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Plasturgie : Tunis et Paris renforcent leur coopération industrielle

La Tunisie et la France entendent renforcer leur coopération industrielle dans les secteurs de la plasturgie et des matériaux composites. Organisée du 19 au 22 octobre 2026, une mission économique française en Tunisie a permis à des entreprises des deux pays d’explorer de nouvelles opportunités de partenariat et d’échange d’expertise.

Selon les informations publiées sur la page Facebook officielle de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française, les rencontres ont favorisé l’établissement de contacts directs entre les entreprises tunisiennes et françaises, ainsi que l’identification de domaines de coopération prometteurs, notamment dans l’innovation et la fabrication industrielle. Ces échanges visent à faciliter la mise en place de partenariats industriels et commerciaux communs.

Organisée par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française, en collaboration avec des institutions bancaires et économiques françaises, cette mission s’est déroulée en partenariat avec un groupement industriel français spécialisé dans les plastiques et les matériaux composites, ainsi qu’avec l’Association tunisienne des industriels du plastique.

Le programme a notamment été marqué par un forum d’affaires tuniso-français consacré à ces deux secteurs. Des représentants d’entreprises industrielles, d’organisations professionnelles et d’acteurs économiques des deux pays s’y sont réunis pour examiner la situation du secteur, ses perspectives de développement et les possibilités de coopération et d’investissement.

Les discussions ont mis en avant la complémentarité entre les écosystèmes industriels tunisien et français. L’innovation et le partage d’expériences ont également été soulignés comme des leviers pour améliorer la compétitivité des entreprises et renforcer leur présence sur les marchés internationaux.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’une démarche de coopération engagée en septembre 2025. Une délégation de 14 entreprises implantées en Tunisie s’était alors rendue dans la région française d’Auvergne-Rhône-Alpes afin de découvrir son écosystème industriel dans les secteurs des plastiques et des matériaux composites.

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Fruits, légumes : des marges hors contrôle font exploser le panier des Tunisiens

Plafonnées à 30 % puis 20 % selon Leith Ben Bechr, agriculteur et fondateur du Syndicat national des agriculteurs de Tunisie (Synagri), les marges des détaillants en fruits et légumes atteindraient 45 à 50 % dans certains cas, faute de contrôles capables de remonter jusqu’à l’arrière-boutique.

Semaine après semaine, le panier des ménages tunisiens s’alourdit. Leith Ben Bechr refuse pourtant de désigner un seul coupable. À ses yeux, la flambée des prix tient à la fois à un choc climatique, à des coûts de production en hausse, à un commerce de détail mal surveillé et à une administration qui pénalise ceux qui travaillent dans les règles. C’est sur le dernier maillon de la chaîne, celui que le consommateur côtoie chaque jour, qu’il se montre le plus sévère.

Au détail, des marges hors contrôle

Le commerce de gros est encadré : la marge y est limitée à 13 %. Au détail, rappelle-t-il, les commerçants en fruits et légumes peuvent appliquer 30 % sur les 100 premiers dinars, puis 20 % au-delà. La réalité s’en éloignerait nettement. Dans certains cas, avance-t-il, la marge réelle friserait 45 à 50 %.

Les moyens de contourner la règle sont connus, mais difficiles à prouver. Un commerçant peut acheter 70 % de sa marchandise à 5 dinars et le reste à 8, ou convaincre son fournisseur de majorer la facture. Face à un contrôleur, le reçu d’achat justifie alors un prix de vente plus élevé. Or les inspecteurs, trop peu équipés, n’arrivent pas toujours jusqu’à l’arrière-boutique pour confronter stocks et justificatifs. Le consommateur, lui, ne s’y trompe pas : riche ou modeste, il perçoit ces écarts, même quand leur poids sur son budget paraît limité.

La canicule, un coup dur pour la tomate

À ces pratiques s’ajoute un facteur que nul ne maîtrise. Une canicule exceptionnelle, prolongée pendant un mois et demi, a frappé les cultures à un moment critique : les fleurs de tomate ont avorté, comme celles d’autres fruits et légumes. Or, entre la fin de l’été et l’automne, l’offre devrait être plus généreuse, à un prix convenable pour l’acheteur comme pour le producteur.

La tomate, dont le prix pèse particulièrement ces jours-ci sur les budgets, résume bien le problème. Fruit frais et périssable, elle ne se conserve pas en chambre froide : quand la production faiblit, l’effet se lit aussitôt sur les étals, sans stock pour amortir le choc. Les cultures dont le prix est connu dès les semis, surtout les céréales subventionnées, échappent à cette volatilité, puisque leur achat est garanti.

Des coûts de production qui ne cessent de grimper

Faut-il y voir un enrichissement des producteurs ? Leith Ben Bechr le conteste. D’après lui, leurs coûts progressent régulièrement d’une année à l’autre, sans s’emballer. Les intrants échappent en effet presque totalement à l’encadrement des prix. Seul l’azote ammoniacal, d’ailleurs en rupture, est concerné. Herbicides, engrais NPK, nitrates et phosphates, importés pour l’essentiel de France, d’Allemagne ou d’Espagne, ne font l’objet que d’un contrôle à peine perceptible, dans une opacité qu’il déplore, y compris sur l’origine des produits.

Tous les producteurs ne sont pas à la même enseigne. Les maraîchers s’en sortent mieux que les céréaliers, eux-mêmes plus à l’aise que les éleveurs. Le sort de ces derniers relève, selon lui, de la responsabilité de l’État, qui maintient des prix administrés trop bas. Les céréales, intégralement collectées par l’Office des céréales, bénéficient depuis trois ans d’un prix de 140 dinars le quintal, assorti d’une prime de production, légèrement supérieur aux cours du marché, surtout pour le blé dur.

L’agriculteur, souligne encore le fondateur de Synagri, travaille « sans filet de sécurité ». Il peut s’assurer contre l’incendie ou la grêle, mais aucune couverture accessible n’existe contre les excès de froid ou de chaleur, pourtant responsables des pertes les plus lourdes. Les taxes, elles, ne manquent pas, jusque sur l’achat d’un tracteur.

Les intermédiaires, des coupables trop commodes ?

Leith Ben Bechr invite aussi à nuancer le procès des intermédiaires. Les dépôts de distribution, que certains surnomment « magasins de la faim », ne sont pas des œuvres de bienfaisance, concède-t-il, mais ils remplissent une fonction indispensable : un grossiste en produits alimentaires doit stocker de grandes quantités pour approvisionner des dizaines de points de vente. La chasse à l’accaparement, légitime dans son principe, finit selon lui par semer la crainte chez des opérateurs en règle, sans toujours inquiéter les véritables fraudeurs.

Une administration à deux vitesses

Sa critique s’étend à l’ensemble du cadre administratif. Pour créer une unité de production, une huilerie d’une capacité inférieure à 2 000 kg par jour par exemple, un exploitant doit monter un cahier des charges de 17 pages, qui demande un mois de préparation, dans un système qu’il décrit comme un héritage bureaucratique de l’époque coloniale. Pendant ce temps, les décharges contrôlées ferment et les enjeux de santé publique et d’environnement restent sans réponse. Tatillonne d’un côté, absente de l’autre, cette administration à deux visages entrave l’activité économique sans pour autant protéger l’environnement, estime-t-il.

Les pistes pour faire baisser les prix

De ce diagnostic, Leith Ben Bechr tire plusieurs orientations. Il réclame d’abord un contrôle réellement efficace du commerce de détail, avec des inspecteurs équipés et habilités à vérifier stocks et justificatifs d’achat. Vient ensuite la transparence sur les prix et l’origine des intrants, dont le coût pèse sur toute la chaîne. Il plaide également pour une assurance accessible contre les aléas climatiques, pour la fin du nivellement par le bas des prix payés aux éleveurs, ainsi que pour un allègement fiscal et une simplification des procédures.

Reste une question de méthode, conclut-il : les agriculteurs doivent être associés aux décisions qui les concernent, faute de quoi les mesures resteront déconnectées du terrain.

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ISIE : les législatives en novembre ou décembre 2027 ?

Les prochaines législatives pourraient se tenir en novembre ou décembre 2027, selon l’Isie. Les municipales restent possibles avant mars 2027, sous réserve d’une décision politique.

 Les prochaines élections législatives pourraient avoir lieu en novembre ou décembre 2027. Le porte-parole de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), Mohamed Tlili Mansri, l’a indiqué vendredi 23 octobre 2026, en marge d’une réunion du conseil de l’Instance. Le mandat de l’actuelle Assemblée des représentants du peuple (ARP) arrivera à son terme en mars 2027, et les préparatifs du prochain scrutin seront engagés en conséquence.

Les municipales, de leur côté, pourraient encore être organisées avant mars 2027, a affirmé le porte-parole. Leur tenue dépendrait toutefois d’une décision politique et de la convocation officielle des électeurs. Toutes les conditions seraient réunies, a assuré le porte-parole, sur les plans législatif, logistique et humain. L’achèvement du cadre juridique a été évoqué, avec la promulgation du décret-loi n° 8 de 2023 et du texte relatif à la loi organique des municipalités. Les municipales se dérouleraient en un seul tour, a-t-il également souligné, ce qui faciliterait leur organisation. Lors de sa réunion du 5 octobre 2026, le conseil de l’Isie avait examiné les préparatifs des prochaines échéances électorales, ordonné la révision de plusieurs décisions réglementaires et approuvé les comptes financiers annuels de l’Instance.

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Aérospatiale : la Tunisie rejoint le programme AeroSTAR de Boeing et Amideast

La Tunisie rejoint la deuxième édition du programme AeroSTAR, lancé par Boeing et Amideast pour initier les lycéens aux carrières de l’aviation et de l’aérospatiale. Le pays accueillera également, à l’été 2027, le camp régional du programme ainsi que la cérémonie de remise des diplômes, réunissant les équipes lauréates d’Égypte, de Jordanie, du Koweït, du Maroc, de Tunisie et des Émirats arabes unis.

L’annonce a été faite à Tunis lors d’une cérémonie de signature, en présence de l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, du ministre tunisien des Transports, Rachid Amri, ainsi que de représentants des ministères des Affaires étrangères et des Transports et de Tunisair. Boeing était représenté par Wael Zaoud, directeur général pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, et Amideast par Annie Stetler, directrice nationale pour la Tunisie.

Lire aussi : Kamel Besbes : « La Tunisie doit se doter d’une veille scientifique et technologique dans le spatial »

Destiné aux jeunes âgés de 15 à 18 ans, AeroSTAR propose une formation de 60 heures combinant ateliers interactifs, visites de terrain, mentorat et projets d’équipe. À l’issue du parcours, les participants présentent leurs projets devant des professionnels du secteur dans le cadre d’un concours national. Les équipes gagnantes accèdent ensuite au camp régional.

Pour l’ambassadeur Bill Bazzi, ce programme « préparera les élèves d’aujourd’hui aux cieux de demain en offrant aux jeunes Tunisiens, ainsi qu’à leurs pairs de la région, l’opportunité de se connecter directement avec des professionnels du secteur et de découvrir le monde de l’aviation de première main ». Tout  en permettant aux jeunes Tunisiens et à leurs pairs régionaux de découvrir l’aviation et d’échanger directement avec des professionnels du secteur.

Le ministre Rachid Amri a, de son côté, salué le renforcement de la coopération tuniso-américaine dans l’aviation civile. Il a estimé que l’arrivée d’AeroSTAR en Tunisie témoigne de la confiance placée dans les compétences et le potentiel des talents tunisiens.

Wael Zaoud a souligné que la participation tunisienne vise à préparer la prochaine génération de professionnels de l’aviation, dans un contexte de croissance du trafic aérien. « Le programme montrera aux élèves qu’il existe de nombreuses carrières passionnantes dans notre secteur, au-delà des métiers de pilote ou de membre d’équipage de cabine », a-t-il indiqué.

La première édition d’AeroSTAR, menée de février à octobre 2026, a réuni 216 diplômés dans cinq pays de la région. Plus de 90% des participants ont déclaré avoir développé un intérêt accru pour les carrières aéronautiques et aérospatiales.

Le recrutement pour la deuxième cohorte a débuté en octobre 2026. La nouvelle édition vise plus de 250 étudiants en Égypte, Jordanie, Koweït, Maroc, Tunisie et Émirats arabes unis. Les candidats tunisiens peuvent postuler via le site d’Amideast.

Avec communiqué

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Abdelkarim Harouni est sorti de prison

L’ancien ministre du Transport et président du Conseil de la Choura du mouvement Ennahdha, Abdelkarim Harouni, a été remis en liberté vendredi 23 octobre 2026. L’homme politique a définitivement quitté son établissement pénitentiaire après avoir purgé l’intégralité de la peine de deux ans de prison prononcée à son encontre dans le cadre d’une affaire de corruption financière.

L’affaire remonte au début du mois de septembre 2023, lorsque le ministre de l’Intérieur de l’époque, Kamel Feki, avait d’abord ordonné son assignation à résidence sur la base du décret relatif à l’état d’urgence. Trois jours plus tard, le 5 septembre 2023, Abdelkarim Harouni était arrêté et placé en détention provisoire avant d’être jugé.

Cette libération intervient alors que la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis a rendu son verdict final dans ce dossier. La juridiction d’appel a confirmé l’ensemble des condamnations prononcées en première instance contre Abdelkarim Harouni ainsi que contre ses trois coaccusés.

Toutefois, si l’ancien ministre retrouve la liberté au terme de son exécution de peine, la justice s’est montrée particulièrement ferme à l’égard des autres protagonistes. C’est ainsi que l’homme d’affaires Mohamed Frikha a vu sa peine de sept ans de prison ferme confirmée. De leur côté, Moncef Matoussi et Habib Mallouh, deux anciens cadres dirigeants d’un établissement public du secteur pétrolier, ont écopé du maintien de leur condamnation à six ans de réclusion. La Cour d’appel a également validé l’ensemble des lourdes amendes financières infligées solidairement aux quatre prévenus.

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Le paradoxe tunisien : record de touristes, rentabilité à la traîne

En 2025, la Tunisie a franchi la barre symbolique des 11 millions de visiteurs. Pourtant, les retombées financières restent très modestes par rapport au volume accueilli. Entre modèle du « tout inclus » et dépendance aux marchés de proximité, le secteur touristique tunisien est à la croisée des chemins.

Sur le papier, les chiffres affichent une dynamique incontestable. Selon la Banque centrale de Tunisie (BCT), les recettes touristiques ont atteint 8 096,9 millions de dinars en 2025 (environ 2,75 milliards de dollars), s’inscrivant en hausse de 6,5 % sur un an. Les flux d’arrivées ont dépassé les 11 millions de visiteurs, confirmant l’attractivité retrouvée de la destination. Mais cependant, un indicateur financier vient assombrir ce tableau : la dépense moyenne par touriste plafonne à environ 250 dollars. Un chiffre jugé particulièrement faible à l’échelle régionale. À titre de comparaison, le Maroc enregistre une dépense moyenne de 742 dollars par visiteur, lui permettant d’engranger 14,7 milliards de dollars pour 19,8 millions d’arrivées.

Un modèle économique à bout de souffle

Deux facteurs majeurs expliquent cette sous-performance économique. Le premier, c’est la domination du balnéaire « Low-Cost ». En effet, les flux en provenance d’Europe restent majoritairement captés par le tourisme de masse et les forfaits all-inclusive. Réservation, transport et hébergement étant réglés en amont dans les pays de départ (France, Allemagne, Belgique), les dépenses annexes injectées directement dans l’économie locale (artisanat, restauration hors hôtel, excursions) s’avèrent marginales. Quant au second facteur, il concerne l’évasion statistique du marché régional. Plus de 53 % des visiteurs enregistrés en 2025 proviennent d’Algérie et de Libye. Si l’impact de ce tourisme de proximité est concret pour les commerces locaux, une part significative du change s’effectue sur le marché informel, échappant ainsi aux canaux bancaires officiels et aux statistiques de la BCT.

Ce manque de rentabilité devient d’autant plus critique que les premiers indicateurs pour l’été 2026 font état d’une baisse de 10 % des réservations par rapport à l’année précédente.

Pour les acteurs du secteur et les analystes économiques, le constat est sans appel : la stratégie du volume doit laisser place à une stratégie de la valeur. Et ce d’autant plus que la Tunisie dispose d’atouts patrimoniaux, culturels et naturels significatifs pour diversifier son offre (écotourisme, tourisme médical, culturel ou d’affaires) et capter des segments de clientèle à plus forte valeur ajoutée, disent-ils. En tout cas, sans cette montée en gamme, le pays risque de continuer à épuiser ses infrastructures pour des retombées financières très limitées.

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Sotetel : les charges de personnel en hausse de 10,7 % sur neuf mois

Les produits d’exploitation de la Sotetel atteignent 52,0 MDT sur neuf mois, en hausse de 8,3 %. Au troisième trimestre, ils sont en baisse de 6,9 %, à 15,6 MDT.

Au troisième trimestre 2026, les produits d’exploitation de la Sotetel s’établissent à 15,6 MDT, en baisse de 6,9 % par rapport à la même période de 2025. La société explique ce repli notamment par la baisse de 6,4 % du chiffre d’affaires local et celle de 18,4 % du chiffre d’affaires à l’export. Sur les neuf premiers mois de l’année, la tendance s’inverse. Les produits d’exploitation sont en hausse de 8,3 % et atteignent 52,0 MDT, portés selon la société par la performance du premier semestre. La baisse des revenus a pesé sur l’Ebitda du troisième trimestre, qui s’établit à 0,77 MDT, en baisse de 59,8 % par rapport à la même période de 2025. Sur neuf mois, il atteint 4,63 MDT, en hausse de 52,8 % par rapport à 2025. La Sotetel y voit le reflet d’une amélioration de la marge brute opérationnelle cumulée.

Des charges d’exploitation quasi stables au 3e trimestre

Hors dotations aux amortissements et aux provisions, les charges d’exploitation restent quasi stables au troisième trimestre, à 14,8 MDT, en baisse de 0,1 %. Sur le cumul à fin septembre, elles atteignent 47,4 MDT, en hausse de 5,3 %. Cette progression reste inférieure à la hausse de 8,3 % des produits d’exploitation.

Les achats consommés s’élèvent à 8,1 MDT au troisième trimestre, en baisse de 5,4 %, en rapport avec la baisse du chiffre d’affaires sur la période. Sur neuf mois, ils atteignent 28,2 MDT, en hausse de 4,6 %. La société souligne que cette hausse est inférieure à celle des revenus cumulés (8,5 %), ce qui se traduit par une amélioration de la marge brute.

Les charges de personnel s’établissent à 5,5 MDT au troisième trimestre, en hausse de 8,4 %. Sur les neuf premiers mois, elles atteignent 16,2 MDT, en hausse de 10,7 %. La Sotetel cite l’effet combiné de l’évolution des effectifs et de l’application de la nouvelle réglementation relative aux contrats de travail.

Les autres charges d’exploitation s’élèvent à 1,16 MDT au troisième trimestre, en hausse de 1,9 %. Sur le cumul, elles sont en baisse de 12,2 %, à 2,97 MDT, ce que la société rattache à ses efforts de rationalisation.

Les charges financières s’élèvent à 0,46 MDT au troisième trimestre, en baisse de 38,7 %. Sur neuf mois, elles sont en baisse de 7,3 % et atteignent 1,83 MDT, ce que la Sotetel attribue à ses efforts d’optimisation du coût de financement. Les produits financiers s’établissent à 0,24 MDT au troisième trimestre. La société précise qu’ils correspondent à des produits de placement.

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Nova Green Volt (PGH) au Forum régional de l’investissement de Médenine

Après avoir réalisé plusieurs installations photovoltaïques au sein de ses unités industrielles en Tunisie, PGH a lancé sa nouvelle filiale Nova Green Volt, qui a pour objectif de faire bénéficier les industriels tunisiens de son expertise dans la réduction des factures énergétiques, tout en les accompagnant dans leur démarche environnementale.

Grâce à son expertise d’installation, de gestion et de maintenance des installations photovoltaïques, Nova Green Volt propose des solutions et un équipement de pointe ayant déjà fait ses preuves sur le terrain.

Et dans le cadre de sa stratégie de développement national et régional, Nova Green Volt participera à la troisième édition du Forum régional de l’investissement qui sera organisé par le gouvernorat de Médenine les 27 et 28 octobre 2026.

À cette occasion, Nova Green Volt confirmera son statut d’opérateur majeur dans son secteur – en étant en mesure de répondre à tous les besoins spécifiques – et fournira ses conseils et son expertise nécessaires pour optimiser le mix énergétique en fonction de la maîtrise de la consommation énergétique en réduisant les émissions CO2, contribuant ainsi à la transition vers les énergies renouvelables en Tunisie.

Avec communiqué.

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Coline Poirot : “Nous parlons désormais d’hyperpersonnalisation de l’alimentation”

Avec 8 000 exposants et près de 275 000 professionnels attendus, SIAL Paris 2026 célèbre les 30 ans de SIAL Innovation. Le salon met en lumière une industrie agroalimentaire en pleine mutation, portée par l’hyperpersonnalisation des produits, les attentes des jeunes générations et les exigences de durabilité. Sans gluten, sans sucres ajoutés, formats snack, couleurs vives et influence des réseaux sociaux : cette édition révèle les tendances qui pourraient redessiner les habitudes alimentaires de demain. Coline Poirot, nouvelle directrice marketing et communication de SIAL Network et SIAL Paris, revient sur ces évolutions et sur le rôle du salon dans la mise en relation des acteurs de la filière. Entretien exclusif réalisé sur place. 

 

SIAL PARIS  fête ses 30 ans. Quel bilan en tirez-vous et quels enseignements retenez-vous ?

 

Coline Poirot: Cette édition est particulière, puisqu’elle célèbre les 30 ans de SIAL Innovation. C’est une source de fierté pour nous, en tant qu’organisateurs. Trente ans plus tard, nous continuons à mettre en avant les innovations de nos exposants et à constater que l’industrie agroalimentaire mondiale innove sans cesse pour répondre aux attentes des consommateurs, avec une diversité remarquable.

Cette édition enregistre d’ailleurs une participation record : plus de 2 775 produits ont été inscrits par les exposants. Nous en avons sélectionné 775 et récompensé une trentaine, avec la volonté de valoriser une véritable expertise de l’innovation dans chaque secteur de l’industrie agroalimentaire. C’est une belle façon de célébrer trente ans d’innovation et d’engagement de toute la filière, quels que soient le pays d’origine, la taille de l’entreprise ou l’initiative présentée.

Comment les nouvelles attentes des consommateurs se traduisent-elles dans les innovations présentées au salon ?

Ces dynamiques se reflètent dans l’ensemble du salon. Aujourd’hui, l’enjeu reste de nourrir le monde, mais en tenant compte des besoins et des attentes de chaque consommateur.

Nous constatons une nécessité croissante de proposer des produits adaptés aux régimes alimentaires et aux choix de chacun. Nous parlons désormais d’hyperpersonnalisation de l’alimentation : il s’agit de répondre précisément aux besoins des consommateurs.

Nous observons ainsi des tendances fortes autour des produits sans gluten, sans sucres ajoutés ou sans alcool. À cela s’ajoutent des tendances très influentes, portées par les réseaux sociaux : les saveurs épicées, le croustillant ou encore le matcha. Ce dernier est d’ailleurs presque déjà dépassé : le bleu revient et le violet s’impose également.

Parmi les lauréats de SIAL Innovation, nous avons récompensé, dans la catégorie des produits laitiers, des bouchées au lait de chèvre de couleur violette. Ce produit illustre parfaitement une double tendance : un format snack, pratique à consommer, et une couleur vive et surprenante, susceptible d’attirer les nouvelles générations, désireuses de tester des produits véritablement nouveaux.

Au-delà des produits, comment le salon innove-t-il pour faciliter les échanges et les rencontres d’affaires ?

Il faut toujours innover davantage. À mesure que le secteur évolue, il propose de nouvelles solutions. À SIAL Paris, l’innovation ne concerne pas seulement les produits : les exposants innovent dans leurs gammes, dans leur manière de s’adresser à leurs clients, mais aussi dans la conception de leurs stands et de leurs espaces.

En tant qu’organisateurs, nous devons également renouveler ce que nous proposons aux participants. Cette année, nous avons mis en place des plateformes de rendez-vous d’affaires permettant aux exposants et aux visiteurs d’échanger et de développer des relations commerciales. Cela reste l’objectif premier d’un salon professionnel.

Nous accueillons 8 000 exposants et attendons près de 275 000 professionnels sur cinq jours. Plus de 130 pays sont représentés parmi les exposants et plus de 180 parmi les visiteurs. Notre rôle est de favoriser les rencontres entre ces acteurs. La plateforme numérique leur permet de prendre rendez-vous, d’organiser leur participation et de se retrouver physiquement sur les stands.

Nous avons également créé un nouvel espace, le Meet & Match by SIAL, où tous les participants peuvent se rencontrer. Le succès du salon témoigne de sa croissance continue et de l’intérêt des professionnels pour les dispositifs que nous leur proposons.

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Tunisie : la condamnation de Mohamed Frikha confirmée

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis a confirmé l’ensemble des peines prononcées en première instance contre les quatre prévenus du dossier.

L’homme d’affaires Mohamed Frikha écope ainsi de la peine la plus lourde avec sept ans de prison. L’ancien ministre des Transports, Abdelkarim Harouni, voit quant à lui sa condamnation à deux ans de prison validée.

Enfin, Moncef Matoussi et Habib Mallouh, deux anciens cadres de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP), demeurent condamnés à six ans de prison chacun. La décision de la Cour d’appel s’étend également aux amendes financières infligées en première instance à l’ensemble des accusés.

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Jeunesse & Science : un débat national pour que les jeunes comptent

L’Agence nationale de la promotion de la recherche scientifique (ANPR) lancera officiellement, le 26 octobre 2026, le « Débat Jeunesse & Science », une consultation nationale destinée à associer les jeunes à la définition des politiques publiques en science, technologie et innovation (STI). Financée par l’Union européenne dans le cadre du projet SWAFY – pour Science With And For Youth -, l’initiative sera déployée dans les 24 gouvernorats du pays.

Une cérémonie sous le signe du partenariat institutionnel

Le séminaire sera ouvert par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mondher Belaid, et par l’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone. Y sont attendus les représentants des ministères partenaires, à savoir Éducation, Jeunesse et Sport, Économie et Planification, les universités, les partenaires associatifs et institutionnels des régions, ainsi que les membres du comité de pilotage et des comités de suivi du projet SWAFY.

Trois volets pour donner la parole aux jeunes

Le débat vise à renforcer le rôle des jeunes, dans toute leur diversité, dans l’élaboration des politiques de STI. Il comprend : l’organisation du débat lui-même ; l’élaboration d’une feuille de route « jeunesse-science », en appui à la stratégie nationale de la jeunesse à l’horizon 2035 ; la tenue d’un congrès jeunesse-science.

La démarche croisera les expériences des jeunes avec les éclairages d’acteurs éducatifs, scientifiques, institutionnels, associatifs et économiques. Les Tunisiens résidant à l’étranger pourront aussi y contribuer, selon des modalités adaptées.

Cinq thématiques au cœur des échanges

Identifiées à l’issue d’une consultation d’acteurs publics et associatifs, cinq thématiques, déclinées en treize sous-thématiques, orienteront les questions et le choix des participants : programmes, contenus et pédagogie ; culture scientifique et perception sociale ; ressources et infrastructures scientifiques ; sciences et développement économique ; gouvernance et stratégie.

Les contributions et recommandations issues du Débat feront l’objet d’une synthèse remise à l’ANPR et partagée avec les partenaires concernés. Leur examen et les suites éventuelles relèveront des institutions compétentes.

Le pilotage de la conception et de la mise en œuvre du débat est assuré par un comité de pilotage réunissant des représentants des ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de l’Éducation, de la Jeunesse et du Sport, de l’Économie et de la Planification, ainsi que du ministère des TIC.

D’après communiqué.

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STEG : le site coupé par précaution. Pas de panique!

Le site de la Société tunisienne d’électricité et du gaz (STEG) n’a pas subi d’attaques informatiques ou autres sabotages, contrairement à ce laissent entendre les réseaux sociaux. L’inaccessibilité du site est un principe de précaution pris par la direction de l’entreprise publique à cause d’une vulnérabilité de sécurité signalée à l’échelle mondiale. Pas de panique!

La STEG aurait suspendu temporairement son site internet, www.steg.com.tn, le jeudi 22 octobre 2026, indiquent plusieurs médias dont Managers. Cette mesure fait suite à une vulnérabilité de sécurité signalée à l’échelle mondiale. Il s’agit d’une précaution, car la STEG n’a pas indiqué que son site avait subi une intrusion.

Pour l’heure, le site reste inaccessible jusqu’à ce que les conditions de sécurité permettent sa remise en service. Aucune date de retour n’a été annoncée. Mais l’électricien national assure informer ses utilisateurs dès que le site sera rétabli.

Revenons aux causes pour souligner que deux failles critiques découvertes dans PHP, un langage de programmation utilisé par une très grande partie des sites web dans le monde, ont été détectées. Un correctif a été publié le 21 octobre, mais chaque organisation doit l’installer et le vérifier avant de rouvrir ses services. Autrement dit, la Tunisie n’est pas le seul pays concerné : de nombreux sites publics ont été mis hors ligne par précaution, notamment en France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Finlande.

A ce stade, la Steg n’a pas détaillé quels services en ligne sont touchés. Par conséquent, si vous devez consulter ou régler une facture, ou faire une démarche, le plus sûr est de vous adresser à l’agence de votre zone ou aux canaux officiels de la Steg tant que le site n’est pas revenu. En outre, il est conseillé de se méfier des messages ou liens qui prétendraient remplacer le site officiel : ils peuvent être frauduleux. Donc, prudence.

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Forum de l’IACE – Géopolitique de l’énergie : le choc de 2026 oblige la Tunisie à choisir

A l’occasion de la 9ᵉ édition du Forum de l’IACE, jeudi 22 octobre 2026, un panel consacré aux tendances de la géopolitique et de l’énergie a réuni trois intervenants autour d’un même constat : le choc de 2026 impose à la Tunisie de choisir sa stratégie, en diversifiant ses sources et ses partenaires plutôt qu’en rêvant d’une indépendance totale.

Pour Nidhal Ouerfelli, expert du CEA, la géopolitique ne dicte pas les choix énergétiques d’un pays : elle fixe des contraintes que la décision politique doit éclairer sans s’y soumettre.

Il a d’abord clarifié les termes. La sécurité énergétique ne se réduit pas à un taux d’indépendance, simple ratio entre production et consommation nationales. Elle englobe la continuité des approvisionnements, leur coût, la solidité des infrastructures et la capacité de résilience. La Tunisie l’illustre : outre le gaz algérien, elle importe centrales, systèmes de commande et logiciels.

Par ailleurs, le conflit opposant Israël et les États-Unis à l’Iran constitue, estime-t-il, le plus grand choc d’offre depuis la Seconde Guerre mondiale. Environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux transite par le détroit d’Ormuz et les stocks stratégiques de l’OPEP, situés derrière ce verrou, sont devenus inutilisables. Le pétrole a pourtant mieux résisté que prévu, avec un baril autour de 138 dollars, loin des 250 à 300 dollars redoutés. Le vrai maillon faible est le GNL : production, raffinage et transport sont touchés, et le gaz européen a atteint environ 87 euros le MWh. Il a aussi averti que la transition déplace les dépendances plus qu’elle ne les supprime : le raffinage des matériaux critiques est concentré en Chine.

L’interdépendance, clé diplomatique

L’ancien diplomate Hatem Atallah en tire les conséquences. Aucun pays n’étant totalement indépendant, la Tunisie doit viser l’interdépendance : les meilleurs accords sont ceux que chaque partie trouve plus avantageux de maintenir que de violer. Il plaide pour des négociations globales avec l’Italie et l’Europe, sur les thèmes de l’énergie, la migration, l’investissement et le commerce, avec un volet recherche et innovation.

Il invite aussi à n’accepter que les projets qui répondent aux priorités nationales, même financés à 100 %, pour éviter que le pays ne serve surtout les besoins de décarbonation européens. Enfin, il appelle à regarder le monde tel qu’il est, à la manière d’Henry Kissinger et à préparer dès maintenant l’après-guerre.

Sécurité plutôt que souveraineté

L’expert en énergie Sami Ben Rejeb a tenu le propos le plus tranché. Pour lui, l’énergie est devenue une arme : en 2026, ce sont d’abord les infrastructures énergétiques qui ont été visées, comme les bases militaires l’étaient lors de la guerre d’Irak de 2003. Il rappelle que les États-Unis ont ressorti des tiroirs la technologie du gaz de schiste après l’embargo de 1973 et sont devenus premier exportateur d’hydrocarbures. La Chine, dont 80 % du pétrole viendrait du Moyen-Orient via le détroit de Malacca, s’est lancée dans les renouvelables depuis plus de vingt ans, non par souci climatique mais par logique de sécurité.

Concernant la Tunisie, il distingue deux notions. La souveraineté suppose de maîtriser tous ses moyens énergétiques ; la sécurité accepte d’importer, pourvu que l’énergie soit garantie au moindre coût. La première lui paraît peu raisonnable pour le pays, la seconde atteignable par une double diversification : celle des fournisseurs et celle des sources.

L’Algérie, souligne-t-il, n’est pas un robinet ouvert. Le gazoduc Transmed alimente d’abord l’Italie, la Tunisie ne percevant qu’une redevance et une part limitée. Le blackout algérien de l’été 2026 rappelle aussi que 10 à 15 % de l’électricité tunisienne provient de ce voisin. Il regrette qu’aucune centrale thermique n’ait été construite depuis 2019 et que l’idée d’un terminal d’importation de GNL, soulevée dans le débat public, n’ait pas abouti. Quant aux renouvelables, ils deviennent difficiles à gérer au-delà de 20 % du réseau sans stockage massif.

Il appelle à ne fermer aucune porte. Le gaz de schiste : une étude nationale lancée en 2015 s’est heurtée à des résistances politiques et écologiques, alors que l’Algérie conclut des conventions avec des sociétés américaines. Les concessions attirent des investisseurs étrangers et des financements, mais le régime d’autorisation favorise les producteurs locaux, au prix d’un coût plus élevé. L’hydrogène vert pose la question de l’eau. Et les petits réacteurs nucléaires modulaires méritent d’être mis sur la table.

Décider maintenant

Trois voix, un message : la géopolitique pèse, mais elle n’excuse pas l’absence de choix. Pour la Tunisie, il s’agit de définir ses priorités, de diversifier ses fournisseurs et ses sources et de négocier en position d’interdépendance. Des stratégies qui, rappelle Sami Ben Rejeb, se construisent sur vingt ans.

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Budget 2027 : 11,8 milliards de dinars de subventions pour l’énergie, l’alimentaire et le transport

Le projet de budget de l’État pour 2027 prévoit 11,846 milliards de dinars de dépenses de subvention, destinées principalement aux hydrocarbures et à l’électricité, aux produits de base et au transport. L’énergie concentre près de 60 % de cette enveloppe, devant les produits de base (34,1 %) et le transport (6,1 %).

Les dépenses de subvention prévues dans le projet de budget de l’État pour 2027 s’élèvent à 11,846 milliards de dinars, selon le rapport du projet de budget consulté par l’agence Tunis Afrique Presse (TAP). Ces prévisions tiennent compte de l’évolution des cours du pétrole et des prix des produits de base sur les marchés internationaux.

La répartition de cette enveloppe accorde la plus grande part aux subventions aux hydrocarbures et à l’électricité, qui représentent 59,8 % du total. Les produits de base absorbent 34,1 % des crédits. Tandis que le transport bénéficie de 6,1 %.

À fin août 2026, les dépenses de subvention avaient atteint 4,496 milliards de dinars, en hausse de 6 % sur un an, soit 255 millions de dinars supplémentaires par rapport à la même période de 2025. Le taux d’exécution s’établissait alors à 46 % des crédits prévus par la loi de finances pour 2026.

Plus de 7 milliards de dinars pour l’énergie

Les subventions aux hydrocarbures et à l’électricité devraient atteindre environ 7,090 milliards de dinars en 2027. Sur ce montant, 3,676 milliards de dinars seraient destinés à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), contre 3,414 milliards de dinars pour la Société tunisienne des industries de raffinage (STIR).

Ces prévisions reposent sur un prix moyen du baril de Brent fixé à 80 dollars, un taux de change du dollar stable et une progression de 2 % de la consommation nationale de produits pétroliers et d’électricité.

Le projet de budget intègre également le règlement partiel des arriérés de la STIR au titre des années 2022 et 2024, à hauteur de 320 millions de dinars, ainsi que celui des dettes de la STEG relatives à la période 2017-2023, pour un montant de 500 millions de dinars.

À titre de comparaison, les hypothèses retenues pour le budget 2026 tablaient sur un prix moyen du baril de Brent de 63,3 dollars, avec un taux de change du dinar tunisien stable par rapport aux principales devises.

Réduire les coûts et accélérer les projets d’énergies renouvelables

Pour mieux maîtriser les dépenses de subvention, le projet de budget prévoit de poursuivre les efforts visant à améliorer les performances de la STEG et de la STIR et à réduire leurs coûts de production.

Pour la STEG, cette démarche s’inscrit notamment dans la poursuite du programme d’action fondé sur le contrat d’objectifs couvrant la période 2025-2028. Les mesures annoncées portent sur le suivi des indicateurs de performance, la lutte contre les branchements et les usages illicites de l’électricité et du gaz, la réduction des pertes sur le réseau et l’amélioration du recouvrement des factures. Le contrôle des circuits de distribution des bouteilles de gaz destinées aux ménages doit également se poursuivre.

En parallèle, les pouvoirs publics entendent encourager davantage les investissements dans les énergies renouvelables et accélérer la réalisation des projets dans ce domaine. L’objectif est de renforcer les capacités de production, de diversifier le mix énergétique et d’alléger la pression sur le réseau électrique, notamment lors des pics de consommation, comme ceux enregistrés durant l’été 2026.

Le rapport estime le taux moyen de subvention à environ 29 % pour l’ensemble des produits. Pour les bouteilles de gaz à usage domestique, le taux atteint près de 75 %, le coût réel étant évalué à 35 dinars, contre un prix de vente au public de 8,8 dinars.

Les taux de subvention varient selon les produits et les catégories de consommation. Ils sont estimés à 15 % pour l’essence, 22 % pour le gasoil 50 et 23 % pour le gasoil ordinaire. Pour l’électricité, ils atteignent 18 % pour les clients raccordés aux réseaux haute et moyenne tension, contre 44 % pour les ménages raccordés au réseau basse tension.

S’agissant du gaz, le taux de subvention est évalué à 41 % pour les réseaux haute et moyenne pression et à 60 % pour les réseaux basse pression destinés aux ménages.

Plus de 4 milliards de dinars pour les produits alimentaires de base

Les crédits prévus pour la subvention des produits de base atteignent environ 4,036 milliards de dinars en 2027. Cette enveloppe vise à concilier l’amélioration de l’efficacité du système de subvention et la maîtrise de son coût avec le renforcement de la production agricole nationale et de la sécurité alimentaire.

Le projet prévoit, à cet effet, la poursuite des contrôles économiques et de la lutte contre les pratiques illégales, notamment la contrebande, la spéculation, l’utilisation abusive des produits subventionnés et le commerce parallèle.

La modernisation du système de gestion des produits subventionnés, le développement des outils de contrôle, en particulier numériques, ainsi que les campagnes de sensibilisation destinées à rationaliser la consommation et à limiter le gaspillage figurent également parmi les mesures annoncées.

Le renforcement de la production agricole nationale constitue un autre axe prioritaire. Il s’agit d’améliorer la capacité de l’offre locale à répondre aux besoins du marché, de réduire la dépendance aux importations et de consolider la sécurité alimentaire.

Le document prévoit aussi d’encourager les agriculteurs à investir dans des cultures mieux adaptées aux changements climatiques, tout en poursuivant les efforts d’amélioration des ressources hydriques et de rationalisation de leur utilisation face au stress hydrique.

Les subventions aux produits de base devraient représenter 34,1 % de l’ensemble des dépenses de subvention en 2027, contre 41,7 % attendus en 2026. Leur poids est estimé à 2 % du PIB, contre 2,2 % prévus pour l’année en cours.

720 millions de dinars pour le transport

Le projet de budget de l’État pour 2027 prévoit, enfin, une enveloppe de 720 millions de dinars pour les subventions au transport, contre 700 millions de dinars attendus en 2026.

Ces crédits sont destinés notamment au transport scolaire et universitaire, aux services de transport proposés à des tarifs réduits ainsi qu’à la gratuité du transport accordée à certaines catégories spécifiques de bénéficiaires, hors corps actifs.

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Hannibal Lease : sur neuf mois, le transport tire son épingle du jeu

Les approbations de Hannibal Lease augmentent de 8,87 % au troisième trimestre 2026, alors que ses mises en force reculent de 20,68 % sur neuf mois, à 242,268 MDT.

Au troisième trimestre 2026, Hannibal Lease a obtenu 108,391 MDT d’approbations, contre 99,560 MDT à la même période de 2025, soit une hausse de 8,87 %. Ce trimestre fait figure d’exception, car le cumul des neuf premiers mois s’établit à 335,175 MDT, contre 377,685 MDT l’an passé. Le repli est de 11,26 %.

Les secteurs se partagent en deux camps sur cette période de neuf mois. Le transport avance de 24,96 %, tandis que le BTP cède 40,95 %, les services 24,34 % et l’industrie 18,37 %. Les mises en force suivent une tendance inverse. Depuis janvier, la société en a enregistré pour 242,268 MDT, alors qu’elle atteignait 305,421 MDT un an plus tôt. Ce qui représente une baisse de 20,68 %. Le seul troisième trimestre ressort à 84,208 MDT, contre 99,764 MDT, soit 15,59 % de moins. Pour ces mises en force, le transport affiche une hausse de 14,96 %. Le BTP recule de 52,69 % et les services de 35,59 %.

Du côté des revenus, les revenus bruts de leasing cumulés totalisent 312,190 MDT, contre 315,610 MDT, soit un recul limité à 1,08 %. Les revenus nets, eux, s’inscrivent à 64,663 MDT, contre 67,543 MDT, en baisse de 4,26 %. Les produits nets de leasing ont atteint 27,151 MDT, contre 28,920 MDT l’année précédente, soit une diminution de 6,12 %. Pour le troisième trimestre, ils se situent à 8,756 MDT, contre 9,582 MDT, ce qui correspond à un repli de 8,62 %.

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Israël : les Arabes israéliens, arbitres des élections législatives ?

Les élections du 27 octobre s’annoncent comme un véritable référendum pour ou contre Benyamin Netanyahou. Tandis que la minorité arabe espère peser de tout son poids sur l’issue du scrutin.

Le vote des Arabes israéliens pourra-t-il peser sur les résultats des prochaines élections législatives israéliennes? Et ce, alors que le pays a actuellement le gouvernement le plus à droite de son histoire et que Donald Trump a publiquement pris position en faveur de son ami Benyamin Netanyahou, le boucher de Gaza. Dans un message adressé dimanche 18 octobre aux « grands citoyens d’Israël », Trump a qualifié le Premier ministre israélien de « grand dirigeant en temps de guerre » et de « essentiel dans la lutte contre la République islamique d’Iran ».

Incertitudes

La question est légitime, d’autant plus que dans la perspective de ces élections les plus cruciales pour l’avenir de l’Etat hébreu, tout semble indiquer que la course entre la coalition de l’extrême droite et les partis ultra-religieux menée par Benyamin Netanyahou et le « bloc du changement » dirigé par l’ancien chef d’état-major, Gadi Eisenkot, est très serrée. Sauf que, d’après les derniers sondages et en raison de la complexité du système électoral israélien, aucun des deux camps n’est aujourd’hui en capacité de gouverner seul. Sachant que selon les plus récents sondages, 10 % des électeurs sont encore indécis à une semaine du vote.

Pour quelles raisons ? C’est que la Knesset, le Parlement israélien, compte 120 sièges, or il faut en gagner 61 pour arracher la majorité. Le hic c’est qu’aujourd’hui aucun parti ne peut atteindre seul ce seuil. Dans ce scrutin à la proportionnelle, les partis sont donc contraints de former des alliances. Probablement avec les partis arabes. Lesquels, à l’approche des législatives du 27 octobre, pourraient obtenir entre 12 et 15 sièges à la Knesset selon les récentes projections. « La plupart des sondages montrent en fait qu’il y a une sorte d’impasse entre le bloc de Benyamin Netanyahu et le bloc anti-Netanyahu », explique Yael Shomer, professeure de sciences politiques à l’université de Tel-Aviv.

« On ne sait pas quel sera le taux de participation global. Cela pourrait avoir une incidence sur la capacité des petits partis à franchir le seuil électoral. Nous ne savons pas non plus quel sera le taux de participation au sein de la population arabe en Israël. Et cela pourrait également avoir une incidence sur la répartition des sièges à la Knesset. Il y a donc beaucoup d’incertitudes, beaucoup d’inconnues » poursuit l’universitaire.

Les Arabes d’Israël, faiseurs de roi ?

En effet, les Arabes israéliens, appelés également “Palestiniens de 1948“ et considérés par certains comme des traîtres à la nation ou la Cinquième colonne, représentent plus de 20 % de la population du pays. S’ils se mobilisaient, les partis arabes pourraient faire pencher la balance du côté du candidat le plus modéré, lors des élections législatives du 27 octobre.

Reste à savoir si cette minorité arabe est convaincue que, dans les conditions actuelles, voter en vaut la chandelle. « Ce jeu n’est pas vraiment pour nous. Je ne crois pas que les élections soient utiles pour nous, la minorité arabe. Nous faisons partie du décor. C’est pour montrer que ce pays est, entre guillemets, la seule démocratie du Moyen-Orient. Qui pourrait être le meilleur remplaçant de Netanyahou ? Lieberman ? Bennett ? Ils ont le même objectif, mais pas la même stratégie pour l’atteindre. C’est juste un masque différent. Est-ce que je peux vous dire que j’ai de l’espoir ? Non, je ne crois pas », confie avec amertume le patron d’un café-librairie bien connu de la vieille ville de Jérusalem.

Appel à la mobilisation

A l’inverse, Ahmad Tibi, un dirigeant de Ta’al – un parti islamiste modéré qui défend la création d’un État palestinien et exige surtout que la police, aujourd’hui dirigée par le suprémaciste Itamar Ben-Gvir, effectue son travail et mette fin à l’explosion de la criminalité dans les régions arabes – appelle à un vote arabe massif lors des prochaines législatives : « Sortez et participez à cette élection cruciale ! C’est l’élection la plus importante et la plus dangereuse de notre histoire. Nous voulons mettre à la porte ce gouvernement fasciste, raciste et criminel. Si la participation de la communauté arabe est forte, Netanyahou, Ben-Gvir et Smotrich seront renvoyés ». Et de conclure : « Nous sommes les faiseurs de rois ».

« L’avenir de la démocratie israélienne est aujourd’hui entre les mains de la minorité arabe », analyse le journaliste et historien israélien Marius Schattner. Les Arabes israéliens, descendant de Palestiniens restés sur leur terre lors de la création de l’État hébreu en 1948, sont quelque 20 % de la population. Lors des élections précédentes à peine un sur deux d’entre eux avait voté. Cette fois ils se mobilisent. La Liste unifiée et La liste arabe unie, en lice pour l’élection grâce au feu vert de la Cour Suprême devraient obtenir une douzaine de sièges. Les deux mouvements ne cachent pas vouloir à tout prix se débarrasser de Netanyahou.

Chasser ou maintenir au pouvoir l’homme qui aura présidé aux destinées de l’Etat sioniste depuis près de deux décennies ? Tel est l’enjeu véritable de ces élections les plus cruciales pour l’avenir de l’Etat hébreu ; sachant que jamais dans l’histoire de ce pays, des élections n’ont été aussi importantes, autant polarisées et aussi incertaines. Jamais non plus leur résultat n’aura autant de résonances régionales et internationales.

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Euro-Cycles : 176 013 vélos produits et 57,5 MDT de chiffre d’affaires à l’export

L’entreprise industrielle tunisienne fondée en 1993, spécialisée dans la fabrication, l’assemblage et la commercialisation de vélos Euro-Cycles enregistre  un chiffre d’affaires à l’export de 57,5 MDT à fin septembre 2026, en baisse de 31 %. 

La production de vélos recule de 32 %, à 176 013 unités. Les engagements bancaires de la société baissent de 33,4 % sur un an. Euro-Cycles a réalisé un chiffre d’affaires à l’export de 57,5 MDT au 30 septembre 2026, en baisse de 31 % par rapport à la même période de 2025. Le nombre de vélos produits à cette date s’élève à 176 013 unités, contre 259 274 unités, soit une baisse de 32 %. Les engagements bancaires de la société atteignent 37,1 MDT au 30 septembre 2026. Ils reculent de 33,4 % par rapport au 30 septembre 2025 et de 7,56 % par rapport au 31 décembre 2025.

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Dès samedi, des réductions sur le poulet et les poissons dans les grandes surfaces

Les grandes surfaces appliqueront, à partir du samedi 24 octobre, des réductions sur plusieurs produits, notamment les viandes blanches, les poissons d’élevage et certains fruits. D’autres baisses de prix sont prévues dans les prochaines semaines.

Des réductions sur plusieurs produits de consommation entreront en vigueur dès samedi 24 octobre 2026 dans les grandes surfaces, a annoncé jeudi 22 octobre Ramzi Trabelsi, directeur de l’Observatoire de l’approvisionnement et des prix au ministère du Commerce et du Développement des exportations.

Les promotions sur les viandes blanches dureront une semaine. Le kilogramme de poulet sera proposé à 8,450 dinars, le blanc de poulet à 16 dinars et les cuisses de poulet à 11,5 dinars. Les escalopes de dinde seront vendues à 18 dinars le kilogramme, contre 19 dinars pour les filets de poulet.

Les poissons d’élevage seront, quant à eux, commercialisés à 18 dinars le kilogramme. Selon Ramzi Trabelsi, les réductions pourront atteindre jusqu’à 6 dinars sur certains produits.

D’autres baisses de prix annoncées

Dans les prochaines semaines, les réductions devraient s’étendre à d’autres catégories de produits, notamment les denrées alimentaires, les produits d’entretien et de beauté ainsi que les légumes.

Le responsable a également indiqué que d’autres mesures seraient prises afin de contenir les prix et de préserver le pouvoir d’achat des citoyens.

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SOTIPAPIER : le papier pour ondulé porte le chiffre d’affaires à 25,9 MDT

Grâce au dynamisme du papier pour ondulé, SOTIPAPIER, leader africain du papier kraft et du papier ondulé, voit sa production et ses ventes progresser au troisième trimestre.

SOTIPAPIER a réalisé un chiffre d’affaires de 25,9 MDT au troisième trimestre 2026. Il était de 21,0 MDT un an plus tôt, soit une hausse de 23 %. La société attribue cette progression principalement au papier pour ondulé (Testliner et Fluting), dont les ventes augmentent de 67 %, à 14,7 MDT contre 8,8 MDT.

Cette hausse compense le recul du Kraft, qui baisse de 8 % à 10,7 MDT après 11,7 MDT. Les ventes d’énergie diminuent de 18 %, à 0,37 MDT pour 0,45 MDT. Les autres revenus, eux, gagnent 75 %, à 83 000 dinars contre 48 000 dinars. Le chiffre d’affaires local augmente de 19 %, à 24,5 MDT pour 20,6 MDT. À l’export, il progresse de 218 %, à 1,36 MDT contre 0,43 MDT.

La production totale atteint 12 100 tonnes au troisième trimestre, contre 9 500 tonnes un an plus tôt, soit une hausse de 28 % et un gain de 2 600 tonnes. Le Testliner et le Fluting passent de 5 400 à 9 800 tonnes, soit 83 % de plus. Le Kraft, au contraire, tombe de 4 100 à 2 300 tonnes, soit 45 % de moins.

La société évoque une reprise de la production sur le trimestre, portée par le Testliner et le Fluting, malgré des coupures d’électricité non planifiées durant l’été.

Un cumul de neuf mois en retrait de 8 %

Du 1er janvier au 30 septembre 2026, le chiffre d’affaires cumulé s’établit à 70,1 MDT, contre 76,0 MDT à la même période de 2025. Il baisse de 8 %, principalement sous l’effet du recul des ventes de Kraft et d’énergie, selon la société.

Les ventes de Kraft diminuent de 24 %, à 29,9 MDT pour 39,2 MDT. Celles d’énergie chutent de 59 %, à 0,96 MDT contre 2,32 MDT. Le papier pour ondulé progresse de 14 %, à 39,1 MDT après 34,3 MDT. Les autres revenus augmentent de 33 %, à 212 000 dinars contre 160 000 dinars.

Le chiffre d’affaires local recule de 9 %, à 67,2 MDT pour 73,9 MDT. L’export grimpe de 37 %, à 2,8 MDT contre 2,1 MDT. La production est qualifiée de quasiment stable par la société. Elle s’établit à 36 000 tonnes, contre 36 300 tonnes, soit un repli de 1 %. Le Testliner et le Fluting gagnent 13 %, à 28 500 tonnes après 25 100 tonnes. Le Kraft perd 32 %, à 7 500 tonnes contre 11 100 tonnes. Les investissements réalisés et en cours atteignent 4,2 MDT au terme des neuf premiers mois de 2026. Ils étaient de 4,6 MDT à la même période de 2025, soit une baisse de 10 % ou de 0,44 MDT. Pour l’ensemble de l’exercice 2025, ils s’élevaient à 8,0 MDT.

Une dette nette ramenée à 42,8 MDT

La dette nette s’établit à 42,8 MDT au 30 septembre 2026, contre 50,4 MDT au 30 septembre 2025. Cette baisse de 7,6 MDT représente 15 %. La dette nette était de 44,3 MDT au 31 décembre 2025.

La société met en avant trois facteurs. L’encours des crédits à moyen et long terme, échéances à moins d’un an incluses, diminue de 3,9 MDT. Celui des crédits de gestion baisse de 2,6 MDT. La trésorerie s’améliore de 1,1 MDT, en passant d’un solde négatif de 0,06 MDT au 30 septembre 2025 à un solde positif de 1,02 MDT au 30 septembre 2026. Elle atteignait 1,8 MDT fin 2025.

L’endettement total recule de 13 %, à 43,8 MDT pour 50,3 MDT au 30 septembre 2025, et s’élevait à 46,1 MDT fin 2025. Dans le détail, l’endettement à moyen et long terme baisse de 21 %, à 11,9 MDT contre 15,0 MDT. Les emprunts à moins d’un an reculent de 16 %, à 4,3 MDT après 5,1 MDT. Les crédits de gestion diminuent de 9 %, à 27,5 MDT contre 30,2 MDT. Les engagements hors bilan, constitués d’effets escomptés non échus, augmentent de 14 %, à 32,8 MDT pour 28,6 MDT. Ils étaient de 34,4 MDT fin 2025.

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Budget 2027 : la masse salariale grimpe de 8,2 % avec 32 557 recrutements

Le projet de budget de l’État pour 2027 prévoit une enveloppe de 27,349 milliards de dinars pour les dépenses de rémunération, en hausse de 8,2 % par rapport à celui de 2026. Cette progression s’accompagne de la création envisagée de 32 557 nouveaux postes.

Les dépenses de rémunération inscrites dans le projet de budget de l’État pour 2027 s’élèvent à 27,349 milliards de dinars, contre 25,267 milliards de dinars prévus au titre de 2026, soit une augmentation de 8,2 %. Selon les données du projet de budget, cette hausse s’explique principalement par les mesures visant à promouvoir l’emploi et à garantir le travail décent, notamment à travers le recrutement de nouveaux postes et la régularisation de situations professionnelles précaires. Elle tient également compte de l’incidence financière des augmentations salariales prévues dans le secteur public pour la période 2026-2028, conformément à l’article 15 de la loi de finances pour 2026.

 

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Pour 2027, la masse salariale devrait représenter 39,7 % des dépenses totales du budget de l’État, hors remboursement du principal de la dette, et 13,7 % du produit intérieur brut (PIB).

L’éducation en tête des dépenses de rémunération

La répartition sectorielle des crédits place le secteur de l’éducation en première position, avec 8,220 milliards de dinars, soit 30 % de l’enveloppe totale. Le ministère de l’Intérieur arrive en deuxième position avec 4,404 milliards de dinars (16 %), suivi du ministère de la Défense nationale, auquel sont alloués 3,307 milliards de dinars (12 %).

Le secteur de la santé bénéficie, pour sa part, de 3,172 milliards de dinars, soit également 12 % des dépenses de rémunération. L’enseignement supérieur et la recherche scientifique disposent de 1,785 milliard de dinars (6 %), tandis que le ministère des Finances se voit attribuer 1,321 milliard de dinars (5 %).

Les secteurs de la justice, de l’agriculture, ainsi que de la jeunesse et des sports bénéficient chacun de 3 % de l’enveloppe. Les autres secteurs et établissements publics se partagent 2,778 milliards de dinars, soit 10 % du total.

32 557 nouveaux postes en 2027

Le projet de budget prévoit également la création de 32 557 postes d’emploi. Le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur concentre la part la plus importante des recrutements, avec 7 388 postes, représentant ainsi 22,7 % du total.

La régularisation de la situation des ouvriers des chantiers âgés de plus de 45 ans constitue le deuxième poste le plus important, avec environ 5 663 postes, soit 17,4 % des nouvelles créations.

Le ministère de l’Intérieur bénéficiera de 4 736 postes (14,5 %), suivi ceux de la Santé avec 4 000 postes (12,3 %) et de la Défense nationale avec 3 704 postes (11,4 %).

Les autres recrutements concernent entre autres le secteur de l’agriculture, avec 1 300 postes (4 %), la Justice, avec 1 277 postes (3,9 %), ainsi que les secteurs des sports et de la culture, auxquels sont destinés 1 221 postes (3,8 %).

Le ministère des Finances devrait bénéficier de 1 028 postes (3,2 %). Par ailleurs, 740 postes sont prévus pour achever le programme de régularisation de la situation des titulaires d’un doctorat au ministère de l’Enseignement supérieur, soit 2,3 % du total. Les autres secteurs se partageront 1 500 postes, représentant 4,6 % des recrutements prévus.

Une masse salariale ramenée à 13,7 % du PIB

Les données présentées dans le cadre du projet de budget font également ressortir une baisse progressive du poids de la masse salariale dans le PIB au cours des dernières années.

Cette proportion est passée de 15,3 % en 2021, pour une masse salariale de 21,182 milliards de dinars, à 15,1 % en 2022, malgré un montant de 21,125 milliards de dinars. Elle s’est ensuite établie à 14,5 % en 2023, pour 21,703 milliards de dinars, puis à 13,9 % en 2024, avec 22,273 milliards de dinars.

En 2025, la masse salariale a atteint 23,281 milliards de dinars, soit 13,6 % du PIB. Selon les prévisions du budget, cette proportion devrait s’établir à 13,7 % en 2026 et se maintenir au même niveau en 2027, alors que les dépenses de rémunération poursuivent leur progression en valeur.

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