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La Tunisie enregistre 1,3 milliard de dinars de recettes touristiques à fin mars 2025

Les billets et monnaies en circulation ont franchi le seuil des 24 milliards de dinars à la date du 3 avril 2025, enregistrant une augmentation de 12 % par rapport à la même période de l’année précédente, selon les derniers indicateurs monétaires et financiers publiés vendredi par la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

Cette hausse significative des billets et monnaies en circulation est directement liée à la mise en œuvre de la nouvelle loi sur les chèques, qui a entraîné un recours accru aux liquidités de la part des Tunisiens, en remplacement de l’utilisation des chèques. Ce dernier reste, cependant, « le moyen de paiement le plus utilisé en Tunisie », a précisé Mohamed Salah Souilem, ancien Directeur Général de la politique monétaire à la Banque Centrale de Tunisie, dans une interview accordée à l’Agence TAP.

En parallèle, l’Institut d’émission a signalé une légère augmentation de 5 % des recettes touristiques, passant de 1,2 milliard de dinars au premier trimestre 2024 à 1,3 milliard de dinars à la fin mars 2025. Ces revenus touristiques continuent de contribuer de manière importante à l’économie tunisienne.

Les revenus du travail cumulés ont également enregistré une hausse de 7,2 %, atteignant près de 1,9 milliard de dinars au cours des trois premiers mois de l’année 2025, contre 1,7 milliard de dinars au cours de la même période en 2024.

Ainsi, les recettes touristiques et les revenus du travail combinés couvrent désormais 54,6 % des services de la dette extérieure, qui se sont élevés à 5,9 milliards de dinars à fin mars 2025.

Enfin, les avoirs nets en devises se maintiennent à un niveau stable par rapport à l’année précédente, se chiffrant à environ 23,3 milliards de dinars (soit 102 jours d’importation) à la date du 4 avril 2025.

Equipe nationale – joueurs binationaux hésitants : Il était temps !

Sami Trabelsi a bien fait de dresser une blacklist des joueurs binationaux pas enthousiastes à débarquer en sélection.

Sami Trabelsi a été on ne peut plus clair à propos des joueurs binationaux qui louvoient et essaient par de multiples subterfuges à gagner du temps, tout en évitant de couper les ponts avec l’équipe de Tunisie. Il a décidé de les prier  d’aller voir ailleurs.

Il faudrait reconnaître que c’est leur droit le plus absolu d’essayer de glaner une place dans un football plus organisé,  plus performant et en mesure de leur ouvrir de plus larges horizons. Rien qu’à se souvenir de cette mise  sous tutelle de la FTF par la  Fifa qui suffit à brouiller les esprits et dissuader les plus convaincus. Mais pas ceux en qui vibre ce lien d’appartenance qui écarte toute surenchère. Ce n’est malheureusement pas le cas d’un certain nombre de ceux qui croient qu’ils sont en mesure de briguer une place à l’étage au-dessus. Ceux qui multiplient les contacts, pour les dissuader, devraient être plus respectueux des convenances.

Le football tunisien a une histoire. Il a même, à une certaine époque, fait l’histoire. N’oublions pas que c’est au lendemain de la victoire de la Tunisie sur le Mexique en 1978 que la Fifa a décidé d’augmenter le nombre des équipes représentantes de l’Afrique au Mondial. Ces jeunes joueurs, qui ont peut-être de l’étoffe, ont le droit de rêver et de choisir ce qui leur convient.

Le sélectionneur, sans doute agacé par ce chassé-croisé qui tourne au ridicule, a nommément cité des joueurs dont il ne veut plus entendre parler.

Des guerriers et non des mercenaires 

De toutes les manières, l’équipe de Tunisie a besoin, tel que nous l’avons toujours dit, de guerriers qui se battent sur le terrain, dignes représentants d’une civilisation plus que trois fois millénaire. Et non de mercenaires.

Ces éléments qui hésitent, bafouent, ne savent pas ce qu’ils veulent, n’ont pas leur  place.

Mieux que cela, il y a des sélectionneurs de leur pays d’adoption qui les convoquent, les font évoluer quelques minutes dans un ou deux matchs, pour leur barrer définitivement la voie vers l’équipe nationale de leur pays d’origine.

C’est le cas de Ben Yedder qui a refusé d’opter pour l’équipe de Tunisie. Il a été effectivement appelé en équipe de France.  Mais quelle carrière a-t-il fait? Elle a duré le temps de passage d’un météorite.

Alors qu’il aurait pu renforcer l’équipe de Tunisie et écrire quelques-une de ses plus belles pages de son CV. Voyons l’équipe des moins de 17 ans. Elle est presque toute composée d’éléments évoluant à l’étranger. Ce sont des choix et nombre de ces éléments sont pétris de qualités.

Espérons que leur encadrement sera à la hauteur de la confiance qu’ils ont mise en ce choix délicat  qui engage les deux parties sur une voie où les regrets sont vains.

Sfax: Evacuation des camps de migrants sous la supervision du Président de la République

Le porte-parole de l’administration générale de la Garde nationale, Houcem Eddine Jebebli, a annoncé que l’opération d’évacuation des camps abritant des migrants africains en provenance des pays subsahariens, situés à Al-Amra et Jebniana dans le gouvernorat de Sfax, se poursuit depuis hier, jeudi 3 avril. Selon lui, cette opération se déroule dans le calme et la plupart des migrants ont exprimé leur souhait de retourner volontairement dans leur pays d’origine.

Dans une déclaration à l’Agence TAP, Jebebli a précisé que la majorité de ces migrants irréguliers ont sollicité l’aide des organisations internationales pour faciliter leur retour, après l’échec de leurs tentatives de migration vers l’Europe. Il a également indiqué qu’à l’heure actuelle, de nombreuses files d’attente se forment devant les bureaux du croissant Rouge tunisien, de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), ainsi que devant les services de sécurité à Sfax, où les migrants ont exprimé leur volonté de retourner volontairement et ont été temporairement hébergés en attendant leur départ.

Suivi direct par le président de la République

Jebebli a souligné que cette question fait l’objet d’un suivi direct et personnel du président de la République, qui veille à la coordination quotidienne avec les hauts responsables de la sécurité présents à Sfax. Ce suivi est également renforcé par des échanges constants avec les pays et les organisations internationales impliquées dans la gestion des migrations, afin d’assurer un retour organisé et sécurisé pour ces migrants subsahariens.

Pour rappel, l’opération d’évacuation a débuté hier avec le démantèlement pacifique du plus grand camp, abritant environ 4 000 personnes. Cette action se poursuit à un rythme soutenu et devrait se terminer dans les plus brefs délais, avec l’objectif d’évacuer l’ensemble des camps.

La démarche est conduite sans intervention policière directe, en étroite collaboration avec le croissant rouge tunisien, le ministère de la Santé et la Protection civile, qui ont apporté des soins d’urgence à certains migrants pendant l’évacuation des camps situés sur des terres agricoles. Il a été également précisé que des mesures de coordination ont été mises en place avec les autorités régionales pour offrir un hébergement temporaire aux femmes enceintes et aux enfants.

En parallèle, plusieurs armes blanches ont été saisies lors de cette opération. Un nombre important de migrants a été interpellé et est actuellement en cours de rapatriement forcé. Cependant, Jebebli a souligné que l’approche de l’opération privilégie avant tout les valeurs humaines et éthiques, avec un traitement respectueux des personnes interpellées. En effet, lors des investigations menées, il a été constaté que certains de ces migrants étaient en contact avec des groupes étrangers visant à semer la confusion tant dans les camps que dans les zones avoisinantes.

L’ESS prépare le match de coupe du dimanche : Garder le bon tempo

Le match amical dimanche dernier face au Croissant Sportif d’Akouda a sonné comme une répétition générale avant le match de Coupe de Tunisie, face au Stade de Mornag, ce dimanche. Histoire de rester dans un bon rythme de fin de saison.

L’Etoile n’a pas manqué de meubler convenablement la longue trêve depuis plus de 3 semaines. Un premier test face au Hilal soudanais conclu sur un nul blanc en nocturne à Sousse, ensuite un second test face au voisin d’Akouda avec quasiment deux équipes sur le terrain. Avec une victoire à la clé 3-1 et un nul vierge à la mi-temps.

Lors du test à Akouda, Mkacher a opéré 10 changements, en relançant certains joueurs ou en donnant leur chance à d’autres. Premier retour marquant, celui de l’ancien international Mohamed Amine Ben Amor, après une très longue période de blessure et qui a planté un penalty en seconde période. 

On a revu des joueurs un temps oublié, comme Aziz Jebali ou Y. Saber et d’autres portiers comme Raed Gazzah et Khaled Youssef qui ont tenu la baraque tour à tour au cours du second half. Le jeune défenseur Mohamed Amine Bouzaabia, lui, a été titularisé et a réussi une passe décisive. C’est que tout le monde à l’Etoile compte, à l’orée du dernier virage de la saison qui s’annonce chaud, de bien terminer la saison.  

Concernant ce dernier match amical face à Akouda, on a enregistré un but de Fadi Ben Choug sur une frappe tendue pleine lucarne et un autre de Slah Ghedamsi qui a coupé du pied droit un ballon devant la défense. Un match où défenseurs et milieux de terrain se sont particulièrement distingués. Par contre, volet infirmerie, certains soucis subsistent puisque les défenseurs Ghofrane Naouali et Houssem Ben Ali, par exemple, n’ont pas été inscrits sur la feuille de match, mais rien n’a filtré à ce sujet. Ils risquent de «sauter» l’échéance en Coupe puisqu’ on ne les a pas vu s’entraîner. Seul Zied Boughattas s’est manifesté lors de la séance du début de semaine, au stade M’hamed Maarouf. A noter que le métronome Oussama Abid s’entraîne assidûment, tout comme Yassine Chamakhi qui a participé au match d’Akouda. 

A la croisée des chemins 

L’Etoile Sportive du Sahel sera à la croisée des chemins la plus importante de la saison après le match de coupe, lors des 5 derniers matchs du championnat. Pour garantir une participation africaine ou arabe, chaque point compte tant et peut faire la différence au classement général. Les résultats sportifs et tout ce qu’ils engendrent comme recettes et revenus constituent souvent une aubaine, pour éponger les dettes cumulées.

Basket – En marge de l’acte 1 des demi-finales du super play-off : L’avantage du terrain confirmé

L’USM et le CA ont bien entamé la série en gagnant à domicile. 

Pour passer en finale du super play-off, il faut arracher trois victoires. La série peut donc se poursuivre à 5 matches si l’on atteint un résultat de 2 matches partout. Les équipes qui reçoivent, elles ont les deux premiers matches chez elles, et c’est un avantage concret par rapport à l’adversaire.

Si cet avantage est bien exploité, l’équipe victorieuse mène 2-0 et met la pression sur l’adversaire, obligé alors de gagner les deux autres matches chez lui pour revenir à 2-2. C’est pourquoi CA-JSK et USM-ESS étaient d’un enjeu spécial pour le premier match de la série. Le CA a gagné, l’USM, aussi marquant ainsi leur territoire d’entrée. C’est d’ailleurs une tradition respectée depuis des saisons.

Celui mieux classé en play-off, et qui obtient l’avantage du terrain, finit par bien en profiter. Le CA a profité de la présence de son public à la salle Gorjani pour dominer une JSK qui n’a pas retrouvé son équilibre depuis le match de l’USM à Monastir. L’équipe a perdu de sa verve à l’image de Marnaoui qui n’a pas pesé lourd face à un CA appliqué et mieux organisé en phase défensive.   

Dans l’autre match, l’USM, qui a déjà fait la très bonne affaire en terminant leader du play-off et obtenu l’avantage du terrain, n’a pas fait dans le détail face à l’ESS. Une grande maîtrise et une victoire sans trop forcer pour une USM qui s’en sort très heureuse après les incidents de violence de son public devant la JSK. Les équipiers de Lahiani ont réussi à bien défendre et empêcher l’Etoile de créer la surprise. D’ailleurs, l’écart technique et collectif était si évident en faveur des Monastiriens. L’Etoile accuse un énorme retard dans les confrontations directes face à l’USM ces dernières saisons. 

Celui qui joue devant son public est celui qui l’emporte selon les statistiques. La saison dernière, par exemple, l’USM a remporté le titre de champion en gagnant 3-2 devant le CA au match décisif joué, justement, à Monastir. 1-0 pour le CA et pour l’USM, on est dans les normes. Si Lundi prochain, l’USM et le CA, qui jouent une deuxième fois à domicile, l’emportent et mènent 2-0, on peut dire qu’ils prendront une option sérieuse sur la qualification en finale. Si, par contre, on en est à 1-1, les séries vont repartir de zéro et l’ESS et la JSK auront anéanti l’avantage du terrain.   

Les derniers préparatifs pour la 34e édition du Mois du Patrimoine : Un événement qui mérite réflexion

Mercredi dernier, une réunion a eu lieu au ministère des Affaires culturelles pour finaliser les derniers détails de la 34e édition du Mois du Patrimoine, un événement annuel qui se déroule cette année du 18 avril au 18 mai. Cet événement, qui valorise chaque année le riche patrimoine culturel tunisien, mérite cependant une réflexion sur son utilité réelle et ses perspectives à long terme.

Lors de cette réunion, à laquelle ont participé les responsables des départements liés au patrimoine, il a été question de l’évolution de l’événement, qui, cette année, se veut moins festif et plus stratégique. Cette évolution soulève la question suivante : Quel est l’impact réel du Mois du Patrimoine sur la préservation du patrimoine tunisien ? Après 34 éditions, peut-on véritablement mesurer des progrès concrets en matière de conservation et de restauration des sites historiques? L’événement parvient-il à inscrire ses actions dans la durée, au-delà de la célébration annuelle ? Et quel cadre juridique sera mis en place pour accompagner l’évolution de ce secteur et ses nouvelles perspectives ? 

Comme chaque année, le programme pour 2025 prévoit des activités variées dans toutes les régions de la Tunisie. Au menu de la journée d’ouverture : un circuit culturel et touristique, des ateliers d’artisanat, ainsi que des spectacles de cinéma, de théâtre et de musique. Cependant, une question se pose : Est-ce que cet événement parvient à toucher un large public ? En quoi les différentes manifestations permettent-elles à la population locale de s’approprier son patrimoine et de prendre conscience de son potentiel? Qu’en est-il de l’implication des jeunes générations, qui semblent souvent moins sensibilisées à ces enjeux culturels ?

Qu’en est-il de la valorisation économique du patrimoine ?

L’événement semble avoir un rôle important à jouer dans la mise en valeur du patrimoine local et régional. Mais dans quelle mesure cette valorisation se traduit-elle par des retombées économiques pour les régions concernées? Le Mois du Patrimoine contribue-t-il véritablement au développement économique durable des régions ou reste-t-il principalement un événement culturel ? Est-ce que la Tunisie parvient à générer une activité touristique et économique durable à travers cet événement ?

Le Mois du Patrimoine s’inscrit dans une longue tradition. Pourtant, le contexte tunisien a évolué, et cet événement a-t-il su se réinventer pour répondre aux nouveaux défis ? L’événement a-t-il évolué en fonction des changements sociétaux et des défis contemporains, comme la numérisation du patrimoine ou la durabilité? A-t-il pris en compte les nouveaux enjeux de préservation et de valorisation dans un monde de plus en plus globalisé et numérique ?

Enfin, après 34 éditions, il est pertinent de se poser la question : Quel avenir pour le Mois du Patrimoine? Peut-il continuer à évoluer pour rester pertinent dans un monde en constante mutation ? Peut-être qu’une approche plus interactive, plus inclusive et davantage orientée vers la participation citoyenne pourrait lui donner une nouvelle dynamique. L’ère numérique, les nouvelles technologies et les plateformes en ligne offrent, certes, des opportunités à explorer pour renforcer l’impact de l’événement et toucher un public encore plus large 

Le Mois du Patrimoine reste un événement majeur dans la célébration de la culture tunisienne. Toutefois, après 3 décennies, il semble important de questionner son efficacité réelle et de réfléchir à son avenir pour qu’il continue de remplir son rôle de manière durable et pertinente. Ces interrogations permettent de repenser les moyens de valoriser le patrimoine tout en l’adaptant aux défis contemporains.

Textile technique : Une douzaine d’entreprises exportatrices tunisiennes en mission à Montréal et Toronto du 3 au 8 avril

Une mission de réseautage tuniso-canadienne dédiée au textile technique, se tiendra du 3 au 8 avril 2025, à Montréal et Toronto(Canada) avec la participation d’une douzaine d’entreprises exportatrices tunisiennes, a fait savoir l’Agence de coopération allemande(GIZ).

Organisée dans le cadre du projet Croissance Qualitative pour l’Emploi (CQE), financé par le ministère allemand de la Coopération économique et du Développement(BMZ) et l’Union européenne (UE) et mis en œuvre par la GIZ, cette mission permettra aux entreprises tunisiennes de participer à des rencontres bilatérales(B2B), à l’occasion de la ténue du Salon «  Canada International Textile & Apparel Expo », prévu, les 7 et 8 avril 2025.

L’événement réunira des experts, des représentants des institutions économiques d’appui et des acteurs clés du textile technique afin d’échanger sur les possibilités de partenariat à l’échelle bilatérale et dans le cadre de la coopération triangulaire avec d’autres partenaires en Amérique du Nord, en Europe, en Afrique et au Moyen Orient.

Une entente stratégique, a été signée, le 3 avril 2025, entre le Pôle de Compétitivité de Monastir-El Fejja (MFCPôle) et Vestechpro , Centre de recherche et d’innovation en habillement, et TechniTextile Québec, marquant, ainsi, une avancée significative sur la voie du renforcement de la coopération tuniso-canadienne dans un domaine aussi porteur que le textile technique.

Au programme de cette mission figure des visites de terrain aux entreprises canadiennes opérant dans le domaine du textile technique, le 4 avril 2025 afin de permettre aux participants tunisiens de découvrir de près le savoir-faire et les innovations du secteur au Canada.

« L’étroite collaboration entre les institutions économiques d’appui et la communauté

d’affaires en Tunisie et au Canada reflète une volonté commune d’aller de l’avant afin de

développer un textile technique innovant et durable, en renforçant les synergies industrielles et scientifiques dans le cadre d’une approche gagnant-gagnant et pour une meilleure compétitivité sur les marchés internationaux » ,a indiqué la même source.

Théâtre – « Malédiction » de Taoufik Jebali : Anatomie salvatrice d’une société mal en point

« Malédiction » du metteur en scène Taoufik Jebali, créée en 2015 puis reprise en 2024, n’a pas perdu de sa superbe. Durant une heure, « Malédiction » fait une autopsie de notre présent depuis le 14 janvier 2011, en utilisant un langage à forte teneur eschatologique pour représenter les vices d’une société victime des abus du pouvoir.

Dans une tragédie moderne portée par des comédiens et comédiennes engagés : Yosr Galaï, Leila Youssfi, Zied Ayadi, Yasmine Dimmassi, Syrine Ben Yahia, Mehdi el Kamel et Sourour Jebali, « Malédiction » du metteur en scène Taoufik Jebali, créée en 2015 puis reprise en 2024, n’a pas perdu de sa superbe. Durant une heure, « Malédiction » fait une autopsie de notre présent depuis le 14 janvier 2011 en utilisant un langage à forte teneur eschatologique pour représenter les vices d’une société victime des abus du pouvoir.

La recherche de la vérité en est un souci constant pour comprendre les tenants et aboutissants d’un certain 14 janvier. Que s’est-il passé exactement ? Quel jeu ont mené les protagonistes de ce qu’on appelle « Révolution » ? Qui en a été le véritable instigateur ? Autant de questions que la pièce tente d’aborder en se servant d’accessoires en rapport avec les toilettes comme le déboucheur manuel ou encore un bidet portable.

Les questions abordées dans cette pièce sont les inégalités sociales, l’injustice, les modes d’expression en résonance avec l’actualité schématisée dans les bruits et leur dissonance ainsi que l’incapacité des individus de s’exprimer clairement en utilisant des phrases cohérentes. On se retrouve face à un cycle insupportable d’un perpétuel recommencement où le vivre-ensemble devient compliqué écrasé par la routine et l’absence de créativité. Astiquer, récurer et décrasser pour retrouver les traces d’un viol collectif à l’encontre d’une société en souffrance, tel est le ressenti éprouvé à l’égard de cette création.

Il y a, certes, péril en la demeure. Les personnages, ensemble comme dans une chorale, vomissent leurs entrailles pour dire leur malaise envers un pouvoir chaotique qui a bouleversé sans apporter de solutions  à leurs problèmes. Le rideau tombe pour laisser apparaître le handicap représenté par un personnage sur un fauteuil roulant. La malédiction frappe fort. Cris d’effroi,  déchaînement de colère,  « Malédiction » bouleverse les codes et fait appel à l’intelligence du spectateur pour reconstituer les pièces du puzzle auquel il est invité à participer.

Taoufik Jebali propose une scénographie riche en tableaux se servant d’un certain nombre d’artifices : rideau, parapluies, photos, valises pour donner corps et sens à cette création où la lumière joue un rôle considérable pour créer une ambiance trépidante empreinte d’une note d’humour. Comme on dit, l’humour est la politesse du désespoir, mais aussi son remède. Le théâtre une  thérapie ultime ? Sans doute mais il est aussi matière à réflexion et introspection.

Tabarka : Un incendie ravage trois hectares de forêt à Ain Es-Sobh

Un incendie s’est déclaré à l’aube de ce vendredi dans la forêt de la route de Balah, située dans la région d’Ain Es-Sobh, relevant du massif forestier de Khat Harsha, dans la délégation de Tabarka. Selon un communiqué de la direction régionale de la protection civile de Jendouba, les flammes ont détruit environ trois hectares de broussailles sèches et de jeunes pins.

Les unités de secours ont été rapidement mobilisées pour maîtriser l’incendie. Une équipe composée d’un camion de lutte contre les feux de forêt de la protection civile, d’un camion d’intervention des services forestiers et de cinq agents de surveillance a été dépêchée sur place. Grâce à leur intervention, le sinistre a été totalement circonscrit aux premières heures de la matinée.

La direction régionale de la protection civile a appelé l’ensemble des composantes de la société civile à s’impliquer davantage dans la préservation des espaces forestiers et à soutenir les efforts nationaux de prévention des catastrophes naturelles, notamment face aux impacts croissants du changement climatique.

13e Festival du violon à Sfax : Les virtuoses des codes !

Quatre musiciens sont à l’affiche de cette édition qui verra la participation de deux violonistes de renom, le Palestinien Jihad Akl et le Tunisien Zied Zouari, en plus des musiciennes françaises Clémence Mebsout au violoncelle, et Leïla Soldevila à la contrebasse.

La treizième édition du « Festival du violon», placée sous le slogan «Le violon est un pont entre l’Orient et l’Occident», aura lieu les 4, 5 et 6 avril dans la ville de Sfax. Quatre musiciens sont à l’affiche de cette édition qui verra la participation de deux violonistes de renom, le Palestinien Jihad Akl et le Tunisien Zied Zouari, en plus des musiciennes françaises Clémence Mebsout au violoncelle, et Leïla Soldevila à la contrebasse.

Les deux violonistes se produiront, séparément, dans deux spectacles prévus au Théâtre municipal de Sfax. Le reste de la programmation sera réparti entre le Conservatoire national de musique et de danse de Sfax et le Complexe culturel Mohamed Jammoussi. Le programme de cette édition 2025 a été dévoilé, mercredi, au cours d’un point de presse tenu à Sfax en présence du violoniste Zied Zouari. Lors de cette édition baptisée «Mabrouk Chakroun» du nom du violoniste Mabrouk Chakroun, ce festival prend une dimension internationale pour la première fois depuis sa création, ont fait savoir les organisateurs. Le spectacle d’ouverture sera, donné par le violoniste palestinien Jihad Akl. Lors de cette soirée, un hommage sera rendu à cet artiste d’origine palestinienne, né au Liban, ainsi qu’à la famille du violoniste Mabrouk Chakroun. Une prestation de l’Orchestre de Chambre du Conservatoire national de musique et de danse de Sfax est également au menu.  Jihad Akl, violoniste et compositeur de renommée internationale, est né en 1968 à Beyrouth, au Liban. 

Son père, Ahmad Said Akl, était musicien et enseignant. Il a remporté de nombreux prix et récompenses pour son style de musique unique et son jeu solo unique en tant que violoniste. Jihad Akl se produit régulièrement dans de grands événements à travers le monde. Il a notamment joué à Dar El Opera en Egypte, aux Nations unies à New York et dans divers festivals en Tunisie et ailleurs. Le spectacle du violoniste Zied Zouari, entouré par Leïla Soldevila à la contrebasse et Clémence Mebsout au violoncelle, est au menu de la deuxième soirée. Dans une déclaration à la correspondante de l’agence TAP à Sfax Zied Zouari a souligné que ce spectacle intitulé «Birds» fera sa première tunisienne au «Festival du violon de Sfax» avant sa prochaine présentation le 24 avril, à Lille, ville du Nord de la France.

Zouari a présenté «un spectacle exceptionnel qui sera marqué par des sonorités arrangées inspirées du patrimoine musical tunisien et arabe». Le festival de violon de Sfax devra constituer «un événement artistique phare qui contribuera à faire connaître la région de Sfax», a estimé le violoniste-compositeur-arrangeur. Le Conservatoire national de musique et de danse de Sfax abritera une rencontre avec Jihad Akl, prévue le 5 avril, en plus d’une masterclass dirigée par le trio Zied Zouari, Leïla Soldevila et Clémence Mebsout, qui sera organisée le 6 avril.

Le Complexe culturel Mohamed Jammoussi abritera la dernière journée du festival qui verra, à partir de 10h00, un spectacle de la troupe musicale de l’Institut pilote de Sakiet Ezzit. La cérémonie officielle prévue à 15h00 verra l’annonce des lauréats dans la compétition officielle du festival.

Le festival « Festival du violon » est organisé par le Conservatoire national de musique et de danse de Sfax, en partenariat avec le commissariat régional aux Affaires culturelles de Sfax et la maison de la Culture Sakiet Eddayer.

Le Festival international du Film pour l’Enfance et la Jeunesse à Sousse du 8 au 12 avril 2025

Dans le cadre des activités préliminaires du Festival international du Film pour l’Enfance et la Jeunesse(FIFEJ) qui se tiendra du 8 au 12 avril 2025 à Sousse, des ateliers de formation,pour la première période,se tiendront les 4, 5, 6 et 9 avril courant, au Lycée Ahmed Noureddine de Sousse, sous le thème de « L’Ecole cinématographique ».

Ces ateliers seront animés par des spécialistes du domaine cinématographique dans ses multiples volets, de l’écriture du scénario, de la position de l’acteur face à la caméra, de l’exercice du cameraman, de l’analyse de l’image ou de l’apprentissage de l’acte cinématographique.

Pour le premier atelier, « L’écriture du scénario », M. Tahar Ben Ghedhifa l’animera au profit des professeurs, des instituteurs et des élèves qui y participeront avec une initiation à l’écriture du scénario.

M. Hamza Belhaj animera le deuxième atelier qui traitera de « L’acteur face à la caméra » et qui sera au profit des élèves des collèges préparatoires et ceux du secondaire, afin de les exercer au jeu d’acteur face à la caméra.

Et comme volet pratique, M. Anouar Lahouar formera les mêmes apprenants, élèves du préparatoire et du secondaire, au tournage d’un court-métrage ; une initiation à la réalisation d’un court-métrage, ses spécificités et ses objectifs.

Alors que M. Habib Mestiri prendra en charge les professeurs, instituteurs et élèves pour une formation dans le tournage d’un documentaire, avec le même but d’une initiation à la réalisation de ce genre de film.

Le dernier atelier, animé par M. Ahmed Jelassi, englobera l’acte cinématographique afin de « S’exercer au cinéma », thème de cette activité qui sera adressée toujours aux professeurs, instituteurs et élèves, inscrits pour ces ateliers, avec un exercice dans la manière de réaliser un tournage cinématographique sur fond d’une analyse de l’image dans le domaine en question, avec ses impératifs techniques et pratiques.

D’après communiqué

COMMENTAIRE : Avec Trump, le passage à la caisse, c’est à la tête du client !

Depuis des semaines, le président américain Donald Trump et son administration n’ont cessé d’évoquer le «jour de la libération» et des «tarifs douaniers réciproques», même si, ces derniers jours, le locataire de la Maison-Blanche a laissé entendre que les tarifs douaniers ne seraient pas totalement réciproques. Chose promise, chose due ! Le chef du peuple «Maga» (Make America Great Again, littéralement «Rendre l’Amérique à nouveau grande», soit : «Rendre sa grandeur à l’Amérique») a tenu sa promesse en présentant avant-hier des «Reciprocal Tariffs» sans précédant, touchant plus de 180 pays et territoires, y compris des pays considérés, traditionnellement, comme des alliés de l’Oncle Sam, notamment 20 % sur les importations en provenance de l’Union européenne (UE). Une onde de choc planétaire contre l’ordre économique mondial et la mondialisation que les Etats-Unis ont contribué à ériger après la Seconde Guerre mondiale. 

Cette nouvelle forme de protectionnisme sur fond de guerre commerciale touche en premier lieu Pékin et les pays sous son parapluie économique. En effet, l’Empire du Milieu pointe à la tête du peloton des nations pénalisées avec 54 % de droits de douane sur les importations chinoises (34 % s’ajoutant à 20 % déjà imposés depuis janvier). La guerre commerciale contre la République populaire de Chine semble être la première préoccupation de l’administration Trump. 

Mais quand on analyse la série de tableaux publiée par la Maison-Blanche sur les réseaux sociaux détaillant les droits de douane que d’autres pays imposeraient aux États-Unis, aucune logique scientifique ou économique n’explique ces chiffres. 

Toutefois, tout porte à croire que les choix politiques, les enjeux stratégiques et les convergences idéologiques ont contribué à la genèse d’un certain favoritisme offrant à plusieurs pays une sorte de clémence douanière gratifiée par un minima de 10 % de droits de douane.

Ainsi, on remarque que tous les pays arabes signataires des «Accords d’Abraham» (accords de normalisation avec Israël) — les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan — bénéficient de la plus faible sanction douanière. Idem pour les monarchies du Conseil de coopération des États arabes du Golfe telles que l’Arabie saoudite, le Koweït et Oman ainsi que le Yémen. L’or noir demeure toujours le nerf stratégique des relations transactionnelles de Trump avec les pays du golfe arabo-persique, notamment la protection militaire américaine pour les pays exportateurs de pétrole au Moyen-Orient, sans parler des alliances anti-Téhéran.

Quant au Liban et à l’Égypte (allié militaire et stratégique des États-Unis au Proche-Orient), le principe de la réciprocité a été appliqué à la lettre, soit 10% de part et d’autre comme tarifs douaniers. Par contre, tout porte à croire que le royaume hachémite (Jordanie) — signataire d’un traité de paix israélo-jordanien, le 26 octobre 1994 dans la ville frontière de Wadi Arabe et solide allié de Washington dans la région — paye les frais de son opposition au plan américain pour Gaza et la déportation de Palestiniens sur son territoire, ce qui explique les 20% des frais douaniers infligés aux exportations jordaniennes à destination des Etats-Unis.

En revanche, le cas de l’Afghanistan semble cacher des considérations géopolitiques pour expliquer les 10% de frais contre les 49% imposés par les Talibans aux importations en provenance des USA.

Il est à signaler qu’une délégation américaine, la première depuis le retour à la Maison- Blanche de Donald Trump, a été reçue le 20 mars dernier à Kaboul par le ministère des Affaires étrangères taliban, avec lequel il a notamment été question de libération de prisonniers. Lors de cette rencontre avec l’émissaire américain pour les détenus, Adam Boehler, et l’ex-émissaire pour l’Afghanistan, Zalmay Khalilzad, «les relations bilatérales, la libération de prisonniers et les services consulaires pour les Afghans aux Etats-Unis ont été abordés», a indiqué le ministère afghan des Affaires étrangères sur X. Fin février, les autorités afghanes ont annoncé détenir une Sino-Américaine arrêtée le 1er février dans la province de Bamiyan, haut lieu touristique à l’ouest de Kaboul connu notamment pour ses bouddhas géants dynamités en 2001 par les talibans. Au moins deux autres Américains, George Glezmann et Mahmood Habibi, sont également détenus en Afghanistan. Par ailleurs, deux Américains, Ryan Corbett et William McKenty, détenus en Afghanistan, ont été libérés en janvier en échange d’un combattant afghan, Khan Mohammed, condamné pour narco-terrorisme aux Etats-Unis. Donc tout s’explique !

Les pays de la sphère d’influence américaine ont été également épargnés à l’instar de la majorité des pays de l’Amérique du Sud et ceux de l’Amérique centrale ainsi que ceux des Caraïbes. À part le Venezuela accrédité de 15 % et les 38 % infligés à la république coopérative du Guyana (ex-Guyane britannique), tout le reste jouit de la tarification minimale imposée (10 %). L’administration Trump ne cherche guère à nuire au business dans son espace vital.

Il est à rappeler qu’au cours des trois premiers mois de son mandat, le président Trump avait annoncé des droits de douane de 25 % sur les importations d’automobiles, des droits de douane supplémentaires de 10 % sur les importations chinoises, des droits de douane de 25 % sur les importations d’acier et d’aluminium et des droits de douane de 25 % sur tous les produits en provenance du Canada et du Mexique qui ne sont pas soumis à l’accord commercial entre les États-Unis, le Mexique et le Canada.

Dans l’histoire moderne, jamais depuis l’imposition des droits de douane Hawley-Smoot, en 1930, quelques mois après le krach de 1929, l’Amérique n’avait appliqué de telles barrières. Si cette offensive contre le monde entier est présentée par l’administration Trump comme une «déclaration d’indépendance économique» et une mesure balisant le terrain à la renaissance de la base industrielle américaine, certains voient dans cette bombe planétaire un effet de boomerang qui pourrait mettre à genoux l’économie étasunienne et précipiter son déclin. 

Enfin, connu pour ses multiples rétropédalages, le 47e président des États-Unis nous a habitués ces derniers par ses volte-face; et il n’est pas à exclure de voir des changements, voire des revirements dans la position de la Maison Blanche vis-à-vis de certains pays lésés par ces tarifications douanières. Après tout, si Trump vient d’enterrer définitivement le multilatéralisme au profit d’un bilatéralisme — qui doit toujours profiter aux USA —, dans le modèle de business prôné par le milliardaire américain, avant de passer à la caisse, tout se négocie à des degrés divers et tout passe par des « deals » (transactions) à la tête du client.

En réponse à Trump, la Chine impose des droits de douane de 34 % sur tous les produits américains

Le gouvernement chinois a annoncé ce vendredi qu’à partir du 10 avril, il imposera des droits de douane supplémentaires de 34 % sur toutes les importations de produits américains, en réponse aux mesures tarifaires similaires adoptées par Washington.

Le ministère chinois des Finances a précisé que “pour toutes les marchandises importées des États-Unis, un droit de douane supplémentaire de 34 % sera appliqué en sus du taux en vigueur”. En outre, le ministère chinois du Commerce a annoncé la mise en place de restrictions à l’exportation de sept éléments de terres rares, tels que le gadolinium et l’yttrium, utilisés dans la production de produits électroniques de haute technologie.

Le ministère a également informé que la Chine porterait cette question devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC), contestant ainsi les décisions prises par les États-Unis.

Cette escalade des tensions commerciales survient après l’annonce du président américain Donald Trump, qui a déclenché une confrontation commerciale mondiale aux répercussions potentiellement lourdes. Trump a imposé une taxe de 10 % sur les importations en provenance de plusieurs pays et des droits de douane supplémentaires sur ses principaux partenaires commerciaux. Il a également décidé de soumettre la Chine, l’un des plus grands partenaires commerciaux des États-Unis, à des droits de douane supplémentaires de 34 %.

Cette guerre commerciale promet de redéfinir les relations économiques internationales, avec des impacts potentiels sur l’industrie mondiale et les chaînes d’approvisionnement.

Explosion du cash en Tunisie : 24 milliards de dinars en circulation, un signal inquiétant pour l’économie

Le commerce en numéraire en Tunisie a franchi un nouveau seuil historique, avec un volume de pièces et billets en circulation dépassant les 24 milliards de dinars. Ce chiffre record intervient après que les Tunisiens ont retiré plus de 680 millions de dinars des banques au cours de la semaine de l’Aïd, d’après les dernières données mises à jour par la Banque centrale de Tunisie et ses séries statistiques.

Lors de son passage ce vendredi 4 avril 2025 sur les ondes d’Express Fm, Sofiane Ourimi, expert en affaires bancaires, a déclaré que ce chiffre est considéré comme historique et que le volume des billets en circulation, qui a atteint 24 milliards de dinars, est sans précédent. 

L’expert a expliqué que la baisse des transactions par chèque a poussé les Tunisiens à recourir davantage à la liquidité. Il a également souligné que les effets de commerce et les moyens de paiement électroniques n’ont pas réussi à compenser cette diminution.

Ourimi a précisé que près de trois quarts des transactions par cartes bancaires sont des opérations de retrait plutôt que de paiement, ajoutant que ce sont principalement les billets de banque qui ont compensé la baisse des transactions par chèque.

Ourimi a aussi pointé du doigt la nouvelle loi sur les chèques comme étant l’une des principales causes de cette évolution. « Cette législation impose des conditions strictes aux banques, ce qui a conduit à une réduction de l’utilisation des chèques », a-t-il ajouté. 

Sur un autre plan, Ourimi a souligné que le recours au numéraire favorise l’évasion fiscale et qu’il pourrait avoir des conséquences négatives sur l’épargne des Tunisiens, entraînant ainsi une baisse du volume des financements bancaires.

Il a enfin insisté sur l’importance de comprendre les véritables raisons qui expliquent la faible adoption des moyens de paiement électroniques par les opérateurs économiques, soulignant que ces raisons ne sont pas d’ordre technique, contrairement à ce que suggèrent certains experts.

Lutte contre l’immigration irrégulière : L’approche novatrice de la Tunisie

Encore une fois, la Tunisie, par la voix de son Président, innove en matière de lutte contre l’immigration clandestine en prônant une coopération mondiale solidaire qui concilie les exigences sécuritaires avec le respect des droits de l’homme et les conventions internationales.

 S’il est un dossier considéré en Tunisie comme une préoccupation nationale  majeure — contrairement à ce que prétendent à longueur de journée plusieurs voix discordantes —, c’est bien celui de l’immigration irrégulière dans le sens de trouver une solution qui satisfasse les milliers de nos hôtes de l’Afrique subsaharienne d’une part. Et d’autre part qui prenne en considération les intérêts de la Tunisie et valorise son attachement au respect des droits de l’homme, dont en premier lieu celui de la dignité et de la consécration de l’intégrité physique et morale des invités de notre pays.

Et le Président Kaïs Saïed, qui considère la question des migrants irréguliers, qu’ils soient d’origine subsaharienne, arabe ou même asiatique, comme sa cause personnelle à l’instar de la cause juste du peuple palestinien frère, innove pour faire migrer la question vers une autre dimension. Celle de pousser les pays d’Europe à adhérer pleinement et concrètement à son approche authentique. En plaçant la question sur un autre niveau de la coopération solidaire entre notre pays et les pays européens où nos invités désirent s’installer et aussi avec les  organisations internationales spécialisées dans le suivi de la crise de l’immigration clandestine.

Le Chef de l’Etat ne cesse, en effet, d’exhorter ces organisations, à leur tête l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut commissariat des réfugiés (HCR), à assumer effectivement et avec la célérité requise leurs responsabilités en matière d’encadrement et de suivi de la situation parfois très dure dans laquelle se trouvent beaucoup de ces immigrés et de leur fournir les services auxquels ils ont droit de par leur statut de réfugiés ou de demandeurs d’asile. Et aussi d’arrêter de colporter les rumeurs qu’on répand impunément et sans vergogne sur les mauvais traitements qui leur sont infligés. Des rumeurs et de fausses informations qui pullulent sur les réseaux sociaux et qui sont malheureusement reprises aveuglément par certains responsables agissant au nom de ces organisations sans se soucier de vérifier l’authenticité des vidéos diffusées quotidiennement sur les pages dites les pages des droit-de-l’humanistes disposés à avaler toutes les couleuvres qu’on leur sert. A condition qu’elles plaisent aux financeurs de ces pages et qu’elles adhèrent aux objectifs de leurs commanditaires.

En parallèle, les efforts du gouvernement tunisien en vue de surmonter les difficultés et d’imaginer les solutions consensuelles à ce phénomène se poursuivent à un rythme de plus en plus poussé, sous l’impulsion du Président de la République.

Mû par sa conviction que la Tunisie ne peut, à elle seule, en dépit de sa bonne volonté, résoudre le problème, il vient, au cours de la semaine écoulée, d’évoquer le phénomène avec le président l’OIM et de donner ses directives au représentant de la Tunisie auprès de l’ONU pour faire entendre, haut et fort, la voix de la Tunisie.

Et last but not least, l’on a le droit de valoriser l’intervention du ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, qui a porté, lundi 31 mars dernier, la voix de la Tunisie lors de sa participation, à Londres, au sommet sur la sécurité frontalière consacré à la migration.

Ainsi, et conformément à l’approche soutenue par le Chef de l’Etat, la Tunisie a-t-elle plaidé pour «le  partenariat et le partage des responsabilités dans le respect des droits de l’homme et des conventions internationales en la matière».

A lire le communiqué publié par le ministère de l’Intérieur, l’on est édifié sur l’originalité de l’approche défendue par la Tunisie consistant à promouvoir une coopération solidaire entre les principaux partenaires engagés dans la lutte contre l’immigration clandestine.abel

Taxes massives et ripostes internationales

En grande pompe, en présence de l’ensemble de son administration, des représentants de plusieurs industries et un gros drapeau américain, le président américain Donald Trump a prononcé le 2 avril un discours très attendu qui bouscule le commerce mondial. Certains parlent même de «démantèlement du commerce mondial » alors que pour le président américain c’est le « liberation day », le jour de la libération pour retrouver « l’âge d’or de l’Amérique ». Une Amérique qui, selon lui, « se fait avoir depuis 50 ans ». 

Outre les barrières douanières que reproche l’administration américaine aux pays avec lesquels elle commerce, Donald Trump critique les barrières non tarifaires à coup de subventions, dévaluation de monnaie et autre paradis fiscaux (comme l’Irlande, pays qui attire les big pharma pour leurs faibles taux d’imposition).

Le président Donald Trump a ainsi annoncé une série de mesures commerciales protectionnistes contre presque l’ensemble des partenaires économiques des Etats-Unis. D’abord, il a annoncé une taxe universelle de 10 % sur toutes les importations quelle qu’en soit la provenance, qui rentrera en vigueur demain 5 avril.). Par ailleurs, le président Trump a décidé d’imposer des taxes spécifiques par pays, selon ce qu’il estime être un principe de « réciprocité ». Les plus touchés sont la Chine (34 %, qui totalise, avec 20 % déjà en vigueur, une taxation cumulée de 54 %), l’Union européenne (20 %) et le Japon (24 %).]

Trump se justifie !

En outre, dès hier, un tarif douanier de 25 % est appliqué sur les importations de voitures et de pièces automobiles (les produits en provenance du Canada et du Mexique, conformes à l’Accord Etats-Unis-Mexique-Canada [Aeumc], seront initialement exemptés).

« Moi, Donald J. Trump, Président des Etats-Unis d’Amérique, estime que les conditions sous-jacentes, y compris un manque de réciprocité dans nos relations commerciales bilatérales, des taux de droits de douane disparates et des barrières non tarifaires, ainsi que les politiques économiques de nos partenaires commerciaux qui répriment les salaires et la consommation domestique, comme en témoignent les déficits commerciaux annuels persistants des États-Unis, constituent une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et l’économie des États-Unis. Cette menace trouve sa source, en tout ou en grande partie, en dehors des États-Unis, dans les politiques économiques intérieures des principaux partenaires commerciaux et les déséquilibres structurels dans le système commercial mondial. Par la présente, je déclare une urgence nationale concernant cette menace », peut-on lire dans un ordre signé par le président américain et publié sur le site de la maison blanche

Dans une mise en scène bien rôdée, le président américain prête le pupitre à un ouvrier retraité de l’industrie automobile, Brian Pannebecker, un homme du peuple. « Il comprend ce domaine bien mieux que les économistes, bien mieux que n’importe qui. Brian, dis quelques mots, s’il te plaît », lui lance Trump avant de lui donner la parole.

« Toute ma vie, j’ai vu usine après usine fermer à Détroit et dans la région de Détroit. Il y a maintenant des usines sous-utilisées, et les politiques de Donald Trump vont ramener des produits dans ces usines sous-utilisées », dit Brian en ajoutant soutenir « à 100 % » les politiques du président. Et comme si on le lui avait dicté, l’ancien ouvrier, épinglé par Politico, pour son admiration d’un livre du fondateur du KKK (le ku klux klan), affirme que dans 6 à 12 mois les Etats-Unis pourront commencer à voir les fruits de cette politique du président Trump.

Comme une déclaration de guerre commerciale

Les mesures de Donald Trump sonnent comme une déclaration de guerre commerciale et les premières réactions semblent aller dans ce sens. « Nous sommes déjà en train de finaliser un premier paquet de contre-mesures en réponse aux droits de douane sur l’acier. Et nous nous préparons maintenant à d’autres contre-mesures, afin de protéger nos intérêts et nos entreprises si les négociations échouent », a affirmé Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne.

De son côté, la Chine a également réagi en rejetant ces mesures et en prenant, selon Bloomberg, des mesures de rétorsion.

La Chine va prochainement limiter la possibilité pour les entreprises chinoises d’investir aux Etats-Unis. Une réponse à l’ambition trumpiste d’attirer les investissements. En effet, dans son discours, le président américain a indiqué que pour échapper aux droits de douane, il fallait tout simplement que les entreprises qui visent le marché américain viennent s’installer sur le sol américain.

Commentaire : L’Etat uni pour concrétiser la révolution législative

L’Etat prouve, une nouvelle fois, qu’il est homogène et uni dans la gestion de la chose publique, comme cela vient d’être clairement démontré lors de l’audience accordée par le Président de la République à la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, et la réunion tenue par celle-ci avec les responsables des structures, institutions et établissements placés sous la tutelle de La Kasbah, à l’occasion des vœux de l’Aïd el-fitr, et ce, en l’espace de 24 heures seulement.

En effet, le Président de la République et la Cheffe du gouvernement qui, selon les textes de la Constitution, aide le Chef de l’Etat dans sa tâche, ont mis l’accent sur l’impératif d’en finir avec les blocages entravant la concrétisation des décisions tout en réitérant le souci d’œuvrer sans relâche à la mise en pratique de la vision et du projet du Président Kaïs Saïed.

Or, en dépit de la révolution législative mise en place, des défaillances continuent à être observées à différents niveaux, d’où la succession des mises en garde lancées quant à l’obligation d’assurer le suivi effectif des textes législatifs qui ne doivent pas constituer, uniquement, une simple vitrine à contempler mais plutôt un moyen de dépasser une situation obsolète.

Cela dit, il est logique de conférer au cadre législatif l’importance qui lui est dévolue en vue de consacrer la légitimité revenant de droit au peuple, tout en exhortant les responsables, aussi bien à l’échelle nationale que régionale, à s’acquitter de leurs missions en veillant à résoudre les problème rencontrés sans perdre du temps à attendre les directives, comme l’a dit et redit le Chef de l’Etat à maintes reprises.

En outre, le Président Kaïs Saïed a affirmé sans ambages que les corrompus et autres incompétents doivent être écartés, sans plus tarder, des centres de décisions. Il en est de même pour ceux qui obéissent aux ordres provenant de parties étrangères.

Cette orientation s’impose, en effet, dans le sens où ces parties, non seulement mettent des bâtons dans les roues quant à la réalisation des objectifs tracés et fixés, mais elles trafiquent les données et les chiffres, également, dans le but malveillant de semer la confusion chez l’opinion publique et d’entraîner un climat délétère générateur d’instabilité, voire d’agitation sociale.

Ainsi et une fois les comportements de ces pêcheurs en eau trouble bannis, les efforts pourront être tournés vers la construction et l’action destinées à renforcer le développement durable et global conformément aux attentes du peuple qui aspire, notamment, à la dignité, à la prospérité et à l’équité.

Kasserine : Un mort et un blessé dans l’explosion d’une mine à Djebel Salloum

Une mine terrestre a explosé ce vendredi sur le mont Salloum, dans le gouvernorat de Kasserine, causant la mort d’une personne et blessant une autre aux jambes, selon une source médicale.

Le blessé a été transporté en urgence à l’hôpital régional Badr Eddine Aloui, où il doit subir une intervention chirurgicale.

Les autorités ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de l’explosion.

Les députés au four et au moulin

Que se passe-t-il à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et aussi au Conseil national des régions et des districts (Cnrd) pour ce qui est de la révolution législative tant rêvée et à laquelle aspire le peuple tunisien, convaincu qu’il  est que les législations héritées des époques révolues, celles des présidents défunts Bourguiba, Ben Ali et Béji Caïd Essebsi et aussi des gouvernements des Troïka I et II, ne cadrent plus avec les exigences de la nouvelle époque née du processus du 25 juillet 2021 ?

La question est posée pour répondre à ceux qui répandent et répètent, jour et nuit, à l’intention de ceux qui les écoutent encore que les députés des deux hémicycles du Bardo ne font qu’adopter les conventions de crédit et se contentent de déclarer, à un rythme quasi quotidien, qu’ils ont soumis des dizaines d’initiatives législatives au bureau de l’ARP sans que ces initiatives aient eu de suite positive dans le sens de leur examen et peut-être de leur adoption et de leur promulgation.

Il reste, cependant, qu’il  existe un phénomène dont il importe de souligner les significations et de tirer des conclusions. L’objectif est de rectifier les erreurs et les fausses informations prises par certains pour des vérités absolues. Aussi il est question de valoriser ce que les députés sont en  train de faire pour ce qui est de l’adoption des projets de loi qui leur sont soumis par la présidence et par le gouvernement, sans oublier ceux qui émanent des députés eux-mêmes.

Et le phénomène dont il s’agit concerne essentiellement le déficit de communication qui mine malheureusement l’action parlementaire au niveau des deux chambres et oblige les citoyens, même les plus initiés en matière de politique, à considérer l’ARP et le Cnrd comme deux chambres d’enregistrement, sans se soucier de la réalité de ce qui s’y passe, plus particulièrement pour ce qui est du contenu effectif des projets de loi adoptés et aussi des domaines auxquels ces lois sont destinées.

Mardi prochain, 7 avril, l’ARP tiendra une séance plénière consacrée au projet de loi portant adoption d’une convention de crédit conclue entre la Tunisie et l’Agence française de développement (AFD).

Le crédit, dont le montant s’élève à 80 millions d’euros servira, en effet, à l’ouverture d’une ligne de financement des petites et moyennes entreprises (PME).

L’objectif recherché est d’aider les PME à dépasser les répercussions de la crise économique provoquée par l’épidémie de Covid-19.

Et déjà, les députés se sont exprimés sur la nécessité d’assurer un contrôle rigoureux des entreprises qui vont en profiter. Pour que les crédits attendus aillent aux méritants. 

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