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De 18 % à 6 % : la Tunisie perd ses matheux avant même qu’ils ne partent

Dans une note stratégique, l’IACE soutient que la fuite des cerveaux commence bien avant l’aéroport. Il souligne qu’elle se joue dès l’orientation scolaire. Près de la moitié des candidats au baccalauréat relèvent de filières dites scientifiques. Ce qui donne l’illusion d’un vivier solide. Mais en réalité la section Mathématiques, principale voie vers l’ingénierie avancée, la recherche et l’intelligence artificielle, est passée de 18 % des bacheliers au début des années 2000 à environ 6 % de matheux aujourd’hui.

Ce recul ne traduit pas un désintérêt pour les sciences, indique l’IACE. Il résulte d’arbitrages rationnels : à seize ans, élèves et familles évitent une filière jugée plus risquée. Les inégalités territoriales aggravent la situation : seuls 277 lycées publics sur 600 ont présenté des candidats en Mathématiques en 2026.

Les effets apparaissent avec un décalage d’une dizaine d’années. À titre d’illustration, au concours d’entrée à l’École Polytechnique en 2025, un seul admis provenait du système éducatif tunisien, contre 22 sur 24 au Maroc. L’IACE précise que cet écart ne reflète pas une différence de potentiel, mais des viviers d’excellence constitués et accompagnés différemment.

A cet égard, l’institut recommande donc deux leviers. A savoir, tout d’abord de réformer l’orientation scientifique (information, accompagnement, valorisation des mathématiques avancées). Puis, il propose de réduire les inégalités territoriales (offre locale, mobilité, détection précoce des talents).

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Tourisme : la FTRT associe la gastronomie à la valorisation du patrimoine

La Fédération Tunisienne des Restaurants Touristiques (FTRT) annonce son partenariat avec « Carthage Event Shows 2026 ». Il est prévu du 23 octobre au 2 novembre 2026. L’événement aura pour thème : « L’épopée de Carthage : des plages du Nord aux portes du Sahara ». Cette initiative vise à promouvoir le tourisme culturel et saharien. De même, elle cherche à valoriser le patrimoine tunisien et à attirer davantage de visiteurs.

La FTRT met particulièrement l’accent sur la gastronomie tunisienne et les traditions culinaires comme levier d’attractivité touristique.

La fédération réaffirme également son soutien aux restaurants touristiques et aux professionnels du secteur. Ainsi que son engagement à renforcer les liens entre tourisme, culture et patrimoine. Et ce, afin de contribuer à la compétitivité et au rayonnement de la destination Tunisie.

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Hechmi Louzir au sein de la Commission du Lancet sur les menaces sanitaires mondiales

L’ancien directeur de l’Institut Pasteur Hechmi Louzir a rejoint  la Commission du Lancet sur les menaces sanitaires mondiales. Il précise, via sa page Fb : « Fier de siéger au sein de la Commission du Lancet sur les menaces mondiales pour la santé au XXIe siècle. Une initiative indépendante réunissant des experts de multiples disciplines pour analyser les risques qui façonneront la santé mondiale d’ici 2100. »

Pandémies, usage malveillant de l’intelligence artificielle, conflits conventionnels ou nucléaires, résistance aux antimicrobiens, obésité, dégradation de la santé mentale : ces menaces et bien d’autres peuvent affecter la santé de milliards de personnes. Notre rapport les compare à travers une métrique commune : la perte de santé qui pourrait encore être évitée par l’action publique.

Les résultats sont sans ambiguïté : l’obésité, le faible niveau d’instruction et les inégalités de revenus figurent parmi les menaces les plus lourdes, particulièrement en Afrique et en Asie du Sud. « Mais ce constat porte aussi un message d’espoir. Réduire la pauvreté, investir dans l’éducation et encourager l’innovation restent des leviers à notre portée pour renforcer durablement la résilience des sociétés, alors même que l’aide internationale à la santé recule », poursuit-il.

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Cyberharcèlement des enfants : quand la violence en ligne dépasse l’écran

A moins d’un mois qui nous sépare de la Journée internationale contre la violence et le harcèlement en milieu scolaire, y compris le cyberharcèlement des enfants, l’UNICEF Tunisie révèle, via une étude récente, que 45 % des adolescents ayant participé à l’enquête « U-Report » ont déclaré avoir été victimes d’une forme de violence en ligne ou en avoir été témoins.

L’UNICEF précise également que 12 % des participants à l’enquête « U-Report » ont déclaré s’être absentés de l’école en raison de violences en ligne. Cette proportion est attribuée, dans le document, à l’enquête U-Report de 2021. Ses résultats doivent toutefois être lus avec prudence, compte tenu des limites méthodologiques de l’enquête, et ne sauraient être généralisés à l’ensemble des enfants et des adolescents tunisiens.

Ces indicateurs mettent aussi en lumière un autre défi : la méconnaissance des dispositifs de protection. Le document « Recommandations relatives à la révision du Code de protection de l’enfant », publié par l’UNICEF Tunisie en juillet 2026, relève ainsi que 80 % des participants à l’enquête U-Report de 2020 ignorent les mécanismes de signalement des violences dans l’espace numérique.

Ces données font apparaître deux dimensions du problème : l’impact de la violence numérique, susceptible de se répercuter sur la scolarité de l’enfant; et les obstacles qui peuvent l’empêcher de signaler les faits ou de solliciter de l’aide.

Par ailleurs, l’enquête nationale sur la violence à l’égard des femmes, menée en 2022 et publiée par l’Institut national de la statistique en mars 2024, révèle que 37,1% des filles âgées de 15 à 17 ans ont été victimes d’au moins une forme de violence numérique au cours des 12 mois précédant l’enquête. Cet indicateur porte sur la violence numérique dans son acception large.

Ces chiffres éclairent différentes dimensions du phénomène, sans constituer pour autant une mesure unifiée de la prévalence du cyberharcèlement. Leur compréhension suppose d’examiner la nature du préjudice subi par l’enfant, ainsi que ses conséquences possibles sur sa santé mentale, son comportement et ses relations quotidiennes.

Une violence qui ne s’arrête pas à l’écran

La violence numérique peut prendre plusieurs formes : insultes, moqueries répétées, propagation de rumeurs, diffamation, menaces, diffusion de photos ou de vidéos d’un enfant sans son consentement, usurpation d’identité ou encore chantage.

La particularité de cette violence tient à la rapidité avec laquelle les contenus se diffusent et à leur capacité à atteindre un large public. L’auteur des faits peut, en outre, rester anonyme. L’enfant peut également éprouver des difficultés à se protéger de la source du préjudice : les abus peuvent en effet se déplacer des plateformes numériques vers le milieu scolaire et social, ou se poursuivre jusque dans le domicile familial.

Tout désaccord entre enfants ou tout commentaire insultant ne relève pas nécessairement du harcèlement, qui suppose généralement une répétition des faits. En revanche, les menaces, le chantage et les atteintes à la vie privée exigent une intervention, même lorsqu’ils surviennent dans le cadre d’un incident isolé, en raison de leur gravité et de l’impact qu’ils peuvent avoir sur l’enfant.

Les répercussions de cette expérience ne se traduisent pas toujours par un récit direct des faits. Elles peuvent apparaître progressivement à travers des changements psychologiques et comportementaux. L’enfant peut ressentir de la peur, de l’anxiété, de la honte ou de la colère, et tendre à s’isoler, à s’éloigner de ses amis ou à délaisser les activités qu’il pratiquait habituellement. Des troubles du sommeil ou de l’appétit, une baisse des résultats scolaires, voire des plaintes somatiques sans cause organique identifiée, peuvent également apparaître.

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