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Anis Bennaceur, cofondateur d’Attention : « La Tunisie dispose de profils capables d’accélérer l’intégration de l’IA »

Le Tunisia Global Forum revient pour une 3e édition placée sous le signe de l’intelligence artificielle, un enjeu devenu central dans les transformations économiques, sociales et technologiques.

Rencontré en marge de cet événement, Anis Bennaceur, cofondateur et CEO d’Attention, start-up basée à New York et spécialisée dans l’IA appliquée aux ventes B2B, estime dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin, que la Tunisie doit rattraper son retard dans l’adoption de ces technologies. Il souligne toutefois que les usages avancés de l’intelligence artificielle progressent déjà sur le terrain et que l’écosystème tunisien dispose de solides atouts pour accélérer.
Evoquant le lancement de son entreprise, Anis Bennacur, explique avoir lancé son entreprise en 2022 avec son associé, après avoir constaté, dans une expérience entrepreneuriale précédente, les limites des outils de suivi commercial traditionnels. Leur solution, d’abord conçue pour automatiser le remplissage du CRM à partir des échanges commerciaux, s’est progressivement enrichie afin de capter un ensemble plus large de signaux, allant des conversations enregistrées aux messages échangés sur Teams, Slack ou par e-mail, ainsi qu’à des données externes liées à l’activité des entreprises clientes.

Selon lui, la création d’Attention repose sur une intuition née dès 2020, au moment de l’émergence des premiers grands modèles de langage, notamment GPT-3.

À cette époque, dit-il, l’IA offrait déjà la possibilité de transformer des conversations non structurées en informations exploitables, ouvrant la voie à de nouveaux usages dans les équipes commerciales. Il rappelle que l’essor de ChatGPT a ensuite popularisé ces technologies, mais que les fondations étaient déjà en place.

Interrogé sur l’évolution de l’intelligence artificielle et sur la place de la Tunisie dans cette dynamique, Anis Bennaceur juge que le marché reste encore largement sous-exploité, y compris aux États-Unis. Il estime que la majorité des entreprises n’a pas encore intégré pleinement ces outils et que le retard observé dans certains pays pourrait être comblé progressivement par les utilisateurs eux-mêmes.

À ses yeux, la Tunisie dispose déjà de profils capables d’adopter et de diffuser ces pratiques, même si cette transition prendra du temps. Il conclut en soulignant: “ Il y a énormément de fondateurs tunisiens qui font des choses exceptionnelles”, tout en se disant très optimiste quant à l’évolution de l’écosystème du pays.

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Santé numérique : la Tunisie mise sur l’intelligence artificielle pour transformer son système de soins

La Tunisie franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son système de santé grâce au déploiement de technologies souveraines fondées sur l’intelligence artificielle et le numérique.

Cette feuille de route ambitieuse vise à réduire les inégalités territoriales d’accès aux soins, à renforcer la médecine de première ligne et à optimiser la prise en charge médicale grâce à la donnée, tout en maintenant la responsabilité humaine au cœur de la décision thérapeutique. Ces orientations et annonces stratégiques ont été présentées par le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, lors de la clôture officielle du forum « Tunisia Global Forum : Bâtir l’avenir à l’ère de l’IA », qui s’est tenu le 21 juillet à Tunis. Réunissant chercheurs, entrepreneurs, professionnels de santé et membres de la diaspora, l’événement a souligné la nécessité de transformer les compétences et les innovations informatiques en projets concrets à fort impact pour le pays.

Dans le cadre de la définition de la stratégie nationale pour l’IA en santé, le ministre a annoncé le lancement du Centre d’excellence en intelligence artificielle pour la santé. Placé sous une gouvernance tripartite réunissant les ministères de la Santé, des Technologies de la communication et de l’Enseignement supérieur, ce centre s’appuiera sur les capacités du supercalculateur national ainsi que sur l’expertise des hôpitaux et des universités. Cette structure, ouverte aux startups, aux entreprises locales et aux compétences de la diaspora, aura pour mission de développer des solutions d’IA éthiques, certifiées et adaptées aux réalités épidémiologiques nationales, avec l’ambition de faire de la Tunisie un modèle africain en la matière.

Sur le terrain clinique, plusieurs réalisations concrètes illustrent déjà cette dynamique. La première repose sur le développement de l’hôpital numérique et de la téléradiologie nationales, un réseau reliant 38 établissements à travers différentes régions du pays, de Bizerte à Tataouine. En moins d’un an, ce dispositif a permis l’interprétation à distance de plus de 86 000 examens (IRM, scanners, mammographies), avec une prise en charge quotidienne dépassant 500 dossiers et une couverture assurée 24 heures sur 24 pour les urgences. Ce système a notamment permis la remise en service d’équipements lourds restés inutilisés pendant plusieurs années, démontrant que la distance ne doit plus conditionner le pronostic des patients.

Parallèlement, la médecine préventive et d’urgence s’enrichit de nouveaux outils d’anticipation. À l’hôpital militaire de Tunis, le développement conjoint avec une entreprise tunisienne d’un dossier médical informatisé et intelligent permet de connecter en temps réel l’ensemble des équipements de monitorage en réanimation. Capable d’analyser les flux de données hémodynamiques et biologiques, cet outil peut alerter les équipes médicales jusqu’à six heures avant l’apparition des signes cliniques d’un choc septique ou d’une infection sévère, avec une sensibilité et une spécificité avoisinant les 90 %. Pensée et conçue en Tunisie par des ingénieurs issus de la diaspora et des cliniciens locaux, cette technologie nationale est désormais commercialisée à l’international.
Pour unifier ces outils et supprimer la fragmentation des informations cliniques, le déploiement de l’Identifiant National de Santé (INS) se poursuit sur l’ensemble du territoire en collaboration avec le Centre National de l’Informatique. La généralisation de cette clé de voûte du système de santé, prévue d’ici la fin de l’année, garantira une identification sécurisée des patients et une continuité du parcours de soins sans rupture.

L’intelligence artificielle s’attaque également au dépistage précoce en médecine de première ligne. Un modèle souverain d’aide à la lecture des radiographies thoraciques a été développé par les équipes des centres hospitalo-universitaires d’Ariana et de Monastir, en partenariat avec des équipes technologiques locales. Entraîné sur des spécificités pathologiques régionales comme la tuberculose, cet outil présente des performances diagnostiques supérieures à 90 %. Il est destiné à être déployé dans plus de 300 centres de soins de santé de base, notamment dans les régions de l’intérieur, pour seconder les médecins dans la détection précoce des anomalies et des tumeurs pulmonaires.

Face à ces avancées, le ministre rappelle une ligne éthique stricte : la technologie doit rester un instrument d’assistance au service du praticien. Si l’intelligence artificielle formule des propositions diagnostiques et accélère le traitement de la donnée, la décision médicale et l’examen clinique relèvent de la responsabilité exclusive du professionnel de santé.

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IA et développement : Mehdi Houas enterre l’excuse du diagnostic

« Diagnostics posés, excuses épuisées ». C’est en ces termes que le président-fondateur de Talan, Mehdi Houas, est intervenu lors de la clôture du Tunisia Global Forum « Bâtir l’avenir à l’ère de l’intelligence artificielle », organisé par l’ATUGE à Tunis, le 21 juillet 2026. Son message aux acteurs économiques, institutionnels et éducatifs du pays : transformer, sans plus attendre, le talent national en entreprises, en emplois et en innovation.

Pour Mehdi Houas, la Tunisie ne souffre plus d’un manque de compréhension de ses difficultés, mais d’un déficit de volonté et d’exécution. Un pays ne se développe pas, a-t-il affirmé, parce qu’il a identifié ses problèmes, mais parce qu’une génération décide que ceux-ci ne constituent plus une excuse à l’inaction, une distinction qui, selon lui, sépare ceux qui observent l’histoire de ceux qui la font.

Le président de Talan est convaincu que l’intelligence artificielle va transformer les économies, redéfinir les rapports de force internationaux et bouleverser les chaînes de valeur… Le système éducatif, les entreprises et les institutions tunisiennes devront, a-t-il ajouté, s’adapter à ces mutations.

L’orateur a reconnu l’existence de freins réels au développement de la Tunisie, citant notamment le financement, la réglementation, la lenteur administrative, la fiscalité et l’infrastructure. Ceux qui font avancer les choses, a-t-il toutefois jugé, ne commencent jamais par dresser la liste de ce qui manque, mais par la décision d’agir avec les moyens disponibles. Fort de son expérience personnelle d’entrepreneur ayant fondé des sociétés dans une trentaine de pays dans le monde, M. Houas a soutenu qu’aucune réussite économique, aucune aventure humaine d’ampleur, n’a jamais attendu la disparition de toute incertitude pour voir le jour ; ceux qui la portent savent qu’ils n’en verront peut-être jamais l’aboutissement, une génération transmettant le relais à la suivante.

L’intelligence n’est pas une richesse mais une possibilité…

Revenant sur une idée souvent avancée en Tunisie selon laquelle l’intelligence serait la plus grande richesse du pays, Mehdi Houas a nuancé ce constat : l’intelligence n’est pas une richesse mais une possibilité, qui ne se transforme en richesse que lorsqu’une recherche devient une innovation, qu’une innovation devient une industrie, et qu’une industrie génère à son tour des emplois, de la prospérité et de la confiance. Le talent, a-t-il insisté, n’est jamais une fin en soi mais la matière première de cette création de valeur.

Le XXIe siècle ne se jouera pas, a estimé le fondateur de Talan, dans une compétition entre individus doués  ceux-ci existant partout mais entre les cadres collectifs capables de les faire travailler ensemble. Les pays qui réussiront ne seront pas ceux qui comptent les meilleurs ingénieurs, mais ceux qui permettront à leurs chercheurs, entrepreneurs et investisseurs de bâtir de concert. Un talent isolé, a-t-il résumé, n’est qu’une promesse ; un collectif qui fonctionne devient une puissance.

Interrogé, selon ses propos, sur les moyens de retenir les compétences tunisiennes, Mehdi Houas a jugé la question mal posée : les talents ne restent pas parce qu’on les retient, mais lorsqu’ils ont le sentiment de participer à une aventure qui les dépasse, de voir naître autour d’eux des entreprises ambitieuses, des laboratoires actifs et des projets porteurs de sens.

Ayez le courage et l’audace de façonner l’avenir

L’orateur a par ailleurs fait référence à un précédent événement consacré à l’intelligence artificielle, auquel auraient participé des « visionnaires » ayant laissé, selon ses termes, une vision à transformer en réalité ,un passage de son intervention qui demeure peu précis dans la transcription disponible. La responsabilité de sa propre génération, a estimé M. Houas, est précisément de concrétiser cet héritage, afin de transmettre à la suivante, non pas un rapport ou une analyse supplémentaire, mais des réalisations tangibles : des sociétés, des laboratoires, des produits, des brevets, des emplois, et une confiance renouvelée dans la capacité du pays à produire. Ses parents, a-t-il ajouté, avaient bâti la Tunisie moderne ; sa génération hérite désormais d’un chantier différent : donner au pays sa place dans l’économie du savoir, y faire naître des entreprises innovantes et des technologies rayonnantes, et convaincre la jeunesse tunisienne que son avenir peut aussi s’écrire sur place.

Citant Antoine de Saint-Exupéry pour qui, s’agissant de l’avenir, il ne s’agit pas de le prédire mais de le rendre possible, Mehdi Houas a averti que cet avenir ne serait ni offert ni donné : il se construirait en Tunisie parce que les Tunisiens l’auront décidé, ou ailleurs. Un pays ne change jamais, a-t-il conclu, lorsque tout le monde est d’accord, mais lorsque des hommes et des femmes choisissent d’agir avant les autres et leur donnent envie de les rejoindre. Une invitation adressée aux participants à ne pas se contenter d’observer l’avenir, mais à avoir le courage et l’audace de le façonner.

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Coupures électriques : la FTTH dénonce l’opacité communicationnelle de la STEG

Dans un communiqué publié à la suite de la crise électrique qui touche le pays, la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH) dénonce, après six jours d’incertitude, « l’opacité et l’improvisation communicationnelle de la STEG ».

La Fédération alerte sur les conséquences de la vague de chaleur exceptionnelle qui frappe la Tunisie. Les coupures et perturbations de l’approvisionnement en électricité, observées depuis plusieurs jours dans de nombreuses régions, ralentissent l’activité de nombreuses unités industrielles du secteur textile.

La FTTH considère cette situation comme un cas de force majeure et estime que les difficultés d’alimentation électrique pourraient se poursuivre jusqu’au 22 juillet 2026. Cette situation fait peser un risque important sur le respect des calendriers de production et des délais de livraison.

Face à cette crise, la Fédération indique être en contact avec les autorités compétentes, notamment la STEG, afin d’obtenir davantage de visibilité sur les programmes de délestage et d’en limiter les répercussions sur les engagements des entreprises.

Malgré ces contraintes, les entreprises adhérentes à la FTTH assurent rester pleinement mobilisées pour honorer leurs commandes. Elles poursuivent également un dialogue transparent avec leurs clients et partenaires afin d’anticiper, si nécessaire, d’éventuels ajustements des délais de livraison.

La FTTH précise enfin qu’elle continuera à suivre de près l’évolution de la situation et à tenir régulièrement ses partenaires informés de tout développement significatif.

 

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Indice de performance : la Tunisie 3e pour la navigation mobile en 2026

Avec un indice de performance de 55,9 % pour la navigation sur mobile, la Tunisie se classe 3e parmi les pays comparables à l’Angola par PIB par habitant, selon les données nPerf collectées entre janvier et juillet 2026. Cet indice mesure la fluidité d’affichage des 5 sites les plus visités du pays, traduisant une expérience utilisateur optimale pour consulter des pages web ou lire des articles en ligne.

La Tunisie devant l’Ukraine et le Kirghizistan

La Tunisie affiche un indice de 55,9 % pour la navigation mobile, se positionnant juste derrière le Maroc (57,2 %) et l’Inde (57,1 %). Elle devance l’Ukraine (53,6 %), le Kirghizistan (52,4 %) et l’Algérie (51,2 %). Ces chiffres illustrent la capacité des utilisateurs tunisiens à accéder rapidement et sans interruption à des contenus en ligne, comme des actualités ou des services administratifs.

Des écarts mesurés mais une position solide

L’écart entre la Tunisie et le Maroc, premier du classement, est de 1,3 point, tandis qu’elle dépasse le Vietnam (48,8 %) de 7,1 points. Ces différences se traduisent par des temps de chargement plus ou moins longs pour les pages web, influençant directement la satisfaction des utilisateurs. La Tunisie confirme ainsi sa place parmi les leaders de la navigation mobile dans ce périmètre économique.

D’après communiqué

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Baisse de près de 30 % du chiffre d’affaires de l’ICF au premier semestre

Durant le deuxième trimestre 2026, les ICF ont vu leur chiffre d’affaires fortement chuté à seulement 37,1 millions de dinars (MDT); contre 52,9 MDT au cours de la même période de l’exercice 2025. Soit une baisse de 29,9 %.

Au terme du premier semestre 2026, le chiffre d’affaires cumulé d’ICF atteint 64,2 MDT contre 104,7 millions de dinars au 30 juin 2025, enregistrant ainsi un repli de 38,7 %. Cette évolution s’explique principalement par la baisse des volumes vendus durant les six premiers mois de l’année, dans un contexte marqué par les arrêts de production intervenus au cours des premiers mois de l’exercice.

En revanche, l’activité commerciale a, elle, enregistré une amélioration au deuxième trimestre. Reflétant ainsi la reprise progressive de l’exploitation de l’entreprise.

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WIFAK BANK : augmentation de 20 % du PNB à fin juin

A la fin du 2ème trimestre 2026, les indicateurs d’activité de la Wifak International Bank ont évolué comme suit : une progression de 22,95 % des dépôts de la clientèle, atteignant 1 574 million de dinars (MD) contre 1 280 MDT au 30/06/2025.  L’encours des financements à la clientèle a connu une croissance de 17,64 % s’établissant à 1 504 MDT contre 1 279 MDT à la même période en 2025. Tandis que les produits d’exploitation bancaire ont augmenté de 13 %, passant de 91,250 MDT à 102,968 MDT.

A noter que cette évolution résulte notamment d’une hausse de 12,66 % de la marge et revenus assimilés, portée par l’expansion continue du portefeuille de Wifak International Bank et le développement du réseau d’agences; mais aussi d’une augmentation de 11,98 % des commissions sur produits.

Pour leur part, les charges d’exploitation bancaire ont augmenté de 4,32 % pour s’établir à 43,1 MDT contre 41,3 MDT au 30 juin 2025. Quant au PNB, il a enregistré une croissance de 20 %, s’élevant ainsi à 59,9 MDT contre 49,9 MDT à fin juin 2025. Les charges opératoires ont connu quant à elles une hausse de 17,33 % totalisant 44,6 MDT contre 38,1 MDT à la même date de l’année 2025.

En outre, les capitaux propres de la Banque se sont établis à 170 MDT au 30 juin 2026 contre 177 MDT à fin juin 2025, enregistrant ainsi une baisse de 4 %. Le management de la banque explique cette évolution, essentiellement, par le remboursement des titres participatifs arrivés à échéance au cours de la période…

Enfin, notons que Wifak Bank a récemment ouvert une nouvelle agence à Boumhal. Ce qui porte à 58 le nombre d’agences de la banque.

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Davantage de gaz algérien pour l’Espagne, mais à un prix plus élevé

L’Algérie a donné son accord de principe pour augmenter ses exportations de gaz vers l’Espagne à partir de 2027, tout en appliquant une hausse des prix pouvant atteindre 10 %.

L’accord, actuellement en discussion à l’occasion de la visite du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez à Alger, prévoit également une augmentation des livraisons via le gazoduc Medgaz et des cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL).

L’Algérie s’apprête à renforcer son rôle de principal fournisseur de gaz de l’Espagne. Des sources proches des négociations indiquent qu’Alger a accepté, lundi 20 juillet, sur le principe, d’augmenter ses exportations de gaz vers la péninsule Ibérique de 10 à 15 % à compter du début de l’année 2027. En contrepartie, les prix du gaz seraient relevés dans une proportion ne dépassant pas 10 %.

L’énergie constitue le principal dossier des entretiens entre Pedro Sánchez et le président algérien Abdelmadjid Tebboune, avec pour objectif de normaliser les relations bilatérales et de consolider la coopération énergétique.

Priorité au gazoduc Medgaz

L’accord envisagé prévoit de privilégier l’augmentation des volumes acheminés par le gazoduc Medgaz, qui relie directement l’Algérie à l’Espagne sous la Méditerranée.

Les discussions portent sur un relèvement des flux quotidiens d’environ 28 millions à 32 millions de mètres cubes par jour. Soit une hausse proche de 12,5 %. Cette solution est privilégiée en raison de coûts de transport inférieurs à ceux du gaz naturel liquéfié et d’infrastructures déjà opérationnelles.

Madrid souhaitait initialement obtenir une augmentation comprise entre 20 et 25 % de ses importations de gaz algérien. Des sources citées soulignent qu’Alger n’a toutefois pas été en mesure d’accéder à cette demande en raison de capacités de production excédentaires limitées. Les deux parties se sont donc orientées vers une augmentation plus modérée des livraisons.

L’Algérie demeure le premier fournisseur de gaz de l’Espagne

Au premier semestre 2026, l’Algérie a représenté 33,9 % des importations gazières espagnoles, conservant sa place de premier fournisseur devant les États-Unis. Les exportations algériennes vers l’Espagne ont atteint 64,23 térawattheures (TWh), dont 59,63 TWh acheminés par gazoduc et 4,59 TWh sous forme de GNL. Au seul mois de juin, la part de marché de l’Algérie a atteint 40,3 % des importations espagnoles de gaz.

Les discussions portent aussi sur une augmentation des cargaisons de gaz naturel liquéfié. Les exportations algériennes de GNL ont reculé au premier semestre 2026. Tandis que les importations espagnoles de GNL algérien ont chuté de plus de 50 % sur un an. Les deux pays souhaitent inverser cette tendance afin de diversifier les modes d’approvisionnement de l’Espagne.

Ce rapprochement intervient dans un contexte où les tensions géopolitiques au Moyen-Orient poussent les pays européens à sécuriser leurs approvisionnements énergétiques.

Pour l’Algérie, cet accord renforcerait sa position de fournisseur stratégique du marché européen. Pour l’Espagne, il offrirait une plus grande sécurité d’approvisionnement grâce à des contrats de long terme et à un renforcement des flux via Medgaz, malgré une hausse des prix négociée entre les deux partenaires.

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QNB réalise un bénéfice net de 8,7 milliards de QAR au premier semestre 2026, en hausse de 3 %

Le Groupe QNB, première institution financière du Moyen-Orient et d’Afrique (région MEA), a publié ses résultats financiers du premier semestre 2026, confirmant la solidité de ses performances malgré un environnement régional et mondial marqué par des incertitudes économiques.

Principaux indicateurs financiers

Indicateur S1 2026 Évolution vs juin 2025
Bénéfice net 8,7 milliards QAR +3 %
Bénéfice net avant impact de l’hyperinflation 11,1 milliards QAR +12 %
Total des actifs 1 438 milliards QAR +6 %
Prêts et avances 1 042 milliards QAR +8 %
Dépôts clientèle 973 milliards QAR +4 %
Résultat par action 0,89 QAR +5 %
Capitaux propres attribuables aux actionnaires 130 milliards QAR +10 %
Actions rachetées depuis le lancement du programme 2,3 milliards QAR

Le bénéfice net du premier semestre 2026 s’est établi à 8,7 milliards de QAR, en progression de 3 % sur un an. Hors impact de l’hyperinflation en Turquie, le résultat aurait atteint 11,1 milliards de QAR, soit une croissance de 12 %, illustrant la robustesse des activités opérationnelles du Groupe.

Le résultat d’exploitation a progressé de 11 % pour atteindre 24,1 milliards de QAR, porté par une croissance soutenue des différentes sources de revenus. L’efficacité opérationnelle demeure également un point fort, avec un ratio coût/revenu de 24,1 %, parmi les meilleurs niveaux enregistrés par les grandes institutions financières de la région MEA.

Une croissance solide du bilan

La performance du Groupe s’appuie sur une expansion continue du bilan. Les actifs totaux ont atteint 1 438 milliards de QAR, en hausse de 6 % par rapport à juin 2025. Cette progression résulte principalement de l’augmentation des prêts et avances, qui ont atteint 1 042 milliards de QAR, soit une croissance annuelle de 8 %.

Les dépôts de la clientèle ont également enregistré une évolution positive, atteignant 973 milliards de QAR, en hausse de 4 %, grâce notamment à la diversification des sources de financement du Groupe.

Qualité du portefeuille et solidité financière

QNB continue d’afficher une qualité élevée de son portefeuille de crédit. Le ratio des prêts non performants (NPL) s’est établi à 2,5 % au 30 juin 2026, l’un des niveaux les plus faibles parmi les institutions financières de la région MEA. Le taux de couverture des créances douteuses demeure élevé à 99 %, reflétant une politique prudente de gestion des risques.

Les principaux ratios réglementaires confirment également la solidité financière du Groupe :

Ratio réglementaire Niveau au 30 juin 2026
Ratio d’adéquation des fonds propres (CAR) 19,8 %
Ratio de liquidité à court terme (LCR) 145 %
Ratio structurel de liquidité à long terme (NSFR) 109 %

Ces ratios restent largement supérieurs aux exigences minimales fixées par la Banque centrale du Qatar et les standards du Comité de Bâle.

Résilience opérationnelle dans un contexte régional complexe

Depuis février 2026, la région du Conseil de coopération du Golfe a connu des tensions affectant certains corridors maritimes, avec des impacts potentiels sur les chaînes d’approvisionnement énergétiques et commerciales. Dans ce contexte, QNB a maintenu la continuité de ses opérations grâce à son modèle d’activité diversifié, son cadre robuste de gestion des risques et ses investissements dans les solutions bancaires digitales.

Le Groupe a activé son dispositif de gestion de crise et de continuité des activités, permettant à l’ensemble de ses filiales et canaux numériques de fonctionner normalement. La coordination avec les autorités réglementaires, ainsi que la solidité du système bancaire qatari en matière de capitalisation et de liquidité, ont contribué à préserver la stabilité opérationnelle.

Diversification des financements et création de valeur pour les actionnaires

QNB a renforcé sa structure de financement grâce à la réalisation de la plus importante émission obligataire en riyals qataris (QAR) jamais effectuée par une institution financière sur les marchés de capitaux locaux. Cette émission, d’un montant de 1 milliard de QAR, exclusivement destinée aux investisseurs internationaux, a confirmé la confiance des marchés dans la solidité financière du Groupe et dans le système financier qatari.

Par ailleurs, la forte position en capital a permis au Groupe de poursuivre son programme de rachat d’actions. Depuis son lancement, QNB a racheté 136,3 millions d’actions ordinaires, pour un montant total de 2,3 milliards de QAR, traduisant une politique disciplinée de restitution de capital aux actionnaires.

Perspectives stratégiques

Les résultats du premier semestre 2026 confirment la pertinence de la stratégie quinquennale du Groupe QNB visant à renforcer son leadership régional et à développer ses activités internationales. Le Groupe poursuit son objectif de capter une part croissante des flux commerciaux et d’investissement entre le Moyen-Orient, l’Afrique, l’Asie et l’Europe, tout en diversifiant ses revenus et en assurant une croissance durable.

Présent dans plus de 28 pays, QNB continue d’accompagner ses clients grâce à un réseau international intégré et à une plateforme bancaire diversifiée couvrant les entreprises, les institutions et les particuliers.

D’après communiqué

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SFBT : un chiffre d’affaires de 380 millions de dinars en six mois

La Société de fabrication des boissons de Tunisie (SFBT) a annoncé avoir réalisé un chiffre d’affaires de 380 millions de dinars (MDT) au cours des six premiers mois de l’année 2026. Ces indicateurs d’activité s’inscrivent dans le cadre du suivi trimestriel des performances de la société cotée à la Bourse de Tunis.

Selon les données communiquées par la société, le chiffre d’affaires enregistré durant le premier semestre 2026 atteint 380 millions de dinars. La SFBT, acteur majeur de l’industrie des boissons en Tunisie, poursuit ses activités dans ses différents segments, notamment les boissons gazeuses, les eaux minérales et les produits brassicoles.

La société a clôturé l’exercice 2025 avec un chiffre d’affaires consolidé de 843,4 MDT, selon les informations publiées à l’occasion de la publication des résultats annuels de l’entreprise.

Cotée à la Bourse de Tunis, la SFBT figure parmi les principales entreprises industrielles du pays. Fondée en 1925, elle occupe une place importante dans le secteur des boissons et dispose d’un réseau industriel et commercial couvrant le marché tunisien.

Les indicateurs semestriels publiés permettent de suivre l’évolution de l’activité du groupe avant la publication des résultats financiers complets relatifs à la période concernée.

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Vers une forte baisse des réserves européennes de diesel

Le marché européen du diesel pourrait connaître de nouvelles tensions dans les prochains mois. Morgan Stanley estime que les stocks devraient tomber à leur plus bas niveau pour cette période de l’année depuis 2015, sous l’effet des perturbations au Moyen-Orient, des restrictions russes sur les exportations de carburants et d’un manque de capacités de raffinage.

Les analystes de Morgan Stanley anticipent un resserrement marqué de l’offre de diesel en Europe d’ici à la fin de l’année. D’après leur modèle d’offre et de demande, les stocks européens devraient reculer progressivement à partir du mois d’août pour atteindre environ 299 millions de barils en novembre, leur niveau le plus bas pour cette période de l’année depuis l’année 2015.

Contrairement aux précédentes crises énergétiques, les analystes estiment que le principal problème ne réside plus dans la disponibilité du pétrole brut, mais dans les capacités de raffinage. « Le véritable goulot d’étranglement du système pétrolier est aujourd’hui le raffinage, davantage que le pétrole brut », souligne Morgan Stanley.

La banque identifie plusieurs éléments qui contribuent au resserrement du marché : les perturbations persistantes du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz à la suite des tensions entre les États-Unis et l’Iran; les attaques ukrainiennes contre des raffineries russes; l’interdiction des exportations de diesel imposée par la Russie; et le ralentissement de l’activité des raffineries chinoises, qui réduit l’offre disponible sur le marché mondial.

L’Europe particulièrement vulnérable

Le diesel demeure le carburant de référence pour le transport routier, l’agriculture, les engins de chantier et une partie de l’industrie européenne. Toute nouvelle contraction de l’offre pourrait donc entraîner une hausse des coûts de transport, renchérir les prix des marchandises et alimenter les pressions inflationnistes dans plusieurs secteurs de l’économie.

Les tensions se reflètent déjà sur les marchés. Les contrats européens sur le diesel ont progressé jusqu’à atteindre 1 219,5 dollars la tonne, leur plus haut niveau depuis le mois de mai. Tandis que le Brent est repassé au-dessus des 90 dollars le baril, porté par les risques géopolitiques au Moyen-Orient.

Appel à la prudence

Malgré ces perspectives de pénurie, Morgan Stanley estime que les prix intègrent déjà une grande partie des risques actuels. La banque recommande ainsi aux investisseurs de ne pas anticiper automatiquement une nouvelle flambée des cours. Tout en considérant que le marché est désormais largement valorisé au regard des tensions déjà intégrées par les opérateurs.

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États-Unis : l’essence dépasse les 4 dollars le gallon

Stimulé par la résurgence des hostilités entre Washington et Téhéran, le prix moyen de l’essence dans les stations-service américaines a dépassé, lundi 20 juillet, le seuil symbolique de 4 dollars le gallon.

L’essence ordinaire sans plomb coûte désormais en moyenne 4,003 $ le gallon (soit 3,78 litres, l’unité de référence aux États-Unis), selon les données de l’American Automobile Association (AAA).

A rappeler au passage que les prix ont explosé après le début de la guerre contre l’Iran déclenchée par les États-Unis et Israël… Ils se sont ensuite rétractés à la suite des négociations entre Américains et Iraniens, qui ont abouti à un protocole d’accord à la mi-juin et à une reprise partielle de la navigation dans le détroit d’Ormuz.

Cependant, les violentes frappes américaines et la réponse iranienne de ces derniers jours ont entraîné de nouveau une hausse des prix du pétrole brut, d’environ 16 % la semaine dernière, et par conséquent des prix à la pompe.

Quant au gazole, utilisé dans les camions et les tracteurs, il se vend désormais en moyenne à 5,11 dollars le gallon, contre 4,76 dollars au début du mois.

Notons enfin que la hausse des prix du carburant suscite un vif mécontentement aux États-Unis, pèse sur les budgets des ménages et place l’équipe présidentielle dans une position délicate à quelques mois des élections de mi-mandat.

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Le ministre des Affaires sociales : « Toutes les catégories sont concernées par les augmentations salariales »

Le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a affirmé que toutes les catégories en Tunisie sont concernées par les augmentations salariales, sans exception, y compris les retraités concernés par les revalorisations prévues.

S’exprimant, lundi, en marge de la huitième Conférence arabe sur les retraites et les assurances sociales, organisée sur le thème « Le parcours des réformes vers la sécurité des retraites », le ministre a indiqué que le retard enregistré dans le versement des augmentations à une partie des retraités est principalement dû à des contraintes techniques et administratives.

Issam Lahmar a précisé que des solutions à ces difficultés administratives devraient être mises en place au cours de ce mois afin de finaliser l’application des augmentations au profit de toutes les catégories concernées.

Le ministre a également annoncé qu’un programme consacré à la restructuration des régimes de sécurité sociale sera prochainement présenté, avec les principales orientations de cette réforme.

Ces déclarations interviennent alors que le secrétaire général de la Fédération générale des retraités, Abdelkader Naceri, a récemment indiqué que plus de 200 000 retraités affiliés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) n’ont pas bénéficié des augmentations décidées par le gouvernement dans le cadre de la loi de finances 2026.

Selon lui, les retraités percevant les pensions les plus modestes figurent parmi les plus touchés par cette situation. Il a précisé qu’une large partie d’entre eux dispose d’un revenu mensuel ne dépassant pas 260 dinars.

Abdelkader Naceri a appelé à l’application des dispositions prévues par la loi afin de garantir le bénéfice des augmentations à l’ensemble des retraités concernés. Il a également insisté sur la nécessité de veiller à ce que les affiliés à la CNSS ne soient exclus d’aucune revalorisation salariale à l’avenir.

Le responsable syndical a, par ailleurs, invité le gouvernement à engager un dialogue avec les représentants syndicaux afin d’examiner ce dossier et d’identifier des solutions permettant de répondre aux revendications des retraités concernés.

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Andy Burnham s’engage à protéger l’économie britannique de tout risque

Le vice-Premier ministre britannique, David Lammy, a démissionné lundi 20 juillet, après la nomination d’Andy Burnham au poste de Premier ministre.

Andy Burnham, septième Premier ministre britannique en dix ans, s’est engagé à « ne prendre aucun risque » avec l’économie, réaffirmant sa promesse de faire respecter les règles budgétaires de son prédécesseur. Il a notamment promis de prendre des mesures pour aider les Britanniques à faire face au coût élevé de la vie.

Interrogé par des journalistes sur la manière dont il pourrait faire davantage tout en respectant ces règles et si cela impliquait d’emprunter davantage pour investir, il a répondu : « Je pense que vous allez un peu vite en besogne, car j’ai dit que nous respecterons (…) les règles fiscales existantes et, évidemment, toute la flexibilité qu’elles incluent ». Et d’ajouter : « Rien de tout cela ne signifie prendre des risques avec l’économie. Je ne l’ai jamais fait, quel que soit le poste que j’ai occupé. J’ai toujours adopté une approche très prudente », a-t-il ajouté.

Plus tôt dans la journée, lors de son premier discours devant le 10 Downing Street, M. Burnham a laissé entendre qu’il chercherait à réduire les dépenses sociales afin de respecter les règles budgétaires et les engagements du budget de la défense britannique. Il n’a pas donné beaucoup de détails sur son programme, mais a déclaré vouloir offrir aux Britanniques un répit face à la crise du coût de la vie, avec des mesures immédiates qui seraient annoncées dès mardi 21 juillet. « Mais nous voulons simplement faire des choses que les gens ressentiront et les faire assez rapidement », a-t-il déclaré. « Cela ne résoudra pas tout, ne fera pas disparaître toute la pression, mais cela montre simplement la direction que nous prenons et (…) que nous voulons les aider ».

M. Burnham examinait le seuil d’imposition personnel à partir duquel les contribuables sont imposés. Ce seuil est gelé depuis cinq ans. Ce qui a entraîné une augmentation du nombre de contribuables, leurs salaires et revenus ayant progressé durant cette période. « C’est difficile, car modifier les limites ne sera pas sans conséquences importantes », a-t-il déclaré. « Mais j’y réfléchis ».

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Blocus de l’Arabie saoudite par les Houthis : nouvel embrasement au Moyen-Orient ?

En pleine intensification de la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran, les rebelles houthis ont annoncé, lundi 20 juillet, un blocus maritime de l’Arabie saoudite. Analyse.

 

La menace couvait depuis plusieurs semaines. Elle est devenue une réalité lundi 20 juillet 2026. Les rebelles houthis du Yémen, alliés de l’Iran, ont officiellement annoncé l’instauration d’un blocus naval contre l’Arabie saoudite. Ouvrant ainsi un nouveau front en mer Rouge et plaçant le royaume wahabite au cœur d’une confrontation régionale aux conséquences potentiellement explosives.

Ainsi, les forces armées houthies indiquent qu’elles décrètent « un embargo maritime contre l’ennemi saoudien criminel, fondé sur la loi du talion, applicable immédiatement ». Et ce, en réponse au « siège injuste et oppressif » imposé aux ports et aéroports du Yémen par les Saoudiens.

« Nous sommes prêts à dégainer à tout moment si l’évolution de la situation le justifie », indiquait déjà le 5 mars le chef du groupe, Abdul Malik al-Houthi. Les commandants iraniens ont averti à plusieurs reprises que les Houthis pourraient entrer en guerre. Fin mars et début avril, les rebelles avaient mené plusieurs attaques de missiles et de drones contre Israël.

Inquiétudes

Survenant au neuvième jour d’affilée d’hostilités entre les États-Unis et l’Iran, d’une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d’avril, ces menaces contre la liberté de navigation risquent de mener à une escalade régionale encore plus grande, s’est inquiété le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, appelant à une désescalade immédiate. En cause, les appréhensions concernant le trafic maritime dans le détroit de Bab el-Mandeb, l’un des points de passage maritimes les plus stratégiques au monde, reliant la mer Rouge au golfe d’Aden, ainsi qu’une voie maritime essentielle pour le transport du pétrole brut, des produits raffinés, du gaz naturel liquéfié (GNL) et des conteneurs entre le Moyen-Orient, l’Europe et l’Asie.

 

Lire aussi : L’Iran envisage un double verrou maritime avec les Houthis en mer Rouge

Arme géostratégique

Ce blocus maritime va-t-il impliquer directement les Houthis dans la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran ? Alors que le Hezbollah et les groupes irakiens sont entrés en guerre très tôt, avec des tirs de roquettes et de drones après les premières frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, les Houthis sont quant à eux restés relativement discrets jusqu’ici.

Mais Téhéran les a exhortés récemment à fermer le détroit de Bab el-Mandeb si les États-Unis poursuivaient leurs frappes contre les infrastructures énergétiques iraniennes. Une telle décision transformerait ce verrou maritime en une redoutable arme géostratégique. Car en contrôlant simultanément Ormuz et Bab el-Mandeb, l’Iran disposerait d’un levier sans précédent sur les flux énergétiques mondiaux. De quoi aggraver une crise déjà provoquée par la fermeture partielle du détroit d’Ormuz, qui a entraîné une réduction d’environ 10 % de l’offre mondiale de pétrole sous l’effet de la guerre au Moyen-Orient. Tout en faisant planer la menace d’un choc énergétique d’une ampleur inédite.

Double blocus

C’est que, la fermeture du détroit d’Ormuz ayant déjà profondément bouleversé les routes maritimes mondiales, la mer Rouge est ainsi devenue l’axe de substitution incontournable pour l’acheminement du pétrole du Golfe et de nombreuses marchandises stratégiques. Dans ce contexte, un blocage du détroit de Bab el-Mandeb reviendrait à neutraliser simultanément les deux principales artères énergétiques du Moyen-Orient. Les conséquences seraient considérables : l’approvisionnement mondial en pétrole pourrait chuter d’environ 7 %, la majeure partie des exportations saoudiennes se retrouvant immobilisée.

Or, cette menace est d’autant plus préoccupante que Riyad a déjà redirigé plus de 70 % de ses exportations quotidiennes de pétrole brut vers le port de Yanbu, sur la côte de la mer Rouge, afin de contourner Ormuz. De là, les cargaisons destinées à l’Europe remontent le canal de Suez. Tandis que celles à destination des marchés asiatiques doivent impérativement franchir le détroit de Bab el-Mandeb. Sachant que le volume total de pétrole transitant par Bab el-Mandeb s’est élevé à 7,4 millions de barils par jour en juin, soit environ 7 % de la production mondiale de pétrole contre 4,2 millions de barils par jour l’année dernière. Cela a permis de soutenir le marché de l’énergie et de contenir les cours mondiaux du pétrole.

Autrement dit, si ce passage venait à être fermé, c’est l’ensemble de la stratégie saoudienne de contournement d’Ormuz qui s’effondrerait, avec des répercussions immédiates sur les marchés énergétiques mondiaux.

La réaction des marchés ne s’est pas fait attendre. À peine les Houthis ont-ils annoncé leur blocus maritime que les cours du pétrole sont repartis à la hausse. Quelques heures plus tôt, le Brent avait déjà franchi brièvement le seuil des 91 dollars le baril, dans le sillage des frappes de représailles échangées entre les États-Unis et l’Iran durant le week-end. Les investisseurs redoutent alors une perturbation durable des approvisionnements mondiaux en hydrocarbures, alimentée par le risque d’une extension du conflit aux principales voies maritimes de la région. Les tensions se sont toutefois légèrement apaisées après les déclarations du porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, qui a affirmé que Téhéran poursuivait, par l’intermédiaire de médiateurs, des échanges avec Washington. Il a indiqué que plusieurs propositions visant à désamorcer la crise ont été transmises, sans qu’aucun détail n’en soit révélé, contribuant à tempérer, au moins provisoirement, les craintes des marchés.

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Kaïs Saïed : la Tunisie a honoré ses engagements malgré une dette « sans bénéfice pour le peuple »

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, lundi 20 juillet 2026 au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement, Sara Zaâfrani Zenzri, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, ainsi que le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fathi Zouhair Nouri.

Selon un communiqué de la présidence de la République, la réunion a porté sur la loi promulguée relative à l’approbation du Plan de développement 2026-2030. Au cours de cette réunion, Kaïs Saïed a évoqué la question de la dette, déclarant que « les dettes se sont accumulées sans que le peuple tunisien n’en bénéficie ». Le chef de l’État a également affirmé que « la Tunisie a honoré tous ses engagements et n’a accusé aucun retard dans le remboursement de ses obligations ».

Dans ce contexte, Kaïs Saïed a appelé à redoubler d’efforts afin de transformer ces dettes en investissements destinés à reconstruire les services publics, « tels que le souhaite le peuple tunisien », selon les termes du communiqué.

Le président de la République a, par ailleurs, déclaré que « la vie des États et des nations connaît des moments où les peuples sont au rendez-vous de l’Histoire pour faire l’Histoire comme ils le souhaitent ». Tout en ajoutant qu’« il n’y a pas de place, à ce moment, pour les mains tremblantes, les cœurs hésitants ou la pensée aliénée », conclut le communiqué de la présidence.

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Le Maroc et le Portugal sollicitent l’UE pour financer leur interconnexion électrique

Le Maroc et le Portugal vont demander à la Commission européenne d’envisager de proposer un projet d’interconnexion électrique entre les deux pays pour un financement de l’UE.

Une panne de courant généralisée qui a paralysé l’Espagne et le Portugal en avril 2025 avait révélé les limites des lignes d’interconnexion électrique de la péninsule ibérique avec le reste de l’Europe. C’est ce qui a contribué à relancer les projets de construction d’une ligne d’interconnexion électrique entre le Portugal et le Maroc, proposés pour la première fois en 2018.

La péninsule Ibérique n’est connectée aux pays européens voisins que pour 3 % de sa capacité électrique, un chiffre bien inférieur à l’objectif d’interconnexion de 15 % fixé par l’Union européenne d’ici 2030, selon Reuters. Cette interconnexion avec le Maroc renforcerait la sécurité énergétique du Portugal, actuellement connecté uniquement à l’Espagne, en fournissant une source d’électricité supplémentaire en cas de coupures.

La ministre portugaise de l’Énergie, Maria da Graça Carvalho, a déclaré que Lisbonne et Rabat s’étaient entendus avec la vice-présidente exécutive de la Commission européenne, Teresa Ribeira, pour évoquer la possibilité de considérer la ligne d’interconnexion électrique comme « un projet important d’intérêt européen commun ».

Mme Carvalho a expliqué que la création d’une nouvelle ligne d’interconnexion électrique entre l’Europe et l’Afrique renforcera la sécurité énergétique et la coopération entre les deux continents. « Nous avons décidé de nous adresser d’abord à la Commission européenne pour voir dans quelle mesure elle est intéressée à considérer ce projet comme un projet européen important », a-t-elle déclaré aux journalistes après sa rencontre avec la ministre marocaine de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

Entreprises du secteur privé

Le Maroc et le Portugal suivront deux voies parallèles : solliciter un financement auprès du programme Connect Europe de l’Union européenne et sonder l’intérêt des investisseurs par le biais d’un appel à manifestation d’intérêt lancé par le secteur privé, notamment les gestionnaires de réseaux et les entreprises de services publics. Mme Carvalho a déclaré : « Nous ne voulons pas surfacturer les actionnaires ni les consommateurs ».

De son côté, Leila Benali a déclaré que les deux pays souhaitent garantir des réductions de coûts, notamment en rendant l’accès à l’énergie abordable pour tous les résidents et pour un certain nombre de secteurs.

En outre, elle a estimé qu’il était encore trop tôt pour déterminer si le projet impliquerait un câble sous-marin direct entre le Portugal et le Maroc ou s’il utiliserait une infrastructure via l’Espagne, qui dispose déjà d’une liaison électrique avec le Maroc.

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UBCI : progression de 10 % du PNB au premier semestre 2026

Portée par une collecte de dépôts en hausse et une demande de crédit toujours soutenue, l’UBCI clôture le premier semestre 2026 sur une note résolument positive. Au 30 juin 2026, son produit net bancaire s’établit à 193 millions de dinars (MDT), en progression de 10,1% sur un an — une performance qui confirme la solidité de son modèle d’affaires et la pertinence de sa stratégie de développement.

Crédits et dépôts: une dynamique commerciale à deux chiffres

Le premier moteur de cette performance est résolument commercial, porté par l’essor conjoint des crédits et des dépôts. Les encours nets de crédits à la clientèle progressent de 11,6% sur un an, soit 419 MDT supplémentaires, pour atteindre 4 032 MDT au 30 juin 2026, confirmant le maintien d’une demande de financement soutenue de la part des entreprises et des particuliers.

Cette croissance des engagements s’accompagne d’une collecte tout aussi vigoureuse : les dépôts de la clientèle atteignent 4 271 MDT, en hausse de 8,5 % par rapport au 30 juin 2025. Cette progression est portée par les dépôts à vue (+11,7 %) et les dépôts d’épargne (+9,3 %), qui constituent les deux principaux moteurs de la collecte au cours du semestre et traduisent la confiance renouvelée des clients envers la banque.

Une diversification maîtrisée des ressources

Pour accompagner cette croissance, l’UBCI a également renforcé ses sources de refinancement. Les emprunts et ressources spéciales enregistrent une hausse de 312,2 %, passant de 49 MD à 203 MDT en un an. Cette évolution résulte de choix de financement ciblés, notamment l’émission de deux emprunts subordonnés d’un montant total de 120 MDT, destinés à renforcer la structure financière de la banque, ainsi que la mobilisation d’un nouvel emprunt sur ressources spéciales de 34 MDT dédié au financement de l’économie durable.

Un effet de ciseaux positif au service de la rentabilité

Sur le plan des résultats, UBCI bénéficie d’un effet de ciseaux favorable : les produits d’exploitation bancaire progressent de 8,9%, pour atteindre 305 MDT, tandis que les charges d’exploitation bancaire n’augmentent que de 6,9%, à 112 MDT. Cet écart de rythme entre revenus et charges explique la solide progression du produit net bancaire et augure d’une rentabilité en amélioration continue.

 Des charges opératoires sous contrôle 

Les charges opératoires s’établissent en hausse de 8,6 % sur la période. Cette évolution tient principalement aux frais de personnel, en hausse de 12,7 %, alors que les charges générales d’exploitation affichent une quasi-stabilité, avec une hausse contenue à 0,2 %. La banque démontre ainsi sa capacité à investir dans ses ressources humaines tout en gardant une maîtrise stricte de ses charges de structure.

Des fonds propres renforcés renforcés, gage de solidité

Enfin, les capitaux propres d’UBCI s’établissent à 563 MDT au 30 juin 2026, contre 523 MDT un an plus tôt, soit une progression de 7,6%. Combinée à l’émission des emprunts subordonnés, cette évolution conforte l’assise financière de la banque et sa capacité à soutenir durablement la croissance de son activité.

Portés par une croissance commerciale à deux chiffres, une diversification maîtrisée des ressources et une discipline financière rigoureuse, ces résultats confirment la solidité de la trajectoire engagée par l’UBCI depuis le lancement de son plan stratégique« Émergence 2029 ».

D’après communiqué 

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ZOOM – Revue hebdomadaire 13-17 juillet 2026 : marchés en quête de repères

La semaine du 13 au 17 juillet 2026 a été remarquée : à chaque hausse d’indice et à chaque variation du dollar ou chaque mouvement du pétrole, se cache une interrogation silencieuse. Jusqu’où peut-on encore repousser les incertitudes ?

Les écrans des salles de marché ont continué de clignoter, les analystes ont commenté les statistiques, les banques centrales ont scruté les courbes de l’inflation et des taux d’intérêt. Mais derrière cette mécanique financière se trouve une réalité beaucoup plus humaine : celle d’un monde économique qui cherche simplement à retrouver un peu de stabilité après plusieurs années de crises successives.

Car depuis la pandémie, les guerres, les tensions énergétiques et le retour brutal de l’inflation, une nouvelle psychologie s’est installée dans l’économie mondiale. Les ménages hésitent avant de consommer, les entreprises réfléchissent davantage avant d’investir, les États surveillent leurs déficits, et les investisseurs avancent avec une prudence nouvelle. Les marchés n’ont pas seulement besoin de croissance. Ils ont besoin de confiance.

Wall Street : la grande machine américaine continue de séduire, mais les doutes grandissent

Aux États-Unis, la semaine aura encore été dominée par une fascination presque intacte pour la technologie et l’intelligence artificielle. Dans les tours de verre de la Silicon Valley comme dans les bureaux des grands fonds d’investissement, une conviction demeure : l’intelligence artificielle représente peut-être la prochaine grande révolution économique. Elle promet d’améliorer la productivité, de transformer les entreprises et de créer de nouveaux secteurs d’activité.

Mais derrière cet enthousiasme se glisse une question que les marchés commencent à poser avec davantage d’insistance : combien vaut réellement cette promesse ? La finance connaît bien ces moments d’euphorie collective où une innovation devient un symbole d’avenir. L’histoire économique a connu l’arrivée du chemin de fer, de l’électricité, d’Internet. À chaque époque, une technologie nouvelle a porté un immense espoir, parfois justifié, parfois exagéré.

Aujourd’hui, l’intelligence artificielle nourrit une confiance comparable. Mais les investisseurs savent aussi qu’une grande révolution technologique n’empêche pas les corrections financières. Le véritable sujet n’est donc plus de savoir si l’intelligence artificielle changera le monde. La réponse est probablement oui. La question est plutôt de savoir si les marchés n’ont pas déjà intégré trop rapidement cette réussite future.

Dans le même temps, la politique monétaire américaine continue de peser sur les décisions. Pour autant, les taux d’intérêt élevés rappellent une réalité simple : l’argent a un prix. Après plus d’une décennie où les banques centrales ont rendu le crédit presque abondant et bon marché, les économies doivent désormais apprendre à fonctionner dans un environnement financier plus exigeant.

Le dollar, miroir des inquiétudes du monde

Sur le marché des changes, le dollar continue de jouer son rôle paradoxal. Il est à la fois la monnaie d’une économie américaine puissante et le refuge d’un monde inquiet. Lorsque les tensions augmentent, les investisseurs se tournent naturellement vers le billet vert. Mais lorsque les interrogations portent sur la dette américaine ou la politique future de la Réserve fédérale, cette confiance devient moins automatique. Le dollar raconte ainsi une histoire plus profonde : celle d’un système financier mondial toujours dominé par les États-Unis, mais progressivement confronté à de nouvelles interrogations.

L’euro, de son côté, reste prisonnier d’une équation complexe. L’Europe possède des atouts considérables, une industrie de qualité, un marché intérieur immense et un savoir-faire technologique reconnu. Mais elle souffre d’un problème majeur : elle avance avec une croissance insuffisante. Pour les entreprises européennes, le défi est quotidien. Il ne s’agit plus seulement de conquérir de nouveaux marchés, mais de survivre dans un environnement où l’énergie coûte cher, où la concurrence internationale s’intensifie et où les consommateurs restent prudents.

Le pétrole : cette vieille dépendance qui revient toujours hanter l’économie mondiale

Il suffit parfois d’un événement géopolitique pour rappeler une vérité que l’économie moderne tente souvent d’oublier : le pétrole reste le sang de l’économie mondiale. La semaine écoulée a une nouvelle fois montré combien l’énergie demeure au cœur des équilibres internationaux.

Lorsque le prix du pétrole augmente, ce ne sont pas seulement les grandes compagnies énergétiques qui sont concernées. Ce sont les familles qui voient leurs factures progresser, les transporteurs confrontés à des coûts supplémentaires, les agriculteurs qui subissent la hausse des intrants, et les entreprises qui doivent absorber des charges plus lourdes.

L’inflation énergétique possède une dimension particulière : elle pénètre progressivement tous les secteurs de l’économie. C’est pourquoi les banques centrales observent le pétrole avec autant d’attention. Une inflation provoquée par une demande excessive peut être combattue par les taux d’intérêt. Mais une inflation provoquée par un choc énergétique est beaucoup plus difficile à traiter. Augmenter les taux pour combattre une hausse du pétrole revient parfois à ralentir davantage une économie déjà fragilisée. C’est ce vieux cauchemar économique qui revient : la stagflation.

L’or et la recherche d’une protection dans un monde incertain

Dans ce climat d’incertitude, l’or conserve son pouvoir symbolique. Depuis des siècles, il représente une forme d’assurance collective. Lorsque les sociétés doutent, lorsque les monnaies inquiètent ou lorsque les tensions géopolitiques augmentent, l’or retrouve naturellement sa place. Mais même ce refuge historique n’échappe pas aux nouvelles règles financières. La remontée des taux d’intérêt rend les obligations plus attractives et réduit mécaniquement l’attrait d’un actif qui ne procure pas de rendement.

Cette contradiction résume parfaitement l’époque actuelle : les investisseurs cherchent simultanément la sécurité et la performance, la protection et la rentabilité. Or, ces deux objectifs deviennent de plus en plus difficiles à concilier.

La Tunisie face aux vents contraires de l’économie mondiale

Pour la Tunisie, ces mouvements internationaux ne sont jamais de simples événements observés à distance. Une hausse du pétrole signifie une pression supplémentaire sur les finances publiques et sur la balance commerciale. Un dollar plus fort renchérit les importations. Une remontée des taux internationaux complique l’accès au financement.

Derrière les tableaux statistiques se trouve une réalité quotidienne : celle des entreprises tunisiennes qui cherchent à investir malgré les contraintes, des ménages qui tentent de préserver leur pouvoir d’achat, et des jeunes qui attendent encore des perspectives économiques plus solides. La stabilité monétaire demeure un acquis important. La Banque centrale de Tunisie (BCT) poursuit une politique prudente afin de préserver les équilibres financiers et contenir les tensions inflationnistes.

Mais la stabilité n’est jamais une finalité. Elle doit être le point de départ d’une transformation économique plus profonde. Car une économie ne peut pas vivre éternellement dans la gestion de la rareté. Elle doit retrouver l’ambition de produire davantage, d’innover, d’exporter et de créer des emplois. Le véritable défi tunisien n’est donc pas uniquement financier. Il est économique, social et humain.

Le monde financier attend toujours une réponse à la grande question

Précisément, la semaine du 13 au 17 juillet 2026 aura finalement été une semaine d’attente. Attente des prochaines décisions des banques centrales. Attente de la trajectoire de l’inflation. Attente d’une stabilisation géopolitique. Attente d’un nouveau souffle pour l’économie mondiale. Les marchés financiers ressemblent aujourd’hui à une société entière qui cherche ses repères. Ils reflètent les espoirs mais aussi les inquiétudes des millions d’acteurs économiques qui prennent chaque jour des décisions : acheter ou attendre, investir ou économiser, embaucher ou reporter.

Derrière les milliards échangés chaque jour sur les places financières, il y a toujours une histoire humaine. Celle d’un entrepreneur qui hésite avant d’embaucher : Celle d’un salarié qui regarde ses dépenses augmenter : Celle d’un investisseur qui cherche à protéger son avenir ; Celle d’un État qui tente de préserver ses équilibres… Les marchés ne sont donc pas seulement des machines à calculer. Ils sont le reflet des sociétés qu’ils traversent.

Et cette semaine encore, ils ont raconté l’histoire d’un monde qui avance, mais qui avance avec prudence, comme un marcheur dans le brouillard, conscient que le chemin existe, mais incapable encore d’en distinguer clairement l’horizon.

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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France : la municipalité de Paris double la taxe sur les logements vacants

Le conseil municipal de Paris vient de voter le doublement de la taxe sur les logements vacants pour 2027, comme le permet la loi. Et ce, dans le but de « décongestionner le marché du logement » dans la capitale française.

La capitale française compterait 150 000 logements vacants, soit 9 % de son parc immobilier total. C’est ce que révèle la municipalité, soulignant le « déséquilibre persistant entre l’offre et la demande ».

A noter que le budget 2026 autorise les municipalités à augmenter, à compter du 1er janvier 2027, les taux d’imposition sur les logements vacants, passant de 17 % du loyer annuel estimé que le logement pourrait générer la première année où il reste vacant, et de 34 % la deuxième année, à 30 % et 60 % respectivement. « Une victoire historique après 10 ans de lutte », a déclaré satisfait un Jacques Baudrier, adjoint au maire chargé du logement auprès du maire de gauche Emmanuel Grégoire, après le dépouillement.

Sur les 150 000 logements vacants, environ 80 000 sont inoccupés depuis longtemps et sont donc soumis à la taxe, estime M. Baudrier. D’ailleurs, il espère que grâce à cette mesure, environ 20 000 de ces logements seront mis sur le marché, à la location ou à la vente.

Cette hausse d’impôt devrait également dissuader certains propriétaires qui, jusqu’à présent, payaient moins d’impôts, de déclarer leur résidence secondaire comme vacante, a-t-il expliqué à l’AFP. Pour l’opposition de droite, qui conteste les chiffres de la municipalité sur les logements vacants, doubler la taxe « ne servirait à rien », affirme Grégory Canal, coprésident du parti « Paris Liberté » avec Rachida Dati.

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