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Nouveaux afflux de capitaux spéculatifs en Égypte

Les investisseurs arabes et étrangers sur le marché secondaire de la dette publique égyptienne ont enregistré des achats nets de 107 millions de dollars lors des échanges du lundi 27 juillet, selon les données de la Bourse égyptienne.

Les flux positifs de capitaux spéculatifs vers les instruments de dette égyptiens se sont poursuivis pour la deuxième journée consécutive après avoir enregistré des achats nets de 9,3 millions de dollars lors des échanges de dimanche, coïncidant avec des signes de désescalade entre les États-Unis et l’Iran.

Le retour des capitaux spéculatifs est intervenu après une sortie nette de 459,2 millions de dollars la semaine dernière, contre une sortie nette de 1,46 milliard de dollars la semaine précédente. Au cours du mois de juin, les transactions arabes et étrangères sur le marché secondaire de la dette publique ont enregistré un achat net de 8,76 milliards de dollars, tandis que les flux de capitaux spéculatifs ont enregistré un achat net de 11,66 milliards de dollars au cours du deuxième trimestre 2026.

Le cours du dollar en Égypte a enregistré une baisse notable lundi, la devise américaine passant sous la barre des 51 livres égyptiennes dans plusieurs banques égyptiennes.

Prix ​​du dollar en Égypte

Selon les statistiques compilées par « Al Business », le taux de change le plus élevé pour le dollar américain à la Banque islamique d’Abu Dhabi était de 51,29 livres égyptiennes à l’achat et de 51,39 livres égyptiennes à la vente. Le taux de change le plus bas pour le dollar américain à la banque Emirates NBD était de 50,40 livres égyptiennes à l’achat et de 50,50 livres égyptiennes à la vente.

À la Banque nationale d’Égypte, à la Banque Misr, à la Banque du Golfe égyptien, à la Banque de développement industriel, à Midbank, à la Banque arabo-africaine, à la Banque d’Alexandrie, à la Banque arabe, à la Banque immobilière égyptienne et à la Banque islamique Faisal, le dollar était coté à 50,67 livres égyptiennes à l’achat et à 50,77 livres égyptiennes à la vente.

À la Banque centrale d’Égypte, le taux de change du dollar américain était de 50,66 livres égyptiennes à l’achat et de 50,79 livres égyptiennes à la vente.

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E-commerce : Bruxelles sommée d’agir sur les taxes surprises

La Commission européenne est appelée à veiller à ce que les consommateurs ne soient pas confrontés à des frais imprévus lors de leurs achats en ligne pour couvrir les nouveaux droits de douane. C’est ce que rapporte le magazine Capital.

Il convient de rappeler que le 1er juillet, l’Union européenne a imposé une taxe de 3 euros sur les importations de commerce électronique de faible valeur. Lesquelles entraient jusqu’à récemment dans l’Union sans être soumises à des droits de douane.

De son côté, la BEUC, fédération représentant les organisations de consommateurs de 31 pays européens, estime que les consommateurs devraient connaître à l’avance le coût total de leur achat, y compris les frais de douane. L’organisation a constaté que, dans certains cas, ces frais n’apparaissent qu’aux dernières étapes du processus d’achat, voire pas du tout. Ce qui peut engendrer des dépenses supplémentaires imprévues.

L’eurodéputé néerlandais Dirk Gotink, rapporteur sur le dossier douanier au Parlement européen, a adressé le 7 juillet une lettre au commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, consultée par Reuters. Il y proteste contre cette pratique et souligne que le paiement des frais correspondants devrait incomber aux plateformes électroniques.

Pour sa part, un porte-parole de la Commission européenne a déclaré que, conformément à la loi, les entreprises sont responsables des formalités douanières. De même que les frais y afférents ne doivent pas être répercutés sur les consommateurs. Il a ajouté que la Commission suivait la situation de près.

A cet égard, les plateformes de commerce électronique chinoises Temu et AliExpress affichent les frais de douane au moment du paiement. AliExpress précisant qu’il s’agit d’estimations. Shein, en revanche, ne les affiche pas, mais indique prendre en charge tous les droits applicables et que ses prix incluent ces frais. De plus, certaines livraisons Shein sont effectuées depuis des entrepôts situés au sein de l’Union européenne et ne sont donc pas soumises à ces frais.

Cette nouvelle taxe a été instaurée, entre autres, pour limiter ce que l’Union européenne qualifie de « concurrence déloyale » de la part des détaillants en ligne. Mais elle permet aussi de faire face à la croissance explosive des colis de commerce électronique, qui ont atteint 5,8 milliards en 2025.

Dans ce contexte, notons que le cabinet de conseil néerlandais Rotate révèle que la capacité de fret aérien disponible entre la Chine et l’Europe a chuté de 18 % dans les 48 heures suivant l’entrée en vigueur de la nouvelle taxe. Toutefois, cette baisse s’est limitée à 14 % au cours de la première semaine complète d’application de la mesure.

La Belgique et la Hongrie, qui sont d’importantes portes d’entrée pour les importations de commerce électronique dans l’Union européenne, ont enregistré une baisse encore plus importante. Tandis qu’à l’inverse, la capacité de transport vers l’aéroport de Londres Stansted, dans un État non membre de l’UE, la Grande-Bretagne, a augmenté de 25 %.

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La hausse des prix de l’énergie freine les investissements, prévient l’industrie allemande

Les entreprises allemandes retardent de plus en plus leurs investissements et envisagent de délocaliser leur production à l’étranger. Et ce, afin d’éviter la hausse constante des coûts énergétiques en Allemagne.

Une enquête annuelle publiée lundi 27 juillet par l’association professionnelle DIHK révèle que les prix de l’électricité ont augmenté pour près de la moitié des entreprises au cours de l’année écoulée. Tandis que les coûts de chauffage ont augmenté pour plus des deux tiers d’entre elles en Allemagne.

Environ un tiers des plus de 3 000 entreprises interrogées ont déclaré avoir reporté des investissements en raison du coût élevé de l’énergie. Alors que près d’une sur cinq envisagent de réduire sa capacité de production en Allemagne ou de délocaliser une partie de sa production à l’étranger, ou avoir déjà pris l’une de ces mesures.

Peter Adrian, président de la DIHK, estime que les crises mondiales et les défis structurels alimentent la hausse des prix de l’énergie dans la première économie européenne. « Il est inquiétant de constater que les coûts énergétiques élevés ne se contentent pas de peser sur le fonctionnement actuel des entreprises, mais ils dissuadent également les investissements futurs », déclare-t-il.

Ces dernières années, les coûts énergétiques en Allemagne ont considérablement augmenté, en raison de facteurs tels que les pénuries de gaz naturel causées par la guerre menée par la Russie en Ukraine, la hausse des prix du pétrole suite à la guerre israélo-américaine contre l’Iran et la transition de l’Allemagne vers les énergies renouvelables.

Le dernier « Baromètre de la transition énergétique » de la DIHK, qui mesure l’impact de la transition énergétique sur la compétitivité des entreprises, a chuté à -11,5 points en 2026. Soit une baisse de trois points par rapport à l’année précédente. Enregistrant ainsi sa première détérioration depuis 2023. L’échelle va de -100 (impact très négatif) à +100 (impact très positif).

« Les entreprises soutiennent l’objectif de neutralité climatique », précise encore M. Adrian. « Mais dans le même temps, elles sont confrontées à des coûts énergétiques qui constituent un désavantage croissant dans la concurrence internationale », a-t-il ajouté.

L’association patronale a plaidé pour une réduction des taxes sur l’électricité, l’établissement de directives plus claires pour le développement des infrastructures énergétiques et une réduction significative de la bureaucratie et des contraintes réglementaires.

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Japon : Takaichi appelle à la fin de l’austérité budgétaire

La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a confirmé que l’économie n’avait pas encore totalement surmonté les risques de récession et que les répercussions des tensions au Moyen-Orient étaient surveillées de près.

Mme Takaichi a défendu le 27 juillet la politique économique de son gouvernement, appelant à la fin de la politique budgétaire ultra-restrictive menée depuis des années et à une impulsion donnée à l’investissement intérieur afin de remettre l’économie japonaise sur la voie d’une croissance durable. Et ce, à un moment où son gouvernement fait face à une baisse de sa popularité en raison de la hausse du coût de la vie.

Elle a déclaré que tout retard dans les investissements affaiblirait la technologie, les capacités humaines et la base industrielle du Japon. Tout en mettant en garde contre les pertes d’opportunités de croissance si des mesures décisives ne sont pas prises dès maintenant. Elle a ajouté : « Un pays qui ne relève pas les défis n’a pas d’avenir, et une politique qui se contente de protéger le statu quo ne peut pas susciter l’espoir ». Soulignant de plus la nécessité d’agir rapidement pour sortir de la phase d’austérité financière et promouvoir l’investissement local afin de soutenir l’économie.

La Première ministre a indiqué que son gouvernement adopterait une politique budgétaire « responsable et proactive ». Tout en maintenant une communication transparente et réfléchie avec les marchés financiers. Et ce, afin de renforcer la confiance dans la situation financière du Japon.

Dans son analyse de la situation économique, Mme Takaichi a expliqué que l’économie japonaise connaît une reprise progressive, mais qu’il est encore trop tôt pour dire qu’elle est totalement sortie de la déflation ou que le risque d’un retour à celle-ci a disparu.

Elle a également confirmé que le gouvernement surveille de près les répercussions du conflit au Moyen-Orient, relevant la nécessité d’évaluer son impact potentiel sur l’économie réelle du Japon.

Cette situation survient alors que la popularité du gouvernement de Sanae Takaichi est tombée sous la barre des 60 % pour la première fois depuis son entrée en fonction, dans un contexte de pression croissante due à la hausse du coût de la vie.

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Mer Rouge : les Houthis paralysent le trafic maritime

Le trafic des navires commerciaux traversant le détroit de Bab el-Mandeb a diminué lundi 27 juillet après l’attaque menée dimanche 26 juillet par les Houthis contre les infrastructures pétrolières saoudiennes le long de la côte de la mer Rouge.

Seulement onze navires transportant des matières premières ont franchi dimanche le détroit de Bab el-Mandeb ; c’est le nombre le plus bas depuis des mois. Le trafic maritime en mer Rouge est fortement perturbé depuis quelques jours maintenant au large des côtes du Yémen, car le mouvement Ansarallah – plus connu sous le nom de famille de ses dirigeants, les Houthis – entend mettre en œuvre un blocus naval de l’Arabie saoudite. Ouvrant ainsi un nouveau front dans la guerre entre les États-Unis et l’Iran, qui a déjà conduit à la fermeture de facto du détroit d’Ormuz.

Sept des navires de la marine civile ayant franchi le détroit de Bab el-Mandeb étaient des pétroliers, dont trois ont pénétré en mer Rouge. Deux étaient de très grands pétroliers à destination du port saoudien de Yanbu pour y charger du pétrole brut ; le troisième étant à destination de la Russie, selon les données de Kpler.

Parmi les navires qui ont quitté la mer Rouge dimanche figuraient le très grand pétrolier New Explorer, qui transportait 2 millions de barils de pétrole d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis vers le port de Ningbo, en Chine, ainsi qu’un pétrolier chargé de 750 000 barils de pétrole brut saoudien à destination du Pakistan, selon la même source.

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Le brut russe, nouveau choix stratégique de la Chine

Les acheteurs chinois se précipitent pour s’approvisionner en pétrole brut russe ESPO, car les risques accrus pesant sur les flux pétroliers en provenance du Moyen-Orient incitent les raffineurs à sécuriser leurs approvisionnements.

Toutes les cargaisons chargées en août au terminal de Kozmino, sur la côte pacifique russe, ont déjà été achetées. Tandis que plusieurs autres prévues pour septembre ont également changé de mains, rapporte Bloomberg, citant des négociants.

Le rythme des ventes est plus rapide que d’habitude, ont-ils déclaré, car un fort intérêt des acheteurs a fait chuter les prix de l’ESPO à une décote d’environ 1 dollar par baril par rapport au Brent ICE, contre une décote de 3 à 4 dollars il y a deux semaines.

Cet achat anticipé marque une rupture avec les pratiques commerciales habituelles de l’ESPO. Ce pétrole brut léger et doux — ainsi nommé en raison de sa relative liquidité et de sa faible teneur en soufre — nécessite environ une semaine de transport de Kozmino à la Chine. De ce fait, les acheteurs sont généralement peu incités à s’approvisionner beaucoup plus tôt. Bien que l’ESPO ne soit pas identique aux mélanges de pétrole brut du Moyen-Orient, il reste attractif pour les raffineurs chinois en raison de son prix bas et de son rendement élevé en diesel.

Cependant, les raffineurs semblent désormais disposés à payer un prix plus élevé afin de sécuriser leur approvisionnement. Car le conflit au Moyen-Orient crée une incertitude quant aux expéditions de pétrole en provenance du golfe Persique. « Les grandes compagnies pétrolières chinoises, menées par Unipec, achètent du pétrole brut russe ESPO depuis juillet, et les récents troubles au Moyen-Orient ont accéléré les achats pour août et septembre », a déclaré Emma Li, analyste en chef du marché chinois chez Vortexa Ltd…

Ces marchés stimulent déjà les exportations de pétrole russe vers la Chine. Les importations maritimes mensuelles devraient atteindre leur plus haut niveau depuis mars, date à laquelle le conflit au Moyen-Orient a commencé à perturber les approvisionnements pétroliers régionaux, relève la société d’analyse de données Kpler.

Par ailleurs, un projet de loi américain pourrait imposer des droits de douane aux principaux acheteurs de pétrole brut et de gaz naturel russes, dont la Chine. Ce qui augmenterait encore l’incitation à acheter dans un avenir proche.

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L’activité économique de la zone euro rebondit de manière inattendue

L’activité du secteur privé de la zone euro s’est améliorée en juillet, retrouvant son niveau d’avant la guerre en Iran.

En particulier, les données préliminaires, publiées dimanche 26 juillet, de l’indice composite des directeurs d’achat (PMI) compilé par S&P Global montrent qu’il est passé de 50 en juin à 51,9 en juillet. C’est la première fois depuis mars que l’indice dépasse 50, le niveau qui sépare les zones de croissance et de contraction.

Les deux plus grandes économies de la région ont également affiché des résultats supérieurs aux attentes, selon l’enquête. L’indice allemand a bondi de manière inattendue au-dessus de 50 (51,2 contre 49,5). Mettant ainsi  fin à un trimestre de contraction. Tandis que le repli de l’activité économique en France a été le plus faible depuis février (49,6 contre 47,2).

« Le mois de juillet a été marqué par une reprise de l’activité économique dans la zone euro », déclare Chris Williamson, économiste en chef chez S&P Global Market Intelligence. « Toutefois, la volatilité du contexte géopolitique actuel ne permet pas de savoir si cette embellie se maintiendra » poursuit-il.

Avec la remontée des prix du pétrole et l’intensification des inquiétudes concernant le transport maritime, « il existe un risque de nouveau ralentissement de l’économie. Et ce, si les pressions inflationnistes augmentent à nouveau en raison des perturbations de l’approvisionnement, notamment dans le secteur de l’énergie », avertit encore M. Williamson.

Cependant, pour l’instant, l’enquête apporte de bonnes nouvelles concernant l’inflation. Les pressions sur les coûts ayant fortement diminué pour atteindre leur niveau le plus bas depuis le début de la guerre. Ce qui a contribué à contenir l’inflation des prix de vente de tous les biens et services. « Cela limitera la pression exercée sur la BCE quant à un besoin immédiat de nouvelles hausses de taux », souligne l’économiste en chef de S&P Global Market Intelligence.

A cet égard, notons que les indices PMI sont scrutés de près par les marchés, car leur publication en début de mois peut révéler des tendances et des points d’inflexion dans l’économie. Cependant, mesurant l’ampleur des variations de la production plutôt que leur profondeur, les enquêtes auprès des entreprises sont souvent difficiles à corréler directement avec le PIB trimestriel.

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La Banque centrale de Russie abaisse son taux directeur à 14 %

La Banque centrale de Russie a poursuivi son cycle d’assouplissement de sa politique monétaire, en procédant à une réduction limitée de son taux directeur de 25 points de base, afin de donner un peu de répit aux entreprises confrontées aux conditions économiques les plus difficiles depuis le début de la guerre en Ukraine.

La Banque centrale de Russie a abaissé son taux directeur de 14,25 % à 14 % vendredi 24 juillet, une décision largement anticipée par le marché. Dans sa déclaration, elle souligne que les risques inflationnistes continuent de l’emporter sur les risques déflationnistes à moyen terme. Ce qui impose une baisse plus progressive des taux d’intérêt. Elle précise que la réduction temporaire des capacités de production dans certains secteurs, conjuguée à une politique budgétaire plus expansionniste, justifie une approche plus prudente.

Cette décision reflète l’inquiétude croissante des autorités russes face au ralentissement de l’économie. Les attaques ukrainiennes de plus en plus fréquentes en profondeur sur le territoire russe ayant augmenté les coûts de production et fait grimper les prix du carburant, suite aux frappes répétées de drones sur des raffineries de pétrole.

La Banque centrale de Russie a également revu à la hausse ses prévisions d’inflation pour la fin de l’année. Elle estime désormais qu’elle se situera entre 6 % et 7 %, contre une prévision précédente de 4,5 % à 5,5 %.

Dans le même temps, elle a revu à la baisse ses estimations de croissance de l’économie russe en 2026, à 1 %, contre une prévision précédente de 0,5 % à 1,5 %…

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Lula : les nouveaux droits de douane américains sont une « erreur stratégique »

Le président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, a qualifié les nouveaux droits de douane américains d’injustes et d’« erreur stratégique » dans une tribune publiée dimanche 26 juillet dans le Washington Post.

Il a averti que cela nuirait au partenariat bilatéral entre les deux pays et entraînerait une hausse des coûts pour les consommateurs américains. « Ce mois-ci, le gouvernement américain a imposé de nouveaux droits de douane sur le Brésil allant de 12,5 % à 37,5 %, ignorant des dizaines de réunions entre nos équipes et les arguments techniques solides ainsi que les documents que j’ai personnellement remis au président Donald Trump », écrit Lula.

Lula a fait remarquer que ces nouveaux droits de douane interviennent suite à la décision de la Cour suprême des États-Unis d’annuler les droits de douane de 50 % imposés l’année dernière. Tout en ajoutant que les prix des produits alimentaires, des chaussures, des textiles, des meubles, des pièces automobiles et de nombreux autres produits augmenteront pour les consommateurs américains…

Le président brésilien souligne que cela se produit malgré l’excédent commercial des États-Unis avec le Brésil en biens et services, qui s’élève à 428 milliards de dollars sur 15 années consécutives, et que les exportations brésiliennes vers les États-Unis avaient atteint leur niveau le plus bas depuis 1997.

Et Lula d’avertir : « À moyen terme, ces droits de douane perturberont les chaînes d’approvisionnement actuellement très intégrées, et les entreprises brésiliennes choisiront des partenaires d’autres pays plutôt que des fournisseurs américains ». D’ailleurs, il assure pour qui veut l’entendre que « le destin du Brésil est déterminé par les Brésiliens seuls, sans ingérence ni subjugation étrangère ».

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Accalmie entre Washington et Téhéran après deux semaines d’escalade militaire

L’ambassadeur américain auprès des Nations unies a confirmé la cessation des attaques contre l’Iran, affirmant que le président Donald Trump laissait place au dialogue.

« Cela ouvre la voie à des discussions », a déclaré Mike Waltz sur Fox News Sunday, sans préciser la nature de ces discussions, après une accalmie des hostilités entre les États-Unis et l’Iran durant le week-end.

Ainsi, le Pentagone a suspendu les bombardements de cibles iraniennes après 13 nuits de frappes. Tandis que l’Iran a annoncé avoir interrompu ses attaques contre ses voisins du Golfe; et ce, parce que les États-Unis ont cessé de bombarder son territoire. « Ces deux dernières nuits, les Américains ont cessé leurs attaques. Notre stratégie étant essentiellement fondée sur la riposte, nous avons également suspendu nos opérations », a déclaré Mohammad Akraminia dans une interview à la télévision d’État…

Ceci étant, Trump a déclaré qu’il n’excluait pas la possibilité de bombardements à plus grande échelle, soulignant qu’il laissait pour le moment place au dialogue.

Le New York Times, citant deux sources proches du dossier, indique que le gouvernement américain s’inquiète de la diminution des stocks de systèmes de défense antimissile Patriot et d’autres équipements de défense protégeant les États du Golfe, pris pour cible par l’Iran en représailles aux attaques américaines. Le journal fait également état de craintes d’une nouvelle escalade du conflit.

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L’UE inflige à Google une amende de 1 milliard de dollars pour pratiques anticoncurrentielles

L’UE a infligé à Google une amende record de 890 millions d’euros (1 milliard de dollars) pour violation des lois antitrust, plaçant Bruxelles sur une trajectoire de collision potentielle avec Washington.

Le géant technologique avait illégalement abusé de sa position dominante sur le marché pour privilégier ses propres services de recherche et empêcher les développeurs d’orienter les clients vers des alternatives moins coûteuses, accuse Bruxelles. La Commission européenne a ordonné à Google de traiter les services tiers de manière « équitable et non discriminatoire », rapporte Guardian.

Mais le moment est mal choisi, car le président américain Donald Trump devrait annoncer prochainement de nouveaux droits de douane. L’UE et les États-Unis se sont entendus l’an dernier sur un plafond de 15 % pour ces droits, mais une amende exorbitante infligée à une grande entreprise américaine pourrait entraîner des représailles.

Bruxelles est donc confrontée à « l’un des exercices d’équilibriste transatlantiques les plus délicats de ces derniers mois », conclut Politico.

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Turquie : taux d’intérêt inchangé à 37 %

La Banque centrale de Turquie a maintenu, jeudi 23 juillet, son taux directeur inchangé à 37 %. Alors que la hausse des prix de l’énergie et l’incertitude quant à l’évolution de la situation au Moyen-Orient compliquent les efforts visant à désamorcer l’inflation.

Le Comité de politique monétaire, présidé par le gouverneur Fatih Karahan, a maintenu le taux de refinancement à une semaine à 37 % pour la quatrième réunion consécutive. Il a également laissé inchangé le taux au jour le jour à 40 %. Ce qui constitue de facto le principal coût de financement depuis le début du conflit avec l’Iran fin février.

Cette décision intervient alors que le prix du Brent a dépassé les 100 dollars le baril depuis le début du mois, en raison de l’escalade des conflits au Moyen-Orient. Pour la Turquie, fortement dépendante des importations d’énergie, la hausse des prix du pétrole accentue les pressions inflationnistes.

Dans son communiqué, la Banque centrale de Turquie note que les indicateurs avancés font état d’une accélération temporaire de la tendance inflationniste sous-jacente en juillet. Tout en soulignant que l’incertitude géopolitique accrue a entraîné une nouvelle tendance à la hausse des prix de l’énergie.

Selon Bloomberg, le gouverneur de la Banque centrale a indiqué aux investisseurs que les décideurs politiques souhaitent évaluer les données sur l’inflation de juillet et l’évolution de la situation géopolitique avant d’envisager tout changement de politique monétaire.

Avant la crise, la Banque centrale avait entamé un assouplissement progressif de sa politique monétaire restrictive, en abaissant graduellement son taux directeur de 50 % à mesure que l’inflation se calmait. Cependant, la crise géopolitique a interrompu ce processus. Bien qu’elle n’ait pas procédé à une hausse officielle des taux d’intérêt, la Banque a de fait durci sa politique depuis mars, en suspendant les opérations de pension à une semaine et en canalisant les liquidités via le taux au jour le jour, plus coûteux.

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Venezuela : le double séisme a causé près de 20 milliards de dollars de dégâts

Le double séisme qui a frappé le Venezuela il y a un mois a causé 19,6 milliards de dollars de dégâts, selon une estimation de la Banque mondiale.

Les deux séismes, de 7,2 et 7,5 de magnitude sur l’échelle de Richter, ont secoué la partie nord du pays le 24 juin, provoquant l’effondrement de centaines de bâtiments à Caracas et dans l’État de La Huira, et entraînant la mort de 5 398 personnes, selon le bilan du gouvernement vénézuélien.

D’après les estimations de la Banque mondiale, 47 % des dégâts concernent des bâtiments résidentiels, 27 % des infrastructures et 26 % des bâtiments non résidentiels, c’est-à-dire que  la majorité d’entre eux étaient des bâtiments commerciaux ou industriels.

« Cette évaluation offre au gouvernement vénézuélien et à ses partenaires une base objective pour préparer les efforts de reconstruction. Et la Banque mondiale s’engage à soutenir cet effort à chaque étape », a déclaré la vice-présidente de l’institution de Bretton Woods pour l’Amérique latine et les Caraïbes, Susana Cordeiro Guerra, citée dans un communiqué de presse.

Au-delà des dégâts matériels, l’impact socio-économique des séismes dépendra principalement du rythme de la reconstruction et du soutien apporté par les partenaires du pays. « Compte tenu du niveau actuel des investissements privés et publics , la reconstruction devra être financée en grande partie par la réaffectation de ressources initialement destinées à d’autres projets d’investissement. Dans ce cas, elle ne sera pas achevée, même dans dix ans, ce qui aura des répercussions négatives à long terme sur l’activité économique », indique le communiqué.

La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a promis de fournir 4 000 logements aux victimes du tremblement de terre cette année et 10 000 d’ici 2027. Pour ce faire, le Parlement a approuvé des réformes législatives visant à accélérer la construction de complexes résidentiels, ainsi que l’achat de logements sur le marché secondaire de l’immobilier.

Pour sa part, le Fonds monétaire international a déboursé une première tranche de 346 millions de dollars pour contribuer au financement de l’aide humanitaire et du déblaiement des débris, ainsi qu’aux premiers efforts de reconstruction.

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La BCE maintient ses taux d’intérêt à 2,25 % en vue de septembre

La Banque centrale européenne a maintenu, jeudi 23 juillet, ses taux d’intérêt inchangés à 2,25 %, après sa première hausse des coûts d’emprunt depuis 2023 lors de sa dernière réunion en juin.

L’attention se porte désormais sur la décision que prendra la Banque en septembre, étant donné l’intensification des pressions inflationnistes liées aux prix de l’énergie, la poursuite des hostilités au Moyen-Orient et le prix du pétrole qui frôle désormais les 100 dollars le baril, tandis que les indicateurs d’activité économique montrent des signes de ralentissement.

Les perspectives concernant les prix de l’énergie, bien que très volatiles, sont actuellement proches du scénario de référence des projections des services de l’Eurosystème de juin et nettement supérieures aux niveaux enregistrés avant le conflit au Moyen-Orient. L’incertitude demeure élevée et les effets inflationnistes du choc énergétique ne se sont pas encore pleinement manifestés. Le Conseil des gouverneurs s’engage à mener une politique monétaire de manière à garantir la stabilité de l’inflation autour de son objectif de 2 % à moyen terme.

Suite à sa décision, le Conseil des gouverneurs demeure bien placé pour faire face à l’incertitude engendrée par le conflit. Il adoptera une approche fondée sur des données probantes et prendra des décisions lors de chaque réunion afin de déterminer l’orientation appropriée de sa politique monétaire. En particulier, les décisions du Conseil des gouverneurs relatives aux taux d’intérêt s’appuieront sur son évaluation des perspectives d’inflation et des risques y afférents, à la lumière des données économiques et financières publiées, ainsi que de la dynamique sous-jacente de l’inflation et de la robustesse de la transmission de la politique monétaire.

Taux d’intérêt directeurs de la BCE

Les taux d’intérêt sur la facilité de dépôt, les principales opérations de refinancement et la facilité de prêt marginal resteront inchangés à respectivement 2,25 %, 2,40 % et 2,65 %. Les portefeuilles APP et PEPP sont réduits à un rythme mesuré et prévisible, l’Eurosystème ne réinvestissant plus les montants provenant du rachat des titres à échéance.

Le Conseil des gouverneurs se déclare prêt à ajuster tous les instruments à sa disposition, dans les limites de son mandat, afin de stabiliser l’inflation autour de l’objectif de 2 % à moyen terme et de préserver le bon fonctionnement du mécanisme de transmission de la politique monétaire. En outre, l’instrument de protection de la transmission (IPT) est disponible pour contrer les évolutions de marché indésirables et désordonnées qui menacent sérieusement la transmission de la politique monétaire dans la zone euro, permettant ainsi au Conseil des gouverneurs de remplir plus efficacement sa mission de stabilité des prix.

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Le Brent franchit la barre des 100 de dollars

Les prix du pétrole ont augmenté de 7 % à la fin de la séance du jeudi 23 juillet 2026, continuant à enregistrer des gains pour la cinquième séance consécutive, dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes au Moyen-Orient.

Les Houthis du Yémen, alliés de l’Iran, ont ouvert un nouveau front dans la guerre américaine contre ce pays en ciblant des navires transportant du pétrole saoudien dans le détroit de Bab el-Mandeb et en déclarant un blocus naval contre l’Arabie saoudite.

À la clôture de la séance de jeudi 23 juillet, les contrats à terme sur le pétrole brut Brent pour livraison en septembre 2026 ont augmenté de 7,04 % pour atteindre 100,69 dollars le baril.

Parallèlement, les prix à terme du pétrole brut américain West Texas Intermediate, pour livraison en août 2026, ont augmenté de 6,17 % pour atteindre 92,19 dollars le baril, selon les chiffres suivis en temps réel par la plateforme énergétique spécialisée ‘Energy’ (basée à Washington).

Le Brent et West Texas Intermediate ont augmenté respectivement de 3,36 % et 2,95 % au cours de la dernière séance, suite aux frappes des forces américaines sur des cibles dans le sud et l’ouest de l’Iran, tandis que l’Iran a attaqué des installations américaines au Bahreïn, au Koweït et en Jordanie.

Les données maritimes ont montré que deux superpétroliers chinois transportant un total de 4 millions de barils de pétrole saoudien quittaient la mer Rouge par le détroit de Bab el-Mandeb jeudi, alors même qu’un navire était attaqué dans la zone.

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BM : l’inflation mondiale pourrait grimper à 4,5 % à cause du conflit

La poursuite de l’escalade des tensions au Moyen-Orient pourrait freiner la croissance mondiale à seulement 1,3 % en 2026 et relancer l’inflation. Ainsi prévient Indermit Gill, économiste en chef de la Banque mondiale.

L’escalade des hostilités entre les États-Unis et l’Iran pourrait relancer l’inflation, entraîner une hausse des taux d’intérêt de la part des banques centrales du monde entier et limiter la croissance économique mondiale à seulement 1,3 % en 2026, contre 2,9 % l’année dernière, s’inquiète M. Gill.

Indermit Gill, qui quittera ses fonctions fin août, rappelle que la Banque mondiale avait envisagé trois scénarios différents dans ses prévisions économiques de juin; et ce, en raison de la forte incertitude entourant la guerre au Moyen-Orient. Tout en précisant que le scénario le plus pessimiste, qui prévoit des combats durant six mois ou plus, commençait déjà à se réaliser.

Dans ce cas, l’inflation mondiale pourrait atteindre 4,5 %. Tandis que la croissance mondiale chuterait à 1,3 %, selon les modèles de la Banque mondiale.

Un conflit prolongé et la destruction des infrastructures pétrolières de la région pourraient aggraver l’insécurité alimentaire. Avec des perturbation sur le transport des engrais, de l’hélium et du soufre, essentiels à l’agriculture. Selon M. Gill, ces perturbations pourraient entraîner une série d’effets secondaires, notamment une hausse de l’inflation et des taux d’intérêt.

Ses déclarations constituent la première intervention publique d’un haut responsable de la Banque mondiale depuis la forte détérioration des relations entre Washington et Téhéran et l’effondrement de l’accord de cessez-le-feu d’avril, qui avait suscité l’espoir de limiter l’impact économique du conflit.

Les pays les plus pauvres sous les projecteurs

Les pays les plus pauvres qui ne se sont pas encore pleinement remis de la pandémie de COVID 19 risquent de faire face à une insécurité alimentaire accrue. Alors que les pays fortement endettés seront touchés par la hausse des coûts d’emprunt, à mesure que les taux d’intérêt augmenteront. Tel est encore l’avertissement de l’économiste en chef de la Banque mondiale.

Cette situation pourrait limiter les dépenses consacrées à l’éducation, à la santé et à d’autres services publics essentiels. « J’ai le sentiment que nous pourrions y être d’ici quelques mois » poursuit-il. Tout en précisant qu’aucune hausse des taux directeurs n’avait encore été annoncée. Mais une fois l’inflation lancée, les pays fortement endettés pourraient se retrouver en grande difficulté à honorer leurs engagements d’ici quelques mois seulement.

D’ailleurs, les premières tensions se font déjà sentir. Certains pays confrontés à de graves problèmes de liquidités ont demandé au Fonds monétaire international de renforcer leurs programmes de prêts existants. Parallèlement, le Pakistan a sollicité cette semaine auprès des États-Unis une ligne de crédit de 10 milliards de dollars pour la stabilisation de sa monnaie, révèle une source proche du dossier.

Les prévisions de la Banque mondiale publiées en juin indiquaient que 40 % des pays à revenu faible ou intermédiaire étaient déjà confrontés à une crise de la dette ou couraient un risque élevé d’y entrer.

Le fardeau de la dette

D’après les données de la Banque mondiale, le ratio dette/PIB moyen des économies émergentes et en développement s’élevait à environ 74 % en 2025. Ce chiffre est nettement supérieur aux niveaux de 50 % à 55 % enregistrés avant la pandémie, qui a débuté fin 2019. Dans les pays à faible revenu, le ratio dette/PIB est de 67 %, contre environ 40 % avant la pandémie.

Les plus grandes économies mondiales – les États-Unis, la Chine et l’Inde – sont restées jusqu’à présent relativement épargnées par les effets de la guerre, pour des raisons différentes et grâce à des facteurs de résilience distincts. Les pays en développement, en revanche, sont confrontés à des défis bien plus importants. Le G20 a progressé dans la réforme du processus de restructuration de la dette malgré l’accroissement des vulnérabilités. Cependant, les améliorations sont lentes.

L’intelligence artificielle comme opportunité

M. Gill souligne toutefois qu’il existe également une évolution positive pour les économies en développement. Une nouvelle analyse de la Banque mondiale sur le niveau de préparation des pays à l’intelligence artificielle montre que les économies en développement peuvent tirer un profit considérable de cette technologie émergente et des gains de productivité qu’elle promet.

En effet, le pourcentage de travailleurs des pays les plus pauvres susceptibles d’être affectés négativement par l’intelligence artificielle est d’environ 10 %, contre 30 à 40 % dans les économies les plus riches. « Pour ces pays, l’IA peut être une aubaine », déclare aussi l’expert. « Les pays en développement devraient être beaucoup plus optimistes quant à l’impact de l’IA que les économies développées » souligne–t-il.

Au final, il estime que l’intelligence artificielle pourrait potentiellement contribuer à ramener la croissance mondiale à des niveaux jamais atteints depuis des décennies.

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OpenAI reconnaît un incident inédit impliquant ses modèles d’IA

OpenAI a révélé qu’un agent autonome alimenté par plusieurs de ses modèles d’intelligence artificielle (IA) les plus avancés est parvenu à s’échapper de son environnement de test, à accéder à Internet et à compromettre l’infrastructure de la plateforme Hugging Face afin d’obtenir les réponses d’une évaluation de cybersécurité. L’entreprise qualifie cet épisode d’« incident cybernétique sans précédent » et annonce un renforcement immédiat de ses dispositifs de sécurité.

OpenAI a annoncé mardi 21 juillet au soir qu’un agent autonome utilisant une combinaison de ses modèles les plus avancés, dont GPT-5.6 Sol et un modèle encore en développement, a dépassé les limites de son environnement de test lors d’une évaluation interne consacrée à la cybersécurité. L’agent est parvenu à sortir du « bac à sable » (sandbox) dans lequel il était confiné, à accéder à Internet puis à infiltrer les systèmes de Hugging Face, plateforme spécialisée dans l’hébergement de modèles d’intelligence artificielle.

Selon OpenAI, les modèles étaient évalués sur leur capacité à détecter et exploiter des vulnérabilités informatiques dans un environnement contrôlé. Plutôt que de résoudre directement l’exercice proposé, l’agent autonome a identifié une faille lui permettant de quitter son environnement isolé. Il a ensuite recherché les réponses directement dans les systèmes de Hugging Face afin d’atteindre l’objectif fixé par le test. L’entreprise affirme que cette initiative n’avait pas été programmée explicitement et qu’elle résulte du comportement autonome du système.

Hugging Face a indiqué avoir identifié une activité inhabituelle sur son infrastructure et avoir contenu l’intrusion avant qu’elle ne provoque des dommages significatifs. Les deux entreprises collaborent désormais pour analyser précisément le déroulement de l’incident, corriger les vulnérabilités exploitées et renforcer leurs mécanismes de protection. OpenAI précise avoir également signalé les failles de sécurité découvertes au cours de cet épisode.

Un signal d’alarme pour la sécurité des IA

OpenAI considère cet événement comme le premier incident connu impliquant un agent d’intelligence artificielle capable de mener de manière autonome une opération de piratage hors de son environnement de test. L’entreprise estime que ce type d’incident pourrait devenir plus fréquent à mesure que les modèles acquièrent des capacités avancées en cybersécurité. Elle annonce renforcer l’isolation des environnements d’évaluation, les mécanismes de surveillance en temps réel et les procédures de contrôle avant le déploiement de modèles de nouvelle génération.

Le débat sur la gouvernance de l’IA relancé

Cette divulgation intervient alors que les gouvernements et les organismes de régulation multiplient les initiatives pour encadrer les systèmes d’IA les plus puissants.

Pour plusieurs spécialistes de la cybersécurité, cet incident illustre les nouveaux défis liés aux agents autonomes, capables de poursuivre un objectif en élaborant eux-mêmes des stratégies inattendues. Il renforce les appels à des évaluations indépendantes, à des protocoles de sécurité plus stricts et à une coopération internationale sur les risques associés aux modèles d’intelligence artificielle de pointe.

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Washington et Riyad concluent un accord sur le nucléaire civil

Les États-Unis et l’Arabie saoudite ont signé, mercredi 22 juillet, un accord de coopération dans le domaine du nucléaire civil. Le texte autorise Riyad à développer un programme nucléaire avec des technologies américaines, y compris la possibilité d’enrichir de l’uranium sur son territoire, sous certaines garanties.

Après plusieurs années de négociations, les États-Unis et l’Arabie saoudite ont officiellement signé un accord de coopération nucléaire civile, connu sous le nom d’accord « 123 », qui ouvre la voie à la construction de centrales nucléaires dans le royaume avec des technologies américaines. L’accord a été signé par le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, et le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane.

Le principal point d’attention concerne l’autorisation accordée à l’Arabie saoudite d’enrichir de l’uranium sur son territoire dans le cadre de son programme nucléaire civil. Contrairement à l’accord conclu avec les Émirats arabes unis en 2009, qui interdisait l’enrichissement et le retraitement des combustibles usés, le nouveau texte laisse cette possibilité à Riyad. Les autorités américaines assurent toutefois que des mécanismes de contrôle bilatéraux et des engagements de non-prolifération encadreront ces activités.

Un partenariat stratégique et économique

Washington présente cet accord comme un moyen de renforcer son partenariat stratégique avec l’Arabie saoudite tout en permettant aux entreprises américaines, notamment dans le secteur nucléaire, de participer au vaste programme énergétique saoudien.

Pour Riyad, le nucléaire civil constitue un pilier de la stratégie Vision 2030, qui vise à diversifier le mix énergétique, réduire la consommation domestique de pétrole pour la production d’électricité et accroître les exportations d’hydrocarbures.

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Des inquiétudes sur la prolifération nucléaire

L’accord suscite toutefois de fortes réserves parmi les spécialistes de la non-prolifération et plusieurs élus américains.

Ils soulignent que le texte ne reprend pas le Protocole additionnel de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui prévoit des inspections renforcées des installations nucléaires. Certains craignent qu’en autorisant l’enrichissement de l’uranium et le retraitement du combustible, l’accord n’offre à terme au royaume les capacités techniques nécessaires à un éventuel programme militaire.

La signature intervient alors que les tensions restent très vives entre les États-Unis, l’Iran et plusieurs acteurs régionaux. Le développement d’un programme nucléaire saoudien est observé avec attention, d’autant que les dirigeants saoudiens ont déjà indiqué par le passé qu’ils ne resteraient pas inactifs si l’Iran se dotait de l’arme nucléaire. Ce contexte alimente les craintes d’une course aux armements au Moyen-Orient.

Le Congrès américain devra encore se prononcer

L’accord doit désormais être soumis à un examen de 90 jours par le Congrès américain, conformément à la législation sur l’énergie atomique. Sauf opposition qualifiée du Congrès, le partenariat entrera en vigueur et permettra aux entreprises américaines de participer à la construction des futures infrastructures nucléaires saoudiennes, dans un marché évalué à plusieurs dizaines de milliards de dollars.

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Les attaques houthies en mer Rouge font monter le prix du pétrole

Les prix du pétrole ont progressé lors des échanges asiatiques ce jeudi 23 juillet, enregistrant une cinquième session consécutive de hausse, suite à des frappes des Houthis contre deux pétroliers saoudiens en mer Rouge.

Les Houthis ont déclaré dans soirée de mercredi 21 juillet avoir ciblé deux pétroliers saoudiens, les accusant d’avoir violé un blocus maritime récemment annoncé. Suite à cela, les contrats à terme sur le Brent livraison septembre ont progressé de 1,7 % à 95,62 $ le baril, tandis que les contrats à terme sur le West Texas Intermediate (WTI) ont gagné 1,5 % à 88,18 $ le baril.

Même si les autorités saoudiennes e font état d’aucun dommage, cette attaque marque tout de même une nouvelle escalade dans un conflit qui menace de plus en plus les infrastructures énergétiques et le transport maritime mondial.

Cet incident fait suite aux avertissements lancés en début de semaine par le groupe, qui entendait bloquer le trafic maritime lié à l’Arabie saoudite dans le détroit de Bab el-Mandeb, l’un des points de passage énergétiques les plus fréquentés au monde, reliant la mer Rouge au golfe d’Aden.

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Toute perturbation durable pourrait contraindre les pétroliers à contourner l’Afrique australe, allongeant les trajets et augmentant les coûts de fret.

Les inquiétudes concernant l’approvisionnement en brut se sont intensifiées avec la poursuite des attaques et contre-attaques entre les États-Unis et l’Iran, ajoutant à l’incertitude autour du trafic dans le détroit d’Ormuz, autre route vitale pour les exportations mondiales de pétrole.

Ensemble, les voies navigables d’Ormuz et de Bab el-Mandeb représentent une part significative des expéditions maritimes de brut, ce qui en fait des points étroitement surveillés par les marchés de l’énergie.

Les traders se concentrent de plus en plus sur les risques liés au transport, la hausse des coûts d’assurance et la possibilité de nouvelles attaques contre des pétroliers ou des installations énergétiques.

Ces attaques surviennent après que plusieurs pétroliers saoudiens à destination de l’Inde et de la Chine ont modifié leur cap en début de semaine, suite aux avertissements des Houthis.

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Les risques liés à la sécurité énergétique inquiètent l’AIE

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, a lancé, mardi 21 juillet, un nouvel avertissement aux marchés mondiaux de l’énergie, soulignant que l’escalade des conflits au Moyen-Orient accroît considérablement l’incertitude quant à la sécurité de l’approvisionnement énergétique. Et ce, malgré le fait que les marchés pétroliers disposent actuellement encore d’importantes « soupapes de sécurité ».

Le directeur de l’AIE souligne que les événements affectant le détroit d’Ormuz et les menaces pesant sur le passage de Bab el-Mandeb renforcent les craintes de nouvelles perturbations des flux mondiaux de pétrole et de GNL, car il s’agit de deux des routes de transport d’énergie maritime les plus importantes au niveau international.

M. Birol note que, malgré les tensions, le marché du pétrole brut continue de s’appuyer sur un certain nombre de facteurs qui limitent les effets de la crise. Les exportations accrues des pays du Golfe, principalement d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, jouent un rôle décisif. Ces pays continuent d’acheminer d’importantes quantités de pétrole vers les marchés internationaux par des voies alternatives, mais aussi par les quantités qui continuent de transiter par le détroit d’Ormuz…

Dans le même temps, l’augmentation des exportations d’autres pays producteurs de pétrole, tels que les États-Unis, le Brésil, le Venezuela et le Kazakhstan, a compensé une partie des pertes du golfe Persique.

Du côté de la demande, l’AIE souligne que la Chine, qui a réduit ses importations de pétrole brut de près de 50 % par rapport aux niveaux d’avant-guerre, a également contribué de manière significative à la stabilisation du marché.

Les réserves stratégiques continuent de soutenir le marché

Fatih Birol fait également une référence particulière au rôle des réserves stratégiques. Comme il le souligne, depuis la décision commune de l’AIE du 11 mars de libérer jusqu’à 400 millions de barils sur le marché, les États membres en ont déjà libéré environ 290 millions. Tandis que les sorties de capitaux correspondantes se poursuivent.

Dans le même temps, les pays de l’Organisation disposent encore d’importantes réserves de sécurité, dont plus d’un milliard de barils de réserves stratégiques d’État, qui peuvent être utilisées en cas de besoin.

Malgré les mesures de sécurité, le directeur de l’AIE souligne qu’« il n’y a pas lieu de relâcher la vigilance » en matière de sécurité énergétique. Les stocks commerciaux de pétrole continuent de diminuer. Alors que les opérations de raffinage et la production de carburant n’ont pas augmenté au même rythme que les livraisons de pétrole brut. Il en résulte que les marchés des produits raffinés, tels que le diesel et l’essence, sont nettement plus tendus que celui du pétrole brut. Ce qui maintient à un niveau élevé les risques de nouvelles hausses des prix des carburants.

GNL : un risque accru pour l’Europe

L’AIE relève également des défis similaires sur le marché du gaz naturel. M. Birol précise encore que l’augmentation des exportations de GNL en provenance des États-Unis et du Canada a compensé environ 70 % des pertes causées par la réduction des flux à travers le détroit d’Ormuz.

Toutefois, elle prévient que tout retard supplémentaire dans le rétablissement complet des exportations de GNL en provenance des pays du Golfe maintiendra le marché dans un contexte tendu pendant une période prolongée.

Cette évolution concerne directement l’Europe, qui se trouve dans une période critique de reconstitution de ses réserves de gaz naturel en prévision de l’hiver prochain. La concurrence accrue pour les cargaisons de GNL étant susceptible d’entraîner une hausse des prix et une plus grande volatilité.

La solution passe par Ormuz

Le directeur général de l’AIE estime que le retour à la normale sur les marchés de l’énergie nécessite la conclusion d’un accord garantissant la réouverture complète et inconditionnelle du détroit d’Ormuz. Seule la restauration de la libre navigation dans ce passage maritime particulier peut empêcher une nouvelle détérioration de la sécurité énergétique mondiale, à un moment où les marchés du pétrole, du gaz naturel et des carburants restent particulièrement vulnérables aux développements géopolitiques.

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