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Arrestation de Mohamed Yousfi, rédacteur en chef d’Alqatiba

Les autorités ont arrêté, vendredi 4 septembre, le rédacteur en chef d’Alqatiba, Mohamed Yousfi, alors qu’il entrait dans les studios de la radio Express FM pour participer à une émission.

Selon Walid Ben Rhouma, présentateur de la radio qui l’avait invité, Mohamed Yousfi a été interpellé pour être interrogé, sans précision sur les motifs exacts de cette convocation policière.

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L’UE réagit aux verdicts du procès du « complot »

A la suite des verdicts du procès du complot contre la sûreté de l’Etat, le porte-parole de l’Union européenne a réagi dans un communiqué, dont voici le contenu complet. 

« L’Union européenne a pris acte avec préoccupation des verdicts confirmés par la Cour de cassation tunisienne le 3 septembre dans le procès dit du « complot contre la sûreté de l’État », qui a conduit à de longues peines de prison pour des dizaines de personnalités politiques, d’activistes, défenseurs des droits de l’homme et de journalistes, dont des citoyens de l’Union européenne.

Certaines interrogations subsistent quant au plein respect des garanties liées à un procès équitable. Comme elle le fait régulièrement dans ses échanges avec les autorités tunisiennes, l’UE réitère l’importance de garantir le plein respect des droits de l’homme, y compris la liberté d’expression, et le respect du droit à un procès équitable.

L’Union européenne déplore que des contacts avec des diplomates accrédités en Tunisie, y compris européens, aient été utilisés comme motif d’inculpation ou élément à charge.

L’Union européenne réaffirme son engagement en faveur de son partenariat avec la Tunisie et continuera à soutenir son peuple dans les efforts pour consolider les institutions démocratiques et promouvoir les droits de l’homme. Nous appelons les autorités tunisiennes à rétablir les conditions nécessaires pour que le pluralisme et les voix indépendantes puissent contribuer au développement du pays ».

Communiqué du porte-parole de l’Union européenne.

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Rentrée scolaire: entre joie des enfants et casse-tête budgétaire pour les parents

À  presque deux semaines de la rentrée scolaire, les rayons des magasins affichent cartables, tabliers et fournitures en tout genre. Pour les parents, c’est l’heure des bonnes résolutions et des nouveaux achats. Pour les enfants, c’est surtout le moment de sortir la calculatrice.

Sur les ruelles entre Mourouj 5 et 6, l’ambiance est encore timide. “Les ventes de tabliers sont en baisse d’environ 10 % par rapport à 2025, où la chute avait atteint 20 % », observe un commerçant spécialisé dans les vêtements pour enfants. Selon lui, les familles tardent à se rendre en magasin, peut-être épuisées par les dépenses cumulées des vacances d’été.

Les prix, eux, n’ont pas baissé. Un tablier se vend entre 29 et 35 dinars, tandis que les cartables oscillent entre 100 et 160 dinars, ça peut même atteindre les 300 dinars pour certains modèles. « Chaque année, c’est la même flambée », déplore Amel, mère de deux garçons. Pour elle, les tarifs varient désormais entre 140 et 160 dinars, voire davantage.

Des budgets familiaux mis à rude épreuve

 Son fils de huit ans n’achètera pas un nouveau cartable celui de l’année dernière est resté intact”. La situation est similaire pour Insaf, dont la fille est en deuxième année lycée. « Rien que pour les  accessoires scolaires, j’ai dépensé plus de 100  dinars », confie-t-elle. Pour elle, le pouvoir d’achat des Tunisiens a nettement régressé face à la cherté de la vie.  » Le Tunisien est épuisé. Il consomme, puis il ne sait plus où se donner la tête après un été à rude épreuve », résume-t-elle.

Des solutions alternatives face à la cherté

Face à cette pression financière, plusieurs parents renoncent à acheter de nouveaux cartables pour leurs enfants chaque année.  

Une rentrée sous le signe de l’incertitude

Alors que la rentrée scolaire approche à grands pas, les familles tunisiennes se retrouvent face à un dilemme : offrir le meilleur à leurs enfants tout en maîtrisant un budget de plus en plus contraint. Entre hausse des prix, pouvoir d’achat en baisse et dépenses inévitables, cette nouvelle rentrée s’annonce une fois de plus comme un défi économique pour de nombreux ménages.

Il convient de noter que la rentrée scolaire 2026-2027 se caractérise par une hausse d’environ 8% du coût global par rapport aux exercices précédents. Cette augmentation épargne les manuels scolaires et les cahiers subventionnés, dont les tarifs n’ont pas varié depuis plusieurs années.

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La BIAT affiche un résultat net de 271,4 MDT au premier semestre 2026

La Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT) a publié ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026, faisant apparaître un résultat net de 271,4 MDT, contre 246,1 MDT un an plus tôt, soit une progression sur la période. Le résultat par action s’établit à 6,652 dinars, contre 6,031 dinars au 30 juin 2025.

Le total du bilan de la banque atteint 28 039 MDT au 30 juin 2026, contre 25 996 MDT au 30 juin 2025, ce qui représente un accroissement de 2 043 MDT, soit 7,86%. Les capitaux propres s’élèvent à 2 395 MDT, contre 2 368 MDT au 31 décembre 2025, en hausse de 27,1 MDT.

Le produit net bancaire ressort à 802,7 MDT au premier semestre 2026, contre 788,1 MDT un an auparavant. Il résulte d’un total des produits d’exploitation bancaire de 1 270,3 MDT, en hausse de 27,8 MDT (+2,24%) par rapport aux 1 242,5 MDT enregistrés au premier semestre 2025, et de charges d’exploitation bancaire de 467,6 MDT, contre 454,4 MDT, en progression de 13,2 MDT (+2,91%).

Les intérêts et revenus assimilés totalisent 724,7 MDT, contre 738,7 MDT un an plus tôt. Les commissions perçues s’élèvent à 146,1 MDT, contre 135,6 MDT. Les revenus du portefeuille d’investissement atteignent 293,6 MDT, contre 270,2 MDT, et les gains sur portefeuille titres commercial et opérations financières s’établissent à 105,9 MDT, contre 98 MDT.

Le résultat d’exploitation de la banque s’élève à 410,7 MDT au 30 juin 2026, contre 383,9 MDT au 30 juin 2025. Les frais de personnel ont progressé de 17,3 MDT, passant de 204,1 MDT à 221,5 MDT, tandis que les charges générales d’exploitation ont légèrement diminué, de 126,9 MDT à 124,7 MDT. L’impôt sur les bénéfices s’est établi à 139,3 MDT, contre 137,8 MDT un an plus tôt.

Les dépôts et avoirs de la clientèle atteignent 23 022 MDT au 30 juin 2026, contre 20 950 MDT au 30 juin 2025. Les créances sur la clientèle, nettes de provisions et d’agios réservés, s’élèvent à 13 209 MDT, contre 13 023 MDT un an plus tôt. Le portefeuille d’investissement de la banque totalise 7 782 MDT, contre 6 826 MDT.

Le stock de provisions collectives constituées par la banque s’élève à 400 MDT au 30 juin 2026. Durant le semestre, la BIAT a par ailleurs mis en place un nouvel emprunt subordonné, dénommé BIAT 2026-1, d’un montant de 250 MDT.

Sur le plan de la trésorerie, les liquidités et équivalents de liquidités de la banque sont passés de 2 174 MDT au 30 juin 2025 à 3 422 MDT au 30 juin 2026. Les flux de trésorerie provenant des activités d’exploitation se sont établis à 621,4 MDT, contre 189,6 MDT un an plus tôt. Un montant de 244,8 MDT a été versé au titre des dividendes durant la période.

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TRIBUNE – Crédit d’honneur : le vrai test commence maintenant

Le crédit d’honneur a désormais son cadre. Il lui reste à démontrer qu’il peut devenir une politique publique efficace. C’est toute la différence entre adopter une mesure et réussir une réforme. 

Le décret n°2026-148 du 23 juillet 2026 a posé les bases du dispositif. La Banque centrale de Tunisie vient d’en préciser les modalités opérationnelles. À partir du 1er octobre, les demandes devront notamment passer par une plateforme numérique, avec des exigences de traçabilité et de reporting.

Sur le papier, le dispositif est donc balisé. Mais c’est précisément maintenant que commence le plus difficile. Car le crédit d’honneur porte une contradiction qu’aucun texte réglementaire ne peut, à lui seul, résoudre : comment faciliter l’accès au financement tout en demandant aux banques d’assumer un risque qui n’est plus couvert par les mécanismes traditionnels de garantie ?

La question n’est pas théorique. Les banques devront consacrer au moins 8 % de leur bénéfice net de l’exercice précédent à cette ligne de financement. Les crédits sont accordés sans intérêts et sans garanties, avec des plafonds pouvant atteindre 5 000 dinars pour les particuliers, 10 000 dinars pour les petits projets et 25 000 dinars pour les PME et les sociétés communautaires.

L’intention est claire : desserrer le verrou du financement. Mais supprimer la garantie ne supprime pas le risque. Il le déplace. Et c’est précisément là que se jouera la réussite ou l’échec du dispositif. Le risque n’est pas l’ennemi. Le risque mal organisé l’est. Dans le débat économique, la tentation est grande de s’arrêter au constat.

 

Lire aussi : La BCT détaille les aspects opérationnels des « crédits sur l’honneur »

 

Pas de garanties ? Risque de défaut. Taux zéro ? Coût pour les banques. Enveloppe limitée ? Risque de frustration. Décision laissée aux établissements ? Risque d’inégalités de traitement.

Toutes ces interrogations sont légitimes. Mais elles ne constituent pas, à elles seules, un verdict. Un risque identifié n’est pas un échec. C’est un problème d’ingénierie. C’est ici que le débat doit changer de niveau.

Si la garantie matérielle disparaît, il faut renforcer la qualité de l’analyse du projet et de la capacité de remboursement. Si les banques conservent leur pouvoir d’appréciation, il faut garantir un socle commun de critères afin que l’égalité d’accès ne reste pas seulement une égalité devant une plateforme numérique.

Si le taux est nul pour le bénéficiaire, il faut clarifier la répartition du coût économique du dispositif. Et si l’enveloppe initiale apparaît insuffisante, il faut commencer par mesurer la demande réelle, les taux de transformation et la capacité de remboursement avant de conclure qu’il faut nécessairement augmenter les ressources.  Autrement dit : les difficultés annoncées doivent devenir le cahier des charges de l’exécution.

 

Le paradoxe du zéro pour cent

Un crédit à 0 % n’est gratuit que pour celui qui l’emprunte. Pour celui qui le finance, il mobilise des ressources, du personnel, des systèmes d’information, des processus de contrôle et, surtout, du capital exposé au risque. Dans un environnement monétaire où le TMM évolue autour de 7 %, cette réalité ne peut être évacuée.

Mais faut-il pour autant considérer le crédit d’honneur comme économiquement incohérent ? Pas nécessairement. La vraie question est ailleurs : quel est le coût de cette politique publique, qui le porte et quelle valeur économique et sociale produit-elle en retour ?

Si le crédit d’honneur permet à un porteur de projet jusque-là exclu du financement traditionnel de créer une activité viable, de générer des revenus, des emplois et, demain, d’intégrer le circuit bancaire classique, son rendement ne se mesure évidemment pas uniquement à la marge bancaire.

Encore faut-il être capable de le mesurer. C’est ici que la réforme peut devenir beaucoup plus intéressante qu’un simple mécanisme de financement.

 

Passer de la plateforme numérique au véritable logiciel de décision

La digitalisation constitue une avancée. Mais elle ne doit pas être confondue avec la transformation. Mettre une demande en ligne ne suffit pas à digitaliser un processus.

Le véritable test se situe derrière l’écran : comment le dossier est-il analysé ? Comment le risque est-il évalué ? Comment les décisions sont-elles comparées ? Comment les délais sont-ils suivis ? Comment les refus sont-ils expliqués ? Et surtout, comment les résultats sont-ils exploités pour améliorer le système ?

La plateforme numérique prévue par la BCT ne doit donc pas être considérée comme une simple interface. La véritable digitalisation doit concerner toute la chaîne : de la demande à la décision, de la décision au décaissement, puis du décaissement au suivi et au remboursement.

La donnée devient alors un actif stratégique. La Tunisie pourrait progressivement disposer d’un tableau de bord consolidé permettant de suivre les demandes, les décisions, les délais, les motifs de refus, les décaissements, les remboursements et les impayés. Ce ne serait pas une nouvelle couche administrative. Ce serait, au contraire, l’utilisation intelligente d’une information que le dispositif produit déjà.

Cette donnée aurait une autre vertu : elle permettrait de dépasser les perceptions. Combien de projets ont été financés ? Combien ont réellement démarré ? Combien ont survécu ? Combien ont remboursé ? Où les refus sont-ils concentrés ? Quels critères produisent les meilleurs résultats ? Voilà les questions qui permettront de juger la réforme. Pas les intentions. Pas les procès d’intention. Les données.

 

Lire également : Prêt d’honneur – Abderrazak Houas : « le plafond de 25 000 dinars « très faible » pour les PME »

 

Le véritable risque serait de sélectionner les moins risqués

Il existe un paradoxe plus profond. Le crédit d’honneur vise précisément ceux qui rencontrent des difficultés pour accéder au financement traditionnel. Or, plus le risque bancaire est difficile à couvrir, plus la tentation peut être forte de sélectionner les dossiers présentant le moins d’incertitude. On pourrait alors aboutir à une situation absurde : un dispositif conçu pour élargir l’accès au financement finirait par privilégier ceux qui en ont déjà le meilleur accès.

C’est pourquoi l’égalité ne doit pas seulement être procédurale. Elle doit être économique. Cela ne signifie évidemment pas financer l’irréalisable. Cela signifie construire de meilleurs instruments pour distinguer le risque acceptable du risque simplement inconnu. Cette distinction pourrait devenir l’une des principales innovations du dispositif.

 

Faire du crédit d’honneur un laboratoire

C’est finalement ici que se trouve peut-être son potentiel le plus intéressant. Le crédit d’honneur peut rester une mesure ponctuelle destinée à répondre à une difficulté d’accès au financement. Ou il peut devenir un laboratoire de transformation du système financier tunisien.

Un laboratoire où l’on expérimente de nouveaux modèles d’évaluation du risque, de nouvelles formes d’accompagnement, une utilisation plus intelligente de la donnée et une articulation différente entre financement public, banques et entrepreneurs.

À une condition : accepter de mesurer les résultats et de corriger les mécanismes. Il faudra donc résister à deux réflexes. Celui qui consiste à présenter le crédit d’honneur comme une solution miracle. Et celui qui consiste à considérer les risques identifiés comme la preuve qu’il ne pourra pas fonctionner.

Entre l’angélisme et le scepticisme systématique, il existe une troisième voie : l’expérimentation rigoureuse. Une réforme peut être ambitieuse sans être naïve. Une banque peut être prudente sans être paralysée. L’État peut soutenir la prise de risque sans transférer aveuglément le risque au système bancaire. Mais cela suppose une architecture.

 

Le véritable test

Le crédit d’honneur ne sera donc pas jugé sur le nombre de textes adoptés. Il ne sera pas davantage jugé sur le nombre de plateformes mises en ligne. Il sera jugé sur ce qui se passera après. Combien de projets auront effectivement obtenu leur financement ? Combien auront créé une activité viable ? Combien auront remboursé ? Combien auront accédé ensuite au crédit classique ? Combien de corrections auront été apportées lorsque les premiers résultats auront révélé des failles ?

C’est là que se trouve le véritable indicateur de maturité d’une politique publique. La Tunisie n’a pas seulement besoin de décisions. Elle a besoin d’un nouveau logiciel d’exécution. Le crédit d’honneur peut être l’un des premiers terrains où ce logiciel sera réellement testé : une décision publique transformée en processus numérique, un risque transformé en donnée, une donnée transformée en décision, et une décision corrigée par l’expérience.

 

Le véritable crédit d’honneur ne sera donc pas celui qui promet du financement à zéro pour cent. Ce sera celui qui démontrera que la Tunisie sait désormais transformer une bonne intention en politique publique apprenante, mesurable et durable. Car, au bout du compte, le vrai coût d’une réforme n’est pas celui de ses imperfections initiales. C’est celui d’une réforme incapable d’apprendre de ses propres résultats.

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L’artisanat tunisien passe en mode Creative Tunisia 2.0 !

Jusqu’à 15 000 € d’aide et un coaching sur-mesure pendant 8 mois. C’est le “coup de pouce“ qu’a lancé l’ONUDI pour transformer une vingtaine d’entreprises de l’artisanat en “championnes de la compétitivité“.

Pour ce faire, un appel à manifestation d’intérêt vient tout juste de tomber ! En effet, le projet Creative Tunisia 2.0 cherche une vingtaine d’entreprises artisanales tunisiennes prêtes à passer à la vitesse supérieure.

Au programme, un chèque à la clé : une prise en charge jusqu’à 60 % de votre plan de mise à niveau (matériel et immatériel), soit un financement allant de 10 000 € à 15 000 € par entreprise selon sa taille et son business plan ; et un accompagnement VIP : nuit mois d’expertise non-stop avec l’équipe du projet pour diagnostiquer, concevoir et suivre votre plan de développement sur-mesure.

L’objectif ? Créer des emplois concrets, intégrer les populations exposées aux risques de la migration irrégulière et dynamiser le secteur en s’appuyant sur le savoir-faire de la diaspora tunisienne.

Qui est derrière cette initiative ?

Derrière ce programme, on retrouve l’ONUDI, en partenariat avec l’Office national de l’artisanat (ONAT) et l’Office des tunisiens à l’étranger (OTE), soutenu financièrement par l’Union européenne et la Coopération italienne (AICS).

A noter qu’il s’agit d’un tout nouveau projet, totalement indépendant du premier programme « Creative Tunisia » (2019-2025). Pour rappel, la première édition avait mobilisé 9 millions d’euros, structuré 17 chaînes de valeur dans 18 gouvernorats, soutenu 18 associations et donné naissance à 6 hubs créatifs toujours en activité.

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France : l’été 2026, le plus chaud jamais enregistré

La France vient de connaître son été le plus chaud depuis le début des relevés météorologiques en 1900. Marqué par plusieurs épisodes de canicule, une sécheresse exceptionnelle et de vastes incendies, annonce Météo-France.

De juin à août 2026, la température moyenne sur 24 heures a atteint 24,0 °C, soit une anomalie de +3,6 °C par rapport aux normales. L’été 2026 dépasse ainsi largement les précédents records, notamment ceux de 2003 (+2,7 °C) et de 2022 (+2,3 °C).

L’un des marqueurs les plus spectaculaires de cet été réside dans la durée des épisodes de fortes chaleurs. La France a connu 53 jours de vague de chaleur, un niveau qualifié d’« inédit » par Météo-France.

Trois épisodes majeurs se sont succédé entre juin et août, avec des températures exceptionnellement élevées sur une grande partie du territoire. Les températures maximales ont affiché, sur l’ensemble de la saison, une anomalie moyenne de +4,8 °C, dépassant là encore le précédent record de 2003, établi à +3,3 °C.

Une sécheresse aggravée par le déficit de pluie

À la chaleur s’est ajoutée une importante pénurie de précipitations. L’été 2026 figure parmi les plus secs jamais observés en France, avec des précipitations inférieures d’environ 40 % à la moyenne. La combinaison de températures élevées et du déficit pluviométrique a fortement asséché les sols et accentué les risques d’incendie. Les conditions ont été particulièrement difficiles dans plusieurs régions du pays, où les feux de végétation ont atteint une ampleur exceptionnelle.

Cette situation climatique a favorisé la multiplication des incendies géants. Plusieurs milliers d’hectares ont été détruits, notamment dans le sud-ouest et le sud de la France.

Le bilan de l’été a notamment été marqué par un important incendie près de Bordeaux, qui a conduit à l’évacuation d’environ 250 000 personnes. Au total, plus de 100 000 hectares auraient été détruits au cours de la saison. La sécheresse des sols, combinée aux températures extrêmes, a ainsi créé des conditions particulièrement favorables à la propagation rapide des feux.

Des mers également exceptionnellement chaudes

Le record ne concerne pas uniquement les températures terrestres. Les eaux bordant la France métropolitaine et la Corse ont également atteint des niveaux de température jamais observés auparavant. Cette chaleur marine constitue un autre indicateur de l’intensité de l’épisode climatique, avec des conséquences potentielles sur les écosystèmes côtiers et marins.

L’été 2003, longtemps considéré comme la référence en matière de chaleur extrême en France, est désormais nettement dépassé. Avec une moyenne de 24 °C et une anomalie de +3,6 °C, l’été 2026 s’installe au premier rang des étés les plus chauds depuis 1900. Météo-France souligne également que les températures maximales ont atteint des niveaux particulièrement élevés au cours de la saison.

Pour la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, cet été « restera dans l’histoire ». Elle a appelé à « être à la hauteur des enjeux » climatiques, estimant que la question est désormais de savoir si ce record restera exceptionnel ou s’il annonce une succession de nouveaux records.

Une chaleur qui se prolonge en septembre

Le passage à l’automne météorologique ne signifie toutefois pas la fin immédiate des fortes chaleurs. Une nouvelle vague de chaleur touche le sud de la France début septembre, avec des températures pouvant approcher 40 °C dans certains secteurs.

Après un été déjà historique, cette nouvelle séquence de chaleur prolonge ainsi une année 2026 particulièrement exceptionnelle sur le front climatique.

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Devises : 11,66 milliards de dinars grâce aux TRE et au tourisme

Les rentrées de devises générées par les Tunisiens vivant hors du pays et le secteur touristique ont franchi un nouveau seuil à fin août, soutenues par une hausse annuelle de plus de 5 %. Les premiers conservent une longueur d’avance sur les seconds, tant en volume qu’en rythme de croissance.

Les avoirs en devises accumulés grâce aux transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et aux recettes touristiques ont totalisé 11,66 milliards de dinars au 31 août 2026, selon les indicateurs monétaires et financiers publiés le 3 septembre par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Arrêté à la fin du huitième mois de l’année, ce montant marque une progression de 568,9 millions de dinars par rapport à la même période de 2025, soit une hausse relative de 5,13 %. Ces deux postes demeurant ainsi les principaux pourvoyeurs de liquidités étrangères pour le pays.

À eux seuls, les revenus du travail cumulés en espèces ont atteint 6,14 milliards de dinars à la date du 31 août dernier, contre 5,83 milliards un an plus tôt. La hausse enregistrée sur cette base annuelle s’élève à 307,9 millions de dinars, correspondant à une augmentation de 5,28 %. Ce rythme est légèrement plus dynamique que celui des rentrées touristiques. Ces dernières se sont établies à 5,52 milliards de dinars sur la même période, en progression de 261 millions de dinars (+4,96 %) par rapport au cumul observé au 31 août 2025, qui était alors de 5,26 milliards.

Les fonds envoyés par les Tunisiens établis à l’étranger continuent donc de constituer la principale source de devises parmi les deux catégories. Ils pèsent pour 52,65 % du total, tandis que les recettes touristiques en représentent 47,35 %. L’écart en valeur absolue entre ces deux flux atteint 618,9 millions de dinars en faveur des transferts des TRE.

À titre de comparaison, sur l’ensemble de l’exercice 2025, les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger et des recettes touristiques s’étaient élevés à 16,86 milliards de dinars, contre 15,86 milliards en 2024. Cette évolution sur un an représentait alors un gain de 996,2 millions de dinars, soit une hausse de 6,28 %

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Textile-habillement : un secteur clé pour l’économie tunisienne

Le secteur tunisien du textile et de l’habillement demeure un pilier de l’investissement, des exportations et de l’emploi. Il compte plus de 1 400 entreprises industrielles et génère environ 146 000 emplois, selon le ministère de l’Industrie.

Les exportations du secteur ont dépassé les 9 milliards de dinars à fin 2025, avec un taux de couverture de 127 %. De ce fait, le textile-habillement occupe ainsi la deuxième place parmi les industries manufacturières exportatrices, derrière les industries mécaniques et électriques, et représente environ 16 % des exportations de ces industries.

Ces chiffres témoignent de la capacité du secteur à résister aux profondes mutations des marchés internationaux, a déclaré jeudi le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari.

Lors d’une conférence internationale organisée à Tunis sur la résilience et la compétitivité de la chaîne de valeur textile euro-méditerranéenne, le ministre a souligné les atouts de la Tunisie. Le pays dispose notamment d’une base industrielle développée et d’une main-d’œuvre qualifiée et expérimentée.

Selon Zouari, ces acquis peuvent permettre au secteur de créer davantage de valeur ajoutée grâce au développement du textile technique, des technologies propres et de la digitalisation. La Tunisie cherche également à répondre aux exigences du marché européen et à accéder à de nouveaux marchés.

Le ministère prévoit, dans le cadre de la Stratégie nationale de l’industrie et de l’innovation, plusieurs mécanismes de soutien aux entreprises. Ils comprennent notamment la mise à niveau industrielle, les investissements technologiques, la restructuration financière et la modernisation des équipements, afin d’améliorer la productivité et la compétitivité du secteur.

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États-Unis : le marché du travail se fige

Le marché du travail américain donne des signes de ralentissement sans pour autant basculer dans une vague de licenciements. Aux États-Unis, les entreprises réduisent peu leurs effectifs, mais les recrutements restent également limités, dessinant une situation de « faible embauche, faible licenciement ».

Les données publiées jeudi 3 septembre par Challenger, Gray & Christmas indiquent que les entreprises américaines ont annoncé 529 914 suppressions de postes entre janvier et août 2026. Il s’agit du niveau le plus faible enregistré sur les huit premiers mois d’une année depuis 2022, lorsque la demande de main-d’œuvre demeurait encore particulièrement forte après la pandémie, aux États-Unis.

Dans le même temps, les projets d’embauche annoncés au cours des huit premiers mois de l’année ont atteint leur niveau le plus élevé depuis 2023. Cette apparente contradiction traduit surtout la prudence des entreprises : elles prévoient de renforcer leurs effectifs, mais les postes ouverts ne sont pas pour autant pourvus rapidement.

Andy Challenger, responsable des revenus de Challenger, Gray & Christmas, souligne ainsi que les entreprises envisagent davantage de recrutements que l’année précédente, sans que ces intentions se traduisent par une accélération effective des embauches.

Une économie dans le régime du « low-hire, low-fire »

Les économistes décrivent de plus en plus le marché américain comme fonctionnant selon le modèle du « low-hire, low-fire » : les entreprises embauchent peu, mais procèdent également à relativement peu de licenciements. Cette configuration permet au marché du travail de conserver une certaine stabilité tout en révélant une prudence accrue des employeurs face aux perspectives économiques.

Les demandes hebdomadaires d’allocations chômage ne signalent d’ailleurs pas, à ce stade, l’apparition d’une vague généralisée de suppressions d’emplois. Le rapport mensuel du gouvernement américain sur l’emploi, attendu ce vendredi, doit apporter un éclairage supplémentaire. Les estimations citées par Capital tablent sur un taux de chômage stable à 4,1 % en août.

 

L’intelligence artificielle n’est plus le premier motif en août

Les données de Challenger montrent également une évolution dans les motifs invoqués par les entreprises pour justifier leurs suppressions de postes. Pour la première fois depuis février, l’intelligence artificielle n’a pas constitué en août la principale raison avancée par les employeurs. Les restructurations d’entreprises sont passées au premier rang.

L’IA demeure néanmoins le principal facteur invoqué pour les suppressions de postes depuis le début de l’année. Son influence sur les décisions des entreprises en matière d’emploi reste donc importante, même si elle n’explique pas à elle seule le ralentissement du marché du travail.

Le tableau qui se dessine est celui d’un marché du travail américain davantage marqué par l’attentisme que par une véritable dégradation. Les entreprises ne procèdent pas à des licenciements massifs, mais elles restent prudentes dans leurs recrutements effectifs.

Cette situation constitue un indicateur important pour la Réserve fédérale, qui doit arbitrer entre les risques pesant sur l’emploi et ceux liés à l’inflation. Les prochaines données sur les créations d’emplois seront donc particulièrement scrutées pour déterminer si cette phase de paralysie relative constitue un simple ralentissement ou le prélude à une détérioration plus nette du marché du travail.

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Nigeria : l’AIE mise sur un doublement des investissements énergétiques

Le Nigeria pourrait doubler les investissements consacrés à son secteur énergétique au cours des cinq prochaines années, selon le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol.

Premier producteur de pétrole d’Afrique, le Nigeria cherche à attirer davantage de capitaux dans le pétrole, le gaz et les énergies renouvelables, notamment le solaire. En déplacement à Abuja, jeudi 3 septembre, Fatih Birol a estimé que le nouveau statut du Nigeria comme membre associé de l’AIE pourrait renforcer son attractivité auprès des investisseurs, tout en approfondissant la coopération technique et en donnant au pays davantage de poids dans les discussions internationales sur l’énergie. « Mon objectif est, dans un délai très court, de cinq ans, de doubler au moins les investissements énergétiques que reçoit aujourd’hui le Nigeria », a-t-il déclaré.

Selon le responsable de l’AIE, le Nigeria dispose d’importantes ressources en pétrole, gaz et énergies renouvelables, mais leur développement nécessite des capitaux considérables. L’évolution des flux énergétiques mondiaux pourrait également jouer en faveur du pays. Alors que les perturbations provoquées par les conflits en Iran et en Ukraine poussent les États à rechercher des fournisseurs et des partenaires considérés comme fiables.

Le pétrole reste au cœur de la stratégie

Le Nigeria ambitionne de porter sa production pétrolière à 3 millions de barils par jour d’ici 2030, soit près du double de son niveau récent. Pour atteindre cet objectif, Abuja mise sur les réformes engagées dans le secteur énergétique, la modernisation des infrastructures et le renforcement de la sécurité afin de lutter notamment contre le vol de pétrole. Lequel a longtemps pénalisé la production et découragé les investissements étrangers.

Le développement du raffinage constitue également un nouvel atout. La raffinerie Dangote, qui dispose d’une capacité de traitement d’environ 700 000 barils de brut par jour, contribue déjà à réduire les tensions sur l’approvisionnement en carburants. Et ce, notamment en Europe grâce à ses exportations de produits raffinés.

Le gaz et le solaire parmi les priorités

Le potentiel d’investissement ne se limite toutefois pas aux hydrocarbures. Fatih Birol a également souligné les opportunités offertes par le gaz naturel et l’énergie solaire, dans un pays confronté à d’importants besoins en électricité. Le Nigeria et l’AIE doivent par ailleurs mettre en œuvre un programme commun portant notamment sur le développement du gaz, l’électrification, la cuisson propre, l’efficacité énergétique et l’amélioration des données énergétiques. Cette dernière question constitue un enjeu important pour les investisseurs. Les insuffisances des statistiques relatives à la production, aux exportations et à la consommation de pétrole ont longtemps compliqué l’évaluation du marché nigérian.

Le Nigeria a obtenu en juillet 2026 le statut de membre associé de l’AIE, après l’approbation unanime de sa candidature par les pays membres de l’organisation. Pour Abuja, ce rapprochement intervient alors que le pays cherche à relancer les investissements dans un secteur qui a souffert de plusieurs années de sous-investissement.

L’enjeu est désormais de transformer cette nouvelle coopération institutionnelle en investissements concrets, notamment dans les infrastructures énergétiques et la production. La croissance économique nigériane a déjà accéléré au deuxième trimestre 2026, avec une progression du PIB de 4,43 % sur un an, soutenue notamment par les secteurs pétrolier et non pétrolier.

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Le Club Africain et Ooredoo Tunisie renouvellent leur partenariat

Ooredoo Tunisie, acteur majeur des télécommunications en Tunisie, annonce le renouvellement de son partenariat avec le Club Africain, l’un des clubs sportifs les plus historiques et les plus populaires du pays. Ce renouvellement réaffirme l’engagement continu d’Ooredoo en faveur du sport tunisien, de l’accompagnement des clubs historiques et de l’autonomisation des jeunes, tout en contribuant au développement du paysage sportif national.

Le renouvellement de ce partenariat vient confirmer la solidité de la relation qui unit Ooredoo au Club Africain depuis 2008. Au fil des années, cette collaboration est devenue l’un des partenariats sportifs les plus durables et emblématiques en Tunisie. Elle a notamment permis d’accompagner le club dans son parcours sportif et de contribuer à la mise à disposition de conditions et de ressources favorisant le développement de ses différentes équipes et la réalisation des ambitions de ses nombreux supporters.

 

 

À l’occasion du renouvellement de ce partenariat, Eyas Assaf, Directeur Général d’Ooredoo Tunisie, a déclaré : « Nous sommes heureux de poursuivre notre partenariat avec le Club Africain, qui remonte à 2008 et compte parmi les partenariats importants d’Ooredoo en Tunisie. Au fil des années, cette relation a démontré que les partenariats réussis reposent sur la confiance, la continuité et une vision partagée. Aujourd’hui, nous renouvelons notre engagement à soutenir le Club Africain et à l’accompagner dans son parcours, à la hauteur de son histoire et de la place particulière qu’il occupe auprès de ses supporters et dans le sport tunisien.

Chez Ooredoo, nous sommes convaincus que le sport ne se résume pas à la compétition. Il constitue un espace où s’expriment l’ambition, la persévérance et l’esprit d’équipe, tout en représentant un vecteur important d’émancipation pour les jeunes. Nous continuerons ainsi à investir dans des initiatives et des partenariats qui contribuent au développement du sport tunisien et créent un impact positif et durable ».

De son côté, Dr Mohsen Trabelsi, président du Club Africain, a exprimé sa fierté de poursuivre ce partenariat historique avec Ooredoo, soulignant l’importance de cette collaboration pour accompagner le club et renforcer sa capacité à poursuivre son parcours et à répondre aux ambitions de ses supporters. Il a déclaré :

« Poursuivre notre aventure avec Ooredoo est une démarche naturelle pour nous. Notre partenariat, qui remonte à 2008, repose sur des objectifs communs et une vision partagée. Nous apprécions pleinement le soutien continu d’Ooredoo et sommes impatients de poursuivre notre collaboration afin d’accompagner le club et de renforcer sa position dans le sport tunisien et continental. »

Il convient de rappeler que le partenariat entre Ooredoo et le Club Africain remonte à 2008. Il n’a cessé d’évoluer au fil des années pour devenir un partenariat stratégique entre deux institutions partageant les mêmes valeurs d’ambition, d’excellence et d’engagement en faveur de la jeunesse et du sport tunisien.

Ooredoo a également œuvré à enrichir l’expérience des supporters du Club Africain à travers des services et initiatives digitales dédiés, notamment « Lefri9i Mobile », qui s’inscrit dans la volonté de l’entreprise de mettre la technologie et l’innovation au service d’une relation plus étroite entre les supporters et leurs clubs, tout en leur offrant une expérience digitale plus riche.

À travers le renouvellement de ce partenariat, Ooredoo et le Club Africain réaffirment leur volonté commune de poursuivre cette aventure, d’explorer de nouvelles opportunités de collaboration et de lancer de nouvelles initiatives renforçant la valeur de ce partenariat, au service du sport tunisien et des générations futures d’athlètes.

Avec communiqué

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Hannibal Lease : le résultat net recule de 13,21 % à 3,30 MDT au 30 juin 2026

Hannibal Lease a dégagé un résultat net de 3,30 millions de dinars (MDT) au 30 juin 2026, contre 3,81 MDT un an plus tôt, soit une baisse de 13,21 %. Le total du bilan de la société de leasing s’établit à 720,21 MDT à la même date.

Les intérêts et produits assimilés de leasing, principal poste de revenus de la société, se sont établis à 43,15 MDT au 30 juin 2026, contre 44,19 MDT au 30 juin 2025. Les produits nets ressortent à 18,38 MDT, contre 19,11 MDT un an auparavant. Le résultat d’exploitation avant provisions s’établit à 7,39 MDT, contre 8,67 MDT au 30 juin 2025. Après dotations nettes aux provisions, le résultat d’exploitation s’élève à 5,30 MDT, contre 5,70 MDT un an plus tôt. Le résultat des activités ordinaires avant impôt atteint 5,35 MDT, contre 5,75 MDT au 30 juin 2025.

Le résultat par action ressort à 0,300 dinar au 30 juin 2026, contre 0,346 dinar au 30 juin 2025. Au bilan, le total des actifs s’établit à 720,21 MDT au 30 juin 2026, contre 742,56 MDT au 30 juin 2025 et 714,37 MDT au 31 décembre 2025. Les créances sur la clientèle liées aux opérations de leasing s’élèvent à 624,42 MDT, contre 660,80 MDT au 30 juin 2025. Les capitaux propres totalisent 89,24 MDT au 30 juin 2026, contre 86,37 MDT au 30 juin 2025, en hausse de 3,33 %. Le capital social s’établit à 55 MDT, composé de 11 millions d’actions.

Les emprunts et dettes rattachées s’établissent à 532,47 MDT au 30 juin 2026, contre 541,76 MDT au 30 juin 2025. Le total du passif s’élève à 630,98 MDT, contre 656,20 MDT un an plus tôt. Les flux de trésorerie provenant de l’exploitation se sont élevés à 43,18 MDT au 30 juin 2026, contre un flux négatif de 32,68 MDT au 30 juin 2025. La trésorerie s’établit à 21,63 MDT à la clôture du 30 juin 2026, contre 18,80 MDT au 30 juin 2025, après une variation positive de trésorerie de 12,68 MDT sur la période.

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Entreprises publiques : Sarra Zaafrani Zenzri veut changer de logiciel de gouvernance, mais…

La réforme des entreprises publiques revient au cœur de l’agenda gouvernemental. Avec une nouvelle circulaire datée du 28 août 2026, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, appelle à une refonte structurelle de leur gouvernance. Avec pour objectif de : restaurer les équilibres financiers, améliorer la performance et réduire la dépendance à l’argent public. Une ambition nécessaire, mais dont la concrétisation soulève déjà une question essentielle : pourquoi les mêmes recettes n’ont-elles pas, jusqu’ici, produit les résultats escomptés ?

La circulaire fixe six grands axes : l’amélioration de l’exploitation et des équilibres financiers; la gestion des ressources humaines; la valorisation du patrimoine; la modernisation de l’organisation; la digitalisation et la transparence financière; ainsi que le  renforcement des mécanismes de gouvernance et de contrôle. Les plans stratégiques devront désormais être assortis d’objectifs et d’indicateurs de performance mesurables.

Sur le papier, difficile de contester ces orientations. Les entreprises publiques ont besoin de modernisation, de transparence et de responsabilisation. Mais le problème de la Tunisie n’est plus celui du diagnostic. Car, depuis des années, les rapports, programmes et annonces de réforme identifient les mêmes dysfonctionnements : déficits, sureffectifs dans certains cas, retards d’investissement, faiblesse de la gouvernance et dépendance au soutien de l’État.

Le véritable enjeu est donc ailleurs : qui sera réellement responsable des résultats ? Le gouvernement annonce une responsabilisation accrue des dirigeants en cas de manquements ou de retards injustifiés. C’est probablement l’un des points les plus importants de la réforme. Encore faut-il que cette responsabilité ne reste pas un principe administratif supplémentaire. Elle devra s’accompagner de critères transparents de nomination, d’objectifs contractualisés et d’une évaluation régulière des performances.

 

Lire aussi : Tribune – Dialogue social et refondation économique : le défi de l’ingénierie d’exécution

 

Autre ambition : renforcer l’autofinancement et diversifier les sources de financement, en orientant les ressources vers les investissements à impact économique et social direct. Là encore, l’objectif est pertinent. Mais demander davantage d’autofinancement à des entreprises déjà structurellement déficitaires sans traiter les causes profondes de leurs difficultés risque de transformer une contrainte financière en simple injonction comptable.

La réforme pose également la question du rôle des ministères de tutelle. La circulaire leur demande davantage de suivi et de contrôle. Mais renforcer le contrôle administratif ne garantit pas automatiquement une meilleure gouvernance. Si la multiplication des validations et des procédures ralentit encore la prise de décision, la réforme pourrait paradoxalement produire davantage de bureaucratie au lieu de l’efficacité recherchée.

La digitalisation constitue, à cet égard, une opportunité réelle, notamment pour améliorer la traçabilité et accélérer les procédures. Mais elle ne pourra être efficace sans transformation parallèle des méthodes de travail et des responsabilités.

Lire également : Tunisie : Kaïs Saïed n’est pas satisfait de l’exécution de projets autoroutiers

 

Au fond, la Tunisie ne manque ni de constats ni de plans. Elle manque surtout d’une exécution durable, mesurable et politiquement assumée.

La nouvelle réforme sera donc jugée non pas au nombre de circulaires publiées, mais à sa capacité à faire évoluer concrètement les performances des entreprises publiques, à réduire les déficits et, surtout, à améliorer la qualité des services rendus aux citoyens. Le vrai test commence maintenant : passer des bonnes intentions à l’obligation de résultats.

Alors, Mme Zaafrani réussira-t-elle à faire évoluer la situation des entreprises et établissements publics, là où ses prédécesseurs ont tous échoué ? Rien n’est moins sûr. Mais qui sait!

Wait and see, comme diraient les Anglo-saxons.

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One Tech Holding : le chiffre d’affaires grimpe à 576 MDT

Le groupe industriel tunisien One Tech Holding a publié ses états financiers intermédiaires consolidés arrêtés au 30 juin 2026. Le chiffre d’affaires consolidé atteint 576,3 millions de dinars (MDT), en progression de 5,8 % par rapport au premier semestre 2025. Tandis que le résultat net part du groupe recule à 20,7 MDT, en baisse de 16 % sur la même période.

Le groupe One Tech Holding, spécialisé notamment dans la câblerie, la mécatronique et les technologies de l’information, a arrêté ses comptes consolidés intermédiaires au 30 juin 2026. Les revenus du groupe s’élèvent à 576,3 MDT contre 544,6 MDT un an plus tôt, soit une progression de 5,8 %. Cette hausse de l’activité s’accompagne toutefois d’une augmentation plus rapide des charges d’exploitation, qui passent de 509,2 MDT à 545 MDT sur la période.

Le résultat d’exploitation s’établit ainsi à 32,4 MDT au 30 juin 2026, contre 36,6 MDT au 30 juin 2025. Ce qui représente une baisse de 11,5 %. Après prise en compte des charges financières nettes, qui s’allègent à 4,5 MDT contre 5,2 MDT un an auparavant, le résultat des activités ordinaires avant impôt ressort à 27 MDT, contre 34,3 MDT au premier semestre 2025.

Une fois l’impôt sur les bénéfices déduit, pour un montant de 7,5 MDT, le résultat net des entreprises consolidées atteint 19,5 MDT. En intégrant les dotations aux amortissements des écarts d’acquisition et la quote-part des sociétés mises en équivalence, le résultat net de l’ensemble consolidé s’élève à 18,9 MDT, en baisse de 26,9 % par rapport aux 25,9 MDT enregistrés à fin juin 2025. Après affectation de la part des intérêts minoritaires, qui ressort négative à 1,8 million de dinars, le résultat net part du groupe atteint 20,7 MDT, contre 24,7 MDT un an plus tôt. Soit un repli de 16 %.

Au niveau du bilan, le total des actifs consolidés s’établit à 793,6 MDT au 30 juin 2026, en hausse de 3,7 % par rapport aux 765,3 MDT de juin 2025 et de 3,2 % par rapport aux 769,1 MDT de fin décembre 2025. Cette évolution est portée notamment par la progression des stocks, qui passent de 177,8 MDT à 222,8 MDT, et par celle des créances clients, qui atteignent 267,4 MDT contre 239,1 MDT à fin décembre 2025.

Du côté des capitaux propres, le total avant affectation du résultat s’élève à 412,4 MDT au 30 juin 2026, en progression de 3,3 % par rapport aux 399,2 MDT de juin 2025, mais en léger repli de 1,4 % par rapport aux 418,5 MDT de fin décembre 2025. Une évolution notamment liée à la distribution de dividendes de 26,9 MDT sur la période. Les intérêts minoritaires s’établissent quant à eux à 44,5 MDT.

Sur le plan de l’endettement, le total des passifs consolidés atteint 336,7 MDT, dont 291 MDT de passifs courants et 45,7 MDT de passifs non courants. Les liquidités et équivalents de liquidités s’établissent à 40,2 MDT au 30 juin 2026, contre 59,8 MDT à fin décembre 2025. L’état des flux de trésorerie fait apparaître des flux nets provenant de l’exploitation de 16,7 MDT, des flux liés aux activités d’investissement négatifs de 13,5 MDT et des flux liés aux activités de financement négatifs de 23 MDT, aboutissant à une trésorerie de clôture de 33,7 MDT.

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Assurances Maghrebia Vie : total bilan de 900,78 MDT

Assurances Maghrebia Vie a dégagé un résultat net de 13,33 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 12,71 millions de dinars un an plus tôt, soit une hausse de 4,88 %. Le chiffre d’affaires de la compagnie s’est établi à 77,19 millions de dinars sur la période, contre 67,57 millions de dinars au 30 juin 2025, en progression de 14,24 %.

En effet, le résultat net par action ressort à 0,533 dinar au 30 juin 2026, contre 0,508 dinar un an auparavant. Le résultat technique de l’assurance et de la réassurance vie s’est établi à 11,23 millions de dinars, contre 10,55 millions de dinars au 30 juin 2025.

Les produits financiers nets ont atteint 30,72 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 27,41 millions de dinars un an plus tôt, soit une augmentation de 12,08 %. Le montant total des règlements de sinistres et des capitaux échus s’est élevé à 14,42 millions de dinars, contre 11,12 millions de dinars au 30 juin 2025, en hausse de 29,71 %.

Les provisions techniques de la compagnie se sont renforcées de 80,08 millions de dinars sur un an, pour s’établir à 698,34 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 618,25 millions de dinars au 30 juin 2025. Soit une progression de 12,95 %.

Au bilan, le total des actifs s’élève à 900,78 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 809,56 millions de dinars au 30 juin 2025 et 858,60 millions de dinars au 31 décembre 2025. Les capitaux propres avant affectation atteignent 155,31 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 141,85 millions de dinars au 30 juin 2025, en hausse de 9,49 %. Le capital social s’établit à 25 millions de dinars.

Les flux de trésorerie liés à l’exploitation se sont élevés à 9,39 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 10,79 millions de dinars au 30 juin 2025. La trésorerie s’établit à 246 868 dinars à la clôture du 30 juin 2026, contre 12,24 millions de dinars au 30 juin 2025 et 2,32 millions de dinars au 31 décembre 2025, après un flux de trésorerie lié aux activités de financement de moins 10,64 millions de dinars. Il correspond, selon les états financiers, à des dividendes et autres distributions.

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UE : les petits colis chinois chutent de 53 % après le droit de 3 euros

Le nouveau droit de 3 euros imposé par l’Union européenne sur les petits colis de faible valeur commence à produire des effets. Les envois de petits paquets arrivés en juillet à l’aéroport de Liège, en Belgique, ont diminué de 53 % sur un an, selon les données des douanes belges publiées le 3 septembre.

Entrée en vigueur en juillet 2026, la mesure vise les colis d’une valeur inférieure à 150 euros, qui bénéficiaient jusqu’ici d’une exemption de droits de douane. L’objectif de Bruxelles est de limiter l’afflux massif de produits à bas prix achetés en ligne auprès de plateformes chinoises telles que Temu et Shein, tout en rééquilibrant les conditions de concurrence avec les détaillants européens. Le prélèvement de 3 euros constitue toutefois une mesure transitoire. Il doit rester en vigueur jusqu’en 2028, date à laquelle l’Union européenne prévoit la mise en place d’un régime douanier permanent pour ces marchandises.

L’aéroport de Liège constitue l’un des principaux points d’entrée en Europe pour les petits colis issus du commerce électronique asiatique. Au cours du premier semestre 2026, environ 153 millions de petits colis par mois ont transité en moyenne par cette plateforme logistique. La baisse de 53 % enregistrée en juillet apparaît donc particulièrement significative.

Les autorités belges estiment qu’elle constitue un premier indice de l’efficacité du nouveau dispositif pour réduire l’afflux de marchandises à très bas prix. Une partie de cette diminution doit néanmoins être interprétée avec prudence. Avant l’entrée en vigueur du droit, les importations avaient augmenté, les entreprises et les consommateurs ayant anticipé la nouvelle taxation en accélérant leurs commandes et leurs expéditions.

Un nouveau front commercial entre Bruxelles et Pékin

Au-delà du commerce électronique, la mesure intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l’Union européenne et la Chine. Bruxelles cherche notamment à réduire ses déséquilibres commerciaux avec Pékin, alors que les dirigeants européens dénoncent la surcapacité industrielle chinoise et certaines pratiques commerciales jugées déloyales.

Les deux parties se sont fixé octobre 2026 comme échéance pour tenter de progresser sur ces déséquilibres. Pékin rejette toutefois les accusations européennes, laissant persister un important contentieux commercial entre les deux blocs.

Avec 224 millions d’euros de recettes en seulement sept semaines et une chute de 53 % des petits colis enregistrés à Liège en juillet, Bruxelles dispose désormais de premiers indicateurs sur l’impact de sa nouvelle politique.

La question sera désormais de savoir si ce recul correspond à un véritable changement durable dans les flux du commerce électronique ou simplement à un ajustement temporaire des importateurs et des plateformes chinoises face à la nouvelle fiscalité européenne.

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Tunisie : la Cour de cassation confirme les lourdes peines dans l’affaire du « complot », les condamnations désormais définitives

La Cour de cassation tunisienne a rejeté jeudi 3 septembre le pourvoi dans l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État », confirmant les lourdes peines prononcées en appel en novembre 2025 contre une quarantaine de personnes, dont plusieurs figures de l’opposition.

Haïfa Chebbi, avocate et fille du détenu Ahmed Néjib Chebbi, citée par les médias, a déclaré que la Cour de cassation a rejeté le recours et confirmé les peines prononcées en appel, rendant ainsi les condamnations définitives.

Au total, 46 pourvois avaient été examinés, dont 44 rejetés sur le fond et deux sur la forme. La décision fait suite aux jugements définitifs rendus le 28 novembre 2025 par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme de la Cour d’appel de Tunis, avec des peines allant de 5 à 45 ans de prison. La sanction la plus lourde ayant été infligée à l’homme d’affaires Kamel Letaief.

A cet égard, notons que cette juridiction suprême ne rejugeait pas les faits, mais examinait uniquement la conformité de la procédure aux règles de droit. Son rejet ferme donc définitivement la porte judiciaire à un dossier qui touche des figures majeures de l’opposition comme Jawhar Ben Mbarek, Ghazi Chaouachi, Chaïma Issa ou Ahmed Néjib Chebbi.

Les réactions n’ont pas tardé. « La bataille judiciaire est terminée. Commence maintenant la bataille purement politique », a réagi Dalila Msaddek, sœur de Jawhar Ben Mbarek, sur les réseaux sociaux, selon France24. Le Front de salut national a de son côté dénoncé les conditions de la procédure et réclamé l’annulation ou la révision des condamnations. Tandis que Human Rights Watch a qualifié ces condamnations d’injustes.

Une audience organisée en pleine période de vacances judiciaires et critiquée par les avocats, qui dénonçaient un délai de préparation qu’ils jugeaient trop court dans un dossier aux lourds enjeux politiques…

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Les recettes du pétrole russe au plus bas depuis six mois

Les revenus de la Russie tirés de la production pétrolière sont tombés en août à leur plus bas niveau depuis six mois, pénalisés par le recul du prix de l’Urals, principal brut d’exportation du pays.

Selon des calculs de Bloomberg fondés sur les données publiées jeudi 3 septembre par le ministère russe des Finances, les recettes nettes provenant de la production pétrolière ont atteint 326,2 milliards de roubles, soit environ 3,76 milliards de dollars, en août. Ce qui correspond à une diminution de 22 % sur un an. Pour établir les recettes budgétaires du mois d’août, les autorités russes ont retenu un prix légèrement supérieur à 59 dollars le baril, contre près de 95 dollars au printemps, lorsque le brut russe avait atteint son niveau mensuel le plus élevé.

La dégradation des recettes s’explique principalement par la baisse du prix de l’Urals, qui associe les pétroles lourds des régions de l’Oural et de la Volga à des pétroles plus légers de la Sibérie.

Le conflit entre les Etats-Unis et l’Iran avait temporairement fait grimper les cours mondiaux du brut, permettant à la Russie de profiter de prix plus élevés et d’une demande asiatique accrue pour son pétrole. Et ce, alors que les approvisionnements en provenance du Golfe étaient perturbés.

Une chute de plus de 60 % sur un mois

En rythme mensuel, les recettes pétrolières russes ont plongé de plus de 60 % en août, après une forte progression en juillet. Cette évolution est en partie liée au calendrier fiscal : le gouvernement perçoit habituellement en juillet une part importante de l’impôt sur les bénéfices des producteurs.

Les recettes ont également été affectées par l’augmentation des aides versées aux raffineries russes afin de maintenir l’approvisionnement du marché intérieur.

Les subventions accordées aux raffineries ont dépassé 197 milliards de roubles, soit plus de 2 milliards de dollars, en août. Depuis le début de l’année, leur montant atteint près de 916 milliards de roubles, selon les estimations de Bloomberg.

Le pétrole et le gaz restent essentiels au budget

Au total, les recettes russes provenant du pétrole et du gaz ont atteint 424 milliards de roubles en août, en baisse de 16 % sur un an. Les hydrocarbures représentent environ un cinquième des recettes budgétaires russes. Ce qui fait de leur évolution un élément déterminant pour les finances publiques et la capacité de Moscou à soutenir son effort de guerre.

La baisse des revenus pétroliers intervient donc à un moment particulièrement sensible pour le Kremlin : après avoir bénéficié de la flambée des cours provoquée par les tensions au Moyen-Orient, la Russie voit désormais cet avantage s’estomper. Tandis que le recul de l’Urals et le coût croissant du soutien aux raffineries pèsent davantage sur ses finances.

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Le Fonds commun de placement Iradett CEA introduit une commission de surperformance à 20 %

Le fonds commun de placement (FCP) Iradett CEA, géré par l’intermédiaire en bourse Arab Financial Consultants, va instaurer une commission de surperformance dès que son rendement annuel dépassera 8 %. La décision, actée par le conseil d’administration du gestionnaire lors de sa réunion du 27 mars 2026, entrera en vigueur le 11 septembre 2026. Tel est le communiqué du Conseil du marché financier en date du 3 septembre 2026. 

Une rémunération indexée sur la performance

Selon l’avis porté à la connaissance des porteurs de parts et du public, cette nouvelle commission sera calculée après déduction de l’ensemble des frais et commissions. Elle s’élèvera à 20 % hors taxes par an de la différence entre le taux de rendement annuel réalisé par le fonds et le seuil de référence de 8 %.

Autrement dit, seule la part de performance excédant ce plancher de 8 % sera soumise à cette commission incitative, alignant ainsi la rémunération du gestionnaire sur la création de valeur pour les investisseurs.

Un fonds parmi les plus performants du segment CEA

Rappelons que le FCP Iradett CEA, agréé par le Conseil du marché financier (CMF) sous le numéro 20-2006 du 24 mai 2006, figure parmi les fonds les plus dynamiques de la catégorie CEA (Compte épargne en actions). Au 30 juin 2026, il affichait un rendement de 43,49 % depuis le début de l’année, se classant troisième du segment derrière FCP Prosper + CEA (64,29%) et FCP CEA Maxula (46,83%).

Avec un actif net estimé à 46,9 millions de dinars, Iradett CEA se distingue également par l’importance de sa taille. Ce qui renforce sa visibilité auprès des épargnants et des investisseurs institutionnels.

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