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BIAT : le PNB progresse de 3,4 % et les dépôts de 9 % à fin septembre 2026

La Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT) a clôturé les neuf premiers mois de 2026 avec un produit net bancaire (PNB) de 1 236,1 MDT, en hausse de 3,4 % sur un an. Les dépôts de la clientèle et les crédits nets affichent également une progression.

Selon ses indicateurs d’activité arrêtés au 30 septembre 2026, la BIAT enregistre un encours de dépôts de 23 517,6 MDT, contre 21 570,2 MDT un an auparavant, soit une augmentation de 9 %. Cette évolution est portée par la croissance des dépôts d’épargne (+10,3 %) et des dépôts à vue (+9,2 %), qui atteignent respectivement 6 055 MDT et 10 853,2 MDT.

Les crédits nets progressent, pour leur part, de 3,4 %, pour s’établir à 13 324,4 MDT, contre 12 888,2 MDT à fin septembre 2025.

Les revenus du portefeuille-titres représentent 48,9 % du PNB

Le PNB de la banque se compose principalement des revenus du portefeuille-titres commercial et d’investissement et des opérations financières, à hauteur de 604,4 MDT, soit 48,9 % du total. La marge en intérêts contribue à hauteur de 32,8 %, avec 405,9 MDT, tandis que la marge sur commissions représente 18,3 %, à 225,8 MDT.

Les produits d’exploitation bancaire atteignent 1 949,2 MDT, contre 1 892,1 MDT un an plus tôt, tandis que les charges d’exploitation bancaire ressortent à 713,2 MDT, contre 696,9 MDT.

Pour le seul troisième trimestre 2026, le PNB s’établit à 433,3 MDT, contre 407 MDT sur la même période de 2025.

Des charges opératoires en hausse de 3,7 %

Les charges opératoires totalisent 558,1 MDT, contre 538 MDT à fin septembre 2025, portant le coefficient d’exploitation à 45,2 %, contre 45,0 % un an auparavant. Les frais de personnel représentent 324,5 MDT et les charges générales d’exploitation 193,5 MDT.

Par ailleurs, l’encours global du portefeuille-titres atteint 7 996,1 MDT, contre 7 080,3 MDT un an plus tôt. Les emprunts et ressources spéciales s’établissent à 1 128,4 MDT, dont 1 051 MDT d’emprunts subordonnés.

Enfin, les capitaux propres ressortent à 2 123,6 MDT, contre 1 982,2 MDT au 30 septembre 2025. Ces montants n’intègrent pas les résultats réalisés au titre des neuf premiers mois des exercices correspondants.

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Ambassadrice d’Allemagne : la Tunisie, « une histoire de réussite » pour les entreprises allemandes

À l’ouverture des premiers Tunisia Industry Talks, organisés par la Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS) Tunisie et la CONECT dans le cadre des 70 ans du partenariat tuniso-allemand, l’ambassadrice d’Allemagne en Tunisie, Elisabeth Wolbers, a plaidé pour la destination tunisienne. Son message tient en deux temps : les entreprises allemandes y réussissent, et le contexte mondial impose d’aller plus loin dans la coopération.

Des filiales tunisiennes parmi les plus performantes des groupes allemands

Pour étayer son propos, la diplomate s’est appuyée sur ses visites de terrain. Ces dernières semaines, elle s’est rendue dans trois entreprises allemandes venues célébrer 25 ou 30 ans de présence en Tunisie, ou inaugurer l’extension de leur site. Ces projets représentent des investissements de plusieurs millions d’euros et devraient créer des milliers d’emplois. Les trois sociétés appartiennent à de grands groupes internationaux, et leurs filiales tunisiennes sont les plus performantes de leur groupe à l’échelle mondiale.

Pour Elisabeth Wolbers, cet exemple illustre une réalité plus large. Les entreprises allemandes sont présentes en Tunisie « en nombre impressionnant », certaines depuis des décennies, d’autres plus récemment. Elle y voit « une histoire de réussite qui s’écrit depuis des années », célébrée la veille lors d’une soirée consacrée aux 70 ans de relations entre les deux pays.

Une jeunesse qualifiée au cœur de l’attractivité

Si ces groupes restent, c’est que les conditions d’investissement leur paraissent favorables. L’ambassadrice a insisté sur la main-d’œuvre hautement qualifiée et engagée, ainsi que sur le talent de la jeunesse tunisienne, qui font de la Tunisie une destination d’investissement « encore sous-estimée ».

Les entreprises allemandes poursuivent leur développement dans les secteurs traditionnels, l’automobile en tête, mais avec des technologies de pointe. Elles investissent aussi de plus en plus dans la recherche et le développement, signe d’une montée en gamme de leur présence dans le pays.

Un monde en mutation, une adaptation permanente

Cette dynamique s’inscrit toutefois dans un environnement instable. Bouleversements géopolitiques, guerres, conflits, changement climatique : le monde change à grande vitesse, a rappelé Elisabeth Wolbers, et l’adaptation constante est devenue la condition de la stabilité, pour les entreprises allemandes comme tunisiennes. L’industrie automobile et son vaste réseau de fournisseurs, de part et d’autre de la Méditerranée, en offrent selon elle une illustration frappante.

Face à ces défis, la Tunisie a des atouts. Sa position stratégique et son potentiel la placent, a estimé l’ambassadrice, en bonne posture, à condition de s’appuyer sur un partenariat « durable et fiable » avec l’Allemagne et l’Europe.

Les partenariats stratégiques, une condition indispensable

Parmi les conditions évoquées par les orateurs précédents, la diplomate en a retenu une seule : les partenariats stratégiques. Elle a salué les stratégies nationales tunisiennes en matière de sécurité et d’efficacité énergétiques, d’adaptation au changement climatique et de promotion des investissements directs étrangers. Prometteuses, elles intéressent aussi les entreprises allemandes et européennes, dont la réussite dépend de la mise en œuvre de solutions durables.

Deux acteurs allemands incarnent, à ses yeux, cette coopération. Présente dans le pays depuis 1979, la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-allemande (AHK) compte plus de 1 000 entreprises membres, tunisiennes et allemandes, et accompagne celles qui souhaitent s’installer. La coopération allemande, à travers la GIZ et la KfW, soutient pour sa part la compétitivité des entreprises ainsi que leur transition numérique et écologique.

Les deux institutions œuvrent aussi pour la formation professionnelle, indispensable pour adapter les qualifications aux besoins des entreprises. L’Allemagne y dispose d’une expérience qu’elle entend mettre au service de ce partenariat.

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Justice militaire : Olfa Hamdi écope de 4 ans de prison

Le Tribunal militaire permanent de Tunis a condamné la présidente du parti « La Troisième République », Olfa Hamdi, à une peine de quatre ans de prison, assortie d’une amende de quarante mille dinars pour chacune des affaires la concernant.

S’exprimant dans une déclaration aux médias, son avocat, Me Akram Moussi, a précisé dans le détail du jugement que la chambre a prononcé une peine de deux ans de prison pour chacune des deux affaires intentées contre sa cliente, portant ainsi le total de la peine d’emprisonnement à quatre ans. L’avocat a indiqué que les griefs retenus contre Mme Hamdi comprennent notamment l’accusation de « complot contre la sûreté de l’État » ainsi que des charges à caractère militaire, précisant que le montant global des amendes infligées pour ces deux affaires s’élève à 80 000 dinars. Me Akram Moussi a en outre souligné que sa cliente purge actuellement une peine de deux ans d’emprisonnement dans le cadre d’une affaire de même nature, jugée au cours du mois de mars dernier.

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COP17 biodiversité : 7 300 milliards de dollars pour détruire la nature, 220 milliards pour la protéger

Réunis à Erevan (Arménie) jusqu’au 30 octobre, les 196 parties à la Convention sur la diversité biologique font le premier bilan de l’accord de Kunming-Montréal. Quatre ans après, l’objectif de protéger 30 % des terres et des mers d’ici à 2030 reste hors d’atteinte, et l’argent continue d’aller massivement aux activités néfastes pour le vivant.

En 2023, selon le PNUE, 7 300 milliards de dollars de financements publics et privés ont soutenu des activités dommageables, contre 220 milliards pour les solutions fondées sur la nature : trente dollars pour dégrader contre un pour restaurer. Les subventions publiques néfastes atteignent 2 400 milliards, alors que l’accord prévoit de les réduire de 500 milliards par an d’ici à 2030. Seuls 27 % des pays ont inscrit cet objectif dans leurs engagements.

Côté protection, 18,4 % des terres et environ 10 % de l’océan mondial sont aujourd’hui couverts. Même avec tous les engagements tenus, les terres n’atteindraient que 27,5 % en 2030.

Les négociations butent sur le financement Nord-Sud (200 milliards par an visés d’ici à 2030, dont 30 milliards d’aide aux pays en développement) : nouveau fonds défendu par les pays africains, ou renforcement des dispositifs existants. Quant au fonds Cali, destiné à faire contribuer les entreprises exploitant les données génétiques du vivant, il n’avait recueilli que 6 000 dollars au 12 octobre.

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La Tunisie ne capte que 0,11 % des investissements industriels européens

À l’occasion des 70 ans des relations tuniso-allemandes, Nizar Yaïche, ancien ministre des Finances et expert international, alerte sur le faible poids de la Tunisie dans la création de valeur des investissements industriels européens. Malgré ses atouts en matière de compétences, de coûts et de proximité, le pays reste largement cantonné à la sous-traitance à faible valeur ajoutée.

La Tunisie dispose de plusieurs avantages pour renforcer son intégration industrielle avec l’Allemagne et, plus largement, avec l’Europe. Compétences disponibles, coûts de main-d’œuvre compétitifs, proximité géographique et accès aux marchés africains constituent autant de leviers pour attirer les investisseurs et développer des activités industrielles à plus forte valeur ajoutée. Pourtant, ces atouts ne se traduisent pas encore par une contribution significative à la richesse générée par les investissements industriels européens.

C’est le décalage mis en évidence par Nizar Yaïche lors de son intervention consacrée au diagnostic général de l’industrie tunisienne, dans le cadre d’une rencontre organisée par la Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS) Tunisie et la Conect sur le thème « 70 ans de partenariat tuniso-allemand : de la coopération à la co-construction industrielle ».

0,11 % du chiffre d’affaires : le poids limité de la Tunisie

Les chiffres présentés par Nizar Yaïche illustrent l’écart entre le potentiel industriel tunisien et la valeur que le pays parvient à capter. Selon les données avancées par l’intervenant, la Tunisie ne représenterait que 1 % des emplois créés par les investissements industriels extérieurs à l’Union européenne, tandis que sa part dans le chiffre d’affaires associé à ces investissements se limiterait à 0,11 %, soit environ un millième du total.

Le chiffre d’affaires généré par emploi créé en Tunisie atteindrait, par ailleurs, environ 42 000 euros par an, un niveau que Nizar Yaïche juge nettement inférieur à celui enregistré dans plusieurs autres pays.

Ces indicateurs posent une question centrale : au-delà des emplois créés, quelle richesse les investissements industriels européens génèrent-ils réellement en Tunisie ? Pour l’intervenant, le nombre d’implantations ou les effectifs annoncés ne suffisent pas à mesurer les bénéfices d’un partenariat industriel. La capacité à développer des compétences, à maîtriser des technologies et à produire davantage de valeur ajoutée constitue un critère tout aussi déterminant.

Le problème ne réside donc pas dans l’absence d’investissements étrangers, mais dans la place occupée par la Tunisie au sein des chaînes de valeur industrielles. Comme le souligne Nizar Yaïche, son diagnostic porte précisément sur ces investissements et non sur l’ensemble de l’industrie tunisienne.

Des atouts compétitifs qui ne suffisent plus

Ce constat est d’autant plus frappant que la Tunisie possède plusieurs avantages susceptibles de renforcer son attractivité industrielle. Nizar Yaïche met notamment en avant la compétitivité des coûts de main-d’œuvre, la disponibilité des talents et la proximité géographique avec l’Europe.

L’accès au marché africain représente également un levier stratégique. La population du continent pourrait atteindre 2,5 milliards de personnes d’ici à 2050, selon la projection évoquée par l’intervenant. Cette évolution ouvre des perspectives pour les entreprises qui souhaitent faire de la Tunisie une base de production et de développement vers les marchés africains.

Des réussites industrielles montrent déjà que cette ambition est possible. Nizar Yaïche cite des entreprises dont les activités s’appuient sur des compétences tunisiennes et qui ont développé des centres d’expertise capables de rayonner au-delà du marché national. Ces expériences démontrent que le pays peut accueillir des activités plus complexes et participer davantage à la création de valeur.

Il rappelle également qu’au lendemain de la révolution tunisienne, alors que l’environnement était marqué par l’incertitude, des salariés tunisiens se sont mobilisés pour protéger les investissements étrangers. À ses yeux, cet épisode témoigne de leur engagement et de leur contribution à la continuité des activités économiques.

Pour autant, ces atouts ne suffisent pas à garantir une meilleure position dans les chaînes de valeur européennes. L’enjeu consiste désormais à transformer les avantages de localisation en capacités industrielles, technologiques et commerciales durables.

 

La sous-traitance, une limite à dépasser

Pour Nizar Yaïche, le modèle actuel atteint ses limites lorsque les investissements se traduisent principalement par des emplois sans permettre à la Tunisie de capter une part plus importante du chiffre d’affaires et de la valeur créée. Il décrit ainsi la place occupée par le pays dans une partie de ces investissements comme celle d’un sous-traitant à faible valeur ajoutée.

Cette analyse ne remet pas en cause l’utilité des implantations étrangères ni les emplois qu’elles génèrent. Elle interroge plutôt leur contribution à la transformation de l’économie tunisienne. Une activité industrielle peut créer des postes et soutenir les exportations sans nécessairement favoriser une montée en gamme suffisante des entreprises locales.

La réponse passe, selon lui, par une évolution du partenariat avec l’Europe. Plutôt que de rester cantonnée à l’exécution de certaines étapes de production, la Tunisie doit pouvoir prendre une place plus importante dans la conception, l’innovation, la maîtrise technologique et le développement des produits.

Cette ambition suppose de privilégier la complémentarité et la coproduction, afin que les entreprises tunisiennes et européennes construisent ensemble des activités industrielles et des chaînes de valeur plus intégrées. Elle nécessite également des mécanismes de financement capables de soutenir l’investissement productif sans alourdir davantage l’endettement des entreprises et de l’État.

Le prochain budget européen, une échéance stratégique

Le calendrier européen constitue, à cet égard, un enjeu important. Nizar Yaïche appelle à saisir les discussions autour du prochain cadre budgétaire de l’Union européenne, qui doit débuter en 2028, pour repositionner la coopération industrielle entre les deux rives.

Il évoque des orientations susceptibles de réduire les ressources consacrées à l’action extérieure européenne. Les chiffres circulant à ce sujet, dont une baisse de 17 %, ne sont toutefois pas encore définitifs, précise-t-il. Cette perspective renforce, selon lui, la nécessité de préparer des propositions concrètes et de défendre une ambition commune avant l’ouverture de ce nouveau cycle.

La Tunisie doit ainsi dépasser une logique fondée principalement sur l’attractivité de ses coûts et le volume des emplois créés. Pour tirer pleinement parti de son partenariat avec l’Europe, elle doit chercher à accroître la valeur qu’elle génère, les compétences qu’elle développe et la place qu’elle occupe dans les chaînes de production.

Le chiffre de 0,11 % résume le décalage que Nizar Yaïche souhaite mettre en lumière. Au-delà des investissements annoncés, la question est désormais de savoir comment faire de la coopération industrielle tuniso-européenne un véritable moteur de création de richesse en Tunisie.

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STAR Assurances : incendie et vie en tête de la hausse des primes émises

Les primes émises de STAR Assurances atteignent 389,955 millions de dinars (MDT) à fin septembre 2026 (+9,3 %). L’incendie progresse de 21,2% et la vie de 20,6 %, les plus fortes hausses.  

La Société tunisienne d’assurances et de réassurances (STAR Assurances) a publié ses indicateurs d’activité du troisième trimestre 2026. À fin septembre 2026, l’incendie, risques techniques et divers (+21,2%) et la vie (+20,6%) enregistrent les plus fortes hausses de primes émises. L’assureur totalise 389,955 MDT de primes émises, contre 356,812 MDT à fin septembre 2025. Sur le seul troisième trimestre 2026, elles s’élèvent à 118,653 MDT, contre 104,630 MDT au troisième trimestre 2025.

L’incendie doit sa hausse à la revalorisation des grands contrats et à l’apport de nouvelles affaires. La branche vie est soutenue par l’activité d’épargne et par le décès groupe. La santé progresse de 10,8 %. Elle l’attribue à la dynamique des souscriptions en affaires nouvelles et à la revalorisation des assiettes de cotisation. Le transport gagne 8,6 %, porté par l’augmentation des primes relatives aux principaux clients. L’automobile croît de 3,9 %, soutenue par l’essor des contrats individuels.

Les primes acquises atteignent 368,153 MDT, soit 11,2% de plus que les 331,137 MDT de fin septembre 2025. Les primes cédées progressent de 5,2 %, à 33,537 MDT contre 31,867 MDT un an plus tôt.

Les indemnisations servies totalisent 209,537 MDT à fin septembre 2026, contre 208,216 MDT un an auparavant. L’écart est de 1,321 MDT, soit une hausse de 0,6%. Les règlements de la branche santé augmentent de 6,424 MDT (+7,2 %). Ceux du transport progressent de 14,1 %, en lien avec la déclaration d’un sinistre important en corps maritimes. À l’inverse, ceux de la branche incendie et risques divers reculent de 15,3 %. En automobile, les indemnisations baissent de 2,5 %, soit 2,426 MDT. La société explique cette baisse par la diminution des déclarations sur les exercices antérieurs en sinistres matériels. Dans la branche vie, les règlements de sinistres diminuent de 4,3 % par rapport à fin septembre 2025.

Les produits financiers bruts s’établissent à 87,922 MDT, contre 86,665 MDT en 2025, soit une amélioration de 1,4 %. Ils incluent une plus-value sur cession de titres de 3,931 MDT, contre 5,209 MDT en 2025. Les revenus échus et non encore encaissés à court terme sont inclus dans ce cumul. Ils sont de l’ordre de 10,469 MDT en 2026 contre 14,808 MDT en 2025. Les chiffres de fin septembre 2026 sont provisoires, précise STAR Assurances. Ils seront actualisés au fur et à mesure du traitement des données tardives. Ceux du 31 décembre 2025 sont définitifs et audités.

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Géopolitique de l’énergie : la souveraineté tunisienne à l’épreuve des nouveaux rapports de force

La neuvième édition du Tunis Forum, organisée par l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE), sera consacrée à la sécurité énergétique de la Tunisie et à son positionnement dans un paysage régional en pleine recomposition. L’objectif est d’identifier les décisions nécessaires pour réduire les vulnérabilités du pays, préserver sa souveraineté économique et renforcer la compétitivité de ses entreprises.

Le document de cadrage souligne une forte dépendance au gaz algérien : les achats directs et la redevance de transit couvrent entre 65% et 70% de la consommation nationale de gaz, tandis que cette ressource assure près de 98% de la production d’électricité. Il relève également une dégradation de l’indépendance énergétique et une érosion du rôle stratégique de la Tunisie comme pays de transit du gaz algérien vers l’Europe.

Deux axes de discussion

Les enjeux géopolitiques à long terme : analyser l’évolution des relations énergétiques tuniso-algériennes, les stratégies des acteurs régionaux et européens, ainsi que les possibilités de repositionnement de la Tunisie au-delà de son rôle de transit.

Les priorités à court et moyen terme : examiner les conditions de développement d’un hub énergétique, évaluer le coût de l’inaction pour les entreprises et identifier deux décisions stratégiques à prendre avant fin 2027.

Les échanges porteront notamment sur les énergies renouvelables, les interconnexions, les infrastructures et les nouvelles filières industrielles. Le programme prévoit la participation de responsables publics, d’experts et de diplomates, avec pour ambition de dégager des orientations concrètes pour sécuriser l’approvisionnement et créer de nouveaux relais de croissance.

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STB BANK : le produit net bancaire recule de 2,8% à 507,7 MDT

Le produit net bancaire de la STB BANK s’établit à 507,7 millions de dinars (MDT) à fin septembre 2026, en baisse de 2,8% depuis le début de l’année. Les dépôts de la clientèle atteignent 13.209,1 MDT, soit 10,35% de plus qu’en septembre 2025.

Publiés mardi soir, les indicateurs d’activité de la banque montrent un produit net bancaire en repli, alors que les dépôts de la clientèle augmentent. Ce repli est lié à la baisse des produits d’exploitation bancaire (4,87%, à 1.035,9 MDT) et à celle, plus marquée, des charges d’exploitation bancaire (6,72%, à 528,2 MDT). Les trois catégories de dépôts contribuent à la progression des dépôts de la clientèle, mesurée sur les trois premiers trimestres de 2026 par rapport à la même période de 2025. Les dépôts à vue gagnent 11,75% et atteignent 4.670,6 MDT, les dépôts d’épargne progressent de 7,08% pour s’établir à 5.214,5 MDT, et les dépôts à terme augmentent de 13,83%, à 2.940,5 MDT.

En revanche, les ressources d’emprunt reculent de 32,25%, à 350,7 MDT. Les crédits nets à la clientèle, hors dotation aux provisions du troisième trimestre 2026, baissent de 1,64%, à 8.625,3 MDT. Côté titres, le portefeuille commercial revient à 28,7 MDT, contre 154,4 MDT à fin septembre 2025, soit un recul de 81,40%. À l’inverse, le portefeuille d’investissement gagne 19,43% et dépasse 5.260,4 MDT.

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La Tunisie en tête de la navigation web mobile parmi les pays à niveau de richesse comparable

Selon les données nPerf pour la période de juillet à septembre 2026, la Tunisie se hisse à la première place en matière de performance de navigation web mobile, au sein du groupe des cinq premiers pays dont le PIB par habitant se situe entre 3 800 et 6 500 dollars.

Avec un indice de 62,15 %, le pays offre la navigation la plus fluide sur les sites les plus fréquentés localement, devant le Maroc (60,76 %) et l’Indonésie (54,4 %). Cet indicateur mesure la rapidité et la stabilité d’affichage des pages des cinq sites les plus consultés dans chaque pays.

Des écarts significatifs entre les pays

Les résultats varient sensiblement d’un pays à l’autre : la Tunisie devance l’Indonésie de près de 8 points et l’Ukraine (51,84 %) de plus de 10 points. Ces écarts se traduisent concrètement par des temps de chargement plus ou moins longs, qui influencent directement l’expérience des utilisateurs.

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Industrie : la Chine accélère, l’Europe vacille, quel enjeu pour la Tunisie ?

Face à la montée en puissance industrielle de la Chine et aux fragilités économiques de l’Europe, la Tunisie doit repenser son positionnement industriel.

Lors de Tunisia Industry Talks, organisé le 21 octobre 2026 par la Konrad-Adenauer-Stiftung Tunisie et la Conect, l’ancien ministre des Finances et expert international Nizar Yaïche a dressé un diagnostic des bouleversements mondiaux et appelé à renforcer la co-construction industrielle entre la Tunisie et l’Europe.

La concurrence industrielle mondiale s’intensifie, tandis que les équilibres économiques qui ont structuré les échanges internationaux depuis des décennies sont remis en question. Entre tensions géopolitiques, coûts énergétiques élevés, endettement public, vieillissement démographique et accélération technologique, l’Europe fait face à des défis qui touchent directement ses partenaires industriels, dont la Tunisie.

Pour Nizar Yaïche, l’enjeu est désormais de transformer cette interdépendance en levier de compétitivité. « Nous devons bâtir notre avenir ensemble », a-t-il souligné, estimant que cette ambition commune doit constituer le point de départ d’une coopération industrielle plus structurée.

La Chine gagne du terrain, l’Europe sous pression

La progression de la Chine dans l’industrie mondiale constitue l’un des principaux enseignements du diagnostic de Nizar Yaïche. Selon les chiffres qu’il a présentés, le pays représente déjà environ 37 % de la production industrielle mondiale et pourrait atteindre près de 42 % dans les cinq à six prochaines années.

Cette progression ne repose pas uniquement sur les capacités de production. La Chine a également développé un écosystème reliant recherche universitaire, prototypage, financement et commercialisation. Dans les véhicules électriques, les batteries et le stockage de l’énergie, elle a acquis une avance qui renforce sa position dans les chaînes de valeur mondiales.

Les États-Unis conservent, pour leur part, une place majeure dans l’intelligence artificielle, tandis que l’Europe doit consolider ses capacités dans plusieurs technologies stratégiques. Pour l’expert, cette évolution impose de regarder en face les écarts de compétitivité et d’investir davantage dans l’innovation, sans considérer la progression chinoise comme une fatalité.

À cette concurrence s’ajoutent les tensions commerciales provoquées par les droits de douane américains. Au-delà de leurs effets immédiats sur les échanges, ces mesures remettent en question les règles économiques établies depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et accentuent les divisions au sein du bloc occidental.

La guerre en Europe et l’augmentation des dépenses militaires compliquent également les arbitrages budgétaires. Une partie des ressources consacrées à l’armement ne peut plus être affectée à d’autres priorités, comme les infrastructures, la transition énergétique ou l’innovation. De plus, une part importante des commandes militaires européennes bénéficie à des fournisseurs étrangers, notamment américains, limitant les retombées industrielles pour le continent.

Énergie, dette et démographie : les fragilités européennes

La compétitivité européenne est aussi pénalisée par le coût de l’énergie. Selon Nizar Yaïche, les industriels européens paient leur gaz plus cher que leurs concurrents américains et chinois. Cet écart alourdit les coûts de production, réduit les marges et fragilise les décisions d’investissement.

L’Europe apparaît également plus exposée aux chocs énergétiques, ce qui renforce l’incertitude pour les entreprises. Cette vulnérabilité concerne indirectement la Tunisie, dont les exportateurs sont étroitement intégrés aux chaînes de valeur européennes. La capacité du continent à préserver une énergie compétitive pèsera donc sur l’avenir de ses partenaires industriels.

Autre contrainte : l’endettement public. À l’échelle mondiale, la dette publique dépasse 100 000 milliards de dollars, selon les estimations avancées par l’expert, et pourrait atteindre l’équivalent de 100 % du PIB mondial dans les prochaines années. Aux États-Unis, la dette fédérale dépasse 40 000 milliards de dollars. En Europe, la hausse des taux d’intérêt renchérit le financement des déficits et réduit les marges de manœuvre des États.

Cette pression risque de compliquer les choix budgétaires, alors que les besoins d’investissement restent importants dans la transition énergétique, les infrastructures et les nouvelles technologies.

Le vieillissement démographique accentue ces difficultés. Selon Nizar Yaïche, la Tunisie pourrait encore bénéficier d’une période relativement favorable pendant quinze à vingt ans, tandis que l’Europe et la Chine devraient être davantage confrontées aux conséquences du vieillissement de leur population.

À l’échelle mondiale, il évoque environ 37 personnes âgées de plus de 60 ans pour 100 personnes en âge de travailler. La dégradation de ce ratio dans les économies vieillissantes entraînera des besoins croissants en main-d’œuvre, en personnel de santé et en financement des retraites.

Pour l’industrie européenne, ces évolutions renforcent la nécessité d’améliorer la productivité, de développer l’automatisation et de répondre aux besoins en compétences. Elles peuvent aussi ouvrir des perspectives de coopération avec la Tunisie, à condition que celle-ci investisse dans la formation et la qualification de sa main-d’œuvre.

Le climat et les technologies redéfinissent les priorités industrielles

Les mutations climatiques constituent une autre source de pression. Nizar Yaïche évoque un scénario de réchauffement mondial de 2,5 à 2,8 °C à la fin du siècle, voire des trajectoires dépassant 4 °C. Ces évolutions impliqueraient des dépenses d’adaptation supplémentaires, des pertes économiques et une pression accrue sur les systèmes de protection sociale.

Dans un scénario de réchauffement de 2,5 °C, les épisodes de chaleur extrême pourraient devenir jusqu’à huit fois plus fréquents que par le passé, selon les chiffres présentés par l’expert. Il cite également environ 180 000 décès liés à la chaleur en Europe au cours des trois dernières années.

Pour la Tunisie, les conséquences sont particulièrement sensibles dans les secteurs de l’eau et de l’agriculture. L’adaptation climatique doit donc être intégrée aux stratégies de développement et aux choix industriels, dans un contexte où la maîtrise des ressources devient un enjeu économique majeur.

En parallèle, l’intelligence artificielle et la robotique transforment les processus de production. Elles offrent des gains potentiels de productivité, mais soulèvent des questions relatives à l’emploi, à la souveraineté technologique et à la protection des données.

Pour Nizar Yaïche, la capacité à maîtriser ces technologies sera déterminante pour la compétitivité future. L’enjeu ne consiste pas simplement à adopter des solutions existantes, mais à développer un écosystème capable de relier recherche, expérimentation, financement et industrialisation. C’est précisément sur ce terrain que l’expérience chinoise offre des enseignements aux économies européennes et tunisiennes.

Quel positionnement pour la Tunisie ?

Dans cet environnement incertain, la Tunisie entretient un lien industriel étroit avec l’Europe. Le marché européen absorbe entre 72 et 73 % des exportations tunisiennes, tandis que les investissements européens contribuent à environ 350 000 emplois dans le pays.

Cette interdépendance représente à la fois une force et une source de vulnérabilité. Les difficultés de l’industrie européenne peuvent se répercuter sur les commandes, les investissements et les débouchés des entreprises tunisiennes. À l’inverse, le renforcement du tissu industriel national peut consolider les chaînes de valeur européennes et améliorer la compétitivité des deux partenaires.

La question est donc de savoir comment la Tunisie peut tirer parti de ces transformations sans rester cantonnée à son rôle actuel dans les chaînes de production. Pour Nizar Yaïche, la réponse passe par une coopération plus ambitieuse, fondée sur la complémentarité industrielle, l’innovation, la formation et la création de valeur.

Le potentiel démographique tunisien ne constituera un avantage que s’il s’accompagne d’une main-d’œuvre qualifiée et d’une capacité accrue à intégrer les technologies. De même, la proximité avec l’Europe ne suffira pas à garantir la compétitivité sans une amélioration des capacités productives et une adaptation aux nouvelles exigences industrielles.

Passer de la coopération à la co-construction

Organisé par la Konrad-Adenauer-Stiftung Tunisie et la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect), Tunisia Industry Talks s’inscrit dans le cadre du 70e anniversaire des relations tuniso-allemandes, sur le thème « 70 ans de partenariat tuniso-allemand : de la coopération à la co-construction industrielle ».

Pour Nizar Yaïche, les bouleversements mondiaux imposent de dépasser une coopération fondée principalement sur les échanges commerciaux pour construire une stratégie industrielle commune. L’objectif est de renforcer les capacités d’innovation, de sécuriser les chaînes de valeur et de développer des complémentarités durables entre les entreprises tunisiennes et européennes.

La Chine accélère, l’Europe doit consolider sa compétitivité et la Tunisie doit définir sa place dans cette recomposition. L’enjeu du partenariat tuniso-européen est désormais de transformer une relation économique déjà forte en projets industriels concrets, capables de créer davantage de valeur et de renforcer la résilience des deux économies.

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Industrie tunisienne : en finir avec le mythe du « tout local »

La souveraineté industrielle n’est pas le fait de tout produire soi-même, mais c’est plutôt la capacité à maîtriser des compétences clés, à sécuriser les dépendances stratégiques et à nouer des partenariats solides. C’est ce qu’a indiqué, mercredi 21 octobre, à Tunis le président de la CONECT, Aslan Berjeb.

S’exprimant à l’ouverture de la première édition des « Dialogues de l’industrie tunisienne » (Tunisia Industry Talks 2026), tenue à l’initiative de la CONECT et de la Fondation Konrad-Adenauer (KAS), Berjeb a souligné la grande résilience des entreprises et des PME tunisiennes, qui ont su préserver les emplois et maintenir l’activité face aux crises successives, notamment la pandémie, les tensions énergétiques et les ruptures d’approvisionnement ou de transport.

Pour pérenniser ce tissu, il a plaidé pour une intégration renforcée dans les chaînes de valeur internationales, évoquant la nécessité de capter davantage de valeur en Tunisie par le biais de la conception, de l’ingénierie, de la recherche scientifique et du développement technologique.

Il a mis en avant, dans ce même ordre d’idées, l’urgence de consolidations durables entre le monde de l’entreprise, les universités et les écosystèmes d’innovation afin d’éviter la perte de savoir-faire.

Aslan Berjeb a conclu en identifiant les conditions impératives pour l’avenir industriel du pays : l’accès à une énergie compétitive et renouvelable, des financements adaptés aux rythmes industriels, une logistique performante, l’adoption de l’intelligence artificielle au sein des PME…

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Riadh Sidaoui : « La contestation en France n’influencera pas la jeunesse tunisienne »

Les mouvements sociaux français n’ont rien à voir avec la situation en Tunisie, affirme Riadh Sidaoui. Le politologue y voit une dynamique européenne.

Dans une déclaration à L’Économiste Maghrébin, Riadh Sidaoui, directeur du Centre arabe d’études politiques et sociales de Genève, écarte tout lien entre les manifestations en France et la situation en Tunisie. Il estime qu’elles n’influenceront pas la jeunesse tunisienne, car elles relèvent d’une logique européenne sans rapport avec celle du pays.

Le politologue précise que la France traverse une crise systémique d’une gravité inédite, que la figure de l’immigré et du musulman, érigée en bouc émissaire, permettrait de dissimuler. La dette publique atteint 3 300 milliards de dollars synonyme de faillite bancaire virtuelle de l’État, placé sous avertissement de l’Union européenne. Le pouvoir politique et l’extrême droite instrumentaliseraient l’immigration pour masquer le fossé entre une oligarchie multimilliardaire et une classe moyenne en voie de paupérisation. Pourtant, les grandes révolutions françaises, de 1789 à Mai 68 en passant par 1848 et la Commune de Paris, se sont toutes déroulées sans présence immigrée. Les immigrés ont au contraire été invités durant les Trente Glorieuses pour reconstruire le pays et bâtir son industrie.

Une oligarchie aux commandes de l’État et des médias

Le politologue compare le système politique français à une dictature sans dictateur. Une poignée de familles oligarchiques y détient, affirme-t-il, le pouvoir réel. Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy n’en sont que des employés, et la famille Dassault, propriétaire du groupe aéronautique Rafale et du quotidien Le Figaro, en est une incarnation. Il estime que cette oligarchie contrôle presque entièrement les médias, l’édition, la haute hiérarchie militaire, les services de renseignement et la police.

Face aux soulèvements provoqués par l’inflation des denrées alimentaires et de l’énergie, Riadh Sidaoui dénonce la manipulation du discours public par les médias dominants. En focalisant l’attention sur les violences et le pillage, ces derniers étouffent les revendications de la jeunesse et des travailleurs, tout en passant sous silence la violence policière et institutionnelle.

Cette analyse met également en lumière le désespoir d’une diplomatie française confrontée à l’épuisement des caisses de l’État. Ainsi, la tournée d’Emmanuel Macron dans les pays du Golfe ne vise pas principalement l’approvisionnement pétrolier — d’ailleurs rendu complexe par le contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz et la crise de Bab el-Mandeb —, mais cherche avant tout à obtenir des liquidités fraîches auprès des fonds souverains.

Dans ce contexte de basculement économique mondial au profit de Pékin, la dette souveraine française apparaît massivement détenue par la Chine, qui en possède environ 300 milliards de dollars sous forme de bons du Trésor. Cet affaiblissement économique entraîne la dégradation du secteur industriel historique, notamment l’automobile. Tandis que la hausse du coût de la vie pousse de nombreux Français à émigrer vers la Suisse, le Royaume-Uni, l’Australie, le Canada ou la Tunisie.

Une influence en recul et une contestation qui se radicalise

Pour Riadh Sidaoui, l’influence de la France s’effondre sur les plans géopolitique et culturel. Faute de moyens pour investir et soutenir le développement, Paris se voit chassée de ses bases militaires au Mali, au Burkina Faso, au Niger, en République centrafricaine, au Tchad et au Sénégal, au profit de la Chine et de la Russie via le groupe Wagner. Ce déclin s’accompagne d’un recul de la francophonie, le français ayant glissé au dix-septième rang mondial des langues natives. L’anglais s’impose désormais comme le passage obligé des sciences, de la technologie, du commerce et du voyage, poussant l’Algérie, le Maroc et la Tunisie à privilégier l’enseignement de l’anglais ou de l’allemand dès le primaire.

Sur le plan intérieur, la prise de conscience populaire et le contournement du monopole médiatique ouvrent la voie à une radicalisation de la contestation. Grâce aux réseaux sociaux et aux chaînes indépendantes, la jeunesse et les mouvements sociaux — soutenus par des formations comme La France Insoumise et par les syndicats — déjouent la censure et la stigmatisation orchestrées par les services de renseignement.

Malgré les couvre-feux et les tentatives de l’oligarchie de pousser le mouvement vers le chaos pour justifier la répression, la tradition révolutionnaire française se réactive. Face à l’enrichissement démesuré des milliardaires au détriment du peuple, l’exaspération populaire prépare ainsi des affrontements sociaux d’une ampleur sans précédent.

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Budget 2027 : le CNRD juge le plan économique trop timide

Les prévisions économiques pour 2027 sont-elles vraiment réalistes ? C’est la question centrale au cœur des débats de la Commission des finances du Conseil national des régions et des districts (CNRD), réunie mardi 20 octobre.

Face aux difficultés économiques et aux incertitudes internationales, les parlementaires s’interrogent sur l’efficacité des mesures proposées pour relancer la croissance, créer des emplois et stimuler l’investissement.

Rappelons au passage que pour 2027, le gouvernement vise une croissance économique de 3,1 % (contre 2,7 % en 2026) et un taux d’investissement à 16,4 % du PIB (contre 15,5 % en 2026).

Mais pour atteindre ces deux objectifs, les députés de la deuxième Chambre du Parlement demandent de « lever d’urgence la bureaucratie et les freins juridiques qui bloquent les investisseurs ». Avec comme priorité : soutenir les secteurs à forte valeur ajoutée et diversifier l’économie.

Dans cet ordre d’idées, le plan 2027 prévoit une hausse des exportations (8 %) et un ralentissement des importations (7,9 %). Pour y arriver, la Commission des finances du CNRD estime indispensable de soutenir le « produit national » pour limiter la dépendance extérieure. Mais également le développement des énergies renouvelables pour réduire le déficit énergétique et alléger la facture des importations d’électricité et de carburant.

Eau, agriculture et nouveaux financements

La sécurité alimentaire et l’accès à l’eau restent des priorités absolues pour le pays. Les membres du Conseil appellent à moderniser l’agriculture, construire des infrastructures hydrauliques et accélérer les usines de dessalement d’eau de mer.

Enfin, pour financer tous ces projets sans alourdir les dettes de l’État, le CNRD préconise de multiplier les partenariats public-privé (PPP). Reste maintenant à savoir s’il sera entendu par le gouvernement.

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SANIMED creuse sa perte à 18,302 MDT au premier semestre 2025

18,302 millions de dinars de perte en six mois. Les capitaux propres de SANIMED basculent en territoire négatif. 

SANIMED enregistre une perte nette de 18,302 millions de dinars au premier semestre 2025, contre 6,390 millions un an plus tôt et 11,876 millions sur l’ensemble de l’exercice 2024. Ses capitaux propres deviennent négatifs, à 1,592 million de dinars. Ils s’élevaient à 23,892 millions au 30 juin 2024 et à 18,375 millions au 31 décembre 2024. Par ailleurs, la perte par action ressort à 1,476 dinar, contre 0,477 dinar au premier semestre 2024.

Dans leur rapport d’examen limité daté du 15 janvier 2026, les commissaires aux comptes Chiraz Drira (CRG Audit) et Habib Kallel (KBH Audit & Conseil) émettent une conclusion avec réserves. D’abord, ils relèvent que les pertes cumulées atteignent 67,358 millions de dinars au 30 juin 2025. Ce montant dépasse le tiers du capital social de 16,554 millions. Au regard de l’article 418 de la loi n° 2016-36 du 29 avril 2016, les commissaires considèrent donc SANIMED comme une entreprise en difficulté économique. Sa continuité d’exploitation risquerait ainsi d’être compromise.

Des revenus en légère baisse, un résultat d’exploitation très négatif

Les revenus s’établissent à 15,104 millions de dinars, contre 15,812 millions au premier semestre 2024. Le chiffre d’affaires local recule à 7,840 millions, contre 9,011 millions. En revanche, les ventes à l’export progressent à 7,264 millions, contre 6,801 millions.

Le résultat d’exploitation est une perte de 13,435 millions de dinars, contre 4,228 millions. Les charges d’exploitation atteignent 28,719 millions, contre 20,167 millions. Les dotations aux amortissements et aux provisions expliquent en grande partie cette hausse : elles s’élèvent à 11,862 millions, contre 2,801 millions. Elles comprennent 8,628 millions de dotations aux provisions, alors que la société n’en enregistrait aucune au premier semestre 2024. Dans le même temps, les provisions pour dépréciation des clients passent de 2,406 millions à 11,050 millions de dinars.

Les charges financières nettes doublent, à 4,910 millions de dinars contre 2,454 millions. Les intérêts des emprunts s’élèvent à 3,386 millions, contre 0,652 million. Les emprunts non courants totalisent 109,158 millions de dinars, contre 95,061 millions au 30 juin 2024. La trésorerie à la clôture reste négative, à 4,243 millions de dinars, contre 5,883 millions un an plus tôt. Le total du bilan s’établit à 164,922 millions de dinars.

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SIAL Analytics : décrypter l’innovation pour anticiper l’alimentation de demain

Anticiper les tendances alimentaires, repérer les ingrédients de demain et identifier de nouveaux partenaires : telle est l’ambition de SIAL Analytics, une plateforme développée par le SIAL et SprintProject. Des produits alternatifs aux nouveaux usages de l’intelligence artificielle, cet outil aide les entreprises à décrypter les innovations qui transforment la chaîne de valeur agroalimentaire. Dans un entretien exclusif accordé à leconomistemaghrebin.com, François Deprey, managing director de SprintProject/SprintAnalytics, en présente les objectifs et les applications.

Pour François Deprey, le SIAL joue un rôle majeur dans la découverte de produits et la mise en lumière de l’innovation alimentaire. Mais ce rendez-vous, organisé tous les deux ans, reste principalement ancré dans l’offre du moment. SIAL Analytics entend prolonger cette dynamique en apportant aux entreprises une lecture prospective du secteur.  » Nous avons donc voulu construire une plateforme capable de répondre aux besoins d’anticipation des entreprises et de leur permettre de suivre les évolutions de la FoodTech » , explique-t-il.

L’objectif est aussi de dépasser la seule dimension du produit pour explorer l’innovation sur l’ensemble de la chaîne de valeur agroalimentaire : logistique, distribution, transformation industrielle et nouveaux ingrédients.

Concrètement, la plateforme classe les tendances selon trois niveaux de maturité : l’émergence, la croissance et le passage à l’échelle. L’utilisateur peut ainsi explorer une tendance, consulter des cas d’usage et identifier les entreprises qui innovent dans ce domaine, qu’il s’agisse de start-up ou d’acteurs établis.

Il peut ensuite examiner leurs produits, leurs marchés cibles et leur modèle économique, tout en repérant des innovations similaires. Une autre entrée, consacrée aux grands groupes, permet de visualiser leurs domaines d’innovation et leurs partenaires. François Deprey cite notamment l’exemple de Danone, dont les collaborations peuvent être explorées à travers la plateforme.

Il précise que SIAL Analytics recense plusieurs centaines d’acteurs et de sociétés innovantes, offrant différentes clés de lecture pour comprendre comment se dessine l’alimentation de demain.

Des nouveaux ingrédients au commerce agentique

Peut-on, dès aujourd’hui, anticiper les prochaines tendances alimentaires ? Pour François Deprey, cela suppose d’observer les innovations émergentes et d’en suivre la progression.

Dans le domaine des ingrédients, la plateforme permet notamment d’explorer des solutions à la frontière entre l’alimentation et le pharmaceutique, ainsi que certaines applications autour des peptides. L’enjeu consiste à relier une tendance générale à des exemples concrets : quels produits une entreprise développe-t-elle ? À quels marchés s’adresse-t-elle ? Quelles autres sociétés proposent des solutions comparables ?

Cette veille dépasse toutefois les ingrédients et les produits. Elle couvre également les nouveaux usages de l’intelligence artificielle, à l’image du commerce agentique.

François Deprey évoque ainsi la possibilité, pour les consommateurs, de faire leurs courses au cours d’un échange avec un outil comme ChatGPT ou Gemini. Encore émergente, cette manière d’acheter pourrait, estime-t-il, ouvrir de nouvelles perspectives aux entreprises agroalimentaires.

Produits alternatifs : le prix et le goût restent déterminants

Concernant les alternatives aux produits alimentaires traditionnels, François Deprey souligne le rôle déterminant du prix. Il cite la hausse des cours du cacao, qui a favorisé l’intérêt pour des solutions de substitution.

Le développement de ces produits dépend néanmoins d’autres critères, notamment de leurs qualités organoleptiques : le goût, la texture et la ressemblance avec l’aliment qu’ils cherchent à remplacer. La dynamique varie donc selon les catégories et les contraintes économiques auxquelles elles sont confrontées.

Les alternatives à la viande et au poisson s’inscrivent dans cette évolution. François Deprey mentionne notamment Beyond Meat et ses partenariats dans la restauration rapide. Il insiste cependant sur le temps nécessaire pour faire évoluer les habitudes alimentaires.

Si les entreprises développent des solutions qu’il juge de plus en plus intéressantes sur le plan technologique, leur adoption reste liée à l’acceptation des consommateurs. Dans un marché aussi établi que l’alimentation, la transformation des usages ne peut être immédiate.

Qualité et traçabilité : des enjeux au cœur de l’innovation

La sécurité sanitaire des aliments constitue un autre champ d’innovation suivi par la plateforme. François Deprey évoque des solutions destinées à améliorer la qualité des produits, à renforcer leur traçabilité ou à détecter des contaminations microbiennes.

Certaines s’appuient sur l’intelligence artificielle, sans que celle-ci soit systématiquement nécessaire. Leur objectif reste d’aider les entreprises à mieux contrôler leurs produits et à limiter les risques sanitaires.

Pour le dirigeant, ces innovations répondent à des enjeux majeurs, tant les défaillances de qualité peuvent avoir de lourdes conséquences pour les entreprises.

Livraison autonome : distinguer maturité technologique et viabilité économique

Les robots pourraient-ils, demain, livrer régulièrement nos courses ? A cette question, François Deprey répond que cette perspective comme possible. Tout en estimant que la livraison ne sera pas nécessairement le premier usage à s’imposer dans la robotique.

Il évoque le développement de la livraison par véhicules autonomes, notamment en Chine. De même, il rappelle que les cadres réglementaires diffèrent selon les marchés, en particulier en Europe.

« Une technologie peut être relativement avancée sans que le marché soit encore prêt à l’adopter », souligne-t-il.

Cette distinction entre maturité technologique et maturité du marché se trouve au cœur de l’analyse proposée par SIAL Analytics. Si les capacités des robots progressent, leur déploiement dépend aussi de l’existence d’un modèle économique viable. Au-delà de la faisabilité technique, reste donc à déterminer si ces solutions pourront être rentables.

De la veille à la construction de partenariats

Au-delà du suivi des tendances, SIAL Analytics entend aider les entreprises à identifier de futurs partenaires. La plateforme peut ainsi servir à repérer des acteurs innovants avec lesquels collaborer, à envisager des acquisitions ou à trouver de nouvelles pistes de développement.

Cette démarche ne concerne pas uniquement les grands groupes. Selon François Deprey, les petites et moyennes entreprises peuvent également s’en saisir pour faire évoluer leur offre et soutenir leur croissance.

Il résume ainsi la vocation de l’outil : permettre aux entreprises de suivre l’innovation dans l’ensemble de la FoodTech et d’identifier les acteurs avec lesquels construire leurs projets de demain.

En s’appuyant sur l’écosystème du SIAL, la plateforme ambitionne donc de rapprocher la veille prospective des décisions concrètes des entreprises. François Deprey invite, dans cette perspective, les professionnels de l’alimentation à s’intéresser dès maintenant aux tendances susceptibles de transformer leur activité dans les années à venir.

 

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SOTEMAIL voit son chiffre d’affaires progresser de 5,97 % au troisième trimestre 2026

La Société tunisienne d’Email (SOTEMAIL) a réalisé un chiffre d’affaires de 10,473 millions de dinars au troisième trimestre 2026.

Ce chiffre d’affaires était de 9,883 millions un an plus tôt, soit une hausse de 5,97 %. Cependant, sur les neuf premiers mois, il reste quasiment stable à 30,291 millions de dinars, contre 30,356 millions à fin septembre 2025 (-0,21 %). Au troisième trimestre, les ventes locales atteignent 9,930 millions de dinars, contre 9,362 millions, soit une progression de 6,07 %. De même, les ventes à l’export passent de 0,522 million à 0,544 million de dinars (+4,25 %). Sur neuf mois, la tendance diffère selon les marchés. Les ventes locales augmentent de 2,53 %, à 28,733 millions de dinars. En revanche, les ventes à l’export reculent de 33,16 %, de 2,331 millions à 1,558 million de dinars. Cette baisse compense la hausse du marché local. Pour mémoire, le chiffre d’affaires de l’ensemble de l’exercice 2025 s’élevait à 40,930 millions de dinars.

La production affiche un profil inverse. Au troisième trimestre, elle s’établit à 7,973 millions de dinars, contre 8,679 millions, soit une baisse de 8,14 %. La société explique ce recul par les perturbations liées aux coupures répétitives de courant électrique enregistrées durant le trimestre. Ces coupures ont affecté le déroulement normal des opérations de production. Néanmoins, la production cumulée sur neuf mois progresse de 17,18 %, à 31,933 millions de dinars contre 27,251 millions.

Les investissements cumulés atteignent 0,562 million de dinars au 30 septembre 2026. Ils étaient de 0,762 million à la même date de 2025, soit une diminution de 26,29 %. Par ailleurs, les engagements bancaires s’élèvent à 46,624 millions de dinars à fin septembre 2026, contre 42,647 millions un an plus tôt (+9,33 %). Ils étaient de 40,346 millions à fin décembre 2025.

Cette hausse s’explique principalement par celle des dettes à moyen et long terme. Elles passent de 6,651 millions à 13,930 millions de dinars, soit une progression de 109,44 %, liée notamment à la mise en place de crédits de restructuration. À l’inverse, les dettes à court terme baissent de 9,17 %, de 35,996 millions à 32,695 millions de dinars. Elles comprennent les crédits de gestion, les escomptes et les découverts bancaires. La société y voit une réduction du recours aux financements bancaires à court terme, malgré la hausse globale des engagements. SOTEMAIL précise que les indicateurs de l’exercice 2025 restent provisoires jusqu’à l’approbation des états financiers par l’Assemblée générale ordinaire.

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Italie : Meloni exclut une alliance avec l’extrême droite de Roberto Vannacci

La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, ne prévoit pas d’élargir sa coalition gouvernementale au parti d’extrême droite Futuro Nazionale, dirigé par l’ancien général Roberto Vannacci, lors des législatives de 2027.

« Nous n’avons aucune raison de former des alliances avec ceux qui veulent nous renvoyer chez nous », a déclaré Lollobrigida dans un entretien au podcast Quello che il potere non dice, (Ce que le pouvoir ne dit pas) produit en collaboration avec Bloomberg et Chora Media. Interrogé sur Futuro Nazionale et sur le parti centriste Azione de Carlo Calenda, il a ajouté que les formations actuellement dans l’opposition y resteraient si tel était le choix des électeurs.

Cette déclaration ferme la porte, à ce stade, à une alliance avec deux formations susceptibles de modifier les équilibres du bloc de droite lors du prochain scrutin. La coalition actuelle de Meloni réunit Fratelli d’Italia, Forza Italia, dirigé par Antonio Tajani, et la Ligue de Matteo Salvini.

Une nouvelle loi électorale qui favorise les coalitions

Les élections italiennes doivent se tenir au plus tard à la fin de 2027, même si un scrutin anticipé au printemps est également évoqué. La réforme électorale portée par Meloni, adoptée par la Chambre des députés le 8 octobre, prévoit une prime de sièges pour la coalition atteignant le seuil de 42 % des suffrages. Ce dispositif incite les formations politiques à constituer des alliances suffisamment larges pour obtenir une majorité parlementaire. Il place donc la question des partenariats au cœur des préparatifs électoraux, tant à droite qu’à gauche.

Selon un sondage de SWG publié le 19 octobre et cité par Capital.gr, une coalition de centre gauche conduite par le Parti démocrate recueillerait 44,6 % des intentions de vote, contre 44 % pour le bloc gouvernemental. Ces chiffres restent des mesures ponctuelles de l’opinion et ne permettent pas de préjuger du résultat du scrutin.

Le parti Futuro Nazionale, fondé par Roberto Vannacci après son départ de la Ligue, représente une nouvelle force dans le paysage conservateur italien. Il défend notamment une ligne dure sur l’immigration et la sécurité, ainsi qu’une opposition à plusieurs orientations de l’Union européenne.

Mais l’apparition de ce parti complique la stratégie de Meloni : élargir la coalition pourrait permettre de rassembler davantage de voix, mais entraînerait aussi des négociations avec un parti qui conteste sa ligne. Le refus affiché par Lollobrigida signale que Fratelli d’Italia entend, pour l’heure, conserver le périmètre de la majorité actuelle.

Un calendrier électoral encore incertain

Par ailleurs, l’hypothèse d’élections anticipées en avril a été évoquée dans la presse, notamment par Bloomberg. Un tel calendrier permettrait au gouvernement d’éviter certaines négociations budgétaires attendues avec l’Union européenne, mais aucune date définitive n’a été annoncée. Lollobrigida a indiqué que le scrutin pourrait se tenir entre le printemps et l’automne 2027, sans préciser davantage le calendrier.

La campagne s’annonce ainsi dominée par deux enjeux : la capacité de la coalition au pouvoir à préserver sa cohésion et celle des oppositions à construire des alliances suffisamment larges. Pour Meloni, le refus d’intégrer de nouvelles formations à droite constitue, à ce stade, une ligne politique déclarée, alors que les équilibres électoraux restent serrés.

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La hausse des prix du pétrole compense le recul de la production libyenne

La hausse des cours mondiaux du pétrole a permis à la Libye de compenser financièrement le recul de sa production en septembre, selon le rapport mensuel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

La production est passée de 1,38 million de barils par jour en août à 1,29 million en septembre, soit une baisse de 90 000 barils quotidiens. A noter au passage que que la Libye est exemptée des quotas de production de l’OPEP+.

L’AIE attribue ce recul  à plusieurs incidents survenus en septembre qui ont affecté les infrastructures pétrolières. À la mi-septembre, la fermeture d’une vanne sur l’oléoduc reliant Hamada à Zawiya avait interrompu temporairement les opérations sur trois sites du sud-ouest du pays. Le 21 septembre, une autre fermeture avait touché l’oléoduc acheminant le brut du champ de Sharara, le plus important du pays, vers Zawiya. La Compagnie nationale de pétrole (NOC) avait alors évalué les pertes potentielles à 130 000 barils par jour.

La hausse des prix a atténué l’impact financier de cette baisse de production. Selon l’AIE, le prix moyen du Brent a atteint 116,89 dollars le baril en septembre, en hausse de 26,17 dollars par rapport au mois précédent, soit près de 29 % ; progression due à la reprise des hostilités au Moyen-Orient, à l’attaque contre l’oléoduc saoudien Est-Ouest le 11 septembre et à l’augmentation des coûts du transport maritime.

Dans ce contexte, les recettes pétrolières libyennes versées au compte souverain ont atteint 2,86 milliards de dollars en septembre, selon la NOC, soit une progression d’environ 12 % malgré la diminution des volumes produits. Cette évolution illustre la forte dépendance des finances publiques libyennes aux hydrocarbures. Elle souligne également les limites d’une amélioration des revenus reposant sur les prix internationaux plutôt que sur une augmentation durable de la production.

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City Cars voit ses revenus reculer de 14,2 % à 232,918 MDT

Les revenus hors taxes de City Cars s’établissent à 232,918 millions de dinars à fin septembre 2026. Ils étaient de 271,421 millions un an plus tôt, soit une baisse de 14,2 %. Pourtant, les immatriculations de véhicules neufs KIA atteignent 4 764 unités sur les neuf premiers mois, en hausse d’environ 2 % sur un an.

Sur le seul troisième trimestre, les revenus ressortent à 67,664 millions de dinars. Ils étaient de 90,635 millions au troisième trimestre 2025, soit un repli de 25,3 %. Pour l’ensemble de l’exercice 2025, ils s’élevaient à 385,674 millions. Par ailleurs, le coût d’achat des marchandises vendues s’inscrit à 197,819 millions sur neuf mois, contre 227,682 millions un an auparavant. Au troisième trimestre, il se situe à 57,141 millions, contre 75,550 millions.

Les charges financières nettes progressent de 43,5 % sur neuf mois, à 2,795 millions de dinars contre 1,948 million. Selon le document, cette hausse provient essentiellement de l’augmentation des intérêts sur effets escomptés et sur des opérations de financement. Sur le trimestre, ces charges passent de 0,783 million à 1,484 million. De leur côté, les produits des placements reculent de 15,7 %, à 6,029 millions de dinars contre 7,151 millions. Au troisième trimestre, ils s’élèvent à 0,296 million, contre 0,853 million un an plus tôt.

Quant à la trésorerie nette, elle s’établit à 37,872 millions de dinars au 30 septembre 2026. Elle était de 38,715 millions à la même date de 2025, soit une baisse de 2,2 %. Au 31 décembre 2025, elle atteignait 84,454 millions. Enfin, le délai moyen de règlement des fournisseurs est de 85 jours à fin septembre 2026. Il était de 110 jours un an plus tôt et de 147 jours à fin décembre 2025.

City Cars précise que l’impact négatif observé sur le résultat financier, le délai de règlement des fournisseurs et la trésorerie est essentiellement dû à l’application de la circulaire de la Banque centrale de Tunisie n° 2026-04 du 26 mars 2026. Cet impact concerne les neuf premiers mois de 2026. La masse salariale atteint 4,031 millions de dinars sur neuf mois, contre 3,447 millions un an plus tôt. Au troisième trimestre, elle s’élève à 1,249 million, contre 1,138 million. L’effectif en fin de période compte 99 personnes, contre 97 à fin septembre 2025 et 98 à fin décembre 2025. La société exploite 22 points de vente, sur une surface totale de 25 152 m². Ces chiffres sont identiques à ceux des périodes de comparaison.

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Pétrole : l’offensive brésilienne bouleverse la position saoudienne en Chine

Le Brésil a dépassé l’Arabie saoudite pour devenir le deuxième fournisseur de pétrole brut de la Chine sur les neuf premiers mois de 2026, derrière la Russie. C’est ce que révèlent les données douanières chinoises.

Entre janvier et septembre 2026, la Chine a importé 44,29 millions de tonnes de brut brésilien, contre 43,12 millions de tonnes en provenance d’Arabie saoudite. Ce qui traduit la progression des approvisionnements sud-américains. Tandis que les livraisons saoudiennes ont fortement diminué en septembre. Pour le seul mois de septembre, les importations chinoises de pétrole brésilien ont atteint 5,15 millions de tonnes, soit environ 1,25 million de barils par jour. Ce volume représente une hausse de 18 % sur un an. À l’inverse, les livraisons saoudiennes se sont limitées à 2,70 millions de tonnes, équivalant à environ 660 000 barils par jour, en baisse de 62 % par rapport à septembre 2025.

Le dépassement de l’Arabie saoudite par le Brésil souligne la recomposition des flux pétroliers vers la Chine, premier importateur mondial de brut. La diversité des fournisseurs permet aux raffineurs chinois d’ajuster leurs achats selon les prix, les disponibilités, les caractéristiques des pétroles et les contraintes géopolitiques.

Quant aux importations chinoises de brut russe, elles ont atteint 9,94 millions de tonnes en septembre. Ce qui constitue une progression de 20 % sur un an, mais un recul de 11 % par rapport au mois précédent.

Par ailleurs, les approvisionnements chinois en provenance d’Irak ont atteint 4,84 millions de tonnes en septembre, ceux en provenance d’Oman se sont établis à 1,22 million de tonnes… En outre, les volumes déclarés en provenance de Malaisie, importante plateforme de transbordement de pétrole iranien soumis à des sanctions, ont chuté à 1,16 million de tonnes, soit environ 280 000 barils par jour. Cela représente une baisse de 70 % sur un an et de 56 % par rapport à août.

Ces chiffres mensuels ne suffisent toutefois pas, à eux seuls, à établir un changement durable dans la hiérarchie des fournisseurs. Les volumes peuvent varier fortement d’un mois à l’autre en fonction des calendriers de livraison, des conditions commerciales et des perturbations logistiques.

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