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Sidi Bouzid : Remise d’une maison rénovée à une citoyenne après les instructions du Président Saïed

Ce vendredi 4 avril 2025, une maison a été officiellement remise à sa propriétaire, située dans la région de Bir Amama, dans la délégation de Bir Hafna, après avoir été démolie, reconstruite et aménagée. Cette remise fait suite aux instructions données par le Président de la République, Kaïs Saïed, lors de sa visite à Sidi Bouzid le 13 août 2024, à l’occasion de la Journée de la Femme, annonce le gouvernorat de Sidi Bouzid, dans un communiqué rendu public aujourd’hui sur sa page officielle Facebook.

Lors de cette visite, Saïed avait souligné la nécessité d’apporter un soutien social aux citoyennes vulnérables, et plus particulièrement à celles vivant dans les zones rurales comme Bir Amama. La maison remise aujourd’hui fait partie de ces actions concrètes pour améliorer les conditions de vie des habitants de la région.

L’initiative vise à renforcer l’accompagnement social et à offrir des conditions de vie décentes aux citoyens du gouvernorat de Sidi Bouzid, dans un esprit de solidarité et de développement durable.

Programme économique de l’Etat: Inscrire la Tunisie sur une trajectoire de croissance durable

Dans un climat marqué par des risques, des guerres des monnaies et des incertitudes géopolitiques, la Tunisie a démontré sa résilience face à des chocs successifs, notamment la crise pandémique. Malgré les contraintes, le pays bénéficie d’un cadre macroéconomique stable, offrant des perspectives optimistes pour l’année 2025.

L’économie tunisienne fait face à une série de défis de taille cette année, et la route vers une croissance soutenue et inclusive demeure semée d’embûches. Le taux de chômage demeure élevé, et la nécessité de stimuler les investissements restent des obstacles majeurs qui compliquent la réalisation des objectifs économiques du pays. Ces défis exigent des réformes audacieuses et des plans stratégies pour préserver la stabilité économique et améliorer le bien-être des citoyens. Dans les temps à venir, l’économie tunisienne devrait se maintenir sur sa trajectoire de reprise régulière.

Lire l’intégralité de l’article dans notre version papier du 05-04-2025

DOC’TIME : 13 ans d’humanité en action

13 années de dur labeur et plus de 500 opérations réalisées, tel a été le parcours de DOC’TIME, une action qui incarne une véritable lueur d’espoir pour ceux qui en ont besoin. À travers des interventions chirurgicales gratuites, elle redonne le sourire à ceux que la souffrance a marqués et allège les fardeaux portés en silence puisque dans l’ombre des souffrances , une lumière étincelante nous berce pour nous montrer qu’on peut toujours croire en quelque-chose, croire aux miracles de la vie.

DOC’TIME tissée par les mains bienveillantes des bénévoles est une initiative humanitaire portée par Associa-Med’, l’Association Tunisienne des Étudiants en Médecine, à travers son comité dédié aux droits de l’Homme et à la paix car parmi les droits les plus fondamentaux, le droit à la santé demeure essentiel. Nul ne devrait être privé de soins vitaux faute de moyens.

Depuis 13 ans, cette action repose sur l’engagement d’une équipe de médecins, d’étudiants, de bénévoles et de donateurs, tous animés par un même objectif : offrir des interventions chirurgicales gratuites aux personnes les plus démunies.

Mais DOC’TIME représente bien plus qu’une série d’opérations : elle incarne la foi en le genre humain, la bonté des Hommes les uns envers les autres. Nous travaillons en synergie avec des hôpitaux et des professionnels de santé pour garantir une emprise durable qui sera un exemple pour tout médecin et être humain. Grâce aux dons que vous faites et au soutien inestimable que vous apportez, chaque geste, chaque don, chaque élan de générosité devient paix et apaisement pour certains.

Changer des vies, apaiser des cœurs

DOC’TIME ne se limite pas à soigner des corps : elle redonne espoir et sérénité aux familles. Être médecin, c’est avant tout aider à redonner le sourire aux familles et aux amis. C’est pouvoir dire “Tout ira bien pour votre fils, madame”, en sachant que cette famille rentrera chez elle sans pensées tourmentées et sans peurs accablantes.

Chaque opération réalisée est une victoire contre la fatalité, un acte de solidarité qui transforme des destins. DOC’TIME prouve que l’entraide, c’est l’art de semer du bien pour récolter de l’espoir.

Derrière chaque opération, c’est une chaîne de solidarité qui se met en marche. Nous accompagnons chaque patient tout au long du processus : de la sélection à l’opération, en passant par le suivi post-opératoire. Nous prenons le temps de l’écouter, de le rassurer, car soigner, c’est aussi être présent avant, pendant et après.

Une équipe veille à la collecte des fonds pour financer ces opérations, tandis qu’une autre se consacre à la médiatisation de l’action, garantissant sa transparence et sa crédibilité. C’est ainsi que notre voix atteint le maximum de personnes, permettant de toucher plus de donateurs et, surtout, d’aider davantage de patients.

Un engagement qui repose sur vous

Cet engagement est un retour aux valeurs du bénévolat et des actions empreintes de dynamisme et de générosité. Pourtant, cette réussite n’a été possible qu’au prix de nombreux sacrifices et d’un travail acharné mené par toute l’équipe.

Grâce à vous, des familles retrouvent le sourire, des malades voient une nouvelle chance s’offrir à eux et, ensemble, nous prouvons que l’humanité est capable du plus beau.

Merci de faire partie de cette chaîne de solidarité

Demain et après-demain…l’avenue Habib Bourguiba sans voitures

La ville de Tunis annonce la tenue de la deuxième édition de l’événement « Deux jours sans voitures », qui se déroulera le samedi 5 et le dimanche 6 avril prochains sur l’avenue Habib Bourguiba. Cette initiative, visant à promouvoir une meilleure qualité de l’air et à encourager des modes de transport plus durables, sera marquée par la fermeture de l’avenue Habib Bourguiba, de la place du 14 janvier jusqu’aux carrefours des avenues de la capitale d’Alger et des Pays-Bas.

Les festivités débuteront samedi 5 avril à 13h00 et se poursuivront jusqu’à 19h00. Dimanche, l’événement commencera à 7h00 et se terminera à 17h00. Pendant ces deux jours, les citoyens pourront profiter de diverses animations culturelles et sportives, ouvertes à tous.

Le programme de l’événement prévoit des spectacles de majorettes dans la rue principale, une exposition de « flashs touristiques » sous le slogan « Tunis pour toi », en collaboration avec la délégation régionale du tourisme, ainsi qu’une scène dédiée aux publications poétiques de 2024, au Centre tunisien du livre. De plus, des démonstrations de sports émergents telles que le speedball, le badminton, le hockey, le tchoukball et le kendo seront proposées samedi, organisées par la délégation régionale de la jeunesse et des sports, sur un espace aménagé de l’avenue Paris à la rue Hussein Bouzian.

Les cafés du quartier bénéficieront également d’animations, et un concert intitulé « Yalla Tunis chante » sera offert au public.

Dimanche, les activités sportives continueront toute la matinée dans le même espace. De plus, des concours et des remises de prix seront organisés par le Centre tunisien du livre et la délégation régionale des affaires culturelles dans un chapiteau installé entre les carrefours des avenues de la capitale d’Alger et des Pays-Bas.

L’après-midi sera consacré à l’animation des cafés et à un spectacle pour enfants intitulé « Un tour autour du monde », par le groupe « Alpha ». Enfin, un concert musical du Centre national des musiques et arts populaires « Sidi Saber » sera présenté sous l’égide de la délégation régionale des affaires culturelles.

 

Sousse : Arrestation d’un trafiquant de drogue et saisie de 107 comprimés

Dans le cadre d’une opération de lutte contre le trafic de drogues, les unités de la brigade de police d’intervention de Sousse Nord ont réussi à interpeller un individu impliqué dans la vente de stupéfiants. Cette arrestation fait suite à une série d’investigations de terrain menées par les autorités locales.

L’opération a eu lieu au domicile du suspect, où les forces de l’ordre ont saisi 107 comprimés de drogues ainsi qu’une somme d’argent de 430 dinars en liquide.

Selon un communiqué de la Direction générale de la sécurité publique, l’arrestation a été validée par le représentant du ministère public, qui a ordonné la mise en détention provisoire du suspect. Les investigations se poursuivent actuellement au sein de la brigade de police judiciaire de Sousse Nord pour éclaircir d’éventuels liens avec d’autres réseaux de trafic.

Cette opération s’inscrit dans le cadre des efforts continus des autorités tunisiennes pour combattre le trafic de drogues et garantir la sécurité publique.

 

Foot – CAN U17 au Maroc (2ème journée) : La Tunisie accroche le Sénégal

Pour le compte de la 2ème journée du Groupe C de la CAN U17 qui se déroule au Maroc, la Tunisie a engrangé un point face au tenant en titre de l’édition précédente. Un match nul et vierge a sanctionné les débats au stade Bin Mohammed El Abdi d’el Jadida. La Tunisie a eu une moins bonne possession de balle avec 33% contre 67% pour le Sénégal. En outre, aucun tir effectué contre 16 pour le Sénégal, dont 4 cadrés. La Tunisie garde la première place du classement avec 4 points (+3). Le Sénégal est second avec 4 points (+1), la Gambie 3ème avec 3 points, après son succès sans pitié sur la Somalie 5-1. Cette dernière ferme la marche avec 0 point.

Score final : 0-0 (mi-temps 0-0)

Compositions de départ :

Onze entrant Tunisie

Slim Bouaskar – Mohamed Amine Ben  Ali (carton jaune 79ème) -Abdessalem Akid – Ilyes Dhaoui – Mohamed Mazen Slama Essedi (carton jaune 7ème minute)- Ahmed Ben Yahya – Naïm Telmoudi – Fedi Tayechi – Wassim Tissa – Zinedine Hasni – Anisse Saidi

Onze entrant Sénégal

Vincent Gomis – Ibrahima Aidara -Cheikh Dieng – Lamine Mbengue – Alpha Mbengue – Ousseynou Ndiaye – Ibrahima Sory Sow – El H. Ibrahima Sow – Mouhamed Wagner – Sidy Barhama Ndiaye – Abdourahmane Mbodji

Remplacements Tunisie :

33ème entrée de Seifeddine Haj Abdallah sortie de Mohamed Mazen Slama Essefi

58ème entrée de M. A. Chaabane sortie de Wassim Tissa

83ème entrée de Y.B Mahmoud sortie de F. Tayachi ; entrée de H. Zaier sortie de A. Saidi

EST – Après les incidents survenus mardi à Pretoria : Un dossier envoyé à la CAF

L’Espérance de Tunis a remis un dossier à la Commission de discipline de la CAF, avec justificatifs à l’appui, des violences subies par ses supporters sur les gradins du stade Loftus Versfeld.

 Face aux dérives et les scènes de violence survenues sur les gradins du stade Loftus Versfeld, la Commission de discipline a envoyé une correspondance à l’Espérance de Tunis pour lui fournir des éléments sur ce qui s’est passé mardi à Pretoria. 

La direction de l’Espérance a envoyé les justificatifs dont elle a disposé au fur et à  mesure à la commission de la CAF. A noter que la CAF a envoyé également une correspondance en prévision du match retour qui se déroulera mardi prochain à Radès. Aux supporters “sang et or” de ne pas faire une mauvaise réaction, car c’est l’Espérance qui le payerait cher d’autant qu’en ce qui concerne les dépassements qui ont eu lieu avant-hier sur les gradins du stade Loftus Versfeld, Mamelodi Sundowns a été sommé aussi par la CAF pour envoyer sa version des faits. 

Par ailleurs, dans un communiqué publié avant-hier, M. Sundowns, tout en regrettant ce qui s’est passé, avance sa version des faits, selon laquelle ses supporters “se sont repliés au début des incidents quand on leur a jeté des fumigènes”.

Bref, chacun fournira à la CAF sa version des faits. Il faut s’attendre à des sanctions financières de la part de l’instance africaine de football. Une chose est sûre : il faudra éviter les débordements à Radès mardi prochain, car la CAF attend au tournant.

Une bonne nuit de sommeil

Comme à l’aller, le staff technique perd un jour d’entraînement, celui d’hier. Et à vrai dire, Maher Kanzari n’a pas vraiment le choix étant donné que le voyage pour l’Afrique du Sud a eu lieu via des vols réguliers, ce qui prend 24 heures entre les points de départ et d’arrivée. 

Et si la délégation “sang et or” a passé la nuit dans un hôtel lors de son transit à Dubaï à l’aller, ce n’était pas le cas au voyage retour où l’escale a été de courte durée à l’aéroport, étant donné qu’il n’y a qu’un seul vol quotidien pour Tunis.

De retour hier à Tunis vers 13h00, les joueurs ont profité d’une bonne nuit de sommeil pour récupérer de la fatigue du long voyage qu’ils ont effectué depuis Pretoria. 

A noter qu’avant de s’envoler pour Dubaï, le staff technique a profité de la matinée de mercredi pour effectuer une séance de décrassage au profit des joueurs qui ont disputé le match la veille. Les joueurs qui n’ont pas pris part au match se sont entraînés, eux, normalement. C’était la seule option dont disposait Maher Kanzari. 

Sans répit, l’équipe reprend donc les entraînements aujourd’hui pour préparer la manche retour contre Mamelodi Sundowns, mardi prochain à partir de 20h00. Une manche retour que les “Sang et Or” seront  appelés à remporter. Une nette victoire sur le score de 2-0 est nécessaire pour que l’Espérance se qualifie aux demi-finales dans le temps réglementaire. L’essentiel, c’est de ne pas encaisser de but, afin de ne pas compliquer une tâche qui n’est pas aussi facile que cela. 

La Tunisie enregistre 1,3 milliard de dinars de recettes touristiques à fin mars 2025

Les billets et monnaies en circulation ont franchi le seuil des 24 milliards de dinars à la date du 3 avril 2025, enregistrant une augmentation de 12 % par rapport à la même période de l’année précédente, selon les derniers indicateurs monétaires et financiers publiés vendredi par la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

Cette hausse significative des billets et monnaies en circulation est directement liée à la mise en œuvre de la nouvelle loi sur les chèques, qui a entraîné un recours accru aux liquidités de la part des Tunisiens, en remplacement de l’utilisation des chèques. Ce dernier reste, cependant, « le moyen de paiement le plus utilisé en Tunisie », a précisé Mohamed Salah Souilem, ancien Directeur Général de la politique monétaire à la Banque Centrale de Tunisie, dans une interview accordée à l’Agence TAP.

En parallèle, l’Institut d’émission a signalé une légère augmentation de 5 % des recettes touristiques, passant de 1,2 milliard de dinars au premier trimestre 2024 à 1,3 milliard de dinars à la fin mars 2025. Ces revenus touristiques continuent de contribuer de manière importante à l’économie tunisienne.

Les revenus du travail cumulés ont également enregistré une hausse de 7,2 %, atteignant près de 1,9 milliard de dinars au cours des trois premiers mois de l’année 2025, contre 1,7 milliard de dinars au cours de la même période en 2024.

Ainsi, les recettes touristiques et les revenus du travail combinés couvrent désormais 54,6 % des services de la dette extérieure, qui se sont élevés à 5,9 milliards de dinars à fin mars 2025.

Enfin, les avoirs nets en devises se maintiennent à un niveau stable par rapport à l’année précédente, se chiffrant à environ 23,3 milliards de dinars (soit 102 jours d’importation) à la date du 4 avril 2025.

Equipe nationale – joueurs binationaux hésitants : Il était temps !

Sami Trabelsi a bien fait de dresser une blacklist des joueurs binationaux pas enthousiastes à débarquer en sélection.

Sami Trabelsi a été on ne peut plus clair à propos des joueurs binationaux qui louvoient et essaient par de multiples subterfuges à gagner du temps, tout en évitant de couper les ponts avec l’équipe de Tunisie. Il a décidé de les prier  d’aller voir ailleurs.

Il faudrait reconnaître que c’est leur droit le plus absolu d’essayer de glaner une place dans un football plus organisé,  plus performant et en mesure de leur ouvrir de plus larges horizons. Rien qu’à se souvenir de cette mise  sous tutelle de la FTF par la  Fifa qui suffit à brouiller les esprits et dissuader les plus convaincus. Mais pas ceux en qui vibre ce lien d’appartenance qui écarte toute surenchère. Ce n’est malheureusement pas le cas d’un certain nombre de ceux qui croient qu’ils sont en mesure de briguer une place à l’étage au-dessus. Ceux qui multiplient les contacts, pour les dissuader, devraient être plus respectueux des convenances.

Le football tunisien a une histoire. Il a même, à une certaine époque, fait l’histoire. N’oublions pas que c’est au lendemain de la victoire de la Tunisie sur le Mexique en 1978 que la Fifa a décidé d’augmenter le nombre des équipes représentantes de l’Afrique au Mondial. Ces jeunes joueurs, qui ont peut-être de l’étoffe, ont le droit de rêver et de choisir ce qui leur convient.

Le sélectionneur, sans doute agacé par ce chassé-croisé qui tourne au ridicule, a nommément cité des joueurs dont il ne veut plus entendre parler.

Des guerriers et non des mercenaires 

De toutes les manières, l’équipe de Tunisie a besoin, tel que nous l’avons toujours dit, de guerriers qui se battent sur le terrain, dignes représentants d’une civilisation plus que trois fois millénaire. Et non de mercenaires.

Ces éléments qui hésitent, bafouent, ne savent pas ce qu’ils veulent, n’ont pas leur  place.

Mieux que cela, il y a des sélectionneurs de leur pays d’adoption qui les convoquent, les font évoluer quelques minutes dans un ou deux matchs, pour leur barrer définitivement la voie vers l’équipe nationale de leur pays d’origine.

C’est le cas de Ben Yedder qui a refusé d’opter pour l’équipe de Tunisie. Il a été effectivement appelé en équipe de France.  Mais quelle carrière a-t-il fait? Elle a duré le temps de passage d’un météorite.

Alors qu’il aurait pu renforcer l’équipe de Tunisie et écrire quelques-une de ses plus belles pages de son CV. Voyons l’équipe des moins de 17 ans. Elle est presque toute composée d’éléments évoluant à l’étranger. Ce sont des choix et nombre de ces éléments sont pétris de qualités.

Espérons que leur encadrement sera à la hauteur de la confiance qu’ils ont mise en ce choix délicat  qui engage les deux parties sur une voie où les regrets sont vains.

Sfax: Evacuation des camps de migrants sous la supervision du Président de la République

Le porte-parole de l’administration générale de la Garde nationale, Houcem Eddine Jebebli, a annoncé que l’opération d’évacuation des camps abritant des migrants africains en provenance des pays subsahariens, situés à Al-Amra et Jebniana dans le gouvernorat de Sfax, se poursuit depuis hier, jeudi 3 avril. Selon lui, cette opération se déroule dans le calme et la plupart des migrants ont exprimé leur souhait de retourner volontairement dans leur pays d’origine.

Dans une déclaration à l’Agence TAP, Jebebli a précisé que la majorité de ces migrants irréguliers ont sollicité l’aide des organisations internationales pour faciliter leur retour, après l’échec de leurs tentatives de migration vers l’Europe. Il a également indiqué qu’à l’heure actuelle, de nombreuses files d’attente se forment devant les bureaux du croissant Rouge tunisien, de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), ainsi que devant les services de sécurité à Sfax, où les migrants ont exprimé leur volonté de retourner volontairement et ont été temporairement hébergés en attendant leur départ.

Suivi direct par le président de la République

Jebebli a souligné que cette question fait l’objet d’un suivi direct et personnel du président de la République, qui veille à la coordination quotidienne avec les hauts responsables de la sécurité présents à Sfax. Ce suivi est également renforcé par des échanges constants avec les pays et les organisations internationales impliquées dans la gestion des migrations, afin d’assurer un retour organisé et sécurisé pour ces migrants subsahariens.

Pour rappel, l’opération d’évacuation a débuté hier avec le démantèlement pacifique du plus grand camp, abritant environ 4 000 personnes. Cette action se poursuit à un rythme soutenu et devrait se terminer dans les plus brefs délais, avec l’objectif d’évacuer l’ensemble des camps.

La démarche est conduite sans intervention policière directe, en étroite collaboration avec le croissant rouge tunisien, le ministère de la Santé et la Protection civile, qui ont apporté des soins d’urgence à certains migrants pendant l’évacuation des camps situés sur des terres agricoles. Il a été également précisé que des mesures de coordination ont été mises en place avec les autorités régionales pour offrir un hébergement temporaire aux femmes enceintes et aux enfants.

En parallèle, plusieurs armes blanches ont été saisies lors de cette opération. Un nombre important de migrants a été interpellé et est actuellement en cours de rapatriement forcé. Cependant, Jebebli a souligné que l’approche de l’opération privilégie avant tout les valeurs humaines et éthiques, avec un traitement respectueux des personnes interpellées. En effet, lors des investigations menées, il a été constaté que certains de ces migrants étaient en contact avec des groupes étrangers visant à semer la confusion tant dans les camps que dans les zones avoisinantes.

L’ESS prépare le match de coupe du dimanche : Garder le bon tempo

Le match amical dimanche dernier face au Croissant Sportif d’Akouda a sonné comme une répétition générale avant le match de Coupe de Tunisie, face au Stade de Mornag, ce dimanche. Histoire de rester dans un bon rythme de fin de saison.

L’Etoile n’a pas manqué de meubler convenablement la longue trêve depuis plus de 3 semaines. Un premier test face au Hilal soudanais conclu sur un nul blanc en nocturne à Sousse, ensuite un second test face au voisin d’Akouda avec quasiment deux équipes sur le terrain. Avec une victoire à la clé 3-1 et un nul vierge à la mi-temps.

Lors du test à Akouda, Mkacher a opéré 10 changements, en relançant certains joueurs ou en donnant leur chance à d’autres. Premier retour marquant, celui de l’ancien international Mohamed Amine Ben Amor, après une très longue période de blessure et qui a planté un penalty en seconde période. 

On a revu des joueurs un temps oublié, comme Aziz Jebali ou Y. Saber et d’autres portiers comme Raed Gazzah et Khaled Youssef qui ont tenu la baraque tour à tour au cours du second half. Le jeune défenseur Mohamed Amine Bouzaabia, lui, a été titularisé et a réussi une passe décisive. C’est que tout le monde à l’Etoile compte, à l’orée du dernier virage de la saison qui s’annonce chaud, de bien terminer la saison.  

Concernant ce dernier match amical face à Akouda, on a enregistré un but de Fadi Ben Choug sur une frappe tendue pleine lucarne et un autre de Slah Ghedamsi qui a coupé du pied droit un ballon devant la défense. Un match où défenseurs et milieux de terrain se sont particulièrement distingués. Par contre, volet infirmerie, certains soucis subsistent puisque les défenseurs Ghofrane Naouali et Houssem Ben Ali, par exemple, n’ont pas été inscrits sur la feuille de match, mais rien n’a filtré à ce sujet. Ils risquent de «sauter» l’échéance en Coupe puisqu’ on ne les a pas vu s’entraîner. Seul Zied Boughattas s’est manifesté lors de la séance du début de semaine, au stade M’hamed Maarouf. A noter que le métronome Oussama Abid s’entraîne assidûment, tout comme Yassine Chamakhi qui a participé au match d’Akouda. 

A la croisée des chemins 

L’Etoile Sportive du Sahel sera à la croisée des chemins la plus importante de la saison après le match de coupe, lors des 5 derniers matchs du championnat. Pour garantir une participation africaine ou arabe, chaque point compte tant et peut faire la différence au classement général. Les résultats sportifs et tout ce qu’ils engendrent comme recettes et revenus constituent souvent une aubaine, pour éponger les dettes cumulées.

Basket – En marge de l’acte 1 des demi-finales du super play-off : L’avantage du terrain confirmé

L’USM et le CA ont bien entamé la série en gagnant à domicile. 

Pour passer en finale du super play-off, il faut arracher trois victoires. La série peut donc se poursuivre à 5 matches si l’on atteint un résultat de 2 matches partout. Les équipes qui reçoivent, elles ont les deux premiers matches chez elles, et c’est un avantage concret par rapport à l’adversaire.

Si cet avantage est bien exploité, l’équipe victorieuse mène 2-0 et met la pression sur l’adversaire, obligé alors de gagner les deux autres matches chez lui pour revenir à 2-2. C’est pourquoi CA-JSK et USM-ESS étaient d’un enjeu spécial pour le premier match de la série. Le CA a gagné, l’USM, aussi marquant ainsi leur territoire d’entrée. C’est d’ailleurs une tradition respectée depuis des saisons.

Celui mieux classé en play-off, et qui obtient l’avantage du terrain, finit par bien en profiter. Le CA a profité de la présence de son public à la salle Gorjani pour dominer une JSK qui n’a pas retrouvé son équilibre depuis le match de l’USM à Monastir. L’équipe a perdu de sa verve à l’image de Marnaoui qui n’a pas pesé lourd face à un CA appliqué et mieux organisé en phase défensive.   

Dans l’autre match, l’USM, qui a déjà fait la très bonne affaire en terminant leader du play-off et obtenu l’avantage du terrain, n’a pas fait dans le détail face à l’ESS. Une grande maîtrise et une victoire sans trop forcer pour une USM qui s’en sort très heureuse après les incidents de violence de son public devant la JSK. Les équipiers de Lahiani ont réussi à bien défendre et empêcher l’Etoile de créer la surprise. D’ailleurs, l’écart technique et collectif était si évident en faveur des Monastiriens. L’Etoile accuse un énorme retard dans les confrontations directes face à l’USM ces dernières saisons. 

Celui qui joue devant son public est celui qui l’emporte selon les statistiques. La saison dernière, par exemple, l’USM a remporté le titre de champion en gagnant 3-2 devant le CA au match décisif joué, justement, à Monastir. 1-0 pour le CA et pour l’USM, on est dans les normes. Si Lundi prochain, l’USM et le CA, qui jouent une deuxième fois à domicile, l’emportent et mènent 2-0, on peut dire qu’ils prendront une option sérieuse sur la qualification en finale. Si, par contre, on en est à 1-1, les séries vont repartir de zéro et l’ESS et la JSK auront anéanti l’avantage du terrain.   

Les derniers préparatifs pour la 34e édition du Mois du Patrimoine : Un événement qui mérite réflexion

Mercredi dernier, une réunion a eu lieu au ministère des Affaires culturelles pour finaliser les derniers détails de la 34e édition du Mois du Patrimoine, un événement annuel qui se déroule cette année du 18 avril au 18 mai. Cet événement, qui valorise chaque année le riche patrimoine culturel tunisien, mérite cependant une réflexion sur son utilité réelle et ses perspectives à long terme.

Lors de cette réunion, à laquelle ont participé les responsables des départements liés au patrimoine, il a été question de l’évolution de l’événement, qui, cette année, se veut moins festif et plus stratégique. Cette évolution soulève la question suivante : Quel est l’impact réel du Mois du Patrimoine sur la préservation du patrimoine tunisien ? Après 34 éditions, peut-on véritablement mesurer des progrès concrets en matière de conservation et de restauration des sites historiques? L’événement parvient-il à inscrire ses actions dans la durée, au-delà de la célébration annuelle ? Et quel cadre juridique sera mis en place pour accompagner l’évolution de ce secteur et ses nouvelles perspectives ? 

Comme chaque année, le programme pour 2025 prévoit des activités variées dans toutes les régions de la Tunisie. Au menu de la journée d’ouverture : un circuit culturel et touristique, des ateliers d’artisanat, ainsi que des spectacles de cinéma, de théâtre et de musique. Cependant, une question se pose : Est-ce que cet événement parvient à toucher un large public ? En quoi les différentes manifestations permettent-elles à la population locale de s’approprier son patrimoine et de prendre conscience de son potentiel? Qu’en est-il de l’implication des jeunes générations, qui semblent souvent moins sensibilisées à ces enjeux culturels ?

Qu’en est-il de la valorisation économique du patrimoine ?

L’événement semble avoir un rôle important à jouer dans la mise en valeur du patrimoine local et régional. Mais dans quelle mesure cette valorisation se traduit-elle par des retombées économiques pour les régions concernées? Le Mois du Patrimoine contribue-t-il véritablement au développement économique durable des régions ou reste-t-il principalement un événement culturel ? Est-ce que la Tunisie parvient à générer une activité touristique et économique durable à travers cet événement ?

Le Mois du Patrimoine s’inscrit dans une longue tradition. Pourtant, le contexte tunisien a évolué, et cet événement a-t-il su se réinventer pour répondre aux nouveaux défis ? L’événement a-t-il évolué en fonction des changements sociétaux et des défis contemporains, comme la numérisation du patrimoine ou la durabilité? A-t-il pris en compte les nouveaux enjeux de préservation et de valorisation dans un monde de plus en plus globalisé et numérique ?

Enfin, après 34 éditions, il est pertinent de se poser la question : Quel avenir pour le Mois du Patrimoine? Peut-il continuer à évoluer pour rester pertinent dans un monde en constante mutation ? Peut-être qu’une approche plus interactive, plus inclusive et davantage orientée vers la participation citoyenne pourrait lui donner une nouvelle dynamique. L’ère numérique, les nouvelles technologies et les plateformes en ligne offrent, certes, des opportunités à explorer pour renforcer l’impact de l’événement et toucher un public encore plus large 

Le Mois du Patrimoine reste un événement majeur dans la célébration de la culture tunisienne. Toutefois, après 3 décennies, il semble important de questionner son efficacité réelle et de réfléchir à son avenir pour qu’il continue de remplir son rôle de manière durable et pertinente. Ces interrogations permettent de repenser les moyens de valoriser le patrimoine tout en l’adaptant aux défis contemporains.

Textile technique : Une douzaine d’entreprises exportatrices tunisiennes en mission à Montréal et Toronto du 3 au 8 avril

Une mission de réseautage tuniso-canadienne dédiée au textile technique, se tiendra du 3 au 8 avril 2025, à Montréal et Toronto(Canada) avec la participation d’une douzaine d’entreprises exportatrices tunisiennes, a fait savoir l’Agence de coopération allemande(GIZ).

Organisée dans le cadre du projet Croissance Qualitative pour l’Emploi (CQE), financé par le ministère allemand de la Coopération économique et du Développement(BMZ) et l’Union européenne (UE) et mis en œuvre par la GIZ, cette mission permettra aux entreprises tunisiennes de participer à des rencontres bilatérales(B2B), à l’occasion de la ténue du Salon «  Canada International Textile & Apparel Expo », prévu, les 7 et 8 avril 2025.

L’événement réunira des experts, des représentants des institutions économiques d’appui et des acteurs clés du textile technique afin d’échanger sur les possibilités de partenariat à l’échelle bilatérale et dans le cadre de la coopération triangulaire avec d’autres partenaires en Amérique du Nord, en Europe, en Afrique et au Moyen Orient.

Une entente stratégique, a été signée, le 3 avril 2025, entre le Pôle de Compétitivité de Monastir-El Fejja (MFCPôle) et Vestechpro , Centre de recherche et d’innovation en habillement, et TechniTextile Québec, marquant, ainsi, une avancée significative sur la voie du renforcement de la coopération tuniso-canadienne dans un domaine aussi porteur que le textile technique.

Au programme de cette mission figure des visites de terrain aux entreprises canadiennes opérant dans le domaine du textile technique, le 4 avril 2025 afin de permettre aux participants tunisiens de découvrir de près le savoir-faire et les innovations du secteur au Canada.

« L’étroite collaboration entre les institutions économiques d’appui et la communauté

d’affaires en Tunisie et au Canada reflète une volonté commune d’aller de l’avant afin de

développer un textile technique innovant et durable, en renforçant les synergies industrielles et scientifiques dans le cadre d’une approche gagnant-gagnant et pour une meilleure compétitivité sur les marchés internationaux » ,a indiqué la même source.

Théâtre – « Malédiction » de Taoufik Jebali : Anatomie salvatrice d’une société mal en point

« Malédiction » du metteur en scène Taoufik Jebali, créée en 2015 puis reprise en 2024, n’a pas perdu de sa superbe. Durant une heure, « Malédiction » fait une autopsie de notre présent depuis le 14 janvier 2011, en utilisant un langage à forte teneur eschatologique pour représenter les vices d’une société victime des abus du pouvoir.

Dans une tragédie moderne portée par des comédiens et comédiennes engagés : Yosr Galaï, Leila Youssfi, Zied Ayadi, Yasmine Dimmassi, Syrine Ben Yahia, Mehdi el Kamel et Sourour Jebali, « Malédiction » du metteur en scène Taoufik Jebali, créée en 2015 puis reprise en 2024, n’a pas perdu de sa superbe. Durant une heure, « Malédiction » fait une autopsie de notre présent depuis le 14 janvier 2011 en utilisant un langage à forte teneur eschatologique pour représenter les vices d’une société victime des abus du pouvoir.

La recherche de la vérité en est un souci constant pour comprendre les tenants et aboutissants d’un certain 14 janvier. Que s’est-il passé exactement ? Quel jeu ont mené les protagonistes de ce qu’on appelle « Révolution » ? Qui en a été le véritable instigateur ? Autant de questions que la pièce tente d’aborder en se servant d’accessoires en rapport avec les toilettes comme le déboucheur manuel ou encore un bidet portable.

Les questions abordées dans cette pièce sont les inégalités sociales, l’injustice, les modes d’expression en résonance avec l’actualité schématisée dans les bruits et leur dissonance ainsi que l’incapacité des individus de s’exprimer clairement en utilisant des phrases cohérentes. On se retrouve face à un cycle insupportable d’un perpétuel recommencement où le vivre-ensemble devient compliqué écrasé par la routine et l’absence de créativité. Astiquer, récurer et décrasser pour retrouver les traces d’un viol collectif à l’encontre d’une société en souffrance, tel est le ressenti éprouvé à l’égard de cette création.

Il y a, certes, péril en la demeure. Les personnages, ensemble comme dans une chorale, vomissent leurs entrailles pour dire leur malaise envers un pouvoir chaotique qui a bouleversé sans apporter de solutions  à leurs problèmes. Le rideau tombe pour laisser apparaître le handicap représenté par un personnage sur un fauteuil roulant. La malédiction frappe fort. Cris d’effroi,  déchaînement de colère,  « Malédiction » bouleverse les codes et fait appel à l’intelligence du spectateur pour reconstituer les pièces du puzzle auquel il est invité à participer.

Taoufik Jebali propose une scénographie riche en tableaux se servant d’un certain nombre d’artifices : rideau, parapluies, photos, valises pour donner corps et sens à cette création où la lumière joue un rôle considérable pour créer une ambiance trépidante empreinte d’une note d’humour. Comme on dit, l’humour est la politesse du désespoir, mais aussi son remède. Le théâtre une  thérapie ultime ? Sans doute mais il est aussi matière à réflexion et introspection.

Tabarka : Un incendie ravage trois hectares de forêt à Ain Es-Sobh

Un incendie s’est déclaré à l’aube de ce vendredi dans la forêt de la route de Balah, située dans la région d’Ain Es-Sobh, relevant du massif forestier de Khat Harsha, dans la délégation de Tabarka. Selon un communiqué de la direction régionale de la protection civile de Jendouba, les flammes ont détruit environ trois hectares de broussailles sèches et de jeunes pins.

Les unités de secours ont été rapidement mobilisées pour maîtriser l’incendie. Une équipe composée d’un camion de lutte contre les feux de forêt de la protection civile, d’un camion d’intervention des services forestiers et de cinq agents de surveillance a été dépêchée sur place. Grâce à leur intervention, le sinistre a été totalement circonscrit aux premières heures de la matinée.

La direction régionale de la protection civile a appelé l’ensemble des composantes de la société civile à s’impliquer davantage dans la préservation des espaces forestiers et à soutenir les efforts nationaux de prévention des catastrophes naturelles, notamment face aux impacts croissants du changement climatique.

13e Festival du violon à Sfax : Les virtuoses des codes !

Quatre musiciens sont à l’affiche de cette édition qui verra la participation de deux violonistes de renom, le Palestinien Jihad Akl et le Tunisien Zied Zouari, en plus des musiciennes françaises Clémence Mebsout au violoncelle, et Leïla Soldevila à la contrebasse.

La treizième édition du « Festival du violon», placée sous le slogan «Le violon est un pont entre l’Orient et l’Occident», aura lieu les 4, 5 et 6 avril dans la ville de Sfax. Quatre musiciens sont à l’affiche de cette édition qui verra la participation de deux violonistes de renom, le Palestinien Jihad Akl et le Tunisien Zied Zouari, en plus des musiciennes françaises Clémence Mebsout au violoncelle, et Leïla Soldevila à la contrebasse.

Les deux violonistes se produiront, séparément, dans deux spectacles prévus au Théâtre municipal de Sfax. Le reste de la programmation sera réparti entre le Conservatoire national de musique et de danse de Sfax et le Complexe culturel Mohamed Jammoussi. Le programme de cette édition 2025 a été dévoilé, mercredi, au cours d’un point de presse tenu à Sfax en présence du violoniste Zied Zouari. Lors de cette édition baptisée «Mabrouk Chakroun» du nom du violoniste Mabrouk Chakroun, ce festival prend une dimension internationale pour la première fois depuis sa création, ont fait savoir les organisateurs. Le spectacle d’ouverture sera, donné par le violoniste palestinien Jihad Akl. Lors de cette soirée, un hommage sera rendu à cet artiste d’origine palestinienne, né au Liban, ainsi qu’à la famille du violoniste Mabrouk Chakroun. Une prestation de l’Orchestre de Chambre du Conservatoire national de musique et de danse de Sfax est également au menu.  Jihad Akl, violoniste et compositeur de renommée internationale, est né en 1968 à Beyrouth, au Liban. 

Son père, Ahmad Said Akl, était musicien et enseignant. Il a remporté de nombreux prix et récompenses pour son style de musique unique et son jeu solo unique en tant que violoniste. Jihad Akl se produit régulièrement dans de grands événements à travers le monde. Il a notamment joué à Dar El Opera en Egypte, aux Nations unies à New York et dans divers festivals en Tunisie et ailleurs. Le spectacle du violoniste Zied Zouari, entouré par Leïla Soldevila à la contrebasse et Clémence Mebsout au violoncelle, est au menu de la deuxième soirée. Dans une déclaration à la correspondante de l’agence TAP à Sfax Zied Zouari a souligné que ce spectacle intitulé «Birds» fera sa première tunisienne au «Festival du violon de Sfax» avant sa prochaine présentation le 24 avril, à Lille, ville du Nord de la France.

Zouari a présenté «un spectacle exceptionnel qui sera marqué par des sonorités arrangées inspirées du patrimoine musical tunisien et arabe». Le festival de violon de Sfax devra constituer «un événement artistique phare qui contribuera à faire connaître la région de Sfax», a estimé le violoniste-compositeur-arrangeur. Le Conservatoire national de musique et de danse de Sfax abritera une rencontre avec Jihad Akl, prévue le 5 avril, en plus d’une masterclass dirigée par le trio Zied Zouari, Leïla Soldevila et Clémence Mebsout, qui sera organisée le 6 avril.

Le Complexe culturel Mohamed Jammoussi abritera la dernière journée du festival qui verra, à partir de 10h00, un spectacle de la troupe musicale de l’Institut pilote de Sakiet Ezzit. La cérémonie officielle prévue à 15h00 verra l’annonce des lauréats dans la compétition officielle du festival.

Le festival « Festival du violon » est organisé par le Conservatoire national de musique et de danse de Sfax, en partenariat avec le commissariat régional aux Affaires culturelles de Sfax et la maison de la Culture Sakiet Eddayer.

Le Festival international du Film pour l’Enfance et la Jeunesse à Sousse du 8 au 12 avril 2025

Dans le cadre des activités préliminaires du Festival international du Film pour l’Enfance et la Jeunesse(FIFEJ) qui se tiendra du 8 au 12 avril 2025 à Sousse, des ateliers de formation,pour la première période,se tiendront les 4, 5, 6 et 9 avril courant, au Lycée Ahmed Noureddine de Sousse, sous le thème de « L’Ecole cinématographique ».

Ces ateliers seront animés par des spécialistes du domaine cinématographique dans ses multiples volets, de l’écriture du scénario, de la position de l’acteur face à la caméra, de l’exercice du cameraman, de l’analyse de l’image ou de l’apprentissage de l’acte cinématographique.

Pour le premier atelier, « L’écriture du scénario », M. Tahar Ben Ghedhifa l’animera au profit des professeurs, des instituteurs et des élèves qui y participeront avec une initiation à l’écriture du scénario.

M. Hamza Belhaj animera le deuxième atelier qui traitera de « L’acteur face à la caméra » et qui sera au profit des élèves des collèges préparatoires et ceux du secondaire, afin de les exercer au jeu d’acteur face à la caméra.

Et comme volet pratique, M. Anouar Lahouar formera les mêmes apprenants, élèves du préparatoire et du secondaire, au tournage d’un court-métrage ; une initiation à la réalisation d’un court-métrage, ses spécificités et ses objectifs.

Alors que M. Habib Mestiri prendra en charge les professeurs, instituteurs et élèves pour une formation dans le tournage d’un documentaire, avec le même but d’une initiation à la réalisation de ce genre de film.

Le dernier atelier, animé par M. Ahmed Jelassi, englobera l’acte cinématographique afin de « S’exercer au cinéma », thème de cette activité qui sera adressée toujours aux professeurs, instituteurs et élèves, inscrits pour ces ateliers, avec un exercice dans la manière de réaliser un tournage cinématographique sur fond d’une analyse de l’image dans le domaine en question, avec ses impératifs techniques et pratiques.

D’après communiqué

COMMENTAIRE : Avec Trump, le passage à la caisse, c’est à la tête du client !

Depuis des semaines, le président américain Donald Trump et son administration n’ont cessé d’évoquer le «jour de la libération» et des «tarifs douaniers réciproques», même si, ces derniers jours, le locataire de la Maison-Blanche a laissé entendre que les tarifs douaniers ne seraient pas totalement réciproques. Chose promise, chose due ! Le chef du peuple «Maga» (Make America Great Again, littéralement «Rendre l’Amérique à nouveau grande», soit : «Rendre sa grandeur à l’Amérique») a tenu sa promesse en présentant avant-hier des «Reciprocal Tariffs» sans précédant, touchant plus de 180 pays et territoires, y compris des pays considérés, traditionnellement, comme des alliés de l’Oncle Sam, notamment 20 % sur les importations en provenance de l’Union européenne (UE). Une onde de choc planétaire contre l’ordre économique mondial et la mondialisation que les Etats-Unis ont contribué à ériger après la Seconde Guerre mondiale. 

Cette nouvelle forme de protectionnisme sur fond de guerre commerciale touche en premier lieu Pékin et les pays sous son parapluie économique. En effet, l’Empire du Milieu pointe à la tête du peloton des nations pénalisées avec 54 % de droits de douane sur les importations chinoises (34 % s’ajoutant à 20 % déjà imposés depuis janvier). La guerre commerciale contre la République populaire de Chine semble être la première préoccupation de l’administration Trump. 

Mais quand on analyse la série de tableaux publiée par la Maison-Blanche sur les réseaux sociaux détaillant les droits de douane que d’autres pays imposeraient aux États-Unis, aucune logique scientifique ou économique n’explique ces chiffres. 

Toutefois, tout porte à croire que les choix politiques, les enjeux stratégiques et les convergences idéologiques ont contribué à la genèse d’un certain favoritisme offrant à plusieurs pays une sorte de clémence douanière gratifiée par un minima de 10 % de droits de douane.

Ainsi, on remarque que tous les pays arabes signataires des «Accords d’Abraham» (accords de normalisation avec Israël) — les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan — bénéficient de la plus faible sanction douanière. Idem pour les monarchies du Conseil de coopération des États arabes du Golfe telles que l’Arabie saoudite, le Koweït et Oman ainsi que le Yémen. L’or noir demeure toujours le nerf stratégique des relations transactionnelles de Trump avec les pays du golfe arabo-persique, notamment la protection militaire américaine pour les pays exportateurs de pétrole au Moyen-Orient, sans parler des alliances anti-Téhéran.

Quant au Liban et à l’Égypte (allié militaire et stratégique des États-Unis au Proche-Orient), le principe de la réciprocité a été appliqué à la lettre, soit 10% de part et d’autre comme tarifs douaniers. Par contre, tout porte à croire que le royaume hachémite (Jordanie) — signataire d’un traité de paix israélo-jordanien, le 26 octobre 1994 dans la ville frontière de Wadi Arabe et solide allié de Washington dans la région — paye les frais de son opposition au plan américain pour Gaza et la déportation de Palestiniens sur son territoire, ce qui explique les 20% des frais douaniers infligés aux exportations jordaniennes à destination des Etats-Unis.

En revanche, le cas de l’Afghanistan semble cacher des considérations géopolitiques pour expliquer les 10% de frais contre les 49% imposés par les Talibans aux importations en provenance des USA.

Il est à signaler qu’une délégation américaine, la première depuis le retour à la Maison- Blanche de Donald Trump, a été reçue le 20 mars dernier à Kaboul par le ministère des Affaires étrangères taliban, avec lequel il a notamment été question de libération de prisonniers. Lors de cette rencontre avec l’émissaire américain pour les détenus, Adam Boehler, et l’ex-émissaire pour l’Afghanistan, Zalmay Khalilzad, «les relations bilatérales, la libération de prisonniers et les services consulaires pour les Afghans aux Etats-Unis ont été abordés», a indiqué le ministère afghan des Affaires étrangères sur X. Fin février, les autorités afghanes ont annoncé détenir une Sino-Américaine arrêtée le 1er février dans la province de Bamiyan, haut lieu touristique à l’ouest de Kaboul connu notamment pour ses bouddhas géants dynamités en 2001 par les talibans. Au moins deux autres Américains, George Glezmann et Mahmood Habibi, sont également détenus en Afghanistan. Par ailleurs, deux Américains, Ryan Corbett et William McKenty, détenus en Afghanistan, ont été libérés en janvier en échange d’un combattant afghan, Khan Mohammed, condamné pour narco-terrorisme aux Etats-Unis. Donc tout s’explique !

Les pays de la sphère d’influence américaine ont été également épargnés à l’instar de la majorité des pays de l’Amérique du Sud et ceux de l’Amérique centrale ainsi que ceux des Caraïbes. À part le Venezuela accrédité de 15 % et les 38 % infligés à la république coopérative du Guyana (ex-Guyane britannique), tout le reste jouit de la tarification minimale imposée (10 %). L’administration Trump ne cherche guère à nuire au business dans son espace vital.

Il est à rappeler qu’au cours des trois premiers mois de son mandat, le président Trump avait annoncé des droits de douane de 25 % sur les importations d’automobiles, des droits de douane supplémentaires de 10 % sur les importations chinoises, des droits de douane de 25 % sur les importations d’acier et d’aluminium et des droits de douane de 25 % sur tous les produits en provenance du Canada et du Mexique qui ne sont pas soumis à l’accord commercial entre les États-Unis, le Mexique et le Canada.

Dans l’histoire moderne, jamais depuis l’imposition des droits de douane Hawley-Smoot, en 1930, quelques mois après le krach de 1929, l’Amérique n’avait appliqué de telles barrières. Si cette offensive contre le monde entier est présentée par l’administration Trump comme une «déclaration d’indépendance économique» et une mesure balisant le terrain à la renaissance de la base industrielle américaine, certains voient dans cette bombe planétaire un effet de boomerang qui pourrait mettre à genoux l’économie étasunienne et précipiter son déclin. 

Enfin, connu pour ses multiples rétropédalages, le 47e président des États-Unis nous a habitués ces derniers par ses volte-face; et il n’est pas à exclure de voir des changements, voire des revirements dans la position de la Maison Blanche vis-à-vis de certains pays lésés par ces tarifications douanières. Après tout, si Trump vient d’enterrer définitivement le multilatéralisme au profit d’un bilatéralisme — qui doit toujours profiter aux USA —, dans le modèle de business prôné par le milliardaire américain, avant de passer à la caisse, tout se négocie à des degrés divers et tout passe par des « deals » (transactions) à la tête du client.

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