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Le TMM grimpe à 7% en août : la BCT confirme la tendance

Le Taux Moyen du Marché Monétaire (TMM) s’est légèrement redressé à 7% au cours du mois d’août 2026, contre 6,99% sur la période février-juillet 2026, selon des données publiées lundi 31 août par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Cependant sur un an, l’indicateur poursuit toutefois sa décrue : de 8% en août 2023, il était passé à 7,99% en août 2024, puis à 7,5% en août 2025, avant de s’établir à 7% aujourd’hui.

A noter que l’évolution du TMM reste étroitement liée à celle du taux directeur fixé par la BCT.

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L’ancien PM, Édouard Balladur, est mort à 97 ans

Ancien secrétaire général de l’Élysée sous Georges Pompidou, négociateur des accords de Grenelle en 1968, chef du gouvernement de François Mitterrand de 1993 à 1995, Edouard Balladur est mort ce lundi 31 août 2026, à l’âge de 97 ans, selon des sources citées par l’AFP. On se rappellera surtout de lui qu’il avait échoué face à Jacques Chirac lors de la présidentielle de 1995.

Né le 2 mai 1929 à Izmir, en Turquie, dans une famille d’origine arménienne installée en France de longue date, Édouard Balladur émigre avec les siens à Marseille dans les années 1930. Passé par Sciences Po et l’ENA, il devient conseiller d’État avant d’intégrer, en 1964, le cabinet de Georges Pompidou, alors Premier ministre. Il participe à la négociation des accords de Grenelle pendant Mai 68, puis devient secrétaire général de la présidence de la République en 1973, poste qu’il occupe jusqu’à la mort de Pompidou l’année suivante.

Revenu au premier plan dans les années 1980, il est ministre de l’Économie et des Finances du gouvernement Chirac de 1986 à 1988, période de la première cohabitation. En mars 1993, à la faveur de la victoire de la droite aux législatives, il devient Premier ministre de François Mitterrand, son dernier chef de gouvernement. Sa popularité, un temps considérable, le pousse à se présenter à l’élection présidentielle de 1995, où il affronte son « ami de trente ans » Jacques Chirac lors d’une campagne à droite d’une rare âpreté.

Il retrouve ensuite son siège de député (1995-2007), préside la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, puis dirige en 2007 le comité de réflexion sur la réforme des institutions qui portera son nom, à la demande de Nicolas Sarkozy.

On lui doit aussi plusieurs ouvrages de mémoires et de réflexion politique, dans lesquels perçait une lucidité sans concession sur l’exercice du pouvoir. Comme il l’écrivait en 2010 : « Tout l’art de la politique consiste à plaire afin d’être choisi, puis maintenu en place. »

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Pénurie d’eau en bouteille : une mobilisation de façade qui interroge

L’Office national du thermalisme et de l’hydrothérapie (ONTH) annonce, dans un communiqué aux allures rassurantes, la mobilisation de plus de 3 millions de litres d’eau en bouteille par jour, durant quatre jours seulement, pour approvisionner les grandes surfaces du Grand Tunis. Une mesure présentée comme une solution, mais qui, à y regarder de plus près, ressemble davantage à un pansement temporaire posé sur une plaie profonde, à savoir une crise structurelle.

Tiens, et quand est-il des coins reculés du pays ne disposant de “centres commerciaux“ ou les régions de l’intérieur, parce que le communiqué de l’office fait allusion seulement du “Grand Tunis“ ? Est-ce que cela veut dire qu’on les autres à leur soif ?

 

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Quatre jours. C’est là que le bât blesse. Alors que les rayons se vident depuis plusieurs semaines et que les citoyens peinent à trouver de l’eau en bouteille, l’administration se contente d’un engagement à très court terme, sans donner la moindre visibilité sur l’après. Que se passera-t-il le cinquième jour ? Le communiqué reste muet sur ce point, comme sur les causes profondes de la pénurie. Lu autrement, le communiqué de l’ONTH suggère que si vous avez la possibilité d’avoir le maximum de packs d’eau, n’hésitez pas, en ce sens qu’au-delà du 4ème jour, la pénurie peut revenir.

Le vocabulaire employé – « convergence des efforts », « intervenants », « étape à surmonter » – relève davantage, sommes-nous obligés de souligner, de la langue de bois administrative que d’un plan d’action concret. Aucun chiffre précis n’est avancé sur les volumes réellement manquants, aucune explication n’est fournie sur l’origine des perturbations, et aucune sanction ni mécanisme contraignant n’accompagne « l’invitation » faite aux producteurs à prioriser les grandes surfaces.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : une simple invitation, un appel au bon vouloir des industriels, sans garantie de résultat. Sachant que ces derniers dépendent du bon vouloir de la déesse de la lumière, STEG. Rien n’indique comment l’office compte s’assurer du respect de cet engagement, ni ce qui adviendra si les producteurs privilégient d’autres circuits de distribution plus rentables, comme cela semble être une partie du problème initial.

Enfin, cette réunion tenue « récemment » – sans date précise dans le communiqué, un flou qui interroge sur la rigueur de la communication institutionnelle – intervient plusieurs jours après celle du 27 août au gouvernorat de Tunis, révélant une certaine lenteur dans la mise en œuvre effective des décisions annoncées. Entre l’annonce d’un programme spécial et sa traduction concrète sur le terrain, le décalage temporel interroge sur la capacité des autorités à répondre avec la réactivité qu’exige une crise vécue quotidiennement par les ménages.

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Libye : un accord pour relancer les élections, un enjeu pour la Tunisie

Des représentants des camps rivaux de l’Est et de l’Ouest libyens ont signé, dimanche 30 août à Tripoli, sous l’égide de l’ONU, un accord destiné à relancer le processus politique (rompu depuis plusieurs mois) et à ouvrir la voie à des élections nationales. Le texte prévoit un délai pouvant aller jusqu’à 24 mois, mais sa mise en œuvre reste conditionnée à la réunification des institutions et des gouvernements rivaux: celui dirigé par Abdel Hamid Dbeibah et reconnu par la communauté internationale, et celui du maréchal Khalifa Haftar (Bengazi).

Fruit de plusieurs mois de discussions menées notamment à Rome et à Tunis, l’accord cherche à éviter les blocages qui avaient empêché les élections prévues en 2021, rappellent plusieurs médias. L’ONU entend cette fois renforcer son rôle et pourrait saisir le Conseil de sécurité afin de faire adopter l’accord sous forme de résolution, y compris en cas d’opposition des institutions libyennes.

Pour la Tunisie, l’enjeu est particulièrement important. Une stabilisation politique de la Libye pourrait favoriser la reprise du commerce transfrontalier, les investissements et la circulation des personnes. Par exemple, le poste de Ras Jedir, essentiel aux échanges entre l’ouest libyen et le Sud-Est tunisien, pourrait notamment bénéficier d’un environnement plus stable.

Une Libye réunifiée permettrait également de renforcer la coopération tuniso-libyenne en matière de sécurité, de lutte contre les trafics et de gestion des migrations, tout en réduisant les risques liés à l’instabilité de la frontière.

Le rôle de Tunis dans les négociations constitue par ailleurs un atout diplomatique pour la Tunisie. Mais l’optimisme reste prudent : le véritable impact de l’accord dépendra de sa mise en œuvre et de la capacité des acteurs libyens à surmonter leurs rivalités. Pour Tunis, une Libye stable et unifiée représenterait à la fois un enjeu sécuritaire et une opportunité économique majeure.

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