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Le dinar tient face à l’euro, cède du terrain au dollar, les changes s’emballent

Au premier semestre 2026, le dinar tunisien a affiché une relative stabilité face à l’euro. C’est ce qu’annonce la dernière « note de conjoncture économique » de la Banque centrale de Tunisie (BCT). 

Même si le dinar tunisien a perdu 2 % de sa valeur face au dollar américain par rapport à fin 2025, la monnaie nationale s’est toutefois renforcée de 5,9 % face au dollar et de 12,4 % face au yen japonais. Et ce, tout en enregistrant un léger recul de 1,1 % face à l’euro, en moyenne semestrielle (S1 2026 vs S1 2025). 

Parallèlement, le marché des changes au comptant a connu une forte hausse d’activité, avec une progression de 23,7 % en volume. Cette dynamique a été portée par le marché interbancaire, dont les transactions sont passées de plus de 7,113 milliards de dinars à plus de 9 milliards, ainsi que par les opérations avec la BCT, qui ont augmenté de 4,1 à 4,9 milliards de dinars.

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La course mondiale aux ingénieurs : qui forme le plus chaque année ?

La maîtrise du capital humain en ingénierie est devenue un enjeu stratégique majeur pour les économies contemporaines. Selon les périmètres retenus, diplômes d’ingénieur accrédités ou formations STEM élargies (sciences, technologies, ingénierie, mathématiques), les classements peuvent varier sensiblement. Voici un état des lieux actualisé des principaux pays producteurs d’ingénieurs.

La Chine et l’Inde dominent largement le classement en termes absolus. Pékin formerait entre 1,2 et 4 millions de diplômés par an, la fourchette haute intégrant un vaste socle de filières techniques et scientifiques. L’Inde, quant à elle, délivre annuellement entre 1,3 et 1,5 million de diplômes d’ingénieur. Ce qui la place régulièrement en tête des classements mondiaux. La Russie conserve un système historiquement tourné vers l’ingénierie industrielle, avec environ 450 000 à 500 000 ingénieurs formés chaque année.

Les puissances technologiques établies

Les États-Unis forment environ 240 000 à 250 000 ingénieurs par an, selon les sources et le périmètre retenu. L’Iran se distingue avec entre 233 000 et 237 000 diplômés annuels, dont une proportion notable de femmes.

En Asie de l’Est, le Japon et la Corée du Sud affichent respectivement environ 168 000 et 147 000 ingénieurs diplômés par an.

La Tunisie et la France : des réalités contrastées

Pour le cas de la Tunisie, avec environ 8 000 à 9 000 nouveaux ingénieurs diplômés chaque année, affiche une dynamique soutenue, portée en partie par le secteur privé qui contribue à hauteur de près de 6 500 diplômés annuels.

En France, les estimations varient de 40 000 à plus de 100 000 diplômés par an, selon que l’on retient les seuls diplômes d’ingénieur accrédités ou l’ensemble des formations techniques et STEM connexes.

Au-delà des volumes absolus, la performance relative de la Tunisie mérite attention. Selon les derniers rapports UNESCO/OCDE, le pays compte près de 950 diplômés STEM pour 100 000 habitants, se classant parmi les leaders mondiaux en la matière, devant la Corée du Sud, l’Allemagne ou la France.

Cette densité de capital humain qualifié constitue un atout majeur, encore sous-exploité, pour le développement économique et l’attraction d’investissements à forte valeur ajoutée.

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Tribune de Ferid Belhaj : « Recentrer l’ONU sur la paix grâce à l’article 99 »

À l’heure où les Nations unies s’apprêtent à élire leur nouveau Secrétaire général, une tribune de l’ancien vice-président de la Banque mondiale pour la Région Moyen-Orient et Afrique du Nord Ferid Belhaj met l’accent sur l’importance d’opérer un recentrage stratégique : confier le développement aux acteurs les mieux outillés et faire de la paix, via l’article 99 de la Charte, la priorité absolue de l’institution.

L’idée est claire : recentrer l’action du Secrétaire général sur son rôle premier de prévention et de résolution des conflits, en s’appuyant sur la prérogative exceptionnelle de l’article 99, qui lui permet d’attirer l’attention du Conseil de sécurité sur toute menace à la paix et à la sécurité internationales. 

Dans cette note de politique publique, Ferid Belhaj soutient que l’Organisation des Nations unies s’est progressivement éloignée de sa mission centrale en accumulant un nombre croissant de responsabilités. Développement durable, changement climatique, santé, migrations, gouvernance numérique, financement, égalité entre les sexes et systèmes alimentaires : autant de domaines désormais associés à l’action du Secrétaire général. Ces enjeux sont essentiels, mais l’élargissement continu de l’agenda onusien aurait créé une forme d’ « inflation des missions » , caractérisée par la multiplication des priorités, des mécanismes de coordination, des sommets et des déclarations, sans que l’organisation dispose des moyens nécessaires pour obtenir des résultats concrets.

Lire aussi : Ferid Belhaj : “La souveraineté du XXIe siècle se mesure à la capacité d’un pays à organiser ses interdépendances”

Ferid Belhaj estime que le prochain Secrétaire général devrait donc renoncer à devenir le responsable de toutes les grandes questions mondiales. Il devrait plutôt recentrer son action sur les domaines dans lesquels l’ONU possède une véritable légitimité et des compétences difficilement remplaçables : la diplomatie préventive, la médiation, la sécurité collective et la préservation de la paix internationale.

Cette proposition repose sur un retour à l’architecture multilatérale conçue après la Seconde Guerre mondiale. Les accords de Dumbarton Oaks, de Bretton Woods et de San Francisco avaient établi un système décentralisé, dans lequel chaque institution devrait disposer d’un mandat, d’instruments et d’une expertise spécifiques. Le Fonds monétaire international devait assurer la coopération monétaire et répondre aux crises de balance des paiements. La Banque mondiale devait financer la reconstruction puis le développement. Les agences spécialisées, telles que l’Organisation internationale du travail, la FAO, l’UNESCO ou l’Organisation mondiale de la santé, devaient exercer leurs propres responsabilités techniques et conserver leurs structures de gouvernance.

Dans ce dispositif, le Secrétariat de l’ONU n’était pas conçu comme le gouvernement administratif de la planète. Le poste de Secrétaire général devait être avant tout politique, à la croisée de la diplomatie, du jugement et de la légitimité internationale. La Charte des Nations unies accorde d’ailleurs une place prioritaire à la paix et à la sécurité. Le Conseil de sécurité en assume la responsabilité principale, tandis que l’article 99 donne au Secrétaire général le pouvoir d’attirer l’attention du Conseil sur toute situation susceptible de menacer la paix internationale.

Ferid Belhaj souligne que cette logique de spécialisation fonctionnelle a progressivement été affaiblie. La décolonisation, les revendications du dialogue Nord-Sud, les crises humanitaires et l’optimisme multilatéral qui a suivi la fin de la guerre froide ont conduit l’ONU à élargir son rôle. Le Secrétaire général est devenu la figure publique d’un agenda mondial de plus en plus vaste. Les réformes du système de développement des Nations unies, notamment celle de 2018, ont renforcé la coordination depuis le centre, avec des coordonnateurs résidents davantage rattachés au Secrétaire général et une planification plus intégrée des équipes présentes dans les différents pays.

Cette réforme visait à remédier à la fragmentation du système. Le Groupe des Nations unies pour le développement durable rassemble aujourd’hui 37 agences, fonds et programmes opérant à travers 130 équipes de pays dans plus de 160 pays et territoires. Cependant, cette centralisation aurait également renforcé une tendance consistant à répondre au chevauchement des mandats par la création de nouveaux mécanismes de coordination, plutôt que par une définition plus précise des responsabilités

Ferid Belhaj distingue ainsi la “dérive des missions” de l’ “inflation des missions”. La première désigne l’extension progressive d’une organisation au-delà de son mandat initial. La seconde est plus profonde : les objectifs se multiplient plus vite que les pouvoirs et les instruments nécessaires pour les atteindre. L’organisation devient alors politiquement responsable de résultats qu’elle ne peut pas réellement produire. L’écart entre les promesses et les capacités risque ainsi d’affaiblir sa crédibilité.

Les Objectifs du millénaire pour le développement et les Objectifs de développement durable illustrent cette évolution. Les huit Objectifs du millénaire avaient permis de concentrer et de rendre lisible l’agenda du développement. Leur mise en œuvre reposait toutefois sur une division claire des tâches : les gouvernements adoptaient les réformes, les banques de développement finançaient les investissements, les agences spécialisées apportaient leur expertise et les donateurs bilatéraux fournissaient des subventions.

Avec les Objectifs de développement durable, l’ambition s’est considérablement élargie : 17 objectifs, 169 cibles et plus de 200 indicateurs couvrent presque tous les aspects des politiques économiques, sociales et environnementales. Cette démarche a constitué une réussite politique, mais elle a aussi rendu la priorisation plus difficile. Aucun acteur ne possède l’autorité ou les ressources nécessaires pour diriger la mise en œuvre d’un programme aussi vaste. La coordination est donc devenue une activité administrative lourde, mobilisant des plans intégrés, des mécanismes interagences, des examens nationaux et des procédures de suivi.

Pour l’auteur, le principal problème est que le Secrétariat acquiert des responsabilités sans disposer du contrôle correspondant. Le développement dépend en réalité des décisions des États, des investissements des entreprises, du financement des infrastructures, de la stabilité macroéconomique et du fonctionnement des services publics. L’ONU peut mobiliser, réunir les acteurs et donner une légitimité politique, mais elle ne doit pas confondre cette capacité d’influence avec les instruments opérationnels qui produisent effectivement les résultats.

Le coût de cette inflation des missions est d’autant plus important que la ressource la plus rare du Secrétaire général n’est pas seulement l’argent, mais aussi l’attention. Chaque nouvelle priorité réduit le temps et le capital politique disponibles pour les crises qui exigent une intervention diplomatique urgente.

Ferid Belhaj propose donc plusieurs orientations. La première consiste à replacer la paix et la sécurité au centre de l’action du Secrétaire général, en utilisant davantage l’article 99 et en développant une doctrine d’engagement politique précoce. La deuxième serait d’appliquer un « test de subsidiarité  à chaque nouvelle initiative » : une autre institution dispose-t-elle déjà du mandat et des instruments nécessaires ? L’intervention du Secrétariat apporterait-elle une véritable valeur ajoutée politique ? Que pourrait-il cesser de faire pour préserver ses capacités ?

La Banque mondiale et les banques régionales devraient diriger les dossiers nécessitant des financements et des investissements. Le FMI devrait rester l’acteur principal en matière de stabilité macroéconomique, de dette et de coopération monétaire. Les agences spécialisées devraient exercer leur leadership technique. Tandis que les gouvernements devraient rester responsables de la mise en œuvre nationale. Le Secrétariat pourrait continuer à réunir ces acteurs lorsqu’un obstacle politique l’exige, mais il devrait cesser de vouloir devenir leur centre opérationnel.

Enfin, l’ancien vice-président de la Banque mondiale préconise la suppression régulière des mandats devenus inutiles, la limitation des obligations de rapport et l’instauration de dates d’expiration pour les groupes d’experts et les envoyés spéciaux. La retenue ne serait pas un recul, mais une forme de puissance institutionnelle. Le prochain Secrétaire général devrait être jugé moins sur le nombre d’initiatives lancées que sur les crises désamorcées, les canaux de dialogue préservés et les guerres évitées.

La thèse finale est claire : une ONU qui entreprend moins de tâches, mais qui se montre indispensable dans les domaines qu’elle seule peut véritablement assumer, pourrait contribuer à rendre le multilatéralisme à nouveau crédible.

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Mohamed Chedli El Fahem nommé Deputy CEO de BYD Tunisie

Mohamed Chedli El Fahem vient d’être nommé Deputy CEO Group de BYD Tunisie, une nouvelle étape clé dans le déploiement de la marque chinoise de véhicules électriques sur le marché en Tunisie. 

Fort de plus de 15 ans d’expérience dans le management, la finance, les opérations et le développement stratégique, il a construit l’essentiel de son parcours dans le secteur automobile en Tunisie. Il a notamment évolué au sein de Ben Jemaa Motors, distributeur historique de plusieurs marques, ainsi que chez Toyota Tunisie et Citroën, où il a acquis une solide connaissance des réseaux de distribution, de la gestion commerciale et des enjeux de transformation du secteur.

Son profil associe expertise opérationnelle et vision stratégique, avec une orientation marquée vers la performance, la montée en gamme des organisations et l’accompagnement des transitions industrielles. Avant de rejoindre BYD, il a également occupé des fonctions de direction chez Alaseel for Food Industries, élargissant ainsi son expérience au-delà de l’automobile vers d’autres secteurs à forte intensité logistique et opérationnelle.

Lire aussi : BYD lance son roadshow national : vivez l’expérience de la mobilité électrique

Sa nomination intervient à un moment où BYD consolide sa présence en Tunisie, après avoir franchi le cap des 1 000 véhicules électriques vendus et multiplié les initiatives de proximité, comme le BYD Roadshow organisé à Tunis City en mai 2026 pour sensibiliser le public à la mobilité électrique 

En tant que Deputy CEO Group, Mohamed Chedli El Fahem sera chargé de soutenir la stratégie de croissance de BYD Tunisie, d’accompagner le développement du réseau, d’optimiser les opérations et de renforcer le positionnement de la marque dans un marché en pleine mutation, marqué par l’émergence progressive de l’électrique et les nouvelles attentes en matière de mobilité durable.

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Rentrée 2026-2027 : les élèves en classe le 15 septembre 2026

La rentrée scolaire pointe le bout de son nez. Depuis plus d’un mois, les fournitures scolaires, tabliers et cartables ont fait leur apparition dans les rayons. Une rentrée qui fait aussi bien le bonheur des enfants, que des parents. Quant à l’appel au report de la rentrée scolaire au 1er octobre 2026, le ministère de l’Éducation a tranché. Ainsi le calendrier de l’année scolaire 2026-2027 débutera bien le 15 septembre 2026.

Une circulaire du ministère annonce que les enseignants des cycles primaire, préparatoire et secondaire rejoindront leurs établissements le lundi 14 septembre 2026. Tandis que les cours débuteront pour les élèves le mardi 15 septembre 2026.

Le ministère a fixé les congés de mi-premier trimestre du 26 octobre au 1er novembre 2026. Les vacances d’hiver auront lieu du 14 au 27 décembre 2026. Puis le congé de mi-deuxième trimestre se déroulera du 1er au 7 février 2027.

Les vacances de printemps sont programmées quant à elles du 15 au 28 mars 2027. Tandis que les dates des congés de l’Aïd el-Fitr, de l’Aïd el-Adha et du début de l’année hégirienne seront arrêtées en temps utile.

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