarmement du Hamas reste en suspens. La guerre en Ukraine s’est poursuivie avec des avancées russes lentes et coûteuses; malgré des négociations imposées par Trump.

Technologie et économie

L’IA a connu un boom avec des investissements atteignant 1,5 billion de dollars, propulsant Nvidia au-delà de 5 billions de valorisation, mais suscitant des craintes de bulle spéculative et de pertes d’emplois.

La Chine est en situation de monopole. Ainsi en 2025 elle a produit 85 % des terres rares légères purifiées utilisées au niveau mondial, et 100 % des terres rares lourdes en réponse aux tarifs de Trump. Forçant ainsi des reculs américains et ébranlant les chaînes d’approvisionnement mondiales.​

Autres faits saillants

L’élection du pape Léon XIV, premier Américain à la tête de l’Église catholique en mai, a marqué un tournant conservateur. Des soulèvements de la Gen Z en Asie, Afrique et Amérique latine contre la corruption, un vol spectaculaire au musée du Louvre et des catastrophes climatiques record (ouragans, inondations, feux) ont complété l’année tumultueuse.​

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Abdelmajid Tebboune: « l’Algérie n’interfère jamais dans les affaires internes tunisiennes »

Malgré la signature récente d’un accord de sécurité entre la Tunisie et l’Algérie, évoqué par seulement quelques médias, c’est le président algérien Abdelmadjid Tebboune qui a réagi.Lors de son discours devant les deux chambres du Parlement algérien, il a dénoncé via les médias algériens, des tentatives de semer la discorde entre les deux pays, affirmant que ces manœuvres échoueront face à la solidité de leurs relations historiques.

 

Abdelmajid Tebboune a souligné l’interdépendance sécuritaire entre l’Algérie et la Tunisie, qualifiant leur stabilité commune de priorité absolue, leurs destins étant étroitement liés.

Il a réitéré que « l’Algérie n’interfère jamais dans les affaires internes tunisiennes et s’interdit  même la moindre intervention, fût-ce du poids d’un grain de poussière « , par respect pour la souveraineté et les choix du peuple tunisien.

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Hichem Yahya présente l’histoire plurielle de l’astronomie mondiale

Depuis l’Antiquité, toutes les grandes civilisations, Egyptiens, Grecs, Arabes musulmans, peuples africains, Chinois, Indiens ont scruté les étoiles pour les observer et les comprendre.

Imaginez un univers brodé de constellations planétaires, un cosmos aux secrets architecturaux encore voilés. Les données scientifiques l’affirment : tout débute il y a 13,8 milliards d’années. Pour explorer ce domaine merveilleux, nous avons interrogé Hichem Yahya, encadrant à la Cité des Sciences. Il nous immerge dans l’astronomie moderne. Qui pourrait y rester insensible ?

Civilisations et astronomies multiples

Dès l’Antiquité, Egyptiens, Grecs, Arabes musulmans, peuples africains, Chinois et Indiens ont sondé les étoiles. Pas une astronomie unique, mais plusieurs systèmes, entérinés par consensus mondial. La Chine vit toujours à l’ère de l’année du Dragon ou du Serpent. Tandis que la Grèce hellénistique forge nos repères; l’arabo-islamisme règne, 99 % des noms stellaires étant arabes.

Des astres au cœur de la vie quotidienne

Les humains ont dompté les cieux pour naviguer, guerroyer, bâtir et rythmer l’existence. Avant les cartes terrestres, naquit la plus ancienne carte mondiale : celle des 6 000 étoiles visibles, ourlées en 88 constellations nord-sud. Loin d’une fantaisie : des traits lient les points en silhouettes – humains, bêtes réelles ou fabuleuses. Le nord antique domine (Orion, Grande Ourse), le sud émerge au XVIe siècle avec Vasco de Gama (Apus, Pavo…).

Sous des étiquettes « latines » se cachent des origines arabes : Algol (le Dévoreur), Mirfak (le coude) dans la Grande Ourse ; Betelgeuse (maison des Jumeaux), Denebola (queue du Lion).

Illusions anciennes face aux défis actuels

L’héritage ptolémaïque persiste : terre centrale, sphère céleste en rotation. Réalité : la Terre tourne, causant le ballet est-ouest du Soleil. L’Étoile polaire oriente, structure maisons et calendriers agricoles – grégorien solaire, fruit de la Révolution française, fusionnant climats et saisons pour guider semailles et moissons.

La pollution lumineuse noie tout : zéro étoile à New York, 60 sur 6 000 à Tunis. Une fuite à 200 km s’impose, mais vaine en Tunisie (fréquences radio à 60 km nord vers Ksar Ghilane, sud…). Des 88 constellations, 12 zodiacales balisent le Soleil (Bélier et consorts).

Astronomie et astrologie se sont scindées vers 50 av. J.-C., mais leur confusion perdure ici. Hichem Yahya lance un appel aux ministères de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur : propagez l’astronomie ! Elle émancipe la jeunesse, à l’image de la NASA. L’Algérie et la Libye l’enseignent; nos talents tunisiens attendent. Sans agence spatiale ni observatoire, nous boitons; malgré les consultations que d’autres nous adressent.

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