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Tunisie – La dette ralentit sa progression en 2025

L’endettement total de la Tunisie a progressé à un rythme moins soutenu en 2025, enregistrant une hausse de 3,9% contre 4,5% en 2024, selon le rapport annuel 2025 de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Cette décélération s’explique principalement par la baisse de l’endettement extérieur, qui a reculé de 9,9% pour s’établir à 67,2 milliards de dinars à fin 2025, sous l’effet de remboursements de dette supérieurs aux nouveaux financements mobilisés et de l’impact défavorable des variations de change.

Parallèlement, la dette intérieure a continué de progresser, mais à un rythme légèrement moins élevé (+9,6%), atteignant 199,3 milliards de dinars. Sa part dans l’endettement total a ainsi été portée à près de 75%, contre 71% en 2024 et 67% en 2023, confirmant la montée en puissance du financement domestique.

La BCT souligne également que l’encours de la dette de l’État, qui représente près de la moitié de l’endettement total, a vu son rythme de progression ralentir à 5,2%, contre 6,6% une année auparavant.

Par ailleurs, le service de la dette publique a diminué de 1,5% en 2025, à 24,4 milliards de dinars, grâce à un recul de 12,5% du service de la dette extérieure. Cette tendance devrait se poursuivre en 2026, avec une baisse attendue de 5,7%, à 23,1 milliards de dinars.

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Le Fonds monétaire arabe accorde un prêt de 921 MDT 

La Tunisie et le Fonds monétaire arabe (FMA) ont signé un accord de prêt élargi d’un montant de 76,7 millions de dinars arabes de compte (environ 312 millions de dollars, soit près de 921,4 millions de dinars), destiné à soutenir la stabilité économique et financière du pays, a annoncé mercredi la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Selon un communiqué de la BCT, ce financement contribuera à couvrir une partie des besoins de la balance des paiements et à soutenir les équilibres financiers et extérieurs de la Tunisie.

Le prêt sera décaissé en trois tranches, la première devant être versée dès l’entrée en vigueur de l’accord. Chaque tranche est assortie d’une échéance de sept ans, incluant une période de grâce de trois ans et demi, avec un remboursement en huit échéances semestrielles égales.

La Banque centrale indique que cet accord s’inscrit dans le cadre de l’appui aux réformes économiques et financières engagées par la Tunisie. Elle affirme poursuivre, en coordination avec les autorités nationales et les partenaires financiers, les actions visant à accompagner ces réformes et à renforcer la résilience de l’économie.

L’accord a été signé mardi, au nom du gouvernement tunisien, par le gouverneur de la BCT, Fethi Zouhaier Nouri, et, pour le Fonds monétaire arabe, par Fahad M. Alturki.

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Formation en comptabilité carbone entre la CCIT et l’UAF

Une convention de partenariat a été signée, mercredi 8 juillet, entre la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis (CCIT) et l’Unité d’Appui à la Formation (UAF) de la FEDELEC/FNM (Fédération nationale de l’électricité et de l’électronique/ Fédération Nationale de la Métallurgie) relevant de l’UTICA afin de mettre en œuvre des formations de spécialisation en « Comptabilité Carbone » à l’École Pratique de Commerce de la CCIT.

D’après la chambre, cette initiative s’inscrit dans le cadre des programmes TAKWEEN et « Suisse de Promotion de l’Importation » (SIPPO), financés par la Coopération Suisse à travers Swisscontact, qui accompagnent le développement des compétences et la compétitivité des entreprises tunisiennes, notamment exportatrices. L’objectif étant de répondre aux enjeux du carbone aux frontières.

La convention prévoit l’organisation de trois sessions pilotes de formation co-certifiées public-privé, réparties entre deux sessions destinées aux professionnels des entreprises exportatrices adhérentes à la CCIT et une session dédiée aux jeunes primo-demandeurs d’emploi.

Cette double orientation illustre la volonté des deux parties de répondre à la fois aux besoins immédiats des entreprises, confrontées aux nouvelles exigences internationales en matière de comptabilité carbone, et à l’enjeu plus large de l’employabilité des jeunes diplômés tunisiens.

Avec TAP

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FATIMA : Un nouveau levier pour l’innovation agricole et l’émancipation des femmes rurales

Initiative dédiée à l’innovation agricole, à la lutte contre le changement climatique, à la défense des droits des agriculteurs, notamment les femmes et les jeunes en Tunisie et à l’autonomisation des femmes rurales, le projet FATIMA a été officiellement lancé le 7 juillet 2026, au siège de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) à Tunis.

Porté par l’Union maghrébine et nord-africaine des agriculteurs (UMNAGRI) avec le soutien de la coopération espagnole, ce projet réunit des partenaires académiques et professionnels de Tunisie, de Palestine et d’Espagne.

Les objectifs du projet FATIMA, qui s’étendra sur une période de 24 mois, c’est de renforcer les capacités en soutenant les coopératives et les groupements de développement féminins pour accroître leur rôle dans l’économie rurale, d’encourager la recherche scientifique appliquée et le transfert de connaissances entre les universités et les organisations professionnelles.

Il vise aussi à promouvoir une gestion durable des ressources naturelles pour renforcer la résilience du secteur face aux défis environnementaux et à consolider les droits des agriculteurs, avec un accent particulier sur les femmes et les jeunes.

À terme, le projet FATIMA ambitionne d’instaurer un échange d’expertises durable entre les institutions des trois pays partenaires afin d’assurer un développement rural pérenne et inclusif.

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SOTUVER : progression de 16% du CA à 121,5 MDT

SOTUVER a tenu son assemblée générale ordinaire, mardi 7 juillet 2026, avec la participation, pour la première fois, du groupe portugais BA Glass en tant qu’actionnaire de référence, avec 41,3 % du capital acquis en avril 2026. Le management du groupe  considère cette opération comme « une étape majeure dans le développement de l’entreprise », destinée à accélérer sa modernisation industrielle grâce au transfert de savoir-faire et aux synergies avec BA Glass.

Concernant les réalisations proprement dites, il ressort de l’exercice 2025 que le spécialiste du verre, SOTUVER, a enregistré une croissance de 16 % de son chiffre d’affaires individuel, à 121,5 millions de dinars (MDT). Mieux encore pour les exportations qui ont représenté près de 75 % de l’activité et ont progressé de 26 %, compensant ainsi le recul du marché local, selon l’intermédiaire en Bourse, MAC SA.

Au niveau consolidé, le chiffre d’affaires a atteint 262,3 MDT, tandis que le résultat net part du groupe s’est élevé à 46,1 millions de dinars.

L’entreprise poursuit également un programme d’investissements important. Le projet phare concerne la reconstruction complète du four n°1 pour un montant estimé à 100 millions de dinars, un investissement présenté comme déterminant pour la compétitivité du groupe durant la prochaine décennie, explique MAC SA.

La stratégie future repose notamment sur :

  • le développement des exportations, particulièrement en Afrique ;
  • la création de produits à plus forte valeur ajoutée ;
  • la réduction des coûts énergétiques via la trigénération, le photovoltaïque et l’électrification ;
  • l’adaptation aux nouvelles exigences environnementales européennes ;
  • l’augmentation de l’utilisation du verre recyclé (calcin) dans la production.

Enfin, les actionnaires ont approuvé un dividende de 0,250 dinar par action, identique à celui de l’année précédente, afin de préserver les ressources nécessaires au financement des investissements annoncés.

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Tanzanie : le silence des rues masque une opposition de plus en plus organisée

Le 7 juillet, journée symbolique du « Saba Saba », s’est déroulé sans les manifestations redoutées par les autorités tanzaniennes. Mais derrière ce calme apparent, les mouvements de contestation, largement portés par les jeunes et les réseaux sociaux, semblent privilégier de nouvelles formes de mobilisation…

Les rues de Dar es Salam sont restées largement calmes mardi 7 juillet, malgré les appels à manifester lancés depuis plusieurs semaines par des mouvements de jeunes et des organisations de l’opposition. Le dispositif sécuritaire exceptionnel déployé par les autorités a empêché tout rassemblement d’ampleur. Mais cette démonstration de force ne signifie pas pour autant un recul de la contestation. Elle traduit plutôt une évolution des stratégies adoptées par les opposants dans un contexte de répression croissante.

Le Saba Saba (*), qui commémore à la fois la création en 1954 du mouvement indépendantiste TANU – ancêtre du parti au pouvoir Chama Cha Mapinduzi (CCM) – et l’ouverture de la Foire internationale de Dar es Salam, est devenu cette année un symbole de la contestation politique. Des militants souhaitaient profiter de cette journée hautement symbolique pour réclamer des réformes démocratiques, la libération de l’opposant Tundu Lissu et une enquête sur les violences qui ont suivi les élections générales de 2025.

Une démonstration de force des autorités

À Dar es Salam, les principaux axes routiers ont été quadrillés par la police et l’armée, tandis que les abords de la Foire internationale faisaient l’objet d’une surveillance renforcée. Aucun rassemblement significatif n’a été observé, conséquence d’une stratégie sécuritaire mise en place plusieurs jours auparavant. Les autorités avaient déjà procédé à l’arrestation de dizaines de militants et d’organisateurs présumés des manifestations. Quelques jours avant le Saba Saba, le gouvernement avait également suspendu l’ensemble des rassemblements politiques sur le territoire, invoquant des impératifs de sécurité et de maintien de l’ordre public…

Une opposition qui privilégie désormais d’autres modes d’action

Si les manifestations de rue semblent aujourd’hui plus difficiles à organiser, les mouvements contestataires n’ont pas disparu. Les réseaux sociaux sont devenus leur principal espace de mobilisation, permettant de coordonner les initiatives, diffuser des informations et maintenir la pression sur les autorités malgré les restrictions imposées aux partis politiques. Cette évolution rappelle les transformations observées récemment dans plusieurs pays africains, notamment au Kenya, où les mobilisations portées par la jeunesse se structurent de manière plus horizontale, sans véritable direction politique centralisée.

Pour de nombreux observateurs, cette mutation complique la tâche des autorités. Si les grands rassemblements peuvent être empêchés par un important dispositif policier, les campagnes numériques, les actions décentralisées et les formes de désobéissance civile sont plus difficiles à contenir.

Un climat politique qui inquiète les partenaires internationaux

La détention de Tundu Lissu, figure de l’opposition poursuivie pour trahison après avoir contesté le processus des élections générales de 2025, continue d’alimenter les critiques des organisations de défense des droits humains. Plusieurs partenaires internationaux suivent avec attention l’évolution de la situation politique en Tanzanie, autrefois présentée comme l’un des pays les plus stables d’Afrique de l’Est.

Cette dégradation du climat politique pourrait également avoir des conséquences économiques. La Tanzanie poursuit d’ambitieux projets d’infrastructures, notamment dans les secteurs des transports, des mines, de l’énergie et du gaz naturel. Le maintien d’un environnement politique prévisible constitue un facteur important pour préserver l’attractivité du pays auprès des investisseurs étrangers.

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(*) Le 7 juillet, Saba Saba, est la Journée qui célèbre plusieurs fêtes historiques en Afrique de l’Est, notamment en Tanzanie et au Kenya. Le nom Saba Saba est symbolique et signifie sept sept en swahili, ce qui signifie le 7e jour du 7e mois de l’année.

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STRATÉGIE – INFLUENCE : de la compétence à l’influence, le capital humain, « Software » de la souveraineté tunisienne

L’élection simultanée de trois magistrats tunisiens au sein de trois juridictions internationales distinctes a été saluée, à juste titre, comme un succès pour notre diplomatie. Pourtant, réduire cet événement à une simple fierté corporatiste ou à une réussite protocolaire serait une erreur de lecture stratégique.

Dans un monde interconnecté où la puissance ne se mesure plus seulement au « Hardware » (ressources énergétiques, poids démographique, puissance militaire), cette triple consécration rappelle une vérité fondamentale : le capital humain hautement qualifié est le véritable « Software » de la souveraineté tunisienne.

 

La guerre invisible des normes et de la doctrine

Nous vivons une époque où les États ne s’affrontent plus uniquement sur des terrains physiques, mais à travers la production de normes, de standards technologiques, de cadres juridiques et de doctrines financières. C’est ce que les analystes nomment le soft-power institutionnel. Être assis à la table où se tranchent les litiges internationaux ou se dessinent les régulations de demain n’est pas un luxe d’apparat ; c’est une nécessité impérieuse pour un pays comme la Tunisie.

La présence de nos experts au plus haut niveau international offre à notre pays un avantage invisible mais décisif : une capacité d’écoute, de compréhension avancée et d’assimilation des grilles de lecture mondiales avant que celles-ci ne nous soient imposées sous forme de contraintes exogènes.

Le « Label Tunisie », forgé historiquement sur l’excellence de son école républicaine, de ses ingénieurs, de ses financiers et de ses juristes, reste notre valeur refuge sur l’échiquier mondial. Mais une compétence reconnue n’est qu’un potentiel ; elle ne devient une force que lorsqu’elle est transformée en stratégie d’influence.

 

Au-delà du prestige : structurer une « Diplomatie des compétences »

Pour que ces succès individuels deviennent des leviers collectifs, la Tunisie doit dépasser la politique des opportunités ponctuelles pour bâtir une véritable diplomatie des compétences. Cela implique une approche méthodique en trois étapes :

  • La cartographie et le ciblage : Identifier de manière prospective les instances internationales clés (tribunaux arbitraux, commissions de régulation de l’IA, comités de normalisation énergétique) où les intérêts de la Tunisie de demain vont se jouer.
  • Le portage institutionnel : Soutenir activement, par l’appareil d’État, la candidature de nos hauts cadres (publics comme privés) à ces postes stratégiques. Placer un ingénieur à l’UIT (Union internationale des télécommunications) ou un cadre financier dans les structures nationales et internationales du secteur bancaire ne la cède en rien à l’importance de nommer un ambassadeur.
  • Le retour d’expérience : Créer des passerelles d’échange pour que l’expertise acquise par nos élites à l’international vienne innerver, moderniser et relever le niveau de performance de notre administration publique en Tunisie.

 

Le paradoxe du capital humain : le retenir pour mieux l’exporter

Cette projection internationale réussie met toutefois en lumière le grand paradoxe tunisien. Comment pouvons-nous ambitionner de rayonner à l’extérieur par nos compétences alors que nos structures publiques nationales peinent à les retenir, à les valoriser et à leur offrir des cadres incitatifs ?

La fuite des cerveaux – qu’elle concerne nos ingénieurs informaticiens, nos médecins ou nos cadres financiers – est souvent vécue comme une hémorragie passive. La diplomatie des compétences propose une inversion de paradigme : transformer cette émigration subie en une diaspora d’influence organisée. Mais pour que ce modèle soit durable, il faut impérativement réformer la gouvernance de nos propres institutions, moderniser leurs grilles managériales et offrir à nos talents des défis à la hauteur de leur potentiel, ici même, en Tunisie.

 

L’influence permanente, pas l’événementiel

La souveraineté d’une nation au XXIe siècle ne se décrète pas ; elle se construit chaque jour par sa capacité à peser sur le cours des idées et des règles. L’élection de nos magistrats prouve que la Tunisie a la matière grise pour concevoir, structurer et diriger.

Alors que le pays trace ses grandes orientations de développement, nous devons nous rappeler que l’investissement dans l’intelligence, la numérisation des processus et la formation d’une élite technocratique de premier plan ne sont pas des postes de dépenses optionnels. Ce sont nos meilleures armes de négociation internationale.

La Tunisie n’a peut-être pas les moyens de dicter sa loi par le poids de son économie de marché, mais elle a le devoir de s’imposer par la force de sa doctrine et la brillance de ses cadres. C’est cela, l’un des fondements essentiels de la souveraineté à l’ère moderne.

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BVMT : les dividendes distribués atteignent 1,7 milliard de dinars

Pour la troisième année consécutive, la politique de distribution des dividendes des sociétés cotées est en nette amélioration.

Selon le document « Évolution des résultats annuels des sociétés cotées : 2025 vs. 2024 », publié par la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis (BVMT) le 8 juillet 2026, 51 sociétés cotées ont distribué des dividendes en 2026 au titre de l’exercice 2025, contre 49 sociétés pour l’exercice 2024.

Le montant total distribué s’est élevé à près de 1,7 milliard de dinars, contre 1,6 milliard de dinars en 2024. Ce montant inclut les dividendes proposés dans les projets de résolutions des Assemblées générales ordinaires (AGO) non encore réalisées.

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La FAO renforce son appui à la gestion durable des terres en Tunisie

La FAO, en partenariat avec les institutions nationales, intensifie ses actions en faveur d’une gestion durable des terres afin d’améliorer la résilience des systèmes agricoles tunisiens face aux effets du changement climatique et de renforcer la sécurité alimentaire.

Cette initiative s’appuie sur l’expertise nationale pour promouvoir une utilisation plus efficiente des ressources foncières et accompagner le développement de pratiques agricoles durables, répondant aux défis environnementaux auxquels le secteur est confronté, lit-on dans un communiqué de l’institution onusienne.

À travers ce programme, la FAO et ses partenaires entendent sensibiliser les acteurs du secteur agricole et le grand public aux enjeux de la préservation des terres, considérée comme un levier essentiel pour assurer un développement agricole durable en Tunisie.

Les organisateurs invitent les médias à relayer cette initiative afin de contribuer à une meilleure diffusion des bonnes pratiques et à la mobilisation des parties prenantes autour de ces enjeux, ajoute la FAO.

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Services, télécoms et agroalimentaire, le trio gagnant de la BVMT en 2025

Les résultats sectoriels des sociétés cotées montrent des évolutions contrastées en 2025 : cinq secteurs sur neuf affichent des performances positives, avec les Services aux consommateurs en tête.

Selon le document « Évolution des résultats annuels des sociétés cotées : 2025 vs. 2024 », publié par la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis (BVMT) le 8 juillet 2026, le secteur des Services aux consommateurs affiche la meilleure progression, suivi par le secteur des Télécommunications. Dans le secteur financier, les 29 sociétés cotées ont réalisé un résultat global de près de 2,1 milliards de dinars en 2025, contre près de 1,9 milliard de dinars en 2024, soit une progression de 6 %.

Dans le détail, les 12 banques cotées ont enregistré un résultat global de près de 1,7 milliard de dinars, en hausse de 6,7 % par rapport à 2024. Les 7 compagnies d’assurances cotées ont également amélioré leur résultat annuel global, qui s’est établi à 192 millions de dinars en 2025, contre 177 millions de dinars en 2024, soit une progression de 8,5 %.

À l’inverse, les 7 sociétés de leasing cotées ont enregistré une baisse de leur résultat annuel global de 7,5 %, à près de 108 millions de dinars contre 116,5 millions de dinars l’année précédente. Du côté du secteur des Biens de consommation, le résultat global de l’année 2025 a progressé de 10,4 %. Les trois grands groupes agroalimentaires cotés (Poulina Group Holding, Délice Holding et SFBT) ont affiché un résultat global de 615 millions de dinars, contre 546 millions de dinars en 2024, soit une hausse de 12,7 %.

Le secteur des Services aux consommateurs a enregistré la plus forte progression en 2025, avec une hausse de 27,3 % de son résultat global par rapport à l’année précédente. Pour les deux enseignes de grande distribution cotées, Monoprix et Magasin General, le résultat annuel global a atteint 7,6 millions de dinars, contre une perte de 3 millions de dinars en 2024.

Concernant les concessionnaires automobiles cotés, hors UADH qui n’a pas encore publié ses états financiers depuis 2018, leur résultat global a progressé de 16,3 % pour atteindre 146 millions de dinars en 2025, contre 126 millions de dinars en 2024. Au total, cinq des neuf secteurs ont enregistré des performances positives en 2025. Au niveau des sous-secteurs, six ont affiché des évolutions positives, tandis que les sous-secteurs « Distribution » et « Biens et services industriels » ont enregistré les plus fortes progressions.

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BVMT : les bénéfices des sociétés cotées dépassent 3,2 milliards de dinars

Le document « Évolution des résultats annuels des sociétés cotées : 2025 vs. 2024 », publié par le BVMT le 8 juillet 2026, indique que les résultats de l’exercice 2025 des 65 sociétés cotées ayant publié leurs états financiers à ce jour ont progressé de 7,2 % par rapport à 2024. Et ce, pour atteindre un bénéfice global de 3 179 millions de dinars, contre 2 967 millions de dinars un an auparavant.

Les résultats de l’exercice 2025 des 65 sociétés cotées ayant publié leurs états financiers à ce jour affichent une hausse de 7,2 % par rapport à l’exercice 2024. Le bénéfice global atteint ainsi 3 179 millions de dinars, contre 2 967 millions de dinars un an plus tôt.

À ce stade, 65 des 75 sociétés cotées ont publié leurs états financiers au titre de l’exercice 2025. Parmi les sociétés ayant publié leurs résultats, 35 ont enregistré une progression de leurs bénéfices par rapport à l’exercice précédent.

Les 10 sociétés cotées qui n’ont pas encore publié leurs états financiers annuels au titre de l’exercice 2025, sont : AETCH, ALKIMIA, SANIMED, SOMOCER, SOTEMAIL, SIPHAT, STIP, TUNISAIR, TGH et UADH. Les sociétés qui composent le Tunindex20 ont accaparé 82 % du résultat global au titre de l’exercice 2025, avec un montant de 2 593MD en progression de 7,1 % par rapport à l’exercice 2024.

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Iran–États-Unis : le cessez-le-feu vole en éclats, Trump relance l’escalade militaire

Comme l’on s’y attendait, le fragile cessez-le-feu conclu à la mi-juin entre les États-Unis et l’Iran a définitivement volé en éclats. En effet, depuis le sommet de l’OTAN à Ankara, le président américain Donald Trump a annoncé, mercredi 8 juillet, que l’accord était « terminé ». Et ce, après une nouvelle vague de frappes américaines contre des installations militaires iraniennes et une riposte de Téhéran visant des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Cependant, Trump nous a habitués, depuis le début de cette guerre, à dire quelque chose à dire son contraire dix minutes plus part. Autrement dit, prenons cette déclaration avec des pincettes. Mais quelque part, il y a un monsieur qui devrait être très content de cette fin de cessez-le-feu: Netanyahou.

Revenons justement à cette annonce pour souligner qu’un Commandement central américain assure que près de 80 objectifs ont été frappés en Iran ces dernières heures, notamment des systèmes de défense antiaérienne, des postes de commandement, des batteries antimissiles et des vedettes rapides déployées dans le détroit d’Ormuz. Washington affirme avoir agi en réponse aux attaques iraniennes contre trois navires commerciaux empruntant cette voie maritime stratégique.

Les autorités iraniennes ont confirmé la mort d’un membre des Gardiens de la Révolution, Mohammad Reza Khazini, tué lors des bombardements à Mahshahr. En représailles, Téhéran affirme avoir ciblé 85 installations militaires américaines au Koweït et à Bahreïn à l’aide de missiles et de drones. L’armée koweïtienne a confirmé des attaques aériennes contre son territoire. Tandis que Bahreïn a signalé plusieurs explosions à proximité de la base de Cheikh Isa.

L’Iran accuse Washington d’avoir violé le protocole d’accord signé le 17 juin et promet des « mesures décisives » pour défendre ses intérêts. Dans le même temps, les États-Unis ont rétabli les sanctions visant les exportations de pétrole iranien, accentuant encore les tensions.

Au sommet de l’OTAN, les réactions sont contrastées. Le secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte, a jugé les frappes américaines « absolument nécessaires ». Tandis que le Premier ministre néerlandais, Rob Jetten, a appelé à maintenir une forte pression diplomatique afin d’éviter un nouvel embrasement régional.

Les marchés ont immédiatement réagi à cette nouvelle escalade. Le Brent a bondi de plus de 5 %, tout comme le pétrole américain WTI. Les investisseurs redoutant de nouvelles perturbations durables dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.

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Tourisme : les prix des hôtels explosent en Tunisie

Le secteur des services en Tunisie a enregistré une progression des prix de 4,3 % en juin 2026 sur un an. Elle est portée principalement par la forte hausse des tarifs des hôtels.

Selon les données publiées par l’Institut national de la statistique (INS), les prix des services des hôtels ont enregistré une augmentation de 15,4 % en glissement annuel. Ce qui contribue fortement à la hausse observée dans la catégorie des services.

Cette évolution des services hôteliers intervient dans un contexte de reprise de l’activité touristique et d’une demande accrue sur certaines périodes, avec un impact direct sur les tarifs pratiqués par les établissements hôteliers.

La progression des prix dans l’hôtellerie contraste avec l’évolution plus modérée d’autres secteurs de services. Mais elle confirme le poids croissant de ce segment dans la dynamique des prix à la consommation.

Au niveau global, l’inflation en Tunisie a toutefois poursuivi son ralentissement pour atteindre 5,3 % en juin 2026, contre 5,5 % en mai 2026.

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Hausse des prix : les produits alimentaires coûtent 7,1 % plus cher en Tunisie

Les prix des produits alimentaires en Tunisie ont poursuivi leur progression en juin 2026. Ils  enregistrent une hausse de 7,1 % sur un an. C’est ce que font ressortir les dernières données publiées par l’Institut national de la statistique (INS).

Cette évolution est principalement portée par l’augmentation persistante des prix des produits carnés, des poissons et des fruits frais.

Dans le détail, la hausse la plus marquée concerne le prix du mouton, qui a bondi de 18,3 % en glissement annuel. Le bœuf a également enregistré une progression importante de 13,6 %, suivi par la volaille (+13,5 %), les poissons frais (+11,7 %) et les fruits frais (+11 %).

Certaines catégories ont toutefois enregistré une baisse. Les prix des huiles alimentaires ont reculé de 5,5 %. Tandis que ceux des œufs ont diminué de 3,1 % sur un an.

Par ailleurs, les prix des produits manufacturés ont augmenté de 4,7 % en juin 2026 par rapport à la même période de l’année précédente. Cette progression est notamment liée à la hausse des prix de l’habillement et des chaussures (+9,2 %) ainsi que des produits d’entretien (+4,7 %).

Ces évolutions interviennent dans un contexte de ralentissement de l’inflation globale, qui s’est établie à 5,3 % en juin 2026, contre 5,5 % en mai, conclut l’INS.

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Finance, numérique, enseignement : le Golfe recrute des profils tunisiens qualifiés

L’Agence tunisienne de coopération technique (ATCT) ouvre une nouvelle campagne de recrutement à destination des compétences tunisiennes souhaitant exercer à l’étranger. Plusieurs offres d’emploi sont actuellement proposées auprès d’institutions implantées dans les pays du Golfe, notamment en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et au Qatar, dans des domaines liés à la finance, à l’enseignement supérieur et aux technologies.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 10 juillet 2026, date limite fixée par l’ATCT pour le dépôt des dossiers.

En Arabie saoudite, une offre de recrutement concerne le poste de médiateur interne international. Les candidats doivent être titulaires d’un diplôme dans le domaine requis, justifier d’une expérience professionnelle d’au moins cinq ans et être âgés de 40 ans au maximum.

Le même appel inclut également des opportunités au Qatar pour les postes de consultant en protection des données et de consultant en gestion. Les conditions exigées restent similaires : une formation académique spécialisée, une expérience professionnelle minimale de cinq ans et un âge ne dépassant pas 40 ans.

Du côté des Émirats arabes unis, l’ATCT propose deux postes dans le secteur académique : professeur assistant en finance et professeur assistant en informatique. Pour ces fonctions, les candidats doivent être titulaires d’un doctorat ou d’un master professionnel, disposer d’une expérience d’au moins trois ans et ne pas dépasser l’âge de 55 ans.

L’ATCT invite les candidats intéressés à déposer leurs demandes via son site électronique avant l’échéance du 10 juillet 2026.

À travers ces offres, l’agence poursuit sa mission de promotion des compétences tunisiennes à l’international, en facilitant leur accès aux marchés de l’emploi étrangers et en renforçant la présence des cadres et experts tunisiens dans les secteurs à forte valeur ajoutée.

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Africa PPP 2026 : Nairobi au cœur des investissements dans les infrastructures africaines

Du 11 au 13 novembre 2026, Nairobi accueillera la 16e édition d’Africa PPP, le Sommet sur le financement, l’investissement et les partenariats public-privé (PPP) en Afrique. Organisé par la Direction des PPP du Kenya, l’événement réunira décideurs publics, investisseurs, institutions financières et développeurs de projets autour d’un objectif commun : accélérer la transformation des ambitions en infrastructures bancables et en projets concrets.

Placée sous le thème « Bâtir la prospérité de l’Afrique : infrastructures, investissements et partenariats transformateurs pour accélérer le développement économique », cette édition intervient à un moment où le défi du continent n’est plus seulement de mobiliser des capitaux, mais de les déployer efficacement.

Le Kenya illustre cette dynamique avec 51 projets PPP, dont 10 déjà en cours de mise en œuvre, tandis que le pays développe un Fonds national d’infrastructure destiné à attirer davantage de capitaux privés et institutionnels. À l’échelle continentale, les réserves de capitaux nationaux non bancaires dépassent désormais 2 000 milliards de dollars, alors que les actifs des fonds de pension et des assurances franchissent 1 000 milliards de dollars, renforçant la nécessité de constituer des portefeuilles de projets solides et attractifs.

Les échanges porteront notamment sur le financement des infrastructures de transport, d’énergie, d’eau, de logement, de santé et d’agriculture, ainsi que sur les mécanismes permettant de réduire les risques pour les investisseurs et d’accélérer la réalisation des projets.

En amont du sommet, une masterclass d’une journée, le 11 novembre, proposera une formation pratique dédiée à la préparation de projets bancables, à destination des unités PPP et des autorités publiques. Des rencontres d’affaires, visites techniques et sessions de réseautage compléteront le programme afin de favoriser la conclusion de nouveaux partenariats et d’accélérer la mise en œuvre des infrastructures prioritaires en Afrique.

D’après rapport

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BCT : le dinar gagne 9,8 % face au dollar, recule face à l’euro

Le dinar tunisien a terminé l’année 2025 en nette hausse face au dollar américain, gagnant 9,8 % par rapport à sa valeur de fin 2024, tout en reculant de 1,6 % face à l’euro.

Selon le rapport annuel de la BCT pour 2025 publié le 7 juillet 2026cette évolution s’explique principalement par la chute du dollar américain face à l’euro sur le marché des changes international, la devise américaine ayant perdu plus de 12 % de sa valeur. Ce mouvement a été particulièrement marqué durant les sept premiers mois de l’année. Sur la base des moyennes annuelles, le dinar est resté quasiment stable face à l’euro par rapport à 2024, tout en enregistrant une progression de 3,8 % face au dollar américain.

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Les banques d’affaires rivalisent d’optimisme sur le groupe SpaceX

Moins d’un mois après une introduction en Bourse qui a marqué l’histoire des marchés financiers, SpaceX continue de susciter l’enthousiasme des analystes. La société d’Elon Musk bénéficie d’une large majorité de recommandations à l’achat, mais les objectifs de cours publiés ces derniers jours illustrent aussi l’ampleur des divergences sur son potentiel à long terme.

Les grandes banques d’investissement, Goldman Sachs, Bank of America, Morgan Stanley et Raymond James figurent parmi les établissements les plus optimistes. Si la plupart des objectifs de cours se situent entre 200 et 300 dollars par action, certains scénarios de long terme repoussent largement ces limites. Le plus spectaculaire provient de Raymond James, dont l’objectif de 800 dollars par action impliquerait, à terme, une capitalisation supérieure à 10 000 milliards de dollars, un niveau jamais atteint par une entreprise cotée.

Ces écarts reflètent moins un désaccord sur la qualité technologique de SpaceX que des hypothèses très différentes concernant son horizon de développement. Goldman Sachs adopte une approche relativement prudente en valorisant principalement les perspectives financières des prochaines années, malgré des prévisions de croissance particulièrement ambitieuses pour les revenus du groupe. Morgan Stanley privilégie, à l’inverse, une vision beaucoup plus lointaine intégrant la montée en puissance progressive des différentes activités de SpaceX sur une quinzaine d’années.

L’évaluation la plus optimiste repose sur l’idée que SpaceX ne sera plus seulement un constructeur spatial, mais un acteur majeur des infrastructures numériques mondiales.

Starlink et l’IA au cœur des anticipations

Pour les analystes, la principale source de création de valeur ne réside plus uniquement dans les lanceurs spatiaux. Le réseau satellitaire Starlink, déjà leader mondial de l’internet par satellite, est désormais perçu comme une future plateforme mondiale de services numériques susceptible de générer des revenus récurrents comparables à ceux des grandes entreprises du cloud computing.

Lire aussi – Starlink contre minerais stratégiques ukrainiens : la carotte ou le bâton

À cette activité s’ajoutent les investissements massifs dans l’intelligence artificielle, les centres de données, les capacités de calcul orbital et les projets d’intégration avec les autres sociétés de l’écosystème d’Elon Musk. Ces activités, encore largement en phase de développement, expliquent l’optimisme de plusieurs banques d’affaires malgré les risques technologiques qu’elles comportent.

Des investisseurs plus prudents que les analystes

L’enthousiasme de Wall Street ne se reflète cependant pas totalement dans l’évolution récente du titre. Après une forte progression lors de son introduction en Bourse, l’action SpaceX a connu plusieurs séances de repli, les investisseurs cherchant à mesurer la capacité réelle de l’entreprise à transformer ses projets les plus ambitieux en bénéfices durables. Plusieurs cabinets soulignent que la réussite commerciale de Starship, le développement d’infrastructures spatiales pour l’intelligence artificielle et l’expansion internationale de Starlink demeurent des variables déterminantes pour justifier les valorisations les plus élevées.

Au-delà du cas SpaceX, cette vague de recommandations illustre l’appétit retrouvé des marchés pour les entreprises capables de combiner technologies de rupture, intelligence artificielle et infrastructures critiques. L’introduction en Bourse du groupe a également constitué une opération très lucrative pour les banques chefs de file, dans un contexte de forte reprise des introductions et des opérations de marché à Wall Street. Selon plusieurs estimations, les revenus mondiaux de banque d’investissement ont nettement progressé au premier semestre 2026, soutenus notamment par l’opération SpaceX et plusieurs transactions majeures dans les secteurs de la technologie et de l’intelligence artificielle.

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Finances : 434 postes d’inspecteurs à pourvoir en 2026

Le ministère des Finances ouvrira un concours externe sur épreuves pour le recrutement de 434 inspecteurs des services financiers, au titre de l’année 2026.

Le concours débutera le 5 octobre 2026 et se poursuivra les jours suivants, selon une décision de la ministre des Finances publiée au Journal Officiel de la République Tunisienne. Les inscriptions se feront à distance sur le site du ministère (www.finances.gov.tn), du 20 août au 10 septembre 2026. Les dossiers de candidature devront ensuite être envoyés par lettre recommandée avec accusé de réception à l’adresse suivante : ministère des Finances, Place du Gouvernement, La Kasbah, 1020 Tunis, avec la mention « Dossier de candidature au concours externe sur épreuves pour le recrutement d’inspecteurs des services financiers au ministère des Finances ».

Les 434 postes se répartissent entre trois spécialités : la comptabilité, qui bénéficie de la plus grande part, suivie de la fiscalité et des finances, puis du droit et des sciences juridiques. Ces postes sont également répartis entre les différents gouvernorats de la République — dont Tunis, Ariana, Ben Arous, Manouba, Bizerte, Nabeul, Sfax, Monastir, Sousse, Kairouan, Mahdia, Gabès, Médenine, Zaghouan, Béja, Gafsa, Kasserine, Le Kef, Siliana, Sidi Bouzid, Kébili, Tozeur et Tataouine — selon les besoins régionaux en compétences.

Cette opération vise à renforcer les ressources humaines des services financiers et à répondre à leurs besoins spécifiques dans ces domaines jugés vitaux par le ministère.

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Quand la FIFA se plie aux désidératas de M. Trump ! 

Décidément, sous l’ère Trump, la politique chevauche allégrement la planète du sport roi. Le président américain a reconnu avoir appelé le patron de la FIFA pour exiger un réexamen du carton rouge infligé à l’attaquant vedette de l’équipe américaine, Folarin Balogun. Sidérant.

 

Incompréhensible, injustifiable, honteuse, choquante. La presse internationale n’a pas eu de mots assez durs pour décrire la décision encore jamais vue dans l’histoire de la Coupe du monde et qui a été prise par la FIFA de réintégrer l’attaquant américain Folarin Balogun expulsé lors de la rencontre ayant opposé la sélection américaine à la Bosnie-Herzégovine en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Et ce, suite au coup de fil scandaleux du président américain Donald Trump au président de la FIFA Gianni Infantino pour annuler le carton rouge du joueur fautif.

Stupéfait par cette ingérence sans précédent, Josep Blatter, l’ex-dirigeant suisse qui a présidé la FIFA de 1998 à 2015, date à laquelle il a fini par être poussé à la démission par une cascade d’affaires, a rappelé dans un message posté sur X que « Les cartons rouges ne sont pas annulés par des appels téléphoniques politiques. Ils sont annulés par des règles, des preuves et des organismes indépendants ».

Entourloupette juridique

Rembobinage des faits. Lors de la rencontre de la sélection américaine contre la Bosnie-Herzégovine mercredi dernier comptant pour le 16e de finale de la Coupe du Monde, l’arbitre brésilien décida-après visionnage de l’action à la vidéo (VAR)-d’expulser l’attaquant américain Folarin Balogun pour avoir asséné une violente semelle sur la jambe du défenseur Tarik Muharemovic, écrasant son tendon d’Achille. Ainsi, le joueur fautif écopa d’un carton rouge direct pour un geste jugé dangereux, bien que les avis divergent sur son intentionnalité. Or selon l’article 10.5 du règlement de la FIFA, le carton rouge signifie la suspension automatique d’un match sans possibilité d’appel.

Coup de théâtre : la FIFZ dépoussière un vieux texte de son arsenal juridique de ses tiroirs. A savoir l’article 27 du Code disciplinaire qui permet à l’instance judiciaire de « suspendre totalement ou partiellement l’exécution d’une sanction disciplinaire ».

Traduction : le joueur américain expulsé est suspendu, mais autorisé à jouer lundi pour le huitième de finale de la Coupe du monde de football contre la Belgique. Admirez l’entourloupette judiciaire que les responsables de la FIFA auront tirée de leurs chapeaux !

Ingérence

Comment cette entorse criarde au règlement de la FIFA a-t-elle été possible ? Comment expliquer « ce revirement soudain, sans précédent dans l’histoire moderne de la Coupe du monde, alors que le tournoi battait son plein » et qui « a immédiatement déclenché une polémique sur l’ingérence politique et l’intégrité sportive », s’interroge la presse américaine ?

C’est que, entre temps, Donald Trump, a appelé Gianni Infantino pour exiger le réexamen de la suspension de l’attaquant américain Folarin Balogun, l’arme offensive numéro 1 du pays organisateur. Ironie de l’histoire : le joueur qu’il a défendu est un citoyen américain en vertu du droit du sol, un principe constitutionnel qu’a contesté en vain le président des États-Unis jusqu’à la Cour suprême.

Comme les désirs du Prince sont des ordres et contre toute attente, la FIFA a annoncé, dimanche, revenir sur la suspension du meilleur buteur de la sélection américaine avec trois buts au compteur dans ce Mondial.

« Merci à la FIFA d’avoir fait ce qu’il fallait et d’avoir réparé une grande injustice », a un peu plus tard posté le locataire de la Maison Blanche sur son réseau Truth Social.

« Tout ce que j’ai fait, c’est de demander une révision parce que je ne pensais pas que c’était une faute […] Je ne lui ai pas dit quoi faire, je ne peux pas lui dire quoi faire et je ne pense pas que ce soit lui qui ait pris la décision » a-t-il ajouté.

Pour rappel, Donald Trump et son ami Gianni Infantino ont tous deux reconnu avoir discuté du carton rouge infligé à un joueur américain, mais ont démenti, bien entendu, que l’annulation de la suspension résultait de pressions politiques.

Le caniche de Trump

« Gianni Infantino a passé près d’une décennie à courtiser Trump, qui le qualifie d’ « ami » et l’a régulièrement reçu dans le Bureau ovale », note le Wall Street Journal.

« M. Infantino s’efforce depuis des années de s’attirer les faveurs de M. Trump », abonde le New York Times, qui rappelle que, « l’année dernière, la FIFA a créé et décerné à M. Trump le Prix de la paix de la FIFA, alors que le président américain menait une campagne publique – qui s’est soldée par un échec – pour remporter le prix Nobel de la paix ».

« La non-suspension de l’attaquant américain n’a pas fini de faire parler .Depuis que le foot est foot, la FIFA prétend vendre de l’équité. En levant la suspension du meilleur buteur de l’US Soccer Team à la veille d’un huitième de finale contre la Belgique, la très peu vénérable institution vient de mettre son impartialité en solde », titrait le quotidien bruxellois, Le Soir.

No comment.

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