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L’IA va-t-elle réduire la semaine de travail à trois jours ?

Le fondateur d’Amazon estime que les gains de productivité liés à l’intelligence artificielle pourraient permettre à certains salariés de travailler moins tout en conservant un revenu suffisant pour leur famille. Une perspective qui relance le débat sur l’avenir du travail et le partage des richesses.

Et si la semaine de cinq jours n’était plus la norme de demain ? Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, entrevoit un avenir dans lequel les progrès de l’intelligence artificielle (IA) permettraient de réduire considérablement le temps consacré au travail. Dans un entretien accordé à Fox News, relayé notamment par Fortune et Business Insider en octobre 2026, l’entrepreneur américain a évoqué la possibilité pour certains salariés de subvenir aux besoins de leur famille en travaillant seulement trois jours par semaine.

Cette perspective repose sur une hypothèse : l’automatisation de nombreuses tâches et l’amélioration de la productivité pourraient permettre de produire davantage avec moins de travail humain. Les gains économiques qui en découleraient offriraient alors aux salariés une plus grande liberté dans l’organisation de leur temps et de leur vie professionnelle.

Une nouvelle organisation du travail en perspective

Pour Jeff Bezos, les gains de productivité pourraient également transformer le modèle économique des ménages. Selon ses déclarations rapportées par Fortune, certaines familles pourraient, à terme, ne plus avoir besoin de deux revenus pour maintenir leur niveau de vie. L’un des conjoints pourrait ainsi choisir de ne pas exercer d’activité professionnelle rémunérée, tandis que l’autre travaillerait moins de jours par semaine.

Cette vision repose sur l’idée que les bénéfices de l’IA ne se limiteraient pas aux entreprises, mais pourraient aussi se traduire par une amélioration du pouvoir d’achat et de la qualité de vie. Elle suppose toutefois que les gains générés par les nouvelles technologies se répercutent effectivement sur les salaires, les revenus des ménages et les conditions de travail, plutôt que de profiter essentiellement aux entreprises et à leurs actionnaires.

Amazon accélère ses investissements dans l’IA

Les perspectives évoquées par Jeff Bezos interviennent alors que les investissements dans l’intelligence artificielle prennent une ampleur considérable. Amazon prévoit de consacrer environ 200 milliards de dollars à ses dépenses d’investissement en 2026, notamment pour renforcer ses infrastructures technologiques et développer ses activités liées au cloud et à l’IA, selon les résultats financiers publiés par le groupe en février 2026.

Parallèlement, le géant américain du commerce en ligne a engagé d’importantes réductions d’effectifs. En octobre 2025, Amazon avait annoncé une première vague de suppressions de postes dans le cadre d’une réorganisation visant notamment à réduire les niveaux hiérarchiques et à gagner en efficacité. En janvier 2026, le groupe a annoncé la suppression d’environ 16 000 postes supplémentaires. Ces décisions illustrent les transformations en cours dans les grandes entreprises technologiques, même si elles ne peuvent pas être attribuées exclusivement à l’intelligence artificielle.

Entre promesse de prospérité et incertitudes sociales

Jeff Bezos n’est pas le seul dirigeant technologique à anticiper une transformation profonde du travail. Elon Musk a notamment estimé, en janvier 2026, que les progrès de l’IA et de la robotique pourraient rendre le travail facultatif dans un horizon de dix à vingt ans.

Mais entre ces projections et leur concrétisation, plusieurs questions restent ouvertes. Une hausse de la productivité ne garantit pas automatiquement une réduction du temps de travail, une progression des salaires ou une redistribution équitable des richesses. Les effets de l’IA dépendront notamment des choix des entreprises, des politiques publiques et des mécanismes de partage des gains économiques.

La semaine de trois jours annoncée dans ces scénarios reste donc une perspective, et non une évolution généralisée déjà engagée. Le véritable enjeu sera de déterminer si l’intelligence artificielle permettra aux salariés de travailler moins pour vivre mieux, ou si ses gains profiteront principalement aux entreprises qui la déploient.

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De l’Ariana, Sousse et Béja à la Chine : 3 élèves tunisiens brillent aux Olympiades de mathématiques

Trois élèves tunisiens se sont distingués lors de la 67ᵉ édition des Olympiades internationales de mathématiques, organisée à Shanghai, en Chine, du 13 au 21 juillet 2026. Ils ont remporté deux médailles de bronze et une mention honorable.

Mohamed Karim Bouallag, originaire de l’Ariana, et Yassine Boumiza, de Sousse, ont décroché chacun une médaille de bronze, tandis que Youssef Halim Ajmi, de Béja, a obtenu une mention honorable.

Ces distinctions mettent en lumière le potentiel des jeunes talents tunisiens dans les disciplines scientifiques et mathématiques, ainsi que leur capacité à se mesurer à des candidats venus du monde entier.

La compétition a réuni des élèves issus de nombreux pays autour d’épreuves exigeantes faisant appel au raisonnement logique, à la créativité et à la maîtrise des concepts mathématiques.

La Chine s’est classée à la première place de cette édition. La 68ᵉ édition des Olympiades internationales de mathématiques est prévue en Hongrie en 2027.

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La Tunisie dans le viseur des entreprises sud-coréennes de l’automobile

La Tunisie suscite l’intérêt des entreprises sud-coréennes spécialisées dans les composants automobiles, qui souhaitent nouer des partenariats durables et explorer de nouvelles opportunités d’investissement. Une délégation d’industriels, de chercheurs et de représentants du secteur technologique a rencontré, lundi, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh.

Les entreprises sud-coréennes s’intéressent de près aux perspectives offertes par l’industrie tunisienne des composants automobiles. Cette volonté de renforcer les relations économiques entre les deux pays s’est manifestée lors d’une rencontre entre le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et une délégation sud-coréenne composée de responsables d’entreprises du secteur, de représentants de pôles technologiques et de centres de recherche et d’innovation, ainsi que de membres de l’Association coréenne de l’industrie automobile.

La rencontre s’est déroulée en présence de l’ambassadeur de la République de Corée du Sud en Tunisie, Lee Tae-won, de Mariem Loumi, présidente de l’Association tunisienne des fabricants de composants automobiles, et de Mehdi Mahjoub, vice-président de la Chambre de commerce tuniso-coréenne, ainsi que de responsables des structures tunisiennes chargées de la promotion et de l’accompagnement de l’investissement.

À cette occasion, Samir Abdelhafidh a salué la qualité de la coopération bilatérale et exprimé son souhait de voir cette visite donner un nouvel élan aux relations économiques entre les deux pays, notamment dans les domaines de l’investissement et du partenariat industriel.

Le ministre a également mis en avant les atouts compétitifs de la Tunisie, en particulier les compétences de ses ressources humaines et sa position géographique stratégique. Il a souligné les progrès réalisés par l’industrie tunisienne des composants automobiles et l’expertise acquise par le secteur, qui lui permet de s’intégrer aux chaînes de valeur mondiales.

De leur côté, les représentants sud-coréens ont exprimé l’intérêt de leurs entreprises pour la mise en place de partenariats à long terme avec la Tunisie. Cet intérêt concerne aussi bien la fabrication de composants automobiles que la recherche et l’innovation technologique.

La délégation a notamment souligné le rôle stratégique que pourrait jouer la Tunisie comme plateforme pour développer les activités des entreprises sud-coréennes sur les marchés africains et européens.

Les deux parties ont enfin insisté sur la nécessité d’intensifier les échanges et la coordination entre les acteurs concernés afin de concrétiser des projets industriels et technologiques répondant à leurs intérêts communs.

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