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Déclarations fiscales : le 16 octobre, dernier délai pour plusieurs contribuables

La Direction générale des impôts rappelle que le vendredi 16 octobre 2026 représente la date limite de dépôt de plusieurs déclarations fiscales; et ce, conformément au calendrier fiscal en vigueur.

Cette échéance concerne notamment la déclaration mensuelle des personnes physiques. Idem pour la déclaration trimestrielle des contribuables soumis au régime forfaitaire et de ceux relevant du régime réel.

Par ailleurs, l’administration fiscale précise que lorsqu’une échéance de dépôt coïncide avec un dimanche ou un jour férié, le dépôt de la déclaration concernée peut être effectué le jour ouvrable suivant, sans application de pénalités de retard.

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Fête de l’Évacuation : l’ARP rend hommage aux sacrifices du peuple tunisien

À l’occasion du 63e anniversaire de la Fête de l’Évacuation, célébrée le jeudi 15 octobre 2026, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a rendu hommage aux sacrifices consentis par les Tunisiens pour parachever la souveraineté nationale et recouvrer l’intégrité du territoire, marquées par le départ du dernier soldat français de Bizerte, le 15 octobre 1963.

Dans un communiqué publié à cette occasion, le Parlement a souligné que cette date nationale symbolise le sacrifice, la résistance et la lutte pour l’indépendance. Il a rappelé les épisodes marquants de la confrontation avec le colonialisme, ainsi que les différentes formes de combat et de résistance menées par les Tunisiens au fil de l’histoire.

L’Assemblée a également rendu hommage à la mémoire des martyrs, des héros de la résistance nationale et de ses dirigeants, qui ont consenti de lourds sacrifices pour libérer le pays et bâtir un État indépendant et souverain.

L’ARP a appelé les Tunisiennes et les Tunisiens à s’inspirer de cet héritage de lutte et de fidélité à la patrie, à renforcer l’esprit national et à unir leurs efforts en faveur de la résilience et de la prospérité du pays.

La souveraineté nationale au cœur des priorités

Dans son communiqué, l’Assemblée des représentants du peuple a réaffirmé la volonté des députés d’assumer leurs responsabilités nationales et de traduire ces valeurs dans l’exercice de leurs différentes missions, face aux défis actuels.

Elle a également insisté sur l’importance de poursuivre un travail constructif et participatif avec les institutions et les structures de l’État, dans le souci de servir l’intérêt supérieur du pays.

Enfin, le Parlement a souligné que l’attachement aux principes fondamentaux de la souveraineté nationale et le renforcement de la confiance en l’avenir constituent des piliers essentiels pour poursuivre le processus de construction nationale, répondre aux aspirations du peuple tunisien à la prospérité, préserver l’indépendance du pays et faire rayonner son drapeau.

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La FIFA prévoit 6,35 milliards de dollars pour développer le football mondial

La Fédération internationale de football (FIFA) envisage de porter à 25 millions de dollars le financement accordé à chaque association nationale pour la période 2027-2030, contre 10 millions lors du cycle précédent. Le projet prévoit la création d’un fonds de développement de 6,35 milliards de dollars, alimenté notamment par les revenus commerciaux de la Coupe du monde.

La FIFA entend renforcer son soutien au développement du football à l’échelle mondiale. Selon un document consulté par l’Associated Press (AP) et des sources proches du dossier, l’instance internationale prévoit de créer un fonds de développement de 6,35 milliards de dollars pour la période 2027-2030.

Au cœur de ce dispositif figure une augmentation substantielle des financements destinés aux 211 associations nationales membres. Chacune pourrait recevoir jusqu’à 25 millions de dollars sur la période, contre 10 millions lors du cycle précédent. L’objectif est de réinvestir une partie des revenus commerciaux générés par la Coupe du monde dans le développement du football, en collaboration avec les associations nationales, les confédérations continentales et d’autres acteurs du secteur.

Pour financer ce programme, la FIFA prévoit de mobiliser plus de 3,5 milliards de dollars issus de ses réserves financières.

Des recettes en forte hausse grâce à la Coupe du monde

Cette initiative s’appuie sur des perspectives financières favorables. D’après le document consulté par l’AP, la FIFA estime ses revenus à environ 15 milliards de dollars pour le cycle financier 2022-2026, un montant supérieur à ses prévisions antérieures.

Cette progression est notamment portée par les performances commerciales de la Coupe du monde organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, avec la participation de 48 sélections nationales.

Le projet prévoit également d’allouer 99 millions de dollars à chacune des six confédérations continentales. Une attention particulière devrait être accordée au développement du football féminin et à la formation des jeunes joueurs.

Le calendrier prévoit de finaliser le dispositif lors de la réunion du Conseil de la FIFA en décembre prochain, avant de le soumettre à l’approbation du Congrès de l’organisation, prévu en mars 2027 au Maroc.

Un projet dans un contexte de tensions autour de la gouvernance

Cette initiative intervient alors que la gestion de la FIFA par son président, Gianni Infantino, fait l’objet de débats au sein du monde du football. Le dirigeant entend briguer un nouveau mandat en 2027.

Un précédent projet visant à associer des investisseurs privés à la gestion et à la commercialisation des compétitions de la FIFA avait été abandonné après une vague de critiques, notamment de la part de responsables européens.

Dans un message adressé aux dirigeants des confédérations continentales, Gianni Infantino a défendu le principe d’une redistribution des bénéfices de l’organisation au profit du football mondial. Selon lui, la réussite financière de la FIFA doit bénéficier à l’ensemble des associations membres.

Le président de l’instance s’est également dit confiant quant à la possibilité de parvenir à un mécanisme durable, capable de garantir les ressources nécessaires au développement du football dans toutes les régions du monde.

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280 000 doses de vaccin antigrippal à prix réduit

La Tunisie s’apprête à lancer sa campagne nationale de vaccination contre la grippe saisonnière. À partir du 27 octobre, les citoyens pourront se procurer le vaccin dans les pharmacies privées ainsi que dans les centres de santé de base et les établissements hospitaliers publics.

Selon Aymen Khelifi, secrétaire général adjoint du Syndicat tunisien des propriétaires de pharmacies privées, 280 000 doses ont été réservées pour cette campagne. Nouveauté cette année : un tarif préférentiel ne dépassant pas 24 dinars la dose, contre près de 38 dinars lors de la précédente campagne.

Le responsable a expliqué cette baisse par le mécanisme de régulation appliqué par la Pharmacie centrale de Tunisie. Celle-ci est l’unique organisme habilité à négocier directement avec les laboratoires étrangers et à assurer l’approvisionnement en vaccins.

Les vaccins distribués dans les secteurs public et privé présenteront les mêmes garanties de qualité et d’efficacité, a-t-il précisé.

Une coordination renforcée pour assurer la distribution des doses

Ces annonces interviennent à la suite d’une réunion de coordination tenue mercredi au siège de la Direction des soins de santé de base. La rencontre a réuni des représentants du ministère de la Santé, de la Pharmacie centrale, de la Direction des soins de santé de base, du Syndicat tunisien des propriétaires de pharmacies privées et de l’Ordre des pharmaciens.

Cette réunion annuelle vise à finaliser les préparatifs logistiques et à renforcer la coordination aux niveaux central et régional afin d’assurer la distribution des doses et le déroulement de la campagne dans les meilleures conditions.

Les personnes vulnérables particulièrement concernées

Le ministère de la Santé rappelle que le vaccin contre la grippe saisonnière est sûr, efficace et recommandé en priorité aux personnes les plus exposées aux complications. Il s’agit notamment des personnes âgées de 65 ans et plus, des patients atteints de maladies chroniques ; notamment cardiovasculaires, respiratoires ou rénales, ainsi que du diabète , des personnes immunodéprimées, des femmes enceintes et des professionnels de santé.

La grippe saisonnière réapparaissant chaque automne, les autorités sanitaires recommandent de se faire vacciner avant l’arrivée de l’hiver. La vaccination reste toutefois possible jusqu’en février, voire au-delà, selon les indications sanitaires.

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Un numéro vert pour accompagner les femmes entrepreneures

Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a annoncé, mercredi, le lancement du numéro vert 1810, destiné à orienter et à accompagner les femmes dans leurs projets entrepreneuriaux.

Ce nouveau dispositif a été présenté lors d’une manifestation sur le thème « Réalité des femmes en milieu rural : mutations et défis », organisée par le Centre de recherches, d’études, de documentation et d’information sur la femme (Credif), à l’École supérieure d’agriculture de Mograne, dans le gouvernorat de Zaghouan, à l’occasion de la Journée mondiale de la femme rurale.

Dans une allocution prononcée en son nom par Wijdan Ben Ayed, attachée à son cabinet, la ministre Asma Jebri a indiqué que ce numéro vert permettra aux femmes porteuses de projets de bénéficier de conseils techniques et d’un accompagnement pratique sur le terrain, depuis la formulation de leur idée jusqu’à la phase suivant la mise en œuvre de leur projet.

La ministre a également réaffirmé l’engagement de son département en faveur de l’autonomisation économique des femmes rurales, dans le cadre d’une vision nationale visant à consolider le rôle social de l’État et à renforcer la justice sociale. Elle a souligné la nécessité d’accroître l’impact des politiques publiques sur les conditions de vie des femmes et des jeunes filles en milieu rural, tout en renforçant la concertation entre les acteurs nationaux, régionaux et locaux.

Plus de 6 400 projets financés par le programme « Raïdet »

En matière d’entrepreneuriat féminin, le programme national « Raïdet », dédié à l’entrepreneuriat féminin et à l’investissement, a permis de réaliser plus de 6 400 projets, pour des financements dépassant 63 millions de dinars.

Ce programme soutient notamment la création d’activités dans les industries agricoles et alimentaires, l’artisanat et les services, ainsi que la valorisation des chaînes de valeur et des ressources environnementales.

Le ministère intervient également en faveur de l’inclusion économique des travailleuses saisonnières dans le secteur agricole. Il entend, dans ce cadre, généraliser la création d’espaces dédiés à l’accompagnement, à la formation et à la commercialisation au profit des femmes et des jeunes filles dans les différentes régions du pays.

Par ailleurs, le département a mis en place une plateforme nationale consacrée à la commercialisation et à la vente des produits fabriqués par les femmes et les jeunes filles tunisiennes. Cette initiative vise à renforcer leurs capacités commerciales, à faciliter l’accès de leurs produits aux circuits de distribution et à élargir leurs débouchés sur les marchés nationaux et internationaux, en tirant parti des évolutions technologiques.

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Du 28 au 31 octobre, le SIAT met l’investissement agricole en vitrine

La 16e édition du Salon international de l’investissement agricole et de la technologie (SIAT 2026) se tiendra du 28 au 31 octobre au Parc des expositions du Kram. Au programme : innovations technologiques, opportunités d’investissement et partenariats pour une agriculture plus durable.

Organisé avec la participation des principaux acteurs du secteur agricole, le SIAT 2026 ambitionne de promouvoir les nouvelles technologies et de stimuler l’investissement dans une agriculture durable. L’annonce a été faite par l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) dans un communiqué publié mardi.

Ce rendez-vous professionnel constituera une vitrine des dernières innovations et des avancées de la recherche dans les domaines de l’agriculture, des industries agroalimentaires, de la pêche maritime et des services associés. Il permettra également de mettre en avant les produits agricoles contribuant à la sécurité alimentaire nationale, ainsi que ceux destinés à l’exportation et à la conquête de nouveaux marchés.

Des partenariats pour dynamiser l’investissement agricole

Le salon entend aussi favoriser les échanges entre investisseurs tunisiens et étrangers, avec pour objectif de faire émerger des projets communs et de développer la coopération commerciale et financière. Des rencontres professionnelles sont ainsi prévues pour présenter des plans d’affaires, des contrats de production et différentes opportunités de partenariat.

Le programme comprendra également des démonstrations pratiques consacrées aux nouvelles technologies et techniques visant à améliorer la productivité et à valoriser les produits agricoles et halieutiques. Les dispositifs de contrôle de la qualité, la certification des produits et les procédés de production modernes seront également à l’honneur.

L’innovation numérique au cœur de cette 16e édition

Un forum international consacré aux enjeux stratégiques de l’investissement agricole viendra compléter le programme. Il sera accompagné d’ateliers portant notamment sur la qualité et les nouvelles opportunités d’investissement, afin d’informer les opérateurs et de mettre en lumière les créneaux porteurs.

Cette édition accueillera par ailleurs le concours national « GREEN’TIC », dédié aux solutions fondées sur les technologies de l’information et de la communication appliquées à l’agriculture. Cette initiative vise à encourager l’innovation numérique et à promouvoir l’utilisation des nouvelles technologies au service du développement du secteur.

À travers cette 16e édition, le SIAT entend renforcer les échanges d’expertise, rapprocher les différents intervenants et soutenir la modernisation de l’agriculture tunisienne, dans un contexte où l’amélioration de la productivité, la valorisation des ressources et la transition vers des pratiques plus durables constituent des enjeux majeurs.

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Récolte des dattes : 20 millions de dinars de crédits sans garanties pour les petits agriculteurs

La Banque tunisienne de solidarité (BTS) a annoncé, mardi 14 octobre, la mobilisation d’une enveloppe de 20 millions de dinars au profit des petits agriculteurs de Kébili, Tozeur, Gafsa et Gabès. Ces financements prendront la forme de crédits saisonniers destinés à couvrir les besoins liés à la campagne des dattes 2026-2027.

Les prêts serviront notamment à financer la récolte et le stockage des dattes, mais aussi les travaux d’entretien et de préservation des oasis. L’objectif est de permettre aux petits exploitants de préparer la campagne dans de meilleures conditions et de sécuriser les opérations nécessaires à la valorisation de leur production.

Selon le communiqué de la banque, ces crédits seront accordés à un taux d’intérêt bancaire fixe, sans exigence de garanties ni d’apport personnel. Les procédures d’octroi seront simplifiées et les décaissements effectués dans des délais adaptés aux besoins des agriculteurs pendant la campagne.

Les bénéficiaires pourront accéder directement à ces financements ou passer par des sociétés coopératives de services agricoles, des groupements de développement agricole ou des sociétés communautaires opérant dans le secteur. Cette seconde possibilité sera encadrée par des conventions conclues à cet effet.

À travers ce dispositif, la BTS entend faciliter l’accès des petits agriculteurs au financement bancaire, tout en leur permettant de couvrir les dépenses saisonnières liées à la récolte et au stockage. Le programme vise également à soutenir l’entretien des oasis, dont la préservation constitue un enjeu pour la continuité de la production dattière dans les régions concernées.

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Houcine Rhili : « L’eau, l’électricité et les médicaments avant le stade d’El Menzah »

Face aux pénuries de médicaments, au stress hydrique et à la dégradation des infrastructures publiques, l’expert en ressources hydriques, Houcine Rhili, questionne les priorités de l’investissement public, alors que la rénovation du stade d’El Menzah pourrait coûter jusqu’à 480 millions de dinars.

L’eau et les médicaments devraient passer avant la rénovation d’un stade, fût-il d’El Menzah. C’est le message défendu par l’expert en ressources hydriques Houcine Rhili dans une déclaration à L’Économiste Maghrébin. Il souligne que le coût du projet de rénovation dudit stade impliquant la Chine pourrait atteindre les 480 millions de dinars (MDT). Il estime donc que cet investissement devrait être examiné à la lumière des besoins urgents du pays et des choix budgétaires qu’ils imposent.

 

Lire aussi: Stade d’El Menzah: une délégation chinoise attendue à Tunis

 

Houcine Rhili rappelle que la Tunisie fait face à des pénuries de médicaments, qui concerneraient près de 50 % des produits selon son estimation, ainsi qu’à la dégradation des infrastructures des hôpitaux locaux, régionaux et universitaires. Les insuffisances touchent également les routes et les transports publics, notamment le réseau ferroviaire et le métro.

La situation est tout aussi préoccupante dans les secteurs de l’eau et de l’électricité. L’expert fait état d’un déficit de capacité électrique estimé à 1 400 mégawatts pendant les heures de pointe. Concernant l’eau, il souligne le vieillissement des réseaux de distribution, dont une partie a plus de cinquante ans, et les pertes qui en résultent. Ces défaillances aggravent les difficultés d’approvisionnement en eau potable et contribuent au recours croissant des ménages à l’eau en bouteille, particulièrement durant l’été.

Dans ce contexte, Houcine Rhili s’interroge sur la pertinence de mobiliser plusieurs centaines de millions de dinars pour un stade fermé depuis près de vingt ans. Il ne conteste pas l’importance du sport, mais estime que les investissements publics devraient d’abord répondre aux besoins fondamentaux de la population, notamment en matière de santé, d’eau et de services essentiels.

 

Dans ce contexte, Houcine Rhili s’interroge sur la pertinence de mobiliser plusieurs centaines de millions de dinars pour un stade fermé depuis près de vingt ans.

 

Le site d’El Menzah, un potentiel foncier à valoriser

Au-delà du coût des travaux, l’expert remet en question le maintien du stade dans son emplacement actuel, au cœur d’une zone densément urbanisée. Les grandes rencontres sportives y provoquent des perturbations de la circulation et des transports, compte tenu de la concentration de la population et des activités dans ce secteur.

A cet égard, il précise qu’une autre option aurait pu consister à reconvertir le site en espace destiné à des investissements immobiliers et commerciaux générateurs de richesse, tout en construisant de nouveaux équipements sportifs dans des zones éloignées des grands ensembles résidentiels. Cette approche permettrait de valoriser le foncier et de mieux intégrer les infrastructures sportives dans l’aménagement urbain.

 

Le développement du sport ne peut se limiter à la construction de grands stades … En privilégiant les équipements destinés aux grandes compétitions sans investir suffisamment dans la pratique sportive de proximité, la Tunisie risque, estime-t-il, de négliger la formation à la base.

 

Houcine Rhili estime également que le développement du sport ne peut se limiter à la construction de grands stades. Il déplore le recul du sport scolaire, universitaire et de quartier, qui constitue un vivier essentiel pour la formation des jeunes talents. En privilégiant les équipements destinés aux grandes compétitions sans investir suffisamment dans la pratique sportive de proximité, la Tunisie risque, estime-t-il, de négliger la formation à la base. La modernisation des infrastructures ne garantit pas, à elle seule, de meilleures performances sportives.

Pour illustrer l’importance d’une stratégie économique fondée sur la création de richesse, il cite le Maroc, qui a développé ses infrastructures portuaires, notamment Tanger Med, tout en renforçant son industrie automobile et en transformant son secteur touristique. Ces activités ont contribué à consolider la place du royaume dans l’économie régionale. Pour l’expert, cette expérience montre l’intérêt de soutenir des secteurs capables de créer de la valeur, de développer les exportations et de générer des revenus. Les infrastructures sportives devraient accompagner cette dynamique plutôt que se substituer aux investissements productifs.

Projet chinois : quelles garanties pour la Tunisie ?

L’éventuel financement chinois ne suffit pas, selon Houcine Rhili, à conclure que la rénovation sera sans coût pour la Tunisie. Il rappelle que les entreprises chinoises intervenant à l’étranger peuvent bénéficier de garanties ou de contreparties accordées par les États partenaires, selon les modalités négociées pour chaque projet.

L’expert s’interroge donc sur les engagements pris par l’État tunisien dans le cadre de cette opération. Quelles garanties ont été accordées aux entreprises chinoises ? Des contreparties financières ou des engagements portant sur des actifs publics sont-ils prévus ? Pour lui, ces questions doivent être clarifiées afin d’évaluer les implications réelles du projet pour les finances publiques.

Présenter cette rénovation comme un financement sans coût pour le pays ne dispense pas d’examiner les conditions de l’accord et les obligations éventuelles de l’État. La transparence sur le montage financier est indispensable pour mesurer la portée réelle de cet engagement.

 

Lire également : Rénovation du Stade d’El Menzah : le coût d’une opportunité manquée!

 

Investir dans l’eau pour préserver les ressources du pays

Houcine Rhili estime que les ressources mobilisées pour le stade pourraient être consacrées à des projets répondant aux urgences du secteur hydrique. Il évoque notamment la recharge des nappes phréatiques, la modernisation des réseaux d’irrigation et la réduction des pertes d’eau. Ces investissements permettraient de préserver les ressources disponibles et d’améliorer la productivité agricole dans un contexte de stress hydrique croissant.

Au-delà du cas du stade d’El Menzah, l’expert pose la question de l’affectation des ressources publiques. Pour lui, les investissements doivent être évalués à l’aune des besoins les plus pressants de la population et de leur capacité à soutenir durablement l’économie tunisienne. Le développement des infrastructures sportives ne peut se faire au détriment de secteurs aussi essentiels que l’eau et la santé.

 

Les investissements doivent être évalués à l’aune des besoins les plus pressants de la population et de leur capacité à soutenir durablement l’économie tunisienne.

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L’IA va-t-elle réduire la semaine de travail à trois jours ?

Le fondateur d’Amazon estime que les gains de productivité liés à l’intelligence artificielle pourraient permettre à certains salariés de travailler moins tout en conservant un revenu suffisant pour leur famille. Une perspective qui relance le débat sur l’avenir du travail et le partage des richesses.

Et si la semaine de cinq jours n’était plus la norme de demain ? Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, entrevoit un avenir dans lequel les progrès de l’intelligence artificielle (IA) permettraient de réduire considérablement le temps consacré au travail. Dans un entretien accordé à Fox News, relayé notamment par Fortune et Business Insider en octobre 2026, l’entrepreneur américain a évoqué la possibilité pour certains salariés de subvenir aux besoins de leur famille en travaillant seulement trois jours par semaine.

Cette perspective repose sur une hypothèse : l’automatisation de nombreuses tâches et l’amélioration de la productivité pourraient permettre de produire davantage avec moins de travail humain. Les gains économiques qui en découleraient offriraient alors aux salariés une plus grande liberté dans l’organisation de leur temps et de leur vie professionnelle.

Une nouvelle organisation du travail en perspective

Pour Jeff Bezos, les gains de productivité pourraient également transformer le modèle économique des ménages. Selon ses déclarations rapportées par Fortune, certaines familles pourraient, à terme, ne plus avoir besoin de deux revenus pour maintenir leur niveau de vie. L’un des conjoints pourrait ainsi choisir de ne pas exercer d’activité professionnelle rémunérée, tandis que l’autre travaillerait moins de jours par semaine.

Cette vision repose sur l’idée que les bénéfices de l’IA ne se limiteraient pas aux entreprises, mais pourraient aussi se traduire par une amélioration du pouvoir d’achat et de la qualité de vie. Elle suppose toutefois que les gains générés par les nouvelles technologies se répercutent effectivement sur les salaires, les revenus des ménages et les conditions de travail, plutôt que de profiter essentiellement aux entreprises et à leurs actionnaires.

Amazon accélère ses investissements dans l’IA

Les perspectives évoquées par Jeff Bezos interviennent alors que les investissements dans l’intelligence artificielle prennent une ampleur considérable. Amazon prévoit de consacrer environ 200 milliards de dollars à ses dépenses d’investissement en 2026, notamment pour renforcer ses infrastructures technologiques et développer ses activités liées au cloud et à l’IA, selon les résultats financiers publiés par le groupe en février 2026.

Parallèlement, le géant américain du commerce en ligne a engagé d’importantes réductions d’effectifs. En octobre 2025, Amazon avait annoncé une première vague de suppressions de postes dans le cadre d’une réorganisation visant notamment à réduire les niveaux hiérarchiques et à gagner en efficacité. En janvier 2026, le groupe a annoncé la suppression d’environ 16 000 postes supplémentaires. Ces décisions illustrent les transformations en cours dans les grandes entreprises technologiques, même si elles ne peuvent pas être attribuées exclusivement à l’intelligence artificielle.

Entre promesse de prospérité et incertitudes sociales

Jeff Bezos n’est pas le seul dirigeant technologique à anticiper une transformation profonde du travail. Elon Musk a notamment estimé, en janvier 2026, que les progrès de l’IA et de la robotique pourraient rendre le travail facultatif dans un horizon de dix à vingt ans.

Mais entre ces projections et leur concrétisation, plusieurs questions restent ouvertes. Une hausse de la productivité ne garantit pas automatiquement une réduction du temps de travail, une progression des salaires ou une redistribution équitable des richesses. Les effets de l’IA dépendront notamment des choix des entreprises, des politiques publiques et des mécanismes de partage des gains économiques.

La semaine de trois jours annoncée dans ces scénarios reste donc une perspective, et non une évolution généralisée déjà engagée. Le véritable enjeu sera de déterminer si l’intelligence artificielle permettra aux salariés de travailler moins pour vivre mieux, ou si ses gains profiteront principalement aux entreprises qui la déploient.

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De l’Ariana, Sousse et Béja à la Chine : 3 élèves tunisiens brillent aux Olympiades de mathématiques

Trois élèves tunisiens se sont distingués lors de la 67ᵉ édition des Olympiades internationales de mathématiques, organisée à Shanghai, en Chine, du 13 au 21 juillet 2026. Ils ont remporté deux médailles de bronze et une mention honorable.

Mohamed Karim Bouallag, originaire de l’Ariana, et Yassine Boumiza, de Sousse, ont décroché chacun une médaille de bronze, tandis que Youssef Halim Ajmi, de Béja, a obtenu une mention honorable.

Ces distinctions mettent en lumière le potentiel des jeunes talents tunisiens dans les disciplines scientifiques et mathématiques, ainsi que leur capacité à se mesurer à des candidats venus du monde entier.

La compétition a réuni des élèves issus de nombreux pays autour d’épreuves exigeantes faisant appel au raisonnement logique, à la créativité et à la maîtrise des concepts mathématiques.

La Chine s’est classée à la première place de cette édition. La 68ᵉ édition des Olympiades internationales de mathématiques est prévue en Hongrie en 2027.

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La Tunisie dans le viseur des entreprises sud-coréennes de l’automobile

La Tunisie suscite l’intérêt des entreprises sud-coréennes spécialisées dans les composants automobiles, qui souhaitent nouer des partenariats durables et explorer de nouvelles opportunités d’investissement. Une délégation d’industriels, de chercheurs et de représentants du secteur technologique a rencontré, lundi, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh.

Les entreprises sud-coréennes s’intéressent de près aux perspectives offertes par l’industrie tunisienne des composants automobiles. Cette volonté de renforcer les relations économiques entre les deux pays s’est manifestée lors d’une rencontre entre le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et une délégation sud-coréenne composée de responsables d’entreprises du secteur, de représentants de pôles technologiques et de centres de recherche et d’innovation, ainsi que de membres de l’Association coréenne de l’industrie automobile.

La rencontre s’est déroulée en présence de l’ambassadeur de la République de Corée du Sud en Tunisie, Lee Tae-won, de Mariem Loumi, présidente de l’Association tunisienne des fabricants de composants automobiles, et de Mehdi Mahjoub, vice-président de la Chambre de commerce tuniso-coréenne, ainsi que de responsables des structures tunisiennes chargées de la promotion et de l’accompagnement de l’investissement.

À cette occasion, Samir Abdelhafidh a salué la qualité de la coopération bilatérale et exprimé son souhait de voir cette visite donner un nouvel élan aux relations économiques entre les deux pays, notamment dans les domaines de l’investissement et du partenariat industriel.

Le ministre a également mis en avant les atouts compétitifs de la Tunisie, en particulier les compétences de ses ressources humaines et sa position géographique stratégique. Il a souligné les progrès réalisés par l’industrie tunisienne des composants automobiles et l’expertise acquise par le secteur, qui lui permet de s’intégrer aux chaînes de valeur mondiales.

De leur côté, les représentants sud-coréens ont exprimé l’intérêt de leurs entreprises pour la mise en place de partenariats à long terme avec la Tunisie. Cet intérêt concerne aussi bien la fabrication de composants automobiles que la recherche et l’innovation technologique.

La délégation a notamment souligné le rôle stratégique que pourrait jouer la Tunisie comme plateforme pour développer les activités des entreprises sud-coréennes sur les marchés africains et européens.

Les deux parties ont enfin insisté sur la nécessité d’intensifier les échanges et la coordination entre les acteurs concernés afin de concrétiser des projets industriels et technologiques répondant à leurs intérêts communs.

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Les exportations tunisiennes progressent vers la France et l’Italie

Les exportations tunisiennes vers la France et l’Italie ont progressé respectivement de 5,4 % et de 5 % au cours des neuf premiers mois de 2026. L’Union européenne demeure le principal débouché des produits tunisiens, avec 70,2 % des exportations totales, selon les données de l’Institut national de la statistique (INS).

Les échanges commerciaux de la Tunisie avec ses principaux partenaires européens poursuivent leur progression. Entre janvier et septembre 2026, les exportations tunisiennes vers la France ont augmenté de 5,4 %, tandis que celles destinées à l’Italie ont progressé de 5 %, selon les résultats du commerce extérieur publiés lundi 12 octobre par l’INS.

L’Allemagne enregistre également une hausse des exportations tunisiennes, de l’ordre de 3,9 % sur la même période.

Au total, les exportations tunisiennes vers l’Union européenne ont atteint 35,386 milliards de dinars à fin septembre 2026, contre 32,623 milliards un an auparavant, soit 70,2 % des exportations totales du pays.

La France demeure le premier partenaire de la Tunisie en matière d’exportations, avec une part de 22,7 % du total, devant l’Italie (16,6 %) et l’Allemagne (14 %).

En parallèle, les importations tunisiennes en provenance de l’Union européenne ont atteint 32 milliards de dinars au cours des neuf premiers mois de 2026, contre 27,305 milliards durant la même période de 2025. Les achats auprès de la France ont augmenté de 18,1 %, tandis que ceux en provenance d’Italie ont progressé de 18,6 %.

Malgré cette progression des échanges, le déficit commercial global de la Tunisie s’est établi à 20,997 milliards de dinars à fin septembre 2026, tandis que le taux de couverture des importations par les exportations a reculé à 70,6 %, contre 73,5 % un an auparavant.

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Santé mentale : l’OMS appelle à écouter sans juger

À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée le 10 octobre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), bureau de Tunisie, rappelle l’importance du soutien psychologique et de l’écoute bienveillante envers les personnes traversant des périodes de détresse psychologique.

Dans un message de sensibilisation, l’organisation onusienne souligne que le soutien psychologique commence par des gestes simples du quotidien : accorder du temps et de l’espace aux personnes pour exprimer leurs émotions, les écouter attentivement sans les interrompre et prendre leurs difficultés au sérieux, sans jugement ni critique.

L’OMS recommande également d’encourager les personnes en souffrance psychologique à solliciter une aide spécialisée lorsque cela est nécessaire. Elle insiste sur le fait que demander un accompagnement psychologique ne constitue pas un signe de faiblesse.

Au-delà des relations individuelles, l’organisation appelle les décideurs et les prestataires de services de santé mentale à mieux prendre en compte les expériences des personnes vivant avec des troubles psychiques. Elle préconise leur participation active à la conception des services, à l’élaboration des politiques et aux prises de décision qui influent sur leur quotidien, afin de mieux répondre à leurs besoins réels.

L’OMS insiste ainsi sur la nécessité de développer une culture de l’écoute et de la compréhension. Elle invite chacun à prendre l’initiative de s’enquérir de l’état des personnes qui lui sont chères, à leur offrir un espace pour exprimer leurs émotions et à les écouter avec attention et bienveillance.

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Tunisie : le déficit commercial frôle les 21 milliards de dinars, l’énergie en cause

Le déficit commercial de la Tunisie s’est établi à 20,997 milliards de dinars au cours des neuf premiers mois de 2026, dont près de la moitié provient du secteur énergétique. Malgré la progression des exportations de 8,6 %, la hausse plus rapide des importations a ramené le taux de couverture à 70,6 %.

Le déficit commercial tunisien continue de se creuser, sous l’effet notamment de la facture énergétique. Selon les résultats du commerce extérieur aux prix courants de septembre 2026, publiés lundi 12 octobre par l’Institut national de la statistique (INS), le déficit commercial a atteint 20,997 milliards de dinars sur les neuf premiers mois de l’année.

Le secteur énergétique en représente à lui seul 10,480 milliards de dinars, contre 8,106 milliards durant la même période de 2025. Hors énergie, le déficit commercial s’est établi à 10,517 milliards de dinars. À l’inverse, le groupe des produits alimentaires a dégagé un excédent de 919,8 millions de dinars.

Les importations progressent plus vite que les exportations

Entre janvier et septembre 2026, les exportations tunisiennes ont augmenté de 8,6 %, pour atteindre 50,4 milliards de dinars, contre 46,420 milliards un an auparavant. Dans le même temps, les importations ont progressé de 13,1 %, passant de 63,147 milliards à 71,397 milliards de dinars.

Cette évolution a entraîné une dégradation du taux de couverture des importations par les exportations, qui s’est établi à 70,6 %, contre 73,5 % durant la même période de 2025 et 77,5 % au cours des neuf premiers mois de 2024.

L’huile d’olive soutient les exportations

La progression des exportations repose notamment sur les industries mécaniques et électriques, en hausse de 9,9 %, ainsi que sur les industries agroalimentaires, qui ont enregistré une augmentation de 20,3 %.

Cette dernière performance s’explique en particulier par la hausse des ventes d’huile d’olive, dont la valeur a atteint 4,006 milliards de dinars, contre 2,915 milliards durant les neuf premiers mois de 2025.

Les exportations du secteur énergétique ont également progressé de 43,1 %, portées notamment par les produits raffinés, dont les ventes sont passées de 610,4 millions à 1,396 milliard de dinars.

En revanche, les exportations de phosphate et de ses dérivés ont reculé de 16,5 %, tandis que celles du textile, de l’habillement et du cuir ont diminué de 4,7 %.

Du côté des importations, la hausse concerne l’ensemble des groupes de produits. Les achats de produits énergétiques ont augmenté de 32 %, ceux des produits alimentaires de 16,3 %, des biens de consommation de 9,5 %, des matières premières et demi-produits de 9,6 % et des biens d’équipement de 6,3 %.

L’Union européenne concentre 70 % des exportations

L’Union européenne demeure le principal débouché des produits tunisiens. Sur les neuf premiers mois de 2026, les exportations vers le marché européen ont atteint 35,386 milliards de dinars, soit 70,2 % du total, contre 32,623 milliards durant la même période de 2025.

Les ventes ont progressé vers la France (+5,4 %), l’Italie (+5 %) et l’Allemagne (+3,9 %). Des replis ont toutefois été enregistrés vers l’Irlande (-7,1 %) et la Slovaquie (-0,7 %).

Sur les marchés arabes, les exportations tunisiennes ont fortement augmenté vers l’Égypte (+78,6 %) et l’Arabie saoudite (+52,1 %). Elles sont restées quasiment stables vers la Libye, avec une légère hausse de 0,03 %, tandis qu’elles ont diminué vers le Maroc (-22,1 %) et l’Algérie (-11 %).

En termes de répartition géographique, la France représente 22,7 % des exportations tunisiennes, suivie de l’Italie (16,6 %), de l’Allemagne (14 %), de l’Espagne (5,3 %) et de la Libye (3,6 %).

Les importations européennes en hausse

Les importations tunisiennes en provenance de l’Union européenne ont atteint 32 milliards de dinars à fin septembre 2026, soit 44,8 % du total, contre 27,305 milliards un an auparavant.

Les achats ont augmenté depuis la France (+18,1 %) et l’Italie (+18,6 %). À l’inverse, les importations en provenance de Bulgarie ont reculé de 1,8 % et celles du Portugal de 7,7 %.

En dehors de l’Union européenne, les importations ont progressé depuis la Turquie (+6,7 %), l’Inde (+3,2 %) et la Chine (+7,5 %). En revanche, elles ont fortement diminué depuis la Russie (-54 %) et le Royaume-Uni (-22,7 %).

Ces résultats mettent en évidence le poids persistant de la facture énergétique dans le déficit commercial tunisien, tandis que la progression des importations, supérieure à celle des exportations, continue de peser sur l’équilibre des échanges extérieurs.

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African ESG Summit : 150 rendez-vous B2B, qui sème les contacts récolte les opportunités

Plus de 150 rendez-vous d’affaires ont réuni entreprises, experts et prestataires spécialisés en ESG lors de la quatrième édition de l’African ESG Summit. Organisées par Managers, ces rencontres ciblées rapprochent les entreprises des solutions dont elles ont besoin pour développer leurs activités et nouer de nouveaux partenariats.

Qui sème les contacts récolte les opportunités. Le 8 octobre 2026, les sessions « ESG Solutions Providers », organisées par Managers dans le cadre de la quatrième édition de l’African ESG Summit, ont donné corps à cette idée. En une matinée, plus de 150 rendez-vous B2B, programmés à l’avance, ont mis en relation des entreprises en quête de solutions avec des experts et prestataires spécialisés dans les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

Le principe : permettre aux participants de rencontrer les bons interlocuteurs, sans perdre de temps dans une recherche de partenaires parfois longue et complexe. Dans un contexte où les exigences de durabilité pèsent de plus en plus sur les relations commerciales et l’accès aux marchés internationaux, ces rencontres offrent aux entreprises un cadre propice pour identifier des solutions adaptées à leurs besoins.

L’intérêt du format se mesure surtout à ce que les participants peuvent en retirer. Pour certains, il s’agit de trouver un fournisseur ou une expertise spécifique. Pour d’autres, de nouer des contacts dans le financement, le conseil ou l’accompagnement stratégique. Les témoignages recueillis illustrent cette diversité de besoins et d’opportunités.

Des besoins précis, des partenaires à portée de main

Pour Syrine Sayah Ghedira, fondatrice des laboratoires Jouvance, marque de cosmétiques biologiques, la participation à ces rencontres répond à un objectif concret : trouver des solutions pour renforcer les dimensions environnementale et sociale de ses produits et améliorer leur attractivité sur les marchés internationaux.

Les échanges directs avec des fournisseurs et des partenaires potentiels lui permettent d’explorer des pistes adaptées à son activité, avec un enjeu de taille : accompagner le développement de la marque et ses ambitions à l’export.

Rania Sakly, consultante en finance et fondatrice de Pathfinder Advisory, cabinet spécialisé dans l’accompagnement des start-up et des PME, est venue, elle aussi, avec des perspectives de coopération en tête.

Ses échanges avec une entreprise et une compagnie d’assurance ont notamment ouvert des pistes de partenariat autour de l’accompagnement des entreprises, de la finance verte et du développement sur les marchés internationaux. Elle souligne également l’intérêt de la diversité des profils présents : experts financiers, juristes, spécialistes ESG et professionnels de terrain peuvent apporter des compétences complémentaires.

Ces expériences illustrent l’intérêt des rendez-vous préprogrammés : en réunissant des interlocuteurs aux expertises et aux besoins compatibles, ils permettent d’aller plus directement à l’essentiel. Les discussions peuvent ensuite se poursuivre au-delà de l’événement, avec l’objectif de concrétiser les pistes identifiées.

Les fournisseurs de solutions profitent eux aussi de ces rencontres pour faire connaître leur expertise et élargir leur réseau. Souha Bejaoui, CEO et fondatrice de ProVerdy, développe des solutions destinées à faciliter la mesure de l’empreinte carbone et à rendre les enjeux de durabilité plus accessibles aux entreprises.

Pour elle, les rendez-vous B2B représentent une occasion de nouer de nouveaux contacts, de retrouver des clients et d’identifier des partenaires potentiels. Elle souligne également l’intérêt des sessions de formation pour sensibiliser les participants aux enjeux de la durabilité et favoriser les échanges entre professionnels. Autant d’occasions de rapprocher les acteurs du secteur et de faire avancer les initiatives en faveur du développement durable.

L’ESG, un enjeu commercial autant que stratégique

La demande de solutions spécialisées s’inscrit dans une évolution plus large des marchés. Les exigences des donneurs d’ordre et des partenaires internationaux poussent les entreprises à accorder davantage d’attention aux critères ESG. Pour les PME tunisiennes, l’enjeu est notamment de trouver les compétences nécessaires pour répondre à ces attentes et préserver leur compétitivité.

Les rencontres organisées dans le cadre de l’African ESG Summit permettent ainsi aux entreprises de découvrir des expertises en gestion des risques, en finance verte ou en accompagnement stratégique. Autant de domaines dans lesquels le choix d’un partenaire adapté peut faciliter l’intégration des critères de durabilité dans les pratiques de l’entreprise.

Pour les prestataires, ces rendez-vous constituent également une occasion de présenter leur savoir-faire à des entreprises susceptibles d’avoir besoin de leurs services. Le dispositif rapproche ainsi deux catégories d’acteurs : ceux qui recherchent des solutions et ceux qui sont en mesure de les proposer.

Des rencontres ciblées, des opportunités à saisir

150 rendez-vous, une matinée et autant d’occasions de faire avancer les affaires. Avec les sessions « ESG Solutions Providers », Managers transforme le networking en un véritable accélérateur de contacts et de partenariats. Grâce à des rencontres programmées à l’avance, les entreprises ne viennent pas simplement échanger des cartes de visite : elles rencontrent des interlocuteurs ciblés, présentent leurs besoins, valorisent leur expertise et identifient des solutions adaptées.

En réunissant, dans un même espace, des entreprises en quête de réponses et des prestataires capables de les accompagner, le dispositif crée un terrain favorable aux synergies commerciales et ouvre de nouvelles perspectives de collaboration. Une approche B2B pensée pour faire gagner du temps, multiplier les connexions utiles et rapprocher les acteurs qui ont de bonnes raisons de travailler ensemble.

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La Tunisie au sommet mondial pour les diplômés en sciences et ingénierie

La Tunisie occupe la première place mondiale en matière de proportion de diplômés de l’enseignement supérieur dans les filières scientifiques et d’ingénierie, avec un taux de 37,93 %, selon le Global Innovation Index, publié par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI).

D’après les données relayées par la page officielle de l’Ordre des ingénieurs tunisiens sur Facebook, la Tunisie devance l’Ouzbékistan, qui affiche un taux de 36,76 %, et les Émirats arabes unis, avec 36,45 %. Brunei Darussalam arrive en quatrième position, avec 35,86 %, suivi de l’Allemagne, qui enregistre 35,76 %.

Ce classement met en évidence le poids de la formation scientifique et technique en Tunisie. Il souligne également le potentiel du capital humain tunisien et les compétences susceptibles de contribuer à l’innovation, au progrès technologique et au développement économique du pays.

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Santé mentale : l’OMS appelle à écouter sans juger

À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée le 10 octobre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), bureau de Tunisie, rappelle l’importance du soutien psychologique et de l’écoute bienveillante envers les personnes traversant des périodes de détresse psychologique.

Dans un message de sensibilisation, l’organisation souligne que le soutien psychologique commence par des gestes simples du quotidien : accorder du temps et de l’espace aux personnes pour exprimer leurs émotions, les écouter attentivement sans les interrompre et prendre leurs difficultés au sérieux, sans jugement ni critique.

L’OMS recommande également d’encourager les personnes en souffrance psychologique à solliciter une aide spécialisée lorsque cela est nécessaire. Elle insiste sur le fait que demander un accompagnement psychologique ne constitue pas un signe de faiblesse.

Au-delà des relations individuelles, l’organisation appelle les décideurs et les prestataires de services de santé mentale à mieux prendre en compte les expériences des personnes vivant avec des troubles psychiques. Elle préconise leur participation active à la conception des services, à l’élaboration des politiques et aux prises de décision qui influent sur leur quotidien, afin de mieux répondre à leurs besoins réels.

L’OMS insiste ainsi sur la nécessité de développer une culture de l’écoute et de la compréhension. Elle invite chacun à prendre l’initiative de s’enquérir de l’état des personnes qui lui sont chères, à leur offrir un espace pour exprimer leurs émotions et à les écouter avec attention et bienveillance.

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SNJT : les neuf membres du nouveau bureau exécutif élus

Le septième congrès du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), également 29ᵉ congrès de la profession, s’est tenu les 10 et 11 octobre 2026 à Tunis. À l’issue du scrutin, Zied Dabbar a été réélu à la tête du syndicat, avec 336 voix.

Selon les résultats annoncés par le syndicat sur sa page officielle Facebook, les élections, organisées conformément aux statuts et au règlement intérieur du SNJT, ont permis de désigner les neuf membres du nouveau bureau exécutif. Zied Dabbar arrive en tête avec 336 voix, suivi de Jihane Louati, qui en a obtenu 299, et d’Amine Dhbaïbi, avec 290 voix. Adel Riahi a recueilli 265 voix, tandis que Siwar Amaïdia et Habiba Abidi ont obtenu chacune 263 voix.

Le nouveau bureau exécutif comprend également Abderraouf Bali (255 voix), Karim Ouanes (242 voix), et Bouchra Sellami (241 voix).

Par ailleurs, quatre membres suppléants ont été élus : Aouatif Jebali (222 voix), Nour Eddine Ahmed (216 voix), Slim Boukhdhir (160 voix) et Nadra Ben Rajeb (95 voix).

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Zied Dabbar : « Libérez les journalistes et mettez fin aux poursuites »

Le président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Zied Dabbar, a appelé à la libération immédiate des journalistes détenus et à l’arrêt des poursuites et des procès visant des dizaines de professionnels des médias.

Lors de l’ouverture du septième congrès du SNJT, il a dressé un constat préoccupant de la situation de la presse en Tunisie, évoquant des journalistes emprisonnés, d’autres confrontés à des condamnations judiciaires et certains contraints de quitter le pays.

Zied Dabbar a notamment demandé la libération de Mourad Zeghidi, Zied El Heni, Mohamed Youssefi et Borhen Bsaies. Il a également exprimé son soutien aux familles des journalistes détenus, soulignant les souffrances liées à l’attente et à l’incertitude.

Le président du syndicat a assuré que le SNJT continuerait à défendre ses membres, quelles que soient les circonstances. Il a également insisté sur l’importance de préserver l’indépendance du syndicat, tout en renforçant les alliances avec les organisations nationales, les syndicats et les associations de défense des droits humains.

Selon lui, la liberté de la presse constitue un droit de la société et non un privilège réservé aux journalistes. Il a rappelé que l’indépendance des médias repose notamment sur celle des journalistes, qui nécessite la garantie de leurs droits professionnels et sociaux ainsi que des conditions de travail au sein d’organisations médiatiques viables.

En conclusion, Zied Dabbar a réaffirmé la volonté du SNJT de rester un espace ouvert à la diversité des opinions et de poursuivre son engagement en faveur de la liberté de la presse et de la dignité des journalistes, indépendamment des changements de direction et des échéances syndicales.

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La Tunisie parmi les pays prioritaires de la coopération espagnole

La Tunisie figure parmi les pays prioritaires du sixième Plan directeur de coopération de l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement. Cette orientation ouvre de nouvelles perspectives de partenariat entre les deux pays, notamment dans le développement durable, la transition écologique et l’inclusion économique et sociale.

Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a salué cette décision lors d’une cérémonie organisée vendredi soir à l’occasion de la fête nationale espagnole, soulignant le potentiel de développement des relations bilatérales.

L’Espagne occupe la quatrième place parmi les partenaires commerciaux de la Tunisie au sein de l’Union européenne, ainsi que parmi les investisseurs étrangers dans le pays. Le ministre a appelé à mieux exploiter ces atouts afin de renforcer et de diversifier les échanges économiques et commerciaux.

Il a également insisté sur l’importance de consolider les liens entre les secteurs privés des deux pays, notamment à travers le Conseil d’affaires tuniso-espagnol et la Chambre tuniso-espagnole de commerce et d’industrie, ainsi que d’explorer les possibilités offertes par les initiatives espagnoles destinées à l’Afrique et au monde arabe.

Les perspectives de coopération concernent également la gestion des ressources en eau, l’agriculture face aux défis climatiques, le tourisme durable et la valorisation du patrimoine. Le ministre a enfin souligné l’intérêt de renforcer les échanges universitaires, de faciliter la mobilité étudiante et de mobiliser les compétences tunisiennes établies en Espagne, notamment dans les technologies de l’information, l’intelligence artificielle, la recherche scientifique et les énergies durables.

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