Lese-Ansicht

Chute des IDE en Afrique, mais pas pour l’Égypte et la Guinée

En 2025, l’Afrique n’a capté que 4,4% des investissements mondiaux, et l’essentiel est allé à dix pays seulement.

Le dernier rapport de la CNUCED sur l’investissement mondial indique que les flux d’investissements directs étrangers (IDE) ont grimpé de 6 % en 2025 pour atteindre 1 600 milliards de dollars dans le monde. L’Afrique, elle, a connu la tendance inverse : ses IDE ont chuté de 26 %, tombant à 70 milliards de dollars, soit à peine 4,4 % du total mondial.

A cet égard, la CNUCED rappelle que cette reprise mondiale reste cependant fragile, les chiffres ne se traduisant pas toujours par de nouvelles usines ou de nouveaux emplois. Les investissements restent très concentrés : les 20 premières économies d’accueil captent plus de 80 % des flux mondiaux.

Concentration des IDE dans le monde et en Afrique

En Afrique, ce phénomène de concentration est encore plus marqué : les 10 premiers pays bénéficiaires ont capté 72,3 % des IDE reçus par le continent.

Ainsi, l’Égypte reste en tête, malgré une chute de 67 % par rapport à 2024, année dopée par le mégaprojet immobilier de Ras El-Hekma. Elle conserve la première place grâce notamment au projet touristique d’Alam El-Roum. De son côté, la Guinée-Conakry connaît la progression la plus spectaculaire (+457 %), portée par les investissements miniers liés au gisement de fer de Simandou, entré en production fin 2025. Le Mozambique et le Nigeria profitent des hydrocarbures et du gaz naturel liquéfié; tandis que l’Éthiopie bénéficie des investissements du groupe Dangote dans les engrais. Le Maroc enregistre une forte hausse (+91 %), tirée par l’extension de l’usine Stellantis à Kénitra.

Seule l’Afrique du Sud affiche un flux négatif, lié à des mouvements financiers intragroupes plutôt qu’à un véritable désinvestissement.

Et on remarquera également que la Tunisie ne fait pas partie des pays les plus attractifs.

Top 10 des pays africains bénéficiaires d’IDE en 2025 (en milliards $)

Pays IDE 2025 IDE 2024 Variation Secteurs clés
Égypte 15,45 46,58 -66,8% Tourisme, immobilier
Guinée 7,80 1,40 +457% Minerais
Mozambique 5,70 3,12 +82,7% Gaz
Nigeria 4,00 1,60 +150% Pétrole & gaz
Éthiopie 3,80 3,98 -4,5% Engrais
Ouganda 3,36 3,12 +7,7% Pétrole, raffinage
Maroc 3,34 1,75 +90,9% Automobile, énergie
Kenya 3,20 2,32 +37,9% Énergie, agriculture, minerais
Côte d’Ivoire 2,03 1,48 +37,2% Minerais
Ghana 1,91 1,77 +7,9% Hydrocarbures, minerais

Source : rapport de la CNUCED 2026

Le rapport souligne enfin une tendance de fond : la valeur des grands projets « greenfield » a reculé d’un tiers, au profit d’un plus grand nombre de projets de taille plus modeste. Un signe que le modèle du mégaprojet unique cède peu à peu la place à une diversification des investissements.

L’article Chute des IDE en Afrique, mais pas pour l’Égypte et la Guinée est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Cyber Africa Forum 2026 : Cotonou au cœur de la bataille pour la confiance numérique en Afrique

Les 16 et 17 novembre 2026, Cotonou, capitale du Bénin, accueillera la sixième édition du Cyber Africa Forum (CAF), principal rendez-vous africain dédié au numérique, à la cybersécurité et à l’innovation.

Organisé avec l’appui des autorités béninoises, l’événement réunira plus de 1 500 participants, parmi lesquels des décideurs publics, dirigeants d’entreprises, investisseurs, experts internationaux et acteurs de l’écosystème technologique africain, rapportent nos confrères d’Agence Ecofin.

Placée sur le thème « Construire la confiance numérique de demain », cette édition intervient dans un contexte marqué par l’essor de l’intelligence artificielle et l’accélération de la transformation digitale à l’échelle mondiale. Pour les organisateurs, la confiance numérique s’impose désormais comme un levier stratégique pour attirer les investissements, stimuler l’innovation et renforcer la compétitivité des économies africaines.

Le défi est de taille. L’Afrique compte aujourd’hui près de 500 millions d’internautes et son économie numérique pourrait atteindre la valeur de 712 milliards de dollars à l’horizon 2050. Mais reconnaissons-le au passage,  c’est mince par rapport aux autres sommes annoncées ailleurs en Europe ou aux Etats-Unis.

Pertes liées à la cybercriminalité

Dans le même temps, le continent demeure fortement exposé aux cybermenaces, avec près de 3 milliards de dollars de pertes liées à la cybercriminalité entre 2019 et 2025, selon INTERPOL.

Pour répondre à ces enjeux, le CAF 2026 introduit plusieurs nouveautés. Parmi elles, la création d’un Collège d’experts réunissant universitaires, entreprises, institutions publiques et organisations internationales afin d’alimenter la réflexion stratégique du Forum. L’initiative « Tech 4 Creatives » mettra en lumière les talents africains qui exploitent déjà l’intelligence artificielle dans les industries créatives. Tandis que le HackerLab, organisé avec l’Agence des Systèmes d’Information et du Numérique (ASIN) du Bénin, rassemblera de jeunes talents autour d’un hackathon consacré à la cybersécurité.

Durant deux jours, conférences, tables rondes, sessions ministérielles et rencontres d’affaires aborderont les sujets clés de la prochaine décennie numérique africaine : intelligence artificielle, souveraineté numérique, cyberdiplomatie, protection des données, identité numérique, santé connectée, infrastructures satellitaires et financement de l’économie numérique. Plusieurs ministres africains, responsables d’agences nationales et représentants d’organisations internationales ont déjà confirmé leur participation.

Nous y reviendrons.

L’article Cyber Africa Forum 2026 : Cotonou au cœur de la bataille pour la confiance numérique en Afrique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Architecture : Sahbi Gorgi élu à la vice-présidence du CUIA

L’architecte tunisien Sahbi Gorgi a été élu vice-président de la région V (Afrique) de l’Union internationale des architectes (UIA). Le Conseil nouvellement constitué l’a également désigné au poste de deuxième vice-président de cette prestigieuse organisation internationale.

Le ministère des Affaires culturelles a salué cette distinction, obtenue lors de l’Assemblée générale de l’UIA, organisée du 2 au 5 juillet 2026 à Barcelone (Espagne). Représentant la région Afrique, Sahbi Gorgi s’est imposé en tête du scrutin avec 184 voix, comme le rapporte un confrère de la place.

Pour le ministère, cette élection illustre le rayonnement croissant de la Tunisie sur la scène internationale dans les domaines de l’architecture et de l’urbanisme. Tout en mettant en valeur les compétences tunisiennes au sein des instances professionnelles mondiales, ajoute notre source.

Ancien président de l’Ordre des architectes de Tunisie, Sahbi Gorgi est également reconnu pour son engagement dans la préservation du patrimoine. Il est notamment l’auteur de deux importants projets menés par le ministère des Affaires culturelles dans le gouvernorat de Kairouan : la restauration et la mise en valeur de la Grande Mosquée et de son environnement immédiat, ainsi que la restauration et la valorisation des Bassins des Aghlabides et de leurs abords, rappelle le média tunisien.

L’article Architecture : Sahbi Gorgi élu à la vice-présidence du CUIA est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  
❌