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Les Jacksons quatre ans après : la magie Jackson renaît à Carthage

Le retour des Jackson, ou l’arrivée d’une légende. C’est ainsi que l’on pourrait résumer le spectacle qui a enflammé, dans la soirée du 20 juillet 2026, la scène du Théâtre romain de Carthage, dans le cadre de la 60ᵉ édition du Festival international de Carthage, après quatre ans d’absence et pour la deuxième fois seulement en Tunisie.

À l’époque, on les connaissait sous le nom des Jackson Five, quand le « King of Pop », Michael Jackson, mort le 25 juin 2009 à l’âge de 50 ans, était encore au sommet de sa gloire mondiale. Il fut l’une des figures musicales les plus influentes et les plus célèbres de la planète.

Des années après sa disparition, les Jackson sont repartis en tournée mondiale et la Tunisie compte désormais parmi les étapes choisies pour célébrer cet héritage. Difficile de ne pas y voir aussi une manière de rendre hommage à Michael Jackson, trente ans après son passage historique à Carthage en 1996.

La soirée du 20 juillet pour les jeunes et moins jeunes , non seulement pour les fans de la famille Jackson, mais aussi pour toute une génération qui a vécu sa jeunesse au rythme de la pop est “unforgettable”. Les Jackson demeurent, il faut le reconnaître, une icône pour toutes les générations.

D’ailleurs, la génération Z était bel et bien présente, et en nombre, preuve qu’une musique qui touche par son rythme et par ses textes ne s’oublie pas : elle s’inscrit dans l’histoire et transcende les générations. Beaucoup de ces jeunes n’ont jamais connu Michael Jackson sur scène, mais ils ont grandi en écoutant ses tubes mythiques comme « Bad », « Thriller » ou « Black or White ». Comme on dit, une bonne musique ne s’oublie pas.

Sur scène, la famille était représentée en force avec les frères Jackie et Marlon Jackson, qui portent désormais l’héritage du groupe. Ils ont brillé en revisitant des titres emblématiques comme « I Want You Back », ou « ABC », faisant résonner l’âme de la Motown dans l’amphithéâtre. Il ne manquait que Jermaine et Janet Jackson pour que la fratrie soit au complet.

Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : les Jackson restent une légende que le temps n’altère pas. The Jackson Five, devenus The Jacksons, ont signé des tubes indémodables qui ressuscitent toute une époque, celle des années 60/70 et de la Motown, où ils figuraient parmi les groupes les plus importants et les plus influents de la scène internationale.

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Entre stratégie RSE et rayonnement national, Ooredoo renforce son alliance avec le CNOT

Ooredoo Tunisie confirme son engagement aux côtés du sport national en renouvelant, pour la troisième fois consécutive, son partenariat stratégique avec le Comité National Olympique Tunisien (CNOT). Cet accord, qui s’inscrit dans le cadre du programme de responsabilité sociétale « Tounes T3ich », couvrira la période allant jusqu’aux Jeux Olympiques de 2028.

Au-delà d’un simple partenariat de sponsoring, cette alliance illustre le rôle croissant des entreprises privées dans l’accompagnement du mouvement sportif tunisien et dans la valorisation du capital humain national. À travers ce renouvellement, Ooredoo Tunisie entend contribuer à la préparation des athlètes, au développement des talents et au renforcement de la présence tunisienne sur les grandes compétitions internationales.

Dans un contexte où le sport représente un vecteur d’image, d’inclusion et de rayonnement international, le soutien aux athlètes de haut niveau devient un enjeu stratégique pour les institutions sportives comme pour les acteurs économiques. Le partenariat entre l’opérateur télécom et le CNOT s’inscrit ainsi dans une logique d’accompagnement à long terme, couvrant l’ensemble du cycle olympique jusqu’à Los Angeles 2028.

La prochaine période sera particulièrement déterminante pour les sportifs tunisiens. Après les Jeux méditerranéens prévus en Italie, les athlètes entameront une phase intensive de préparation en perspective des grandes échéances internationales, avec pour objectif de défendre les couleurs nationales dans les meilleures conditions.

Pour Eyas Assaf, Directeur général d’Ooredoo Tunisie, cet engagement traduit une conviction : « soutenir le sport, c’est investir dans les femmes et les hommes qui porteront les couleurs de la Tunisie sur les plus grandes scènes internationales ». Le responsable souligne également que le renouvellement de ce partenariat confirme la volonté de l’entreprise d’inscrire son action dans la durée.

De son côté, Mehrez Boussayene, président du Comité National Olympique Tunisien, considère cette collaboration comme un appui essentiel aux missions du CNOT et à la préparation des athlètes face aux prochaines échéances sportives.

À travers cette nouvelle étape, Ooredoo Tunisie consolide ainsi sa stratégie de responsabilité sociétale en faisant du sport un levier de développement et de cohésion. Un positionnement qui illustre la tendance croissante des grandes entreprises tunisiennes à associer leur marque aux enjeux de jeunesse, de performance et de rayonnement national.

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TRIBUNE – Protection sociale 2030 : la Tunisie doit-elle créer une Autorité nationale des retraites ?

Le débat sur l’avenir de notre protection sociale vient de franchir un cap qualitatif décisif. Longtemps cantonné à des arbitrages budgétaires d’urgence et à la recherche effrénée d’équilibres de trésorerie à court terme, le discours officiel commence enfin à ouvrir la voie à une refondation globale. Les récentes orientations consacrées à la réforme de la protection sociale l’attestent : le gouvernement ne parle plus seulement de combler des déficits, mais de transition numérique et de modernisation structurante.

Cette évolution salutaire oblige à rehausser le niveau de nos ambitions collectives. Dans une précédente analyse, nous plaidions pour le décloisonnement et le rapprochement stratégique de nos caisses sociales. Aujourd’hui, alors que les lignes bougent, la question n’est plus « faut-il fusionner ? », mais « que faut-il fusionner ? » et surtout « pour quelle gouvernance à l’horizon 2050 ? ». Car une évidence économique et managériale doit être posée d’emblée : fusionner deux structures en déficit structurel ne crée pas, par simple magie comptable, un système performant et pérenne.

Dépasser l’obsession paramétrique

Depuis des décennies, le débat public tunisien s’épuise dans une querelle d’ajustements paramétriques : faut-il porter l’âge légal de départ à la retraite à 62, 65 ans ou davantage demain ? Faut-il relever le taux des cotisations ou réviser les taux de remplacement ?
Si ces leviers sont nécessaires, ils demeurent profondément insuffisants s’ils sont actionnés en vase clos. La véritable variable clé du système des retraites n’est pas uniquement l’âge théorique de départ, mais le ratio réel entre le nombre de cotisants et le nombre de bénéficiaires. Face à la transition démographique, au vieillissement inéluctable de la population, à la faiblesse de la croissance potentielle et au poids persistant du secteur informel, aucune formule arithmétique ne suffira à elle seule à équilibrer l’équation.
Pour éviter le piège d’un colmatage perpétuel, la Tunisie doit opérer un saut conceptuel et bâtir le « Big Bang » social de la prochaine décennie.

Les cinq piliers d’une nouvelle architecture sociale

Cette refondation ne doit pas être une simple réorganisation administrative, mais une transformation de l’architecture même de nos droits sociaux. Elle pourrait s’articuler autour de cinq piliers indissociables :
1. Un Compte Social Unique adossé à l’Identifiant Social Unique : l’ancrage numérique est le préalable absolu. Chaque citoyen doit disposer d’un espace consolidé et transparent traçant l’ensemble de ses droits (retraite, santé, prestations) tout au long de sa vie.
2. Une Caisse Unifiée des Retraites : en finir avec le cloisonnement étanche et anachronique entre le secteur public (CNRPS) et le secteur privé (CNSS) afin d’harmoniser les règles, d’unifier la gestion et d’optimiser les coûts opérationnels.
3. La Portabilité des droits sociaux : c’est le concept central d’un marché du travail moderne. Dans l’économie du XXIe siècle, un travailleur ne déroule plus toute sa carrière sous un statut unique. Qu’il passe du secteur public au secteur privé, qu’il devienne entrepreneur, indépendant ou travailleur de l’économie numérique, le citoyen ne doit plus risquer la rupture ou la perte de ses droits. Ses droits doivent le suivre, attachés à sa personne et non à son statut du moment.
4. Une flexibilité personnalisée des départs : substituer à la rigidité d’un âge couperet uniforme des mécanismes modulables fondés sur la durée effective de cotisation, la pénibilité réelle et des choix individuels éclairés par la transparence des simulations en temps réel.
5. Une Autorité Nationale des Retraites (ANR) : c’est la clé de voûte institutionnelle. Pour sortir la gestion des retraites des urgences électorales ou des arbitrages budgétaires de court terme, la Tunisie a besoin d’une instance indépendante, dotée d’une gouvernance actuarielle de haut niveau. Chargée du pilotage stratégique à l’horizon 2050, cette Autorité aura pour mission d’anticiper les chocs démographiques, d’orienter les réserves vers des investissements stratégiques nationaux et de garantir l’équité intergénérationnelle.

La gouvernance par la donnée

Cette transformation repose sur une conviction : à l’ère de l’intelligence artificielle et de la modélisation de masse, la protection sociale doit être pilotée par la donnée. L’intégration des technologies décisionnelles et des outils d’analyse actuarielle en temps réel permettra non seulement de détecter les poches d’informel et d’évasion sociale, mais aussi de simuler avec une précision chirurgicale l’impact de chaque politique économique sur les équilibres futurs du système.
La transition numérique vantée par l’exécutif ne doit pas se limiter à la numérisation de formulaires papier. Elle doit devenir le moteur d’une intelligence institutionnelle capable de prédire les risques et d’ajuster les politiques publiques avant que les crises ne se déclarent.

Un choix de souveraineté pour le capital humain

Nous débattons depuis trente ans des caisses sociales comme s’il s’agissait d’un problème purement comptable. C’est une erreur fondamentale. La protection sociale est un investissement stratégique et un pilier de la cohésion nationale.
Les grandes puissances protègent leurs données et leurs infrastructures énergétiques. Les États modernes protègent tout autant leur capital humain. À l’heure de l’intelligence artificielle et de la mondialisation des compétences, la souveraineté d’une nation ne se mesure plus seulement à la fermeté de ses frontières ou au niveau de ses réserves de change, mais aussi à sa capacité à garantir à chacun la portabilité de ses droits sociaux, la transparence de ses retraites et la confiance inébranlable dans le contrat qui unit les générations.
Le véritable Big Bang social de 2030 ne sera pas de fusionner deux institutions vacillantes. Il sera de faire émerger une idée républicaine nouvelle : un seul citoyen, un seul compte social, une seule promesse de justice et de dignité.

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Continuité assurée : Jean‑Gabriel Mollard prend les rênes de SIAL Paris par intérim

À quelques mois de l’édition 2026, Comexposium annonce la nomination de Jean‑Gabriel Mollard, directeur Marketing et Communication, au poste de directeur par intérim de SIAL Paris, afin d’assurer la continuité opérationnelle suite au départ d’Audrey Ashworth.

Il convient de noter qu’après huit années au sein du groupe, dont quatre ans et demi à la tête de SIAL Paris, Audrey Ashworth a choisi de relever un nouveau défi professionnel. Pour garantir la bonne préparation de l’édition 2026, Jean‑Gabriel Mollard prendra la direction par intérim. Sa connaissance approfondie de l’événement, de ses équipes et de l’écosystème SIAL, ainsi que son rôle transversal sur le marketing des 12 salons du réseau, font de lui le candidat naturel pour conduire cette transition.

 » Ces dernières années, j’ai eu la chance de travailler en étroite collaboration avec Audrey Ashworth à la préparation et au développement de SIAL Paris, ce qui me permet d’aborder cette nouvelle responsabilité avec confiance et sérénité, déclare Jean‑Gabriel Mollard. Avec l’ensemble des équipes, pleinement mobilisées, nous poursuivrons la dynamique pour préparer une belle édition 2026 au service de nos exposants, partenaires et visiteurs. »

« À quelques mois de SIAL Paris 2026, nous abordons cette nouvelle étape avec détermination et exigence, souligne Rodolphe Lameyse, CEO de la division Food & Beverage de Comexposium. Je sais pouvoir compter sur l’engagement et l’expertise de Jean‑Gabriel Mollard et de ses équipes pour faire de cette prochaine édition le grand rendez‑vous au service de toute la filière agroalimentaire. Notre cap reste le même : SIAL Paris doit continuer à jouer pleinement son rôle de levier pour accompagner la filière dans ses enjeux de compétitivité, d’export et de transformation. »

Organisé par Comexposium, SIAL Paris est le plus grand salon alimentaire professionnel au monde : 8 000 exposants attendus et 400 000 produits présentés. Tous les deux ans, le salon éclaire les tendances et opportunités du secteur. SIAL Paris fait partie du SIAL Network, qui rassemble 7 000 exposants et 700 000 professionnels au travers de 12 événements internationaux. La prochaine édition se tiendra du 17 au 21 octobre 2026 à Paris Nord Villepinte. www.sialparis.fr

Avec communiqué

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La BIAT pilote un financement syndiqué de 90 MDT au profit de Advans Tunisie

La BIAT annonce la finalisation avec succès d’un financement syndiqué d’un montant global de 90 millions de dinars au profit de Advans Tunisie, acteur majeur de la microfinance en Tunisie. Cette opération, structurée et coordonnée par la BIAT en qualité de chef de file et arrangeur, a permis de réunir un pool bancaire composé des banques partenaires QNB, ATB et Amen Bank.

 

Une convention de prêt syndiqué a été signée entre la BIAT, Advans Tunisie et les banques partenaires lors d’une cérémonie organisée le 22 juillet 2026 à la BIAT. Le prêt syndiqué d’une valeur de 90 millions de dinars ambitionne de soutenir le développement de Advans Tunisie et de renforcer sa capacité à octroyer des microcrédits à une clientèle disposant d’un accès limité aux services bancaires traditionnels. Ce financement témoigne de la confiance des banques participantes dans les perspectives de développement d’Advans Tunisie ainsi que dans la solidité de son modèle économique.

En sa qualité de chef de file et arrangeur de cette opération syndiquée, la BIAT confirme son engagement en faveur de l’inclusion financière et réaffirme sa volonté d’accompagner les institutions qui contribuent activement à une croissance économique inclusive et durable.

Cette opération illustre l’importance de la coopération entre les établissements bancaires pour accompagner durablement le développement de l’entrepreneuriat et témoigne d’une volonté commune de faciliter l’accès au financement pour les entrepreneurs qui en ont le plus besoin.

« Cette opération s’inscrit dans la stratégie de la BIAT visant à promouvoir un accès élargi aux services financiers et à soutenir les initiatives à fort impact social et économique. Nous sommes fiers d’avoir mobilisé ce consortium et coordonné cette opération qui illustre la capacité des banques participantes à conjuguer leurs expertises au service de l’entrepreneuriat, du développement économique et de l’inclusion financière », déclare Elyes Jebir, directeur général de la BIAT, lors de la cérémonie de signature du prêt syndiqué.

À travers cette initiative, la BIAT réaffirme son engagement durable en faveur d’un développement responsable, inclusif et tourné vers l’avenir.

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Coupures d’électricité en Tunisie : plusieurs parquets ouvrent des enquêtes judiciaires en urgence

Selon des informations relayées par plusieurs médias de la place, les parquets de plusieurs tribunaux , notamment ceux de Tunis, Tunis 2, Nabeul, Sfax, Bizerte et d’autres, ont autorisé l’ouverture d’enquêtes judiciaires en urgence concernant les circonstances des coupures de courant électrique survenues dans plusieurs régions du pays, pour des durées prolongées et, dans certains cas, sans préavis.

Ces parquets ont également ordonné l’audition des responsables concernés et la prise des mesures nécessaires, à la lumière des responsabilités qui seront établies à l’issue de ces enquêtes.

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Immobilier tunisien : Hechmi Miliani démonte le mythe de 800 000 logements invendus

Dans un entretien exclusif à L’Economiste maghrébin, le président des promoteurs immobiliers de Sousse, Hechmi Miliani, dégonfle le chiffre symbolique des 800 000 logements invendus et dresse un tableau noir du secteur : coûts de construction triplés, crédits bancaires à 19 milliards de dinars, et un marché qui étouffe la classe moyenne.

Le président de la Chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers de Sousse, Hechmi Miliani, conteste fermement le chiffre de 800 000 logements invendus souvent attribué à l’INS et avance une lecture plus nuancée du marché immobilier tunisien, qu’il décrit comme un secteur stratégique sous forte pression financière.

Selon lui, l’immobilier représente 800 000 emplois répartis sur 300 métiers, ce qui en fait un moteur économique majeur. Les données de la Banque centrale montrent qu’en 2022, l’encours des crédits accordés aux promoteurs immobiliers atteignait 6,5 milliards de dinars, tandis que les crédits immobiliers des ménages s’élevaient à 12,5 milliards de dinars, soit un total de 19 milliards de dinars, un montant proche du budget de l’État tunisien de 2010 (17 milliards de dinars).

Miliani affirme que les promoteurs ne peuvent pas détenir plus de 5 000 logements invendus, leur production annuelle ne dépassant pas 30 000 logements. La profession compte 3 372 promoteurs agréés, mais seulement 700 sont réellement actifs, soit environ 25 %. Le coût minimal d’un projet immobilier est désormais estimé entre 6 et 7 millions de dinars.

Les données de la Banque centrale montrent qu’en 2022, l’encours des crédits accordés aux promoteurs immobiliers atteignait 6,5 milliards de dinars, tandis que les crédits immobiliers des ménages s’élevaient à 12,5 milliards de dinars, soit un total de 19 milliards de dinars, un montant proche du budget de l’État tunisien de 2010 (17 milliards de dinars).

La hausse des prix est attribuée à l’explosion des coûts de construction. Un appartement S2 vendu 150 000 dinars en 2010 coûte aujourd’hui au moins 350 000 dinars. L’euro est passé de 2 dinars à 3,3 dinars, le prix du cuivre a augmenté de 30 %, et le prix du fer, produit localement, aurait été multiplié par huit (6 dinars contre 36 dinars). Au total, les coûts de construction auraient été multipliés par trois depuis 2010.

Le responsable du secteur établit également un lien entre crise du logement et recul de la nuptialité : 120 000 mariages ont été célébrés en 2022, un chiffre qui aurait chuté de moitié en 2025. Il impute une partie de cette évolution à l’instauration en 2018 d’une TVA de 19 % sur le logement.

Le programme public « Premier Logement » est qualifié d’échec. Un crédit de 200 000 dinars revient, une fois remboursé, à environ 484 000 dinars, avec une mensualité proche de 1 950 dinars, nécessitant un revenu de couple d’environ 4 800 dinars, alors que la classe moyenne gagne plutôt entre 1 500 et 2 500 dinars. Sur les 200 millions de dinars mobilisés par l’État en 2018, seuls 2 000 appartements ont été vendus, et environ 120 millions de dinars ont été reversés au Trésor faute de ménages solvables.

Les promoteurs estiment pouvoir produire 30 000 logements par an dans ce cadre, soit 90 000 en trois ans, si le dispositif était ouvert au privé. Ils plaident pour un crédit bonifié à 3-5 %, accordé une seule fois dans la vie et financé par le FOPROLOS, avec un plafond relevé de 200 000 à 400 000 dinars afin d’élargir l’accès à la propriété à une plus grande partie de la classe moyenne.

Concernant le FOPROLOS, alimenté par une cotisation patronale de 1 %, Miliani indique qu’il génère 380 millions de dinars par an, mais que seulement 40 à 50 millions sont effectivement consacrés au logement social.

La principale proposition du secteur privé repose sur la location-vente. L’objectif public de 1 000 logements par an est jugé très insuffisant face à une demande estimée à 200 000 dossiers. Les promoteurs estiment pouvoir produire 30 000 logements par an dans ce cadre, soit 90 000 en trois ans, si le dispositif était ouvert au privé. Ils plaident enfin pour un crédit bonifié à 3-5 %, accordé une seule fois dans la vie et financé par le FOPROLOS, avec un plafond relevé de 200 000 à 400 000 dinars afin d’élargir l’accès à la propriété à une plus grande partie de la classe moyenne.

L’intégralité de cet entretien est à trouver dans le prochaine numéro de L’Economiste maghrébin (N°950 du 29 juillet 2026).

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Maher Ketari : « La solution passe par les centrales photovoltaïques »

Les coupures d’électricité, devenues le calvaire quotidien des citoyens, semblent être la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Que peut faire l’Assemblée des représentants du peuple ? A-t-elle les coudées franches pour agir, ou la responsabilité incombe-t-elle principalement à l’exécutif ? Existe-t-il des solutions miracles ?

Comme tout citoyen, chacun a le droit d’être en colère : nous n’avons jamais connu de coupures d’une telle ampleur. Des interruptions de 5, 6 ou 7 heures sont considérables et peuvent provoquer de graves dommages. Sur le plan humain, elles posent des problèmes majeurs pour les malades et les hôpitaux. Sur le plan économique, l’industrie en souffre non seulement les grandes entreprises, mais aussi les petites et très petites entreprises fortement affectées.

Nous avons interrogé Maher Ketari, président de la commission des Finances à l’ARP, dans les locaux de L’Economiste Maghrébin. Il dresse un bilan précis et annonce les suites : « Nous avons officiellement demandé l’audition du ministre de l’Industrie. J’espère qu’elle se tiendra d’ici la fin de la semaine ou au début de la suivante. Ce sera l’occasion pour chacun de présenter ses doléances, poser ses questions et exposer ses propositions par l’intermédiaire du député qui le représente. »

En tant que député et président de la Commission des Finances à l’ARP,  Maher Ketari, avec ses collègues, recueille toutes les doléances des citoyens pour les transmettre au ministre de l’Industrie, des mines et de l’énergie,  en espérant obtenir des réponses convaincantes pour les citoyens. « Il y a un véritable déficit de communication en cette période, précise-t-il. J’aurais souhaité la tenue d’un point de presse hebdomadaire, que ce soit avec le PDG de la STEG, le ministre ou la cheffe du gouvernement. »

C’est pour cette raison qu’une séance plénière sera organisée. L’objectif : obtenir des réponses claires sur l’état actuel du système électrique, sur la stratégie énergétique nationale et sur les mesures prévues pour éviter la répétition des coupures, chaque été et au fil des saisons.

Quant aux solutions à court terme, Maher Ketari se veut réaliste : « Honnêtement, il n’y a pas de solution miracle. Nous sommes en situation de surconsommation. Car, le réseau ne peut produire autant d’électricité que nécessaire, d’où les coupures. La situation a été aggravée par le black-out en Algérie. En effet, lorsque la Tunisie connaissait une surconsommation, l’Algérie nous aidait souvent à combler le déficit. Cette année, elle n’a pas pu le faire, car elle-même faisait face à des problèmes de surconsommation. »

Il conclut sur une perspective à moyen terme : « La solution passe, selon moi, par les centrales photovoltaïques. Si nous parvenons à mettre en service deux ou trois parcs représentant 200 à 300 mégawatts cette année, ce serait déjà une avancée importante. »

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Orientation universitaire 2026 : la Tunisie modernise ses licences pour coller aux besoins du marché du travail

Le ministère de l’Enseignement supérieur annonce une refonte inédite des licences nationales, avec 1 191 nouvelles offres de formation validées avant la rentrée universitaire.

À l’approche de la rentrée universitaire, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a achevé une révision globale de 1115 parcours de licence nationale. Ces parcours n’avaient connu aucune actualisation depuis 2019. Au total, 1 191 offres de formation ont été validées dans le secteur public afin d’accueillir les bacheliers admis à l’examen du baccalauréat.

Cette réforme vise à améliorer la qualité de la formation universitaire et à renforcer l’employabilité des diplômés tunisiens. L’annonce a été faite par Mounir Ayadi, directeur général du renouveau universitaire au ministère de l’Enseignement supérieur, dans une déclaration aux médias. Elle intervient en marge de l’ouverture des Journées médiatiques nationales de l’orientation universitaire, organisées à la Cité des sciences, au moment précis où débute la saison de l’orientation universitaire pour les nouveaux bacheliers.

1 904 offres de formation examinées, 1 191 validées

Le ministère a reçu 1 904 offres de formation émanant d’établissements d’enseignement supérieur publics et privés, dont 576 issues du secteur privé. Après évaluation, 1 191 offres ont été validées dans le secteur public. Parmi elles, 53 % correspondent à la refonte de parcours de licence existants selon de nouvelles approches pédagogiques. Tandis que 47 % constituent des offres de formation entièrement nouvelles, conçues pour répondre aux métiers émergents et aux besoins de l’économie numérique.

La révision des parcours de licence a touché un large éventail de disciplines : sciences exactes et technologie, sciences de gestion et sciences économiques, domaine paramédical, arts et arts plastiques, sciences sociales, histoire et géographie. Cette diversification traduit la volonté du ministère d’adapter l’offre universitaire tunisienne aux transformations économiques et technologiques du pays.

Le Guide national des métiers et des compétences au cœur de la réforme

La conception des nouveaux programmes universitaires s’appuie sur le Guide national de référence des métiers et des compétences, un outil qui identifie les besoins réels du marché du travail tunisien. Des institutions économiques et sociales ont été associées à l’élaboration des offres de formation, avec pour objectif de réduire l’écart entre l’université et son environnement économique, et d’améliorer l’insertion professionnelle des futurs diplômés.

En parallèle de la révision des filières universitaires, le ministère développe les compétences transversales des étudiants à travers le projet Savoir Agir. Ce programme met l’accent sur la maîtrise des langues étrangères, en particulier l’anglais et le français, ainsi que sur des compétences comportementales de plus en plus recherchées sur le marché de l’emploi, comme la communication, le travail en équipe, la persuasion et le marketing personnel. Cette réforme des licences universitaires s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation de l’enseignement supérieur en Tunisie, engagée en parallèle des Journées nationales de l’information et de l’orientation universitaire destinées aux bacheliers.

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Les pharmaciens alertent : les coupures de courant menacent les médicaments

Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie a adressé une correspondance officielle au président-directeur général de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), afin de tirer la sonnette d’alarme sur les conséquences des coupures non annoncées d’électricité sur la conservation des médicaments et la santé publique.

Dans un communiqué publié mercredi, l’instance représentative des pharmaciens a expliqué que cette démarche intervient face à l’impact des interruptions répétées du courant sur le fonctionnement normal des différentes activités du secteur pharmaceutique. Ces perturbations pourraient, selon le Conseil, entraîner des répercussions directes sur la sécurité des patients, notamment en affectant les conditions de stockage et de conservation de certains traitements nécessitant une chaîne du froid.

Face à cette situation, le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens a proposé l’organisation d’une réunion urgente avec les services de la STEG afin d’examiner des solutions immédiates permettant de limiter les effets de ces coupures, mais également d’élaborer un dispositif préventif à plus long terme pour anticiper les risques et garantir la continuité des services pharmaceutiques dans les meilleures conditions.

L’instance a par ailleurs appelé l’ensemble des pharmaciens à renforcer leur mobilisation durant cette période exceptionnelle, afin d’assurer la prise en charge des patients et de préserver la santé des citoyens. Elle a salué leur engagement constant et leur sens des responsabilités professionnelles, malgré les contraintes auxquelles ils sont confrontés

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AG du CNOT : Boussayene appelle à une nouvelle gouvernance sportive en Tunisie

Le Comité national olympique tunisien (CNOT) a tenu, mardi 21 juillet 2026, son Assemblée générale ordinaire annuelle sous la présidence de Mehrez Boussayene, président du CNOT et membre du Comité International Olympique (CIO).

Cette réunion a rassemblé les membres du Bureau exécutif, les présidents et représentants des fédérations sportives nationales, ainsi que plusieurs représentants des médias. Elle a constitué l’occasion de dresser le bilan de l’exercice écoulé et de présenter les grandes orientations stratégiques qui guideront l’action du Comité au cours des prochaines années.

Une gouvernance tournée vers le leadership

Dans son allocution, Mehrez Boussayene a insisté sur la nécessité de transformer les modes de gouvernance du sport tunisien. Selon lui, la réussite d’une institution ne peut plus être évaluée uniquement à travers les résultats sportifs, mais également par sa capacité à construire une vision durable, à renforcer ses structures et à anticiper les défis futurs.

 

« Il est temps que la gouvernance sportive évolue d’une fonction d’administration vers une fonction de leadership. L’administration gère le quotidien et apporte des réponses immédiates, tandis que le leadership construit l’avenir et porte une vision à long terme ».

Le président du CNOT a réaffirmé l’engagement du Comité à poursuivre la mise en œuvre de son plan stratégique 2025-2028, notamment à travers le développement des compétences, le soutien à la jeunesse et le renforcement de la coopération avec le Comité International Olympique et la Solidarité Olympique.

 

Les principales décisions et annonces

La planification stratégique devient un critère de soutien : le CNOT a proclamé 2026 « Année de la planification stratégique ». À ce titre, l’ensemble des fédérations sportives est appelé à élaborer un plan stratégique pluriannuel définissant sa vision, ses objectifs et ses priorités. Désormais, l’attribution des soutiens financiers et logistiques accordés par le CNOT sera conditionnée à la qualité, à la pertinence et à la rigueur de ces plans.

Une forte mobilisation pour les Jeux Méditerranéens de Tarente : le Comité poursuit activement les préparatifs de la participation tunisienne aux prochains Jeux Méditerranéens de Tarente, en Italie. La délégation nationale devrait compter près de 184 athlètes engagés dans 26 disciplines sportives. Le CNOT, en coordination avec les fédérations concernées, œuvre à garantir les meilleures conditions de préparation et d’encadrement des sportifs.

Lancement du projet national « École Olympique » : le CNOT a annoncé le lancement du projet « École Olympique », développé en partenariat avec le ministère de l’Éducation et le ministère de la Jeunesse et des Sports. Ce programme vise à détecter les jeunes talents dès le milieu scolaire tout en diffusant les valeurs de l’olympisme auprès des élèves. Il bénéficie d’un financement de trois millions d’euros accordé par l’Agence Française de Développement (AFD).

Une nouvelle ambition pour accueillir les Jeux Méditerranéens : rappelant que la Tunisie a accueilli les Jeux Méditerranéens en 1967 et en 2001, Mehrez Boussayene a plaidé en faveur d’une réflexion nationale sur une nouvelle candidature du pays à l’organisation d’une future édition.

Il a souligné qu’un tel projet dépasserait le seul cadre sportif et constituerait un véritable levier de développement économique, d’attractivité, d’investissement et de modernisation des infrastructures.

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Bien communiquer… ou périr

Pendant plus d’une semaine, notre pays a vécu, une tension inédite, provoquée par un tsunami de fake-news, certainement dirigées par des plateformes situées à l’étranger, tournant autour de la santé du Président de la République. Elles ont donné lieu aux rumeurs les plus folles, allant jusqu’à prétendre qu’il y avait une vacance du pouvoir.

Les gens avertis et surtout les professionnels des médias tunisiens, ont dès le déclenchement de la vague d’intox, compris, qu’il s’agissait d’une campagne d’intox, visant à déstabiliser le pouvoir politique. Sauf que du côté des instances officielles, on a gardé un silence absolu. Même les porte-paroles auto-proclamés se sont subitement tus, rompant avec leurs bavardages quotidiens sur les chaînes tv et radios. Ce qui a eu pour conséquence de considérer ce silence comme une preuve de la crédibilité des informations qui circulaient. Était-ce une nouvelle stratégie de communication du côté du gouvernement, qui consisterait à laisser monter la tension politico-médiatique, avant qu’une apparition, même furtive, du président de la République ne vienne mettre fin à toutes ces rumeurs insensées et tournerait en ridicule l’adversaire invisible ?

Certaines voix dans l’opposition ont crié au piège même pour décrédibiliser l’opposition. Ou alors une faute de communication institutionnelle, dont on ne connait pas le responsable du côté du gouvernement ?

 

Aucune explication convaincante n’est venue répondre à cette question. Et ce, d’autant plus que ni la présidence ni le premier ministère n’ont de porte-parole officiel, ce qui est un choix politique. On ne peut donc que se perdre en conjectures, face à cette situation.

 

Aucune explication convaincante n’est venue répondre à cette question. Et ce, d’autant plus que ni la présidence ni le premier ministère n’ont de porte-parole officiel, ce qui est un choix politique. On ne peut donc que se perdre en conjectures, face à cette situation.

« Intoxiquez, intoxiquez … Il en restera toujours quelque chose ! »

La formule est de Goebbels, chef de la propagande nazie, à propos du mensonge. Formule, qu’on peut utiliser pour décrire la guerre d’intox actuellement en cours, utilisée particulièrement par l’opposition islamiste et qui consiste, à fabriquer un gros mensonge et se livrer à un vrai matraquage de l’opinion, via des réseaux sociaux, pour le faire passer pour une vérité absolue.

Cette fois-ci, bien que des dirigeants nahdhaouis établis à l’étranger se soient saisis de « cette aubaine » pour mener leur campagne contre le pouvoir et particulièrement contre le président de la République, l’intox a été fabriquée en Italie, un pays voisin, par une obscure officine. Celle-ci a commencé tout d’un coup à s’intéresser à notre sort, nous pauvres citoyens tunisiens. Elle propose même des candidats à la succession à la tête de l’Etat. C’est tellement invraisemblable, mais c’est pourtant vrai.

Les choses auraient pu en rester là, car qui en Italie ou ailleurs croirait à cette feuille de choux ? Sauf que cette information en quelques minutes devint virale, et circula à une vitesse incroyable, reprise systématiquement, par des pseudo-politiciens, pseudo-journalistes, et s’imposa comme vérité absolue, alors qu’il ne s’agit que d’une pure intox.

 

Si l’on a atteint ce stade, c’est parce que le système de communication du gouvernement est totalement dépassé et est devenu inadéquat. A tel point qu’un pur mensonge, qu’on aurait pu tuer dans l’œuf, est devenu une réalité politique.

 

A notre avis, si l’on a atteint ce stade, c’est parce que le système de communication du gouvernement est totalement dépassé et est devenu inadéquat. A tel point qu’un pur mensonge, qu’on aurait pu tuer dans l’œuf, est devenu une réalité politique.

On a eu déjà affaire au même genre d’intox, à propos d’un pseudo accord militaire avec notre voisin de l’Ouest. Intox qui avait valu une sortie médiatique du Président de la République de ce pays, car c’étaient de suspectes pages Facebook qui avaient été à l’origine et que certains médias français mal intentionnés avaient repris. Cela sentait à plein nez une manipulation de services, pour nuire aux relations entre nos deux pays. A Tunis on y a opposé le silence des institutions officielles concernées. Comme cette fois-ci.

L’absence de communication sur la santé du président de la République n’est pas, à notre avis, la cause principale. Car durant de décennies, pour les différents présidents de la République tunisienne, la non communication sur la santé physique ou mentale du premier magistrat, était toujours la règle. Rappelons-nous la maladie de Bourguiba et son long séjour en Suisse au début des années soixante-dix, que le secret a longtemps enveloppé ! Même qu’un grand psychiatre suisse, qui avait écrit un célèbre bouquin, appelé « Ces malades qui nous gouvernent », avait cité Bourguiba comme patient, qu’il avait classé dans la catégorie des « maniaco-dépressifs ». L’on ne sait toujours rien à ce propos.

Rappelons aussi le cancer de la prostate de Zine Al-Abidine Ben Ali, qui a été un sujet tabou, à tel point qu’un ministre et une ambassadrice avaient été limogés pour avoir laissé passer des fuites ! Rappelons-nous le cas de Béji Caïd Essebsi et son hospitalisation à l’hôpital militaire, qui avait provoqué une tentative de putsch, conduit par Ennahda et Y. El Chahed, avant que la situation ne soit retournée par la vigilance de Mohammed El Naceur, alors président de l’assemblée nationale. Le cas Moncef Marzougui, lui-même qui avait caché son hospitalisation pour des raisons de santé mentale, lorsqu’il était dans l’opposition, à l’époque de Ben Ali. Bref, la maladie des hommes politiques a toujours été un tabou, comme celle d’un dirigeant d’un parti atteint d’Alzheimer, nommé ministre, et même successeur provisoire du premier ministre, alors que tout le monde savait qu’il était gravement atteint.

 

Bref, la maladie des hommes politiques a toujours été un tabou, comme celle d’un dirigeant d’un parti atteint d’Alzheimer, nommé ministre, et même successeur provisoire du premier ministre, alors que tout le monde savait qu’il était gravement atteint.

 

Ce qui pousse à dire que la maladie d’un homme politique en Tunisie est un sujet tellement tabou, qu’on finit par ne jamais y croire. Sauf que cette fois-ci on ne s’est pas contenté d’évoquer la maladie, mais on a fabriqué un scénario virtuel, validé par un chiffon rital, derrière lequel se cache une nébuleuse para-mafieuse, et qui a réussi son coup de déstabiliser l’establishment politique tunisien. Avant que l’apparition du Président de la République lors d’une visite « surprise » au siège de la SONEDE, ne mette fin à ce lugubre présage.

Mais malgré tout, les effets pervers des opérations d’intox de cette ampleur, ne se révèlent que longtemps après. Car pour l’intox, il en restera toujours quelque chose, exactement comme pour un empoisonnement.

L’opposition islamiste décrédibilisée

En surfant sur les réseaux sociaux, on peut s’apercevoir que les pages et autres médias liés aux islamistes d’Ennahdha, se sont livrés à corps perdus dans la bataille médiatique. Car ils auraient fini vraisemblablement par prendre cette intox, délivrée par l’officine italienne, pour une information confirmée. Ce qui en dit long sur la qualité de leurs dirigeants, notamment en exil, où le fantasme de voir se reproduire un second 14 janvier, est devenu une obsession absolue. Ils se sont jetés donc à corps perdu dans cette bataille virtuelle, croyant leur heure arrivée. Cela ne semble pas le cas des autres oppositions notamment destourienne, qui ne confondent pas discours politique et discours d’intox.

 

Il en découle que les islamistes d’Ennahdha semblent avoir reçu une baffe monumentale, lorsque Kaïes Saïed, en chair et en os, a déambulé du côté de la Manouba et de Kalaat el Andalous. Une douche froide semble avoir noyé les supporters de l’islamisme.

 

Il en découle que les islamistes d’Ennahdha semblent avoir reçu une baffe monumentale, lorsque Kaïes Saïed, en chair et en os, a déambulé du côté de la Manouba et de Kalaat el Andalous. Une douche froide semble avoir noyé les supporters de l’islamisme.

Ainsi la guerre médiatique menée à force d’intox s’est retournée contre ses auteurs. L’épisode de la prison de Messadine qui serait partie en fumée, tuant les prisonniers et qui a fait plutôt des dégâts du côté des familles des détenus, n’est qu’une tentative de provoquer l’anarchie, comme au 14 Janvier 2011. La réaction des autorités a été plus sévère, puisque des dizaines d’internautes ont, selon certaines sources, été interpelés et risquent de lourdes peines.

Cet épisode de la guerre politico-médiatique entre le pouvoir et ses détracteurs s’est déroulé sur fond d’une autre crise plus sérieuse, celle du « délestage » électrique de la STEG. Toutes les régions, villes, villages, quartiers, tous les citoyens, riches ou pauvres, vieux ou jeunes, hommes ou femmes ont subit démocratiquement et dans un sens égalitaire, les conséquences parfois très graves, des coupures de courant. Plusieurs facteurs expliquent cette incapacité de la société nationale à assurer la sécurité énergétique. Et ce, à un moment où les grands changements climatiques ont provoqué une élévation exceptionnelle de la température.

 

La Tunisie a mal d’abord dans sa communication institutionnelle ! Depuis toujours ! Commençons par là avant de disserter sur la liberté d’expression. Car un Etat qui communique mal est un Etat qui ne pourra plus jamais gérer les grands moments de crise.

 

Cette fois, cette situation qu’on peut qualifier de catastrophe naturelle, a aussi fait l’objet de manipulations politico-médiatiques visant à prouver l’incapacité du gouvernement à gérer une situation que tout le monde prévoyait. Tout le monde veut la tête du PDG et des responsables, comme si couper des têtes peut résoudre le problème. Mais n’avons-nous pas tous besoin de bouc émissaire ?

Encore une fois l’absence d’une vraie communication professionnelle dans cette entreprise qui était le fleuron de notre industrie, est patent. Cela ne fait que confirmer que le problème numéro un de l’Etat tunisien est son incapacité à communiquer et sa tendance à la rétention de l’information comme première règle qui régit tous les échelons de la bureaucratie.

La Tunisie a mal d’abord dans sa communication institutionnelle ! Depuis toujours ! Commençons par là avant de disserter sur la liberté d’expression. Car un Etat qui communique mal est un Etat qui ne pourra plus jamais gérer les grands moments de crise.

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Coupures électriques de 10h à 16h : voici les régions concernées aujourd’hui !

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé la mise en place de coupures électriques tournantes ce mercredi, entre 10h00 et 16h00, sur plusieurs zones réparties à travers différentes régions du pays. Ces interruptions seront effectuées par intermittence, selon un programme de délestage visant à préserver l’équilibre du réseau électrique national.

Dans un communiqué publié sur sa page officielle, la STEG a précisé que le rétablissement du courant pourrait intervenir sans préavis, en fonction de l’évolution de la situation sur le réseau. L’entreprise a expliqué que cette mesure exceptionnelle intervient dans le cadre de la préservation de la sécurité et de la continuité du système électrique, appelant ses clients à prendre les précautions nécessaires afin de limiter les impacts liés à ces coupures électriques.

La société a également publié une liste des zones concernées, réparties selon les régions géographiques. Tout en soulignant que cette liste n’est pas définitive et pourrait être élargie à d’autres localités en fonction des besoins du réseau.

Les régions concernées par les coupures

Centre du pays

Les interruptions concernent notamment plusieurs délégations et localités des gouvernorats de Sousse, Monastir, Mahdia et Kairouan, parmi lesquelles :

Bembla, Regueb, M’saken, Bouhajla, Bouhjar, Aïn Jeloula, Zaouiet Sousse, Nasrallah, Sahline, Menzel El Mahiri, Menzel Kamel, Moknine, Ouled Achour, El S’hilat, Chebba, Sbikha, Bekalta, El Ala, Cherban, Enfidha, Rejiche, Hergla, Souassi, Bouficha, Karkar, zone industrielle d’Enfidha, Sidi Bou Ali, Hammam Sousse, Kalaâ Kebira, Akouda, Riadh, Khzema, cité universitaire de Kalaâ Sghira, Sahloul 3, Ksar Lemsa, Ouled Chamekh, Jemmal, zone industrielle d’El Jem, Ksar Hellal, Bennane, Sayada, Touza, Feriana (Monastir), Chetouane, Kairouan ville, Omrane (Monastir), Zaouiet Kountach, Chott Meriem, Boumerdes et cité Ettamir (Sousse).

Grand Tunis

Dans le Grand Tunis, plusieurs quartiers et communes sont concernés, notamment :

Les Menzah, El Manar, Aïn Zaghouan, Jardins de Carthage, Le Bardo, Le Kram, La Goulette, Tebourba, La Manouba, Sidi Thabet et Borj Touil.

Nord-Ouest

Les coupures toucheront également plusieurs zones du Nord-Ouest, dont :

Nefza et Chetata, Errouhia, Makthar, Bou Salem, Ghardimaou, Teboursouk, Nebeur, Jerissa, Dahmani, Bouarada.

Gouvernorat de Sfax

Les localités concernées comprennent notamment :

Mahres, El Ghraiba, Skhira, Bir Ali Ben Khalifa, Agareb, El Amra, Tina, Sfax Ouest, Sakiet Ezzit, Sakiet Eddaïer, Chebba et Melloulech.

Nord du pays : Bizerte, Zaghouan et Cap Bon

Dans le Nord et le Cap Bon, les zones concernées incluent :

Gouvernorat de Bizerte : Menzel Abderrahmane, El Alia, Louata, Ezzouaouine, Aousja, Ras Jebel, Ghar El Melh, Utique, Ghazala, Menzel Bourguiba, Sejnane, El Khetemine, Ghar El Melh, Mateur et Tinja.

Gouvernorat de Zaghouan : Zriba, Jebel Oust, El Fahs, Bir Mcherga, Ennadhour, Zaghouan ville, Saouaf.

Gouvernorat de Nabeul : Aïn Kmiçha, Korba, Dar Chaâbane, Béni Khiar, Maâmoura, Grombalia, Haouaria, Kélibia, Hammam Ghezaz, Hammamet, Menzel Bouzelfa, Menzel Tmime, Soliman et Takelsa.

Sud-Ouest

Plusieurs localités des gouvernorats de Kasserine, Gafsa, Tozeur et Sidi Bouzid sont également concernées, notamment :

Sbeïtla, Thala, Aïn El Karma, El Ayoun, Sidi Aïch, Essabala, Oum El Adham, Foussana, Majel Bel Abbès, Hassi El Ferid, Gafsa Nord, Sidi Ali Ben Aoun, Nefta, Deguech, Ouled Haffouz, El Hamma, El Guettar et d’autres zones avoisinantes.

Sud tunisien

Les interruptions toucheront plusieurs zones des gouvernorats de Médenine, Tataouine, Kébili et Gabès, parmi lesquelles :

Médenine, Zarzis, Ben Guerdane, Tataouine, Djerba, Gabès, ainsi que plusieurs quartiers et localités : route de Tataouine, route de Gabès, cité Ennour, Beni Khedache, Sidi Makhlouf, Chrayha, Zarzis, Ramada, Ghomrassen, Dhehiba, Jnen, Jemna, Douz, El Faouar, Noueil, Midoun, Houmt Souk, Guellala, Ajim, Aghir, Sedouikech, Bouchma, Ghannouch, Oudhref, Matouia et Menzel Habib.

Face à ces perturbations, la STEG recommande aux citoyens et aux entreprises concernées de prendre les dispositions nécessaires pour protéger leurs équipements électriques, notamment les appareils sensibles, et de suivre régulièrement les mises à jour communiquées par l’entreprise.

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Les risques liés à la sécurité énergétique inquiètent l’AIE

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, a lancé, mardi 21 juillet, un nouvel avertissement aux marchés mondiaux de l’énergie, soulignant que l’escalade des conflits au Moyen-Orient accroît considérablement l’incertitude quant à la sécurité de l’approvisionnement énergétique. Et ce, malgré le fait que les marchés pétroliers disposent actuellement encore d’importantes « soupapes de sécurité ».

Le directeur de l’AIE souligne que les événements affectant le détroit d’Ormuz et les menaces pesant sur le passage de Bab el-Mandeb renforcent les craintes de nouvelles perturbations des flux mondiaux de pétrole et de GNL, car il s’agit de deux des routes de transport d’énergie maritime les plus importantes au niveau international.

M. Birol note que, malgré les tensions, le marché du pétrole brut continue de s’appuyer sur un certain nombre de facteurs qui limitent les effets de la crise. Les exportations accrues des pays du Golfe, principalement d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, jouent un rôle décisif. Ces pays continuent d’acheminer d’importantes quantités de pétrole vers les marchés internationaux par des voies alternatives, mais aussi par les quantités qui continuent de transiter par le détroit d’Ormuz…

Dans le même temps, l’augmentation des exportations d’autres pays producteurs de pétrole, tels que les États-Unis, le Brésil, le Venezuela et le Kazakhstan, a compensé une partie des pertes du golfe Persique.

Du côté de la demande, l’AIE souligne que la Chine, qui a réduit ses importations de pétrole brut de près de 50 % par rapport aux niveaux d’avant-guerre, a également contribué de manière significative à la stabilisation du marché.

Les réserves stratégiques continuent de soutenir le marché

Fatih Birol fait également une référence particulière au rôle des réserves stratégiques. Comme il le souligne, depuis la décision commune de l’AIE du 11 mars de libérer jusqu’à 400 millions de barils sur le marché, les États membres en ont déjà libéré environ 290 millions. Tandis que les sorties de capitaux correspondantes se poursuivent.

Dans le même temps, les pays de l’Organisation disposent encore d’importantes réserves de sécurité, dont plus d’un milliard de barils de réserves stratégiques d’État, qui peuvent être utilisées en cas de besoin.

Malgré les mesures de sécurité, le directeur de l’AIE souligne qu’« il n’y a pas lieu de relâcher la vigilance » en matière de sécurité énergétique. Les stocks commerciaux de pétrole continuent de diminuer. Alors que les opérations de raffinage et la production de carburant n’ont pas augmenté au même rythme que les livraisons de pétrole brut. Il en résulte que les marchés des produits raffinés, tels que le diesel et l’essence, sont nettement plus tendus que celui du pétrole brut. Ce qui maintient à un niveau élevé les risques de nouvelles hausses des prix des carburants.

GNL : un risque accru pour l’Europe

L’AIE relève également des défis similaires sur le marché du gaz naturel. M. Birol précise encore que l’augmentation des exportations de GNL en provenance des États-Unis et du Canada a compensé environ 70 % des pertes causées par la réduction des flux à travers le détroit d’Ormuz.

Toutefois, elle prévient que tout retard supplémentaire dans le rétablissement complet des exportations de GNL en provenance des pays du Golfe maintiendra le marché dans un contexte tendu pendant une période prolongée.

Cette évolution concerne directement l’Europe, qui se trouve dans une période critique de reconstitution de ses réserves de gaz naturel en prévision de l’hiver prochain. La concurrence accrue pour les cargaisons de GNL étant susceptible d’entraîner une hausse des prix et une plus grande volatilité.

La solution passe par Ormuz

Le directeur général de l’AIE estime que le retour à la normale sur les marchés de l’énergie nécessite la conclusion d’un accord garantissant la réouverture complète et inconditionnelle du détroit d’Ormuz. Seule la restauration de la libre navigation dans ce passage maritime particulier peut empêcher une nouvelle détérioration de la sécurité énergétique mondiale, à un moment où les marchés du pétrole, du gaz naturel et des carburants restent particulièrement vulnérables aux développements géopolitiques.

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L’Office des céréales appelle à sécuriser les stocks de la récolte 2026

L’Office des céréales a appelé, mardi, l’ensemble des collecteurs de céréales à prendre toutes les mesures préventives nécessaires afin de préserver les quantités collectées au titre de la campagne et de la récolte céréalière 2026. Et ce, en prévision d’une dégradation des conditions météorologiques dans plusieurs régions du pays.

Dans un communiqué urgent, l’Office indique que, selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), des cellules orageuses accompagnées de pluies, localement abondantes, devraient affecter les régions du Nord et du Centre à partir de l’après-midi du mardi 21 juillet 2026. Elles pourraient menacer la récolte 2026.

Face à ces prévisions, l’établissement public exhorte les collecteurs à sécuriser les stocks entreposés dans les centres de collecte placés sous leur responsabilité. Il insiste notamment sur la nécessité d’utiliser des bâches de protection afin de préserver les céréales stockées ou en cours de transport et de limiter les éventuels dégâts causés par les intempéries.

L’Office des céréales appelle également l’ensemble des intervenants de la filière à faire preuve de la plus grande vigilance et à intervenir rapidement en cas de besoin afin d’assurer la préservation des quantités collectées.

Il rappelle enfin que la protection de la récolte céréalière constitue une responsabilité nationale qui requiert la mobilisation et la coordination de l’ensemble des acteurs concernés.

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IA dans l’industrie : Hichem Elloumi appelle à en professionnaliser l’usage

Le président du groupe Coficab et vice-président de l’UTICA, Hichem Elloumi, a plaidé pour un encadrement strict de l’intelligence artificielle en entreprise et a appelé les compétences tunisiennes de la diaspora à s’investir dans l’industrialisation du pays.

Hichem Elloumi s’exprimait lors de la conférence plénière « Éducation, compétences et transformation des métiers : comment réussir le virage IA ? », organisée dans le cadre du Tunisia Global Forum « Bâtir l’avenir à l’ère de l’IA », qui s’est tenu à Tunis le 21 juillet.

Intervenant avec un regard d’industriel aux côtés d’experts et de chercheurs, Hichem Elloumi a d’abord rappelé le poids du secteur qu’il représente : l’industrie tunisienne exporte environ 20 milliards d’euros, essentiellement vers l’Union européenne, dont la moitié provient de l’industrie mécanique et électrique, avec des composants destinés notamment à l’automobile, à l’aérospatiale et à l’électronique.

L’intervenant est également revenu sur l’estimation, avancée plus tôt dans la conférence, selon laquelle 10 % des entreprises tunisiennes utiliseraient l’intelligence artificielle. Il estime que ce taux est probablement plus élevé, en particulier dans le tissu industriel à forte valeur ajoutée. Il a cité l’exemple de son propre groupe, Coficab, qui recourt à l’intelligence artificielle et au machine learning pour optimiser ses process industriels, améliorer la qualité de la production dès le premier essai et renforcer sa performance. L’entreprise, qui fabrique des câbles, s’appuie également sur ces outils dans ses activités de recherche et développement, notamment pour accélérer la mise au point de nouveaux composants isolants.

Hichem Elloumi a insisté sur le fait que l’intelligence artificielle ne doit pas être considérée comme un simple outil, mais comme une compétence à part entière. Il a mis en garde contre l’usage non encadré de solutions comme ChatGPT, Copilot ou Claude par des collaborateurs qui n’auraient pas conscience des risques de divulgation de secrets ou d’informations sensibles de l’entreprise. Il a donc plaidé pour la formation des cadres et des employés appelés à utiliser ces outils, plutôt que d’en laisser un accès libre à l’ensemble des collaborateurs, afin de professionnaliser cette utilisation.

Sur le volet formation, il a indiqué que l’UTICA travaille en étroite collaboration avec les universités et les centres de formation, à travers plusieurs projets destinés à rapprocher les start-up des talents tunisiens et à les accompagner, ainsi qu’à travers un programme baptisé Digital Talent.

L’intervenant estime que  la diaspora tunisienne présente au forum est aujourd’hui surtout implantée dans les services, notamment bancaires, mais peu dans l’industrie. Alors que l’accélération de l’industrialisation constitue, insiste-t-il, le grand défi de la Tunisie. Il a invité les compétences tunisiennes de l’étranger à s’associer à cet effort, sans nécessairement devoir rentrer au pays. Tout en soulignant que la Tunisie affiche déjà de bons résultats dans certains domaines industriels technologiques.

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ABC CLIC : la banque 100 % digitale à portée de main

Bank ABC annonce le lancement officiel de sa nouvelle application mobile de dernière génération, ABC CLIC. Ce lancement constitue une étape stratégique majeure dans la transformation digitale de la banque de détail.

Avec ABC CLIC, Bank ABC réaffirme son positionnement en tant qu’acteur innovant dans le secteur bancaire, en proposant à ses clients une expérience entièrement repensée, alliant simplicité, rapidité et sécurité.

Conçue en s’appuyant sur les technologies les plus avancées, l’application répond aux nouveaux usages bancaires et anticipe les attentes d’une clientèle de plus en plus connectée et exigeante.

Pensée comme une véritable banque au creux de la main, ABC CLIC offre une expérience utilisateur fluide et intuitive, tout en respectant les plus hauts standards de sécurité. Elle s’inscrit dans une vision claire : rendre la banque plus accessible, plus immédiate et parfaitement intégrée au quotidien des clients réduisant particulièrement les déplacements en agence. Cet axe a d’ailleurs été au cœur de la campagne publicitaire accompagnant ce lancement, positionnant ABC CLIC comme la solution bancaire adaptée aux nouvelles habitudes de vie.

 

À l’occasion de ce lancement, Saber AYADI, directeur général de Bank ABC Tunisie, a déclaré : « Le lancement de l’application ABC CLIC illustre notre engagement constant à améliorer l’expérience client en facilitant l’accès à nos produits et services à travers des solutions innovantes, simples d’utilisation, entièrement digitalisées et adaptées à leurs attentes. Ce projet s’inscrit dans notre dynamique permanente d’innovation, plaçant la banque digitale au cœur de nos priorités stratégiques ».

 

Un parcours 100 % digital

L’ouverture de compte à distance constitue l’une des innovations majeures d’ABC CLIC. Il suffit de disposer de sa carte d’identité nationale, où que l’on se trouve dans le monde, pour ouvrir un compte bancaire sans avoir à se déplacer en agence et ce en quelques minutes seulement. Le parcours client a été pensé pour être fluide, intuitif et accessible à tous, tout en intégrant les standards de sécurité les plus élevés. Dès l’obtention de la confirmation électronique, le compte est immédiatement opérationnel, permettant aux clients de commencer à effectuer leurs opérations bancaires en toute autonomie et en toute sérénité.

Outre l’ouverture de compte, l’application propose un large éventail de fonctionnalités innovantes permettant aux clients de gérer l’ensemble de leurs opérations en toute autonomie :

  • Gestion quotidienne des comptes en temps réel ;
  • Virements instantanés, avec partage immédiat des avis d’opérations ;
  • Simulation et demande de crédits en ligne, avec suivi des échéances ;
  • Gestion des produits d’investissement et accès aux détails ;
  • Contrôle des cartes bancaires, avec options de blocage et de gel instantanées ;
  • Souscription à des certificats et dépôts en quelques clics ;
  • Génération, téléchargement et partage des documents (IBAN, relevés électroniques) ;
  • Paiement de factures (électricité, gaz, eau, péage autoroute, etc.) de manière simple et sécurisée.

Au-delà des fonctionnalités proposées, ABC CLIC se distingue par une architecture robuste intégrant les normes de sécurité les plus strictes, garantissant ainsi une protection optimale des données et des transactions.

Offre de bienvenue sur 3 mois

Dans le cadre du lancement d’ABC CLIC, Bank ABC propose également une offre de bienvenue particulièrement attractive. Les nouveaux clients titulaires de comptes à distance peuvent bénéficier des avantages suivants :

  1. Crédits : un délai de grâce de 3 mois sur l’ensemble des crédits, assorti d’un taux préférentiel.
  2. Pack Jeunes : le pack est désormais accessible jusqu’à 30 ans et avec une extension des avantages jusqu’à 35 ans, incluant des tarifs réduits accompagné de nombreuses gratuités.
  3. Rémunération : les dépôts sont valorisés grâce à une rémunération pouvant atteindre 2 %.

Offre valable jusqu’au 21 septembre 2026 pour les titulaires des comptes à distance.

Avec communiqué

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L’or retrouve son éclat malgré les tensions au Moyen-Orient

Après plusieurs séances de forte volatilité, l’or retrouve un certain soutien sur les marchés financiers. Mais si les tensions entre les États-Unis et l’Iran ravivent la demande de valeurs refuges; elles limitent le potentiel de progression du métal précieux.

L’or a progressé, mardi 21 juillet à Londres, de 1,2 % à 4 056,75 dollars l’once. Tandis que l’argent a bondi de 4,6 % à 59,02 dollars l’once. Le platine et le palladium ont également progressé. Alors que l’indice Bloomberg Dollar Spot, qui suit la valeur du dollar américain par rapport à un panier de devises majeures, est resté quasiment inchangé.

Contrairement aux précédentes crises géopolitiques, la hausse des prix du pétrole modifie l’équilibre du marché de l’or. L’envolée des cours du brut nourrit les anticipations d’inflation. Ce qui renforce la probabilité d’un maintien de taux d’intérêt élevés, voire d’un nouveau resserrement monétaire de la Réserve fédérale américaine. Cette perspective soutient le dollar et les rendements obligataires, deux facteurs traditionnellement défavorables à l’or, qui ne génèrent aucun rendement.

Habituellement, les crises géopolitiques favorisent les achats d’or. Cette fois, le mouvement est plus nuancé. Les investisseurs arbitrent entre la recherche de sécurité et la perspective de taux américains durablement élevés. Le renforcement du dollar réduit également l’attrait du métal jaune pour les acheteurs utilisant d’autres devises.

Les banques centrales restent un soutien structurel

Malgré la volatilité à court terme, les achats des banques centrales, notamment dans les économies émergentes, continuent de soutenir le marché de l’or. Le World Gold Council estime que cette demande officielle demeure l’un des principaux facteurs de soutien à long terme. Même si certains pays ont récemment vendu une partie de leurs réserves afin de répondre à des besoins de liquidité. L’évolution du métal précieux dépendra désormais largement des décisions de politique monétaire aux États-Unis.

Si les tensions au Moyen-Orient entretiennent la demande de valeurs refuges, une nouvelle hausse des taux directeurs ou un maintien prolongé de taux élevés pourraient continuer à limiter les gains de l’or.

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Prêt de 500 millions de dollars : le Parlement valide le financement

La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple a approuvé, lundi, le 20 Juillet, le projet de loi portant ratification du deuxième avenant au contrat de prêt conclu entre la Banque centrale de Tunisie (BCT), agissant au nom et pour le compte de l’État tunisien, et la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), destiné à financer une partie du budget de l’État.

Réunie lundi, la commission a consacré une première partie de ses travaux à l’examen du projet de budget de l’Assemblée des représentants du peuple pour l’exercice 2027, avant d’auditionner la ministre des Finances ainsi qu’une représentante de la Banque centrale au sujet de ce prêt souverain.

Au cours des débats, le président de la commission a soulevé plusieurs interrogations d’ordre juridique et procédural concernant le rôle de la Banque centrale dans la signature du contrat de prêt au nom de l’État, estimant que la présence du gouverneur de la BCT aurait permis d’apporter les éclaircissements nécessaires sur les aspects institutionnels et juridiques de l’opération.

En réponse, la directrice générale des Finances extérieures à la Banque centrale a indiqué que l’établissement agit sur la base d’une délégation accordée par le ministère des Finances, conformément à une pratique institutionnelle appliquée depuis plusieurs années dans le cadre des autorisations prévues par les lois de finances successives.

La ministre des Finances a précisé que le financement s’inscrit parmi les ressources prévues par la loi de finances 2026. Elle a rappelé que l’article 32 de la loi organique relative au statut de la Banque centrale autorise le ministre des Finances à déléguer à la BCT la conclusion de contrats de prêts avec des institutions financières étrangères au nom de l’État et pour son compte, dans la limite des autorisations votées par le Parlement.

 

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Concernant les caractéristiques de l’opération, la ministre a indiqué que le prêt, d’un montant de 500 millions de dollars, s’inscrit dans le cadre de la coopération financière engagée entre la Tunisie et Afreximbank depuis 2022. Les négociations, entamées en octobre 2025 et achevées en février 2026, ont permis de ramener le taux d’intérêt de 9,45 % à 5,86 %.

Selon la ministre, ce financement vise à mobiliser les ressources nécessaires au financement du budget de l’État, à renforcer les réserves en devises du pays, à soutenir la capacité de la Banque centrale à financer les importations de produits de première nécessité, ainsi qu’à contribuer au financement de l’investissement et des projets inscrits dans le Plan de développement 2026-2030. Elle a également rappelé que la Tunisie a procédé, le 14 juillet 2026, au remboursement d’un emprunt extérieur de 740 millions d’euros, rendant nécessaire la mobilisation de nouvelles ressources afin de préserver les équilibres financiers.

La ministre a ajouté que le conseil d’administration de la Banque centrale avait approuvé ce prêt le 18 mars 2026, avant la validation de cette décision par le décret présidentiel n°108 du 8 juin 2026. Elle a souligné que l’approbation définitive des emprunts souverains demeure une compétence exclusive de l’Assemblée des représentants du peuple. Elle a également indiqué que le calendrier de présentation du projet de loi résultait de la durée des négociations et de l’achèvement des procédures juridiques. Tout en affirmant que la Tunisie continue d’honorer ses engagements financiers dans les délais prévus.

Au cours des échanges, plusieurs membres de la commission ont insisté sur la nécessité de disposer de données actualisées sur l’exécution du budget de l’État et sur les répercussions des évolutions géopolitiques avant l’examen de certains projets de lois financières. D’autres députés ont appelé à renforcer la coordination entre les pouvoirs exécutif et législatif et à privilégier des réformes favorisant l’investissement, la création de richesse et la réduction du recours à l’endettement extérieur.

La ministre des Finances a, pour sa part, expliqué que la demande d’examen en urgence du texte répond à la nécessité d’assurer les équilibres financiers de l’État jusqu’au mois d’octobre 2026, après le remboursement d’une importante échéance de dette extérieure. Elle a également évoqué l’avancement des travaux relatifs au futur Code des changes, dont l’examen pourrait intervenir au début de l’année prochaine après l’adoption de la loi de finances.

Enfin, la ministre a présenté plusieurs indicateurs économiques, faisant état d’un taux d’investissement global de 15,5 % à fin 2025, avec une prévision de 16 % pour 2026, ainsi que d’une hausse de plus de 25,5 % des investissements directs étrangers au cours des premiers mois de l’année 2026.

À l’issue des discussions, la Commission des finances et du budget a adopté le projet de loi à la majorité des membres présents.

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La France adopte une loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans

Le Parlement français a adopté une loi visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans, sous réserve d’une vérification obligatoire de l’âge par les plateformes. Le texte, qui doit encore être examiné par le Conseil constitutionnel avant sa promulgation, renforce les obligations des opérateurs numériques en matière de protection des mineurs.

Le Parlement français a approuvé, mardi 21 juillet, un projet de loi destiné à mieux protéger les enfants face aux risques liés aux réseaux sociaux. Le texte interdit l’ouverture et l’utilisation d’un compte sur les principales plateformes par les jeunes de moins de 15 ans, sauf autorisation parentale lorsque les dispositions le prévoient. De même, il impose aux opérateurs des systèmes de contrôle de l’âge jugés fiables.

La mesure centrale du texte repose sur la mise en place de mécanismes de vérification de l’âge. Les plateformes devront s’assurer que leurs utilisateurs ont atteint l’âge légal requis avant de leur permettre d’accéder à leurs services. En cas de manquement, elles pourront s’exposer à des sanctions administratives et financières. L’objectif est de rendre ces contrôles plus efficaces, tout en préservant la protection des données personnelles.

Le gouvernement français justifie cette réforme par la multiplication des études établissant un lien entre une utilisation précoce et intensive des réseaux sociaux et plusieurs risques pour les mineurs : anxiété, troubles du sommeil, exposition à des contenus violents ou pornographiques, désinformation et cyberharcèlement.

Une législation qui pourrait inspirer l’Europe

Avec cette loi, la France devient le premier pays européen à interdire l’accès des mineurs aux plateformes numériques. Ainsi, le gouvernement français entend également défendre cette approche au niveau européen afin d’harmoniser les règles de protection des enfants au sein de l’Union européenne, dans le cadre des discussions sur la régulation des grandes plateformes numériques…

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