Lese-Ansicht

La Tunisie ne manque pas de talents, elle manque d’un pacte civique

La Tunisie ne manque pas de talents, elle manque d’un pacte civiquePar Aymen Bouali, Professeur agrégé en sciences physiques - Il existe des crises que l’on ne voit immédiatement dans les chiffres: inflation, chômage, déficit budgétaire ou faible croissance. Et puis il existe des crises plus silencieuses, plus diffuses, que l’on ressent dans la vie quotidienne avant même de les mesurer. Elles apparaissent dans une rue devenue dangereuse pour le piéton, dans une file d’attente qui se désorganise, dans un feu rouge ignoré, dans un trottoir occupé ou dans une plage progressivement abandonnée au désordre. Ce sont parfois de petits gestes, presque banals. Pourtant, accumulés jour après jour, ils finissent par fragiliser profondément la ...

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Quand la chaleur redéfinit la Méditerranée: Canicules précoces et transformation des équilibres environnementaux

Quand la chaleur redéfinit la Méditerranée: Canicules précoces et transformation des équilibres environnementauxPar Dhia Bouktila. Professeur à l’Université de Monastir - Les épisodes de chaleur extrême observés ces derniers jours dans plusieurs régions du bassin méditerranéen ne relèvent plus nécessairement de variations météorologiques ponctuelles. Leur précocité, leur intensité et leur extension géographique interrogent la stabilité des équilibres climatiques qui ont structuré, durant des siècles, les systèmes agricoles, urbains et sociaux de cet espace. Plus qu’une succession d’événements isolés, c’est l’émergence d’un changement de régime thermique à l’échelle méditerranéenne. Une chaleur qui s’installe en dehors de son calendrier historique Dans ...

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Moncef Machta: «Je te revois, père» de Tahar Bekri, entre silences et paroles émues

Moncef Machta: «Je te revois, père» de Tahar Bekri, entre silences et paroles émuesPar Moncef Machta* - Déjà, de par le titre qu’il donne à son récit, Tahar Bekri annonce la tonalité qui caractérisera la totalité de l’hommage qu’il rend, d’abord à son père, ensuite à sa mère, mais aussi à sa palmeraie natale. Un ton qui souligne la présence écrasante d’un père dont il était séparé durant de nombreuses années passées en exil et dont les circonstances vont faire qu’il ne le reverra plus, de son vivant. L’intitulé du livre indique l’objet même de cet hommage posthume, lettre d’amour et litanie à la fois, une élégie, une longue invocation adressée à  l’être disparu à jamais et dont il tient à évoquer, tout le long de ces ...

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