Lors de la cérémonie des WLA World Leisure Awards 2025, tenue au Swissotel Beijing, la Tunisie a remporté le prix de la “Meilleure destination de loisirs”. Cette distinction place la Tunisie aux côtés de destinations prestigieuses telles que Dubaï, l’Autriche, le Queensland (Australie) et la Californie (États-Unis).
Selon Anouar Chetoui, représentant de l’Office National du Tourisme Tunisien (ONTT) en Chine, l’événement, qui a réuni des ambassadeurs, des représentants d’offices de tourisme, des tour-opérateurs, des hôteliers, des compagnies aériennes, ainsi que des médias et des influenceurs, a mis en lumière l’importance croissante de la destination tunisienne sur la scène touristique internationale.
Les WLA World Leisure Awards, organisés par Travel & Leisure All Media, célèbrent l’innovation, l’attractivité et l’expérience offerte aux voyageurs par les destinations et acteurs du secteur touristique. “La victoire de la Tunisie dans cette catégorie met en valeur la richesse de son offre touristique, qui allie nature, culture, gastronomie et bien-être. Ce prix témoigne de l’aptitude du pays à offrir une expérience unique et variée, répondant aux attentes des voyageurs du monde entier”, a ajouté Chetoui.
Il a également précisé que cette récompense revêt une importance stratégique particulière pour l’Office National du Tourisme Tunisien, notamment dans le cadre de l’intensification de ses actions de promotion sur des marchés clés comme la Chine. Elle renforce également la position de la Tunisie comme une destination incontournable pour ceux en quête d’expériences touristiques authentiques et mémorables.
“Les objectifs à court terme de l’ONTT incluent une visibilité accrue à l’international, la mise en valeur des atouts touristiques du pays et le développement de partenariats stratégiques. Ce prix est une étape décisive dans les efforts de modernisation et d’innovation de l’offre touristique tunisienne”, a-t-il encore précisé.
Face à Mamelodi Sundowns, l’Espérance de Tunis n’a pas trouvé son rythme et son style de jeu habituels. Sans attaquant de pointe opérationnel à cent pour cent, les « Sang et Or » n’ont pas pu marquer.
S’il y a un choix tactique qu’on pourrait reprocher à Maher Kanzari, c’est d’avoir aligné Youssef Belaïli dans un registre qui n’est pas le sien, à la pointe de l’attaque, avant d’incorporer Rodrigo Rodrigues à dix minutes de la fin du temps réglementaire.
Le coach « sang et or » a expliqué son choix lors de la conférence de presse d’après-match : « Nous n’avions pas vraiment beaucoup de choix. Nous avons joué sans attaquant, l’un revient de blessure après 4 mois d’absence et l’autre est absent des terrains depuis un mois pour cause de blessure également. Ils ont effectué trois séances d’entraînement.
De plus, nous étions privés d’une séance d’entraînement à cause du vol », a argumenté Maher Kanzari avant de poursuivre : « Je ne pense pas avoir eu d’autres options que je n’ai pas utilisées. A la fin, j’étais obligé de faire entrer les deux attaquants. Seulement, ils n’ont pas de temps de jeu dans les jambes, 15 minutes au maximum ».
Diakité, une solution non exploitée !
S’il y a une personne qui connaît le mieux l’effectif actuel, c’est bel et bien Maher Kanzari. Ceci dit, l’entraîneur « sang et or » aurait pu utiliser la carte du jeune avant-centre malien, Aboubacar Diakité, pour deux raisons essentielles : même s’il n’aurait pas marqué, il aurait pesé sur la défense sud-africaine, outre que sa présence sur le terrain aurait libéré Youssef Belaïli, beaucoup plus utile quand il joue dans son registre.
Quand on sait que Diakité a marqué la semaine dernière trois buts lors du match amical disputé contre le CAB, on ne peut déduire qu’il y a bien une raison qui a amené Maher Kanzari à ne pas le considérer, même sur le banc des remplaçants.
Ceci dit, le coach « sang et or » a bien raison d’être optimiste en prévision de la manche retour : « Nous avons fait un très bon match tactique. Nous étions très appliqués. Mamelodi Sundowns n’a pas eu de grosses occasions. Ils ont marqué sur une petite erreur. Je suis optimiste. Sur notre terrain et devant notre public, nous serons en mesure d’arracher notre qualification pour les demi-finales ».
Kanzari a bien analysé le jeu de son adversaire. Les Sud-Africains ont marqué sur une action rapide qui a pris au dépourvu la défense « sang et or ».
Et même s’ils paraissaient plus entreprenants, ils n’étaient pas aussi dangereux. Mamelodi Sundowns n’est pas l’équipe qui fait mal dans les 30 derniers mètres, contrairement à l’année dernière où elle a dominé l’EST et s’est créé plusieurs occasions.
A Radès, ce sera une autre manche. Aux joueurs de se dépenser sans compter et de mouiller le maillot face à un adversaire qui, même s’il a gagné la manche aller, n’est pas qualifié pour autant. Rien n’est encore joué à ce stade. A Maher Kanzari de bien préparer son match retour et de trouver l’astuce pour retrouver le jeu offensif de l’EST que l’on connaît.
Les résultats :
Mamelodi Sundowns (RSA)-Espérance de Tunis (Tun) : 1-0
Pyramids FC (Egy)-AS FAR (Mar) : 4-1
Al Ahly SC (Egy)-Al Hilal SC (SDN) : 1-0
MC Alger (Alg)-Orlando Pirates (RSA) : 0-1
Matches retour
Mardi 8 avril
20h00 : AS FAR (Mar)-Pyramids FC (Egy)
20h00 : Al Hilal SC (SDN)-Al Ahly SC (Egy)
20h00 : Espérance de Tunis (Tun)-Mamelodi Sundowns (RSA)
Les coéquipiers du portier Noureddine Farhati sont dans une bonne position au classement pour être confiants. Mais rien n’est encore joué.
Après le nul contre l’Espérance à Radès, la victoire sur le CAB à Ben Guerdane et les trois points gagnés sur le tapis aux dépens de l’ASS (même si ce verdict n’est pas encore définitif), peut-on dire que l’USBG a fait un grand pas pour le maintien ? Mathématiquement, pas encore mais logiquement oui. Avec 4 longueurs d’avance sur l’ASS, EGSG et 5 sur l’UST, avec trois matches à domicile sur les cinq restants (ASG, ESZ et EGSG) contre deux déplacements pour affronter l’ESS et la JSO, les chances de maintien sont devenues réelles et considérables.
L’entraîneur des « Jaune et Noir » Jamel Kcharem a toutes les raisons d’être aux anges. « On est tout près du but, à un ou deux matches près pour se sentir à l’abri, déclare-t-il. Certes, mathématiquement, on aurait intérêt à être beaucoup plus mesurés en attendant la confirmation de nos trois points contre l’ASS en appel, mais ce vent favorable en notre faveur ne peut pas nous “trahir” en fin de parcours avec trois matches devant notre public qui est revenu en force nous soutenir. Encore 9 pointspour nous tirer d’affaire.
La confiance, c’est très important pour ce dernier virage du championnat ».
Le CAB de nouveau
Le tirage au sort a mis ces mêmes Cabistes battus par les Benguerdanais lors de la 25e journée pour le match des seizièmes de finale du samedi 5 mars.
« C’est un adversaire de qualité pour plus de rodage pour les cinq dures empoignades des mois d’avril et de mai», renchérit le coach des «Jaune et Noir». On cherchera la qualification pour aller le plus loin possible dans cette épreuve de Coupe de Tunisie, ça c’est sûr. Mais on jouera en toute décontraction, sans trop de pression. Mes joueurs, avec le vent en poupe, ont tous les atouts pour obtenir ce passage en huitièmes avec la manière malgré la même ambition qui habite les Bizertins eux aussi avantagés par leur grimpée fracassante au classement général et pratiquement assurés plus que nous du maintien.
Ce sera un match ouvert entre deux équipes qui traversent une bonne période. Une qualification nous donnerait des ailes pour bien négocier les rencontres à venir. Ce sera déterminant pour notre moral et pour notre mental ».
Un optimisme qui semble toutefois assez prématuré car, dans l’hypothèse où les trois points obtenus contre l’ASS seraient retirés par une décision de la Commission nationale d’appel, c’est le retour à la case départ avec des chances égales pour les équipes du bas du tableau dans leur lutte pour échapper au purgatoire.
La CAN U20 n’aura pas lieu en Côte d’Ivoire. Les Ivoiriens, pour des raisons qui les concernent, se sont désistés.
LaCAF n’a pas mis longtemps pour trouver preneur. Bien entendu, ce sera en Égypte qu’elle aura lieu. Le contraire nous aurait surpris.
Mais…il ne faudrait pas oublier qui, dans toutes les disciplines sportives, jouait ce rôle de pays refuge, prêt à répondre à la première sollicitation. C’était la Tunisie, en raison de son infrastructure sportive toutes disciplines confondues, ses routes, ses hôtels, ses moyens de transports, etc.
Indépendamment de la large expérience acquise au niveau de l’organisation, notre pays offrait le consensus que recherchent les confédérations africaines pour éviter les problèmes et les susceptibilités sportives ou politiques.
Cette qualité d’organisateur avait aussi le don de favoriser l’aspect économique, jouait un rôle dans les campagnes de promotions touristiques et donnait enfin une idée resplendissante de notre sport.
Faute de responsables sportifs dévoués à la cause du sport, avec une longue période de vide et d’errements au point de voir la chose sportive confiée au premier venu, nous avons activé cette descente aux enfers qui, aujourd’hui, nous handicape.
La reprise en main de la situation semble acquise avec les dernières recommandations émanant du sommet de l’Etat.
Avec le retour d’El Menzah, la réinjection dans le circuit du Zouiten, la réfection attendue de Radès, la remise en état du stade de Sousse, celui de Bizerte, de Beja le plus tôt possible, la cité sportive de Sfax, nous pourrons revenir en force, car l’organisation et le savoir-faire tunisien demeurent une référence.
Le CAB est en train de travailler dans des conditions favorables…
Pratiquement assurés du maintien à cinq journées de la fin de la compétition, les Cabistes portent tous leurs espoirs sur la Coupe de Tunisie. Aller le plus loin possible dans cette épreuveconstitue l’objectif immédiat des responsables bizertins.
Certes, il est encore prématuré d’ambitionner pour une nouvelle finale après celle de la saison écoulée, mais il est légitime d’y penser, comme tous les clubs du reste. Ce samedi, les camarades de Allala affrontent l’USBG dans son fief, décidés à effacer la dernière défaite contre ce même adversaire en championnat. Partis dès mercredi vers le Sud via Zarzis, ils désirent préparer leur match des seizièmes de finale dans de bonnes conditions. On sait que le président Samir Yaâcoub ne lésine pas sur les moyens pour mettre en confort l’équipe.
Nul en amical
Le staff technique a profité de cette courte trêve pour faire disputer à ses joueurs une rencontre amicale le week-end passé contre l’ASSoliman, soldée par un score de parité 1 à 1.
Ce que l’on sait de ce test, qui a servi de match d’application, est que le but du CAB a été l’œuvre de Momar Diop Seydi sans plus (on a joué à huisclos samedi dernier après la rupture du jeûne). En outre, on peut comprendre que l’entraîneur Sofiene Hidoussi ne veuille pas dévoiler sa stratégie de jeu avant ce tour de Coupe. Des précautions utiles!
Iyed Midani et Ahmed Amri rétablis !
Les supporters « jaune et noir » sont heureux de voir le jeune milieu Iyed Midani et l’attaquant Ahmed Amri rejoindre leurs coéquipiers après une absence de quelques semaines pour cause de blessures. Ils seront d’une grande utilité pour les matches à venir. Le staff technique pourra désormais disposer de tout son effectif et tirer ainsi le meilleur des qualités de chaque joueur…
La Tunisie dispose d’un potentiel économique remarquable et d’un écosystème entrepreneurial en pleine évolution. Pour renforcer son attractivité auprès des investisseurs et dynamiser l’esprit entrepreneurial, plusieurs leviers peuvent être actionnés : la simplification des procédures, des incitations fiscales adaptées, la valorisation du capital humain et une meilleure intégration régionale. Emel Tounsi, experte en entrepreneuriat et investissement, explore ces opportunités et propose des solutions concrètes pour faire de la Tunisie un hub économique compétitif et innovant.
La Tunisie peine encore à libérer pleinement son potentiel économique. Lourdeurs bureaucratiques, accès limité au financement et freins culturels entravent l’essor entrepreneurial et l’attractivité des investisseurs étrangers. Pourtant, des leviers existent : simplification des procédures, incitations fiscales ciblées, soutien aux secteurs innovants et intégration aux dynamiques régionales, notamment à travers la Zlecaf et le Comesa. La Tunisie peut-elle transformer ces défis en opportunités et bâtir un environnement propice à l’investissement ? Emel Tounsi, ingénieure financière de formation, évolue depuis 15 ans dans les domaines de l’entrepreneuriat et de l’investissement, animée par une passion pour l’accompagnement des projets à fort potentiel. Depuis près de cinq ans, elle dirige le « Réseau Entreprendre Tunisie », une association à but non lucratif qui soutient, finance et connecte les entrepreneurs dans six gouvernorats à travers le pays. Forte de cette expérience, elle nous apporte un éclairage précis sur les défis et les solutions pour améliorer l’environnement d’affaires tunisien.
Un changement de paradigmenécessaire
La Tunisie se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins, forte de ses atouts géostratégiques et de son potentiel humain. Pour transformer ses défis en opportunités, il est essentiel d’analyser les barrières à l’investissement, en commençant par la dimension culturelle. « Dans notre société, l’échec est trop souvent perçu comme une impasse définitive plutôt qu’une étape clé du parcours entrepreneurial. Cette perception freine la prise d’initiative et la créativité, limitant l’émergence de talents qui pourraient devenir des figures emblématiques inspirant une nouvelle génération d’entrepreneurs ambitieux ».
Tounsi explique que les délais d’obtention des licences, des accords et des documents administratifs sont trop souvent excessifs : le facteur temps, élément crucial dans le monde des affaires, n’est pas suffisamment intégré dans les procédures actuelles. « Chaque retard engendre des coûts supplémentaires, car, comme le dit l’adage, « le temps, c’est de l’argent » ». Cette réalité impacte négativement la compétitivité des entreprises et détourne des investisseurs potentiels. En outre, le système financier tunisien se heurte à des taux d’intérêt élevés et à un manque de financement adapté aux besoins des entreprises innovantes. Les crédits, souvent onéreux, et l’accès limité aux financements structurants constituent des freins supplémentaires au développement de projets ambitieux.
L’ambiguïté des procédures administratives, qui peut donner lieu à des interprétations divergentes, complique encore davantage le paysage économique. L’expérience de pays comme Singapour ou le Maroc illustre qu’une réorganisation institutionnelle, couplée à une dématérialisation des procédures et une régulation transparente, peut considérablement renforcer la confiance des investisseurs et stimuler l’activité économique.
Par ailleurs, Tounsi affirme que la Tunisie dispose d’atouts non négligeables en termes de capital humain. Le pays forme annuellement des milliers de diplômés et compte un nombre important d’ingénieurs et de spécialistes dans divers domaines. Ces ressources, combinées à un coût de la vie compétitif, constituent un avantage concurrentiel majeur par rapport à d’autres pays. Tandis que certains Etats offrent des conditions climatiques attractives ou un faible coût de vie, la Tunisie se démarque également par la qualité de son accueil et l’hospitalité de sa population, faisant d’elle une destination particulièrement attractive pour les investisseurs et les talents internationaux.
Le positionnement géostratégique de la Tunisie, au cœur de l’Afrique et membre actif du Zlecaf et du Comesa, lui confère une ouverture exceptionnelle sur un marché en pleine expansion. En facilitant les échanges régionaux et internationaux, cette intégration offre aux entreprises une plateforme de lancement pour leurs activités sur le continent africain. Ce réseau d’accords commerciaux, similaire à ceux qui ont permis à l’Irlande de devenir un centre d’attraction pour les multinationales, pourrait être un levier majeur pour renforcer l’attractivité économique du pays.
Selon Tounsi, « la convergence vers les standards internationaux est un axe stratégique décisif : en se conformant aux normes environnementales et sectorielles globales, les entreprises tunisiennes se positionnent dans un environnement concurrentiel mondialisé et valorisent leur potentiel d’innovation ».
Des secteurs comme les énergies renouvelables, le numérique, en particulier la fintech et l’intelligence artificielle, offrent des perspectives prometteuses pour diversifier l’économie. En s’inspirant des succès estoniens en matière de digitalisation et des avancées technologiques observées dans les économies nordiques, la Tunisie pourrait se positionner comme le premier hub africain de l’IA et développer un écosystème innovant capable d’attirer investisseurs et startup.
Dans cette ère de bouleversements technologiques majeurs, il est crucial de capitaliser sur les opportunités pour en faire des réussites. Des chercheurs du Cnrs ont récemment montré qu’il est possible de fabriquer, à partir de memristors, un système d’IA autoalimenté à l’énergie solaire. Une aubaine pour un pays où le soleil brille plus de 3.000 heures par an. La Tunisie pourrait ainsi créer une IA plus écologique et se positionner sur un secteur en plein essor.
Pour renforcer cette dynamique, il est indispensable de travailler sur la marque pays et d’adopter une communication proactive à l’échelle internationale. La mise en place d’un réseau d’ambassadeurs tunisiens issus de la diaspora permettrait de promouvoir efficacement les atouts économiques, culturels et humains du pays. De plus, faciliter l’accès de la diaspora aux plateformes de crowdfunding encouragerait l’investissement direct dans des projets innovants répondant aux défis quotidiens.
Restaurer la confiancedes investisseurs
Les incitations fiscales allègent la pression sur les entreprises et les investisseurs, les encourageant à s’implanter et à développer leurs activités. Tounsi souligne que, dans un contexte économique marqué par une forte concurrence pour l’attraction des capitaux, « ces mesures sont devenues un élément clé des stratégies nationales d’investissement ».
Plusieurs pays ont su tirer parti des incitations fiscales pour transformer leur économie. L’Irlande, par exemple, a attiré des géants technologiques comme Google, Facebook et Apple grâce à un impôt sur les sociétés réduit (autour de 12,5 %) et des exonérations temporaires pour les entreprises nouvellement installées. Ce modèle a permis au pays de devenir un hub technologique européen incontournable, générant des milliers d’emplois et dopant son PIB. En Tunisie, des incitations existent déjà sous forme d’exonérations fiscales pour les entreprises exportatrices ou opérant dans certains secteurs stratégiques (technologies, énergies renouvelables, industries manufacturières). Cependant, leur impact reste limité par une complexité administrative et un manque de visibilité à long terme. Une approche plus ciblée et compétitive serait nécessaire.
En définitive, la Tunisie dispose de tous les atouts pour convertir ses défis en opportunités et bâtir une économie moderne et inclusive. En combinant des réformes structurelles visant à alléger la bureaucratie avec la mise en valeur d’un capital humain qualifié et compétitif, le pays peut renforcer son attractivité et faire émerger des champions économiques capables d’inspirer et de dynamiser l’écosystème entrepreneurial. Cette synergie entre initiatives ambitieuses, réformes pragmatiques et stratégie de promotion proactive dessine une trajectoire prometteuse et résolument tournée vers l’avenir.
« Medibat 2025 » Rencontres, débats et échange d’expériences
La 18e édition du Salon méditerranéen du bâtiment « Medibat » se tiendra du 21 au 24 mai 2025 à Sfax, rassemblant les professionnels du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) dans un cadre propice aux échanges, aux opportunités d’affaires et aux innovations technologiques. Organisé par la Chambre de commerce et d’industrie de Sfax, « Medibat » s’est imposé au fil des années comme un événement majeur du secteur en Méditerranée, en Afrique et au Moyen-Orient.
Cette nouvelle édition promet d’attirer des milliers de visiteurs, des exposants de divers pays et des experts internationaux venus partager leurs savoirs et présenter les dernières avancées du domaine. « Medibat 2025 » mettra en avant plusieurs pôles thématiques, dont l’innovation et les nouvelles technologies. Il sera une plateforme pour la présentation des matériaux de construction innovants, des solutions écologiques et des avancées en matière de digitalisation dans le BTP.
Le salon mettra en avant les infrastructures et les grands projets et favorisera l’échange d’expériences sur les mégaprojets en cours ou à venir dans la région.
De plus, à l’occasion du « Medibat », se tiendra un Forum économique qui sera un lieu de rencontres entre investisseurs, entrepreneurs et porteurs de projets afin de dynamiser les collaborations et les partenariats internationaux. Se dérouleront également les journées scientifiques et techniques avec des conférences et des ateliers animés par des experts pour aborder les défis du secteur et les solutions durables.
« Medibat » est une occasion unique pour les entreprises et les professionnels de nouer des partenariats stratégiques, d’explorer de nouveaux marchés et de découvrir les tendances émergentes du secteur. Les délégations internationales y trouveront un terrain fertile pour échanger et investir dans des projets ambitieux.
Avec son envergure internationale et son programme riche, « Medibat 2025 » s’annonce comme une édition clé pour le développement du secteur du BTP. Ce salon représente une opportunité en or pour les acteurs du domaine de se projeter vers l’avenir et d’explorer de nouvelles perspectives de croissance.
Les pays africains avec les monnaies les plus fortes La Tunisie en tête
En mars 2025, la stabilité des monnaies africaines joue un rôle clé dans la résilience économique, l’attractivité des investissements et le maintien du pouvoir d’achat. Parmi les devises les plus solides du continent, le dinar tunisien se distingue en occupant la première place du classement des monnaies africaines les plus fortes, selon le convertisseur de devises Forbes (mise à jour du 26 mars 2025). Cette performance repose sur une politique monétaire rigoureuse et un contrôle strict des changes, garantissant ainsi une relative stabilité face aux fluctuations économiques mondiales.
D’autres pays connaissent également une certaine solidité monétaire, à l’image du Kenya, où le shilling reste stable grâce aux flux financiers issus des ONG et des transferts de la diaspora. Cette prévisibilité monétaire constitue un atout pour les investisseurs, facilitant la planification et la gestion des capitaux. À l’inverse, certaines devises subissent une forte pression, comme le kwacha zambien, qui s’affaiblit sous l’effet d’une demande croissante en dollars liée à l’augmentation des importations de nourriture et d’électricité. Cette situation, rapportée par Reuters, risque d’alimenter l’inflation et de freiner l’intérêt des investisseurs étrangers.
Le Zimbabwe illustre également les défis liés à la gestion monétaire. Sa récente devise, le ZiG (« Zimbabwe Gold »), lancée sous la supervision du gouverneur de la Banque centrale, John Mushayavanhu, peine à s’imposer malgré son adossement à l’or. Cette difficulté met en évidence la nécessité de politiques monétaires cohérentes et d’une diversification économique pour assurer la stabilité d’une monnaie.
En définitive, la force d’une devise représente un rempart essentiel contre les chocs économiques et favorise la confiance des investisseurs. La Tunisie, en tête du classement des monnaies africaines les plus performantes, démontre qu’une gestion prudente et rigoureuse peut renforcer la solidité monétaire et soutenir la croissance économique du pays.
Capitale historique de l’Occident musulman (Grand Maghreb et Andalousie lors de sa conquête), du Maghreb et de la Tunisie,Kairouan et toutes ses délégations regorgent de trésors naturels et culturels et peuvent devenir un grand pôle du tourisme alternatif d’autant plus qu’elles se trouvent à 60 km de l’aéroport international Enfidha-Hammamet.
D’ailleurs, la richesse de ses beaux monuments est un concentré des différentes civilisations qui se sont relayées en Tunisie.
Des produits du terroir fort appréciés
Notons que la ville de Kairouan est connue pour ses spécialité culinaires très appréciées pour leur raffinement, dont le célèbre kafteji, les différentes variétés de pain aux odeurs spécifiques, les fameux beignets (ftira adi, ftira bil adhma servie avec un peu de persil et d’oignon, les sfenjas, moins épais que les deux premiers) et enfin les fameux makroudhs. Et bien que les gâteaux modernes aient fait leur apparition depuis très longtemps, le makroudh est toujours sollicité et fait l’unanimité des clients et des visiteurs étrangers. D’ailleurs, la plupart des boutiques situées en plein cœur de la médina ne désemplissent jamais car les apprentis sont très habiles dans le secteur qu’ils ont, en général, appris de leurs pères lesquels l’ont appris de leurs aïeux.
La contemplation des makroudhs mielleux aux dattes, aux grains de sésame, aux amandes et aux pistaches, est toujours un plaisir… Mieux, une joie…
Le tapis, un pilier du développement socioéconomique
Le gouvernorat de Kairouan occupe la première place à l’échelle nationale en matière de fabrication de tapis et de mergoums, une activité qui emploie 7.000 artisanes sur un total de 15.000 professionnels dans le tissage et 13.000 artisans dans différentes spécialités dont le cuivre, la menuiserie, la pâtisserie, la broderie, le cuir, la bijouterie et l’ébénisterie. Entre la «Alloucha» (tapis de haute laine d’agneau aux coloris discrets et naturels), les polychromes aux couleurs plus variées et le mergoum, les touristes n’ont que l’embarras du choix face à la multitude de toutes les varitétés dont la qualité finale s’évalue à la densité des points au mètre carré, au serrage des lignes transversales et à la perfection géométrique des motifs décoratifs.
Notons, par ailleurs, que la médina de Kairouan, entourée de ses remparts, occupe un quadrilatère de presque 1 km de longueur et 500 mètres de largeur. C’est là que se trouvent les souks très animés le matin, qui occupent le centre de l’espace urbain et la rue qui relie les deux portes principales, à savoir la porte de Tunis et la porte des Martyrs. La médina regroupe également des quartiers populaires aux maisons cubiques.
Ces souks traditionnels, dans leur aspect actuel, datent des XVIIe et XVIIIe siècles et sont spécialisés par branches d’activité : souk de la laine, souk du cuir, des tisserands, des ciseleurs de tapis où se déroulent des ventes aux enchères au cours desquelles les grossistes viennent acheter leur production aux artisanes, etc.
Entre mythes et légendes
Plusieurs mythes et légendes se sont greffés à l’histoire de Kairouan et demeurent ancrés dans les esprits. En fait, la capitale aghlabide, où le moderne et le traditionnel cohabitent dans une merveilleuse harmonie, n’est ni légende, ni réalité : elle est les deux à la fois ou plutôt entre les deux. A cet effet, la tradition dit que sept visites à Kairouan équivalent à un pèlerinage à La Mecque.
La mosquée Okba, une des plus anciennes du Maghreb
Plusieurs monuments historiques continuent de séduire les touristes venant du monde entier pour apprécier notamment une référence de l’architecture musulmane aghlabide… Et parmi ces monuments figure la grande mosquée Okba, observable du ciel par son superbe minaret et qui est considérée comme le plus ancien et le plus prestigieux sanctuaire de l’Occident musulman.
Commencée en 669 sous le règne de Okba Ibn Nefaâ, le fondateur de la ville, elle doit sa morphologie et ses dimensions actuelles au prince aghlabide Ziyadat Allah I qui, en 836, démolit l’édifice et le reconstruit complètement. Le porche, surmonté d’une superbe coupole à canneliers et orné de décors en stuc, fut érigé par l’imam de la grande mosquée en 1316. Les autres portes datent des époques mouradite et huysseinite. Ainsi, tous les visiteurs et un grand nombre de chefs d’Etat ont été éblouis par cette superbe mosquée qui constitue le plus grand musée de chapiteaux romains et byzantins jamais réunis dans un monument musulman.
Rappelons dans ce contexte que le Président de la République, Kaïs Saïed, a choisi la mosquée Okba pour présenter ses vœux de l’Aïd Essghir au peuple tunisien, et ce, le soir du 30 mars 2025. Tout un symbole significatif à l’égard de Kairouan qui figure depuis 1988 sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.
Et c’est dans ce contexte que le commissariat régional au tourisme déploie constamment des efforts, afin de mieux valoriser la Cité aghlabide sur le plan national et international et de mieux promouvoir les spécificités architecturales qui ont gardé les empreintes des siècles révolus. D’ailleurs, tout au long de l’année 2024, les arrivées globales de touristes s’élèvent à 43.792 et les nuitées à 66.734, et ce, au sein des 6 unités hôtelières, dont la capacité d’accueil est de 961 lits, sans compter les arrivées dans les superbes maisons d’hôtes, Dar Hassine Allani et Dar El Alouini.
En outre, on compte ouvrir, en 2025, six nouvelles maisons d’hôtes, ce qui pourra resorber les milliers de visiteurs, surtout pendant les fêtes religieuses, dont le Mouled.
Les clientes effectuent en quelques gestes et en quelques minutes l’opération de mise en conserve de leurs aliments, dans le strict respect de l’hygiène. Que ce soit pour la «omra», le «hajj», deux pèlerinages musulmans, ou pour les étudiants, tous les moyens sont bons pour passer par la case «conserverie» avant tout départ en dehors du territoire tunisien.
Un nouveau concept économique s’est démocratisé ces dernières années en Tunisie, à savoir celui de la conserverie, plus adaptée aux besoins directs des citoyens. Au-delà des conserveries dans l’agroalimentaire pour des produits généralement industrialisés allant du thon, à la tomate ou encore la harissa pour ne citer que ceux-là, d’autres produits faits maison sont désormais faciles à conditionner dans des boîtes en conserve.
L’une d’elles située aux Jardins d’El Menzah (Ariana) appelle sa clientèle à venir mettre en boîte sur place sauces et aliments préparés pour être conservés et consommés dans une période plus lointaine. Alors tout un processus se fait au préalable et doit être connu de celui ou celle qui emprunte les lieux. Le client doit simplement venir avec les aliments de son choix et les incruster dans les conserves disponibles au format de son choix. On les voit entassées en grand nombre et ne nécessitent que d’être stérilisées avant d’être utilisées. Alors un jet court et rapide est propulsé à l’intérieur de la boîte en conserve pour stériliser le métal d’éventuels microbes et bactéries. La plupart des clients de la conserverie font partie de la gent féminine.
L’une d’elles, Cyrine, quarantenaire et mère de famille dont un étudiant, souvent satisfaite du résultat depuis quelques mois a transmis ce message pour relater son expérience personnelle : «Au départ, j’achetais mes conserves d’aliments tels que la corète appelée mloukhia ou encore les boulettes de viande auprès d’une dame et puis un jour je me suis dit que j’allais tenter de les faire toute seule pour que mes enfants, dont l’un d’eux est un étudiant à l’étranger puissent manger du “homemade“ (Ndlr : du fait maison). Alors, il est vrai que ça prend du temps de cuisiner mais après, le processus de conservation est super efficace et rapide. On peut récupérer ses conserves le jour même, après 2 heures de temps. Du coup, depuis lors je mets moi-même en boîte la nourriture dans des conserves, c’est plus économique, meilleur au goût et aussi plus propre ! Que de points positifs à gagner».
La conserverie, ce lieu où l’on transforme et conserve les aliments pour qu’ils durent longtemps devient une adresse incontournable pour de nombreuses mères de famille tunisiennes, souvent appelées à réaliser «des prouesses culinaires» pour leur progéniture ou leurs parents. Que ce soit des légumes, du poisson, de la viande ou même des plats cuisinés, une conserverie s’occupe de tout mettre en boîte (ou en bocal) pour que l’on puisse les déguster bien après leur récolte ou leur pêche. La mise en conserve des aliments, comme les sauces, dans une conserverie traditionnelle, est un processus méticuleux qui vise à assurer la sécurité alimentaire et la conservation à long terme des produits.
Etapes clés de la miseen conserve
Il y a tout d’abord la réception et préparation des matières premières. Les ingrédients frais comme les tomates, légumes, épices, etc. sont réceptionnés et inspectés pour garantir leur qualité. Ils sont ensuite lavés, pelés, coupés et préparés selon les recettes spécifiques. Ensuite, la deuxième étape a trait à la cuisson et la préparation de la sauce. Les ingrédients sont cuits dans de grandes cuves, en respectant les temps et les températures précis pour chaque recette. Les épices et les assaisonnements sont ajoutés pour donner à la sauce son goût caractéristique. La sauce est ensuite mixée ou passée pour obtenir une texture lisse et homogène.
Troisièmement, la préparation des bocaux. Les bocaux en verre sont soigneusement lavés et stérilisés à haute température pour éliminer toute bactérie. Les couvercles métalliques sont également stérilisés. Ensuite intervient le remplissage des bocaux. La sauce chaude est versée dans les bocaux stérilisés, en laissant un espace de tête (espace vide) entre la sauce et le couvercle. Cet espace est essentiel pour permettre l’expansion de la sauce pendant le traitement thermique. Après, il y a le sertissage des couvercles. Les couvercles sont placés sur les bocaux et sertis à l’aide d’une sertisseuse mécanique. Le sertissage assure une fermeture hermétique, empêchant toute contamination.
Puis le traitement thermique (stérilisation). Les bocaux remplis et sertis sont placés dans un autoclave, un appareil qui chauffe à haute pression et à haute température. Le traitement thermique détruit les micro-organismes responsables de la détérioration des aliments. Le temps et la température du traitement thermique varient en fonction du type de sauce et de la taille des bocaux. Ensuite le refroidissement. Après le traitement thermique, les bocaux sont refroidis rapidement pour arrêter la cuisson et éviter la surcuisson. Le contrôle de qualité intervient nécessairement par la suite.
Chaque bocal est inspecté pour vérifier l’étanchéité du couvercle et l’absence de défauts. Des échantillons de sauce sont prélevés pour des analyses microbiologiques et chimiques, afin de garantir la sécurité et la qualité du produit. Et enfin l’étiquetage et stockage. Les bocaux sont étiquetés avec les informations nécessaires comme le nom du produit, ingrédients, date de production, date de péremption, etc… Ils sont ensuite stockés dans un endroit frais et sec, à l’abri de la lumière.
D’autres points importants sont à signaler. Tout d’abord, l’hygiène est primordiale à chaque étape du processus pour éviter toute contamination. Le respect des temps et des températures de cuisson et de stérilisation est essentiel pour garantir la sécurité alimentaire. Le contrôle de qualité rigoureux permet de s’assurer que les produits répondent aux normes de qualité et de sécurité.
Désormais, ce concept est devenu légion aux quatre coins de la République si bien qu’on ne compte plus les conserveries qui ouvrent dans les différents quartiers du pays, des plus favorisés aux plus populaires, notamment à l’Ariana ou à Tunis. La plupart des dames se mettent aux fourneaux et se démènent pour conserver durablement leurs préparations culinaires, pour le plaisir des papilles gustatives de leur entourage, le plus proche.
Comme l’Aïd Esseghir, à l’inverse de l’Aïd El Kébir, est connu et reconnu pour la consommation exagérée des douceurs, autrement dit une orgie de sucre, nous voulons attirer l’attention de nos compatriotes sur le danger que représente cette matière qui est présente partout, notamment dans les fruits et même dans les légumes. Et d’ailleurs, les industries agroalimentaires ne se gênent pas pour en tirer du fructose qu’elles transforment en sirop et qui est présent partout.
Et d’après des études récentes, et en plus du diabète, le sucre est responsable du cancer de la bouche.
Alors, comme dans d’autres produits, la modération est de mise.
Ce qui manque le plus à la Tunisie, c’est, sans conteste, la réalisation de mégaprojets stratégiques susceptibles d’attirer de grands investissements et de contribuer concrètement à l’œuvre de développement global et durable, censé faire entrer le pays dans le concert des nations avancées et améliorer les conditions de vie de tous les citoyens.
Parmi ces mégaprojets, on cite celui du port en eaux profondes d’Enfidha qui traîne, malheureusement, dans les méandres des commissions mises en place par les divers ministères concernés.
En effet, dès le mois de janvier 2006, une première annonce a été faite, à l’époque, par le ministère tunisien du Transport quant à la construction par un concessionnaire privé d’un port en eaux profondes dans la région d’Enfidha, à 100 km au Sud de Tunis.
Le projet est ambitieux dans le sens où il évoquait la réalisation, le financement et l’exploitation d’un port en eaux profondes et d’une zone d’activité logistique sous forme de concession dans ladite région sans préciser, toutefois, la durée de la concession envisagée.
Les objectifs avoués de ce projet consistent à doter la Tunisie d’une infrastructure portuaire moderne tout en étant reliée aux autoroutes de la mer et aux principales lignes maritimes internationales, le futur port était appelé à permettre une réelle intensification du commerce maritime international en Méditerranée.
Retards et reports incompréhensibles
Une rencontre d’information a eu lieu, dans ce cadre, entre bon nombre d’investisseurs, bailleurs de fonds et opérateurs maritimes étrangers, en provenance, notamment, de France, de Grande-Bretagne, d’Italie, des Emirats arabes unis, du Koweït et des Pays-Bas,
Comme on le constate, au départ, l’engouement était réel car le projet présentait de grandes opportunités en matière de transport maritime grâce, entre autres, à la programmation d’une zone d’activité économique, industrielle et logistique qui devait être implantée sur environ trois mille hectares près du port pour des activités de commerce, d’industrie et de services avec l’étranger.
Puis, après un silence de près de 12 ans, dû à des litiges touchant à des problèmes d’expropriation foncière, à l’engagement de l’Etat à payer des compensations dépassant un million de dinars et à des difficultés rencontrées par le nouveau pouvoir issu de la révolution du 17 décembre 2010/14 janvier 2011, l’on a recommencé à parler de ce mégaprojet, en février 2018 avec l’annonce de nouvelles mesures administratives susceptibles de permettre sa renaissance en deux temps en 2022 et 2024 tout en promettant la construction d’une zone logistique sur 1.000 hectares et la création de près de 52 mille emplois.
Port en eaux profondes d’Enfidha : le nom de la société bientôt dévoilé
Dans l’attente d’investissements et d’un partenaire stratégique
Toujours est-il et abstraction faite des multiples tergiversations, le projet semble bien relancé en octobre 2024 avec l’appel d’offres pour la mise en place d’un plan directeur de la zone d’activités économiques et logistiques composantes du complexe portuaire dudit port en eaux profondes d’Enfidha.
A titre de rappel, le port en eaux profondes d’Enfidha, situé à 100 km au Sud de Tunis, est l’un des projets d’infrastructure les plus importants non seulement pour la Tunisie, mais aussi pour l’Afrique puisqu’il fournirait une réponse à la demande croissante d’une infrastructure portuaire capable d’accueillir les gros navires.
En effet, avec une profondeur prévue d’une vingtaine de mètres, ce projet pourrait accueillir de grands porte-conteneurs du monde entier, positionnant ainsi la Tunisie comme un acteur clé dans le commerce maritime régional et même international.
Un point d’interrogation s’impose concernant le refus par la Haute instance de la commande publique d’approuver le projet d’appel d’offres, expliqué par le caractère inacceptable des conditions financières proposées, d’où un éventuel recours à trois options, soit en soumettant une nouvelle demande pour des appels d’offres, soit en trouvant un investisseur stratégique, soit encore en réinventant le projet.
Un retour à la fiche technique fait ressortir que ledit complexe du Port d’Enfidha, sis à 100 km de Tunis, à 40 km de Sousse et à 170 km de Sfax, sera réalisé en partenariat public (60%) et privé (40%), sachant qu’il s’étend sur une superficie globale de 3.000 hectares dont 1.000 ha pour le seul port et le reste pour la zone économique et logistique avec une profondeur de 20 mètres.
Il prévoit également, selon la même fiche technique, un quai spécialisé dans le traitement des conteneurs. La longueur de ce quai est de 3.600 m, et un quai spécialisé pour les vracs d’une longueur de 1.400 m sans oublier que la capacité du port, à la fin de la construction du projet, sera de 5 millions de conteneurs EVP, et 4 millions de tonnes pour le trafic de vrac, le tout pour un coût global devant atteindre 1,04 milliards de dollars.
Pour le moment, le constat qui s’impose est le freinage du mégaprojet d’Enfidha alors que son homologue de Tanger au Maroc connaît une situation à l’opposé sur la pointe de la Méditerranée occidentale dans le sens où il a déjà vu le jour avant de grandir jusqu’à supplanter tous ses semblables en Afrique.
Pourtant, les experts sont unanimes quant aux avantages offerts par un tel port, donc à la nécessité de concrétiser ledit projet. Pour s’en convaincre, il suffit de voir de près une carte de la planète constellée de ports de cette envergure et leur apport hautement positif pour le transport et le commerce internationaux.
A titre d’exemple, on citera le dernier en date qui a été inauguré au Pérou le 15 novembre 2024 par le président chinois Xi Jinping lors de sa visite dans ce pays après avoir été construit par un consortium conduit par l’armateur chinois Cosco, à 60 km de la capitale Lima, plus précisément dans la ville de Chancay ; sachant que les caractéristiques ainsi que les coûts de ce port sont à peu près les mêmes que celles et ceux d’Enfidha.
D’ailleurs, l’écrivain spécialiste tunisien des villes, Aissa Baccouche, indique que dans l’optique des gouvernants de Pékin, «les deux pourraient s’inscrire dans la fameuse route de la soie. Tant il est vrai que si le port péruvien constitue une plateforme pour l’Amérique du Sud pour l’acheminement des marchandises vers l’Asie, celui d’Enfidha devrait servir, sûrement de hub pour l’Afrique subsaharienne et raffermir les relations commerciales avec l’Est…».
Il est utile de rappeler les mérites et les avantages des ports en eaux profondes, en général. Un port en eaux profondes est construit dans des eaux plus profondes, généralement de 30 pieds ou plus, alors qu’un port ordinaire n’a qu’une profondeur de 20 pieds ou un peu plus. En termes simples, les ports en eaux profondes accueillent les plus gros navires ayant les tirants d’eau les plus profonds.
Deux différences principales peuvent être mentionnées entre les ports en eaux profondes et ceux ordinaires, en l’occurrence la profondeur des eaux et la capacité d’accueillir des navires de différentes tailles dont ceux classés post-panamax, les porte-conteneurs ultra-larges, les gros vraquiers, les pétroliers et les méthaniers.
D’autre part, les installations en eaux profondes se distinguent par des infrastructures autrement plus avancées tout en étant dotées des dernières nouveautés en matière de technologies et d’équipements, à l’instar des grues massives, le grand volume de stockage dans des zones adéquates et autres connexions intermodales perfectionnées, ce qui permet à ces ports d’enregistrer un trafic beaucoup plus dense et, par voie de conséquence, un impact économique nettement plus important en comparaison de celui des ports classiques.
Principales dates de construction des ports en eaux profondes
La construction du canal de Suez en 1869 et de celui de Panama en 1914 ont été à l’origine d’une véritable révolution en matière de navigation maritime entraînant un développement de nouvelles installations infrastructurelles pour l’accueil de navires de plus en plus gros et pour répondre aux besoins grandissants en raison de l’augmentation de la taille des gros transporteurs de pétrole brut.
Puis, la mondialisation et l’essor de nouvelles économies, aidant, ont conduit à l’expansion et la modernisation des ports, alors que l’apparition de porte-conteneurs de plus en plus grands a nécessité l’approfondissement et l’extension de plusieurs ports en eaux profondes.
D’ailleurs, les exemples de ports en eaux profondes sont aussi nombreux que célèbres dont principalement le port de Sines au Portugal considéré comme étant le plus profond du monde, avec une profondeur maximale de 28 mètres et une extension sur 2.200 hectares.
Quant au port de Yanghshan en Chine, il est connu comme étant le plus grand port automatisé au monde, grâce à sa capacité d’accueillir les plus gros porte-conteneurs avec une profondeur maximale de 27 m.
On citera, en troisième lieu, le port de Rotterdam aux Pays-Bas avec une profondeur de 24 m, sachant qu’il est passé d’un simple port de pêche à un centre commercial majeur, grâce à sa situation sur le Rhin et à la connexion avec la Mer du Nord.
Le port de Tanger Med au Maroc arrive au quatrième rang avec une profondeur maximale de 22 mètres et tire son importance grâce à son positionnement à la croisée de routes maritimes vitales reliant l’Europe, l’Afrique et les Amériques.
A la cinquième place, se trouve le port de Hedland en Australie avec une profondeur maximale de 20 m et un port de mouillage naturellement profond, ce qui lui a permis de devenir l’un des plus grands ports au monde assurant le chargement de nombreuses matières dont notamment le fer, le sel, le manganèse et l’élevage.
On ne peut conclure sans un retour sur le projet du port en eaux profondes à Enfidha en Tunisie dont la majorité des experts sont convaincus de la nécessité de sa finition susceptible de métamorphoser la dynamique économique nationale du pays tout en ayant un rayonnement à l’échelle régionale, voire internationale au vu de la position stratégique d’Enfidha et de la Tunisie qui assure une connexion privilégiée avec l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Europe.
En cette année 2025 où les perspectives d’une saison touristique prometteuse s’annoncent très bonnes, confirmant les chiffres positifs de la saison écoulée, les autorités compétentes mettent les bouchées doubles pour concrétiser lesdites promesses en valorisant et en boostant le secteur de l’artisanat qui va de pair avec le tourisme.
D’ailleurs, c’est le même département ministériel qui gère les deux volets, en l’occurrence le ministère du Tourisme et de l’Artisanat, dans la mesure où les visiteurs dans notre pays s’intéressent, outre aux sites culturels, naturels, historiques et archéologiques, aux produits confectionnés par les artisans.
C’est ainsi que dans le cadre de la promotion et du marketing du patrimoine national et des produits artisanaux tunisiens, le Centre de promotion des exportations (Cepex) et le ministère de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Personnes âgées ont convenu de mettre en exergue ledit secteur à travers la commercialisation du patrimoine national et des produits artisanaux tunisiens à l’Expo 2025 d’Osaka, dans le Kansai, au Japon.
Cette participation à l’Expo, durant la période allant du 13 avril au 13 octobre 2025, a pour objectif essentiel la promotion et le rayonnement de l’image de la Tunisie en tant que destination économique, touristique et culturelle.
Rappelons que le secteur de l’artisanat constitue, effectivement, un puissant levier pour la dynamique socio-économique nationale dans la mesure où il emploie environ 350.000 personnes, soit un taux de 9,7 % de la population active, sans oublier une contribution substantielle aux exportations générant des entrées consistantes en devises fortes.
Il faut dire que le secteur est basé sur la variété et la diversification aussi bien des produits et de leur provenance, touchant pratiquement toutes les régions du pays, de Bizerte à Tataouine.
A titre d’exemple, Kairouan, avec ses célèbres tapis de différents types, est considéré comme le premier centre de fabrication artisanale du tapis qui a une renommée internationale, sachant qu’à lui seul, il assure l’emploi de plus de vingt mille personnes, dont une majorité de jeunes femmes.
Il en est de même pour la céramique et la poterie dans le gouvernorat de Nabeul et autres portes cloutées, fenêtres en fer forgé, outre le cuivre, les bijoux en or et argent, les mosaïques de l’époque romaine et exposées au musée du Bardo qui en possède la collection la plus riche au monde.
En résumé, l’artisanat constitue une richesse, certes patrimoniale d’ampleur, mais également une richesse économique que l’État social, sous la conduite du Président Kaïs Saïed, est déterminé à faire fructifier et à exploiter à bon escient pour améliorer les conditions de vie de toutes les catégories du peuple.
La Bourse de New York a ouvert en forte baisse jeudi, les marchés américains et le dollar chutant après l’annonce par Donald Trump, mercredi, de la mise en place de droits de douane importants.
Dans les premiers échanges, l’indice Dow Jones perd 1.141,82 points, soit 2,7%, à 41.083,5 points, et le Standard & Poor’s 500, plus large, recule de 3,35%, à 5.481,17 points.
Le Nasdaq Composite chute de 797,69 points, soit 4,53%, à 16.803,35 points.
Donald Trump a révélé mercredi l’instauration de nouveaux droits de douane dits « réciproques », d’au moins 10% sur toutes les importations aux États-Unis, ce qui pourrait provoquer une hausse des prix et engendrer une guerre commerciale mondiale.
Les délais de mise en œuvre sont de fait restreints, d’autant que l’administration Trump mise sur les revenus douaniers pour résorber l’important déficit américain et financer les baisses d’impôts ainsi que la dérégulation.
« L’incertitude quant à la manière dont la situation évoluera risque de persister encore un certain temps, ce qui frustrera les investisseurs en quête de clarté », a écrit Oliver Blackbourn, gérant de portefeuille multi-actifs chez Janus Henderson.
« Même l’administration américaine est prête à admettre que les droits de douane ne seront probablement pas bénéfiques pour l’économie à court terme. Les probabilités de récession ayant déjà augmenté avant le Liberation Day et les taux appliqués étant plus élevés que prévu, il faut s’attendre à ce que les anticipations du consensus évaluent une probabilité encore plus grande de contraction de l’économie américaine. »
L’indicateur ISM des services, qui pourrait passer inaperçu en pleine déroute boursière, fournira davantage d’éléments sur l’état de l’économie américaine.
Côté valeurs, Nike chute de 11% tandis que les équipementiers sportifs et les groupes de prêt-à-porter souffrent des droits de douane, qui visent en particulier le Vietnam, l’Indonésie et la Chine, d’importants centres de production pour ce secteur.
Les géants de la « tech » ne sont pas épargnés par la vague de ventes généralisée. Apple s’effondre de 9%, enregistrant ainsi sa plus forte chute journalière depuis septembre 2020.
Le président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), Farouk Bouasker, a indiqué que le dépôt des candidatures pour l’élection législative partielle (circonscription de Bizerte Nord) s’effectuera du 12 au 21 mai et que la campagne électorale se déroulera du 16 au 27 juin.
Le scrutin aura lieu dimanche 29 juin prochain.
Le silence électoral est, quant à lui, prévu pour le samedi 28 juin, tandis que les résultats préliminaires seront proclamés lundi 30 juin, a précisé Bouasker lors d’une conférence de presse consacrée au calendrier électoral de la législative partielle à Bizerte Nord.
Le président de l’instance électorale a également souligné que l’actualisation des données du registre électoral dans la circonscription de Bizerte Nord commencera prochainement, afin d’inscrire, notamment, les jeunes qui auront atteint l’âge de 18 ans au 28 juin 2025, leur permettant ainsi d’exercer leur droit de vote.
Il a ajouté que le Conseil de l’ISIE s’est réuni ce jeudi et a approuvé à l’unanimité le calendrier électoral de ce scrutin.
Il a également précisé que toute personne souhaitant se présenter à cette élection législative partielle devrait, dès à présent, commencer à préparer les documents nécessaires et à recueillir les parrainages requis.
Chaque candidat doit fournir au moins 400 parrainages, avec la signature légalisée de 200 électeurs et 200 électrices, dont obligatoirement un quart de jeunes âgés de moins de 35 ans, a indiqué le président de l’ISIE.
Il a, par ailleurs, fait savoir qu’une réunion se tiendra ce samedi à Bizerte avec les candidats potentiels et la société civile afin de leur fournir des informations plus détaillées sur le calendrier électoral.
À noter que le nombre d’électeurs inscrits dans la circonscription de Bizerte Nord s’élève à 87 969.
L’élection législative partielle dans la circonscription de Bizerte Nord est organisée suite à la vacance d’un siège à l’Assemblée des représentants du peuple, à la suite du décès du député de cette circonscription, Sami Sayed.
Le ministère des Domaines de l’Etat et des affaires foncières a indiqué, dans un communiqué publié, jeudi à Tunis, avoir entamé, la régularisation de la situation foncière du groupement résidentiel « Cité El Mahatta » situé à Niber, du gouvernorat du Kef.
Ainsi, les résidents de cette cité qui remplissent les conditions de régularisation stipulées dans le décret gouvernemental n°2018-504 du 7 juin 2018, sont tenus de présenter, à la Direction régional des Domaines de l’Etat et des affaires foncières du Kef, les demandes de régularisation de la situation foncière de leurs bâtiments résidentiels bâtis sur le domaine privé de l’Etat.
Le ministère a rappelé que cette régularisation est conformément aux dispositions du décret gouvernemental n°2018-504 du 7 juin 2018, fixant les conditions et modalités de la régularisation de la situation des anciens regroupements résidentiels bâtis sur le domaine privé de l’Etat.
Les demandes de régularisation doivent être accompagnées des pièces nécessaires. Il s’agit d’une copie de la carte d’identité nationale des concernés par la régularisation, certificat de décès, procuration en cas de besoin, des pièces justificatives de l’occupation du bien domanial (contrat, désistement, don…), d’une pièce justificative de la construction du logement avant l’année 2000.
Pour plus de renseignement, les personnes intéressées peuvent contacter la Direction régional des Domaines de l’Etat et des affaires foncières du kef par le numéro 78204253 ou par Email: dr.kef@domainetat.state.tn, ou la contacter directement à son siège sis à 5 avenue Hédi Chaker Le Kef 7100( Place des martyrs à coté de siège du gouvernorat el Kef).
La sélection nationale tunisienne féminine de football disputera deux rencontres amicales face à son homologue marocaine, vice-championne d’Afrique, dans le cadre de son stage de préparation qui se déroule au Maroc du 1er au 9 avril courant.
Le premier test aura lieu le 5 avril à Casablanca à partir de 21h00 HT, tandis que le deuxième match se déroulera à Rabat le 8 du même mois, à partir de 18h00 HT.
Les deux séléctions se préparent pour la Coupe d’Afrique des Nations, qui se tiendra au Maroc du 5 au 26 juillet 2025.
Le tirage au sort a placé la Tunisie dans le groupe « B » aux côtés du Nigéria, de l’Algérie et du Botswana alors que le Maroc évoluera dans le groupe « A » aux côtés de la République Démocratique du Congo, du Sénégal et de la Zambie.
Les géants technologiques américains, notamment Apple, devraient enregistrer une forte baisse, jeudi, à l’ouverture de la Bourse de New York, après l’annonce par le président Donald Trump de droits de douane de 34 % sur les produits en provenance de Chine.
Les contrats à terme indiquent qu’à l’ouverture de Wall Street, Apple devrait chuter de 6,9 %, Amazon de 5,1 %, Meta Platforms de 3,2 %, Alphabet de 2,3 % et Microsoft de 1,8 %.
L’indice Dow Jones est attendu en repli de 2,69 %, le Standard & Poor’s 500 en baisse de 3,33 % et le Nasdaq en retrait de 3,73 %.
Les surtaxes envisagées devraient peser sur les valeurs technologiques, en raison des préoccupations concernant la chaîne d’approvisionnement et l’impact sur les prix et les marges. Des entreprises comme Apple et Nvidia, fortement exposées à la Chine et à Taïwan pour la fabrication de leurs produits, sont particulièrement vulnérables, expliquent les analystes.
Les centres de données, très dépendants des puces et de l’acier, pourraient également subir des retards et voir leurs coûts augmenter de manière significative en raison des mesures prises par l’administration Trump.
Pour Abhishek Singh, associé chez Everest Group, l’augmentation des coûts des matériaux liés aux droits de douane pourrait retarder l’adoption par les entreprises des technologies liées à l’intelligence artificielle (IA) et réduire le marché des « hyperscalers », ces centres de données à grande échelle.
Les analystes de Wedbush, pour leur part, estiment que les valeurs technologiques seront soumises à une forte pression en raison des préoccupations liées à la destruction de la demande et aux chaînes d’approvisionnement, particulièrement en raison des surtaxes appliquées à la Chine et à Taïwan.
Double peine pour Apple
Dans le cas spécifique d’Apple, cette situation pourrait se traduire par une double peine. Citi estime, dans une note, que le groupe américain fabrique plus de 90 % de ses produits en Chine.
« Si Apple ne parvient pas à obtenir une exemption cette fois-ci et en supposant que le groupe soit frappé par des droits de douane cumulés de 54 % sur les produits en provenance de Chine, sans répercuter ces coûts, nous estimons à environ 9 % l’impact négatif sur la marge brute totale du groupe », écrit Citi.
Jefferies, en revanche, s’attend à ce que l’annonce par Apple en février dernier d’un plan d’investissement de 500 milliards de dollars aux États-Unis sur quatre ans permette à la société d’obtenir des exemptions sur les droits de douane.
« Nous pensons qu’un tel engagement aidera probablement Apple à obtenir une exemption tarifaire », écrit Jefferies.
Concernant les produits Apple, Jefferies estime qu’actuellement environ 15 % des iPhones (soit 35 millions d’unités) sont assemblés en Inde, contre 85 % en Chine. Environ 33 % des ventes mondiales d’iPhones sont réalisées aux États-Unis, soit 76 millions d’unités, ajoute également Jefferies.
L’intermédiaire estime que, dans le pire des scénarios, le bénéfice net d’Apple pour l’exercice annuel en cours pourrait diminuer de 14 %.
L’action Apple, première capitalisation boursière mondiale avec plus de 3 300 milliards de dollars, est en repli de 10,5 % depuis le début de l’année, au cours de clôture de mercredi.
La Chine et l’Union européenne (UE) ont convenu de reprendre rapidement les négociations sur un plan d’engagement des prix dans le cadre de l’enquête antidumping concernant les véhicules électriques (VE) chinois, a annoncé jeudi le ministère chinois du Commerce.
Cette reprise des négociations s’inscrit dans les efforts visant à créer un environnement stable pour les investissements et la coopération industrielle entre les entreprises chinoises et européennes, a précisé He Yadong, porte-parole du ministère, lors d’une conférence de presse.
L’Aïd el Fitr qui marque la fin du mois de Ramadan, empreint de spiritualité, représente l’occasion non seulement de renforcer les liens familiaux en rendant visiteaux membres de la famille mais de récompenser égalementles enfants qui ont fait preuve de patience en voulant pour certains jeûner et ensupportant l’humeur souvent irritable de leurs parents pour qui la fatigue s’est souvent fait souvent ressentir à la fin delongues journées de privation.
Une tradition bien ancrée chez de nombreuses familles consiste, le jour de l’Aïd, à parer leurs enfants de leurs plus beaux atours pour faire la photo traditionnelle dans des espaces soigneusement décorés pour l’occasion et à les emmener ensuite au zoo du Belvédère pour voir les animaux. Chaque année, le poumon vert du centre-ville enregistre une affluence record de visites. Voulant profiter du nombre très important de visiteurs pendant la période de l’Aïd el Fitr et de l’impatience et de l’exaspération de ces dernier à cause des longues files d’attente devant les guichets, des intrus viennent très tôt pour acheter un grand nombre de billets et les revendre plus chers à desvisiteurs ne voulant pas patienter dans les longues files indiennes.
Alors que les tarifs d’entrée au zoo ont été fixés à 1 dinar 500 pour les enfants et 2 dinars pour les adultes, les billets surle marché noir s’écoulent à cinq dinars et plus. AU cours de son passage sur la radio Mosaïque, Mariem Dkhili la directrice par intérim du parc zoologiquedu Belvédère, a affirmé que le parc a reçu la visite de 9000 citoyens le jour de l’aïd, en mettant l’accent sur le fait que les personnes voulant effectuer une visite du zoo doivent acheter leurs billets auprès des agents des guichets et non auprès d’intrus ne faisant pas partie du personnel du parc. S’exprimant sur le programme d’introduction de nouvelles espèces dans le zoo, la directrice par intérim du parc a souligné que le parc prévoit prochainement de faire l’acquisition du zèbre et de la panthère noire, ajoutant que la procédure prend du temps en raison du coût élevé de ces animaux et de la réglementation stricte qui régit la vente et l’achat d’animaux provenant d’autres zoos.