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Les prix du pétrole bondissent après de nouvelles frappes américaines sur l’Iran

Les prix du pétrole ont prolongé leurs gains ce jeudi après de nouvelles frappes américaines sur des cibles iraniennes dans la nuit du mercredi aujeudi, ravivant les inquiétudes concernant l’approvisionnement en brut au Moyen-Orient. Ces tensions alimentent la crainte que la reprise des hostilités ne perturbe le transport maritime à travers le détroit d’Ormuz et ne compromette le redressement récent des exportations du Golfe.

Le brut WTI progressait de 1,12% à 74,34$ le baril ce matin, tandis que le Brent gagnait 1,12% à 78,89$ le baril. Le brut est resté nettement orienté à la hausse même après avoir réduit une partie de ses gains. Le Brent et le WTI avaient bondi de plus de 8% lors de la session précédente, après que le président Donald Trump a déclaré mercredi le cessez-le-feu américano-iranien effectivement caduc, ordonné de nouvelles frappes sur des cibles iraniennes et averti de possibles actions militaires supplémentaires, poussant Téhéran à menacer de fermer le détroit d’Ormuz.

Le regain de conflit menace la reprise des approvisionnements du Golfe

La dernière escalade fait suite à une série d’attaques contre des navires commerciaux à proximité du détroit d’Ormuz, qui ont ravivé les craintes quant à la sécurité de l’un des corridors énergétiques les plus importants au monde. Un pétrolier qatari transportant du GNL, un pétrolier saoudien et au moins un autre navire commercial ont été touchés lors d’incidents distincts au cours des deux derniers jours, tandis qu’un autre tanker a signalé avoir été atteint par un projectile non identifié au large des côtes d’Oman, déclenchant un incendie mais sans faire de victimes. Ces attaques ont conduit plusieurs pétroliers et méthaniers à retarder ou annuler leur transit prévu dans ce détroit, les opérateurs réévaluant les risques sécuritaires.

Le Centre conjoint d’information maritime dirigé par les États-Unis a par la suite relevé le niveau de menace pour la navigation dans le détroit d’Ormuz à « sévère », tandis que l’Organisation maritime internationale a appelé les navires à faire preuve d’une extrême prudence lors du transit par cette route. Dans ce contexte, Washington a lancé de nouvelles frappes sur des cibles iraniennes, affirmant vouloir dégrader la capacité de Téhéran à menacer le transport maritime commercial, tandis que l’Iran a averti qu’il riposterait contre les actifs militaires américains et a réitéré ses menaces concernant la navigation dans le détroit d’Ormuz.

Le regain de conflit a jeté un nouveau doute sur la reprise récente des exportations pétrolières du Golfe. Le trafic de pétroliers à travers Ormuz s’était progressivement amélioré à la suite du cessez-le-feu du mois dernier, mais les opérateurs craignent désormais que de nouvelles attaques contre des navires commerciaux ne freinent cette reprise et ne menacent à nouveau les flux de brut en provenance du Golfe Persique.

Au final, les marchés suivent désormais attentivement l’évolution du conflit américano-iranien, les conditions de navigation dans le détroit d’Ormuz et tout signe de perturbations supplémentaires des exportations de brut au Moyen-Orient.

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Inflation sous‑jacente : ancrage persistant au‑dessus de 4%

Selon le dernier rapport de l’INS, l’inflation sous‑jacente a légèrement augmenté à 4,9% en juin, contre 4,8% en mai, montrant que les prix non volatils conservent une dynamique soutenue. Les produits libres progressent de 6,3% sur un an.  Alors que les produits encadrés augmentent de seulement 1,3%.

Cette divergence met en évidence l’effet des mécanismes de régulation des prix : les biens non encadrés portent la majeure partie des ajustements tarifaires, alors que le contrôle des prix atténue temporairement les augmentations sur les produits réglementés.

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Chute des IDE en Afrique, mais pas pour l’Égypte et la Guinée

En 2025, l’Afrique n’a capté que 4,4% des investissements mondiaux, et l’essentiel est allé à dix pays seulement.

Le dernier rapport de la CNUCED sur l’investissement mondial indique que les flux d’investissements directs étrangers (IDE) ont grimpé de 6 % en 2025 pour atteindre 1 600 milliards de dollars dans le monde. L’Afrique, elle, a connu la tendance inverse : ses IDE ont chuté de 26 %, tombant à 70 milliards de dollars, soit à peine 4,4 % du total mondial.

A cet égard, la CNUCED rappelle que cette reprise mondiale reste cependant fragile, les chiffres ne se traduisant pas toujours par de nouvelles usines ou de nouveaux emplois. Les investissements restent très concentrés : les 20 premières économies d’accueil captent plus de 80 % des flux mondiaux.

Concentration des IDE dans le monde et en Afrique

En Afrique, ce phénomène de concentration est encore plus marqué : les 10 premiers pays bénéficiaires ont capté 72,3 % des IDE reçus par le continent.

Ainsi, l’Égypte reste en tête, malgré une chute de 67 % par rapport à 2024, année dopée par le mégaprojet immobilier de Ras El-Hekma. Elle conserve la première place grâce notamment au projet touristique d’Alam El-Roum. De son côté, la Guinée-Conakry connaît la progression la plus spectaculaire (+457 %), portée par les investissements miniers liés au gisement de fer de Simandou, entré en production fin 2025. Le Mozambique et le Nigeria profitent des hydrocarbures et du gaz naturel liquéfié; tandis que l’Éthiopie bénéficie des investissements du groupe Dangote dans les engrais. Le Maroc enregistre une forte hausse (+91 %), tirée par l’extension de l’usine Stellantis à Kénitra.

Seule l’Afrique du Sud affiche un flux négatif, lié à des mouvements financiers intragroupes plutôt qu’à un véritable désinvestissement.

Et on remarquera également que la Tunisie ne fait pas partie des pays les plus attractifs.

Top 10 des pays africains bénéficiaires d’IDE en 2025 (en milliards $)

Pays IDE 2025 IDE 2024 Variation Secteurs clés
Égypte 15,45 46,58 -66,8% Tourisme, immobilier
Guinée 7,80 1,40 +457% Minerais
Mozambique 5,70 3,12 +82,7% Gaz
Nigeria 4,00 1,60 +150% Pétrole & gaz
Éthiopie 3,80 3,98 -4,5% Engrais
Ouganda 3,36 3,12 +7,7% Pétrole, raffinage
Maroc 3,34 1,75 +90,9% Automobile, énergie
Kenya 3,20 2,32 +37,9% Énergie, agriculture, minerais
Côte d’Ivoire 2,03 1,48 +37,2% Minerais
Ghana 1,91 1,77 +7,9% Hydrocarbures, minerais

Source : rapport de la CNUCED 2026

Le rapport souligne enfin une tendance de fond : la valeur des grands projets « greenfield » a reculé d’un tiers, au profit d’un plus grand nombre de projets de taille plus modeste. Un signe que le modèle du mégaprojet unique cède peu à peu la place à une diversification des investissements.

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INS: quand l’alimentation fait monter les prix

L’INS vient de publier son rapport détaillé sur les prix de consommation. Sur un an, les prix  alimentaires augmentent de 7,1%, contribution importante à l’inflation globale. La hausse est surtout portée  par  les produits animaux et certains produits frais : viande ovine (+18,3%), viande bovine (+13,6%), volaille (+13,5%), poissons frais (+11,7%) et fruits frais (+11,0%).

Ces hausses reflètent  des tensions d’offre (coûts d’approvisionnement, disponibilité saisonnière, conditions sanitaires ou logistiques) et/ou une transmission des coûts agricoles et d’importation vers le consommateur.

À l’autre extrémité, certains sous-groupes exercent un effet désinflationniste : les huiles alimentaires diminuent de 5,5% et les œufs de 3,1% sur un an, traduisant une correction des prix ou une amélioration de l’offre sur ces segments.

Sur un mois, le groupe « Alimentation et boissons » recule de 0,9%, porté par les baisses mensuelles de la volaille (-3,1%), des légumes frais (-2,7%), des œufs (-2,1%), des fruits frais (-1,6%) et de la viande ovine (-1,1%). Ce contraste entre un fort niveau annuel et un recul mensuel suggère une volatilité saisonnière et des effets de base récents.

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INS: habillement et hôtellerie tirent l’inflation mensuelle (+0,2%)

Au mois de juin 2026, l’inflation annuelle s’est établie à 5,3%. Ce niveau résulte d’une combinaison de dynamiques hétérogènes entre les principaux groupes de consommation. D’une part, le rythme de progression des prix du groupe « Alimentation et boissons » a ralenti (7,1% en juin contre 8,2% en mai), ce qui a pesé modérément sur l’inflation annuelle. D’autre part, on observe une accélération des prix du Tabac (1,0% en juin contre 0,8% en mai) et une légère hausse du rythme pour le groupe « Loisirs et culture » (4,4% contre 4,3%). Ces mouvements contrastés expliquent en grande partie la stabilisation du taux global autour de 5,3%.

Sur un mois, l’indice des prix à la consommation a progressé de 0,2% entre mai et juin 2026. Les hausses mensuelles les plus marquées concernent l’habillement et les chaussures (+1,7%) et la restauration/hôtellerie (+1,0%), tandis que l’alimentation recule (-0,9%).

 

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Détroit d’Ormuz : vers une nouvelle suspension des traversées

Les nouvelles attaques contre des pétroliers dans le détroit d’Ormuz poussent plusieurs assureurs spécialisés à recommander la suspension temporaire des traversées.

La crise sécuritaire dans le Golfe franchit un nouveau seuil; après plusieurs attaques visant des navires commerciaux. Certains assureurs spécialisés dans les risques de guerre conseillent désormais aux compagnies maritimes de reporter leurs passages par le détroit d’Ormuz; et ce, jusqu’à une amélioration de la situation.

Même si les couvertures d’assurance n’ont pas été officiellement suspendues; les conditions se durcissent rapidement. Ainsi, les primes de risque de guerre, qui représentaient environ 2 % de la valeur d’un navire il y a quelques jours, approchent désormais les 3 %. Avec des scénarios pouvant atteindre 5 %, si les hostilités s’intensifient.

Cette évolution renchérit fortement le coût du transport maritime pour les pétroliers et les méthaniers transitant par cette voie stratégique. Laquelle voit transiter près d’un cinquième des exportations mondiales de pétrole.

D’ailleurs, l’Organisation maritime internationale (OMI) a appelé mercredi 8 juillet les armateurs à faire preuve d’une vigilance maximale. Tout en privilégiant la sécurité des équipages. Plusieurs compagnies réévaluent déjà leurs itinéraires; même si les routes alternatives allongent les délais et augmentent les coûts logistiques.

Au final, pour les marchés énergétiques, la multiplication des incidents entretient une prime de risque durable sur les prix du pétrole, du gaz naturel liquéfié et du fret maritime.

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WIFAK BANK inaugure sa 60ᵉ agence à Kheireddine Pacha et renforce son engagement en faveur d’une banque inclusive

Conformément à son orientation stratégique, WIFAK BANK poursuit son engagement en tant qu’acteur de référence du développement économique durable. Et ce, à travers des solutions de finance islamique performantes, responsables et orientées client.

S’inscrivant dans une stratégie d’extension maîtrisée de son réseau, visant à renforcer sa couverture territoriale et à consolider sa proximité à l’échelle nationale, WIFAK BANK a officiellement ouvert sa 60ᵉ agence, à compter du jeudi 09 juillet 2026. « L’Agence WIFAK BANK Kheireddine Pacha » se situe au N°39 Bis, Avenue Kheireddine Pacha, Montplaisir, Tunis.

Cette nouvelle implantation vient renforcer la présence de la Banque dans le gouvernorat de Tunis et constitue une étape structurante dans le déploiement de son réseau. Elle permettra d’adresser de manière optimale les besoins d’une clientèle diversifiée (particuliers, TPE, professionnels et entreprises) à travers une offre complète de produits et services conformes aux principes de la finance islamique. A savoir : comptes et cartes bancaires; solutions digitales sécurisées; financements; épargne; placements; transferts de fonds; opérations internationales; et d’autres services à valeur ajoutée.

L’inclusion financière au cœur de l’innovation

Dans le cadre de sa politique RSE et de son engagement en faveur de l’accessibilité à tous, l’Agence WIFAK BANK Kheireddine Pacha se distingue par l’intégration d’un guichet automatique bancaire de nouvelle génération spécialement adapté aux personnes non-voyantes accessible 24h/24 et 7j/7.

Cette solution innovante garantit une utilisation autonome et sécurisée, conformément aux standards d’accessibilité. De même qu’elle traduit la volonté de WIFAK BANK de promouvoir une banque responsable, inclusive et durable.

L’excellence de l’expérience client au cœur des priorités stratégiques de WIFAK BANK

À travers cette nouvelle agence, WIFAK BANK réaffirme son orientation stratégique vers une expérience client fluide, personnalisée et cohérente, fondée sur la qualité de l’accueil, le conseil et l’accompagnement, considérés comme des leviers majeurs de performance et de création de valeur durable

À l’occasion de cette ouverture, les 50 premiers clients bénéficieront d’une gratuité annuelle des frais de tenue de compte.

Avec communiqué

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États-Unis : les importations liées à l’IA creusent le déficit commercial

Le déficit commercial des États-Unis s’est fortement creusé en mai pour atteindre 77,6 milliards de dollars. Soit son plus haut niveau depuis plus d’un an. La hausse des importations de biens d’équipement, que portent les investissements dans l’intelligence artificielle (IA), explique l’essentiel de cette dégradation.

L’économie américaine continue d’investir massivement dans sa modernisation industrielle et numérique. En mai, les importations ont progressé à leur plus haut niveau depuis plus d’un an. Ce qui a entraîné une hausse du déficit commercial à 77,6 milliards de dollars; contre 54,6 milliards en avril. C’est ce que confirme un rapport de Bloomberg publié le 8 juillet. Les biens d’équipement constituent le principal moteur de cette évolution. Les entreprises américaines multiplient les achats de serveurs, de composants électroniques, de semi-conducteurs et d’infrastructures destinées au développement de l’IA. Faisant en conséquence bondir les importations de cette catégorie à un niveau historique.

Par ailleurs, les importations de produits pharmaceutiques, de téléphones mobiles, de pétrole brut et d’automobiles progressent également. Tandis que les exportations reculent.

Cependant, si cette évolution pèse à court terme sur la balance commerciale; plusieurs économistes soulignent qu’elle reflète aussi une accélération des investissements productifs. Laquelle est susceptible de soutenir la croissance américaine dans les prochaines années.

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Fatma Mseddi relance la bataille pour classer Ennahdha comme « organisation terroriste »

Au cours de la journée du jeudi 9 juillet 2026, la députée Fatma Mseddi a déposé une proposition de loi composée de six articles, présentée comme visant à protéger la sécurité et la souveraineté nationales, ainsi que le régime républicain. Tout en empêchant l’utilisation des partis politiques et des associations comme couvertures pour des organisations terroristes.

L’article 2 du texte propose de qualifier le parti Ennahdha de « continuité politique et organisationnelle »  de l’organisation internationale des Frères musulmans en Tunisie et de le classer comme  « organisation terroriste ». La proposition de Fatma Mseddi prévoit également l’application de ces mesures à toute association ou structure dont le lien organisationnel, financier ou fonctionnel avec Ennahdha ou les Frères musulmans serait établi.

Le texte prévoit notamment la dissolution immédiate des organisations concernées, la perte du statut représentatif et parlementaire des dirigeants dont l’appartenance serait reconnue, ainsi que l’interdiction, pour les personnes visées, de se présenter aux élections ou d’exercer des fonctions publiques pendant une période de dix ans.

Cette initiative ne constitue toutefois pas une première pour Fatma Mseddi. La députée avait déjà porté cette revendication dans le débat public en 2023, dans le prolongement de ses positions sur le dossier des réseaux d’envoi de jeunes Tunisiens vers les zones de conflit. Avant elle, plusieurs figures de l’opposition avaient également appelé à des mesures contre Ennahdha, notamment après les assassinats politiques de 2013 et les débats liés au terrorisme et aux réseaux jihadistes.

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La Tunisie obtient un prêt de 312 millions de dollars auprès du Fonds monétaire arabe

Aux dernières nouvelles, la Tunisie a signé un premier accord de prêt à moyen terme avec le Fonds monétaire arabe (FMA), pour un montant de 76,7 millions de dinars arabes de compte. Soit environ 312 millions de dollars. Et ce, afin de soutenir la stabilité économique et financière du pays.

Signé par le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhair Nouri, et le directeur général du FMA, Fahd Ben Mohammed Al-Turki, l’accord prévoit un décaissement en trois tranches, avec une première tranche versée dès son entrée en vigueur.

Le communiqué de la BCT précise encore que le prêt sera remboursé sur sept ans, dont trois ans et demi de grâce, avant un remboursement en huit échéances semestrielles. Ce financement appuiera le programme de réformes économiques et financières du gouvernement,. De même qu’il contribuera au financement de la balance des paiements et renforcera la résilience de l’économie tunisienne, ainsi que les équilibres budgétaires et extérieurs. Il témoigne également de la confiance du Fonds monétaire arabe dans les réformes engagées par la Tunisie.

Il convient de noter que ni le BCT ni le Fonds monétaire arabe n’ont communiqué le taux d’intérêt et les autres conditions financières du prêt. Le communiqué officiel de la BCT se limite aux modalités de décaissement et de remboursement.

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Aéronautique : le géant turc Aksa Composites choisit la Tunisie pour sa première usine en Afrique

La Tunisie s’apprête à accueillir un nouvel acteur international dans le secteur aéronautique. Aksa Composites, filiale du groupe turc Akkök Holding spécialisée dans la production de matériaux composites destinés notamment à l’industrie aéronautique, ouvrira prochainement une unité industrielle en Tunisie.

L’annonce a été faite par Jalel Tabib, directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA Tunisia). Et ce, en marge de la cinquième édition des « Rencontres Tunisie de l’industrie aéronautique », organisée du 7 au 9 juillet 2026.

La nouvelle implantation devrait démarrer ses activités dans la zone industrielle de Borj Cédria. Ce projet représente un investissement estimé à 5 millions de dollars et s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer l’industrie tunisienne à forte valeur ajoutée, favoriser le transfert de technologies et consolider l’intégration du pays dans les chaînes de valeur mondiales des matériaux composites et de l’aéronautique.

Un secteur aéronautique en pleine dynamique

Selon Jalel Tabib, l’arrivée d’Aksa Composites illustre « une dynamique importante » dans l’industrie aéronautique tunisienne, un secteur qui dispose aujourd’hui de perspectives prometteuses.

« Ces investissements confirment l’attractivité croissante de la Tunisie dans l’aéronautique », a-t-il souligné, rappelant que la filière emploie désormais plus de 20 000 personnes.

Le responsable a également mis en avant l’expérience tunisienne dans la fabrication de composants aéronautiques, notamment à travers le pôle industriel d’El Mghira, dans le gouvernorat de Ben Arous, considéré comme une référence régionale. D’autres centres d’excellence se développent également à Sousse, Soliman (gouvernorat de Nabeul) et dans plusieurs autres régions du pays.

La filière compte aujourd’hui plus de 85 entreprises et affiche une croissance à deux chiffres, faisant de la Tunisie un acteur de plus en plus visible sur la scène aéronautique régionale et internationale.

« La FIPA, l’ensemble de l’écosystème économique et les ministères concernés sont mobilisés pour accompagner les investisseurs et poursuivre le développement de cette industrie qui constitue une vitrine du savoir-faire tunisien », a affirmé Jalel Tabib.

Il a également indiqué que la Tunisie ambitionne désormais de franchir un nouveau cap en attirant davantage d’acteurs internationaux et en explorant de nouvelles opportunités de coopération.

La confiance, moteur des investissements

De son côté, Stéphania Sonia Dellali, présidente du Groupement des industries tunisiennes des composants aéronautiques et spatiaux (GITAS), a salué la décision du groupe turc Akkök Holding de choisir la Tunisie pour implanter son premier site industriel sur le continent africain à travers sa filiale Aksa Composites.

« Ce choix traduit une conviction claire : en construisant la confiance, nous ouvrons la voie à l’investissement, à la coopération et à la création de valeur », a-t-elle déclaré.

Elle a rappelé que l’industrie aéronautique repose avant tout sur la confiance, une confiance que les entreprises tunisiennes ont construite pendant près de 30 ans grâce à la qualité de leurs productions, au respect des normes internationales et à leur engagement auprès des grands donneurs d’ordre.

Aujourd’hui, la filière tunisienne regroupe plus de 80 entreprises et génère des exportations dépassant 650 millions d’euros, confirmant l’intégration progressive de la Tunisie dans les grandes chaînes de valeur mondiales de l’aéronautique.

La présidente du GITAS a également mis en avant les partenariats développés avec les organisations professionnelles internationales, notamment le Groupement des Industries Françaises de Défense et de Sécurité Terrestre et Aéroterrestre (GIFAS) et l’association allemande des industries aéronautiques et spatiales (BDLI), qui contribuent à renforcer les coopérations industrielles entre la Tunisie, la France et l’Allemagne.

« Notre ambition est de faire de la Tunisie une plateforme industrielle de référence dans la région méditerranéenne et en Afrique », a-t-elle affirmé.

Des atouts compétitifs pour séduire les investisseurs

Dans un contexte de profonde transformation de l’industrie aéronautique mondiale, la Tunisie dispose de plusieurs avantages compétitifs : sa position géographique stratégique au cœur de la Méditerranée, sa proximité avec l’Europe, la qualification de ses ressources humaines, la flexibilité de son tissu industriel et le potentiel de sa jeunesse.

Pour Samir Abdelhafidh, ministre de l’Économie et de la Planification, la compétitivité industrielle ne repose plus uniquement sur les coûts de production ou les capacités manufacturières.

Elle dépend désormais de la maîtrise des technologies avancées, de l’accès aux compétences, de la capacité d’innovation et de l’intégration intelligente dans les chaînes de valeur internationales.

« La Tunisie mise sur une ambition industrielle renouvelée, l’ouverture économique et la création de valeur », a-t-il indiqué, ajoutant que le pays souhaite renforcer son positionnement comme plateforme industrielle et technologique de référence dans l’espace euro-méditerranéen.

L’implantation d’Aksa Composites marque ainsi une nouvelle étape dans la montée en gamme de l’industrie aéronautique tunisienne et confirme l’intérêt croissant des investisseurs étrangers pour un secteur devenu stratégique pour l’économie nationale.

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Tunisie – UE : la part de marché reste stable à 0,53 %

L’Union européenne (UE) demeure le débouché commercial incontournable de la Tunisie, absorbant 71,5 % de ses exportations à la fin juin 2026. Cependant, si les valeurs exportées atteignent des niveaux record, la part de marché tunisienne au sein de l’UE reste modeste et stagne à 0,53 %, indique la Banque centrale de Tunisie (BCT).

 

Certes, la légère progression des ventes libellées en euros (+2,8 %) en UE a devancé la croissance des importations européennes (+2,4 %). Mais cet écart favorable n’a pas suffi à améliorer significativement la position relative du pays.

 

Trajectoires contrastées

L’examen par groupe de produits pour l’année 2025 révèle des fortunes diverses selon les secteurs d’activité. Le secteur des machines et matériels de transport a enregistré la progression la plus marquée, avec un gain de quatre points de base pour atteindre 0,70 % de part de marché. Portée par un rebond de 12,6 % des ventes (contre -0,9 % en 2024), cette performance dépasse largement la dynamique des importations européennes (+5,8 %). Elle témoigne du redressement des industries mécaniques et électriques, dont les exportations globales ont bondi de 8,7 % après une timide hausse de 1,2 % l’année précédente.

Pour les produits chimiques et connexes, leur part de marché a progressé d’un point de base, passant de 0,11 % à 0,12 %. Les ventes vers l’UE ont grimpé de 15,4 % (contre +0,3 % en 2024), surperformant les importations européennes (+7 %).

Toutefois, cette embellie, soutenue par la reprise des phosphates et dérivés (+15 %) et la consolidation des ouvrages en plastique (+15,2 %), ne permet pas encore un redressement notable de la position sectorielle globale.

Quant aux autres articles manufacturés, leur part de marché s’est élevée à 0,90 %, après une perte de sept points de base en 2024. La reprise modeste des ventes (+2,2 % contre -4,8 % auparavant) reste en deçà de la hausse des importations européennes (+3 %). De son côté, le secteur du textile-habillement-cuirs (ITHC) affiche une contraction moins sévère, s’établissant à -1,7 % contre -4,8 % en 2024.

 

Des secteurs en recul

La part des produits de base s’est effondrée, chutant de 1,15 % à 0,78 %. Cette contraction s’explique essentiellement par la baisse de 16,2 % des exportations d’huile d’olive. Ce repli est la conséquence directe d’un effondrement de 47,7 % de son prix moyen, lié à la reprise de la production mondiale.

Les combustibles minéraux et lubrifiants ont perdu deux points de base pour s’établir à 0,11 %. Ses exportations ont chuté de 27 %, un recul plus prononcé que celui des importations européennes (-12 %). La baisse globale des ventes d’énergie et lubrifiants (-30,2 %) résulte de la baisse simultanée des produits raffinés (-45 %) et du pétrole brut (-16,7 %), dans un contexte de baisse de la production nationale et de repli des cours du Brent.

Pour les produits alimentaires, boissons et tabac, bien que les ventes aient progressé de 7,8 %, ce rythme est resté inférieur à celui de la demande européenne (+11,2 %). En conséquence, la part de marché tunisienne recule légèrement, passant de 0,29 % à 0,28 %.

 

L’offensive asiatique et le repositionnement des pays tiers

Le paysage concurrentiel sur le marché européen se redéfinit rapidement sous l’effet des tensions géopolitiques et commerciales. La Chine a conforté sa position de premier fournisseur de l’UE, sa part grimpant à 22,25 % (contre 21,42 % en 2024). Les droits de douane imposés par les États-Unis ont incité la Chine à redéployer ses exportations vers l’Europe (+6,4 %). Portée par une demande intérieure atone et une montée en gamme rapide de ses technologies, la Chine a d’ailleurs enregistré un excédent commercial historique de 1 189 milliards de dollars en 2025.

Parallèlement, d’autres concurrents tirent leur épingle du jeu. La Turquie a poursuivi son redressement amorcé en 2023, voyant sa part passer de 4 % à 4,11 %, grâce à des gains notables dans les secteurs des machines et transports (+23 points de base) et des combustibles (+20 points de base). Le Bangladesh a amélioré également sa position, passant de 0,81 % à 0,84 %, soutenu par une hausse de 6,5 % de ses exportations.

À l’inverse, plusieurs concurrents régionaux et globaux perdent du terrain. L’Inde (de 2,91 % à 2,76 %), le Maroc (de 1,03 % à 1,01 %) et l’Égypte (de 0,5 % à 0,49 %) voient tous leurs parts de marché se contracter par rapport à 2024. Il y a des milliards de dinars à prendre, qui peuvent nous offrir de précieux points de croissance, et nous pouvons le faire.

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UBCI lance le Desk Italia pour faciliter les relations économiques Tunisie‑Italie

Dans le cadre du Forum économique et d’affaires tuniso-italien, l’UBCI a présenté son nouveau Desk Italia. A savoir, un guichet spécialisé destiné à faciliter les flux internationaux, le financement et l’accompagnement opérationnel des entreprises tunisiennes et italiennes. À travers cette initiative, la banque entend renforcer son rôle d’intermédiaire stratégique au service des investissements et des partenariats entre les deux pays. À cette occasion, L’Économiste Maghrébin a rencontré Amina Khouadja, responsable des partenariats institutionnels et du Desk Italie à l’UBCI, qui revient sur les objectifs et les ambitions de cette nouvelle structure.

 

Pourquoi créer un Desk Italie à l’UBCI ?

Amina Khouadja : L’UBCI a annoncé le lancement officiel de son Desk Italie, une initiative qui s’inscrit dans sa stratégie d’ouverture à l’international et de renforcement des relations économiques entre la Tunisie et ses principaux partenaires. Il faut rappeler que les relations économiques entre la Tunisie et l’Italie sont denses et stratégiques. L’Italie est un partenaire commercial majeur et un investisseur important dans des secteurs clés tels que l’industrie manufacturière, l’automobile, les composants électroniques, l’agroalimentaire, les technologies, les énergies renouvelables et le textile. Partant de cette réalité, il y a des entrepreneurs, des projets et des emplois.

Le Desk Italie a été créé pour offrir un accompagnement bancaire spécialisé, réactif et proche des besoins concrets des entreprises, pour transformer ces opportunités en réalisations durables. Ce dispositif a pour vocation d’accompagner et de faciliter les échanges économiques ainsi que les investissements entre la Tunisie et l’Italie, en offrant un accompagnement bancaire spécialisé aux entreprises, investisseurs et porteurs de projets des deux pays. Il s’inscrit dans une dynamique de coopération stratégique développée en partenariat avec la Chambre Tuniso-Italienne de Commerce et d’Industrie (CTICI). À cette occasion, un protocole d’accord (Memorandum of Understanding – MoU) a été signé entre M. Mourad Fradi, Président de la CTICI, et M. Mohamed Koubaa, Directeur Général de l’UBCI. À travers cette initiative, l’UBCI confirme son ambition de devenir la banque de référence des relations économiques tuniso-italiennes. Ce partenariat illustre la volonté commune de l’UBCI et de la CTICI de renforcer les échanges économiques entre les deux pays, de favoriser les investissements bilatéraux et de créer un environnement propice au développement des opportunités d’affaires.

La suite de l’interview sera disponible dans le prochain numéro de l’Economiste Maghrébin 

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Cyber Africa Forum 2026 : Cotonou au cœur de la bataille pour la confiance numérique en Afrique

Les 16 et 17 novembre 2026, Cotonou, capitale du Bénin, accueillera la sixième édition du Cyber Africa Forum (CAF), principal rendez-vous africain dédié au numérique, à la cybersécurité et à l’innovation.

Organisé avec l’appui des autorités béninoises, l’événement réunira plus de 1 500 participants, parmi lesquels des décideurs publics, dirigeants d’entreprises, investisseurs, experts internationaux et acteurs de l’écosystème technologique africain, rapportent nos confrères d’Agence Ecofin.

Placée sur le thème « Construire la confiance numérique de demain », cette édition intervient dans un contexte marqué par l’essor de l’intelligence artificielle et l’accélération de la transformation digitale à l’échelle mondiale. Pour les organisateurs, la confiance numérique s’impose désormais comme un levier stratégique pour attirer les investissements, stimuler l’innovation et renforcer la compétitivité des économies africaines.

Le défi est de taille. L’Afrique compte aujourd’hui près de 500 millions d’internautes et son économie numérique pourrait atteindre la valeur de 712 milliards de dollars à l’horizon 2050. Mais reconnaissons-le au passage,  c’est mince par rapport aux autres sommes annoncées ailleurs en Europe ou aux Etats-Unis.

Pertes liées à la cybercriminalité

Dans le même temps, le continent demeure fortement exposé aux cybermenaces, avec près de 3 milliards de dollars de pertes liées à la cybercriminalité entre 2019 et 2025, selon INTERPOL.

Pour répondre à ces enjeux, le CAF 2026 introduit plusieurs nouveautés. Parmi elles, la création d’un Collège d’experts réunissant universitaires, entreprises, institutions publiques et organisations internationales afin d’alimenter la réflexion stratégique du Forum. L’initiative « Tech 4 Creatives » mettra en lumière les talents africains qui exploitent déjà l’intelligence artificielle dans les industries créatives. Tandis que le HackerLab, organisé avec l’Agence des Systèmes d’Information et du Numérique (ASIN) du Bénin, rassemblera de jeunes talents autour d’un hackathon consacré à la cybersécurité.

Durant deux jours, conférences, tables rondes, sessions ministérielles et rencontres d’affaires aborderont les sujets clés de la prochaine décennie numérique africaine : intelligence artificielle, souveraineté numérique, cyberdiplomatie, protection des données, identité numérique, santé connectée, infrastructures satellitaires et financement de l’économie numérique. Plusieurs ministres africains, responsables d’agences nationales et représentants d’organisations internationales ont déjà confirmé leur participation.

Nous y reviendrons.

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L’équation iranienne : ingénieurs, drones et souveraineté

Alors que les tensions américano-iraniennes pèsent sur l’environnement régional, la question des ingénieurs devient un indicateur stratégique de puissance, de fuite des compétences et de résilience économique.  En Iran, la formation scientifique reste massive malgré les sanctions et l’isolement international.

L’Iran formerait chaque année entre 230 000 et 234 000 ingénieurs, soit davantage que la France et l’Allemagne réunies, et à un niveau comparable à celui des États-Unis. C’est ce que révèlent les données relayées par la chaîne de télévision française BFMTV et l’Institut de statistique de l’UNESCO.  Cette capacité de formation explique pourquoi l’Iran est souvent cité parmi les grands pôles mondiaux de production de profils techniques; malgré un contexte de sanctions et de fortes tensions régionales.

Cette performance repose sur une politique de long terme en faveur des filières scientifiques et technologiques. En effet, le pays a massivement développé son enseignement supérieur technique, notamment aux sciences, à l’ingénierie et aux technologies, dans une logique d’autonomie industrielle et de montée en gamme du capital humain.

Autre fait marquant : la forte présence des femmes dans ces filières. Dans ce contexte actuel, l’Iran a fait de la formation scientifique un levier stratégique, en misant sur le nombre, la spécialisation et la continuité de son système universitaire.

Au-delà du chiffre, cette dynamique révèle un choix politique clair : investir dans le savoir pour consolider une puissance technologique au sein du pays. Dans un monde où les ressources humaines qualifiées deviennent un avantage géopolitique, l’Iran  souhaiterait-il maintenir un haut niveau de formation, malgré les contraintes extérieures, qui reste un facteur de puissance symbolique et industrielle? Tout dépendra de la suite…

On peut se demander si cette puissance de formation se traduit réellement dans la vie des quotidienne des Iraniens. Car les sources disponibles montrent un contraste net entre un système universitaire productif et une économie encore sous forte contrainte.

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La Tunisie devient-elle une “école de formation gratuite” pour l’étranger?

Faut-il retenir les compétences et les valoriser sur place; ou encore faut-il les laisser partir ?
Sami JallouliSami Jallouli, politologue, est revenu sur les propos du ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle qui a affirmé que l’Europe aura besoin de 10 millions de spécialistes des technologies de l’information et de la communication d’ici 2030, tout en appelant à former des compétences tunisiennes pour répondre aux besoins du marché européen. Une position qui, estime-t-il, relance le débat sur le rôle même de ce ministère.

Il part du constat via son post Fb, qu’en Tunisie, la politique de l’emploi semble enfermée dans un cercle vicieux qui ne se modifie pas avec le changement des responsables. Il précise dans ce contexte : « Il y a quelques années, un ancien ministre justifiait l’émigration des cadres par l’apport de devises étrangères; aujourd’hui, le ministre de l’Emploi présente les besoins de l’Europe en spécialistes du numérique comme une opportunité à saisir, à travers la formation de compétences tunisiennes destinées à ce marché. »

La question esssentielle est donc de savoir si le rôle de l’État est désormais d’exporter sa jeunesse plutôt que de créer des emplois sur le territoire national ? Ou encore est-il devenu de fournir des opportunités à l’étranger au lieu d’en générer au pays ?

Ainsi présenter l’émigration comme une chance revient, analyse-t-il, à masquer une réalité plus douloureuse. Incapable de créer un environnement favorable à l’émergence de grandes entreprises nationales ou d’attirer d’importants investissements dans le numérique, l’État aurait choisi la voie la plus courte : transformer sa jeunesse en ressource exportable, réduite à une simple statistique et à une source de devises.

Il ajoute entre autres : « Cette orientation ne constitue pas un succès politique, mais un aveu d’échec dans la conduite du développement local. Au lieu de faire de la Tunisie un hub de services numériques capable de rayonner à l’international depuis son propre territoire, l’État se contenterait d’en faire une école de formation gratuite au service des économies étrangères. Nous investissons dans l’éducation et la formation de nos jeunes- médecins, ingénieurs, techniciens et agents- pour les voir ensuite répondre aux besoins démographiques d’autres pays, pendant que nos institutions nationales restent souvent confiées à des profils inadaptés. »

Par ailleurs, il souligne à cet effet un profond déficit de vision économique. « Au lieu de s’attaquer à la bureaucratie qui freine l’initiative, de faciliter le financement des start-up et d’améliorer l’environnement de travail local, les responsables se limiteraient à accompagner la sortie des jeunes. Le véritable investissement dans les compétences devrait commencer par leur offrir les moyens de réussir en Tunisie. Transformer le ministère en simple relais vers l’étranger ne résout pas le chômage ; cela institutionnalise plutôt la fuite des cerveaux et fait de l’émigration un projet indirectement soutenu par l’État » poursuit-il.

Cette déclaration invite ainsi à s’interroger sur l’organisation actuelle des politiques de l’emploi et de la formation professionnelle, ainsi que sur les modalités les plus adaptées pour en assurer la mise en œuvre.

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Kaïs Saïed met en garde contre des actions de déstabilisation

Le président de la République Kaïs Saïed a reçu, dans la journée du mercredi 8 juillet 2026 au palais de Carthage, Sarra Zaâfrani Zenzri, la cheffe du gouvernement. Il l’a chargée de présider le Conseil des ministres pour débattre d’un certain nombre de projets de lois et d’ordonnances.

Le chef de l’État a dénoncé des événements récurrents, qu’il a qualifiés d’actions organisées visant à nuire aux citoyens et à envenimer la situation. Tout en soulignant que le peuple tunisien mettra en échec les manœuvres internes et externes, comme il l’a déjà fait par le passé.

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Architecture : Sahbi Gorgi élu à la vice-présidence du CUIA

L’architecte tunisien Sahbi Gorgi a été élu vice-président de la région V (Afrique) de l’Union internationale des architectes (UIA). Le Conseil nouvellement constitué l’a également désigné au poste de deuxième vice-président de cette prestigieuse organisation internationale.

Le ministère des Affaires culturelles a salué cette distinction, obtenue lors de l’Assemblée générale de l’UIA, organisée du 2 au 5 juillet 2026 à Barcelone (Espagne). Représentant la région Afrique, Sahbi Gorgi s’est imposé en tête du scrutin avec 184 voix, comme le rapporte un confrère de la place.

Pour le ministère, cette élection illustre le rayonnement croissant de la Tunisie sur la scène internationale dans les domaines de l’architecture et de l’urbanisme. Tout en mettant en valeur les compétences tunisiennes au sein des instances professionnelles mondiales, ajoute notre source.

Ancien président de l’Ordre des architectes de Tunisie, Sahbi Gorgi est également reconnu pour son engagement dans la préservation du patrimoine. Il est notamment l’auteur de deux importants projets menés par le ministère des Affaires culturelles dans le gouvernorat de Kairouan : la restauration et la mise en valeur de la Grande Mosquée et de son environnement immédiat, ainsi que la restauration et la valorisation des Bassins des Aghlabides et de leurs abords, rappelle le média tunisien.

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Vers un nouvel accord de libre-échange entre le Canada et la Turquie

À l’occasion du sommet de l’OTAN à Ankara, le Canada et la Turquie ont officiellement lancé les négociations en vue d’un accord de libre-échange.

Le Canada et la Turquie franchissent une nouvelle étape dans leur coopération économique, avec l’annonce, mercredi 8 juillet, de l’ouverture officielle des négociations en vue d’un accord de libre-échange, et ce quelques semaines après les premiers échanges exploratoires entre leurs ministres du Commerce.

Les équipes techniques des deux pays doivent désormais définir le périmètre des discussions, qui porteront notamment sur les échanges de biens industriels, l’agriculture, les services, les investissements et les marchés publics.

Pour Ottawa, cet accord s’inscrit dans une stratégie de diversification commerciale destinée à réduire la dépendance vis-à-vis du marché américain. Pour Ankara, il représente une opportunité d’élargir ses débouchés vers l’Amérique du Nord tout en renforçant son rôle de plateforme industrielle entre l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient.

Au-delà des échanges commerciaux, les deux pays souhaitent également renforcer leur coopération dans des secteurs stratégiques tels que l’aéronautique, les technologies de pointe, les minerais critiques, les infrastructures et la transition énergétique.

Pour les entreprises des deux rives, l’ouverture de ces négociations intervient dans un contexte de multiplication des accords commerciaux régionaux, devenus un levier essentiel de sécurisation des chaînes de valeur face aux tensions géopolitiques et aux nouvelles politiques protectionnistes.

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Épargne nationale : légère reprise en 2025, mais le déficit de financement se creuse

L’épargne nationale a progressé de 1,5% en 2025, après un recul de 5,1% en 2024, selon le rapport annuel 2025 de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Malgré cette amélioration, le taux d’épargne a légèrement reculé à 5,3% du Revenu National Disponible Brut (RNDB), contre 5,6% un an auparavant.

Parallèlement, la hausse du taux d’investissement à 15,5% du PIB (contre 15,2% en 2024) a accentué l’écart de financement entre l’épargne nationale et la Formation Brute de Capital Fixe (FBCF), qui s’est établi à 10% du PIB, contre 9,4% l’année précédente.

La BCT attribue le redressement de l’épargne à la progression de l’activité économique, la croissance du PIB nominal (+8%) ayant dépassé celle de la consommation (+7,4%). Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger ont également soutenu cette évolution, augmentant de 15,2% pour atteindre 11,4 milliards de dinars, soit 6,6% du PIB.

L’épargne de l’Administration centrale a poursuivi son amélioration grâce à une progression des recettes fiscales plus rapide que celle des dépenses courantes. L’excédent des ressources propres et des dons est ainsi passé de 409 à 903 millions de dinars. Toutefois, ce montant n’a couvert que 9,3% des dépenses d’équipement.

La BCT souligne néanmoins que le financement intérieur de l’investissement demeure insuffisant. Le taux de couverture de la FBCF par les ressources nationales est tombé à 35,4%, contre 38,4% en 2024, renforçant la dépendance aux financements extérieurs, notamment l’endettement et les investissements étrangers.

Pour 2026, la Banque centrale prévoit une poursuite du redressement de l’épargne nationale, mais à un rythme insuffisant pour répondre pleinement aux besoins d’investissement du pays.

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