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Alia Al Shamlan nommée directrice générale de Tunis Bay

Tunis Bay, le mégaprojet immobilier parrainé par GFH Bank, a annoncé la nomination de la Bahreïnienne Alia Al Shamlan au poste de directrice générale. Cette désignation vise à accélérer le développement du projet et à renforcer son positionnement en tant que destination intégrée dédiée à l’habitat, aux affaires, à l’hôtellerie et aux loisirs.

Ce n’est pas une novice dans le domaine. En effet, forte de plus de 15 ans d’expérience dans la gestion d’actifs, l’investissement et les transactions immobilières, Alia Al Shamlan a occupé plusieurs fonctions stratégiques au sein de GFH. Elle aura notamment pour mission de consolider les partenariats, d’attirer de grandes enseignes hôtelières de luxe et de développer la marina ainsi que les composantes résidentielles en bord de mer.

Selon Hisham Alrayes, directeur général et membre du conseil d’administration de GFH Bank, cette nomination doit permettre de faire avancer les plans de croissance du projet et de renforcer son attractivité auprès des investisseurs et des acteurs du tourisme.

Pour sa part, Alia Al Shamlan entend privilégier la concrétisation des opportunités d’investissement, le développement de partenariats stratégiques et le renforcement de l’offre hôtelière, commerciale et résidentielle en Tunisie. L’objectif est de faire de Tunis Bay une destination distinctive, capable de contribuer durablement au dynamisme économique et touristique de la Tunisie.

On lui souhaite bon vent !

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Mauritanie : le gaz et les minerais portent la croissance

La Banque mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI) prévoient entre 4,6 % et 4,7 % de croissance économique en Mauritanie en 2026. Des projections que soutiennent principalement le développement de la production gazière et les performances des secteurs miniers. C’est ce que les médias du pays rapportent.

Ces perspectives sont entre autres liées à l’entrée en production du champ gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), exploité conjointement par la Mauritanie et le Sénégal. Lequel devrait contribuer à l’augmentation des exportations et des recettes en devises du pays.

Et ce n’est pas tout, car les secteurs du fer et de l’or eux aussi pourraient soutenir cette dynamique économique. Et ce, malgré la persistance des pressions inflationnistes et les défis structurels liés à la diversification de l’économie mauritanienne, relève le site Cridem.

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Tunisie – Politique : que se passe-t-il dans la maison « PDL » ?

Congrès suspendu, querelles de leadership, rupture entre Abir Moussi et Karim Krifa… Inutile de dire que le Parti destourien libre (PDL) traverse une séquence particulièrement agitée, qui interroge voire soulève des questions sur sa cohésion interne et son avenir politique.

Le Parti destourien libre (PDL), naguère considéré comme ayant une assise politique solide, est confronté aujourd’hui à des turbulences qui mettent à l’épreuve son unité et son organisation. En effet, en l’espace de quelques jours, le parti s’est retrouvé au centre de plusieurs controverses : la suspension de son congrès national, les divergences autour d’un nouveau mandat pour sa présidente, Abir Moussi, et, plus récemment, la rupture publique entre cette dernière et l’avocat Karim Krifa – qui fait tâche d’huile.

Il s’agit là d’événements à même de donner à la crise une dimension dépassant les simples désaccords organisationnels. Derrière ces épisodes se dessine une interrogation fondamentale : est-ce que le PDL parviendra à préserver sa cohésion alors que son fonctionnement et sa direction sont de plus en plus contestés sur plusieurs fronts ? Rien n’est moins sûr.

Un congrès stoppé en pleine tourmente

Premier épisode marquant : le congrès national du PDL, baptisé « Congrès de la fidélité » et programmé les 3 et 4 octobre 2026, a été suspendu par une décision de la chambre des référés du Tribunal de première instance de Tunis, le 2 octobre. Cette décision est intervenue alors que le parti s’apprêtait à renouveler ses instances dirigeantes et qu’Abir Moussi entendait briguer un nouveau mandat à sa tête. La procédure judiciaire, engagée dans un contexte de divergences internes sur les conditions d’organisation du congrès, a ainsi interrompu net un rendez-vous politique important pour l’avenir de la formation.

L’affaire révèle surtout que les désaccords au sein du PDL ont dépassé le cadre des discussions internes pour se déplacer sur le terrain judiciaire. Le renouvellement de la direction, qui devait permettre de clarifier les rapports de force, reste donc en suspens. Et pour combien de temps ? Personne n’est en mesure de répondre à cette question. Excepté peut-être les responsables au sein du parti destourien.

La candidature d’Abir Moussi au cœur des divergences

La question du leadership constitue l’un des principaux points de friction. En juillet dernier, rappelle-t-on, l’ancien député et cadre du parti, Majdi Boudhina, avait publiquement appelé Abir Moussi à renoncer à briguer un nouveau mandat, invoquant la nécessité de renouveler les responsables et de respecter le principe d’alternance.

Cette prise de position a mis en lumière un débat sur l’interprétation des statuts du PDL et sur la durée des mandats de sa présidence. Encore eux, les statuts du parti. En tout cas, le parti défend, pour sa part, la légitimité d’une nouvelle candidature de sa présidente. Selon son interprétation des dispositions statutaires, le décompte des mandats concernés commence avec le premier congrès électif, organisé en 2021. Cette lecture est contestée par ceux qui estiment qu’un nouveau mandat – qu’ils qualifient de “trop“ – soulèverait un problème de cohérence avec le principe de limitation des mandats.

Au-delà de la question statutaire, le débat oppose deux préoccupations/tendances : préserver la continuité autour d’une figure centrale de l’opposition et préparer le renouvellement des structures dirigeantes.

Majdi Boudhina : le débat sur le renouvellement s’invite sur la place publique

Hélas, la démarche de Majdi Boudhina a révélé les difficultés rencontrées par les voix discordantes au sein du parti. Après avoir défendu publiquement la nécessité d’un renouvellement du leadership, l’ancien député a annoncé son retrait du PDL, dans un climat marqué par de vives réactions de certains partisans d’Abir Moussi. Et son départ donne une illustration concrète des tensions suscitées par le débat sur l’avenir de la formation politique. Il pose aussi la question de la place accordée à la contestation interne et de la capacité du parti à gérer les divergences sans provoquer de nouvelles ruptures. « C’est le cas de tous les partis gouvernés de façon autoritaire », atteste un ancien cadre du PDL qui, ayant constaté les germes de cette dérive, avait fini par quitter le navire.

Ceci étant, cet épisode ne suffit pas à établir l’existence d’« une opposition organisée ou majoritaire à Abir Moussi, mais témoigne néanmoins d’un désaccord public sur la manière de préparer l’avenir du PDL ».

Abir Moussi et Karim Krifa : une rupture qui ajoute à la crise

Sauf que cela commence à faire beaucoup, surtout avec le dernier épisode en date concernant Karim Krifa, avocat et membre du PDL. En effet, le 9 octobre, Abir Moussi lui a demandé de « se retirer » de son comité de défense et de cesser d’intervenir dans les dossiers judiciaires et les procédures engagées en son nom, en Tunisie comme à l’étranger.

Depuis son lieu de détention, la présidente du parti lui a reproché une conduite qu’elle estime contraire à ses intérêts et à ses droits. Elle a également demandé le retrait de son nom et de sa photographie des documents et supports liés au comité de défense.

Comme l’on pouvait s’y attendre, l’intéressé, en l’occurrence Karim Krifa, le temps sans doute de la réflexion, a réagi trois jours après, le 12 octobre en indiquant qu’il ne souhaitait pas entrer dans un échange d’accusations, tout en se réservant la possibilité d’engager des procédures judiciaires contre les personnes qu’il estimerait responsables de la diffusion d’allégations à son encontre.

Cette confrontation publique entre deux personnalités longtemps associées au PDL ajoute une nouvelle dimension aux tensions actuelles. Elle concerne désormais non seulement l’organisation et la direction du parti, mais aussi les relations entre ses responsables et les modalités de défense de sa présidente.

À ce stade, les accusations formulées par les protagonistes doivent être considérées comme leurs propres déclarations et non comme des faits judiciairement établis. Certains ne manquent pas de dire que la maison « PDL » a entamé un dangereux processus de décomposition.

Un parti confronté à la question de son avenir

Ainsi, on remarquera que ces différents épisodes ont un point commun : ils interviennent dans un contexte où Abir Moussi, détenue depuis trois ans (octobre 2023), demeure la figure centrale du PDL. Son rôle politique et symbolique constitue un facteur de rassemblement pour ses soutiens. Mais sa détention pose également des questions pratiques sur le fonctionnement du parti, la prise de décision et la préparation de son avenir.

Alors trois questions existentielles demeurent : comment maintenir une organisation politique opérationnelle dans ces circonstances ? Comment arbitrer les différends statutaires ? Et comment préserver l’unité lorsque des divergences sur la direction débouchent sur des départs, des procédures judiciaires et des ruptures publiques ? Si ces interrogations ne permettent pas, à elles seules, de conclure à une implosion du PDL, elles montrent toutefois que la formation traverse une période délicate, durant laquelle sa capacité à gérer ses désaccords sera déterminante.

Une crise de personnes, de règles ou de stratégie ?

Réduire la situation à une querelle entre individus semble sans doute insuffisant. Les événements récents font apparaître plusieurs niveaux de tension : une divergence sur l’interprétation des statuts, un débat sur la limitation des mandats, une procédure ayant empêché la tenue du congrès et une rupture entre Abir Moussi et Karim Krifa.

À ces questions organisationnelles s’ajoute un enjeu politique plus large : la capacité du PDL à maintenir sa visibilité et son influence tout en assurant la continuité de ses activités.

La suspension du congrès laisse la question de la direction sans règlement par cette voie élective. Les départs et les désaccords publics fragilisent l’image d’unité du parti, tandis que la rupture avec Karim Krifa ouvre un nouveau front de confrontation, comme le soulignent certains analystes politiques de la place.

La véritable question est désormais de savoir si le PDL pourra transformer cette séquence de tensions en une occasion de clarification interne, ou si les divergences continueront à s’accumuler au détriment de sa cohésion et de sa capacité d’action.

Une chose est certaine : la maison « PDL » traverse une zone de turbulences. Reste à savoir si ses responsables parviendront à renouer le dialogue, à clarifier les règles de fonctionnement et à définir une perspective commune pour la suite.

Synthèse réalisée à l’aide de l’IA.

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Huile d’olive : la Tunisie engrange 4,61 milliards de dinars grâce à 368 000 tonnes exportées

La Tunisie s’apprête à réaliser une performance remarquable sur la scène oléicole internationale. Avec une production estimée à 450 000 tonnes d’huile d’olive pour la campagne 2025-2026, le pays devrait occuper la deuxième place mondiale, derrière l’Espagne, confirmant ainsi son statut d’acteur majeur du marché international. Cette progression témoigne de la vitalité de la filière oléicole tunisienne, portée par un savoir-faire ancestral, des conditions naturelles favorables et une qualité reconnue sur de nombreux marchés étrangers. Véritable pilier de l’agriculture nationale, l’huile d’olive constitue également une source essentielle de recettes en devises pour l’économie du pays.

Les performances à l’exportation illustrent cette dynamique. Entre novembre 2025 et fin juillet 2026, les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont atteint environ 368 000 tonnes, générant des recettes estimées à 4,61 milliards de dinars, en hausse de 44,4 % par rapport à la même période de l’année précédente.

L’Union européenne demeure l’un des principaux débouchés de l’huile d’olive tunisienne, aux côtés d’autres marchés internationaux. Toutefois, un défi majeur persiste : la prédominance des exportations en vrac, qui limite la valorisation du produit et réduit les possibilités de capter une plus grande part de la valeur ajoutée sur le marché mondial.

Dans ce contexte, cette deuxième place mondiale représente bien plus qu’une performance de production. Elle constitue une occasion stratégique pour la Tunisie de renforcer ses marques à l’international, de développer le conditionnement local et de promouvoir davantage son huile d’olive sous sa propre identité.

L’enjeu est désormais de transformer cette réussite quantitative en un levier durable de création de valeur, afin que le rayonnement de l’huile d’olive tunisienne se traduise par des retombées économiques accrues pour les producteurs, les exportateurs et l’ensemble de la filière nationale.

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