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Tunis Re obtient l’accord du CMF pour le doublement de son capital capital

Tunis Re a obtenu le feu vert du Conseil du Marché Financier (CMF) pour doubler son capital social, qui passera de 100 à 200 millions de dinars (MDT). L’opération a été décidée lors de l’Assemblée générale extraordinaire du 24 avril 2026, qui s’articule autour de deux volets distincts.

Le premier volet est une distribution gratuite : 5 millions d’actions nouvelles seront attribuées aux actionnaires existants, à raison d’une action gratuite pour quatre actions détenues, financées par prélèvement sur les primes d’émission, soit 25 millions de dinars (MDT).

Le second volet est une augmentation en numéraire : 15 millions d’actions nouvelles seront proposées à la souscription au prix de 8 dinars par action (soit 5 dinars de valeur nominale et 3 dinars de prime d’émission) pour un montant total de 75 MDT. Les actionnaires actuels bénéficient d’une priorité de souscription, à raison de trois actions nouvelles pour quatre actions détenues.

Le calendrier est le suivant : la période de souscription prioritaire est ouverte du 15 septembre au 2 octobre 2026. En cas d’actions non souscrites, une période de redistribution complémentaire est prévue du 12 au 16 octobre 2026. L’ensemble des actions nouvelles – gratuites comme souscrites – porteront jouissance en dividende à compter du 1er janvier 2026.

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Wifak Bank : une progression de 19 % du PNB à 59,6 MDT

Wifak International Bank affiche un bénéfice de 2,2 millions de dinars (MDT) au premier semestre 2026, contre 2,1 MDT à la même période de 2025, soit une progression modeste de 1,6 %. Un résultat net en apparence tranquille, qui masque pourtant une activité en forte accélération – et un coût du risque qui grimpe.

Le produit net bancaire, lui, ne connaît pas la même retenue : il bondit de 19 % à 59,6 MDT, porté par une dynamique commerciale solide sur l’ensemble des segments islamiques. Les opérations Ijara progressent de 18 %, le portefeuille Mourabaha de 8 %, et les opérations Wakala Bel Istithmar s’envolent de 69 %. Des performances qui témoignent d’un appétit croissant pour les produits de finance islamique sur le marché tunisien.

L’ombre au tableau vient du coût du risque, en hausse de 40 % à 11,2 millions de dinars. Cette dégradation s’explique principalement par le doublement des dotations aux provisions sur créances additionnelles, un signal que la qualité du portefeuille mérite surveillance, dans un contexte économique qui reste sous pression.

Bonne nouvelle en revanche sur le front de la notation : Fitch Ratings a relevé la note de Wifak Bank à BBB avec perspectives stables, soit une progression de deux crans. Une reconnaissance externe qui renforce la crédibilité de l’établissement et pourrait faciliter ses levées de fonds futures.

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Attijari bank dégage un bénéfice de 123 MDT au premier semestre

Au terme des six premiers mois de 2026, Attijari bank a réalisé un bénéfice de 123 millions de dinars (MDT), contre 116,2 MDT pour la même période 2025, ce qui correspond à 5,9 % de progression.

Le résultat d’exploitation a progressé de 2,3 % sur la période, à 170,9 MDT. Selon le management de la banque, le premier semestre 2026 a été caractérisé par la hausse du coût du risque de 33 % à près de 22 MDT contre seulement 13,2 MDT au cours de la même période en 2025.

Pour leur part, les dotations nettes aux provisions sur créances douteuses ont pratiquement doublé comparées au premier semestre 2025, à 16,7 MDT.

Sur les six premiers mois de cette année, Attijari bank a dégagé un produit net bancaire de 374,7 MDT, en hausse de 5,1 % sur un an.

La hausse du PNB a été portée par la progression de 57 % des revenus du portefeuille d’investissement, qui se sont élevés à plus de 145 MDT contre 92,7 MDT en juin 2025.

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Khadamet : l’administration en un clic ?

État civil, CNAM, fiscalité, automobile, factures ou inscriptions : l’application « Khadamet » veut réunir une large palette de services publics sur une seule plateforme. Une promesse de simplification bienvenue, mais dont l’efficacité se mesurera surtout à la capacité de l’administration à tenir ses engagements sur le terrain.

Présentée mercredi 2 septembre 2026 sur les ondes de la radio Express FM par Ahmed Megdich, directeur à la Direction générale des technologies de l’information au ministère des Technologies de la communication, Khadamet se veut un point d’accès unique aux démarches administratives numériques.

L’application fonctionne avec l’identité numérique. Une fois connecté, l’utilisateur peut consulter certaines données personnelles, suivre ses demandes et recevoir les notifications de l’administration. Surtout, plusieurs démarches peuvent désormais être effectuées ou payées directement depuis le même espace.

Parmi les services proposés figurent le suivi des remboursements et des accords préalables de la CNAM, la consultation du parcours professionnel auprès de la CNSS ou encore l’accès à certaines attestations de la CNRPS.

Les automobilistes peuvent, eux, consulter leurs infractions, payer la vignette, suivre les échéances du contrôle technique et prendre rendez-vous pour la visite technique. L’application permet en outre d’enregistrer une assurance automobile et de recevoir une alerte avant son expiration.

Côté fiscalité, Khadamet permet notamment le paiement de la vignette et l’achat du timbre de voyage. Les utilisateurs peuvent également enregistrer leurs compteurs afin d’être informés de l’arrivée de nouvelles factures et les régler en ligne.

L’état civil constitue un autre volet intéressant. Le citoyen peut accéder aux extraits de naissance de ses enfants et demander leur traduction en français à distance. La demande est transmise à la municipalité où la naissance a été enregistrée. Une formalité qui pouvait auparavant nécessité un déplacement de plusieurs centaines de kilomètres peut ainsi être effectuée depuis son domicile.

L’application propose aussi un portefeuille numérique pour certains documents, avec des alertes avant expiration, ainsi que des services liés à l’éducation, au certificat de résidence, au bulletin n°3 ou aux passeports des Tunisiens résidant à l’étranger.

Sur le papier, le dispositif est séduisant. Dans la pratique, tout dépendra toutefois de l’interconnexion réelle des administrations, de la rapidité de traitement des demandes et de la fiabilité des données. Une application ne supprimera pas, à elle seule, les lenteurs bureaucratiques si les procédures internes restent inchangées.

Le ministère prévoit une version web pour les citoyens ne disposant pas de smartphone et annonce déjà de nouvelles versions de l’application.

L’enjeu est donc simple : Khadamet devra démontrer que la transformation numérique ne consiste pas seulement à déplacer le guichet sur un écran, mais bien à supprimer des déplacements, des files d’attente et des démarches inutiles. Et là c’est loin d’être gagné.

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Participation d’entreprises tech tunisiennes au Salon « LEAP 2026 » de Riyadh

Des entreprises tunisiennes et des acteurs de l’écosystème technologique participent pour la première fois au Salon international « LEAP 2026 », à Riyad en Arabie saoudite, qui se déroule du 31 août au 3 septembre 2026, selon un communiqué du CEPEX.

Cette participation au Salon LEAP fait partie d’une mission regroupant des entreprises tunisiennes spécialisées dans la cybersécurité, le numérique, l’intelligence artificielle, la robotique et l’Industrie 4.0.

Selon le CEPEX, le LEAP 2026 est l’occasion pour ces entreprises de montrer leur savoir-faire et de développer de nouveaux marchés, notamment en Arabie saoudite, une porte d’entrée vers les pays du Golfe. Il réunit plus de 600 startups, 1 800 marques technologiques internationales, 200 000 visiteurs et 1 900 investisseurs.

A noter que la Tunisie compte plus de 1 450 startups, dont 1 165 entreprises classées et 17 scale-ups, pour un chiffre d’affaires total estimé à 300 millions de dollars.

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Crédits et microfinancements sur l’honneur : la BCT impose une plateforme numérique dans chaque banque

À partir du 1er octobre 2026, chaque banque tunisienne devra disposer d’une plateforme numérique dédiée à la réception des demandes de crédits et de microfinancements sur l’honneur. C’est ce que prévoit une nouvelle circulaire publiée mardi 1er septembre par la Banque centrale de Tunisie (BCT), conformément au décret n° 2026-148 du 23 juillet 2026 relatif aux prêts d’honneur.

Cette plateforme sera l’unique canal de réception des demandes de prêts  d’honneur des clients, explique la banque des banques. « Chaque dossier y sera horodaté électroniquement de manière infalsifiable. Ce qui permettra d’établir l’ordre de traitement selon la règle du « premier arrivé, premier servi » et de calculer précisément les délais de traitement », précise-t-elle.

Lire aussi – Prêt sur honneur : un signal social, mais un impact limité sur le financement

L’objectif de la BCT est double : garantir l’égalité de traitement entre les clients et assurer une priorisation objective des demandes en fonction de leur date de dépôt, indépendamment de la banque concernée.

Cette mesure s’inscrit plus largement dans les efforts de la Banque centrale pour moderniser les services bancaires, simplifier les procédures et renforcer la transparence et la fiabilité dans le traitement des demandes des clients.

Autrement dit, toutes les banques tunisiennes sont obligées d’accorder des prêts d’honneur. Cela commence mal cette histoire.

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Le Nobel qui ne dort plus (à cause des robots, pas du café) !

Il fut un temps où Daron Acemoğlu, économiste turco-américain, prix Nobel d’économie, regardait les prophètes de l’apocalypse IA avec un petit sourire condescendant : « 5 % des emplois menacés, tout au plus – arrêtez de paniquer ». Pendant que l’OCDE agitait le chiffre de 25 % et le FMI carrément 40 %, lui restait le grand sage imperturbable du MIT.

Sauf que l’été 2026 est passé par là, et avec lui les agents IA, ces stagiaires numériques qui, contrairement aux vrais stagiaires, n’ont pas besoin qu’on leur explique deux fois où se trouve la photocopieuse. Résultat : notre économiste avouerait aujourd’hui perdre le sommeil en pensant aux conséquences énormes que tout cela va avoir, indique une tribune publiée sur la revue Nature, lundi 31 août.

Sa nouvelle estimation ? On grimpe à 8 ou 9 %. Presque le double, donc, mais toujours loin du chiffre du FMI. Ce qui permet à Acemoğlu de garder un pied dans le camp « raisonnable » tout en piquant une insomnie de temps en temps.

Sa vraie angoisse, ceci dit, n’est pas tant le nombre de postes qui vont sauter que la philosophie derrière la manœuvre : les entreprises préfèrent-elles remplacer leurs employés, ou les rendre plus costauds avec l’IA ? Dans cette tribune, il plaide pour une IA « pro-travailleurs » plutôt qu’une course effrénée vers l’intelligence artificielle générale, un peu comme demander à un bulldozer de faire du jardinage de précision plutôt que de tout raser.

Moralité : même les Nobel changent d’avis. Et visiblement, l’IA a le chic pour transformer les optimistes en “oiseaux de nuit“*. Dit autrement, seules les personnes ayant l’intelligence au talon ne changent pas d’avis!

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Un “oiseau de nuit“ désigne une personne qui est très active, sort ou aime vivre tard pendant la nuit, par opposition au “lève-tôt“.

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100 millions d’euros de l’Allemagne pour l’économie tunisienne

À l’occasion du 70ᵉ anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques, la Tunisie et l’Allemagne ont décidé de consolider leur partenariat stratégique. Ainsi, en visite officielle à Tunis le 31 août 2026, le chef de la diplomatie allemande, Johann Wadephul, a signé des accords et des contrats de financement d’un montant total dépassant les 100 millions d’euros. Et une enveloppe supplémentaire de 40 millions d’euros serait également à l’étude.

Selon des sources officielles, ces fonds sont destinés à soutenir les priorités du plan de développement tunisien 2026-2030. Ils cibleront principalement la transition énergétique et environnementale, la gestion des ressources en eau, la transformation numérique, ainsi que le renforcement des PME et l’emploi.

Deuxième investisseur étranger et premier marché d’exportation de la Tunisie, l’Allemagne s’appuie déjà sur un tissu industriel solide de plus de 320 entreprises implantées dans le pays, essentiellement dans l’automobile, l’électronique et le textile.

Cette nouvelle étape confirme la volonté de Tunis et Berlin de dépasser la coopération traditionnelle pour s’orienter vers des investissements innovants à forte valeur ajoutée, à même de moderniser l’économie tunisienne et d’accroître sa compétitivité dans le bassin méditerranéen.

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Sfax accueille un événement international sur l’huile d’olive tunisienne

Du 23 au 25 octobre, Sfax accueillera un rendez-vous économique et scientifique, doublé d’une dimension touristique et culturelle. Il est consacré à la « valorisation et la commercialisation de l’huile d’olive tunisienne ». L’initiative est portée par l’association Tunisie Zaytouna, en collaboration avec plusieurs partenaires tunisiens et étrangers.

Cette rencontre a pour objectif de dégager des pistes permettant d’augmenter la valeur ajoutée du produit et de consolider sa présence sur les marchés internationaux, en mettant particulièrement l’accent sur les appellations d’origine contrôlée (AOC), considérées comme un outil clé de reconnaissance à l’échelle mondiale. Ces informations proviennent de la page Facebook officielle de l’association.

Faouzi Zayani, président de l’association, a invité l’ensemble des professionnels du secteur à participer à la construction d’une « feuille de route pratique » visant à faire progresser la valorisation et la commercialisation de l’huile d’olive tunisienne, en tirant parti des expériences internationales qui ont fait leurs preuves.

Il a souligné que, bien que reconnue pour sa qualité, l’huile d’olive tunisienne continue d’être exportée principalement en vrac : la proportion conditionnée à l’export reste inférieure à 14 %.

L’événement se déroulera sur trois jours. Le 23 octobre sera marqué par un colloque scientifique rassemblant des experts, des spécialistes ainsi que des délégations venues de France, du Japon et d’Allemagne, autour du rôle des AOC dans la promotion de l’huile d’olive tunisienne.

Le 24 octobre sera consacré à des visites de terrain le long de la « route de l’olivier », permettant de découvrir les étapes de la cueillette, du pressage et les méthodes de production modernes.

Le 25 octobre, un séminaire accompagné d’une table ronde abordera les vertus de l’huile d’olive ainsi que sa place au sein de la gastronomie tunisienne et arabe. La manifestation se clôturera par un petit-déjeuner traditionnel.

A noter que l’événement bénéficie du soutien de nombreux partenaires du secteur oléicole, parmi lesquels le comité de jumelage Grenoble-Sfax.

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Le TMM grimpe à 7% en août : la BCT confirme la tendance

Le Taux Moyen du Marché Monétaire (TMM) s’est légèrement redressé à 7% au cours du mois d’août 2026, contre 6,99% sur la période février-juillet 2026, selon des données publiées lundi 31 août par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Cependant sur un an, l’indicateur poursuit toutefois sa décrue : de 8% en août 2023, il était passé à 7,99% en août 2024, puis à 7,5% en août 2025, avant de s’établir à 7% aujourd’hui.

A noter que l’évolution du TMM reste étroitement liée à celle du taux directeur fixé par la BCT.

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L’ancien PM, Édouard Balladur, est mort à 97 ans

Ancien secrétaire général de l’Élysée sous Georges Pompidou, négociateur des accords de Grenelle en 1968, chef du gouvernement de François Mitterrand de 1993 à 1995, Edouard Balladur est mort ce lundi 31 août 2026, à l’âge de 97 ans, selon des sources citées par l’AFP. On se rappellera surtout de lui qu’il avait échoué face à Jacques Chirac lors de la présidentielle de 1995.

Né le 2 mai 1929 à Izmir, en Turquie, dans une famille d’origine arménienne installée en France de longue date, Édouard Balladur émigre avec les siens à Marseille dans les années 1930. Passé par Sciences Po et l’ENA, il devient conseiller d’État avant d’intégrer, en 1964, le cabinet de Georges Pompidou, alors Premier ministre. Il participe à la négociation des accords de Grenelle pendant Mai 68, puis devient secrétaire général de la présidence de la République en 1973, poste qu’il occupe jusqu’à la mort de Pompidou l’année suivante.

Revenu au premier plan dans les années 1980, il est ministre de l’Économie et des Finances du gouvernement Chirac de 1986 à 1988, période de la première cohabitation. En mars 1993, à la faveur de la victoire de la droite aux législatives, il devient Premier ministre de François Mitterrand, son dernier chef de gouvernement. Sa popularité, un temps considérable, le pousse à se présenter à l’élection présidentielle de 1995, où il affronte son « ami de trente ans » Jacques Chirac lors d’une campagne à droite d’une rare âpreté.

Il retrouve ensuite son siège de député (1995-2007), préside la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, puis dirige en 2007 le comité de réflexion sur la réforme des institutions qui portera son nom, à la demande de Nicolas Sarkozy.

On lui doit aussi plusieurs ouvrages de mémoires et de réflexion politique, dans lesquels perçait une lucidité sans concession sur l’exercice du pouvoir. Comme il l’écrivait en 2010 : « Tout l’art de la politique consiste à plaire afin d’être choisi, puis maintenu en place. »

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Pénurie d’eau en bouteille : une mobilisation de façade qui interroge

L’Office national du thermalisme et de l’hydrothérapie (ONTH) annonce, dans un communiqué aux allures rassurantes, la mobilisation de plus de 3 millions de litres d’eau en bouteille par jour, durant quatre jours seulement, pour approvisionner les grandes surfaces du Grand Tunis. Une mesure présentée comme une solution, mais qui, à y regarder de plus près, ressemble davantage à un pansement temporaire posé sur une plaie profonde, à savoir une crise structurelle.

Tiens, et quand est-il des coins reculés du pays ne disposant de “centres commerciaux“ ou les régions de l’intérieur, parce que le communiqué de l’office fait allusion seulement du “Grand Tunis“ ? Est-ce que cela veut dire qu’on les autres à leur soif ?

 

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Quatre jours. C’est là que le bât blesse. Alors que les rayons se vident depuis plusieurs semaines et que les citoyens peinent à trouver de l’eau en bouteille, l’administration se contente d’un engagement à très court terme, sans donner la moindre visibilité sur l’après. Que se passera-t-il le cinquième jour ? Le communiqué reste muet sur ce point, comme sur les causes profondes de la pénurie. Lu autrement, le communiqué de l’ONTH suggère que si vous avez la possibilité d’avoir le maximum de packs d’eau, n’hésitez pas, en ce sens qu’au-delà du 4ème jour, la pénurie peut revenir.

Le vocabulaire employé – « convergence des efforts », « intervenants », « étape à surmonter » – relève davantage, sommes-nous obligés de souligner, de la langue de bois administrative que d’un plan d’action concret. Aucun chiffre précis n’est avancé sur les volumes réellement manquants, aucune explication n’est fournie sur l’origine des perturbations, et aucune sanction ni mécanisme contraignant n’accompagne « l’invitation » faite aux producteurs à prioriser les grandes surfaces.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : une simple invitation, un appel au bon vouloir des industriels, sans garantie de résultat. Sachant que ces derniers dépendent du bon vouloir de la déesse de la lumière, STEG. Rien n’indique comment l’office compte s’assurer du respect de cet engagement, ni ce qui adviendra si les producteurs privilégient d’autres circuits de distribution plus rentables, comme cela semble être une partie du problème initial.

Enfin, cette réunion tenue « récemment » – sans date précise dans le communiqué, un flou qui interroge sur la rigueur de la communication institutionnelle – intervient plusieurs jours après celle du 27 août au gouvernorat de Tunis, révélant une certaine lenteur dans la mise en œuvre effective des décisions annoncées. Entre l’annonce d’un programme spécial et sa traduction concrète sur le terrain, le décalage temporel interroge sur la capacité des autorités à répondre avec la réactivité qu’exige une crise vécue quotidiennement par les ménages.

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Libye : un accord pour relancer les élections, un enjeu pour la Tunisie

Des représentants des camps rivaux de l’Est et de l’Ouest libyens ont signé, dimanche 30 août à Tripoli, sous l’égide de l’ONU, un accord destiné à relancer le processus politique (rompu depuis plusieurs mois) et à ouvrir la voie à des élections nationales. Le texte prévoit un délai pouvant aller jusqu’à 24 mois, mais sa mise en œuvre reste conditionnée à la réunification des institutions et des gouvernements rivaux: celui dirigé par Abdel Hamid Dbeibah et reconnu par la communauté internationale, et celui du maréchal Khalifa Haftar (Bengazi).

Fruit de plusieurs mois de discussions menées notamment à Rome et à Tunis, l’accord cherche à éviter les blocages qui avaient empêché les élections prévues en 2021, rappellent plusieurs médias. L’ONU entend cette fois renforcer son rôle et pourrait saisir le Conseil de sécurité afin de faire adopter l’accord sous forme de résolution, y compris en cas d’opposition des institutions libyennes.

Pour la Tunisie, l’enjeu est particulièrement important. Une stabilisation politique de la Libye pourrait favoriser la reprise du commerce transfrontalier, les investissements et la circulation des personnes. Par exemple, le poste de Ras Jedir, essentiel aux échanges entre l’ouest libyen et le Sud-Est tunisien, pourrait notamment bénéficier d’un environnement plus stable.

Une Libye réunifiée permettrait également de renforcer la coopération tuniso-libyenne en matière de sécurité, de lutte contre les trafics et de gestion des migrations, tout en réduisant les risques liés à l’instabilité de la frontière.

Le rôle de Tunis dans les négociations constitue par ailleurs un atout diplomatique pour la Tunisie. Mais l’optimisme reste prudent : le véritable impact de l’accord dépendra de sa mise en œuvre et de la capacité des acteurs libyens à surmonter leurs rivalités. Pour Tunis, une Libye stable et unifiée représenterait à la fois un enjeu sécuritaire et une opportunité économique majeure.

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Japon : un château de 360 tonnes déménage à la corde !

À Hirosaki, ville située au nord du Japon, on ne débarrasse pas les collectionneurs de meubles anciens : on tire un château entier à la corde. Oui oui, ce n’est pas de la science fiction, vous ne rêver pas… c’est arrivé. En effet, samedi 29 et dimanche 30 août 2026, quelque 1 800 volontaires triés au sort parmi 8 000 candidats ont mis l’épaule à la roue – plutôt aux cordages – pour ramener le donjon du château vers son emplacement d’origine.

Poids de l’engin à déplacer, tenez-vous bien : 360 tonnes. Vitesse de croisière : environ deux mètres par jour, posé sur des rails comme un gigantesque jouet à roulettes, selon The Guardian cité par nos confrères de 20 Minutes.

Cela dit, ce ballet immobilier n’a rien d’improvisé. « Le donjon, l’un des douze survivants historiques du pays du Soleil Levant, avait déjà fait le trajet inverse en 2015, histoire de laisser les maçons réparer un mur de pierre secoué par un séisme. 2 185 pierres remises en place plus tard, direction le retour, façon puzzle géant », rappelle le quotidien anglais.

« Trop précieux pour être démonté, ajoute le site français, le bâtiment voyage entier grâce au hikiya, une technique ancestrale de déménagement par rouleaux. Les bénévoles s’occupent des cinq premiers mètres à la seule force humaine ; des machines prendront ensuite le relais sur les 73 mètres restants. Résultat attendu : une réouverture au public… en 2033. De quoi relativiser sa propre notion de patience ». Mais là, vous pouvez compter sur nos amis Nippons.

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Tunisie – Bonne nouvelle pour les groupements hydrauliques de Gafsa: leurs dettes ont été restructurées

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a adopté une série de mesures organisationnelles et financières pour remédier à la situation des groupements d’intérêt hydraulique dans le gouvernorat de Gafsa.

Selon l’agence TAP, l’objectif visé est de garantir la pérennité du service public et améliorer le recouvrement des redevances d’irrigation. En réponse à une question écrite des députés Mohamed Mejdi et Nouri Jridi, le ministère a annoncé qu’une partie de la redevance d’irrigation sera acquittée à l’avance, en trois versements : un tiers en début de saison, un second tiers en milieu de saison, et le solde en fin de saison.

L’apurement des dettes accumulées constitue la mesure la plus importante des toutes, avec un échelonnement sur sept ans proposé aux bénéficiaires souhaitant régulariser leur situation. Ce dispositif vise à renforcer leur capacité de remboursement et à alléger leur charge financière.

Le ministère précise que ces mesures consistent à assurer la continuité de l’approvisionnement en eau d’irrigation, tout en préservant les équilibres financiers indispensables à l’exploitation et à la maintenance des réseaux hydrauliques publics.

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Aurélien Maillet est le nouveau consul général de France à Tunis

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Aurélien Maillet est le nouveau consul général de France à Tunis. Sa nomination, qui succède à Dominique Mas – appelé à d’autres fonctions -, a été actée par un décret du président Emmanuel Macron signé le 27 juillet 2026 et publié au Journal officiel le 29 juillet.

Secrétaire des affaires étrangères, Aurélien Maillet occupait jusque-là le poste de chargé de mission auprès du directeur d’Asie et d’Océanie au ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, une fonction confirmée par plusieurs actes de délégation de signature publiés au Journal officiel en 2025 et 2026. Il avait intégré le corps des secrétaires des affaires étrangères en 2012 comme stagiaire à l’issue du concours interne, avant d’être titularisé l’année suivante.

Sa prise de fonctions intervient dans un contexte où le Consulat général de France à Tunis reste un point de contact essentiel pour la communauté française de Tunisie, en particulier pour les services consulaires et l’accompagnement des ressortissants.

Le 16 août, Laurent Caizergues, conseiller des Français de l’étranger pour la Tunisie et la Libye, lui a souhaité la bienvenue dans un message insistant sur la nécessité de maintenir un dialogue constructif entre le Consulat, les élus et les acteurs de terrain. Il a souligné que les attentes des Français établis en Tunisie et en Libye demeuraient nombreuses, et que la qualité de ce dialogue conditionnerait la capacité à y répondre.

Cette nomination s’inscrit plus largement dans une série de désignations de consuls généraux français actées par décrets du 27 juillet 2026 et publiées au Journal officiel du 29 juillet.

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Niger : tentative d’infiltration du palais présidentiel par des mutins

Des soldats mutins ont tenté, samedi 29 août, de pénétrer dans le palais présidentiel de Niamey mais ont été repoussés par la garde présidentielle, selon des sources sécuritaires citées par l’AFP.

La mutinerie a débuté dans une base militaire proche de l’aéroport, où des soldats ont été pris en otage et des tirs ont éclaté. Des habitants ont rapporté des tirs nourris dans plusieurs quartiers de la capitale durant la nuit, notamment près du palais et de l’aéroport.

L’armée nigérienne affirme être « progressivement en train de reprendre le contrôle ». Dans un communiqué lu à la télévision, le ministre de la Défense, le général Salifou Mody, a appelé la population « au calme ». La télévision publique, brièvement coupée, a été rétablie vers 10 heures (heure de Niamey).

La situation reste évolutive.

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La Tunisie fait la queue pour boire !

Où va la Tunisie ? Ruée vers « l’ô ! » Il est un peu plus de 8 heures, ce samedi 29 août 2026, devant le centre commercial Carrefour de La Marsa. La scène a quelque chose d’absurde : une file d’attente qui part du rond-point et s’enfonce jusque dans les rayons du magasin, non pas pour un nouveau smartphone ou un solde de rentrée, mais pour un pack d’eau minérale – pardon deux packs. Le spectacle, presque surréaliste, résume à lui seul l’état d’un pays où l’accès à une ressource aussi élémentaire que l’eau en bouteille est devenu un parcours du combattant.

« On n’a jamais connu une situation pareille en Tunisie », soupire Omar, 65 ans, arrivé parmi les premiers. Autour de lui, les langues se délient et les mêmes questions reviennent en boucle : « C’est ça la Tunisie aujourd’hui ? Voilà où on en est arrivés. » Certains sont là depuis 6h45, d’autres 7h00, 7h23, chacun égrène son heure d’arrivée comme on compterait les jours d’un siège.

Rien ne laisse penser que la scène soit isolée. Les mêmes files, les mêmes rayons dégarnis, les mêmes supputations se répètent vraisemblablement ce matin devant d’autres enseignes du pays : Monoprix, Magasin Général, Géant, signe que le phénomène dépasse largement La Marsa.

Une pénurie qui dure depuis un mois

Contrairement à l’image d’une crise soudaine que donne cette file, la pénurie d’eau embouteillée n’a rien d’un accident de dernière minute. Dès le 25 juillet, plusieurs grandes surfaces présentaient déjà des rayons entièrement vides ou fortement dégarnis, certaines limitant le nombre de packs vendus par client. Depuis près de quatre semaines, cette pénurie est présentée comme temporaire, mais sa fin recule au gré des déclarations officielles : la chaleur, les coupures électriques, les achats de précaution, l’épuisement des stocks, le plastique et la spéculation ayant tour à tour été désignés comme responsables. Le 17 août, le président de la Chambre nationale des commerçants de produits alimentaires en gros évoquait un retour à la normale « dans une dizaine de jours », soit aux alentours du 27 août – un délai visiblement non tenu, comme le confirme la file de ce matin.

Le paradoxe est saisissant : le pays compte 31 usines d’embouteillage tournant à plein régime, pour une capacité théorique de 520 000 bouteilles par heure, et pourtant les rayons restent vides. La canicule, les coupures de la Sonede, les pannes électriques, la pression sur les stocks et les tensions sur le plastique utilisé pour fabriquer les bouteilles se superposent pour produire cet embouteillage logistique en pleine terre… d’eau.

La spéculation s’invite dans la crise

Face à des rayons vides plusieurs jours de suite, le civisme cède parfois la place à la débrouille… et à l’abus. L’Organisation tunisienne de défense du consommateur (ODC) a dû appeler les citoyens à cesser de stocker l’eau de manière compulsive, tandis que certains petits commerces profitaient de la pénurie pour limiter les achats et revendre ensuite les bouteilles fraîches sous le manteau, moyennant une « taxe de réfrigération » totalement illégale. Devant cette dérive, le ministère du Commerce a fini par imposer, le 19 août 2026, un plafonnement des prix : la bouteille d’1,5 litre est désormais fixée à 850 millimes maximum, avec une marge brute bridée à 15 % pour les grossistes et détaillants. Un plafond que beaucoup, sur le terrain, continuent visiblement d’ignorer.

 

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Sonede, Steg : les symptômes d’un mal plus profond

Interrogé dans la file, un homme d’un certain âge résume ce que beaucoup pensent tout bas : « On entend les gens s’en prendre à la Sonede, à la Steg. Ils n’ont pas complètement tort, mais quand on analyse la situation, la responsabilité première et dernière revient à l’État, qui n’a pas su – ou voulu – donner à ces entreprises les moyens financiers d’investir et d’entretenir leurs infrastructures. »

Le constat n’a rien d’anecdotique. Le réseau de distribution d’eau potable, vieillissant, cumule les avaries : à Menzel Temime, Kelibia et Hammam Ghezez, une panne sur une conduite principale de 600 mm a provoqué, début août, une coupure majeure de plusieurs jours ; à Mahdia et à Sfax, une coupure d’électricité à la station de pompage de Kerker a interrompu la distribution dans une dizaine de délégations ; et à Borj Er-Ras, dans la région de Mahdia, des habitants sont restés privés d’eau pendant près de vingt jours, la Sonede ne parvenant à assurer qu’une à deux heures d’approvisionnement quotidien. Un réseau qui, selon certains observateurs, semble condamné à un éternel rafistolage plutôt qu’à une véritable rénovation des canalisations.

C’est précisément cet enchaînement (eau du robinet peu fiable, réseau électrique fragile, chaîne d’approvisionnement en bouteilles sous tension) qui transforme une contrainte structurelle en scène de pénurie visible, devant un supermarché, un samedi matin d’été…

Pendant ce temps, à Tunis, des rassemblements organisés notamment par le collectif Nafas ont exprimé le mécontentement populaire face aux coupures récurrentes d’eau et d’électricité et à la cherté de la vie.

Ce matin-là, devant Carrefour La Marsa, ce n’est donc pas seulement une file d’attente que l’on observe, mais le symptôme visible d’une crise structurelle : sous-investissement dans les réseaux publics, dépendance à un marché de l’eau embouteillée lui-même fragilisé, et une confiance citoyenne dans les services de base qui s’érode un peu plus chaque semaine.

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Pénurie d’eau minérale : un deuxième communiqué, les mêmes explications

Dix jours à peine après sa première note explicative, la Chambre nationale syndicale de l’industrie des boissons non alcoolisées (CNSIBA) est repassée à l’offensive communicationnelle. Le constat qui s’impose à la lecture des deux textes est simple : rien n’a vraiment changé, ni dans le diagnostic ni dans les résultats sur le terrain, seul le ton se fait un peu plus insistant.

Le communiqué du 27 août reprend, presque mot pour mot, la trame de celui publié à la mi-août : la canicule, la hausse de la demande estimée à 30 %, l’épuisement du stock stratégique, les coupures d’électricité, et le démenti systématique de toute spéculation ou rétention organisée. Ce sont les mêmes causes, présentées avec les mêmes formules, pour une situation qui, dix jours plus tard, n’est toujours pas résolue. Si les explications n’ont pas varié d’un communiqué à l’autre, c’est peut-être aussi qu’aucune mesure concrète et vérifiable n’a été prise entre-temps pour changer la donne.

Comme lors de la première sortie, les coupures d’électricité sont mentionnées presque en passant, comme une simple coïncidence malheureuse, alors que plusieurs observateurs avaient déjà relevé, dès la mi-août, que ce facteur méritait un traitement bien plus approfondi que la chaleur estivale. Combien d’usines ont été concernées ? Pendant combien de jours cumulés ? Quel volume de production a été perdu ? Le communiqué ne répond à aucune de ces questions, alors qu’il s’agit précisément du seul facteur qui relève, en partie, de décisions publiques et non de la météo.

Des chiffres qui rassurent sur le papier, mais pas dans les rayons

La Chambre rappelle, comme la fois précédente, l’atomisation du secteur : 31 unités de production, aucun acteur ne dépassant 25 % de parts de marché, pour écarter toute hypothèse de position dominante. L’argument est recevable sur le plan structurel, mais il n’explique en rien pourquoi les rayons restent vides dans certaines régions plus de deux semaines après les premières alertes. Une structure de marché non concentrée n’empêche pas des déséquilibres locaux de distribution, et le communiqué reste muet sur les disparités régionales déjà documentées, y compris les interventions ponctuelles des autorités locales pour renflouer certains points de vente.

Le passage appelant les consommateurs à éviter les achats de précaution et à privilégier les « sources officielles d’information » interroge par son timing. Après deux communiqués et plusieurs semaines de tensions non résolues, demander aux citoyens de ne pas s’inquiéter revient à leur transférer une partie de la responsabilité d’une pénurie qu’ils n’ont pas créée, sans que la profession ne s’engage sur un calendrier de retour à la normale ni sur des indicateurs chiffrés et vérifiables permettant de mesurer les progrès.

Ce qui manque toujours

Aucun des deux textes ne fournit :

  • de données chiffrées précises sur les volumes produits, perdus ou distribués ;
  • de calendrier engageant pour un retour à la normale ;
  • de bilan sur les mesures concrètes prises depuis le premier communiqué ;
  • d’explication sur les écarts de traitement entre régions, alors que certaines ont bénéficié d’approvisionnements d’urgence pendant que d’autres restaient en tension.

Tant que ces éléments resteront absents, la répétition des mêmes éléments de langage risque surtout de nourrir la défiance qu’elle prétend dissiper.

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Tunisie – Un vaste mouvement de promotion de magistrats

Un vaste mouvement de promotion concerne les magistrats de l’ordre judiciaire. Au total, 127 magistrats accèdent à un grade supérieur, en vertu du décret n°2026-209 du 21 août 2026, publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) n° 85, paru mercredi 26 août 2026. Ces promotions prendront effet à compter du 16 septembre 2026.

Le décret porte sur deux catégories de magistrats : 54 magistrats sont promus du deuxième au troisième grade, tandis que 73 passent du premier au deuxième grade.

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