
Par Pr. Ahmed Friaa. J’ai été, comme beaucoup de ceux qui l’ont connu, extrêmement peiné et triste en apprenant le décès de feu si Mohamed Amara, comme on a coutume à l’appeler, le 3 août à Grenoble.
Je connais si Mohamed Amara depuis la fin des années 60 du siècle dernier. Il était notre professeur à la faculté des sciences de Tunis, au département de mathématiques. Il était alors à la fleur de l’âge, souvent avec un sourire aux lèvres, avenant et proche de ses élèves.
Ses cours avaient quelque chose de particulier. Au lieu de transmettre mécaniquement des concepts et des théorèmes donnant la fausse image des mathématiques en tant que discipline aride et ...