Lese-Ansicht

Agriculture : déjà 9 millions de quintaux collectés

Les quantités de céréales collectées au niveau national ont atteint environ 9,1 millions de quintaux au 7 juillet 2026, indique l’Office des céréales de Tunisie. Ce volume est réparti entre 8,6 millions de quintaux de céréales de consommation, représentant 95 % du total collecté, et 493 000 quintaux de semences sélectionnées brutes (5 %), collectés auprès des entreprises de production de semences.

D’après l’office, 2 millions de quintaux ont été collectés à Béja (21,9 %), 1,3 million de quintaux au Kef (13,8 %), 1,23 million de quintaux à Bizerte (13,4 %), 1,21 million de quintaux à Siliana  (13,3 %) et 966 000 quintaux à Jendouba  (10,6 %).

Par ailleurs, 643 000 quintaux ont été collectés à Kairouan (7 %), 605 000 quintaux à Zaghouan (6,6 %), 560 000 quintaux à la Manouba  (6,1 %), 220 000 quintaux à Nabeul (2,4 %), 123 000 quintaux à l’Ariana (1,4 %), 115 000 quintaux à Kasserine  (1,3 %), 107 000 quintaux à Gafsa (1,2 %), 98 000 quintaux à Sidi Bouzid (1,1 %), 3 000 quintaux à Sousse (0,03 %) et  59 quintaux à Mahdia.

L’office a fait savoir que des comités techniques régionaux procèdent à la sélection de quantités d’orge de la récolte 2026 pour constituer un stock de réserve d’orge contrôlée destinée aux semences.

Par ailleurs, des visites régulières dans les centres de collecte et les laboratoires de calibrage sont effectuées par les équipes de contrôle de l’Office des Céréales pour suivre les conditions de travail, le rythme d’évacuation et l’état d’avancement du paiement des agriculteurs.

Les quantités de céréales évacuées au 7 juillet 2026, que ce soit par transfert vers les unités de l’Office des Céréales ou par vente aux minoteries, ont atteint environ 3,4 millions de quintaux.

L’article Agriculture : déjà 9 millions de quintaux collectés est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Bourse de Tunis: progression hebdomadaire de 1,6 % du Tunindex 

L’indice Tunindex a progressé de 1,6 % durant la semaine du 6 au 10 juillet 2026, franchissant pour la première fois la barre des 20 000 points à 20 158,7 points, et portant, ainsi, sa performance depuis le début de l’année à +49,9 %.

Selon l’analyse hebdomadaire de l’intermédiaire en Bourse, Tunisie Valeurs, la semaine écoulée a été marquée par un rythme d’échanges toujours soutenu même en l’absence de transactions de bloc, puisque le volume a cumulé une enveloppe de 61,6 millions de dinars (MDT).

Les volumes ont profité de la réalisation d’une transaction de bloc portant sur le titre BIAT totalisant une enveloppe de 5 MDT.

Analyse des valeurs

Le titre STAR s’est offert la meilleure performance de la semaine. L’action de l’assureur a enregistré une envolée de 14,7 % à 94,000 D. La valeur a amassé un flux de 304 sur la semaine boursière.

Le titre BH ASSURANCE poursuit son ascension. L’action De l’assureur a affiché une embellie de 14,1 % à 87,210 D, dans un volume quasi-nul.

Le titre STIP a accusé la plus forte correction à la baisse de la semaine. L’action du spécialiste en pneu s’est délestée de -7,9 % à 14,140 D. La valeur a été échangée à hauteur de 27 mille dinars sur la semaine passée.

Le titre SOPTIPAPIER a figuré parmi les plus grands perdants de la semaine. L’action du papetier a reculé de -4,5 % à 9,810 D. La valeur a mobilisé de modestes échanges hebdomadaires de 4 mille dinars.

AMEN BANK a été la valeur la plus convoitée par les investisseurs sur la semaine, drainant des capitaux de 5,9 MDT, soit 9,6 % du volume total transigé sur le marché.

Avec TAP

L’article Bourse de Tunis: progression hebdomadaire de 1,6 % du Tunindex  est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

IA et cybersécurité : Pékin ouvre un nouveau front contre Anthropic

Les autorités chinoises de cybersécurité affirment avoir identifié un mécanisme de transmission de données dans plusieurs versions de Claude Code, l’assistant de programmation développé par la start-up américaine Anthropic. Cette nouvelle controverse illustre la montée des tensions autour de la souveraineté numérique et de la gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle.

Le bras de fer technologique entre la Chine et les États-Unis s’étend désormais aux assistants de programmation fondés sur l’intelligence artificielle. Le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information (MIIT), par l’intermédiaire de sa National Vulnerability Database (NVDB), a publié, le 9 juillet, un avis de sécurité affirmant que plusieurs versions de Claude Code, développé par Anthropic, contiendraient un mécanisme capable de transmettre automatiquement certaines informations relatives aux utilisateurs vers des serveurs distants.

Selon les autorités chinoises, les données concernées incluraient notamment des éléments de localisation, des identifiants techniques et d’autres métadonnées susceptibles d’être exploitées sans le consentement explicite des utilisateurs. Pékin considère que ce dispositif pourrait présenter un risque pour la confidentialité des entreprises utilisant Claude Code dans le développement de logiciels ou la gestion de codes sources sensibles.

 

Lire aussi — Washington autorise un accès contrôlé au modèle d’IA Mythos 5 d’Anthropic

 

Une accusation qui s’inscrit dans un contexte géopolitique tendu

À ce stade, aucune preuve publique ne permet de conclure à l’existence d’une « porte dérobée » au sens classique du terme, c’est-à-dire d’un mécanisme intentionnel donnant un accès caché aux données des utilisateurs. Les accusations reposent sur l’analyse technique publiée par la base chinoise des vulnérabilités, qui recommande aux organisations concernées de mettre à jour leur logiciel, de renforcer la surveillance des connexions sortantes et de limiter les accès réseau des outils de développement.

Anthropic n’a pas publié de réponse officielle à l’avis du MIIT. Toutefois, un ingénieur de l’entreprise a reconnu ce vendredi sur le réseau social X qu’un mécanisme expérimental avait été intégré à certaines versions de Claude Code afin d’identifier les utilisations frauduleuses du service, notamment par des revendeurs non autorisés et des acteurs soupçonnés de pratiquer la « distillation » de modèles d’intelligence artificielle. Une technique consistant à entraîner un modèle concurrent à partir des réponses d’un autre système. Et ce responsable de poursuivre que cette fonctionnalité devait être retirée dans une mise à jour diffusée début juillet.

Claude Code, un outil stratégique

Contrairement aux assistants conversationnels accessibles via un navigateur, Claude Code fonctionne directement dans le terminal des développeurs. Il peut ainsi accéder aux fichiers, aux projets et aux dépôts de code que l’utilisateur choisit de lui ouvrir. Cette proximité avec des environnements de développement parfois sensibles explique pourquoi toute controverse concernant la collecte de données suscite une attention particulière.

Les autorités chinoises estiment que de tels outils pourraient exposer des logiciels propriétaires, des secrets industriels ou des informations stratégiques si des données étaient effectivement transmises à des serveurs externes…

Un débat mondial sur la gouvernance de l’IA

Au-delà du différend sino-américain, cette affaire met en lumière une question appelée à devenir centrale : jusqu’où les éditeurs d’intelligence artificielle peuvent-ils collecter des informations techniques afin de protéger leurs services contre les détournements d’usage ?

Les fournisseurs de modèles avancés cherchent de plus en plus à détecter les tentatives de fraude, de revente illégale ou d’extraction de leurs modèles. Ces mécanismes reposent souvent sur la collecte de données techniques, mais leur mise en œuvre soulève des interrogations croissantes en matière de transparence, de protection de la vie privée et de conformité aux réglementations nationales.

L’article IA et cybersécurité : Pékin ouvre un nouveau front contre Anthropic est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

L’Europe redoute une flambée durable des prix de l’énergie

La reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran fait resurgir les inquiétudes des Européens. Après plusieurs années d’efforts pour réduire leur dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie, les pays de l’Union européenne doivent désormais composer avec une nouvelle source d’incertitude : la sécurité des approvisionnements transitant par le détroit d’Ormuz…

À peine engagée dans une phase de stabilisation de son économie, l’Europe se retrouve confrontée à une nouvelle onde de choc géopolitique. L’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran, marquée par des frappes croisées et un regain de tensions dans le Golfe, intervient à un moment où les économies européennes restent vulnérables aux fluctuations des marchés de l’énergie et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement.

Les investisseurs redoutent qu’une aggravation des hostilités ne compromette la circulation des hydrocarbures dans le détroit d’Ormuz, passage par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial et une part importante du commerce international de gaz naturel liquéfié (GNL).

Le gaz naturel de nouveau sous pression

Les marchés européens du gaz réagissent déjà avec prudence. Les contrats à terme sur le hub néerlandais TTF, référence du marché européen, ont enregistré jeudi 9 juillet une remontée de leur volatilité, les opérateurs intégrant un risque géopolitique plus élevé.

Cette évolution intervient alors que les États membres poursuivent leurs efforts de reconstitution des stocks avant l’hiver 2026-2027. Bien que les réserves progressent, plusieurs pays restent en dessous des niveaux observés à la même période ces dernières années, rendant les marchés particulièrement sensibles à tout choc sur l’offre mondiale.

Inflation et politique monétaire de nouveau au centre des préoccupations

Au-delà de l’énergie, une hausse prolongée des cours du pétrole pourrait remettre en cause les progrès réalisés dans la lutte contre l’inflation. Après plusieurs années de resserrement monétaire, la Banque centrale européenne (BCE) s’oriente progressivement vers un assouplissement de sa politique. Une flambée durable des prix de l’énergie pourrait cependant ralentir ce processus en alimentant une nouvelle poussée inflationniste, compliquant les décisions des banques centrales européennes.

Les secteurs les plus exposés seraient le transport, la chimie, la sidérurgie, les engrais, ainsi que les industries à forte consommation énergétique, dont la compétitivité reste fragile.

La sécurité des routes commerciales constitue une autre source d’inquiétude. Plusieurs compagnies maritimes ont renforcé leurs protocoles de sécurité dans le Golfe. Tandis que certains assureurs spécialisés recommandent désormais d’éviter temporairement certaines zones considérées comme à haut risque.

Cette évolution pourrait entraîner une augmentation des coûts du fret maritime, affectant non seulement les hydrocarbures mais également les flux de marchandises entre l’Asie, le Moyen-Orient et l’Europe.

Une épreuve pour l’autonomie stratégique européenne

Au-delà des conséquences économiques immédiates, cette nouvelle crise rappelle la difficulté pour l’Union européenne de réduire son exposition aux chocs géopolitiques extérieurs. Les investissements engagés dans les énergies renouvelables, les interconnexions électriques, l’hydrogène et le nucléaire visent précisément à limiter cette vulnérabilité. Toutefois, la transition énergétique reste inachevée et les économies européennes demeurent fortement dépendantes des importations d’hydrocarbures.

Pour Bruxelles, la crise actuelle renforce également les arguments en faveur d’une politique énergétique plus intégrée et d’une accélération des investissements dans les infrastructures stratégiques.

Des répercussions potentielles pour le Maghreb

Les pays du Maghreb suivent également l’évolution de la situation avec attention. Une hausse durable des prix du pétrole pourrait accroître les recettes des exportateurs d’hydrocarbures, notamment l’Algérie et, dans une moindre mesure, la Libye. À l’inverse, les économies importatrices d’énergie, comme la Tunisie et le Maroc, seraient confrontées à un renchérissement de leur facture énergétique et à de nouvelles pressions sur leurs finances publiques.

Dans ce contexte, la stabilité du Moyen-Orient demeure un facteur déterminant non seulement pour les marchés internationaux, mais aussi pour l’ensemble de l’espace euro-méditerranéen, dont les économies restent étroitement liées aux évolutions des flux énergétiques mondiaux.

L’article L’Europe redoute une flambée durable des prix de l’énergie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Avec “Road to the Star”, STAR Assurances veut faire du sport un moteur d’opportunités en Tunisie

STAR Assurances veut élargir son rôle au-delà de la protection contre les risques. L’assureur tunisien a annoncé, jeudi 10 juillet, le lancement de « Road to the Star ». A savoir : un programme destiné à accompagner cinq champions et championnes tunisiens du sport et du handisport. Et ce, avec une ambition affichée de faire du sport un levier d’inclusion, de transmission et d’égalité des chances.

Présentée lors d’une conférence de presse à Tunis, cette initiative marque une nouvelle étape dans l’engagement sociétal de la compagnie. L’objectif n’est pas seulement de soutenir des athlètes de haut niveau, mais de créer autour d’eux une dynamique capable d’inspirer d’autres parcours et de rapprocher le sport des citoyens.

« Nous ne lançons pas aujourd’hui un simple programme de sponsoring sportif. Nous lançons un programme d’inclusion par le sport », a expliqué Laurent Thuillier, directeur général de STAR Assurances.

Il souligne que le choix du sport repose sur sa capacité à rassembler au-delà des différences. Il constitue un espace où se construisent des valeurs comme la discipline, la résilience et le dépassement de soi.

Des champions comme ambassadeurs d’une nouvelle dynamique sportive

À travers « Road to the Star », STAR Assurances souhaite accompagner des athlètes dont les parcours peuvent devenir des références pour les jeunes générations. La compagnie considère que la réussite sportive ne se mesure pas uniquement aux médailles, mais aussi à la capacité des champions à transmettre une énergie et une motivation collectives.

Le programme prévoit également des actions de proximité dans les régions tunisiennes afin de favoriser l’accès au sport et encourager sa pratique auprès d’un public plus large. Les athlètes soutenus auront ainsi un rôle d’ambassadeurs, en partageant leur expérience et en transmettant des valeurs liées à l’engagement, à la confiance et à l’ambition.

Une place particulière est accordée au handisport et aux personnes dont la vie a été bouleversée par un accident. À travers cette dimension, STAR Assurances souhaite mettre l’accent sur la reconstruction personnelle et sociale, en considérant que retrouver confiance et autonomie constitue une étape essentielle après une épreuve.

« Reconstruire une vie, c’est redonner confiance, permettre à quelqu’un de retrouver une place, une autonomie et surtout un avenir », a déclaré Laurent Thuillier.

Une stratégie qui dépasse le sponsoring classique

Cette initiative s’inscrit dans la démarche ESG de STAR Assurances, qui cherche à renforcer sa contribution aux enjeux sociaux. La compagnie a choisi de structurer son programme autour de trois valeurs : résilience, courage et excellence.

Pour l’assureur, cette démarche représente une évolution de son positionnement. « Notre métier reste d’assurer les risques, mais notre ambition est désormais d’assurer les possibles », a résumé le directeur général.

STAR Assurances précise que « Road to the Star » n’est qu’une première étape. Les différentes composantes du programme seront dévoilées progressivement, avec l’objectif de construire dans la durée un dispositif reliant sport de haut niveau, développement des talents et inclusion sociale.

Ameni Mejri

L’article Avec “Road to the Star”, STAR Assurances veut faire du sport un moteur d’opportunités en Tunisie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

La Turquie relance le débat sur son adhésion à l’UE

Le principal espoir d’Ankara réside dans la relance du processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. C’est ce qu’a déclaré le président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui accueillait la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Antonio Costa.

Selon un communiqué de la direction de la communication de la présidence turque, publié le 9 juillet, la réunion a porté sur les relations entre la Turquie et l’Union européenne, ainsi que sur des questions régionales et internationales. D’ailleurs, Erdogan s’est dit satisfait de l’intensification des contacts entre la Turquie et l’UE à tous les niveaux.

Le président turc a rappelé que la Turquie est candidate à l’adhésion à l’Union européenne et membre de l’Union douanière depuis de nombreuses années. Il a également souligné que, grâce aux mesures prises, la Turquie était devenue un important centre de production pour l’Europe…

Dans le même temps, il a souligné qu’Ankara attend des mesures compatibles avec l’esprit et le droit de l’alliance de l’OTAN.

Comme indiqué, la réunion a également examiné les initiatives diplomatiques de la Turquie visant à mettre fin aux conflits et aux crises dans la région.

Plus précisément, les développements de la guerre russo-ukrainienne, les tensions entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que les attaques israéliennes contre Gaza et le Liban ont été abordés.

L’article La Turquie relance le débat sur son adhésion à l’UE est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Plan de développement 2026-2030: l’ARP donne son feu vert

Après plusieurs mois de préparation et de concertation, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté le projet de loi relatif au Plan de développement 2026-2030 par 64 voix pour, 24 contre et 15 abstentions, ouvrant la voie à la mise en œuvre de la nouvelle stratégie quinquennale de la Tunisie.

Après plusieurs mois de préparation et de concertation, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté le projet de loi relatif au Plan de développement 2026-2030 par 64 voix pour, 24 contre et 15 abstentions, ouvrant la voie à la mise en œuvre de la nouvelle stratégie quinquennale de la Tunisie.

De ce fait, selon le communiqué de l’ARP, ce plan vise à instaurer un modèle de développement plus inclusif, conciliant croissance économique, justice sociale et développement régional équilibré. Il s’inscrit dans les principes constitutionnels de bonne gouvernance et répond aux aspirations des citoyens en matière d’amélioration des conditions de vie.

Le  rapport souligne que le plan a été élaboré selon une approche participative et ascendante, impliquant les conseils locaux, régionaux et des districts, chargés d’identifier les priorités et de proposer les projets de développement adaptés aux réalités de chaque territoire. Les travaux ont été engagés après la publication du décret du 22 avril 2025, qui a fixé les modalités d’élaboration du Plan de développement.

Le ministère de l’Économie et de la Planification a assuré la coordination de l’ensemble du processus, en mettant à disposition les études sectorielles, les rapports techniques et les documents d’orientation nécessaires à l’élaboration des propositions régionales. Une phase de consolidation nationale a ensuite permis d’intégrer les différentes propositions dans un document unique.

Un plan élaboré dans un contexte mondial complexe

Le rapport met en avant les profondes mutations que connaît l’économie mondiale : tensions géopolitiques, accélération des transformations technologiques, volatilité des prix de l’énergie et des matières premières, changements des marchés du travail et concurrence internationale accrue.
Face à ces défis, le gouvernement estime que la Tunisie doit renforcer sa capacité de résilience en transformant ces contraintes en opportunités de croissance, tout en favorisant une meilleure intégration des régions et des différentes catégories sociales dans la dynamique économique.

Le Plan de développement 2026-2030 repose sur cinq grandes orientations stratégiques. Il vise d’abord à promouvoir une croissance plus inclusive en réduisant la pauvreté et les inégalités sociales, grâce au renforcement de la protection sociale et à un meilleur accès à l’éducation, à la santé, à l’emploi et au logement décent. Le plan ambitionne également de réduire les disparités régionales par une répartition plus équilibrée des investissements publics et privés.

Le deuxième axe consiste à bâtir une économie plus compétitive, fondée sur l’attraction des investissements, le soutien à la recherche et à l’innovation, l’accélération de la transformation numérique ainsi que la modernisation des infrastructures économiques, notamment les ports et les routes.

Le troisième axe porte sur la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique, à travers une gestion durable des ressources en eau, le renforcement de l’autonomie énergétique, la protection de l’environnement et le développement des systèmes agricoles.

Le quatrième axe concerne la modernisation de l’administration publique afin d’améliorer la qualité des services publics, renforcer l’efficacité des institutions et poursuivre les réformes des établissements publics.

Enfin, le plan prévoit un mécanisme permanent de suivi et d’évaluation, avec un rapport annuel présenté dans le cadre du budget économique et un bilan à mi-parcours permettant d’ajuster les politiques publiques si nécessaire.

Adopté par l’Assemblée des représentants du peuple, ce plan acquiert une valeur juridique en vertu des articles 75 et 77 de la Constitution et constitue désormais la feuille de route du développement de la Tunisie à l’horizon 2030.

 

L’article Plan de développement 2026-2030: l’ARP donne son feu vert est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Financement de l’Europe : le projet espagnol de dette mutualisée divise les Vingt-Sept

L’Espagne souhaite ouvrir une nouvelle étape dans l’intégration financière européenne en proposant un mécanisme permanent de dette commune. Il serait destiné à financer les investissements stratégiques et à renforcer le rôle international de l’euro. Mais cette initiative se heurte aux réticences de plusieurs grandes économies. Au premier rang desquelles on retrouve l’Allemagne et les Pays-Bas, soucieuses de préserver la discipline budgétaire.

Le débat sur la mutualisation de la dette européenne est de retour. Profitant des discussions de l’Eurogroupe sur le financement de la compétitivité et des investissements stratégiques, le ministre espagnol de l’Économie, Carlos Cuerpo, a présenté une proposition visant à instaurer un mécanisme permanent d’émission de dette commune à l’échelle de l’Union européenne. Selon le document présenté par Madrid, publié le 9 juillet par Capital, ce dispositif pourrait mobiliser jusqu’à 850 milliards d’euros par an. Et ce, afin de financer les infrastructures, la défense, la transition énergétique, l’innovation et les technologies de pointe.

Pour l’Espagne, l’objectif dépasse le simple financement de nouveaux projets. Madrid estime que la création d’un actif obligataire européen de référence renforcerait le rôle international de l’euro face au dollar, réduirait les coûts d’emprunt pour les entreprises européennes et contribuerait à l’intégration des marchés de capitaux de l’Union.

Un accueil prudent des principales économies

L’initiative n’a toutefois pas convaincu plusieurs États membres. L’Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande et d’autres pays traditionnellement attachés à une gestion budgétaire rigoureuse redoutent qu’un recours permanent à la dette commune ne conduise à une mutualisation des risques financiers et n’affaiblisse les incitations des États les plus endettés à assainir leurs finances publiques.

Ces pays rappellent que l’Union dispose déjà d’un précédent avec le programme NextGenerationEU, créé à la suite de la pandémie de Covid-19. Présenté à l’époque comme une mesure exceptionnelle, ce plan a permis à la Commission européenne d’emprunter massivement sur les marchés pour financer la relance économique. Plusieurs capitales refusent désormais que ce mécanisme devienne permanent.

Financer la compétitivité européenne

La proposition espagnole intervient dans un contexte de profondes mutations économiques. Face aux investissements massifs réalisés par les États-Unis dans les technologies avancées et à la montée en puissance industrielle de la Chine, plusieurs responsables européens estiment que l’Union doit accroître ses capacités d’investissement pour préserver sa compétitivité.

Madrid fait valoir que les besoins de financement liés à la défense, à la décarbonation, aux infrastructures numériques et à la souveraineté technologique dépassent largement les capacités budgétaires de nombreux États membres. Selon cette approche, une émission commune de dette permettrait de mobiliser des ressources à moindre coût tout en créant un véritable marché obligataire européen susceptible d’attirer davantage d’investisseurs internationaux.

Un débat appelé à durer

Même si la proposition espagnole ne fait pas consensus, elle relance un débat qui gagne en intensité au sein de l’Union. La nécessité de financer les dépenses de défense, de soutenir la transition énergétique et de renforcer l’autonomie stratégique de l’Europe conduit plusieurs gouvernements à envisager de nouvelles formes de financement commun.

Pour l’heure, aucune décision n’est attendue à court terme. Toute évolution vers un mécanisme permanent de dette commune nécessiterait un accord politique entre les 27 États membres. Un objectif qui reste difficile à atteindre au regard des divergences persistantes entre les pays du Nord et ceux du Sud sur la gouvernance budgétaire européenne.

L’article Financement de l’Europe : le projet espagnol de dette mutualisée divise les Vingt-Sept est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Mohsen Gharsi : « Face à l’IA, l’ingénieur reste plus que jamais un métier d’avenir »

Face à la transition numérique, énergétique et industrielle, l’ingénieur tunisien est appelé à redéfinir son rôle.

Pour Mohsen Gharsi, doyen de l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT), l’enjeu ne réside pas uniquement dans l’adaptation aux nouvelles technologies, mais dans la capacité à former une nouvelle génération d’ingénieurs capables d’accompagner la transformation économique du pays. À l’horizon 2030, le métier d’ingénieur en Tunisie devrait connaître une mutation profonde. L’accélération technologique, les impératifs de transition énergétique et la modernisation de l’appareil productif imposent une évolution des compétences et des formations.

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, Mohsen Gharsi estime que l’ingénieur restera au cœur de ces transformations. Et ce, à condition d’anticiper les besoins futurs et de repenser son rôle face aux nouveaux défis. Il précise que les profils liés au numérique et à l’industrie intelligente figureront parmi les plus recherchés dans les prochaines années. L’intelligence artificielle, la science des données, la cybersécurité, le génie logiciel, le cloud computing ou encore les systèmes embarqués devraient occuper une place croissante dans l’économie tunisienne, en accompagnant la digitalisation des entreprises et l’évolution des modèles industriels.

Cette dynamique ne se limitera pas au secteur numérique. Les métiers liés à la transition énergétique et à la modernisation industrielle devraient également gagner en importance. Les ingénieurs spécialisés dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, l’automatisation industrielle, la mécatronique, l’électronique, les télécommunications ou encore l’électromécanique seront appelés à jouer un rôle stratégique dans l’amélioration de la compétitivité des entreprises, la réduction des coûts et la sécurisation des infrastructures.

Lire aussi — Tunisie : l’hémorragie des cerveaux coûte des milliards!

L’évolution concernera aussi les secteurs traditionnels. Le génie civil durable, les infrastructures, l’environnement et la maintenance industrielle intelligente deviendront des domaines essentiels dans un contexte marqué par la pression sur les ressources, les changements climatiques et les besoins croissants en aménagement du territoire. L’ingénieur de demain devra ainsi contribuer à renforcer la résilience des réseaux, améliorer la qualité des ouvrages et accompagner le développement territorial.

Des formations à rapprocher davantage du monde économique

Si la Tunisie dispose d’un capital humain reconnu, notamment grâce à la qualité scientifique et à la capacité d’adaptation de ses ingénieurs, Mohsen Gharsi considère que les formations doivent évoluer pour rester en phase avec les transformations du marché. La formation d’un ingénieur ne peut plus reposer uniquement sur l’acquisition de connaissances théoriques. Elle doit désormais intégrer davantage de compétences opérationnelles : maîtrise des outils numériques, culture de l’innovation, compréhension des standards internationaux, capacité à travailler dans des équipes pluridisciplinaires et aptitude à résoudre des problématiques complexes en entreprise. Pour le doyen de l’Ordre des ingénieurs tunisiens, le rapprochement entre les écoles d’ingénieurs, les universités, les centres de recherche et le secteur privé constitue une condition essentielle. Il appelle à développer des partenariats plus structurés avec les entreprises afin d’adapter les programmes, renforcer les projets appliqués et transformer les stages en véritables expériences d’immersion professionnelle.

L’objectif, souligne-t-il, n’est plus seulement de former des diplômés, mais de préparer des ingénieurs immédiatement opérationnels, capables de contribuer dès leur entrée dans la vie active à la compétitivité et à l’innovation nationales.

Intelligence artificielle : un outil au service de l’ingénieur, pas un remplacement

L’arrivée de l’intelligence artificielle constitue l’un des principaux défis auxquels la profession devra répondre. Pour Mohsen Gharsi, cette révolution technologique impose une adaptation profonde, mais elle ne remet pas en cause la place de l’ingénieur. L’intelligence artificielle transforme les méthodes de conception, d’analyse et de pilotage des systèmes, mais elle ne peut remplacer le jugement humain, l’expérience professionnelle ou la responsabilité liée aux décisions techniques. L’ingénieur de 2030 devra apprendre à utiliser l’IA comme un outil d’aide à la décision, d’optimisation et d’analyse. Tout en conservant une maîtrise éthique et stratégique des projets. Cette évolution nécessitera de nouvelles compétences, notamment une meilleure compréhension des algorithmes, une capacité à exploiter les données massives et une intégration plus poussée de l’automatisation dans les processus industriels. Mais au-delà des compétences techniques, les qualités humaines resteront déterminantes : créativité, sens des responsabilités, esprit critique et capacité d’adaptation. L’ingénieur tunisien de demain devra ainsi être plus polyvalent, plus agile et davantage ouvert sur l’international. La formation continue deviendra une nécessité pour accompagner des métiers en évolution permanente et anticiper l’émergence de professions qui n’existent pas encore aujourd’hui.

Un métier d’avenir pour une génération tournée vers l’impact

Aux jeunes qui envisagent une carrière d’ingénieur, Mohsen Gharsi adresse un message d’encouragement mais aussi d’exigence.

Pour lui, l’ingénierie demeure un métier porteur de sens, capable d’apporter des réponses concrètes aux grands défis de la société : développement industriel, transition énergétique, sécurisation des infrastructures ou amélioration du quotidien des citoyens. Il invite les futurs ingénieurs à cultiver la curiosité, la discipline, l’innovation et l’esprit collectif.

Dans un environnement marqué par des mutations rapides, la capacité à apprendre, expérimenter et remettre en question ses connaissances deviendra un avantage déterminant. L’avenir de l’ingénierie tunisienne dépendra donc de la capacité du pays à valoriser ses talents, moderniser ses formations, encourager la recherche et inscrire davantage l’ingénieur dans les choix économiques et stratégiques.

À l’horizon 2030, l’ingénieur ne sera pas seulement un spécialiste technique, mais un acteur majeur de la compétitivité, de la souveraineté technologique et du développement national.

L’article Mohsen Gharsi : « Face à l’IA, l’ingénieur reste plus que jamais un métier d’avenir » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Baccalauréat 2026 : le taux de réussite grimpe à 50,72 %

Le ministère de l’Éducation annonce que le taux de réussite global au baccalauréat 2026 (sessions principale et de contrôle) atteint 50,72 %. Lors de la session de contrôle, 23 316 candidats ont été admis sur 49 661 participants. Soit un taux de réussite de 46,95 %.

Parmi les sections, la filière Sport affiche le meilleur résultat avec 64,27 %. Elle est suivie par Économie et gestion (52,51 %) puis Lettres (50,83 %). À titre de comparaison, la session principale avait enregistré un taux de réussite de 35,67 %, avec 55 259 admis sur 154 928 candidats.

L’article Baccalauréat 2026 : le taux de réussite grimpe à 50,72 % est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Plan de développement 2026-2030 – Samir Abdelhafidh : vers une planification participative et décentralisée

La séance plénière consacrée à l’examen et au vote du plan de développement 2026–2030 a repris ce matin, vendredi 10 juillet 2026. Et ce, pour entendre les réponses du ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh.

Selon le ministre, la plupart des interventions des députés convergent avec les objectifs gouvernementaux, en particulier le renforcement de l’État social et la promotion de l’équité et de l’équilibre entre les régions. Il a souligné que le débat avec les députés a mis en évidence l’importance d’une  » unité d’intention » visant à défendre l’intérêt national.

Samir Abdelhafidh a qualifié ce plan de « démarche constitutionnelle importante ». Tout en rappelant qu’il s’agit du premier plan élaboré après l’adoption de la nouvelle Constitution et qu’il vise à renforcer la participation citoyenne au niveau local et régional.

En outre, il a précisé que les propositions ne sont pas de simples projets, mais la contribution des élus, issue d’un constat partagé de la réalité du terrain et d’une vision commune du développement.

Le ministre a souligné que si la Tunisie a une longue tradition d’élaboration de plans nationaux, la méthode a changé : la planification n’est plus centralisée mais s’inscrit désormais dans une dynamique de décentralisation territoriale, fondée sur les propositions des citoyens.

Par ailleurs, il a réagi au coût du budget prévu pour sa mise en œuvre, environ 102 milliards de dinars répartis entre le budget de l’État, les partenariats public‑privé et les établissements publics, que certains qualifient d' »irréaliste ». Le ministre a expliqué que le gouvernement élabore ses hypothèses en se fondant sur des rapports économiques internationaux et en suivant les évolutions. Tout en précisant : « Le plan est réalisé selon la raison d’État et le secteur public doit mobiliser tout son poids pour réussir sa mise en œuvre. »

Enfin, le ministre a indiqué que l’un des principaux objectifs du plan est d’augmenter le revenu individuel et d’amener la Tunisie parmi le tiers supérieur des pays à revenu intermédiaire d’ici 2030.

L’article Plan de développement 2026-2030 – Samir Abdelhafidh : vers une planification participative et décentralisée est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

SOTUMAG : un bénéfice net de 8,6 MDT

Réunie le 10 juin 2026, l’Assemblée générale ordinaire de la Société Tunisienne des Marchés de Gros (SOTUMAG) a approuvé un bénéfice net de 8,6 millions de dinars pour l’exercice 2025 et validé la distribution d’un dividende de 0,58 dinar par action, soit un montant global de 7,7 millions de dinars.

La mise en paiement du dividende interviendra à partir du 10 juillet 2026, par l’intermédiaire des teneurs de comptes et des intermédiaires en Bourse.

Après affectation du résultat, les capitaux propres de la société s’établissent à 28,9 millions de dinars, contre 28,2 millions un an plus tôt. Le total du bilan atteint 44 millions de dinars, contre 40,9 millions à la fin de l’exercice précédent, porté par une progression des placements financiers à 31,5 millions de dinars et une trésorerie disponible supérieure à 2 millions de dinars.

Outre l’approbation des états financiers, des conventions réglementées et de la gestion du conseil d’administration, les actionnaires ont fixé les jetons de présence des administrateurs à 3 000 dinars bruts par membre pour l’exercice 2025, et ceux des membres du comité permanent d’audit à 1 250 dinars bruts.

L’article SOTUMAG : un bénéfice net de 8,6 MDT est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Coup de poker menteur de Téhéran, le quitte ou double ?

Les échanges de frappes entre les Etats-Unis et la République islamique d’Iran prouvent que le cessez-le-feu ne tient plus qu’à un fil. Chronologie d’un regain de tension qui risque à nouveau d’embraser la région.

 

Nouvelle montée de fièvre au Moyen-Orient. Les États-Unis et l’Iran se sont engagés dans une inquiétante escalade militaire, la plus grave depuis la signature du protocole d’accord du 17 juin. Cette brusque détérioration ravive le spectre d’une reprise totale de la guerre entre les deux belligérants ; sachant que la reprise des hostilités intervient alors que l’Iran organise depuis samedi dernier des funérailles nationales pour son guide suprême, Ali Khamenei, tué au premier jour de la guerre par des frappes israélo-américaines, le 28 février dernier.

« Pour moi, c’est terminé. Je ne veux plus avoir affaire à eux. En ce qui me concerne, discuter avec eux est une pure perte de temps », a déclaré Donald Trump, mercredi 8 juillet, depuis la capitale turque, lors d’une conférence de presse depuis Ankara, capitale de la Turquie, en marge de sa participation au sommet de l’Otan. Ajoutant dans son langage habituel de charretier que les responsables iraniens « sont des ordures, […] des gens malades ». Toutefois, il a laissé la porte ouverte à la poursuite des pourparlers avec Téhéran en précisant que ses négociateurs pouvaient continuer à discuter s’ils le souhaitaient. Mais « ils doivent revenir vers moi ».

 

Lire aussi : Iran–États-Unis : le cessez-le-feu vole en éclats, Trump relance l’escalade militaire

Cercle infernal

Ces propos outranciers dans la bouche de l’imprévisible président américain traduisent son exaspération croissante face aux attaques des Gardiens de la révolution iranienne, mardi 7 juillet, contre trois navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. Washington a riposté par « des frappes puissantes », ayant touché « plus de 80 cibles » en Iran, dont « des systèmes iraniens de défense antiaérienne ».

En Iran, les médias ont fait état de détonations près du stratégique détroit. L’agence de presse Mehr a également signalé une série d’explosions d’origine indéterminée à ce stade dans la ville portuaire de Bouchehr, située au large de l’île de Kharg, principal terminal pétrolier par lequel transite en temps normal 90 % du brut iranien.

En représailles et dans un scénario répétitif, les Gardiens de la Révolution ont annoncé avoir frappé par des tirs de missiles et drones 85 installations sur des bases militaires américaines au Koweït et à Bahreïn, et abattu un drone MQ-9, selon la télévision d’État.

Pourtant, faut-il le rappeler, Washington et Téhéran ont fini par trouver un terrain d’entente le mois dernier et ont repris depuis leurs difficiles négociations en vue d’un règlement durable du conflit.

Un coup de poker « nécessaire »

Mais comment expliquer cette dangereuse spirale d’escalade qui risque de raviver le spectre d’une guerre ouverte au Moyen-Orient alors que les deux pays semblaient s’engager, malgré la fragilité du processus, sur la voie d’un cessez-le-feu susceptible d’ouvrir la perspective d’une paix durable ? Autrement dit, pourquoi Téhéran a-t-il pris le risque d’attaquer des navires commerciaux, quitte à mettre en péril le cessez-le-feu conclu dans la douleur avec le « Grand Satan » ?

C’était un coup de poker nécessaire, expliquent les analystes politiques. « Téhéran fait savoir qu’il n’entend pas lâcher le levier stratégique que constitue le détroit », abonde à juste titre The New York Times. L’explication est simple : le stratégique détroit d’Ormuz demeure au cœur des tensions. Or, en dépit de l’opposition des États-Unis qui exige le libre accès à ce passage vital pour l’économie mondiale, Téhéran menace désormais les navires qui emprunteraient une autre voie que l’unique corridor qu’il a autorisé le long de ses côtes.

En effet, le régime des mollahs s’est découvert un nouvel atout stratégique : la capacité de paralyser quasi totalement le trafic maritime dans cette voie navigable pendant la guerre confère à l’Iran son plus grand avantage stratégique ; alors que la hausse des prix de l’énergie, des engrais et des denrées alimentaires a poussé les États-Unis à conclure un accord.

Téhéran a ainsi entre les mains un redoutable levier de pression qu’il utilise habilement aussi bien dans les négociations avec Washington qu’en cas de reprise des hostilités. Et ce, d’autant que, la semaine dernière, Oman et l’Organisation maritime internationale des Nations unies (OMI) ont mis en place un nouvel itinéraire maritime empruntant exclusivement les eaux territoriales omanaises. Une initiative susceptible d’affaiblir le principal instrument de pression de Téhéran, dont toute la stratégie repose sur une idée simple : demeurer le seul acteur capable de contrôler, ou de menacer, la circulation dans le détroit d’Ormuz.

Reste à élucider un mystère. Qui trace dans l’ombre les grandes lignes de la politique étrangère de la République islamique ? Les faucons du régime qui cherchent à exercer un contrôle durable sur le détroit d’Ormuz devenu un levier essentiel dans la confrontation avec l’Occident ? Ou les modérés qui souhaitent par pragmatisme un accord de paix permanent avec les Etats-Unis afin de lever les sanctions internationales et d’apporter un soulagement économique dont le pays a désespérément besoin ?

A moins que ce soit le nouveau Guide suprême, Mojtaba Khamenei, l’Imam caché, le véritable maître du jeu dans ce bras de fer asymétrique opposant l’Iran à l’Amérique de Trump.

L’article Coup de poker menteur de Téhéran, le quitte ou double ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Coup de poker menteur de Téhéran, le quitte ou double ? 

Les échanges de frappes entre les Etats-Unis et la République islamique d’Iran prouvent que cessez-le-feu ne tient plus qu’à un fil. Chronologie d’un regain de tension qui risque à nouveau d’embraser la région.

Nouvelle montée de fièvre au Moyen-Orient. Les États-Unis et l’Iran se sont engagés dans une inquiétante escalade militaire, la plus grave depuis la signature du protocole d’accord du 17 juin.

Cette brusque détérioration ravive le spectre d’une reprise totale de la guerre entre les deux belligérants. Sachant que la reprise des hostilités intervient alors que l’Iran organise depuis samedi dernier des funérailles nationales pour son guide suprême, Ali Khamenei, tué au premier jour de la guerre par des frappes israélo-américaines.

« Pour moi, c’est terminé. Je ne veux plus avoir affaire à eux. En ce qui me concerne, discuter avec eux est une pure perte de temps », a déclaré Donald Trump mercredi 8 juin depuis la capitale turque, lors d’une conférence de presse depuis Ankara, capitale de la Turquie. Et ce, en marge de sa participation au sommet de l’Otan. Ajoutant dans son langage habituel de charretier  que les responsables iraniens « sont des ordures, […] des gens malades  ». Toutefois, il a laissé la porte ouverte à la poursuite des pourparlers avec Téhéran en précisant que ses négociateurs pouvaient continuer à discuter s’ils le souhaitaient. Mais « ils doivent revenir vers moi ».

Cercle infernal

Ces propos outranciers dans la bouche de l’imprévisible président américain traduisent son exaspération croissante face aux attaques des Gardiens de la révolution iranienne mardi 7 juillet contre trois navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. Washington a riposté par « des frappes puissantes », ayant touché « plus de 80 cibles » en Iran, dont « des systèmes iraniens de défense antiaérienne ».

En Iran, les médias ont fait état de détonations près du stratégique détroit. L’agence de presse Mehr a également signalé une série d’explosions d’origine indéterminée à ce stade dans la ville portuaire de Bouchehr, située au large de l’île de Kharg. Il s’agit du principal terminal pétrolier par lequel transite en temps normal 90 % du brut iranien.

En représailles, et dans un scénario répétitif, les Gardiens de la Révolution ont ensuite annoncé avoir frappé par des tirs de missiles et drones 85 installations sur des bases militaires américaines au Koweït et à Bahreïn. De même qu’ils affirment avoir abattu un drone MQ-9, selon la télévision d’État.

Pourtant, faut-il le rappeler, Washington et Téhéran ont fini par trouver un terrain d’entente le mois dernier et ont repris depuis leurs difficiles négociations en vue d’un règlement durable du conflit.

Un coup de poker « nécessaire »

Mais comment expliquer cette dangereuse spirale d’escalade qui risque de raviver le spectre d’une guerre ouverte au Moyen-Orient alors que les deux pays semblaient s’engager, malgré la fragilité du processus, sur la voie d’un cessez-le-feu susceptible d’ouvrir la perspective d’une paix durable ? Autrement dit, pourquoi Téhéran a-t-il pris le risque d’attaquer ces navires commerciaux quitte à mettre en péril le cessez-le-feu conclu dans la douleur avec le « Grand Satan » ?

C’était un coup de poker nécessaire, expliquent les analystes politiques. « Téhéran fait savoir qu’il n’entend pas lâcher le levier stratégique que constitue le détroit », abonde à juste titre The New York Times.

L’explication est simple : le stratégique détroit d’Ormuz demeure au cœur des tensions. Or, en dépit de l’opposition des États-Unis qui exige le libre accès à ce passage vital pour l’économie mondiale, Téhéran menace désormais les navires qui emprunteraient une autre voie que l’unique corridor qu’il a autorisé le long de ses côtes.

En effet, le régime des mollahs s’est découvert un nouvel atout stratégique : la capacité à paralyser quasi totalement le trafic maritime dans cette voie navigable pendant la guerre confère à l’Iran son plus grand avantage stratégique. Et ce, alors que la hausse des prix de l’énergie, des engrais et des denrées alimentaires a poussé les États-Unis à conclure un accord.

Téhéran a ainsi entre les mains un redoutable levier de pression qu’il utilise habilement aussi bien dans les négociations avec Washington qu’en cas de reprise des hostilités.

D’autant que, la semaine dernière, Oman et l’Organisation maritime internationale des Nations unies ont mis en place un nouvel itinéraire maritime empruntant exclusivement les eaux territoriales omanaises. Une initiative susceptible d’affaiblir le principal instrument de pression de Téhéran, dont toute la stratégie repose sur une idée simple : demeurer le seul acteur capable de contrôler, ou de menacer, la circulation dans le détroit d’Ormuz.

Reste à élucider un mystère. Qui trace dans l’ombre les grandes lignes de la politique étrangère de la République islamique ? Les faucons du régime qui cherchent à exercer un contrôle durable sur le détroit d’Ormuz devenu un levier essentiel dans la confrontation avec l’Occident ? Où les modérés qui souhaitent par pragmatisme un accord de paix permanent avec les Etats-Unis afin de lever les sanctions internationales et d’apporter un soulagement économique dont le pays a désespérément besoin ?

A moins que ce soit le nouveau Guide suprême, Mojtaba Khaminei, l’Imam caché, le véritable maître du jeu dans ce bras de fer asymétrique opposant l’Iran à l’Amérique de Trump.

L’article Coup de poker menteur de Téhéran, le quitte ou double ?  est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Houcine Rhili : la STEG paie le prix des impayés publics

Dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin, Houcine Rhili, expert en développement et en ressources hydriques, dresse un constat critique de la situation énergétique tunisienne. Il souligne que la crise ne se limite pas au déficit de production ou à la dépendance aux importations : elle est aussi liée à des choix de gouvernance, à des blocages administratifs et à une fragilité financière des entreprises publiques, notamment la STEG, dont la trésorerie est lourdement affectée par les impayés de l’État et de plusieurs établissements publics.

Pour Houcine Rhili, la crise énergétique tunisienne est avant tout structurelle. Elle résulte, précise-t-il, de plusieurs années de retard dans les réformes, d’une gouvernance insuffisamment efficace et d’une absence de vision stratégique capable d’accompagner les transformations profondes du secteur.

L’expert pointe d’abord les contraintes administratives et réglementaires qui continuent de peser sur l’investissement. Il dénonce une lenteur administrative chronique, une réglementation dépassée ainsi qu’un code des hydrocarbures complexe, qui limiteraient l’attractivité du secteur et ralentiraient la mise en œuvre des projets énergétiques.

À cela s’ajoute, estime-t-il, une faiblesse persistante de l’investissement national face aux grands groupes étrangers. Houcine Rhili cite notamment l’exemple de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), qui a développé une capacité solaire de 10 mégawatts à Tozeur, sans parvenir ensuite à obtenir de nouveaux contrats d’envergure dans ce domaine. Dans le même temps, plusieurs opérateurs étrangers ont bénéficié de concessions pour développer des projets solaires de grande taille.

La STEG fragilisée par les impayés publics

L’expert insiste également sur la situation financière difficile des entreprises publiques du secteur. Il évoque un endettement qui se chiffre à plusieurs milliards de dinars, aggravé par les impayés accumulés par l’État, les administrations et certains établissements publics au titre de leurs consommations énergétiques.

Et de poursuivre que cette accumulation d’arriérés pèse directement sur la trésorerie de la STEG, limite ses capacités d’investissement et complique ses efforts de modernisation. La fragilité financière de l’entreprise ne serait donc pas uniquement liée à ses charges ou à ses contraintes opérationnelles, mais aussi à un système où une partie importante des clients publics ne règle pas régulièrement ses factures.

Houcine Rhili critique par ailleurs une gouvernance qu’il juge trop centralisée, avec une concentration excessive des décisions au niveau ministériel, au détriment du rôle stratégique des conseils d’administration et des mécanismes de pilotage.

Face à ces difficultés, l’expert appelle à l’ouverture d’un véritable débat national sur l’énergie, estimant que seule une réflexion collective permettra de sortir d’une gestion basée sur l’urgence. Il note que la Tunisie doit adopter une stratégie de long terme, avec des investissements planifiés sur quinze à trente ans, l’horizon nécessaire pour les grands projets énergétiques à travers le monde.

« Il faut passer d’une logique de réaction à une logique d’anticipation », plaide Houcine Rhili.Au final, il considère que l’avenir énergétique du pays dépendra de sa capacité à réformer sa gouvernance, restaurer la confiance des investisseurs et donner une vision claire aux acteurs du secteur.

L’article Houcine Rhili : la STEG paie le prix des impayés publics est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

TELNET HOLDING distribue un dividende de 0,350 dinar par action  

L’Assemblée générale ordinaire de TELNET HOLDING SA a approuvé la distribution d’un dividende de 0,350 dinar par action au titre de l’exercice 2025.

Le détachement est fixé au 12 août 2026 et le paiement interviendra le 17 août 2026. TELNET HOLDING SA a annoncé que son Assemblée générale ordinaire, réunie le 29 juin 2026, a décidé de distribuer un dividende de 0,350 dinar par action au titre de l’exercice 2025. La société précise que la date de détachement des dividendes est fixée au 12 août 2026. La mise en paiement est prévue le 17 août 2026.

L’article TELNET HOLDING distribue un dividende de 0,350 dinar par action   est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Mondial 2026: le Maroc repart avec une jolie cagnotte 

L’équipe du Maroc quitte la Coupe du monde de la FIFA 2026, suite à sa défaite contre l’équipe de France, jeudi 9 juillet, avec des gains financiers de 21,5 millions de dollars (équivalant à 201 millions de dirhams marocains).

Les « Lions de l’Atlas » n’ont pas réussi à se qualifier pour les demi-finales de la Coupe du monde 2026, comme ce fut le cas lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Le parcours des Lions de l’Atlas s’est cependant achevé sur la satisfaction d’avoir figuré parmi les huit meilleures équipes du monde.

La récompense financière reçue par l’équipe nationale marocaine comprenait 19 millions de dollars après sa qualification pour les quarts de finale, auxquels s’ajoutaient 2,5 millions de dollars représentant les coûts de préparation au tournoi, soit le même montant que celui perçu par toutes les équipes participant à la Coupe du monde.

A rappeler que le Maroc s’est qualifié pour les quarts de finale de la Coupe du monde 2026 en battant le Canada en huitièmes de finale. Mais auparavant, il avait battu les Pays-Bas en seizièmes de finale, après s’être qualifié en terminant deuxième du groupe C avec 7 points, derrière le Brésil, leader du groupe, à la différence de buts.

Selon le règlement des primes de la Coupe du monde 2026 approuvé par la FIFA, l’équipe gagnante recevra 50 millions de dollars, 33 millions pour le finaliste, 29 millions de dollars pour le troisième, et 27 millions pour le quatrième.

Les équipes classées de la cinquième à la huitième place reçoivent chacune 19 millions de dollars, contre 15 millions de dollars pour les équipes classées de la neuvième à la seizième place, 11 millions de dollars pour celles classées de la dix-septième à la trente-deuxième place, et 9 millions de dollars pour les  16 dernières équipes.

L’article Mondial 2026: le Maroc repart avec une jolie cagnotte  est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Le Conseil des ministres valide une nouvelle série de réformes économiques et sociales

Réuni jeudi au Palais du gouvernement à la Kasbah, le Conseil des ministres, présidé par la cheffe du gouvernement, Sara Zaâfrani Zenzri, par intérim au nom du président de la République, Kaïs Saïed, a examiné plusieurs projets de lois et de décrets à caractère social et économique.

Les textes débattus portent notamment sur le renforcement de la sécurité énergétique et alimentaire, le logement, la santé, le transport aérien ainsi que la mise en œuvre de plusieurs programmes sociaux.

À cette occasion, la cheffe du gouvernement a appelé à accélérer la réalisation des projets et à stimuler l’investissement public et privé, soulignant que le lancement des programmes, projets et réformes inscrits dans le Plan de développement 2026-2030 interviendra prochainement.

Elle a également insisté sur la nécessité d’assurer un suivi continu de l’avancement des projets publics dans l’ensemble des régions du pays, aussi bien au niveau central que régional et local. Selon elle, cette démarche doit contribuer à renforcer l’intégration économique et sociale, à promouvoir un développement équilibré entre les territoires et à consolider une économie plus résiliente face aux mutations de l’environnement international.

Sur le volet administratif, Sara Zaâfrani Zenzri a estimé que la réforme législative, à elle seule, ne saurait produire les résultats attendus sans une modernisation de l’administration et une culture du travail fondée sur l’efficacité. Elle a ainsi plaidé pour une amélioration des performances des services publics et de la qualité des prestations offertes aux citoyens.

La cheffe du gouvernement a, en outre, appelé à la mise en place de systèmes de management de la qualité et au renforcement des mécanismes de gouvernance au sein des administrations publiques. Elle a insisté sur la responsabilité de chaque agent public dans l’accomplissement de ses missions, tout en invitant les responsables à assurer un suivi régulier des performances de leurs équipes, dans le respect des principes de discipline, de redevabilité et de reddition des comptes.

L’article Le Conseil des ministres valide une nouvelle série de réformes économiques et sociales est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  
❌