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Natation : Ahmed Hafnaoui rafle trois titres à l’Open des Alpes

Le Tunisien Ahmed Hafnaoui a remporté trois médailles d’or, sur 400, 800 et 1 500 mètres nage libre, lors de l’Open des Alpes, en France. Il y a aussi réalisé le minima B pour les Championnats du monde en petit bassin sur 800 mètres, sans que cela vaille qualification automatique.

Sur le bassin de 25 mètres, le champion olympique a signé 3 min 43 s 09 sur 400 mètres, puis 7 min 48 s 69 sur 800 mètres, chrono qui lui ouvre la voie du minima B. Il a surtout dominé le 1 500 mètres en 15 min 03 s 12, avec environ vingt secondes d’avance sur ses concurrents.

Ces résultats sont encourageants pour un nageur très attendu depuis ses exploits passés : titre olympique sur 400 mètres aux Jeux de Tokyo en 2021, puis deux titres mondiaux sur 800 et 1 500 mètres à Fukuoka en 2023. Ils ne suffisent toutefois pas à préjuger de la suite de sa saison.

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Le CMF lance sa première revue pour décrypter le marché financier tunisien

Le Conseil du Marché Financier (CMF) lance la première édition de sa revue, une publication semestrielle qui ambitionne de renforcer la transparence, de consolider l’information financière et d’apporter un éclairage analytique sur les évolutions du marché tunisien. Au programme : des indicateurs chiffrés arrêtés au 30 juin 2026, cinq études thématiques et un bilan de l’activité institutionnelle du régulateur.

Le Conseil du Marché Financier (CMF) enrichit le paysage de l’information financière en Tunisie avec le lancement de la première édition de sa revue. Présentée par Hatem Smiri, président du Collège du Conseil du Marché Financier Délégué, cette nouvelle publication entend mettre à la disposition des investisseurs, des émetteurs, des professionnels du marché et des observateurs une lecture structurée de l’activité financière, combinant données statistiques, analyses thématiques et actualités réglementaires.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la complexification des instruments financiers, l’évolution des risques et le renouvellement des attentes des investisseurs. Pour le régulateur, l’enjeu ne se limite plus à la surveillance et au contrôle des opérations. Il consiste également à contribuer à la production et à la diffusion d’une information fiable, accessible et pertinente, susceptible d’éclairer les décisions des acteurs du marché et d’alimenter la réflexion sur le développement de la place financière tunisienne.

Dans son avant-propos, Hatem Smiri souligne ainsi la nécessité de rapprocher la rigueur de l’analyse scientifique des réalités de la pratique réglementaire. La revue se veut un espace de réflexion sur les problématiques structurelles du marché financier, tout en assurant un suivi factuel des évolutions réglementaires et institutionnelles.

Une photographie chiffrée du marché au premier semestre 2026

La première partie de la publication, consacrée aux « Indicateurs du marché financier », rassemble les principales données statistiques arrêtées au 30 juin 2026. Elle propose notamment un suivi des indices TUNINDEX et TUNINDEX20, une analyse de la performance boursière et de sa répartition sectorielle, ainsi qu’un examen de la capitalisation boursière et des volumes de transactions.

D’autres indicateurs complètent ce panorama, notamment la participation étrangère, la liquidité et la volatilité du marché. La revue s’intéresse également au marché primaire des actions, au marché obligataire, à la structure des comptes-titres et à l’activité des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM).

Chaque rubrique associe tableaux statistiques, représentations graphiques et commentaires analytiques. L’objectif est de dépasser la simple présentation des chiffres pour en faciliter la lecture et permettre aux différents intervenants d’appréhender les tendances qui caractérisent le marché financier tunisien.

Cette approche vise à fournir une base d’information consolidée aux investisseurs et aux professionnels, tout en contribuant à une meilleure compréhension du fonctionnement et des évolutions de la place financière.

Cinq études sur les enjeux structurels et réglementaires

Au-delà des statistiques, la revue accorde une place importante à l’analyse des transformations du marché. Sa deuxième partie, intitulée « Études et Analyses », réunit cinq contributions élaborées par les cadres du CMF autour de problématiques financières et réglementaires d’actualité.

Le marché des obligations privées en Tunisie figure parmi les thèmes retenus, dans un contexte où la diversification des sources de financement constitue un enjeu pour les entreprises et pour le développement du marché des capitaux. La revue aborde également le crowdfunding en investissement, un mécanisme qui s’inscrit dans la réflexion sur l’élargissement des modes de financement.

La publication traite par ailleurs du reporting environnemental, social et de gouvernance (ESG) des sociétés faisant appel public à l’épargne. Cette thématique renvoie à la place croissante des informations extra-financières dans l’évaluation des entreprises et à l’évolution des exigences de transparence à l’égard des investisseurs.

Deux autres contributions sont consacrées à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Elles portent, d’une part, sur l’approche fondée sur les risques et, d’autre part, sur la mise en œuvre de ces exigences par les entités assujetties au contrôle du CMF.

À travers ces cinq études, le régulateur entend apporter un éclairage sur des questions qui touchent aussi bien au financement de l’économie qu’à la conformité réglementaire, à la gouvernance et à la protection de l’intégrité du marché. Les analyses sont réalisées par ses équipes internes, dont l’expertise est mobilisée pour rapprocher les problématiques théoriques des réalités opérationnelles.

La transparence et la culture financière au cœur de la démarche

La troisième partie de la revue est consacrée aux « Actualités du Conseil du Marché Financier ». Elle retrace les principaux événements organisés par le Conseil au cours du semestre, ainsi que sa participation à des rencontres et à des instances internationales.

Cette rubrique complète les données de marché et les études thématiques par un suivi de l’action institutionnelle du régulateur. L’ensemble repose ainsi sur une architecture en trois volets : mesurer l’activité du marché, analyser ses enjeux et rendre compte des initiatives du CMF.

Pour Hatem Smiri, cette démarche s’inscrit dans une ambition plus large de consolidation de la transparence, de l’intégrité et du développement du marché financier tunisien. La diffusion d’une information objective et accessible doit également contribuer à élargir la culture financière auprès des investisseurs, des chercheurs, des praticiens et, plus généralement, de toutes les personnes intéressées par le fonctionnement du marché.

La réalisation de cette première édition a bénéficié de la contribution des cadres du CMF, ainsi que de la collaboration de la Bourse des valeurs mobilières de Tunis (BVMT) et de Tunisie Clearing, dont les données et l’appui ont participé à l’élaboration de la publication.

Un nouveau rendez-vous pour la place financière tunisienne

Avec cette première édition, le CMF entend installer une publication appelée à s’inscrire dans la durée. Le défi sera de maintenir la régularité de ce rendez-vous, la qualité des analyses et l’actualité des informations proposées, afin d’en faire un outil de référence pour les professionnels du marché, les investisseurs et la communauté académique.

Au-delà de sa fonction documentaire, cette revue traduit une conception élargie du rôle du régulateur : à la mission de contrôle s’ajoute celle de contribuer à la connaissance du marché, à la diffusion des bonnes pratiques et à l’approfondissement du débat sur son développement.

En réunissant statistiques, analyses spécialisées et informations institutionnelles dans un même support, le CMF pose ainsi les bases d’un dispositif de suivi et de réflexion destiné à accompagner les évolutions du marché financier tunisien et à mieux faire connaître sa contribution au financement de l’économie nationale.

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Enda mise sur l’entrepreneuriat vert et prépare un prix ouvert à l’Afrique

Avec 100 000 dinars de récompenses pour trois projets tunisiens, le Prix Michael Philip Cracknell pour l’Environnement entend soutenir des initiatives concrètes face aux défis écologiques. Dès 2027, le concours devrait s’ouvrir aux porteurs de projets africains, selon Essma Ben Hamida.

Trois projets, 100 000 dinars de récompenses et une ambition continentale annoncée pour 2027. Enda a dévoilé, le 8 octobre 2026 au Musée national du Bardo, les lauréats de la première édition du Prix Michael Philip Cracknell pour l’Environnement. Créée en hommage au cofondateur de l’organisation, décédé en juillet 2024, cette initiative vise à donner davantage de moyens aux acteurs qui développent des solutions aux problèmes environnementaux en Tunisie.

Le premier prix de 50 000 dinars revient à Houssem Hamdi pour Soli Green, porté par Tounes Clean Up. Mohamed Rammeh décroche le deuxième prix, doté de 30 000 dinars, pour Zigofiltre, associé à Wayout. Le troisième prix, d’une valeur de 20 000 dinars, est attribué à Firas Khelifi pour Jninet El Hafsia, porté par Blue Fish. Pour Enda, l’enjeu dépasse la distinction de projets déjà engagés. Il s’agit de renforcer leur capacité à se développer et à produire des résultats sur le terrain, tout en mobilisant de nouveaux acteurs autour de la transition environnementale. La première édition a suscité 200 candidatures, dont 171 reçues dans les délais, en provenance des 24 gouvernorats. Après une première vérification, 93 dossiers ont été soumis à une évaluation technique. Trente-trois initiatives ont ensuite été présentées au jury, avant la sélection de dix finalistes, auditionnés le 19 septembre.

Les chiffres communiqués par Enda montrent la place prise par l’initiative entrepreneuriale dans cette compétition : 69 % des candidatures proviennent de startups, d’entrepreneurs ou de porteurs individuels. Les associations, organisations de la société civile et clubs environnementaux représentent, pour leur part, 23 % des candidatures. Les problématiques liées aux déchets et à l’économie circulaire dominent les projets évalués techniquement, avec 53 % des dossiers. Près de 30 % portent sur l’eau, la résilience climatique et l’adaptation, tandis que 12 % concernent l’agriculture, les sols et la biodiversité. Cette répartition met en évidence les domaines dans lesquels les porteurs de projets cherchent à apporter des réponses, notamment à travers des initiatives susceptibles d’associer impact environnemental et développement économique local.

Le projet de Houssem Hamdi, récompensé par le premier prix, prévoit la plantation de 12 millions d’arbres d’essences locales à l’horizon 2035. Il repose également sur l’implication des populations locales dans des projets économiques liés aux forêts tunisiennes.

Selon le lauréat, le programme a déjà permis de planter 2,2 millions d’arbres. Il vise aussi à mobiliser 1 000 femmes et plus de 5 000 bénévoles. La dotation de 50 000 dinars distingue ainsi une initiative qui associe restauration des écosystèmes, mobilisation citoyenne et participation économique.

Les deux autres projets récompensés illustrent la diversité des initiatives retenues. Zigofiltre, porté par Mohamed Rammeh, et Jninet El Hafsia, porté par Firas Khelifi, figurent parmi les solutions sélectionnées par le jury. Les informations communiquées lors de la cérémonie ne détaillent toutefois pas suffisamment leurs dispositifs techniques pour en évaluer plus précisément les résultats attendus.

L’évolution annoncée pour la prochaine édition constitue l’un des principaux prolongements de cette première expérience. Essma Ben Hamida a indiqué que le prix devrait s’ouvrir aux initiatives africaines dès 2027. Cette décision fait notamment suite à la réception d’une candidature malienne lors de cette première édition, qui n’a pas pu être retenue, le concours étant réservé aux projets tunisiens. « On ne peut pas le garder tunisien », a déclaré la cofondatrice d’Enda, en évoquant l’élargissement du dispositif. Les modalités de cette ouverture restent à préciser. Elle pourrait néanmoins élargir le champ des initiatives soutenues et favoriser les échanges entre porteurs de projets environnementaux sur le continent. La cérémonie a également été marquée par la présentation de l’édition tunisienne du Manuel pour le citoyen du monde, en présence de ses coauteurs Roberto Savio et Giuliano Rizzi. Traduit en français et en arabe, l’ouvrage compte 19 chapitres consacrés aux grands enjeux contemporains. Enda prévoit sa diffusion dans les maisons de jeunes, les universités et les lycées. À travers ces deux initiatives, l’organisation entend conjuguer soutien aux projets de terrain et sensibilisation des jeunes générations. Pour le prix environnemental, le prochain défi sera désormais de transformer les dotations financières et la mobilisation suscitée par cette première édition en résultats mesurables, puis de concrétiser l’ouverture africaine annoncée pour 2027.

Amani Mejri

 

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De 18 % à 6 % : la Tunisie perd ses matheux avant même qu’ils ne partent

Dans une note stratégique, l’IACE soutient que la fuite des cerveaux commence bien avant l’aéroport. Il souligne qu’elle se joue dès l’orientation scolaire. Près de la moitié des candidats au baccalauréat relèvent de filières dites scientifiques. Ce qui donne l’illusion d’un vivier solide. Mais en réalité la section Mathématiques, principale voie vers l’ingénierie avancée, la recherche et l’intelligence artificielle, est passée de 18 % des bacheliers au début des années 2000 à environ 6 % de matheux aujourd’hui.

Ce recul ne traduit pas un désintérêt pour les sciences, indique l’IACE. Il résulte d’arbitrages rationnels : à seize ans, élèves et familles évitent une filière jugée plus risquée. Les inégalités territoriales aggravent la situation : seuls 277 lycées publics sur 600 ont présenté des candidats en Mathématiques en 2026.

Les effets apparaissent avec un décalage d’une dizaine d’années. À titre d’illustration, au concours d’entrée à l’École Polytechnique en 2025, un seul admis provenait du système éducatif tunisien, contre 22 sur 24 au Maroc. L’IACE précise que cet écart ne reflète pas une différence de potentiel, mais des viviers d’excellence constitués et accompagnés différemment.

A cet égard, l’institut recommande donc deux leviers. A savoir, tout d’abord de réformer l’orientation scientifique (information, accompagnement, valorisation des mathématiques avancées). Puis, il propose de réduire les inégalités territoriales (offre locale, mobilité, détection précoce des talents).

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Les exportations tunisiennes progressent vers la France et l’Italie

Les exportations tunisiennes vers la France et l’Italie ont progressé respectivement de 5,4 % et de 5 % au cours des neuf premiers mois de 2026. L’Union européenne demeure le principal débouché des produits tunisiens, avec 70,2 % des exportations totales, selon les données de l’Institut national de la statistique (INS).

Les échanges commerciaux de la Tunisie avec ses principaux partenaires européens poursuivent leur progression. Entre janvier et septembre 2026, les exportations tunisiennes vers la France ont augmenté de 5,4 %, tandis que celles destinées à l’Italie ont progressé de 5 %, selon les résultats du commerce extérieur publiés lundi 12 octobre par l’INS.

L’Allemagne enregistre également une hausse des exportations tunisiennes, de l’ordre de 3,9 % sur la même période.

Au total, les exportations tunisiennes vers l’Union européenne ont atteint 35,386 milliards de dinars à fin septembre 2026, contre 32,623 milliards un an auparavant, soit 70,2 % des exportations totales du pays.

La France demeure le premier partenaire de la Tunisie en matière d’exportations, avec une part de 22,7 % du total, devant l’Italie (16,6 %) et l’Allemagne (14 %).

En parallèle, les importations tunisiennes en provenance de l’Union européenne ont atteint 32 milliards de dinars au cours des neuf premiers mois de 2026, contre 27,305 milliards durant la même période de 2025. Les achats auprès de la France ont augmenté de 18,1 %, tandis que ceux en provenance d’Italie ont progressé de 18,6 %.

Malgré cette progression des échanges, le déficit commercial global de la Tunisie s’est établi à 20,997 milliards de dinars à fin septembre 2026, tandis que le taux de couverture des importations par les exportations a reculé à 70,6 %, contre 73,5 % un an auparavant.

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Santé mentale : l’OMS appelle à écouter sans juger

À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée le 10 octobre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), bureau de Tunisie, rappelle l’importance du soutien psychologique et de l’écoute bienveillante envers les personnes traversant des périodes de détresse psychologique.

Dans un message de sensibilisation, l’organisation onusienne souligne que le soutien psychologique commence par des gestes simples du quotidien : accorder du temps et de l’espace aux personnes pour exprimer leurs émotions, les écouter attentivement sans les interrompre et prendre leurs difficultés au sérieux, sans jugement ni critique.

L’OMS recommande également d’encourager les personnes en souffrance psychologique à solliciter une aide spécialisée lorsque cela est nécessaire. Elle insiste sur le fait que demander un accompagnement psychologique ne constitue pas un signe de faiblesse.

Au-delà des relations individuelles, l’organisation appelle les décideurs et les prestataires de services de santé mentale à mieux prendre en compte les expériences des personnes vivant avec des troubles psychiques. Elle préconise leur participation active à la conception des services, à l’élaboration des politiques et aux prises de décision qui influent sur leur quotidien, afin de mieux répondre à leurs besoins réels.

L’OMS insiste ainsi sur la nécessité de développer une culture de l’écoute et de la compréhension. Elle invite chacun à prendre l’initiative de s’enquérir de l’état des personnes qui lui sont chères, à leur offrir un espace pour exprimer leurs émotions et à les écouter avec attention et bienveillance.

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« Naza » : des soldats israéliens témoignent sur Gaza dans un documentaire projeté dans 50 pays

Réalisé par Rachel Szor et Yuval Abraham, le film documentaire « Naza » donne la parole à 24 soldats israéliens sur les dommages collatéraux à Gaza. Il sera projeté en salles les 12 et 13 octobre, puis diffusé en ligne.

 Le documentaire « Naza » sort exceptionnellement en salles dans 50 pays, dont la France, les 12 et 13 octobre. Il sera ensuite diffusé en ligne et pourra être visionné gratuitement en novembre sur le site du Guardian. Signé Rachel Szor et Yuval Abraham, le film dénonce les crimes commis contre les civils à Gaza par l’armée israélienne. Son titre désigne les « dommages collatéraux » dans le jargon militaire israélien. Présenté à la Mostra de Venise en septembre, il y a reçu un Prix spécial du jury, après 25 minutes d’applaudissements d’un public debout.

D’une durée de 80 minutes, « Naza » repose sur les témoignages de 24 militaires issus d’unités d’élite. Filmés de nuit sur des toits de Tel-Aviv, le visage dissimulé, ils décrivent les méthodes employées par les forces armées israéliennes à Gaza pour repérer les cibles et évaluer les risques de dégâts collatéraux. Les deux réalisateurs affirment vouloir briser le mur du silence, alors que plus de 73 000 Palestiniens ont été tués depuis les attaques du 7 octobre 2023.

Pour Yuval Abraham, interrogé par le quotidien britannique, cette diffusion mondiale relève d’un impératif moral : « Bien sûr, nous voulons que le monde entier voie ce film. Mais ceux qui ont le plus besoin de le voir, ce sont les Israéliens, les Américains qui financent tout cela, les Allemands, tant d’Européens qui contribuent aux rapports de force permettant que cela continue, que les tueries à Gaza continuent. Donald Trump parle d’envoyer encore plus d’armes à Israël, sans conditions. Nous avons le devoir, surtout comme citoyens du pays qui fait cela, de tout faire pour aider ceux qui s’efforcent d’y mettre fin. »

En Israël, le film a suscité des réactions hostiles des autorités. Le gouvernement entend déchoir les deux réalisateurs de leur nationalité israélienne pour « trahison ». Benyamin Netanyahu a comparé la production du film à des « dizaines de missiles » tirés sur Israël. L’armée, de son côté, dément les accusations formulées dans le documentaire. À ce jour, aucune salle israélienne n’a accepté de le programmer. Sur les réseaux sociaux, une campagne de désinformation s’appuie par ailleurs sur un faux documentaire « Naza », créant la confusion.

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L’Égypte renforce sa position sur le marché mondial des dattes

L’Égypte a progressé dans le commerce international des dattes, passant de la 13ᵉ à la 6ᵉ place mondiale en 2025. C’est ce que révèle une étude relayée par la presse économique régionale. La valeur de ses exportations a atteint 146,9 millions de dollars; contre 52,2 millions en 2021. Elle est portée par une hausse des ventes à l’étranger.

L’Égypte gagne du terrain sur le marché international des dattes. Selon une étude présentée le 11 octobre par le Conseil international des dattes et rapportée par plusieurs médias régionaux, le pays est passé de la 13ᵉ à la 6ᵉ place mondiale entre 2021 et 2025. La valeur de ses exportations a progressé de 52,2 millions de dollars à 146,9 millions de dollars sur la période.Soit une hausse de près de 182 %.

Cette progression correspond à une croissance annuelle moyenne de 29,5 % de la valeur des ventes à l’étranger. Les exportations égyptiennes ont ainsi augmenté plus rapidement en valeur qu’en volume. Ce qui traduit notamment une amélioration des recettes tirées du commerce de la datte.

L’excédent commercial du secteur a également progressé, passant de 31,3 millions de dollars en 2021 à 101,7 millions en 2025. Selon l’étude, cette évolution place la filière égyptienne parmi les secteurs arabes ayant enregistré les plus fortes progressions de leur excédent commercial.

A cet égard, l’Égypte dispose d’une importante base de production. Elle figure parmi les premiers producteurs mondiaux de dattes, avec une récolte annuelle de l’ordre de 1,7 à 2 millions de tonnes selon les années et les sources statistiques. Toutefois, une grande partie de la production est destinée au marché intérieur. Ce qui laisse une marge de progression aux exportations.

Le développement des ventes internationales dépend notamment de l’amélioration du tri, du conditionnement, de la conservation et de la capacité à répondre aux exigences des marchés étrangers. La valorisation des variétés adaptées à l’exportation constitue également un enjeu pour accroître les recettes du secteur.

Une concurrence régionale soutenue

La progression égyptienne intervient dans un marché où plusieurs pays arabes occupent une place importante. L’Arabie saoudite, la Tunisie, l’Algérie et d’autres producteurs de la région développent eux aussi leurs débouchés internationaux.

À l’échelle du monde arabe, la part des exportateurs de la région dans la valeur des échanges mondiaux de dattes aurait atteint 68,4 % en 2025, contre 53,3 % en 2021, selon l’étude relayée par la presse régionale.

Pour l’Égypte, l’enjeu est désormais de consolider cette progression et de transformer son poids de premier plan dans la production en une présence durable sur les marchés internationaux.

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Tourisme : la FTRT associe la gastronomie à la valorisation du patrimoine

La Fédération Tunisienne des Restaurants Touristiques (FTRT) annonce son partenariat avec « Carthage Event Shows 2026 ». Il est prévu du 23 octobre au 2 novembre 2026. L’événement aura pour thème : « L’épopée de Carthage : des plages du Nord aux portes du Sahara ». Cette initiative vise à promouvoir le tourisme culturel et saharien. De même, elle cherche à valoriser le patrimoine tunisien et à attirer davantage de visiteurs.

La FTRT met particulièrement l’accent sur la gastronomie tunisienne et les traditions culinaires comme levier d’attractivité touristique.

La fédération réaffirme également son soutien aux restaurants touristiques et aux professionnels du secteur. Ainsi que son engagement à renforcer les liens entre tourisme, culture et patrimoine. Et ce, afin de contribuer à la compétitivité et au rayonnement de la destination Tunisie.

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Tunisie : le déficit commercial frôle les 21 milliards de dinars, l’énergie en cause

Le déficit commercial de la Tunisie s’est établi à 20,997 milliards de dinars au cours des neuf premiers mois de 2026, dont près de la moitié provient du secteur énergétique. Malgré la progression des exportations de 8,6 %, la hausse plus rapide des importations a ramené le taux de couverture à 70,6 %.

Le déficit commercial tunisien continue de se creuser, sous l’effet notamment de la facture énergétique. Selon les résultats du commerce extérieur aux prix courants de septembre 2026, publiés lundi 12 octobre par l’Institut national de la statistique (INS), le déficit commercial a atteint 20,997 milliards de dinars sur les neuf premiers mois de l’année.

Le secteur énergétique en représente à lui seul 10,480 milliards de dinars, contre 8,106 milliards durant la même période de 2025. Hors énergie, le déficit commercial s’est établi à 10,517 milliards de dinars. À l’inverse, le groupe des produits alimentaires a dégagé un excédent de 919,8 millions de dinars.

Les importations progressent plus vite que les exportations

Entre janvier et septembre 2026, les exportations tunisiennes ont augmenté de 8,6 %, pour atteindre 50,4 milliards de dinars, contre 46,420 milliards un an auparavant. Dans le même temps, les importations ont progressé de 13,1 %, passant de 63,147 milliards à 71,397 milliards de dinars.

Cette évolution a entraîné une dégradation du taux de couverture des importations par les exportations, qui s’est établi à 70,6 %, contre 73,5 % durant la même période de 2025 et 77,5 % au cours des neuf premiers mois de 2024.

L’huile d’olive soutient les exportations

La progression des exportations repose notamment sur les industries mécaniques et électriques, en hausse de 9,9 %, ainsi que sur les industries agroalimentaires, qui ont enregistré une augmentation de 20,3 %.

Cette dernière performance s’explique en particulier par la hausse des ventes d’huile d’olive, dont la valeur a atteint 4,006 milliards de dinars, contre 2,915 milliards durant les neuf premiers mois de 2025.

Les exportations du secteur énergétique ont également progressé de 43,1 %, portées notamment par les produits raffinés, dont les ventes sont passées de 610,4 millions à 1,396 milliard de dinars.

En revanche, les exportations de phosphate et de ses dérivés ont reculé de 16,5 %, tandis que celles du textile, de l’habillement et du cuir ont diminué de 4,7 %.

Du côté des importations, la hausse concerne l’ensemble des groupes de produits. Les achats de produits énergétiques ont augmenté de 32 %, ceux des produits alimentaires de 16,3 %, des biens de consommation de 9,5 %, des matières premières et demi-produits de 9,6 % et des biens d’équipement de 6,3 %.

L’Union européenne concentre 70 % des exportations

L’Union européenne demeure le principal débouché des produits tunisiens. Sur les neuf premiers mois de 2026, les exportations vers le marché européen ont atteint 35,386 milliards de dinars, soit 70,2 % du total, contre 32,623 milliards durant la même période de 2025.

Les ventes ont progressé vers la France (+5,4 %), l’Italie (+5 %) et l’Allemagne (+3,9 %). Des replis ont toutefois été enregistrés vers l’Irlande (-7,1 %) et la Slovaquie (-0,7 %).

Sur les marchés arabes, les exportations tunisiennes ont fortement augmenté vers l’Égypte (+78,6 %) et l’Arabie saoudite (+52,1 %). Elles sont restées quasiment stables vers la Libye, avec une légère hausse de 0,03 %, tandis qu’elles ont diminué vers le Maroc (-22,1 %) et l’Algérie (-11 %).

En termes de répartition géographique, la France représente 22,7 % des exportations tunisiennes, suivie de l’Italie (16,6 %), de l’Allemagne (14 %), de l’Espagne (5,3 %) et de la Libye (3,6 %).

Les importations européennes en hausse

Les importations tunisiennes en provenance de l’Union européenne ont atteint 32 milliards de dinars à fin septembre 2026, soit 44,8 % du total, contre 27,305 milliards un an auparavant.

Les achats ont augmenté depuis la France (+18,1 %) et l’Italie (+18,6 %). À l’inverse, les importations en provenance de Bulgarie ont reculé de 1,8 % et celles du Portugal de 7,7 %.

En dehors de l’Union européenne, les importations ont progressé depuis la Turquie (+6,7 %), l’Inde (+3,2 %) et la Chine (+7,5 %). En revanche, elles ont fortement diminué depuis la Russie (-54 %) et le Royaume-Uni (-22,7 %).

Ces résultats mettent en évidence le poids persistant de la facture énergétique dans le déficit commercial tunisien, tandis que la progression des importations, supérieure à celle des exportations, continue de peser sur l’équilibre des échanges extérieurs.

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Gabès : une route coupée à Chatt Essalem après de nouvelles émanations imputées au GCT

Des riverains ont bloqué une route à Chatt Essalem dans la nuit du 10 au 11 octobre 2026, après des signalements d’émanations suffocantes autour du complexe du Groupe chimique tunisien.

Une route a été fermée par des habitants de Chatt Essalem, à Gabès, dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 octobre 2026. Les riverains protestent contre de nouvelles émanations gazeuses, qu’ils rattachent aux activités du Groupe chimique tunisien (GCT), et réclament des autorités qu’elles y mettent fin. Ils parlent d’une catastrophe environnementale persistante. Le mouvement a suivi des alertes de militants locaux, dont le collectif Stop Pollution, faisant état d’émanations suffocantes dans les zones voisines du complexe. L’ampleur de ces rejets et leur composition exacte restent à établir.

La colère des habitants s’inscrit dans une crise environnementale et sanitaire vieille de plusieurs décennies. Depuis des années, ils mettent en cause l’impact des unités du GCT sur leur cadre de vie et leur santé. Les signalements de gaz et les cas d’intoxication présumée ravivent régulièrement la contestation dans la région.

Des écoles situées près du complexe ont connu plusieurs incidents : des élèves ont eu des malaises, des difficultés respiratoires ou des évanouissements. Pour les habitants, ces épisodes font de la pollution une urgence sanitaire. Ils demandent des mesures concrètes pour protéger les populations riveraines. Les mobilisations se sont multipliées. En juin 2026, le collectif Stop Pollution et des acteurs de la société civile avaient manifesté à Gabès et à Tunis, sous le slogan « Le peuple exige le démantèlement des unités ». Ils réclamaient l’arrêt des activités industrielles jugées polluantes. Le dossier a été porté devant les autorités nationales, et une commission présidentielle a été mise en place. Les habitants mobilisés estiment toutefois que ces démarches n’ont pas apporté de réponse à la hauteur de la situation.

Sur le terrain judiciaire, la justice avait rejeté en février 2026 une demande en référé visant l’arrêt immédiat des unités polluantes du GCT. Elle avait jugé le préjudice invoqué insuffisamment établi, une décision contestée par les défenseurs de l’environnement. Habitants et militants écologistes attendent depuis longtemps une intervention effective des pouvoirs publics contre les nuisances industrielles. Leur revendication ne se limite plus à la dénonciation des émanations : ils exigent désormais des mesures garantissant leur droit à un environnement sain.

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Terrasses : l’espace public sous pression

Les terrasses de cafés et de restaurants ne cessent de gagner du terrain, au détriment des piétons comme des automobilistes.

Que dit la loi ? L’article 85 du Code de la fiscalité locale prévoit une redevance. Et une réglementation de 2007 sanctionne les installations non autorisées (100 à 2 000 dinars d’amende, avec saisie du matériel).

Pour les communes, cela représente une perte de 33 millions de dinars en 2025 pour l’ensemble du domaine public. Et ce, de faute de moyens de recensement et de recouvrement.

Enfin, un trottoir encombré pousse les piétons sur la chaussée, en leur faisant courir des risques inutiles. Ainsi, en avril, l’Observatoire national de la sécurité routière recensait 387 accidents impliquant des piétons, dont 89 morts, sans pouvoir les attribuer directement à ces occupations.

L’enjeu n’est pas de supprimer les terrasses, mais de garantir un passage suffisant aux piétons et du stationnement aux clients des commerces voisins.

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Aveuglement face à un cocktail de désastres

Une série de défis peinent à retrouver la place qu’ils méritent dans les politiques publiques (changement climatique, transition digitale…), alors que d’autres ne sont toujours pas dans le radar des décideurs (défi démographique). Un cocktail explosif pour toute économie dont la boussole est brouillée par le court-termisme et le rafistolage.

Un désastre climatique

La communauté scientifique est unanime à tirer la sonnette d’alarme : l’inaction coûte plus cher que la transition. L’heure n’est plus au constat ni aux repérages des canaux de transmission des risques climatiques. Mais plutôt au verdissement des politiques publiques. Tant que les autorités budgétaires et monétaires ne sont pas encore disposées à verdir leurs toolboxes, la résilience aux risques climatiques ne sera jamais au rendez-vous.

Un désastre numérique

Certes, des avancées ont été enregistrées sur le terrain de la digitalisation, mais elles sont très loin d’être à la hauteur des défis. La lenteur de la transition digitale creuse davantage la fracture numérique entre la Tunisie et ses partenaires arabes et africains, générant ainsi une baisse de la productivité et une perte de compétitivité vis-à-vis des concurrents. Le coût de l’inaction digitale est dévastateur : des finances publiques gangrenées par le manque de transparence, l’évasion fiscale, une domination du cash et un secteur informel florissant.

Un désastre démographique

Le vieillissement démographique est un phénomène d’ampleur planétaire. Mais dans le monde arabe, certaines économies, comme la Tunisie, se retrouvent plus exposées compte tenu de l’essoufflement de leur croissance démographique. Le taux de fécondité est le plus faible du Maghreb, avoisinant 1.53 enfant par femme, largement inférieur au seuil de renouvellement des générations, estimé à 2.1 enfants par femme. Un défi avec des répercussions complexes, largement éludées par les autorités, et qui ne peut que compliquer davantage l’équation des caisses de retraite, des systèmes de santé, et raviver le débat sur les flux migratoires en provenance de l’Afrique subsaharienne.

C’est seulement avec du courage et de la vision qu’il est possible de préparer l’avenir, d’anticiper les aspirations futures des acteurs économiques et de bâtir une économie plus résiliente et plus prospère.

En revanche, l’absence de vision et l’excès de bricolage réglementaire ne peuvent que scotcher l’économie tunisienne dans une trappe à faible croissance avec son cortège de stress budgétaire et ses implications néfastes sur la qualité des services publics. Renforçant ainsi sa forte exposition aux chocs climatiques et pandémiques.

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African ESG Summit : 150 rendez-vous B2B, qui sème les contacts récolte les opportunités

Plus de 150 rendez-vous d’affaires ont réuni entreprises, experts et prestataires spécialisés en ESG lors de la quatrième édition de l’African ESG Summit. Organisées par Managers, ces rencontres ciblées rapprochent les entreprises des solutions dont elles ont besoin pour développer leurs activités et nouer de nouveaux partenariats.

Qui sème les contacts récolte les opportunités. Le 8 octobre 2026, les sessions « ESG Solutions Providers », organisées par Managers dans le cadre de la quatrième édition de l’African ESG Summit, ont donné corps à cette idée. En une matinée, plus de 150 rendez-vous B2B, programmés à l’avance, ont mis en relation des entreprises en quête de solutions avec des experts et prestataires spécialisés dans les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

Le principe : permettre aux participants de rencontrer les bons interlocuteurs, sans perdre de temps dans une recherche de partenaires parfois longue et complexe. Dans un contexte où les exigences de durabilité pèsent de plus en plus sur les relations commerciales et l’accès aux marchés internationaux, ces rencontres offrent aux entreprises un cadre propice pour identifier des solutions adaptées à leurs besoins.

L’intérêt du format se mesure surtout à ce que les participants peuvent en retirer. Pour certains, il s’agit de trouver un fournisseur ou une expertise spécifique. Pour d’autres, de nouer des contacts dans le financement, le conseil ou l’accompagnement stratégique. Les témoignages recueillis illustrent cette diversité de besoins et d’opportunités.

Des besoins précis, des partenaires à portée de main

Pour Syrine Sayah Ghedira, fondatrice des laboratoires Jouvance, marque de cosmétiques biologiques, la participation à ces rencontres répond à un objectif concret : trouver des solutions pour renforcer les dimensions environnementale et sociale de ses produits et améliorer leur attractivité sur les marchés internationaux.

Les échanges directs avec des fournisseurs et des partenaires potentiels lui permettent d’explorer des pistes adaptées à son activité, avec un enjeu de taille : accompagner le développement de la marque et ses ambitions à l’export.

Rania Sakly, consultante en finance et fondatrice de Pathfinder Advisory, cabinet spécialisé dans l’accompagnement des start-up et des PME, est venue, elle aussi, avec des perspectives de coopération en tête.

Ses échanges avec une entreprise et une compagnie d’assurance ont notamment ouvert des pistes de partenariat autour de l’accompagnement des entreprises, de la finance verte et du développement sur les marchés internationaux. Elle souligne également l’intérêt de la diversité des profils présents : experts financiers, juristes, spécialistes ESG et professionnels de terrain peuvent apporter des compétences complémentaires.

Ces expériences illustrent l’intérêt des rendez-vous préprogrammés : en réunissant des interlocuteurs aux expertises et aux besoins compatibles, ils permettent d’aller plus directement à l’essentiel. Les discussions peuvent ensuite se poursuivre au-delà de l’événement, avec l’objectif de concrétiser les pistes identifiées.

Les fournisseurs de solutions profitent eux aussi de ces rencontres pour faire connaître leur expertise et élargir leur réseau. Souha Bejaoui, CEO et fondatrice de ProVerdy, développe des solutions destinées à faciliter la mesure de l’empreinte carbone et à rendre les enjeux de durabilité plus accessibles aux entreprises.

Pour elle, les rendez-vous B2B représentent une occasion de nouer de nouveaux contacts, de retrouver des clients et d’identifier des partenaires potentiels. Elle souligne également l’intérêt des sessions de formation pour sensibiliser les participants aux enjeux de la durabilité et favoriser les échanges entre professionnels. Autant d’occasions de rapprocher les acteurs du secteur et de faire avancer les initiatives en faveur du développement durable.

L’ESG, un enjeu commercial autant que stratégique

La demande de solutions spécialisées s’inscrit dans une évolution plus large des marchés. Les exigences des donneurs d’ordre et des partenaires internationaux poussent les entreprises à accorder davantage d’attention aux critères ESG. Pour les PME tunisiennes, l’enjeu est notamment de trouver les compétences nécessaires pour répondre à ces attentes et préserver leur compétitivité.

Les rencontres organisées dans le cadre de l’African ESG Summit permettent ainsi aux entreprises de découvrir des expertises en gestion des risques, en finance verte ou en accompagnement stratégique. Autant de domaines dans lesquels le choix d’un partenaire adapté peut faciliter l’intégration des critères de durabilité dans les pratiques de l’entreprise.

Pour les prestataires, ces rendez-vous constituent également une occasion de présenter leur savoir-faire à des entreprises susceptibles d’avoir besoin de leurs services. Le dispositif rapproche ainsi deux catégories d’acteurs : ceux qui recherchent des solutions et ceux qui sont en mesure de les proposer.

Des rencontres ciblées, des opportunités à saisir

150 rendez-vous, une matinée et autant d’occasions de faire avancer les affaires. Avec les sessions « ESG Solutions Providers », Managers transforme le networking en un véritable accélérateur de contacts et de partenariats. Grâce à des rencontres programmées à l’avance, les entreprises ne viennent pas simplement échanger des cartes de visite : elles rencontrent des interlocuteurs ciblés, présentent leurs besoins, valorisent leur expertise et identifient des solutions adaptées.

En réunissant, dans un même espace, des entreprises en quête de réponses et des prestataires capables de les accompagner, le dispositif crée un terrain favorable aux synergies commerciales et ouvre de nouvelles perspectives de collaboration. Une approche B2B pensée pour faire gagner du temps, multiplier les connexions utiles et rapprocher les acteurs qui ont de bonnes raisons de travailler ensemble.

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Hechmi Louzir au sein de la Commission du Lancet sur les menaces sanitaires mondiales

L’ancien directeur de l’Institut Pasteur Hechmi Louzir a rejoint  la Commission du Lancet sur les menaces sanitaires mondiales. Il précise, via sa page Fb : « Fier de siéger au sein de la Commission du Lancet sur les menaces mondiales pour la santé au XXIe siècle. Une initiative indépendante réunissant des experts de multiples disciplines pour analyser les risques qui façonneront la santé mondiale d’ici 2100. »

Pandémies, usage malveillant de l’intelligence artificielle, conflits conventionnels ou nucléaires, résistance aux antimicrobiens, obésité, dégradation de la santé mentale : ces menaces et bien d’autres peuvent affecter la santé de milliards de personnes. Notre rapport les compare à travers une métrique commune : la perte de santé qui pourrait encore être évitée par l’action publique.

Les résultats sont sans ambiguïté : l’obésité, le faible niveau d’instruction et les inégalités de revenus figurent parmi les menaces les plus lourdes, particulièrement en Afrique et en Asie du Sud. « Mais ce constat porte aussi un message d’espoir. Réduire la pauvreté, investir dans l’éducation et encourager l’innovation restent des leviers à notre portée pour renforcer durablement la résilience des sociétés, alors même que l’aide internationale à la santé recule », poursuit-il.

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Nobel d’économie 2026 : Robert Hall et Michael Woodford sacrés pour avoir repensé la stabilisation des économies

Les Américains Robert E. Hall (Stanford) et Michael Woodford (Columbia) ont reçu le prix Nobel d’économie 2026, annoncé lundi 12 octobre à Stockholm, « pour les fondements microéconomiques de la stabilisation macroéconomique ». Cette annonce ainsi clôt la série des Nobel 2026.

Leurs travaux ont montré qu’on pouvait modéliser l’économie à partir du comportement des ménages et des entreprises, dont les décisions cumulées font l’économie, plutôt que de s’appuyer sur des corrélations entre grandes variables comme l’inflation, la production ou la consommation. « Grâce à ces modèles, des mesures budgétaires et monétaires prises au bon moment peuvent atténuer les hauts et les bas de l’activité économique », a expliqué le jury.

Pour John Hassler, président du comité, ces travaux offrent « un fondement théorique solide » aux modèles utilisés aujourd’hui par les banques centrales et les gouvernements. Ils permettent, selon lui, de mieux faire face aux chocs économiques, tels que les crises énergétiques ou les changements soudains de consommation des ménages.

Le prix, dont le nom exact est « prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel », récompense à la fois l’importance scientifique des travaux et leur influence sur les politiques publiques. D’où un délai de 20 à 25 ans entre la publication des recherches et leur couronnement.

L’an dernier, le Nobel avait distingué le Français Philippe Aghion, le Canadien Peter Howitt et l’Américano-Israélien Joel Mokyr pour leurs travaux sur l’impact de l’innovation sur la croissance, rappelle-t-on.

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La Tunisie au sommet mondial pour les diplômés en sciences et ingénierie

La Tunisie occupe la première place mondiale en matière de proportion de diplômés de l’enseignement supérieur dans les filières scientifiques et d’ingénierie, avec un taux de 37,93 %, selon le Global Innovation Index, publié par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI).

D’après les données relayées par la page officielle de l’Ordre des ingénieurs tunisiens sur Facebook, la Tunisie devance l’Ouzbékistan, qui affiche un taux de 36,76 %, et les Émirats arabes unis, avec 36,45 %. Brunei Darussalam arrive en quatrième position, avec 35,86 %, suivi de l’Allemagne, qui enregistre 35,76 %.

Ce classement met en évidence le poids de la formation scientifique et technique en Tunisie. Il souligne également le potentiel du capital humain tunisien et les compétences susceptibles de contribuer à l’innovation, au progrès technologique et au développement économique du pays.

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Conseillers fiscaux : la FTAPME demande au président de l’ARP de se récuser

La Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises (FTAPME) invite Brahim Bouderbala, président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et avocat de profession, à se récuser à titre préventif sur le texte encadrant la profession de conseiller fiscal.

On évoque des chevauchements avec les prérogatives des avocats et réclame que l’existence d’un éventuel conflit d’intérêts soit vérifiée. C’est par voie de communiqué que la Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises (FTAPME) a formulé sa demande. Elle souhaite que Brahim Bouderbala s’écarte, par précaution, de l’examen du projet de loi sur l’organisation de la profession de conseiller fiscal. Selon l’organisation, ce métier présente des zones de recoupement avec celui d’avocat, dont le président du Parlement est lui-même issu.

Dans son texte, la Fédération soutient que la responsabilité publique oblige les responsables concernés à placer l’intérêt général au-dessus de leurs intérêts personnels ou professionnels. Elle demande au président de l’Assemblée de « lever la main » sur ce dossier, le temps que les instances compétentes établissent si sa situation relève des règles applicables en matière de déclaration d’intérêts et de récusation. Elle estime que ce contexte justifie des garanties supplémentaires de transparence.

L’organisation tient cependant à apporter une précision : appartenir à une profession ne prouve pas, en soi, l’existence d’un conflit d’intérêts. Elle assure ne cibler aucune personne en particulier et décrit son initiative comme une mesure de prévention destinée à préserver la neutralité du processus législatif.

Le dossier porte sur le projet de loi n°13 de 2023 relatif à la profession de conseiller fiscal, déposé au Parlement le 10 juillet 2023. D’après la Fédération, il rencontre depuis d’importantes difficultés, sur fond de désaccords entre les représentants des avocats et les partisans d’un encadrement du métier de conseiller fiscal.

La FTAPME affirme que les responsables successifs de l’Ordre national des avocats ont fait connaître leur opposition au projet, par des communiqués et des courriers adressés notamment au ministère des Finances, à la présidence du gouvernement et aux structures parlementaires compétentes. Elle inclut Brahim Bouderbala parmi eux, à l’époque où il exerçait des responsabilités au sein de l’Ordre. Pour l’organisation, les prérogatives des conseillers fiscaux recoupent sur certains points celles des avocats, et la réglementation de cette nouvelle profession pourrait redessiner la frontière entre les deux métiers.

C’est à partir de ces éléments qu’elle soulève la question d’un possible conflit d’intérêts et sollicite le retrait préventif du président de l’ARP. Elle s’appuie notamment sur l’article 24 de la loi n°46 de 2018 relative à la déclaration des biens et des intérêts, à la lutte contre l’enrichissement illicite et à la prévention des conflits d’intérêts, dont elle conteste la formulation et la portée. 

Au-delà de ce cas, la Fédération demande des règles mieux définies en matière de déclaration d’intérêts et de récusation des responsables publics, ainsi que des garanties d’égalité entre les professions concernées. Elle met en garde contre des dispositions qui, selon elle, pourraient favoriser l’exclusion ou un monopole professionnel sans justification objective.

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La Sud-Africaine Navi Pillay, Prix Nobel de la paix : repentance du Comité d’Oslo ?

Le Comité d’Oslo, responsable de l’attribution du Prix Nobel de la paix ne cesse de surprendre par ses choix. Il nous a désagréablement surpris l’année dernière par son choix de l’opposante vénézuélienne, Maria Corina Machado, qui appelait ouvertement à l’intervention militaire américaine contre son pays pour renverser le pouvoir légitime en place. Et il nous a agréablement surpris cette année en choisissant la Sud-Africaine Navi Pillay qui mérite amplement le Prix. 

La lauréate de l’année dernière et celle de cette année sont aux antipodes l’une de l’autre. La première, contrairement à l’argument du Comité pour justifier son choix, n’a jamais contribué ni de près ni de loin à « la transition juste et pacifique de la dictature à la démocratie au Venezuela. » Bien au contraire, elle a fait une carrière dans le lobbying auprès des différents présidents américains, de George W. Bush à Donald Trump, les suppliant d’intervenir contre son propre pays… Elle n’a pas caché son bonheur le 3 janvier dernier quand Trump a réussi l’exploit mafieux de tirer le président Nicolas Maduro et sa femme de leur lit et de les jeter dans une prison new yorkaise.

En revanche, l’argument du Comité pour justifier son choix de la lauréate sud-Africaine est entièrement convaincant : « La lauréate de cette année a joué un rôle déterminant pour garantir que les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide fassent l’objet de poursuites judiciaires », a indiqué le comité Nobel dans un communiqué. Tout en saluant « le courage et l’intégrité exceptionnels » de Navi Pillay.

Contrairement à la lauréate de 2025, Navi Pillay, la lauréate de cette année, n’a pas seulement servi la justice et la paix. Elle les incarne. En effet, dès sa jeunesse, elle s’engagea dans la lutte contre le régime hideux d’apartheid en Afrique du Sud, avant de se mettre au service du droit international et de la justice. Elle a joué un rôle actif dans la dénonciation des crimes de guerre et l’inculpation des responsables des génocides du Rwanda, du Myanmar et de Gaza.

Le Comité d’Oslo ne peut pas ne pas faire le terrible constat entre le rejet et la fureur quasi-universels générés par son choix de l’année dernière, et l’applaudissement et les éloges quasi-universels également qui ont accueilli son choix de cette année.

L’année dernière, seule l’administration de Donald Trump et ses alliés génocidaires israéliens ont applaudi l’octroi du Nobel de la paix à la vénézuélienne Maria Corina Machado. Cette année, pratiquement le monde entier a trouvé sensé, logique et honorable le choix de la Sud-Africaine Navi Pillay, sauf Trump et Netanyahu.

Trump a évidemment réagi sur son Truth Social, mais on ne sait trop si on doit en rire ou en pleurer. Voici un large extrait de cette réaction qui ne doit surprendre personne : « Voici la femme qui a reçu le prix Nobel de la paix au détriment des États-Unis d’Amérique, dont le représentant, moi-même, a réglé huit guerres, et bien d’autres choses encore. Je ne sais rien d’elle et personne d’autre non plus ! En fait, à ma connaissance, personne n’a jamais entendu parler d’elle, si ce n’est qu’elle déteste Israël. J’ignore ce qu’elle a fait. J’ai réglé huit guerres et des lettres de chaque président et premier ministre des pays que j’ai aidés ont été envoyées au Comité Nobel norvégien. Je suis sur le point de régler, ou de gagner, deux autres conflits : l’Iran et la Russie/Ukraine. Ces deux conflits se déroulent à une vitesse fulgurante, mais peu importe, ce sont les huit que j’ai déjà réglés qui comptent. Chacun d’eux, en particulier le Pakistan et l’Inde, suffirait amplement à me valoir le prix Nobel. En réalité, j’aurais dû recevoir huit prix Nobel de la paix, et non un seul… »

L’obsession hystérique de Donald Trump pour le Prix Nobel de la paix n’a rien à voir avec ce qu’il prétend avoir accompli. Il n’a rien fait d’autre sinon armer les génocidaires, attaquer l’Iran, mettre la planète au bord de la troisième guerre mondiale et susciter le mépris universel pour sa personne et pour son pays dont il ne cesse de ternir l’image.

Alors comment s’explique cette obsession ? Par un autre choix malheureux du Comité d’Oslo qui remonte à 2009. En octobre de cette année, le Comité décerna son Prix Nobel de la Paix à Barack Obama, juste dix mois après son entrée à la Maison Blanche où il passa huit ans. Stupéfaction dans le monde. En dix mois, Barack Obama n’avait alors rien fait pour la paix, sinon le discours qu’il avait prononcé au Caire en juin 2009 où il promettait paix, stabilité, et prospérité au Moyen-Orient et dans le monde. Discours qui ne tarda pas à s’avérer creux, car, durant ses deux mandats il a fait tout le contraire de ce qu’il promettait. Obama a nourri activement l’instabilité, la violence et la guerre.

Le Comité a dû se sentir dans ses petits souliers lorsqu’il a entendu son lauréat se vanter à la fin de son second mandat d’avoir « bombardé sept pays musulmans. » Les membres du Comité ont dû se mordre les doigts en observant ce qu’Obama a fait en Syrie et en Libye en 2011 et en Ukraine en 2014…

Le problème de Trump avec le Prix Nobel de la paix est donc purement psychique. Il est hautement probable que si Obama ne l’avait pas eu, Trump n’en serait pas aussi obsédé. Car dans sa logique, si un président afro-américain qui n’a rien fait pour la paix a eu droit à cet honneur, a fortiori un président WASP (White Anglo-Saxon Protestant) qui a « arrêté huit guerres » et qui mérite non pas un, mais « huit Nobel de la paix ». D’où son obsession hystérique.

Il n’est pas exclu que les choix malheureux des lauréats de 2009 et 2025 ont provoqué des débats sérieux au sein du Comité d’Oslo et influé positivement sur l’attitude de ses membres. Un changement d’attitude et de vision radical qui a mené les membres du Comité à aller d’un extrême à un autre, de Maria Corina Machado, l’adulatrice de Trump et la partisane de Netanyahu, à Navi Pillay, la militante anti-apartheid, la défenseuse du droit international et la persécutrice des criminels de guerre et des génocidaires. Un changement d’attitude qui s’apparente à une repentance du Comité d’Oslo dont on souhaite la confirmation par un autre bon choix en octobre 2027.

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Hydrocarbures: vers près de 9,9 Mrds de dinars de subventions

Les subventions aux hydrocarbures, budgétisées à 5 milliards de dinars dans la loi de finances 2026, pourraient grimper à 9,8 milliards si le baril reste autour de 100 dollars jusqu’à fin 2026, avertit l’analyste financier Moez Hadidane. L’État devrait dans ces conditions trouver au moins 4 milliards de dinars supplémentaires.

Invité chez nos confrères d’Express FM, il recommande de construire le budget 2027 sur une hypothèse prudente, par conséquent, avec un baril entre 90 et 100 dollars, plutôt qu’entre 75 et 80 dollars. Et ce, eu égard aux subventions affectées aux hydrocarbures.

Il a par ailleurs rappelé que les dépenses de l’État au premier semestre restent généralement inférieures à 50 % des crédits programmés, car une grande partie des charges, particulièrement les subventions, est reportée en fin d’année. L’exécution budgétaire s’accélère ensuite au second semestre, avec le règlement des arriérés de subventions et d’autres dépenses liées aux entreprises publiques, comme l’Office national des céréales et la STEG.

Maintenant reste à savoir s’il sera entendu.

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