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Aude Gladys: « Une occasion d’apprendre des expériences des autres et de faire avancer notre registre »

Représentant le Gabon au colloque organisé à Tunis à l’occasion du centenaire du Registre national des entreprises (RNE), Maître Aude Gladys en charge du fichier central, a salué l’organisation de l’événement et souligné l’intérêt de son pays pour l’expérience tunisienne en matière de registre du commerce et de crédit mobilier.

Lors de sa première visite en Tunisie,elle a salué « une belle réussite » l’organisation du colloque, dès sa première journée.  » C’est une avancée vraiment significative », a-t-elle estimé.

Selon elle, cette rencontre offre au Gabon l’occasion de s’inspirer des réalisations tunisiennes afin de proposer des améliorations au niveau national. « C’est aussi pour nous l’occasion de calquer ce qui se fait ici et d’essayer de proposer ces avancées dans notre pays », a-t-elle expliqué. Le Gabon utilise également le registre du commerce et du crédit mobilier. La délégation gabonaise entend ainsi bénéficier des expériences des autres pays participants, tout en apportant sa propre contribution aux échanges.

“Nous sommes là pour apprendre des autres, identifier ce qui peut être repris et également apporter ce que nous pourrons à travers nos interventions”, a-t-elle conclu. Cette participation illustre la volonté des pays francophones de renforcer leur coopération autour de la modernisation, de la fiabilisation et de la numérisation des registres du commerce.

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Maroc : Nador West Med bientôt opérationnel, Tanger Med 3 vise 20 millions de conteneurs

Le Maroc s’apprête à ouvrir le premier terminal du port de Nador West Med. Tandis que les travaux d’un nouveau port, Tanger Med 3, doivent être lancés prochainement. Ces deux projets structurants doivent renforcer les capacités logistiques, industrielles et énergétiques du pays. C’est ce qu’annonce un communiqué du Cabinet royal publié mercredi 28 octobre.

Le complexe de Nador West Med représente un investissement public et privé de 54 milliards de dirhams. Soit environ 5,5 milliards de dollars. Son premier terminal à conteneurs disposera, à terme, d’une capacité annuelle de 3,5 millions de conteneurs. Un deuxième terminal, d’une capacité de 1,8 million de conteneurs, doit entrer en service en avril 2027, indique la même source.

Le projet comprend également des infrastructures énergétiques. Avec notamment un terminal pour les hydrocarbures, des installations de stockage pouvant atteindre quatre millions de mètres cubes et un terminal de gaz naturel liquéfié. Sa zone industrielle accueille déjà une usine en activité; tandis que trois autres sont en construction. À court terme, le complexe devrait générer 14 000 emplois directs et 20 000 emplois indirects, poursuit le communiqué.

Parallèlement, le royaume prévoit de lancer Tanger Med 3, un projet évalué à huit milliards de dirhams. Situé à l’ouest de Tanger Med 2, le nouveau port comprendra 1 200 mètres de quais. En outre, il apportera une capacité supplémentaire de 4,5 millions de conteneurs par an. Un contrat de concession a été signé avec Maersk-APM pour développer le nouveau terminal à conteneurs.

Avec cette extension, la capacité totale du complexe Tanger Med pourrait atteindre 20 millions de conteneurs par an, contre 11,1 millions de conteneurs traités en 2025. Le projet prévoit également le développement des installations pour les passagers et le transport international de marchandises par camions.

Au-delà de l’augmentation des capacités, ces investissements répondent à un objectif stratégique : renforcer l’intégration du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales, en associant transport maritime, industrie, logistique et approvisionnement énergétique. Leur impact économique dépendra notamment de la qualité des connexions terrestres, de l’attraction de nouveaux opérateurs et de la capacité à transformer les flux portuaires en emplois et en valeur ajoutée locale.

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Tunisie–États-Unis : un partenariat pour stimuler l’investissement dans le secteur du phosphate

L’ambassade des États-Unis à Tunis a annoncé le lancement d’un nouveau projet, financé par le gouvernement américain et mené en partenariat avec la société CrossBoundary. Cette initiative vise à mettre en relation des investisseurs et des entreprises américaines avec le projet de phosphate de PhosCo, situé dans le Bassin Nord, afin de renforcer les échanges économiques et commerciaux entre la Tunisie et les États-Unis.

Prévu sur deux ans, ce projet ambitionne d’attirer des investissements privés, de créer de nouveaux emplois et d’augmenter la production locale de phosphate. Il vise également à conclure des accords pour l’approvisionnement en minerais tunisiens et à favoriser leur intégration dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, selon l’ambassade américaine.

Cette initiative a pour objectif de renforcer l’approvisionnement en minerais stratégiques, d’offrir de nouvelles opportunités commerciales aux entreprises américaines et de soutenir la croissance économique en Tunisie, notamment à travers le développement des investissements dans le secteur du phosphate.

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La BCE maintient son taux directeur à 2,5 %

A l’instar de la Fed et des banques centrales du Golfe, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé, jeudi 29 octobre 2026, le maintien de ses taux d’intérêt. C’est ce que rapportent plusieurs médias européens. Son principal taux directeur reste fixé à 2,5 %. Et ce, après deux hausses décidées cette année pour lutter contre l’inflation liée à l’augmentation des prix de l’énergie et aux tensions au Moyen-Orient.

Cette décision de la BCE était largement attendue par les analystes et autres investisseurs. Mais elle a été éclipsée par l’annonce du départ anticipé de sa présidente, Christine Lagarde (âgée de 70 ans) avant la fin officielle de son mandat. Un départ qui était initialement prévu en février 2027.

La BCE indique que les conditions de financement se sont durcies depuis septembre. Cette situation pourrait ralentir la hausse des prix, mais aussi freiner la croissance économique.

Cette décision intervient au lendemain de celle de la Réserve fédérale. La banque centrale américaine ayant également choisi de maintenir ses taux d’intérêt inchangés, après les avoir relevés en septembre.

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Jean-François Doucede: « La Tunisie, un exemple à suivre dans le Maghreb »

À l’occasion du centenaire du Registre national des entreprises (RNE), la Tunisie a mis en avant sa transformation numérique et son ambition de renforcer la coopération économique au sein de l’espace francophone. Pour Jean-François Doucede, représentant du registre français, et vice-président de GIE infogreffe, cette modernisation ouvre la voie à un partage plus fluide, plus sûr et plus transparent de l’information entre les entreprises tunisiennes et françaises.

Selon Jean-François Doucede, la célébration des 100 ans du RNE est aussi l’occasion de saluer la modernité de la Tunisie, « pleinement démontrée » par le travail accompli par l’institution et son directeur général, Adel Chouari. Il estime que cette évolution permet d’envisager un élargissement de la francophonie économique, fondé sur l’échange de données et l’accès facilité aux entreprises des deux pays.

Pour lui, cette dynamique doit permettre aux opérateurs tunisiens et français d’accéder à une information transparente, fiable et de qualité, afin de renforcer les liens commerciaux et l’économie des deux pays.

Du papier au numérique sécurisé

Interrogé sur les points communs entre le registre tunisien et son homologue français, Jean-François Doucede, vice-président de GIE infogreffe a souligné qu’il s’agit, dans les deux cas, d’un travail « de minutie et de longue haleine ». Le passage du registre papier à un système électronique sécurisé a permis de rendre la donnée immédiatement accessible aux agents économiques comme aux administrations.

Cette accessibilité profite d’abord aux entreprises tunisiennes, mais devrait également bénéficier, à terme, aux entreprises françaises. Jean-François Doucede exprime ainsi l’espoir que la Tunisie, grâce à cette émergence numérique, atteigne le niveau de la France dans ce domaine.

Un modèle pour le Maghreb

À propos du centenaire du RNE, Jean-François Doucede dit se réjouir de la transparence et de la modernité affichées par la Tunisie. À ses yeux, le pays constitue un exemple à suivre dans le Maghreb et pourrait entraîner d’autres pays de la région dans cette dynamique.

Il estime que la transparence, matérialisée par la digitalisation, est essentielle pour enrichir l’espace francophone d’une donnée indispensable à ses économies. « Le RNE tunisien s’inscrit d’ailleurs dans cette logique de coopération, ayant déjà accueilli des rencontres de l’Alliance francophone des registres des entreprises et un forum dédié aux registres de commerce des pays membres de l’Organisation internationale de la francophonie », conclut-il.

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Kébili : le réseau mobile dans les zones sahariennes

C’est une bonne nouvelle pour les habitants des zones sahariennes de Kébili. En effet, le directeur régional de Tunisie Telecom annonce le déploiement d’un réseau de téléphonie mobile dans les zones sahariennes du gouvernorat de Kébili qui a été officiellement approuvé et devrait démarrer en 2027. Il a fait cette déclaration lors d’un atelier organisé à Douz, mercredi 28 octobre. Ce projet vise à améliorer la couverture réseau dans ces zones, notamment pour renforcer la sécurité des agences de voyages et des activités d’excursions sahariennes.

A noter que l’atelier a été organisé à l’initiative de la Fédération tunisienne des agences de voyages et de tourisme (FTAV), en collaboration avec Tunisie Telecom. Il s’inscrit dans le cadre d’un accord de partenariat signé récemment entre les deux parties et a été consacré à la présentation de solutions technologiques et numériques destinées à répondre aux besoins des professionnels du secteur touristique.

À cette occasion, Tunisie Telecom a présenté plusieurs solutions adaptées aux agences de voyages, notamment des offres mobiles préférentielles, la technologie eSIM permettant aux touristes de se connecter dès leur arrivée, ainsi que des solutions de téléphonie sur IP et de téléphonie hébergée dans le Cloud (Cloud IPBX), visant à améliorer l’efficacité opérationnelle des entreprises touristiques.

Tenu en présence du gouverneur de Kébili et de représentants des agences de voyages du sud-ouest, l’atelier a également souligné l’importance d’accompagner les mutations technologiques du secteur touristique. Il a constitué un cadre d’échange entre l’opérateur et les professionnels afin d’adapter les services proposés aux besoins du terrain et de contribuer au développement du tourisme saharien.

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Amazon veut placer l’IA au cœur de la maison, la vie privée en question

Les grandes entreprises technologiques cherchent à faire de l’intelligence artificielle un élément central de la vie domestique. Amazon a dévoilé une nouvelle gamme d’appareils intégrant Alexa+, sa version enrichie de l’assistant vocal, illustrant la volonté du groupe de rendre l’IA plus personnalisée et plus présente dans les foyers.

La gamme proposée par Amazon comprend de nouvelles enceintes connectées, un cadre photo numérique intégrant des fonctions d’intelligence artificielle, des réveils intelligents et un écran destiné à piloter les équipements de la maison. L’objectif est de permettre aux appareils de mieux reconnaître les utilisateurs et d’adapter leurs réponses à leurs habitudes.

Certaines fonctionnalités vont au-delà des commandes vocales traditionnelles. Une enceinte peut notamment identifier la personne qui s’adresse à elle afin de lancer sa playlist préférée. Un réveil utilise les ultrasons pour suivre la respiration et contribuer au suivi du sommeil. Une autre fonction permet de créer une cartographie en trois dimensions du logement et d’y intégrer les caméras Ring afin de surveiller les mouvements détectés à l’extérieur.

Cette évolution s’inscrit dans une compétition plus large. Google, Apple et, selon des informations rapportées par Semafor, OpenAI s’intéressent également aux équipements domestiques et aux interfaces permettant à l’IA d’interagir avec l’environnement physique. L’enjeu ne se limite plus à répondre à une question ou à allumer une lumière : il consiste à comprendre les habitudes d’un foyer et à automatiser davantage de tâches quotidiennes.

Nouvelles inquiétudes sur la vie privée

Mais cette personnalisation suppose une collecte et une analyse plus poussées des données. Les appareils peuvent renseigner sur les horaires, les préférences, les habitudes de sommeil et les déplacements des occupants. La multiplication des capteurs et des connexions entre équipements soulève ainsi des questions de confidentialité, de sécurité et de contrôle des informations personnelles.

La course à l’IA domestique confronte donc les industriels à un double défi. Ils doivent démontrer l’utilité concrète de ces fonctions tout en inspirant confiance aux consommateurs. Car si l’automatisation promet davantage de confort, elle risque aussi de transformer le foyer en un espace toujours plus observé et analysé par des systèmes numériques.

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Budget 2027 : plus de 32 000 recrutements et régularisations prévus dans la fonction publique

La ministre des Finances, Michket Slama Khaldi, a annoncé, jeudi, la programmation de 32 557 recrutements et régularisations de situation dans la fonction publique pour 2027, dans le cadre du projet de budget de l’État.

Présentant le projet de budget devant les commissions des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple et du Conseil national des régions et des districts, au siège du Parlement, la ministre a précisé que les dépenses de rémunération atteindraient environ 27 349 millions de dinars, soit 13,2 % du produit intérieur brut (PIB). Elles constituent le principal poste de dépenses du budget de l’État.

Cette hausse s’explique notamment par la poursuite de l’application des augmentations salariales prévues pour les années 2026, 2027 et 2028, avec la mise en œuvre de leur deuxième tranche. Le gouvernement entend également soutenir l’emploi à travers de nouveaux recrutements dans la fonction publique, notamment au profit des diplômés de l’enseignement supérieur.

Les crédits prévus serviront aussi à poursuivre le recrutement des titulaires d’un doctorat et à régulariser la situation de la dernière promotion des travailleurs des chantiers.

Les priorités du budget 2027

Par ailleurs, la ministre précise que le projet de budget 2027 vise à concilier la soutenabilité des finances publiques avec la stimulation de la croissance économique et sociale. Il repose notamment sur une meilleure mobilisation des ressources propres, la poursuite de la réforme fiscale, la numérisation de l’administration et l’amélioration de l’efficacité des dépenses publiques.

La maîtrise de l’endettement public figure également parmi les priorités, afin d’en garantir la soutenabilité.

Sur le plan social, le budget prévoit la poursuite du soutien aux catégories à revenus modestes, ainsi que la couverture des besoins en subventions des carburants, des produits de base et du transport public. L’amélioration de l’accès aux services essentiels et la poursuite des réformes des secteurs de la santé et de la sécurité sociale figurent également au programme.

En matière de développement, les orientations annoncées portent sur l’amélioration du climat de l’investissement, le renforcement du développement régional, la consolidation de la sécurité alimentaire et hydrique, l’accélération de la transition énergétique et le soutien à la transformation numérique.

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Thomas Denfer : « Un registre fiable permet de renforcer l’entrepreneuriat »

À l’occasion des 100 ans du Registre national des entreprises (RNE), Thomas Denfer, président de l’Alliance francophone des registres du commerce, a salué, lors du colloque organisé à Tunis, l’ampleur de la transformation numérique engagée par l’institution tunisienne.

Il estime que l’émergence de standards communs au sein de l’espace francophone pourrait renforcer la fiabilité des registres, faciliter les échanges d’informations et mieux protéger le tissu économique contre les risques de blanchiment de capitaux.

Invité au colloque organisé par le Registre national des entreprises (RNE), Thomas Denfer, président de l’Alliance francophone des registres du commerce, a posé une question centrale : « Allons-nous vers un modèle francophone des formes juridiques ? »

A cette question, il souligne que la scène internationale voit progressivement émerger des standards communs en matière d’enregistrement des entreprises. Dans l’espace francophone, son alliance a analysé une quinzaine de registres du commerce différents et observé l’apparition d’un modèle commun, fondé sur la lisibilité, l’interopérabilité et la numérisation des données.

« Dès lors que ce modèle est lisible, interopérable et numérisé, cela permet aux entreprises d’exister officiellement sur la scène francophone », a expliqué M. Denfer. Il a ajouté qu’un tel système facilite également les échanges d’informations entre teneurs de registres, renforce la lutte contre le blanchiment de capitaux et permet de proposer des services numériques harmonisés.

Créée il y a quatre ans, l’Alliance francophone des registres du commerce réunit aujourd’hui une vingtaine de pays membres. Elle œuvre au partage d’expériences et d’expertises afin de moderniser les registres et d’améliorer la sécurité juridique des entreprises.

Un siècle de RNE salué

Interrogé par L’Economiste Maghrébin sur les 100 ans du Registre national des entreprises, Thomas Denfer a exprimé ses « félicitations aux équipes actuelles et passées de l’institution ». Il a souligné le caractère « considérable » du travail accompli pour préserver, numériser et rendre accessible l’historique des entreprises tunisiennes.

« Le travail est vraiment fastidieux », a-t-il reconnu. Avant de saluer « un véritable élan de digitalisation » au cours des dix dernières années, avec une accélération « exponentielle » ces dernières années.

Le président de l’Alliance a également rendu hommage au directeur général du RNE, Adel Chouari, pour avoir pris en compte l’histoire de l’institution, depuis ses origines à Sousse et à Tunis jusqu’à sa transformation numérique actuelle.

« Il ne faut pas oublier le passé : numériser cette histoire, l’authentifier et la rendre accessible. C’est ce qui fait la vitalité aujourd’hui de l’économie tunisienne », a-t-il estimé.

Un socle de confiance économique

Pour Thomas Denfer, le registre du commerce constitue un pilier essentiel du développement économique, aussi bien en Tunisie que dans les pays francophones et à travers le monde.
« C’est un socle de confiance », nous a-t-il affirmé. Tout en concluant : « Grâce à un registre fiabilisé, les entrepreneurs évoluent en confiance entre eux. Cela permet d’assainir le tissu économique et de renforcer l’entrepreneuriat. »

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La Tunisie vise 27 millions de dollars d’exportations supplémentaires vers la Russie

La Tunisie entend renforcer ses échanges commerciaux avec la Russie en exploitant un potentiel d’exportation encore inexploité de 27 millions de dollars. Et ce, tout en relançant les arrivées de touristes russes. Ces objectifs sont au cœur de sa participation au troisième Sommet Russie-Afrique, organisé à Moscou les 28 et 29 octobre 2026, sur le thème « Pour la paix, la sécurité et le développement ».

Amira Jouwadi, directrice du bureau du Centre de promotion des exportations (CEPEX) à Moscou précise que les opportunités d’exportation tunisiennes non exploitées sur le marché russe sont estimées à 27 millions de dollars. L’huile d’olive arrive en tête, avec un potentiel supplémentaire évalué à environ 5 millions de dollars. Les secteurs de la chaussure et des composants et équipements médicaux présentent, eux aussi, des perspectives de développement, avec des opportunités estimées à 1,7 million de dollars.

Les échanges commerciaux entre la Tunisie et la Russie ont progressé de 14 % au cours des neuf premiers mois de 2026, pour atteindre environ 32,5 millions de dinars, selon les données communiquées à cette occasion.

Les industries agroalimentaires représentent actuellement près de 70 % des exportations tunisiennes vers la Russie. Elles comprennent notamment l’huile d’olive, les dattes et le concentré de tomates. Le textile-habillement et les industries mécaniques figurent également parmi les secteurs présents sur ce marché.

Des obstacles logistiques et financiers à surmonter

Pour transformer ce potentiel en contrats concrets, le CEPEX, l’ambassade de Tunisie à Moscou et l’Office national du tourisme tunisien multiplient les initiatives de promotion. La participation à un pavillon tunisien commun lors du sommet s’accompagne de rencontres d’affaires entre entreprises tunisiennes et russes, ainsi que d’une présence dans des salons professionnels, notamment WorldFood Moscow, à Moscou, et Peterfood, à Saint-Pétersbourg.

Les exportateurs restent toutefois confrontés à plusieurs contraintes, notamment l’absence de liaisons maritimes directes et les restrictions financières imposées à la Russie. Ces difficultés les incitent à rechercher des mécanismes alternatifs pour maintenir les échanges entre les deux pays.

Tourisme : la Tunisie veut retrouver les 600 000 visiteurs russes

Sur le plan touristique, la Tunisie cherche également à reconquérir le marché russe, longtemps considéré comme stratégique. Elle mise sur la diversité de son offre, qui associe patrimoine culturel, gastronomie, tourisme saharien et écotourisme.

Naji Ghouider, représentant de l’Office national du tourisme tunisien à Moscou, estime que les touristes russes privilégient les séjours relativement longs, dépassant en moyenne dix nuitées. Ils optent notamment pour des établissements trois et quatre étoiles ainsi que pour des circuits de découverte. Pour répondre à leurs attentes, les professionnels tunisiens adaptent leurs services, en renforçant notamment la disponibilité du personnel qualifié, des guides russophones et de la signalétique en langue russe.

A cet égard, notons que la Tunisie avait accueilli un nombre record de 600 000 touristes russes en 2019. Les arrivées ont ensuite ralenti à la suite du déclenchement de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, avant de connaître une reprise progressive.

En 2025, le pays a reçu 35 000 visiteurs russes, grâce notamment aux six vols hebdomadaires directs assurés par Nouvelair. Au 20 octobre 2026, leur nombre avait atteint 51 000, relève Naji Ghouider. Cette progression s’explique notamment par l’arrivée de la compagnie Pyramids Airlines, qui a contribué à porter à 13 le nombre de vols hebdomadaires au départ de Moscou et de Saint-Pétersbourg. Les liaisons directes depuis la Biélorussie, assurées par Belavia, ainsi que depuis l’Arménie, ont également repris.

Pour le représentant de l’ONTT, la disponibilité de vols directs sans escale constitue le principal critère dans le choix de la destination par les touristes russes. Il estime que le retour au niveau de 600 000 visiteurs reste envisageable, à condition d’accroître les capacités du transport aérien.

Parmi les mesures proposées figurent l’attribution de quotas de sièges aux tour-opérateurs sur les vols de la compagnie nationale Tunisair. De même que la création d’une liaison régulière entre la Russie et l’aéroport Tunis-Carthage, à raison de deux vols par semaine.

La participation accrue des professionnels tunisiens aux grands rendez-vous internationaux, notamment au salon international du tourisme et des voyages MITT de Moscou, ainsi que l’organisation d’ateliers et de tournées promotionnelles, devraient également contribuer à renforcer l’attractivité de la destination tunisienne.

Au-delà des arrivées touristiques, ces initiatives visent à dynamiser les échanges commerciaux et le tourisme d’affaires entre les deux pays.

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Le Golfe face à la guerre : chercheurs et experts réunis à Paris les 9 et 10 novembre

Les 9 et 10 novembre 2026, l’Institut du monde arabe (IMA) accueille le colloque international « États et sociétés du Golfe dans la guerre : recompositions, résistances et repositionnements ». Cette rencontre est coorganisée avec le Centre arabe de recherches et d’études politiques de Paris (CAREP Paris), en partenariat avec Sciences Po Paris / CERI et l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Les tensions régionales bousculent les économies, les équilibres sociaux et les relations internationales des pays du Golfe. Chercheurs européens et spécialistes de la région se réuniront pour analyser l’effet de la guerre sur les sociétés, les modèles économiques et les stratégies politiques des États du Golfe.

Après les mots de bienvenue d’Anne-Claire Legendre, présidente de l’IMA, de Denis Bauchard, président du CAREP Paris, et de Salam Kawakibi, directeur général, un débat s’interrogera sur une possible redéfinition du positionnement international des pays du Golfe. Il s’ouvrira sur une mise en perspective de Bertrand Badie (Sciences Po), suivie d’une table ronde avec Fatiha Dazi-Héni (IRSEM), Laurence Louër (Sciences Po / CERI) et Maryam Al-Kuwari (Qatar University), sous la modération de Laurent Bonnefoy (CNRS).

Cinq sessions thématiques, le 10 novembre :

  • les fondamentaux macroéconomiques et les choix stratégiques des pays du Golfe ;
  • les réseaux, les flux et les dynamiques de l’économie informelle ;
  • la démographie, la citoyenneté et la construction identitaire ;
  • la jeunesse et le renouvellement générationnel ;
  • les recompositions politiques au sein du Conseil de coopération du Golfe.

Une séance de clôture consacrée à l’Europe

La journée s’achèvera à sur le rôle de l’Europe et la place de la France dans la région. Y sont ainsi attendus Luigi Di Maio, représentant spécial de l’Union européenne pour la région du Golfe, devrait y prononcer une keynote. Puis, un débat suivra avec Haidar Saeed (ACRPS), Loulouwa Al-Rachid, Yves Aubin de la Messuzière, ancien ambassadeur, et Arancha González, doyenne de la Paris School of International Affairs, sous la modération d’Agnès Levallois, présidente de l’iReMMO.

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La Tunisie envoie hui tonnes d’aide humanitaire au Soudan

Un avion tunisien chargé de huit tonnes de fournitures médicales et de matériel d’hébergement a atterri mercredi 28 octobre 2026 à l’aéroport international de Port-Soudan; et ce, afin de soutenir la population soudanaise.

Selon l’Agence de presse soudanaise (SUNA), la Commission fédérale de l’aide humanitaire a salué le soutien humanitaire apporté par la Tunisie. Tout en soulignant la solidité des liens fraternels entre les deux pays, tant au niveau des gouvernements que des peuples.

Un représentant de la Commission a indiqué que l’organisme, chargé de la gestion de l’aide humanitaire, assurerait la réception de la cargaison et sa distribution dans les meilleurs délais aux bénéficiaires dans les différentes régions et provinces du Soudan.

De son côté, Nabil Chouikh, secrétaire général adjoint du Croissant-Rouge tunisien, a précisé que l’envoi de cette aide humanitaire avait été effectué sur instruction du président de la République, Kaïs Saïed.

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TRIBUNE – Souveraineté numérique : des investissements technologiques à la valeur ajoutée nationale, à l’épreuve du PLF 2027 et du sommet Russie-Afrique

La fin du mois d’octobre 2026 place la Tunisie devant deux séquences qui, bien que différentes, interrogent une même ambition : transformer les priorités nationales en capacités économiques durables.

À Tunis, l’examen parlementaire du projet de loi de finances pour 2027 (PLF 2027) ouvre une nouvelle étape dans la définition des arbitrages budgétaires de l’État. À Moscou, la participation de la cheffe du gouvernement au troisième Sommet Russie-Afrique inscrit la Tunisie dans une rencontre consacrée notamment à la souveraineté, aux infrastructures, à l’énergie, aux technologies, à l’innovation et au capital humain.
Ces deux rendez-vous ne produisent pas les mêmes décisions. Le premier engage le débat sur l’affectation des ressources publiques ; le second peut ouvrir des perspectives de coopération économique et technologique. Leur rapprochement soulève néanmoins une question commune : quelles capacités la Tunisie veut-elle construire, avec quelles ressources et pour quels résultats ?
Cette interrogation est particulièrement pertinente pour les infrastructures numériques. Fibre optique, réseaux 5G, capacités de calcul haute performance et centres de données ne constituent pas seulement des équipements techniques. Ils mobilisent des financements, de l’énergie, des compétences et des ressources d’exploitation. Leur intérêt doit donc être apprécié à partir de leur contribution au développement économique.

Le PLF 2027 : au-delà du volume des investissements

Le projet de budget de l’État pour 2027 s’inscrit dans un contexte de contraintes financières et de besoins importants en matière de développement. L’examen parlementaire ne peut se limiter à la discussion des montants et des mesures proposées. Il doit également permettre d’interroger la cohérence des priorités, leur faisabilité et les résultats attendus.
La même exigence devrait guider les investissements numériques. Le déploiement d’un réseau, la construction d’un centre de données ou l’acquisition d’une capacité de calcul ne constituent pas, en eux-mêmes, une performance économique. Ils représentent des moyens dont l’utilité dépend des services qu’ils rendent possibles et des activités qu’ils permettent de développer.
Une infrastructure peut être techniquement réussie tout en restant insuffisamment utilisée. Un équipement peut être opérationnel sans améliorer sensiblement la productivité des entreprises. Une plateforme peut être disponible sans réduire les délais administratifs, faciliter l’accès au financement ou améliorer les services rendus aux citoyens.
L’enjeu consiste donc à relier chaque investissement à un besoin clairement identifié, à une population ou à un secteur bénéficiaire, à des objectifs mesurables et à une responsabilité de mise en œuvre. Il ne s’agit pas de ralentir la modernisation, mais de garantir que les ressources engagées produisent des effets proportionnés à leur coût.

Le coût réel d’une infrastructure numérique

La souveraineté numérique est souvent abordée sous l’angle de la propriété des infrastructures ou de la localisation des données. Ces dimensions sont importantes, mais elles ne suffisent pas à établir l’autonomie réelle d’un pays.
Un centre de données installé sur le territoire national peut rester dépendant de technologies importées, de pièces de rechange disponibles à l’étranger, de compétences rares ou de contrats de maintenance dont les conditions limitent la marge de décision locale. La localisation physique ne garantit donc pas, à elle seule, la maîtrise opérationnelle.
L’évaluation économique doit intégrer l’ensemble du cycle de vie : investissement initial, consommation électrique, refroidissement, connectivité, maintenance, cybersécurité, renouvellement des équipements, formation et fin de vie. Elle doit aussi tenir compte des exigences de continuité de service et de la capacité à faire évoluer les installations.
La question énergétique mérite une attention particulière. Des infrastructures de calcul et de stockage performantes nécessitent une alimentation fiable et des dispositifs de refroidissement adaptés. Dans un pays confronté à des contraintes énergétiques, leur dimensionnement doit être cohérent avec les ressources disponibles et les priorités nationales.
Cela implique de comparer plusieurs scénarios : capacité propre ou mutualisée, construction immédiate ou montée en charge progressive, exploitation publique ou partenariat encadré, recours à des ressources nationales ou à des prestataires externes. Le bon choix n’est pas nécessairement celui qui maximise la capacité installée, mais celui qui répond durablement aux besoins au meilleur coût global.

Des capacités numériques au service de l’économie réelle

Le critère décisif reste l’usage. La fibre et la 5G peuvent soutenir l’industrie, l’agriculture, la logistique, le tourisme, la santé, l’éducation et les services financiers. Mais leur impact dépend de l’existence d’applications concrètes, de la couverture effective des territoires, de la qualité des services et de la capacité des entreprises à intégrer ces technologies dans leurs processus.
Un investissement numérique devrait ainsi être associé à des résultats observables : réduction des délais de traitement, amélioration de la qualité des services, diminution des coûts opérationnels, accès élargi aux marchés, création d’activités nouvelles ou augmentation de la productivité.
Le calcul haute performance, par exemple, ne devrait pas être envisagé uniquement comme un équipement prestigieux. Sa pertinence dépend des usages qu’il peut soutenir dans la recherche, l’ingénierie, la santé, l’agriculture, l’industrie ou les services publics. La question n’est pas seulement de disposer d’une capacité de calcul, mais de savoir qui pourra l’utiliser, à quelles conditions et pour produire quelle valeur.
Cette approche permettrait également de mieux articuler les investissements numériques avec les besoins des petites et moyennes entreprises, qui ne disposent pas toujours des moyens nécessaires pour accéder aux technologies avancées. Des infrastructures mutualisées, accompagnées de services accessibles et d’un soutien à l’adoption, peuvent parfois produire davantage d’effets qu’une capacité coûteuse réservée à un nombre limité d’utilisateurs.

Le capital humain : condition de la maîtrise technologique

Aucune infrastructure ne peut produire durablement ses effets sans les femmes et les hommes capables de la concevoir, de l’exploiter, de la sécuriser et de la faire évoluer. La disponibilité de compétences en réseaux, cybersécurité, cloud, systèmes énergétiques, données et intelligence artificielle devient ainsi une composante du coût réel des investissements. Former des spécialistes sans leur offrir de perspectives professionnelles adaptées, ou acquérir des équipements dont l’exploitation dépend durablement de prestataires extérieurs, réduit la portée de l’effort financier.
La politique d’investissement devrait donc intégrer dès le départ un volet consacré aux compétences : besoins prévisionnels, formation initiale et continue, coopération entre universités et entreprises, transfert de savoir-faire et parcours professionnels. La mobilisation des compétences tunisiennes établies à l’étranger peut compléter cet effort, à condition de créer des formes de coopération qui permettent de transmettre des connaissances et de développer des activités sur le territoire national. La rétention des talents ne relève pas uniquement de la politique de formation. Elle dépend aussi de la qualité des projets, de la capacité à confier des responsabilités, des perspectives d’évolution et de l’existence d’un environnement professionnel permettant de mettre les compétences en pratique.

Russie-Afrique : juger les partenariats à leurs résultats

Le troisième Sommet Russie-Afrique ouvre un espace de dialogue sur la coopération économique, les infrastructures, l’énergie, les technologies et l’éducation. Pour la Tunisie, l’intérêt de telles rencontres doit être apprécié à partir des possibilités concrètes qu’elles peuvent faire émerger. La diversification des partenaires peut élargir les options technologiques et économiques du pays. Mais aucune coopération ne devrait être évaluée sur la seule base de l’origine du fournisseur, de l’annonce d’un investissement ou du montant d’un accord.
Les critères pertinents sont plus exigeants : quelles compétences seront transférées ? Quelle part de la conception, de l’intégration et de la maintenance pourra être assurée localement ? Les conditions financières sont-elles soutenables sur la durée ? Les entreprises tunisiennes pourront-elles participer à la chaîne de valeur ? Les équipements seront-ils compatibles avec les architectures existantes et les exigences de sécurité ? Le partenariat renforcera-t-il la capacité de décision nationale ou créera-t-il de nouvelles dépendances ?
Ces questions valent pour tous les partenaires, sans distinction. La coopération internationale devient un levier de souveraineté lorsqu’elle augmente la capacité du pays à choisir, à exploiter, à maintenir et à faire évoluer ses propres infrastructures. Il convient toutefois de distinguer les perspectives ouvertes par un sommet des engagements effectivement conclus. Les retombées d’une rencontre diplomatique ne peuvent être appréciées qu’à partir de projets identifiés, de conditions contractuelles connues et de résultats vérifiables.

Une grille commune pour décider et rendre compte

Le PLF 2027 et les perspectives de coopération internationale invitent finalement à établir une méthode commune d’évaluation des investissements numériques. Cinq questions pourraient structurer cette démarche. Le besoin est-il précisément défini et soutenu par une demande réelle ? Le coût complet, y compris énergétique et humain, a-t-il été évalué sur la durée ? Les compétences et les capacités de maintenance seront-elles disponibles en Tunisie ? Les bénéfices attendus pour les entreprises, les services publics et les citoyens sont-ils mesurables ? Enfin, une instance clairement responsable pourra-t-elle rendre compte des résultats et corriger le projet si les objectifs ne sont pas atteints ?
Cette grille ne remplace ni l’expertise technique ni l’arbitrage budgétaire. Elle les relie à une finalité économique explicite. Elle permet également de comparer des options différentes et d’éviter que la réussite d’un programme soit mesurée uniquement par le nombre de kilomètres de fibre déployés, d’équipements installés ou de plateformes mises en service. La souveraineté numérique ne se décrète pas par l’accumulation d’infrastructures. Elle se construit par la maîtrise de leur fonctionnement, la disponibilité des compétences, la soutenabilité de leur coût et la capacité à transformer les investissements en gains de productivité et en activités créatrices de valeur.

À l’heure où le Parlement examine les choix budgétaires de 2027 et où la Tunisie explore de nouvelles perspectives de coopération, le véritable indicateur de réussite ne sera donc pas le volume des annonces technologiques. Ce sera la part de ces investissements qui se traduira, dans la durée, par des capacités nationales renforcées, des entreprises plus compétitives, des services plus efficaces et une valeur ajoutée effectivement créée en Tunisie.

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Adel Chouari : « D’ici 2027, fini les copies conformes dans les administrations »

À l’occasion de son centenaire, le Registre national des entreprises (RNE) affirme sa nouvelle vocation : passer d’un simple répertoire administratif à une infrastructure stratégique au service de la confiance économique en Tunisie.

Digitalisation du dépôt des états financiers, lancement de la plateforme « Moubader » et création du futur coffre-fort numérique « RNE Corporate » : autant de chantiers qui redéfinissent la relation entre l’État, les entreprises et les porteurs de projets. Cette transformation place la transparence, la sécurisation des données et l’inclusion économique au cœur des priorités nationales.

Le directeur général du RNE, Adel Chouari, a rappelé que la création du Registre a révélé les limites de l’ancien dispositif, essentiellement consacré à l’immatriculation des sociétés commerciales et des commerçants, au détriment des autres formes juridiques d’entreprises.

Il estime que ces structures soulèvent des questions importantes concernant leur immatriculation, le suivi de leur vie juridique, leur contrôle, la mise à jour de leurs données ainsi que leur radiation éventuelle.

« Ces interrogations résultent de l’accumulation de plusieurs décennies d’évolution des textes juridiques », a-t-il indiqué. Tout en estimant nécessaire d’ouvrir un débat entre les administrations, les professionnels du droit et le monde universitaire.

La numérisation, priorité du RNE

Parmi les principaux enjeux évoqués figure la numérisation du Registre national des entreprises. Cette modernisation devrait, poursuit M. Chouari, faciliter les démarches des entrepreneurs, renforcer la sécurité juridique et simplifier les procédures administratives.

Le colloque prévoit également des échanges avec des représentants de registres étrangers. 

A cet égard, les travaux se poursuivent avec la participation des universités tunisiennes, des juristes et des professionnels, autour des réformes nécessaires à l’amélioration du cadre juridique et administratif des entreprises en Tunisie.

Dans une déclaration à L’Économiste Maghrébin, Adel Chouari, directeur général du Registre national des entreprises, a annoncé que la Tunisie viserait, d’ici 2027, le principe du « zéro copie conforme » dans les administrations. Grâce à l’authentification numérique sécurisée, les documents électroniques devraient avoir la même valeur juridique que les versions papier. Ce qui permettra aux entreprises de réaliser leurs démarches à distance, sans dépôt de copies ni déplacements inutiles.

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Insolite – La capitalisation, oui, mais pas pour tout le monde, dixit Mélenchon!

Révolution dans la lutte des classes : le tribun Mélenchon a découvert que le capital, ça rapporte.

C’est au détour d’un entretien fleuve de 2h30 avec François Lenglet, consultant finance de TF1, que Jean-Luc Mélenchon a lâché le morceau : « Je vis très confortablement », grâce à une retraite en partie financée par la capitalisation. Ce système pourtant que son parti, La France insoumise (LFI), décrit d’ordinaire comme « l’antichambre de l’enfer ».

Il précise toutefois, en bon pédagogue, qu’il ne recommande pas ce système à la société. On appelle cela le principe de précaution : le fond de pension, c’est comme le feu d’artifice, on le laisse aux professionnels. Vous aurez compris l’adage : « Ne faites pas ce que je fais, c’est bon pour moi mais mauvais pour vous ».

Un fidèle du « non » à la capitalisation. En 2020, il déposait des amendements pour supprimer l’épargne retraite en entreprise, qu’il décrivait comme le système rêvé par l’exécutif. Visiblement, il n’a rien contre les rêves des autres, tant qu’ils servent un peu les siens !

Au programme pour les autres : retraite à 60 ans, 40 annuités, pas de pension sous le SMIC. Pour lui, c’est déjà réglé : il n’a pas attendu le programme !

Dans l’entourage, on assure que cette confidence n’a rien de gênant. On croit même savoir que les insoumis envisagent d’en faire un argument de campagne : « Avec moi, au moins, un retraité vit bien. » Reste à fixer la liste des bénéficiaires… Aux Français de bien méditer avant de lui confier, éventuellement, les clés de l’Elysée !

Moralité : la politique a des raisons que la raison ignore !

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Les banques centrales du Golfe maintiennent leurs taux d’intérêt après la Fed

Les banques centrales de plusieurs pays du Golfe ont maintenu leurs taux directeurs. Et ce, après la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) de laisser ses taux inchangés dans une fourchette de 3,75 % à 4 %.

Aux Émirats arabes unis, la Banque centrale a maintenu son taux de base à 3,90 %. Au Qatar, les taux de dépôt, de prêt et de pension restent respectivement à 4,10 %, 4,60 % et 4,35 %. À Bahreïn, le taux des dépôts au jour le jour demeure fixé à 4,50 %.

Ces décisions suivent celle de la Fed, qui a interrompu le mouvement de hausse engagé en septembre. Elles illustrent la forte influence de la politique monétaire américaine sur les économies du Golfe, dont plusieurs monnaies sont arrimées au dollar.

L’Arabie saoudite et Oman conservent pour leur part les niveaux fixés en septembre. Le taux des opérations de pension de la Banque centrale saoudienne est de 4,50 %. Tandis que celui d’Oman s’établit également à 4,50 %. Le Koweït, dont le dinar est rattaché à un panier de devises, conserve un taux d’escompte de 3,50 %.

Le maintien des taux intervient dans un contexte de tensions sur les prix. Selon une analyse de MUFG publiée le 28 octobre, l’inflation moyenne pondérée dans les pays du Conseil de coopération du Golfe a atteint 2,7 % depuis le début de 2026;contre une moyenne de 2 % en 2025. Les coûts de l’énergie et les perturbations des chaînes d’approvisionnement contribuent à ces pressions.

Cette politique monétaire présente toutefois un dilemme. Des taux élevés contribuent à contenir l’inflation et à soutenir la stabilité des monnaies. Mais ils renchérissent aussi le crédit pour les ménages et les entreprises. Dans un contexte de ralentissement de la demande de crédit et de l’activité non pétrolière, le maintien de conditions financières restrictives pourrait peser sur l’investissement.

Les prochaines décisions dépendront donc de l’évolution de l’inflation, des prix de l’énergie et de la conjoncture américaine. Pour les économies du Golfe, l’enjeu sera de préserver la stabilité monétaire sans accentuer les difficultés de financement du secteur privé.

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Un financement public ouvert aux associations pour leurs projets en faveur de l’enfance

Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a annoncé, jeudi 29 octobre 2026, l’ouverture des candidatures aux associations souhaitant bénéficier d’un financement public pour réaliser des projets dans le domaine de l’enfance.

Les projets proposés doivent porter sur l’un des axes suivants : le renforcement des capacités des familles, la protection des enfants dans l’espace numérique, l’éducation environnementale, le développement des compétences de vie, la promotion de la culture des droits de l’enfant ou encore la prévention des comportements à risque.

La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 18 novembre 2026.

Pour être éligibles, les associations doivent être en situation juridique régulière, conformément au décret-loi n° 88 de 2011 du 24 septembre 2011 relatif à l’organisation des associations, et justifier d’une expérience dans la réalisation de projets relevant de l’un des axes retenus.

Les dossiers de candidature doivent comprendre l’ensemble des documents prévus aux articles 7 et 9 du décret n° 5183 de 2013 du 18 novembre 2013, qui fixe les critères, les procédures et les conditions d’octroi du financement public aux associations.

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Marseille accueille la 3ᵉ édition du Forum Méditerranéen de l’IA

Au Palais du Pharo, le 5 novembre prochain, quelque 700 participants se réuniront pour construire une IA adaptée aux défis des deux rives.

Le jeudi 5 novembre, la Délégation interministérielle à la Méditerranée (DiMed) donne rendez-vous à Marseille aux chercheurs, entrepreneurs, investisseurs, institutions et acteurs de la société civile pour la troisième édition du Forum méditerranéen de l’intelligence artificielle (FMIA). Après Marseille en 2024 et Tunis en 2025, le Forum revient dans la cité phocéenne pour faire progresser une « troisième voie méditerranéenne de l’IA » : une intelligence artificielle sobre, inclusive et conçue pour les besoins des territoires.

Porté par la DiMed et coorganisé par Expertise France, l’Institut français de Tunisie, Business France, l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et ANIMA Investment Network, le Forum associe un large réseau de partenaires des deux rives. Cette édition met l’accent sur le passage à l’action : dix startups sélectionnées pour un accompagnement de six mois, une communauté d’investisseurs dédiée, deux prix de recherche et un parcours de co-création pour faire émerger des solutions concrètes.

Une IA utile, pensée avec les acteurs méditerranéens

Santé, agriculture, industrie et économie maritime structurent les échanges, complétés par les enjeux de souveraineté et de régulation des données, de compétences, de transition écologique et d’éthique. Un rapport stratégique sur l’IA en Méditerranée, coordonné par Cédric Villani et Lamiae Azizi, nourrira par ailleurs les discussions et les recommandations à destination des décideurs.

Un parcours de cocréation mobilise 75 experts aux côtés de 16 porteurs de projets sélectionnés parmi les 126 propositions recueillies dans la région, avec l’ambition de faire passer à l’échelle des solutions innovantes et de favoriser des coopérations durables. Quatre ateliers thématiques et un Forum citoyen réunissant des membres de la diaspora méditerranéenne permettront également d’associer la société civile aux réflexions sur la confiance dans l’IA et ses implications pour le monde du travail.

Des annonces pour prolonger les coopérations

Dans le cadre de Sila, l’initiative France-Méditerranée pour l’intelligence artificielle mise en œuvre par Expertise France, dix startups — deux dans chacun des cinq pays partenaires (Algérie – EdgeOrbit AI, Gardens of Babylon-, Égypte – Indumarket, Dameg-, Liban – Edubolt, Edutek -, Maroc – ToumAI, PCS Agri -, et Tunisie – Amperon Technologies, Mitus AI) — bénéficieront à partir de novembre d’un accompagnement de six mois, représentant 10 000 à 30 000 euros de services spécialisés par entreprise.

Business France animera une Business Expo et des rendez-vous d’affaires. Bpifrance lancera la communauté « Med IA » sur EuroQuity afin de rapprocher startups et investisseurs. Le Prix de recherche FMIA, porté par Expertise France, l’IRD et ANIMA Investment Network, distinguera deux travaux, en innovation sociale et économique, dotés chacun de 5 000 euros ; 83 candidatures ont été reçues et six finalistes présenteront leurs recherches.

Les échanges alimenteront notamment le rapport stratégique régional, des recommandations citoyennes et un assistant conversationnel dédié à l’IA en Méditerranée, dont les résultats seront valorisés sur fmia.ai.

Une mobilisation collective

Le FMIA s’inscrit dans le cadre de Sila, soutenue par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères au titre du Fonds Équipe France + (FEF+), et mise en œuvre par Expertise France en lien avec l’Institut français de Tunisie. Le Forum bénéficie du cofinancement de la Fondation Anna Lindh, du groupe Caisse des Dépôts, de la Caisse des Dépôts et Consignations de Tunisie et d’Orange. Il compte également parmi ses partenaires la Métropole Aix-Marseille-Provence, Emerging Valley, l’Agence française de développement (AFD), Bpifrance, l’Union pour la Méditerranée (UpM), Systematic et NeoLedge.

D’après communiqué

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Cavale rocambolesque de Flávio Bolsonaro : le jeu trouble de Trump…

La fuite rocambolesque de Flávio Bolsonaro vers les États-Unis soulève de lourdes interrogations sur le rôle de l’administration Trump. En lui offrant refuge, Washington prend le risque d’un bras de fer diplomatique avec Brasilia.

 

« Je n’ai jamais pensé à quitter le pays. Je vais rendre mes passeports ». Voilà ce que Flávio Bolsonaro, le candidat malheureux à l’élection présidentielle brésilienne, jurait lundi 26 octobre, la main sur le cœur, avant de prendre la poudre de l’escampette. Lui qui promettait dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux qu’il allait laver son honneur, de se défendre contre « cet outrage » et d’organiser et diriger l’opposition parlementaire au gouvernement Lula dès la reprise au Congrès. De belles déclarations de principe qui contrastent singulièrement avec son exil rocambolesque aux États-Unis, où l’administration Trump s’est empressée de lui ouvrir largement les bras.

 

Lire aussi – Présidentielle brésilienne : Lula l’emporte, Trump essuie un revers

 

Les coulisses d’une cavale

En effet, après sa défaite face à Lula, Flávio Bolsonaro a quitté le Brésil pour les États-Unis alors qu’il est visé par deux dossiers hautement inflammables, en l’occurrence des soupçons de corruption, de blanchiment et d’évasion fiscale dans le financement du film Dark Horse, consacré à son père.

Récit d’une fuite digne d’un film d’espionnage dans laquelle l’administration Trump aurait joué un rôle central ; pourtant cette fuite peu glorieuse pourrait coûter cher au clan Bolsonaro, en fragilisant son emprise sur la droite brésilienne et en écornant l’image de « chef » censé tenir bon et ne jamais déserter son poste, contre vents et marées. Mais le mal est fait.

Voyons les faits. Dimanche 25 octobre, le président sortant de gauche, Luiz Inacio Lula da Silva, a créé la surprise en l’emportant au second tour avec 52 % des voix (4,4 millions de suffrages en plus), barrant la route à Flávio Bolsonaro, que les sondages donnaient favori.

Mais plutôt que d’accepter le verdict des urnes, comme l’exigent la probité morale et la tradition démocratique, Flávio Bolsonaro a choisi la fuite, au mépris des injonctions de la justice brésilienne. Un juge de la Cour suprême lui avait pourtant ordonné de remettre, sous vingt-quatre heures, ses passeports brésilien, diplomatique et italien. Le sénateur de 42 ans s’évapore alors dans la nature avant de réapparaître, mercredi 28 octobre, à l’aéroport d’Opa-Locka, près de Miami, en compagnie de sa femme et de ses deux filles.

Pour ce faire, le fils de l’ancien président brésilien a emprunté un itinéraire digne d’un scénario d’espionnage. Après avoir gagné l’Argentine, il franchit la frontière terrestre muni de documents de voyage en règle, avant d’embarquer à bord d’un jet privé affrété par la compagnie Baires Fly SA à destination de Guayaquil, en Équateur. Une brève escale pour ravitailler l’appareil et l’avion reprend son envol vers les États-Unis.

La main de Washington

Mais quel rôle l’administration américaine a-t-elle réellement joué dans cette fuite, dont les circonstances restent entourées de zones d’ombre ? Washington s’est-il contenté de lui ouvrir ses portes ou a-t-il contribué, en amont, à organiser son départ ? Plusieurs informations de presse évoquent une implication américaine qui pourrait dépasser le simple octroi de visas.

Selon le quotidien brésilien Folha de S. Paulo, des proches de la famille Bolsonaro affirment que le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, aurait joué un rôle actif dans l’opération. Des divergences auraient toutefois opposé des responsables de l’administration américaine sur l’opportunité de soutenir le sénateur brésilien. Si ces informations se confirmaient, elles laisseraient entrevoir une intervention à un niveau politique élevé à Washington.

Un élément est en revanche établi. L’administration Trump a accepté d’accueillir Flávio Bolsonaro et sa famille, en leur accordant des visas américains. Donald Trump a lui-même déclaré que la présence du sénateur aux États-Unis ne lui posait aucun problème. D’après le Washington Post, des responsables brésiliens auraient pourtant tenté de convaincre Washington de ne pas l’accueillir, compte tenu des procédures judiciaires le concernant.

Mais entre l’accueil politique et l’organisation d’une exfiltration, la frontière est de taille. À ce stade, aucune preuve publique solide ne permet d’affirmer que la CIA a participé à la fuite du fils de l’ancien président brésilien. Si le rôle de Marco Rubio est évoqué par des sources de presse, les circonstances exactes de son éventuelle intervention restent à éclaircir. L’hypothèse d’une opération orchestrée par les services de renseignement américains demeure donc, en l’état, non démontrée.

Les liaisons dangereuses

Reste le volet politique de cette affaire. Proches idéologiquement, Donald Trump et le clan Bolsonaro partagent une vision conservatrice et une hostilité commune à l’égard de la gauche. En accueillant Flávio, le président américain offre ainsi un soutien précieux à un allié confronté à des difficultés judiciaires dans son pays. Le sénateur a d’ailleurs remercié publiquement Trump et son administration pour leur accueil, affirmant avoir rejoint les États-Unis pour y être en sécurité.

Toutefois, cette protection pourrait ouvrir un nouveau front entre Washington et Brasilia. Si le gouvernement brésilien venait à établir que les autorités américaines ont facilité la fuite d’un responsable politique soumis à des décisions de justice, l’affaire pourrait être perçue comme une ingérence dans les affaires intérieures du Brésil et une remise en cause de son autorité judiciaire. Elle risquerait également d’exacerber les tensions entre Donald Trump et le président Luiz Inácio Lula da Silva, dont les divergences politiques sont déjà profondes.

Au final, en offrant un refuge à Flávio Bolsonaro, l’administration américaine pourrait ainsi transformer une affaire judiciaire brésilienne en un nouveau bras de fer diplomatique entre Washington et Brasilia. Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?

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De nouvelles réductions exceptionnelles dans les grandes surfaces ce week-end

Le ministère du Commerce et du Développement des exportations annonce une nouvelle série de réductions exceptionnelles sur certains fromages fondus et formats d’huiles végétales, les samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre 2026, en coordination avec les grandes surfaces commerciales.

Selon un communiqué publié jeudi 29 octobre, cette opération s’inscrit dans le cadre du programme spécifique de maîtrise des prix des produits de consommation et de soutien au pouvoir d’achat des citoyens.

Les réductions concernent les boîtes de fromages fondus de 8 et 16 portions, dont les prix seront compris entre 800 et 1 800 millimes l’unité. Les préparations alimentaires sont exclues de cette mesure.

Pour les huiles végétales, les bouteilles de 1,8 et 5 litres seront proposées à des prix allant de 1,5 à 7 dinars l’unité. Les huiles de maïs et de tournesol ne sont toutefois pas concernées.

Le ministère précise que cette opération s’inscrit dans une démarche participative visant à instaurer des réductions périodiques et variables sur les principaux produits de consommation, selon des listes de produits et des périodes définies pour chaque opération.

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