Lese-Ansicht

La BCT et le CMF signent un accord de supervision financière intégrée

La Banque centrale de Tunisie (BCT) et le Conseil du marché financier (CMF) ont signé, mardi 1er septembre 2026, un accord de coopération et d’échange d’informations visant à renforcer la coordination entre les deux autorités de régulation du secteur financier. 

Selon un communiqué publié mercredi par le CMF, cet accord s’inscrit dans une logique de renforcement de la coopération institutionnelle entre la BCT et le CMF, répondant à un besoin croissant d’approche de supervision intégrée, face à l’interconnexion des activités financières et à la diversification des risques qui y sont associés, notamment dans un contexte de transformations économiques, financières, technologiques et réglementaires rapides du secteur.

Cette initiative s’aligne également sur les efforts de mise en conformité du cadre national de supervision avec les standards internationaux et les meilleures pratiques en matière de surveillance financière. Elle vise à améliorer la coordination et l’échange d’informations sur les dossiers d’intérêt commun, précise le même communiqué.

L’accord repose sur plusieurs axes prioritaires. A savoir, le renforcement de la conformité en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armements, le renforcement de la coopération en matière de contrôle sur site et d’expertise technique entre les deux institutions. Il en va de même de la mise en place de mécanismes clairs de signalement des manquements constatés au sein des établissements supervisés.

Il prévoit également le soutien aux projets d’innovation financière numérique et le développement des services financiers digitaux, suivi de l’accompagnement du développement du financement vert et durable et le le renforcement de la transparence non financière relative à l’impact environnemental et social des activités des institutions financières supervisées.

La signature de cet accord constitue une étape importante dans le renforcement de la collaboration entre les deux autorités de régulation. Son importance ne se limite pas aux domaines qu’il couvre, mais réside aussi dans l’instauration de mécanismes permanents d’échange d’informations et d’expertises, ainsi que de coordination des actions de supervision. 

L’article La BCT et le CMF signent un accord de supervision financière intégrée est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Rawafed +: l’UE ouvre aux PME tunisiennes une subvention d’investissement

L’Union européenne en Tunisie a lancé un appel à candidatures destiné aux entreprises tunisiennes pour bénéficier de la subvention d’investissement « Rawafed + », accessible exclusivement via la plateforme numérique « POPS » dédiée aux subventions et à l’investissement.

Cette aide, financée par l’UE et mise en œuvre par Expertise France dans le cadre de la ligne de crédit « Tunisie -Relance économique » de 170 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement (BEI), correspond à 10% du financement obtenu, avec un plafond entre 1 000 et 50 000 euros. Elle est accordée sous forme de subvention directe et non remboursable.

Pour y prétendre, l’entreprise doit avoir reçu une notification de financement au titre de la ligne de crédit de la BEI et remplir au moins un critère social : investissement dans les régions prioritaires, promotion de l’emploi des femmes et des jeunes, amélioration de l’accès au marché du travail ou contribution au développement durable. La demande doit être déposée dans un délai de quatre mois suivant la notification du financement, et les candidatures restent ouvertes jusqu’à épuisement des crédits ou au plus tard en décembre 2027.

Le projet, d’une durée de 48 mois (juillet 2024 – juin 2028), vise à renforcer la résilience des PME tunisiennes et leur accès au financement, via l’assistance technique aux institutions financières, des subventions à impact environnemental et social, un accompagnement technique des entreprises et le renforcement de la culture financière et de la gestion durable.

L’article Rawafed +: l’UE ouvre aux PME tunisiennes une subvention d’investissement est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Qui est Dewi van de Weerd, la nouvelle ambassadrice des Pays-Bas en Tunisie?

Dewi van de Weerd est une diplomate néerlandaise spécialisée dans la coopération culturelle internationale, nommée ambassadrice du Royaume des Pays-Bas en Tunisie. Elle a officiellement pris ses fonctions fin août 2026, après avoir dirigé pendant plusieurs années l’unité de politique culturelle internationale au ministère néerlandais des Affaires étrangères.

Avant sa nomination à Tunis, Dewi van de Weerd occupait le poste de cheffe de l’unité Internationale Cultuur Eenheid (Unité de la culture internationale) et ambassadrice pour la Coopération culturelle auprès du ministère néerlandais des Affaires étrangères. Depuis 2021, elle a piloté la politique culturelle internationale des Pays-Bas, en travaillant étroitement avec des institutions comme DutchCulture et en représentant les Pays-Bas dans de nombreux forums et partenariats culturels.

Son parcours récent met en évidence un engagement fort pour la coopération muséale et patrimoniale, la restitution et la coopération éthique autour des collections coloniales, et la protection du patrimoine en situation de crise.

L’article Qui est Dewi van de Weerd, la nouvelle ambassadrice des Pays-Bas en Tunisie? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

L’Association des magistrats dénonce des suspensions « arbitraires »

L’Association des magistrats tunisiens (AMT) dénonce une politique de pression exercée par le pouvoir exécutif contre les juges à travers des décisions de suspension, souvent notifiées oralement, sans motivation, sans durée précise et accompagnées d’une privation de salaire. Elle considère ces mesures comme des révocations déguisées portant atteinte à l’indépendance de la justice, à la sécurité professionnelle des magistrats et au droit des citoyens à un procès équitable.

L’Association met particulièrement en cause la suspension du juge Mohamed Ben Mefteh, membre de son bureau exécutif, qu’elle interprète comme une sanction liée à son engagement en faveur de l’indépendance judiciaire et de la liberté d’organisation des magistrats.

Elle estime que l’absence du Conseil supérieur de la magistrature indépendant et fonctionnel aurait ainsi créé un vide institutionnel permettant à l’exécutif d’intervenir directement dans la carrière des juges.

L’AMT appelle à l’annulation immédiate des décisions de suspension, à la réintégration des magistrats concernés, au rétablissement de leurs salaires et au respect de leurs droits de la défense. Elle demande également le rétablissement d’un Conseil supérieur de la magistrature indépendant et élu, la création de la Cour constitutionnelle et le respect par la Tunisie de ses engagements internationaux en matière d’indépendance de la justice.

Enfin, elle exprime sa solidarité avec les magistrats suspendus et les invite à contester ces décisions devant le Tribunal administratif, tout en appelant l’ensemble des juges à préserver leur indépendance malgré les pressions.

L’article L’Association des magistrats dénonce des suspensions « arbitraires » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Chômeurs de longue durée : le sit-in dispersé

La mobilisation des chômeurs de longue durée a été brutalement interrompue dans la nuit de mardi à mercredi 2 septembre 2026 à Tunis. Des dizaines de manifestants, qui observaient un sit-in dans la capitale, ont été dispersés par les forces de sécurité.

Cette intervention intervient au lendemain d’une mobilisation nationale organisée mardi à la Kasbah. Des centaines de diplômés chômeurs venus de plusieurs régions du pays s’y étaient rassemblés pour réclamer l’application de la loi n°18 de 2025, relative au recrutement des chômeurs de longue durée.

Réunis à l’appel de l’Union des diplômés chômeurs, les protestataires s’étaient rassemblés pour réclamer des réponses à leur situation professionnelle et sociale.

La mobilisation, présentée comme pacifique par les organisateurs, avait été émaillée de tensions après que certains manifestants ont tenté de franchir les barrières sécuritaires. Trois participants avaient alors été arrêtés, selon les informations communiquées par les organisateurs.

Puis, les protestataires avaient refusé de quitter la place de la Kasbah tant que leurs camarades n’étaient pas libérés, appelant à leur remise en liberté et annonçant la poursuite de leur mouvement.

Pour les manifestants, il ne s’agit donc plus d’une simple revendication professionnelle, mais de l’application d’un droit désormais consacré par la loi. Leur mouvement vise précisément à dénoncer ce qu’ils qualifient de blocage systématique de sa mise en œuvre.

L’article Chômeurs de longue durée : le sit-in dispersé est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Affaire Abir Moussi : son comité de défense lance un appel urgent à l’ONU

Face à la dégradation de la situation sanitaire et aux craintes d’atteintes aux droits fondamentaux d’Abir Moussi, un appel a été adressé au Rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, Pau Pérez-Sales, pour exiger le respect des avis onusiens, des règles internationales sur le traitement des détenus… C’est ce qu’a révélé le membre du comité de défense, Hatem Chelly, dans un post sur sa page FB

Dans ce post, il dénonce des violations persistantes du droit international et des règles minimales de traitement des détenus, et rappelle la nécessité de se conformer à l’Avis n° 61/2024 du Groupe de travail sur la détention arbitraire, qui a qualifié d’ »arbitraire la détention d’Abir Moussi » et appelé à sa libération.

Le comité de défense appelle à une réponse à la communication de la Rapporteuse spéciale sur l’indépendance des juges et des avocats, le respect de la Convention contre la torture (articles 1 et 16), des Règles Nelson Mandela (règles 1, 13, 42, 43 et 50) et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Parmi les griefs spécifiques figurent la présence de caméras de surveillance dans le lieu de rencontre entre l’avocat et son client, menaçant le secret des communications (article 14 du Pacte), ainsi que l’installation d’une caméra face au lit de la détenue, portant atteinte à sa vie privée et à sa dignité (règle 50 des Règles Nelson Mandela).

Par ailleurs, le comité de défense s’étonne du silence de l’Ordre national des avocats face à ces mesures. Enfin, il réaffirme que la détention doit viser la prévention de la récidive, la réhabilitation et la réinsertion, et non la vengeance, tout en garantissant le minimum de droits et la présomption d’innocence.

Concernant Abir Moussi, l’Avis 61/2024 est présenté comme le fondement juridique de sa présomption d’innocence et exige sa libération sans délai.

L’article Affaire Abir Moussi : son comité de défense lance un appel urgent à l’ONU est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  
❌