❌

Lese-Ansicht

Tunisia Industry Talks 2026 : l’industrie tunisienne en quête de compétitivité et de partenariats

La CONECT et la Konrad-Adenauer-Stiftung organisent, le 21 octobre à Tunis, une première rencontre destinée à formuler des mesures concrètes en faveur des PME industrielles.

L’industrie tunisienne aura son rendez-vous de réflexion collective ce mercredi 21 octobre 2026. De 8h30 à 14h30, le Radisson Blu Hotel & Convention Center de Tunis accueillera la première édition de Tunisia Industry Talks, organisée par la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT) et la Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS Tunisie), sous le patronage du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Le thème retenu : « Compétitivité, Innovation & Partenariats Stratégiques ».

Un dialogue entre acteurs publics, privés et internationaux

L’événement réunira pouvoirs publics, entreprises, institutions financières, experts et partenaires internationaux autour des grands enjeux de transformation du secteur. Les organisateurs visent des recommandations et des mesures d’accompagnement pour les PME industrielles, en cohérence avec la Stratégie industrielle et d’innovation à l’horizon 2035, ainsi que des pistes de coopération et de nouvelles perspectives d’investissement.

Une dynamique contrastée

Le contexte est celui d’une recomposition des chaînes de valeur mondiales, de la transition énergétique et d’une accélération technologique, qui font de la compétitivité un enjeu central pour la croissance, l’exportation et l’attractivité du pays.

Les chiffres récents de l’Institut national de la statistique (INS) traduisent des évolutions inégales. La production industrielle a progressé de 2,9 % en glissement annuel au premier semestre 2026, avec de fortes différences selon les branches : +4 % pour les industries mécaniques et électriques, mais -9,2 % pour les industries chimiques. Sur les huit premiers mois de l’année, les exportations ont augmenté de 8 % en valeur, l’Union européenne absorbant 70,2 % d’entre elles.

Ces données plaident, selon les organisateurs, pour consolider les secteurs manufacturiers prioritaires, accroître la valeur ajoutée technologique des produits et faciliter l’accès aux marchés grâce à une infrastructure qualité nationale moderne et à des structures d’appui technologique agiles.

La Stratégie 2035 fixe des orientations ambitieuses : amélioration du climat d’investissement, innovation, internationalisation et développement de nouvelles spécialisations. Le défi est désormais de les traduire en actions mesurables, capables de soutenir durablement la transformation productive.

Trois panels thématiques

Après une séance d’ouverture consacrée au diagnostic de l’industrie tunisienne et une keynote intitulée « Puissances et Marchés : le temps de la Coproduction », les discussions s’organiseront autour de trois axes :

  • Financement, ressources et politique énergétique : améliorer l’accès au financement, mobiliser des instruments adaptés aux investissements productifs et renforcer la sécurité énergétique des entreprises.
  • Compétitivité et positionnement international : anticiper les mutations de l’économie mondiale, consolider les avantages compétitifs du pays et renforcer sa présence sur les marchés extérieurs.
  • Partenariats, investissements et coopération industrielle : identifier de nouvelles opportunités de coopération régionale et internationale, notamment avec l’Europe, afin d’attirer des investissements et de développer des chaînes de valeur intégrées.

Vers une feuille de route pour la compétitivité

Une séance de clôture restituera les principaux enseignements et formulera des recommandations. Celles-ci alimenteront un document de synthèse et une feuille de route pour la compétitivité industrielle. À travers cette initiative, la CONECT et la KAS Tunisie veulent installer un dialogue durable entre acteurs publics et privés et favoriser l’émergence de nouveaux partenariats et projets d’investissement.

D’après communiqué.

L’article Tunisia Industry Talks 2026 : l’industrie tunisienne en quête de compétitivité et de partenariats est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Le ministre du Commerce négocie des baisses de prix avec les grandes surfaces

Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a rencontré lundi matin des représentants des grandes surfaces commerciales afin d’examiner les conditions d’approvisionnement, l’évolution des prix et les moyens de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs.

Au cœur des discussions figure la mise en place de réductions sur certains produits de consommation dans les prochains jours, dans le cadre de la politique sociale de l’État.

Selon une publication du ministère du Commerce sur sa page officielle Facebook, cette rencontre s’inscrit dans une démarche participative visant à renforcer la coopération entre les pouvoirs publics et le secteur privé. L’objectif est de mieux maîtriser les prix des produits de consommation, notamment dans un contexte exceptionnel, tout en veillant à la disponibilité des différentes marchandises sur le marché.

Les réductions annoncées devraient ainsi contribuer à alléger les dépenses des ménages. Leur ampleur et la liste des produits concernés n’ont toutefois pas été précisées.

L’article Le ministre du Commerce négocie des baisses de prix avec les grandes surfaces est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

TRIBUNE – Sociétés communautaires : du financement public à la viabilité économique territoriale

Le Projet de loi de finances pour 2027 (PLF 2027), déposé à l’Assemblée des représentants du peuple le 14 octobre 2026 et transmis à la Commission des finances et du budget le 16, prévoit un renforcement du soutien financier aux sociétés communautaires. Ses articles 20 et 21 proposent respectivement une dotation supplémentaire de 35 millions de dinars au profit de leur ligne de financement et la création d’une nouvelle ligne de 5 millions de dinars destinée à soutenir l’autofinancement de leurs promoteurs. Cette dernière prévoit des prêts sans intérêts et sans exigence de garanties pour l’année 2027. Le projet propose également de prolonger le dispositif concerné jusqu’au 31 décembre 2028.

 

À la date du 18 octobre 2026, ces dispositions relatives aux sociétés communautaires demeurent celles d’un projet de loi en cours d’examen parlementaire. Au-delà de l’effort budgétaire annoncé, une question fondamentale mérite d’être posée : faciliter l’accès au financement suffit-il à assurer la viabilité des projets et leur contribution durable au développement régional ?

L’expérience économique montre que l’allègement des contraintes financières initiales ne garantit ni la rentabilité opérationnelle ni la pérennité d’une entreprise. Entre la disponibilité du crédit et la création effective de valeur, toute une chaîne de conditions économiques, techniques et commerciales doit être maîtrisée.

 

Le financement sans garantie n’efface pas le risque économique

La première clarification concerne la nature même du risque. L’absence de garanties classiques ou de charges d’intérêts peut alléger les contraintes qui pèsent sur les promoteurs. Elle ne supprime cependant ni les coûts d’exploitation, ni les besoins de trésorerie, ni les dépenses de maintenance, ni l’obligation de rembourser le capital emprunté selon les conditions convenues. Un projet qui ne génère pas des revenus suffisants pour couvrir ses charges et financer son développement demeure économiquement fragile, quelles que soient les conditions de son financement initial.

Le risque serait donc de confondre l’accès au crédit avec la réussite entrepreneuriale, ou de mesurer l’efficacité du dispositif au seul nombre de sociétés créées. Une telle approche privilégierait la performance administrative du guichet au détriment de la performance économique des projets. La société communautaire ne peut se limiter à un instrument de soutien social ou à un mécanisme temporaire de résorption du chômage. Sa vocation économique suppose une activité productive réelle, une organisation capable de maîtriser ses coûts et une offre répondant à des besoins identifiés. L’enjeu n’est pas uniquement de mobiliser des ressources publiques, mais de les convertir en capacités productives durables, en revenus locaux et en emplois pérennes.

 

De l’initiative locale à l’intégration dans les chaînes de valeur

La viabilité d’une société communautaire dépend d’abord de son insertion dans une économie réelle. Un projet ne peut être conçu indépendamment de son environnement territorial, des ressources disponibles, des concurrents et des débouchés commerciaux. Les filières de valorisation agricole, de transformation agroalimentaire, des énergies renouvelables, de la gestion des déchets, de l’artisanat à valeur ajoutée ou des services logistiques de proximité peuvent offrir des perspectives intéressantes. Leur potentiel ne doit toutefois pas être présumé : il doit être établi à partir d’études de marché, de données territoriales et d’une appréciation réaliste de la demande solvable.

La question déterminante n’est donc pas seulement ce qu’une société communautaire souhaite produire, mais ce qu’elle peut vendre, à quel prix, à quels clients et dans quelles conditions de rentabilité. Cette exigence conduit à privilégier les projets qui s’insèrent dans des chaînes de valeur existantes ou qui répondent à des besoins insuffisamment couverts. Elle invite également à rechercher des complémentarités avec les entreprises privées, les exploitations agricoles, les structures coopératives et les opérateurs publics, plutôt qu’à multiplier des initiatives isolées. Le développement territorial gagne en efficacité lorsque les projets s’articulent avec une stratégie économique locale cohérente.

 

Du financement à l’accompagnement : une chaîne de responsabilité

Le deuxième impératif est celui de l’ingénierie de projet. L’adhésion collective et la motivation des promoteurs constituent des atouts, mais elles ne remplacent ni les compétences techniques ni la maîtrise de gestion. L’octroi de financements à des conditions préférentielles doit s’accompagner d’une évaluation rigoureuse des projets : étude de marché, prévisions de trésorerie, calcul des coûts de revient, identification des risques, choix des équipements et définition des responsabilités de gestion.

Les structures d’accompagnement doivent dépasser une logique essentiellement administrative d’instruction des dossiers. Leur intervention doit contribuer à préparer les projets, à renforcer les capacités des équipes dirigeantes et à suivre les premières étapes de l’exploitation.

Cette démarche implique une répartition claire des responsabilités. Les promoteurs doivent assumer la gestion quotidienne et la transparence financière. Les structures d’appui doivent fournir un accompagnement technique adapté. Les organismes chargés du financement doivent évaluer les risques selon des critères explicites et suivre l’utilisation des fonds. Enfin, les autorités publiques doivent apprécier les résultats obtenus au regard des objectifs économiques et territoriaux poursuivis. L’accompagnement ne doit pas devenir une tutelle permanente. Il doit permettre aux sociétés communautaires d’acquérir progressivement l’autonomie nécessaire à leur fonctionnement dans des conditions économiques normales.

 

Produire ne suffit pas : il faut accéder aux marchés

Le troisième impératif concerne les débouchés. Une société peut disposer d’un financement, d’équipements et de compétences sans parvenir à commercialiser sa production. L’absence de clients réguliers, les délais de paiement, les coûts logistiques ou l’insuffisance des circuits de distribution peuvent rapidement compromettre son équilibre financier. La viabilité suppose donc de construire, dès la conception du projet, une stratégie commerciale crédible. Celle-ci peut reposer sur des contrats avec des acheteurs identifiés, l’intégration dans des circuits de distribution régionaux, des partenariats avec des entreprises établies ou la fourniture de biens et de services à des opérateurs publics et privés.

L’accès à la commande publique peut également constituer une perspective, dans le respect des règles applicables, de la concurrence et de la transparence. Il ne saurait toutefois se substituer à une véritable capacité commerciale ni garantir artificiellement la survie de projets insuffisamment compétitifs. La cohérence entre financement, accompagnement et accès aux marchés constitue ainsi une condition essentielle de réussite. Si l’une de ces composantes fait défaut, les ressources mobilisées risquent de produire des résultats inférieurs aux ambitions affichées.

 

Mesurer la performance par la valeur créée

La politique de soutien aux sociétés communautaires doit enfin s’appuyer sur des indicateurs permettant d’apprécier les résultats au-delà du volume des financements accordés et du nombre de structures enregistrées. Quatre dimensions méritent une attention particulière : le taux de survie des sociétés à trois et cinq ans, le taux de remboursement effectif des prêts, le coût public par emploi durable créé et la valeur ajoutée générée dans les territoires concernés.

Ces indicateurs doivent être complétés par le suivi du chiffre d’affaires, de la productivité, de la régularité des revenus, de la part des emplois maintenus après la phase initiale de soutien et de la capacité des entreprises à financer leurs besoins courants. Un tel dispositif permettrait de distinguer les projets qui progressent vers l’autonomie économique de ceux qui nécessitent une restructuration, une réorientation ou un accompagnement supplémentaire.

Il suppose également de prévoir des mécanismes de suivi transparents, des évaluations périodiques et une publication régulière des résultats agrégés. La qualité de la dépense publique se mesure autant à la pertinence de son allocation qu’à l’impact effectivement obtenu.

 

Faire de l’ambition locale une capacité productive durable

Les dispositions financières proposées dans le PLF 2027 peuvent contribuer à lever des obstacles importants à la création et au développement des sociétés communautaires. Leur portée dépendra toutefois de la capacité des acteurs concernés à transformer ces ressources en activités économiquement viables. Le succès ne se jouera pas au seul moment de l’attribution des crédits. Il se construira dans la qualité des projets sélectionnés, la compétence des équipes, la maîtrise des charges, l’accès aux marchés et la capacité à générer des revenus suffisants pour assurer la continuité de l’exploitation.

La souveraineté économique territoriale ne se décrète pas par la seule disponibilité du financement. Elle se construit par une ingénierie d’exécution qui relie les ressources publiques aux besoins du marché, les initiatives locales aux chaînes de valeur et les objectifs sociaux aux résultats économiques mesurables.

La réussite d’une société communautaire ne se mesure pas à sa création, mais à sa capacité à créer durablement de la valeur pour son territoire.

L’article TRIBUNE – Sociétés communautaires : du financement public à la viabilité économique territoriale est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

De Béja à la scène mondiale : Amal Makni parmi les 100 femmes pionnières distinguées par la FAO

Ingénieure agricole et entrepreneure originaire de Béja, Amal Makni figure parmi les 100 femmes pionnières sélectionnées par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour leur contribution aux systèmes agroalimentaires et au développement rural.

La Tunisie est mise à l’honneur sur la scène internationale à travers le parcours d’Amal Makni. Ingénieure agricole et entrepreneure spécialisée dans l’élevage, elle a été sélectionnée par la FAO parmi les 100 femmes pionnières des systèmes agroalimentaires et du développement rural.

Cette distinction, relayée par l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) sur sa page officielle Facebook, récompense son engagement en faveur du développement du secteur agricole et de la promotion de pratiques durables. Elle met également en lumière la contribution des femmes tunisiennes à la modernisation de l’agriculture et au renforcement de la résilience du secteur face aux défis climatiques.

Originaire du gouvernorat de Béja, Amal Makni a développé une expertise dans l’élevage ovin, bovin et caprin. Elle est également à l’origine d’une ferme modèle dédiée à la formation et à la diffusion de pratiques agricoles durables, conçue comme un espace d’apprentissage et de partage d’expériences.

Son engagement se traduit notamment par la formation et l’encadrement de plus de 100 stagiaires issus d’établissements d’enseignement supérieur et de centres de formation professionnelle. Elle a également accompagné 30 femmes rurales membres d’un groupement de développement agricole, contribuant ainsi au renforcement de leur autonomie économique et sociale.

Au-delà de la reconnaissance individuelle, cette distinction souligne le rôle des femmes dans la transformation des systèmes agricoles et alimentaires, ainsi que leur contribution au développement des territoires ruraux.

L’initiative de la FAO s’inscrit dans le cadre de la célébration de l’Année internationale des agricultrices. Les femmes distinguées ont été mises à l’honneur lors d’une cérémonie officielle organisée au siège de l’organisation, à Rome, du 12 au 16 octobre 2026. Et ce, en marge du Forum mondial de l’alimentation et à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, célébrée chaque année le 16 octobre.

L’article De Béja à la scène mondiale : Amal Makni parmi les 100 femmes pionnières distinguées par la FAO est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Simplification administrative : 70 % du programme de 2 250 procédures déjà réalisés

Le programme de simplification d’environ 2 250 procédures administratives, arrêté pour la période 2025-2027, atteint environ 70 % d’avancement. C’est ce qu’indique la Direction générale des réformes et des études prospectives administratives, relevant de la Présidence du Gouvernement.

La Direction générale a fourni ces précisions en réponse à une question écrite de la députée Mariem Cherif. Cette question portait sur « la vision du gouvernement pour l’instauration d’une révolution législative et de réformes profondes afin d’améliorer la vie des Tunisiens et de moderniser l’État ». Le site officiel de l’Assemblée des représentants du peuple a publié cette réponse ce lundi. La même source souligne que l’orientation retenue est de numériser environ 80 % de ces procédures, en totalité ou en partie. Cette orientation contribue à simplifier les services administratifs, à en améliorer la qualité et à en faciliter l’accès.

Maisons des services numériques : 68 nouvelles unités d’ici 2030

Parmi les projets en cours figure la généralisation progressive du projet des Maisons des services numériques. Elle vise les communes qui souffrent d’une faible couverture géographique en services administratifs prioritaires. La Direction générale rappelle l’implantation, en 2026, de 34 Maisons des services numériques réparties sur 21 gouvernorats. Ces maisons répondront aux besoins de plus de 900 000 citoyens. La Direction générale prévoit, pour la période 2027-2030, l’implantation de 68 nouvelles maisons, à raison de 17 par an. Chaque année, 12 seront des créations et cinq des conversions de Maisons de services multiguichets en Maisons des services numériques.

Une plateforme nationale des procédures administratives

La Direction générale annonce le développement de la Plateforme nationale des procédures administratives. Elle offrira un point d’accès unique pour consulter les procédures exigées des usagers de l’administration. Ces procédures concernent les services que fournissent les structures publiques.

Elle permettra de télécharger les formulaires et documents. Elle orientera aussi vers les plateformes numériques ou vers l’administration la plus proche, grâce à la « géolocalisation numérique ». Les ministères disposeront par ailleurs d’espaces numérisés pour gérer les procédures, les mettre à jour, les valider et les publier.

Approche des « événements de vie » : quatre nouveaux événements en 2027

Le gouvernement poursuit la mise en œuvre du projet de simplification des procédures selon l’approche des « événements de vie ». Ce projet a permis de simplifier 10 parcours concernant le citoyen et l’entreprise. Il a aussi permis de repenser trois parcours supplémentaires dans le domaine social. Il enregistre aussi des avancées notables dans la numérisation et la simplification de plusieurs parcours. Ces parcours concernent l’inscription scolaire, la couverture sociale, les aides sociales, l’accès aux soins et la conduite automobile. La généralisation du projet se poursuivra progressivement en 2027. Elle englobera quatre « événements de vie » destinés au citoyen et à l’entreprise. L’approche des « événements de vie » (Life Events Approach) est une stratégie moderne centrée sur la personne (citoyen ou investisseur). Elle vise à repenser et à simplifier les procédures administratives. Elle part des occasions ou des étapes de la vie que traverse la personne, plutôt que de l’organisation administrative traditionnelle. L’approche regroupe alors l’ensemble des services gouvernementaux et les relie au sein d’une plateforme unique, en fonction de l’événement concerné. Dans les démarches classiques, le citoyen doit se rendre dans plusieurs ministères et organismes indépendants pour accomplir une seule démarche administrative.

L’article Simplification administrative : 70 % du programme de 2 250 procédures déjà réalisés est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Zelensky exige un couloir maritime pour sauver le blé ukrainien

L’Ukraine discute avec la Turquie, l’Inde et l’Égypte de la réouverture de routes maritimes commerciales en mer Noire. Et ce, afin de rétablir ses exportations de céréales, fortement perturbées par les frappes russes contre les infrastructures portuaires et les navires marchands.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky indique que la Turquie, l’Inde et l’Egypte avaient proposé de contribuer à la sécurisation de la navigation pour les navires battant leur pavillon. Ces bâtiments pourraient desservir aussi bien les ports ukrainiens que russes afin d’assurer le transport des produits alimentaires. Le principe envisagé reposerait sur un engagement réciproque à ne pas attaquer les navires concernés. Kiev affirme toutefois que Moscou s’oppose à cette initiative, malgré les démarches des pays médiateurs.

Les ports ukrainiens de la mer Noire constituent le principal débouché des exportations agricoles du pays. Ils peuvent acheminer jusqu’à 40 millions de tonnes de céréales au cours d’une campagne commerciale. Mais les attaques russes contre les installations portuaires et les navires ont fortement réduit les capacités d’expédition depuis août. Selon le ministère ukrainien de l’Agriculture, le pays ne peut désormais exporter qu’environ 38 % de ses volumes habituels. Le transport ferroviaire ne suffit pas à compenser cette interruption. « Nous ne pouvons pas gérer ce volume d’expéditions par rail », a déclaré Volodymyr Zelensky dans un entretien à Bloomberg.

Kiev sollicite également l’Union européenne

Face à ces difficultés, l’Ukraine demande à l’Union européenne de réactiver les « voies de solidarité », mises en place en 2022 pour faciliter l’acheminement des céréales ukrainiennes par les réseaux ferroviaires et les ports européens. Ces corridors avaient permis de maintenir une partie des exportations après le déclenchement de l’invasion russe à grande échelle. Leur réactivation offrirait une solution de remplacement; même si les capacités terrestres restent limitées face aux volumes transportés par voie maritime. L’enjeu dépasse les intérêts commerciaux de Kiev. L’Ukraine figure parmi les principaux fournisseurs mondiaux de céréales et d’oléagineux. Tandis que plusieurs pays importateurs, notamment en Afrique et au Moyen-Orient, dépendent de ses approvisionnements.

La reprise du trafic maritime en mer Noire apparaît ainsi essentielle pour limiter les perturbations des marchés agricoles et préserver la sécurité alimentaire. Elle reste néanmoins suspendue à un accord entre les parties belligérantes. Alors que les attaques contre les infrastructures et les navires commerciaux continuent de menacer la navigation.

L’article Zelensky exige un couloir maritime pour sauver le blé ukrainien est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

L’asphyxie financière des pays en développement face au fardeau de la dette

Selon un rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), la dette publique mondiale atteint désormais des niveaux critiques, mettant en péril la stabilité et le développement des nations les plus vulnérables. En s’appuyant sur les calculs réalisés pour l’année 2026, l’institution onusienne indique que le montant global de la dette publique s’est hissé à 111 000 milliards de dollars en 2025.

Les pays en développement supportent une part particulièrement lourde de ce fardeau, avec un encours estimé à 35 000 milliards de dollars. Comme le souligne la CNUCED, cette situation est directement aggravée par la hausse ininterrompue des coûts d’emprunt et un accès de plus en plus restreint aux capitaux internationaux.

L’un des constats majeurs mis en avant par la CNUCED réside dans le caractère structurellement inégalitaire du système financier : les taux d’intérêt imposés aux économies émergentes restent nettement plus élevés que ceux appliqués aux pays développés. Cette dissymétrie a contraint les pays du Sud à verser près de 995 milliards de dollars uniquement en remboursements d’intérêts en 2025. Ce service de la dette absorbe désormais en moyenne 8,1 % de leurs recettes publiques, un poids qui a quasiment doublé depuis 2010.

Ce drainage massif de ressources entraîne un effet d’éviction dramatique pour les dépenses publiques essentielles. Le rapport de la CNUCED alerte sur le fait que 51 pays en développement consacrent aujourd’hui davantage de budget aux intérêts de leur dette qu’à la santé ou à l’éducation, ce qui impacte le quotidien de près 3,7 milliards d’individus. Le continent africain est en première ligne de cette détérioration : la proportion de citoyens vivant dans des États où le service de la dette supplante les budgets éducatifs et sanitaires est passée de 24 % en 2010 à plus de 65 % aujourd’hui.

Face à cette spirale infernale, l’organe onusien appelle à une réaction internationale d’urgence. La CNUCED calcule que si les pays du Sud pouvaient emprunter aux mêmes conditions financières que les pays développés, ils économiseraient collectivement environ 500 milliards de dollars d’intérêts chaque année. Pour sortir de cette impasse, l’institution préconise d’inverser le recul de l’aide publique au développement, de renforcer la sécurité financière globale, d’accroître la capacité de prêt des banques multilatérales et de moderniser les cadres macroéconomiques nationaux.

L’article L’asphyxie financière des pays en développement face au fardeau de la dette est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

USA – UE : Washington brandit la menace de représailles contre les entreprises européennes

Les États-Unis menacent de prendre des mesures de représailles contre des entreprises européennes si l’Union européenne restreint l’accès de sociétés américaines à certaines parties de son marché. C’est l’avertissement lancé par Andrew Puzder, ambassadeur américain auprès de l’UE, dans un entretien accordé au Financial Times.

Le diplomate a prévenu que les entreprises européennes pourraient subir des représailles « dévastatrices » si Bruxelles poursuivait ses projets visant à limiter la place des opérateurs américains dans certains secteurs stratégiques. Au cœur du différend figure la répartition des fréquences radioélectriques utilisées pour les communications mobiles par satellite. La Commission européenne propose de réserver une partie de ces ressources à des acteurs européens. Ce qui réduirait les fréquences accessibles aux fournisseurs américains, notamment SpaceX, la société d’Elon Musk qui exploite le réseau Starlink.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie européenne visant à réduire la dépendance du continent envers les géants technologiques américains. Et ce, tout en renforçant les capacités industrielles locales dans les secteurs jugés stratégiques.

Andrew Puzder a défendu la compétitivité des technologies américaines et appelé l’Union européenne à ne pas utiliser sa réglementation pour favoriser ses propres entreprises au détriment de leurs concurrentes étrangères. Il a également plaidé pour une coopération renforcée entre les deux blocs face à la concurrence chinoise, notamment dans l’intelligence artificielle et l’informatique quantique.

Un différend dépasse les télécommunications

Le conflit s’inscrit dans un désaccord plus large sur la régulation des entreprises technologiques américaines en Europe. Washington critique régulièrement les règles européennes encadrant les grandes plateformes numériques, ainsi que les sanctions qui leur sont infligées. De son côté, l’UE affirme vouloir préserver sa capacité à protéger ses infrastructures critiques, diversifier ses fournisseurs et développer une industrie technologique compétitive.

La Commission européenne soutient que sa proposition doit favoriser l’arrivée de nouveaux opérateurs et la diversification de l’offre. Tout en maintenant le marché ouvert aux entreprises non européennes.

L’article USA – UE : Washington brandit la menace de représailles contre les entreprises européennes est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

La guerre du Yémen et le retournement de l’histoire

A l’occasion de la cérémonie de remise des diplômes à l’académie militaire le samedi 17 octobre, le président égyptien Abdelfattah Sissi a évoqué deux sujets importants. Le premier, sous forme de clarification, consiste à lever toute incertitude sur la durée de sa présidence. « Ma présidence du pays, si Dieu me prête vie, se terminera en 2030. Je tiens à préciser que la question ne se posera plus. » Le second sujet concerne la guerre qui fait rage au Yémen et la possibilité pour l’Egypte de s’engager militairement dans « la défense de l’Arabie saoudite, si les dirigeants saoudiens le demandent. »

Avant même que Ryadh ne demande cette aide, le président Sissi appela donc le parlement à se réunir en cession extraordinaire pour donner « l’autorisation » à l’Exécutif égyptien d’envoyer éventuellement des troupes en Arabie saoudite contre le Yémen, si celle-ci en exprime le désir.

Il faut dire que le président égyptien, en prenant une décision d’une telle importance, a en tête avant tout les intérêts vitaux de l’Egypte. Tout d’abord, il y a un million et demi d’Egyptiens expatriés en Arabie saoudite. Une déstabilisation de ce pays se répercuterait forcément socialement et financièrement sur une l’économie égyptienne.

A cela s’ajoutent les investissements saoudiens en Egypte qui s’élèvent à 37 milliards de dollars, une manne précieuse pour l’économie du pays. Deux raisons vitales qui expliquent la détermination des autorités égyptiennes de voler au secours du royaume.

Mais il y a un autre élément plus important encore qui explique le souci de l’Egypte de contribuer à la défaite des ‘’Houthis’’ qui dominent le passage maritime vital de ‘’Bab el Mendeb’’, reliant la mer Rouge à l’Océan indien.

Pourquoi ‘’Bab el Mendeb’’ est si important pour l’économie égyptienne ? Tout le trafic maritime venant d’Asie en direction de l’Europe passe par ce détroit, traverse la mer Rouge et s’engage dans le Canal de Suez en direction de la Méditerranée. Un éventuel blocage de ‘’Bab el Mendeb’’ se traduirait donc par d’immenses pertes financières en devises pour l’Egypte. Autant d’éléments qui expliquent l’inquiétude des autorités égyptiennes face au risque de déstabilisation régionale et leur décision d’intervenir en soutien à l’un des belligérants.

Deux questions se posent ici. La première est que l’Arabie saoudite est déjà liée par un Pacte de défense mutuelle avec le Pakistan et la Turquie. L’Egypte a-t-elle plus de moyens à mettre à la disposition de l’Arabie saoudite que les deux puissances régionales susmentionnées, dont l’une est détentrice de l’arme nucléaire ?

La deuxième question a trait à l’histoire. L’armée égyptienne a-t-elle dépassé le traumatisme qu’elle a subi au Yémen dans les années 60 du siècle dernier ? Rappelons qu’en 1962, le président Jamal Abdennacer envoya 70 000 soldats au Yémen pour soutenir le coup d’état perpétré alors contre la royauté yéménite dirigée par l’imam Yahya que soutenait militairement et financièrement l’Arabie saoudite.

Entre 25 000 et 30 000 soldats ont péri dans ce conflit qui a affaibli fortement l’armée égyptienne. Des commentateurs, à l’instar du Libanais Fawwaz Gerges, estiment que l’intervention désastreuse au Yémen était l’une des causes de la défaite de l’Egypte face à Israël dans la guerre de juin 1967.

Retournement de l’histoire, 64 ans après, l’armée égyptienne s’apprêterait à intervenir dans un conflit impliquant le Yémen, mais cette fois, non pas contre, mais à côté de l’Arabie saoudite…

En attendant la réponse du parlement égyptien (qui a demandé plus de temps) à la demande du président Sissi, une ultime question se pose ici. Comment se fait-il qu’avec un budget-défense de plus de 80 milliards de dollars par an (5e rang mondial après les USA, la Chine, la Russie et l’Inde), et avec un arsenal des plus sophistiqués acheté aux Etats-Unis à coups de centaines de milliards de dollars, l’Arabie saoudite peine à se défendre par ses propres moyens contre les attaques dévastatrices d’une milice établie dans l’un des pays les plus pauvres du monde ?

Chacun répondra à sa manière à cette question embarrassante. Cela dit, cette guerre, que l’Egypte intervienne ou pas, prend des proportions de plus en plus dangereuses. Pas seulement pour la région, mais pour le monde qui risque de voir à tout moment le détroit de Bab el Mendeb subir le sort du détroit d’Ormuz.

Pourtant la solution est d’une simplicité époustouflante. Il suffit que l’Arabie saoudite lève l’embargo qu’elle impose sur le Yémen et laisse les Yéménites résoudre leurs problèmes.

Rappel important : cette guerre dévastatrice s’est déclenchée le jour où un avion, transportant des personnalités yéménites de retour de l’Iran après avoir assisté aux funérailles du guide Ali Khamenei, s’apprêtait à atterrir au Yémen. L’Arabie saoudite a estimé que cela constituait « une violation de l’embargo » et a bombardé la piste d’atterrissage…

L’article La guerre du Yémen et le retournement de l’histoire est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Pétrole et gaz : Fitch prévoit des perturbations des approvisionnements jusqu’en 2027

Les perturbations des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz devraient se prolonger jusqu’au premier trimestre 2027, selon l’agence de notation Fitch Ratings.

Malgré cette prolongation des tensions, Fitch maintient à 87 dollars le baril sa prévision du prix moyen du pétrole en 2026. Elle anticipe ensuite un recul des cours en 2027 et en 2028, sous l’effet notamment d’une amélioration progressive de l’offre mondiale.

Le conflit entre les États-Unis et l’Iran ainsi que les perturbations des exportations d’hydrocarbures continuent de fragiliser les circuits d’approvisionnement. Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL), demeure au centre des préoccupations des marchés. Un rétablissement durable du trafic maritime permettrait de réduire les tensions sur l’offre. Toutefois, la normalisation dépendra également de la remise en état des infrastructures touchées et de la reprise des capacités de production et d’exportation.

Dans ses précédentes projections, Fitch avait déjà relevé ses hypothèses de prix pour 2027, en raison de la prime de risque géopolitique. L’agence estime néanmoins que l’augmentation de la production hors du Moyen-Orient pourrait contribuer à détendre le marché à moyen terme.

Les budgets des pays du Golfe sous pression

Fitch avertit que les conséquences du conflit et les perturbations des exportations pétrolières et gazières pèseront sur les finances publiques de la plupart des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) en 2026. La baisse des recettes d’exportation et les incertitudes sur les volumes commercialisés compliquent les équilibres budgétaires de ces économies fortement dépendantes des hydrocarbures. L’agence souligne toutefois que ces pays bénéficiant des meilleures notations disposent de marges financières plus solides, susceptibles de contribuer à la stabilité de leurs notes souveraines malgré les tensions.

À plus long terme, Fitch anticipe un repli des prix du pétrole en 2027 et en 2028, à mesure que l’offre se rétablira et que les marchés s’adapteront aux perturbations. Cette perspective reste néanmoins conditionnée à l’évolution du conflit, à la réouverture durable du détroit d’Ormuz et au rythme de reprise des exportations. Toute nouvelle escalade pourrait prolonger les tensions sur les prix et accentuer les pressions sur les économies importatrices comme sur les budgets des pays producteurs.

L’article Pétrole et gaz : Fitch prévoit des perturbations des approvisionnements jusqu’en 2027 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

New Body Line : chiffre d’affaires en hausse de 1,80 % à 1,12 MDT

New Body Line a réalisé un chiffre d’affaires de 1,12 million de dinars (1 120 901 DT) au troisième trimestre 2026. Il était de 1,10 million (1 101 046 DT) à la même période de 2025. La hausse atteint donc 1,80 %.

En revanche, le chiffre d’affaires recule de 32,6 % sur les neuf premiers mois de l’année. Il s’établit à 3,77 millions de dinars (3 766 907 DT), contre 5,59 millions (5 588 642 DT) un an plus tôt.

Ces données proviennent des indicateurs d’activité de la société. Elles reposent sur des livres comptables arrêtés provisoirement au 30 septembre 2026. Les chiffres de l’exercice 2025 sont, eux, audités et définitifs. Sur l’ensemble de cet exercice, le chiffre d’affaires s’élevait à 7,07 millions de dinars (7 069 198 DT).

Deux gammes aux évolutions opposées

Au troisième trimestre, les deux gammes évoluent en sens opposé. Le chiffre d’affaires de la lingerie basique progresse de 76,45 %, à 480 531 DT contre 272 330 DT. À l’inverse, celui de la lingerie intelligente baisse de 22,73 %, à 640 370 DT contre 828 715 DT.

Sur neuf mois, en revanche, les deux lignes reculent. La lingerie basique passe de 3,03 millions à 2,14 millions de dinars (-29,44 %). La lingerie intelligente passe de 2,56 millions à 1,63 million de dinars (-36,33 %).

Des volumes en baisse

Côté volumes, la société a produit et vendu 90 644 pièces au troisième trimestre, contre 93 680 un an plus tôt. La baisse est de 3,24 %. Par gamme, la production de lingerie basique augmente de 60,88 %, à 29 943 pièces contre 18 612. En revanche, celle de lingerie intelligente diminue de 19,14 %, à 60 701 pièces contre 75 068.

Sur neuf mois, le volume total s’établit à 302 570 pièces, contre 445 539 (-32,09 %). La lingerie basique compte 154 651 pièces contre 199 005 (-22,29 %). La lingerie intelligente en compte 147 919 contre 246 534 (-40,00 %).

La répartition du chiffre d’affaires du troisième trimestre se déplace vers l’export. Les ventes à l’étranger atteignent 1 037 505 DT, contre 927 059 DT un an auparavant (+11,91 %). Elles représentent désormais 93 % du total, contre 84 %.

Le chiffre d’affaires local, lui, recule de 52,07 %, à 83 397 DT contre 173 986 DT. Il ne pèse plus que 7 % du total, contre 16 % au troisième trimestre 2025.

Clients, investissements et endettement

Au troisième trimestre 2026, la société a travaillé avec 16 clients, dont trois clients locaux. Elle indique avoir conservé ses clients habituels malgré les crises. Les volumes de commandes sont stables, avec des cadences accélérées.

Par ailleurs, elle démarche de nouveaux clients à la recherche d’approvisionnements plus rapides et plus proches. Selon elle, cette tendance correspond à l’exigence des clients de maintenir leurs stocks au plus bas. Ils demandent aussi des réassorts très rapides, afin de limiter les risques d’invendus sans perdre de ventes.

Enfin, New Body Line n’a réalisé aucun investissement au troisième trimestre 2026. Son endettement à long et moyen terme reste à zéro.

L’article New Body Line : chiffre d’affaires en hausse de 1,80 % à 1,12 MDT est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Huile d’olive : la BCT presse les banques de financer la saison 2026-2027

À l’approche de la campagne oléicole 2026-2027, la Banque centrale de Tunisie (BCT) appelle les banques et les établissements financiers à renforcer les financements destinés aux différents acteurs de la filière, de la récolte à l’exportation.

Dans une note adressée aux banques et aux établissements financiers le 16 octobre 2026, sous le numéro 254 de l’année 2026, la BCT insiste sur la nécessité de mobiliser les ressources financières nécessaires pour assurer le bon déroulement de la nouvelle saison.

L’institution réaffirme, à cette occasion, son engagement à soutenir les secteurs productifs et à contribuer à la promotion de l’investissement et du développement. Elle souligne également l’importance de poursuivre le financement de la filière oléicole dans le cadre d’une stratégie durable.

Concrètement, les banques et les établissements financiers sont appelés à mettre les liquidités nécessaires à la disposition des agriculteurs, des propriétaires d’huileries et des exportateurs. Ces financements doivent couvrir les différentes étapes de l’activité, notamment la récolte, la trituration, le stockage et l’exportation de l’huile d’olive.

À travers cet appel, la BCT entend permettre aux différents intervenants de répondre à leurs besoins de financement et de poursuivre leurs activités dans les meilleures conditions. L’enjeu est de garantir la continuité des opérations tout au long de la campagne oléicole 2026-2027, en renforçant l’accompagnement bancaire d’une filière stratégique pour l’économie tunisienne.

L’article Huile d’olive : la BCT presse les banques de financer la saison 2026-2027 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

SIAL Paris 2026 : quand la durabilité devient le nouveau moteur de l’agroalimentaire

Agriculture régénératrice, décarbonation, économie circulaire, rémunération équitable des producteurs : à SIAL Paris 2026, la RSE n’est plus un discours, mais un levier de compétitivité. Le dispositif SIAL For Change récompense les entreprises qui prouvent qu’il est possible de concilier performance économique et impact positif.

Face à l’urgence climatique, à la pression sur les ressources et aux nouvelles attentes des consommateurs, la filière alimentaire entre dans une nouvelle ère. La transformation durable n’est plus une option : elle devient un impératif stratégique.

Agriculture régénératrice, décarbonation, économie circulaire, juste rémunération des producteurs, inclusion sociale : partout, les entreprises repensent leurs modèles pour réduire leur empreinte environnementale tout en préservant leur compétitivité.
C’est tout l’enjeu de SIAL For Change, dispositif dédié à la responsabilité sociétale et environnementale, qui prend cette année une dimension renforcée au SIAL Paris 2026.L’espace réunit entreprises engagées, experts et professionnels autour de conférences, de retours d’expérience et de solutions concrètes pour accélérer la transition de la filière.

Un parcours RSE permet également aux visiteurs de découvrir, pendant les cinq jours du salon, des initiatives inspirantes venues de toute la chaîne alimentaire.

Récompenser ceux qui transforment

Avec le concours SIAL For Change, le salon met en lumière les entreprises qui placent la durabilité au cœur de leur stratégie, en partenariat avec The Foodies, initiative européenne soutenue par la Commission européenne.

Des grands groupes aux jeunes start-up, le palmarès 2026 illustre une conviction partagée : la durabilité n’est pas un coût, mais un moteur d’innovation, de création de valeur et de différenciation.

Dans la catégorie Grandes entreprises et ETI, le groupe français LSDH, implanté dans le Loiret et employant près de 2 500 collaborateurs, remporte le Grand Prix SIAL For Change 2026. Sa démarche couvre l’ensemble de la chaîne de valeur : accompagnement des producteurs vers l’agroécologie, contrats agricoles de long terme pour une rémunération plus juste, intégration de plastique recyclé dans les emballages, bien-être animal et partage de la valeur avec les salariés.

Le coup de cœur de la catégorie revient au belge ARDO, spécialiste des fruits, légumes et herbes surgelés. Son programme d’agriculture régénératrice MIMOSA+, soutenu par 70 agronomes sur le terrain, combine gestion raisonnée de l’eau, valorisation des coproduits et emballages intégrant davantage de matériaux recyclés.

Les PME, laboratoires de la transition

Dans la catégorie PME et start-up, le Grand Prix revient à ORIGINE SRL, entreprise spécialisée dans les épices indonésiennes. Son modèle repose sur l’accompagnement de plus de 8 000 familles de producteurs vers l’agriculture régénératrice et l’agroforesterie.
Traçabilité numérique, achats directs, préservation des ressources et rémunérations supérieures au marché : une approche qui démontre qu’il est possible de concilier transparence, équité et rentabilité.

Le coup de cœur « Greener Planet » est attribué à la française INTACT, fondée en 2022 et implantée à La Baule. L’entreprise développe des protéines végétales et de l’alcool bas-carbone à partir de légumineuses. Son procédé d’extraction à sec est dix fois moins énergivore que les procédés conventionnels, avec une empreinte carbone pouvant être réduite jusqu’à 90 %.

Enfin, le coup de cœur « Circular Chain » récompense AFYREN, entreprise certifiée B Corp implantée dans le Puy-de-Dôme. Elle transforme des résidus de biomasse en acides organiques biosourcés destinés notamment à l’industrie agroalimentaire. Son modèle permet de réduire de 80 % l’empreinte carbone par rapport aux alternatives pétrosourcées et de recycler plus de 85 % de l’eau utilisée grâce à un circuit fermé.

Une leçon pour les filières du Sud

Au-delà des récompenses, SIAL For Change envoie un message clair : la transition durable n’est plus réservée aux grandes entreprises européennes. Elle concerne aussi les producteurs, les coopératives et les PME des pays du Sud, dont plusieurs dépendent fortement des ressources naturelles et des marchés d’exportation.

Pour les filières tunisiennes,  huile d’olive, dattes, produits de la mer, agrumes ou produits du terroir, ces expériences ouvrent des pistes concrètes : agroécologie, valorisation des coproduits, traçabilité, conditionnement durable et rémunération plus équitable des producteurs.

À l’heure où les consommateurs exigent davantage de transparence et où les marchés internationaux durcissent leurs exigences environnementales, la durabilité pourrait bien devenir le prochain critère de compétitivité de l’agroalimentaire méditerranéen.

L’article SIAL Paris 2026 : quand la durabilité devient le nouveau moteur de l’agroalimentaire est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Industrie automobile : l’Allemagne et la France souhaitent des moteurs conventionnels après 2035

L’Allemagne et la France sont parvenues à des propositions communes pour l’avenir de l’industrie automobile européenne, ouvrant la voie à une plus grande flexibilité dans la réglementation relative aux nouveaux véhicules à moteur à combustion interne après 2035. Selon un rapport conclu le 16 octobre, l’objectif des deux plus grandes économies européennes est de former une nouvelle majorité au sein de l’Union européenne en faveur d’une révision du plan visant à mettre fin aux moteurs thermiques en 2035.

Le compromis franco-allemand stipule que les constructeurs automobiles devront réduire de 90 % les émissions de dioxyde de carbone (CO2) de leurs véhicules neufs à partir de 2035, au lieu de l’objectif quasi nul initialement envisagé. Les 10 % restants ne seront pas intégralement compensés par des carburants neutres en carbone ou d’autres mesures. Cela signifie que les constructeurs pourront continuer à proposer de nouveaux modèles essence et diesel, à condition que l’ensemble de leur gamme respecte les nouvelles limites d’émissions. En contrepartie, Berlin a accepté des conditions plus strictes concernant les aides d’État à l’industrie automobile. Les subventions à l’achat de voitures seront principalement destinées aux véhicules fabriqués dans l’UE, au Royaume-Uni et dans les pays de l’Espace économique européen.

Dans le même temps, l’utilisation d’acier et d’aluminium « verts » européens sera prise en compte favorablement dans les calculs d’émissions des entreprises, stimulant ainsi la production nationale.

Merz, Macron et Schneider défendent l’accord

Le chancelier allemand Friedrich Merz a qualifié cet accord de message important en faveur de l’investissement dans l’industrie et d’évolution positive pour les travailleurs et les conducteurs en Europe. Le président français Emmanuel Macron a souligné que l’Europe devait continuer à innover, à investir et à produire, tout en protégeant le climat et l’emploi. Pour sa part, le ministre allemand de l’Environnement, Carsten Schneider, a souligné que les voitures électriques finiront par s’imposer grâce à leur supériorité technologique. Tout en ajoutant que le nouvel accord offre du temps et des incitations à l’investissement dans la production européenne.

Selon le quotidien financier allemand Handelsblatt, l’Association de défense de l’environnement des transports « T&E Deutschland » a critiqué l’accord, estimant qu’il s’agit principalement d’une concession aux exigences de l’industrie automobile. « Il est regrettable que les deux plus grandes économies de l’UE freinent actuellement le continent de cette manière. Quiconque souhaite rester compétitif sur le marché mondial doit investir dans les technologies du futur ».

L’article Industrie automobile : l’Allemagne et la France souhaitent des moteurs conventionnels après 2035 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

ASSAD : le chiffre d’affaires baisse de 20,2 % à fin septembre

L’Accumulateur Tunisien ASSAD a réalisé un chiffre d’affaires de 63,96 millions de dinars (MDT) sur les neuf premiers mois de 2026, contre 80,15 MDT un an plus tôt, soit un recul de 16,19 MDT ou 20,2 %.

Ces chiffres figurent dans les indicateurs d’activité du troisième trimestre, établis à partir de la comptabilité générale, de la comptabilité matières et des relevés bancaires. Ils sont provisoires et n’ont fait l’objet ni d’un audit ni d’une revue limitée par les commissaires aux comptes. Sur le seul troisième trimestre, le chiffre d’affaires de L’accumulateur Tunisien ASSAD s’établit à 22,81 MDT, contre 28,82 MDT au troisième trimestre 2025, soit une baisse de 6,01 MDT ou 20,9 %. Cette contraction tient à l’export. Le chiffre d’affaires réalisé à l’étranger atteint 21,37 MDT sur neuf mois, contre 37,81 MDT un an auparavant, soit une baisse de 16,44 MDT ou 43,5 %. Au troisième trimestre, il passe de 13,29 MDT à 7,37 MDT.

La société explique ce repli principalement par des contraintes réglementaires qui ont affecté les flux d’importation de sa filiale algérienne BAA au cours de la période. Elle affirme qu’ellesvn’ont aucun lien avec sa performance commerciale.

Le marché local est resté stable. Le chiffre d’affaires local ressort à 42,59 MDT sur neuf mois, contre 42,34 MDT, soit une hausse de 0,6 % (+0,25 MDT). Au troisième trimestre, le tableau des indicateurs affiche 15,44 MDT contre 15,53 MDT un an plus tôt. Le commentaire de la société évoque pour sa part une évolution de 2,0 % sur ce trimestre, un écart que le document n’explique pas. En 2025, le chiffre d’affaires annuel s’était élevé à 111,96 MDT, dont 57,72 MDT sur le marché local et 54,24 MDT à l’export.

Le volume de production s’élève à 404 740 équivalents batterie standard sur neuf mois, contre 593 314 un an plus tôt, soit une baisse de 31,8 %. Sur le troisième trimestre, il est de 142 631 unités, contre 188 083. ASSAD indique maintenir un taux de marge brute supérieur à 40 % au terme des neuf premiers mois de 2026.

L’endettement global atteint 71,68 MDT au 30 septembre 2026, contre 73,91 MDT un an plus tôt (-3,0 %). Il est en baisse de 1,4 MDT par rapport au 31 décembre 2025, où il s’établissait à 73,07 MDT. La dette à moyen et long terme recule de 36,5 %, à 9,22 MDT contre 14,52 MDT. La société précise avoir honoré l’ensemble de ses échéances sans recourir à un nouveau financement à moyen et long terme. Les crédits de gestion progressent de 5,2 %, à 62,46 MDT contre 59,39 MDT. Selon la société, ils ont été mobilisés pour financer par anticipation la constitution des stocks destinés à couvrir la demande et l’activité attendues au quatrième trimestre.

Les investissements s’élèvent à 0,94 MDT sur neuf mois, contre 1,06 MDT un an plus tôt (-11,8 %). Ils sont intégralement composés d’investissements corporels et incorporels, la société n’ayant réalisé aucun investissement financier sur les deux périodes.

L’article ASSAD : le chiffre d’affaires baisse de 20,2 % à fin septembre est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Tunisie – Guinée-Bissau : vers une coopération renforcée dans le commerce et l’éducation

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, et la ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Communautés de Guinée-Bissau ont souligné l’importance de consolider la coopération bilatérale dans plusieurs domaines, notamment l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et la formation professionnelle.

Cette volonté a été exprimée lors d’une rencontre tenue en marge de la 52e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), organisée à Bagdad, en Irak, les 17 et 18 octobre 2026.

Renforcer la coopération universitaire

Les deux responsables ont insisté sur la nécessité de multiplier les échanges d’expertise et d’expériences entre les établissements d’enseignement des deux pays, de soutenir la mobilité étudiante et de faciliter l’accès des étudiants bissau-guinéens aux universités tunisiennes.

Ils ont également évoqué les possibilités offertes par les programmes de bourses d’études disponibles, afin de favoriser les parcours universitaires des étudiants de Guinée-Bissau en Tunisie.

Dynamiser les échanges commerciaux et les investissements

Sur le plan économique, les deux ministres sont convenus d’encourager les échanges commerciaux et de développer les investissements conjoints. Ils ont notamment souligné l’importance de mettre en œuvre les accords bilatéraux existants et de renforcer la participation des opérateurs économiques des deux pays aux forums, rencontres et salons commerciaux et d’investissement.

Ces initiatives doivent permettre de mieux faire connaître les opportunités disponibles et de faciliter les contacts directs entre investisseurs tunisiens et bissau-guinéens.

Dans ce contexte, Mohamed Ali Nafti a mis en avant les efforts déployés par la Tunisie pour attirer les investissements africains et favoriser la mise en place de partenariats entre les entreprises du continent.

Il a également souligné l’importance de renforcer l’intégration économique africaine et les investissements entre pays africains, ainsi que de poursuivre la concertation et la coordination dans le cadre de l’Union africaine, au service du développement durable.

L’article Tunisie – Guinée-Bissau : vers une coopération renforcée dans le commerce et l’éducation est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

France – Violences du 17 octobres : Macron refuse la démission de Nuñez

Le président français Emmanuel Macron a refusé, ce lundi 19 octobre la démission du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, présentée après les violences, les pillages et les destructions qui ont marqué les manifestations du samedi 17 octobre contre la vie chère. L’Élysée justifie cette décision par la nécessité d’assurer « un commandement continu des forces de l’ordre dans le contexte actuel ».

Dans un communiqué publié lundi 19 octobre, la présidence indique qu’Emmanuel Macron a demandé au ministre de déployer « au plus vite sur le terrain de nouveaux modes d’action (…) contre les casseurs », tout en pointant des « défaillances d’anticipation et de renseignements » ayant contribué aux débordements. Ce refus intervient alors que l’exécutif est confronté à de nombreuses interrogations sur la préparation et la conduite du dispositif de maintien de l’ordre. Les affrontements ont entraîné des dégradations et des pillages dans plusieurs grandes villes, tandis que les tensions se sont prolongées dimanche à Paris, où la CRS 8, spécialisée dans les violences urbaines, a de nouveau été déployée.

Le maintien de l’ordre au cœur de la controverse

L’ampleur de la mobilisation, qui a dépassé les 600 000 participants selon les estimations rapportées par la presse, a relancé le débat sur les moyens engagés et la capacité des services de renseignement à anticiper les risques. Les bilans des interpellations et des blessés ont varié selon les sources et les moments de leur publication.

Emmanuel Macron a promis dimanche soir, dans une allocution solennelle, de faire toute la transparence sur la stratégie de maintien de l’ordre. La présidente de l’Assemblée nationale a, de son côté, proposé la création d’une commission d’enquête sur les opérations de sécurité et leurs éventuels dysfonctionnements.

Le maintien de Laurent Nuñez à son poste vise, selon l’Élysée, à préserver la continuité du commandement dans une période jugée sensible. Il ne met toutefois pas fin aux interrogations sur les responsabilités dans les défaillances évoquées par le chef de l’État.

Lecornu chargé de renouer le dialogue politique et social

Parallèlement, le Premier ministre Sébastien Lecornu doit réunir les partis politiques et les organisations syndicales afin de tenter de désamorcer la crise. Le gouvernement entend conjuguer fermeté face aux auteurs de violences et dialogue avec les acteurs politiques et sociaux. La tâche s’annonce délicate. Les oppositions demandent des explications sur la gestion des manifestations. Tandis que les divergences persistent sur les réponses à apporter à la colère sociale et aux débordements.

Des groupes se réclamant des « Gilets jaunes » appellent à poursuivre les perturbations et les blocages logistiques. Ils souhaitent faire de la journée de grève interprofessionnelle du 5 novembre le point de départ d’un mouvement de grève et de blocage général reconductible. Cet appel intervient alors que le gouvernement cherche à éviter une nouvelle escalade, sans perdre de vue les revendications liées au pouvoir d’achat et au coût de la vie.

La crise place ainsi l’exécutif devant un double défi : rétablir la sécurité publique et répondre au mécontentement social. Le refus de la démission du ministre de l’Intérieur maintient la chaîne de commandement en place, mais la question de l’anticipation des violences et de la préparation des opérations devrait rester au centre du débat politique dans les prochains jours.

L’article France – Violences du 17 octobres : Macron refuse la démission de Nuñez est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Tunisie-Oman : un projet de collecte de lait de chamelle à l’étude

Le ministre tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime, Ezzeddine Ben Cheikh, a rencontré, dimanche 18 octobre 2026, son homologue omanais, Saud bin Hamoud Al Habsi, en marge de la sixième session du Conseil des membres du Conseil international des dattes, organisée à Mascate, capitale du Sultanat d’Oman.

Les échanges ont notamment porté sur un projet de collecte de lait de chamelle auprès de petits producteurs, dans le cadre d’un partenariat entre deux entreprises privées, l’une tunisienne et l’autre omanaise. Cette initiative vise à favoriser les échanges d’expériences, à valoriser les produits locaux et à soutenir les petits producteurs.

Renforcer la coopération agricole et hydrique

Les deux ministres ont également examiné les possibilités de renforcer la coopération technique dans le domaine de l’oléiculture, notamment en matière de production, d’exportation et d’amélioration de la qualité de l’huile d’olive, en s’appuyant sur l’expérience tunisienne.

Les discussions ont aussi porté sur la formation, les activités agricoles et la pêche maritime, en particulier l’aquaculture en mer.

Concernant les ressources hydriques, les deux parties ont évoqué la possibilité de tirer profit de l’expérience omanaise en matière de gestion de l’eau et de dessalement, ainsi que les perspectives d’investissement et d’échange d’expertises dans ce domaine.

La promotion internationale des dattes au programme

Par ailleurs, Ezzeddine Ben Cheikh a conduit la délégation tunisienne participant à la sixième session du Conseil des membres du Conseil international des dattes, tenue à Mascate.

À cette occasion, il a souligné l’importance de renforcer la coordination et la solidarité entre les États membres afin de développer les mécanismes de commercialisation et de promotion des dattes sur les marchés internationaux. Il a également insisté sur la nécessité d’améliorer la compétitivité de cette filière au bénéfice des pays producteurs et du développement durable du secteur.

Les deux ministres ont enfin souligné la nécessité d’activer le mémorandum d’entente conclu entre la Tunisie et Oman, de définir les domaines de coopération prioritaires et d’accélérer les démarches nécessaires à la mise en œuvre des projets communs.

L’article Tunisie-Oman : un projet de collecte de lait de chamelle à l’étude est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

La crise à la française

La situation en France fait la Une de l’actualité internationale. Les images d’affrontement, des dégradations et des pillages ont créé une onde de choc. Avec la même question : pourquoi une telle violence de Paris à Marseille ? Au-delà de la défaillance des forces de l’ordre, le sentiment de chaos qui ressort de la séquence vient conclure la présidence Macron et ses échecs politiques, économiques et sociaux. Alors qu’il va quitter l’Elysée dans quelques mois, l’extrême droite est au sommet des sondages, l’inflation et le chômage ne cessent d’augmenter, et le creusement des inégalités dans un pays qui cultive une passion pour l’égalité est plus que jamais une source de frustration dont les manifestations sont de plus en plus radicales. Or le pouvoir a l’air comme déconnecté de ces réalités et incapable de nouer un quelconque dialogue social.

La crise économique et sociale a renforcé la demande de protection, en soulignant la nécessité d’organiser des solidarités plus effectives et en rappelant le rôle central de la puissance publique dans la cohésion sociale. Or l’Etat apparaît comme le garant des plus privilégiés (au regard de la politique fiscale notamment), plutôt que garant de l’intérêt général et des plus défavorisés.

Les manifestations actuelles sont le symptôme d’une crise du lien social caractérisée causée par l’affaiblissement des institutions de socialisation (famille, école, partis, syndicats), la persistance d’un chômage structurel et massif, la précarisation et l’appauvrissement de la jeunesse, le déclassement de la classe moyenne rattrapée par le coût de la vie, notamment celui de l’alimentation, du logement, de l’énergie et des transports.

Ainsi, les mobilisations et revendications sont nourries par le creusement des inégalités sociales et le sentiment d’injustice. Une partie de la population a le sentiment que les sacrifices demandés ne sont pas répartis équitablement. Les personnes qui disposent de revenus confortables peuvent mieux absorber les hausses de prix, tandis que les ménages modestes doivent parfois renoncer à certains soins, aux loisirs ou même à des achats indispensables. Ce sentiment d’injustice peut provoquer de la colère et affaiblir la solidarité entre les différentes catégories de la société.

La République française est sclérosée par des mécanismes de reproduction sociale et de discrimination pour la réussite scolaire, l’accès à un logement ou à un emploi. Statistiquement, les musulmans sont les plus discriminés. Les descendants de migrants du Maghreb ou d’Afrique subsaharienne ont plus de risques de n’obtenir aucun diplôme du secondaire ; les immigrés en provenance de ces régions sont aussi plus souvent au chômage. Ce sont d’ailleurs ces mêmes groupes sociaux qui se sentent le plus victimes de discriminations dans le milieu professionnel. Le déficit d’insertion sociale qui nourrit le cloisonnement spatial de minorités condamnées à vivre entre elles, dans des espaces clos communautarisés. Cette situation reflète l’une des réalités du « ghetto français ».

Cette fracture sociale nourrit la crise démocratique. Les dirigeants sont accusés d’incompétence, d’impuissance, d’immoralité et de non-représentativité. La question de la démocratie occupe ainsi une place importante dans cette crise. Certains citoyens estiment que leur voix n’est pas suffisamment entendue au terme de chaque élection. Cette situation encourage les citoyens à utiliser d’autres moyens d’expression, comme les grèves, les rassemblements et les manifestations. La rue devient alors un espace où les revendications peuvent être exprimées collectivement.

Les jeunes jouent un rôle particulier dans cette contestation. Les mobilisations lycéennes et étudiantes témoignent de leurs inquiétudes concernant leurs conditions d’études, le manque de moyens dans certains établissements et leurs perspectives d’avenir. Beaucoup redoutent de rencontrer des difficultés pour trouver un emploi stable, se loger ou accéder à une vie autonome. Leur participation montre que la crise ne concerne pas uniquement les générations déjà confrontées aux difficultés du travail et du pouvoir d’achat, mais aussi celles qui s’interrogent sur leur avenir.

Les manifestations du 17 octobre révèlent ainsi l’interdépendance des crises politique, économique et sociale. Les difficultés matérielles alimentent la colère, les inégalités renforcent le sentiment d’injustice et l’instabilité politique complique la recherche de réponses acceptées par une majorité de citoyens. D’autant que l’Elysée semble réduire la situation à une question de maintien de l’ordre. La lucidité devrait l’amener à regarder en face le bilan de son action depuis près d’une décennie.

L’article La crise à la française est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Balance économique : croissance de 2,7 pour 2026 et 3,1 % pour 2027

La balance économique 2027 de la Tunisie a révélé les estimations du gouvernement pour le reste de l’année 2026 et les projections de 2027. Les tensions géopolitiques persistantes, des aléas climatiques ont laissé une empreinte sur les chiffres.

 

Selon les projections présentées, la croissance pour l’ensemble de l’année 2026 est attendue à 2,7 %, en deçà des estimations initiales de 3,3 %. Ce rythme, bien qu’illustrant la capacité de résistance du tissu productif national aux chocs externes et internes, demeure bridé par plusieurs contraintes. Parmi les principaux facteurs pesant sur l’activité figurent les difficultés chroniques de certains secteurs clés, principalement les industries extractives (phosphate) et du secteur énergétique, ainsi que les répercussions des vagues de chaleur estivales et du stress hydrique sur l’appareil productif.

 

Indicateurs macroéconomiques clés

Le taux d’investissement devrait s’établir à 15,5 % du PIB, contre 15,4 % en 2025 et une estimation initiale de 16 % pour l’année en cours. Bien qu’en légère amélioration, ce volume d’investissement reste insuffisant au regard du potentiel du pays. Un sursaut pour accélérer la réalisation des grands projets et dynamiser le climat des affaires s’impose.

 

Lire aussi : PLF 2027 – Ridha Chkoundali : « Une dépendance dangereuse à l’égard du financement direct de la BCT »

 

Le déficit courant devrait s’élargir pour atteindre 3,9 % du PIB, contre 2,5 % en 2025, grevé principalement par la lourde facture énergétique et la pression sur les échanges commerciaux. La consolidation des équilibres extérieurs demeure ainsi subordonnée au renforcement des capacités à l’export, à la diversification des marchés et à la transition énergétique.

Le taux d’inflation moyen devrait se stabiliser à 5,3 % sur l’ensemble de l’année, traduisant les efforts continus de maîtrise de la dynamique des prix, en dépit des tensions inflationnistes d’origine externe (cours de l’énergie) et interne (produits agricoles).

 

Et pour 2027 ?

Pour 2027, les estimations de croissance sont de 3,1 %. Cette hausse repose sur l’accélération de l’investissement (visant 16,4 % du PIB), la reprise des industries extractives (notamment le secteur du phosphate avec une prévision de production à 4,2 millions de tonnes), l’amélioration de la production énergétique (avec l’entrée en production de nouveaux champs), ainsi que la consolidation des secteurs des services et de l’exportation. Le déficit courant devrait légèrement s’améliorer pour s’établir à 3,7 % du PIB, tandis que le taux d’inflation est ciblé à la baisse pour s’établir autour de 5,2 %.

 

Lire également : PLF 2027 : ces secteurs qui vont bénéficier de la baisse de taxes

 

Ces projections mettent en lumière la nécessité absolue de corriger les vulnérabilités structurelles qui pèsent sur la productivité et la compétitivité de l’économie tunisienne. Le grand défi pour la période à venir réside dans la capacité à accélérer les réformes économiques, à stimuler l’investissement productif et à renforcer la résilience face aux mutations climatiques et énergétiques. Il est temps de passer d’une logique simple de « résistance aux chocs » à une trajectoire de croissance créatrice de valeur et d’emplois.

L’article Balance économique : croissance de 2,7 pour 2026 et 3,1 % pour 2027 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  
❌