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Vague de chaleur : pic de chaleur attendu jusqu’à mardi

Le pays subit une importante chaleur due à la canicule, prévue ce dimanche et surtout lundi 20 et mardi 21 juillet 2026, indique un bulletin de suivi de l’Institut National de la Météorologie.

Les températures dépasseront les normales de 8 à 14 degrés, avec des maximales attendues entre 45 et 49 °C, sauf près des côtes orientales où elles varieront de 40 à 44 °C. Une baisse légère est prévue à partir du mercredi 22 juillet, mais les valeurs resteront supérieures aux normales de 6 à 12 degrés jusqu’à la fin de la semaine prochaine.

Que dit la science?

Les modèles météo ont affiché une remarquable unanimité à dix jours, confirmant une vague de chaleur durable jusqu’à la fin de la semaine, où un léger rafraîchissement devrait seulement atténuer sans faire disparaître les conditions caniculaires. Cette pression thermique s’inscrit dans un contexte de réchauffement global : une étude parue dans Nature Geoscience (7 juillet 2025) alerte que chaque fraction de degré supplémentaire accroît de façon non linéaire la fréquence et la durée des canicules longues, rendant les épisodes extrêmes et prolongés toujours plus probables.

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Télé-déclaration/télépaiement : lundi 20 juillet, dernier délai de dépôt de la déclaration mensuelle

La Direction générale des impôts (DGI) rappelle que lundi 20 juillet 2026 est le dernier délai de dépôt de la déclaration mensuelle pour les personnes morales adhérentes au système de la télé-déclaration et du télépaiement.

Elle souligne l’importance de respecter cette date afin d’éviter les conséquences juridiques et financières issues de retard dans le dépôt des déclarations fiscales, selon un communiqué publié, dans le calendrier des échéances fiscales du mois de juillet 2026

La DGI précise également que la date mentionnée correspond au dernier jour du délai légal et non au seul jour pour le dépôt de la déclaration, appelant les contribuables à effectuer leurs procédures avant l’expiration du délai, afin d’éviter de surcharger le système informatique et d’éviter l’encombrement pendant les derniers jours.

Si la date limite de dépôt d’une déclaration fiscale coïncide avec un jour férié ou un dimanche, il est possible de déposer la déclaration le premier jour ouvrable suivant, sans pénalité de retard, tient à expliquer la direction.

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Dimanche sans courant par intermittence : la STEG publie la liste des zones concernées

Une nouvelle fois, les coupures d’électricité deviennent une habitude. La Société tunisienne d’électricité et du gaz (STEG) avertit : des coupures intermittentes sont possibles ce dimanche 19 juillet 2026, entre 11 h et 16 h. Voici les zones concernées.

Grand Tunis : Tunis, Ben Arous, La Manouba, Ariana, la Médina, Les Berges du Lac, Radès, Fouchana, El Mghira, Borj Cedria, La Soukra, El Mourouj, Sanhaja, Riadh El-Andalous.
Sfax : Sidi Mansour, Bir Salah, El Hencha, El Amra, Jebeniana, El Chaffar, Bir Ali, et autres localités.
Bizerte : Ghezala, Joumine, Sejnane, Metline, Menzel Abdelrahman, Menzel Bourguiba, El Alia, Cap Zebib.
Zaghouan : Jebel Ouest, Bir Macharqa, Zriba, Semmange.
Sud : El-Mida, Tazarka, El-Marazqa, Aïn Kamâcha, El Samah, Dar Chaâbane, Beni Khiar, Karmbalia, Menzel Bouzlef, Taklissa.
Nord-Ouest : Er Roueïa, Makthar, Bou Salem, Ghar El Dama, Qablata, Lakrib, El Jrissa, El Dahmani.
Centre : Aïn Jelloula, Raqada, Jamal, Bou Hajla, Bémbla, Dar El Djemâa, Masaken, Ouled Achour, Bou Hajer, Souhailat, Zaouia Kanouche, Sbiba, Essahline, El Ala, Menzel Kamel, Regueb, El Farina, Sidi Abdelhamid, El Mekenine, Riadh, El Chabba, Hammam Sousse, Swassi, quartier universitaire, Ksar Karak, Petite Forteresse, Sidi Bou Ali, Palais de Lamta, Grande Forteresse.
Sud-Ouest : Saïda, Ouled Haffouz, Khamouda Boudries, Sbeitla, Souk El Jadid, Thala, El Ayoun, Ouled Hamad, La Maïmiya, Houamed, Sidi Aïch, Makarem, Qatrana, Achkhar, Foussana.
Médenine :
Djerba : Zaouia, Basatin, Hassi Jerbou.
Tataouine : Tataouine El Jadida, Ghomrassen.
Kébili :
In fine, la STEG recommande aux citoyens de prendre leurs dispositions.

graphique généré par IA

 

 

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Kaïs Saïed: « Les coupures d’électricité fréquentes dans de nombreuses régions sont anormales »

Le président de la République Kaïs Saïed a visité le complexe hydraulique de Ghadeer El Goulla, constatant de nombreuses insuffisances et demandant leur correction rapide, notamment pour améliorer les liens entre la station et les régions.

Il a dénoncé les coupures électriques récurrentes et appelé les responsables à assumer leurs responsabilités. « Les coupures de courant fréquentes et simultanées dans de nombreuses régions sont anormales, et chaque responsable doit assumer sa responsabilité pour trouver des solutions. Quiconque a manqué à son devoir devra en subir les conséquences », a-t-il déclaré.

Il s’est ensuite rendu au pont de Bizerte pour suivre les travaux de protection contre les inondations et la restauration d’un pont historique (1608), insistant sur une politique hydraulique globale et l’écoute des citoyens.

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Espagne-Argentine : Choc des titans sur fond de rivalité historique

La finale oppose, ce dimanche 19 juillet 2026, deux grandes nations de football ; mais également deux des plus grands noms du football mondial : Lionel Messi, pour sa troisième finale de Coupe du monde, et Lamine Yamal, le jeune prodige espagnol.

 

C’est une finale qui s’annonce palpitante et qui se disputera ce dimanche 19 juillet au stade de New York New/New Jersey entre l’Espagne, championne d’Europe, et l’Argentine, tenante du titre et championne d’Amérique du Sud. Et ce, dans le cadre de la Coupe du monde de la FIFA 2026.

Espagne : parcours évolutif

Pour arriver en finale, les deux sélections auront pris deux parcours parallèles. Ainsi, en dépit de son statut de grande favorite, la Roja a peiné à écarter le Cap-Vert, poussant la sélection de Luis de la Fuente au nul lors de son entrée en lice. Les Espagnols se sont néanmoins repris en dominant largement l’Arabie saoudite (4-0) puis en terminant la phase de groupes par une courte victoire contre l’Uruguay (1-0).

En seizièmes de finale, l’Espagne a filé sans encombre face à l’Autriche (3-0). Les tours suivants ont été plus accrochés : des buts décisifs en fin de match de Mikel Merino ont permis d’éliminer d’abord le Portugal (1-0), puis la Belgique (2-1).

Mais c’est contre la France que la Roja est passée à la vitesse de croisière. Les coéquipiers de Lamine Yamal ont dominé les Tricolores en long et en large, réussissant à étouffer la redoutable attaque française constellée de stars de premier plan grâce à un quadrillage méticuleux du terrain en défense, doublé d’une efficacité terrifiante en attaque (2-0).

Argentine : un parcours en dents de scie

L’Argentine, elle, a dû livrer un parcours plus âpre mais haletant pour décrocher sa deuxième finale consécutive en Coupe du monde, la septième de son histoire. Les champions en titre ont lancé leur campagne par trois succès de rang en phase de groupes, portés par un Lionel Messi exceptionnel, auteur de huit buts dans ce tournoi et de 21 réalisations au total dans l’histoire des Coupes du monde.

Ainsi, L’Albiceleste a dominé son groupe en s’imposant 3-0 contre l’Algérie grâce à un triplé de Messi, puis 2-0 face à l’Autriche (deux réalisations de la Pulga) et enfin 3-1 contre la Jordanie, encore une fois avec Messi au scoring.

Le chemin s’est ensuite corsé : l’Argentine a dû batailler pour éliminer un Cap-Vert surprenant et courageux (3-2 après prolongation). En huitièmes, alors menée 2-0 à la 79e minute contre l’Égypte, la sélection de Lionel Scaloni a signé une spectaculaire remontée pour l’emporter 3-2, poursuivant sa route vers la finale.

En huitièmes, l’Albiceleste a dû s’employer face à la Suisse et a nécessité une prolongation pour venir à bout d’un adversaire réduit à dix. Julián Álvarez a finalement percé la défense helvétique d’un somptueux but, puis Lautaro Martínez a scellé la qualification en ajoutant un troisième but (3-1 a.p.).

Enfin, la demi-finale contre l’Angleterre a tenu toutes ses promesses : les Three Lions ont ouvert le score au début de la seconde période par Anthony Gordon, mais les champions en titre ont renversé la rencontre grâce à une frappe lointaine d’Enzo Fernández puis à une tête victorieuse de Martínez au second poteau (2-1).

L’Argentine retrouve donc la finale, quatre ans après son sacre mémorable face à la France au Qatar (3-3 a.p., 4 t.a.b. à 2).

Parfum d’Histoire

Rappelons enfin qu’au au-delà du choc sportif, la finale entre l’Argentine et l’Espagne s’inscrit dans une histoire bien plus vaste. Elle oppose deux nations liées par plusieurs siècles d’un passé commun, façonné par la conquête espagnole du continent américain, puis par les guerres d’indépendance qui ont conduit à la naissance de l’Argentine moderne. Ce duel dépasse ainsi le cadre du football pour raviver, le temps d’un match, les échos d’une relation historique faite de domination, d’émancipation et d’un héritage culturel profondément partagé.

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Canicule – Les températures atteindront les 48 °C

Ce dimanche 19 juillet, le temps sera partiellement brumeux avec apparition de cellules orageuses accompagnées de pluies dans l’après-midi sur les hauteurs. Ces pluies concerneront localement certaines régions  à l’est. 

Quant aux températures, elles seront très élevées, avec des maximales qui varieront entre 38 °C et 43 ° C près des côtes et sur les hauteurs, et entre 44 °C et 48 °C ailleurs avec coups de sirocco.

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Les sept objectifs prioritaires du Plan 2026-2030, selon Samir Abdelhafidh

Le principal défi du Plan de développement 2026-2030 consiste à transformer les projets programmés en réalisations concrètes ayant des retombées économiques, sociales et environnementales tangibles. C’est ce qu’a déclaré le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, qui s’adressait le 17 courant aux députés du Conseil national des régions et des districts (CNRD).

Il estime que « le succès de tout plan se mesure à sa capacité d’exécution et aux résultats obtenus sur le terrain », ajoutant que ce document a été élaboré selon une approche ascendante, fondée sur les propositions des conseils locaux afin de répondre aux priorités exprimées dans les différentes régions du pays.

A noter que le plan fixe entre autres un objectif de croissance de 4 %, prévoit une hausse du revenu par habitant, une réduction de la pauvreté et une amélioration du pouvoir d’achat, ambitionne de renforcer les équilibres financiers de l’État, d’améliorer la rentabilité des entreprises publiques, d’accélérer la numérisation de l’économie et d’intégrer 50 % du secteur informel.

Samir Abdelhafidh affirme que les autorités poursuivent leurs efforts pour accélérer l’exécution des projets publics grâce à des mécanismes de suivi et d’évaluation, rappelant qu’une plateforme numérique de suivi des projets a été mise en service en juin 2025. Dans ce cadre, il invite le CNRD à jouer un rôle de contrôle dans la mise en œuvre des programmes, insistant au passage sur la nécessité d’investir dans le capital humain, à travers le développement de l’éducation, de la formation et de la santé, tout en soutenant la transition numérique, l’innovation et l’inclusion socio-économique.

Sur le plan économique, le plan 2026-2030 mise sur le renforcement de l’investissement productif, le soutien à l’innovation, le développement du tissu économique et l’amélioration du climat des affaires.

Il prévoit aussi des réformes institutionnelles destinées à moderniser l’administration, simplifier les procédures, accélérer la transformation numérique et renforcer la gouvernance.

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Tunisie – Ça y est, le Plan de développement 2026-2030 définitivement adopté

Le Conseil national des régions et des districts (CNRD) a adopté, vendredi 17 juillet, le Plan de développement 2026-2030, validant ainsi définitivement la feuille de route économique et sociale du pays pour les cinq prochaines années.

Le plan fixe les principales orientations de l’action publique à l’horizon 2030, avec pour objectif de soutenir la croissance, de réduire les disparités régionales et de renforcer le développement économique et social.

Les autorités tablent sur un taux de croissance économique d’environ 4,2 % à l’horizon 2030, une réduction progressive du déficit budgétaire à près de 3 % et une maîtrise de la dette publique dans la limite de 80 % du produit intérieur brut (PIB).

 

Lire aussi : Le Plan de développement 2026-2030 veut réduire les disparités entre les régions

 

Le document prévoit également de faire reculer le taux de pauvreté à moins de 15 % et d’améliorer l’indice de développement humain (IDH) afin de hisser la Tunisie parmi les pays à développement humain très élevé.

Sur le plan énergétique, le programme vise à porter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix énergétique d’ici 2030, tout en réduisant de 30 % la consommation nationale d’énergie primaire grâce à une meilleure efficacité énergétique. Il prévoit aussi la modernisation des réseaux et une augmentation du taux de valorisation des eaux usées.

 

Lire également: L’édito de Hédi Mechri – Plan 2026-2030 : l’anti-hasard à l’épreuve du réel

 

Le Plan de développement 2026-2030 repose sur plusieurs axes stratégiques, notamment la modernisation du tissu économique, le renforcement des infrastructures, la sécurité énergétique, hydrique et alimentaire, la protection de l’environnement ainsi qu’un développement territorial plus équilibré.

Le texte met également l’accent sur la réforme du cadre institutionnel, l’amélioration de l’efficacité des services publics, la promotion d’un développement social inclusif et la mise en place d’une gouvernance publique plus efficace .

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Mort subite d’un criminel de guerre

Les débats font toujours rage entre défenseurs et pourfendeurs autour de l’héritage laissé derrière lui par le sénateur de le Caroline du Sud, Lyndsay Graham, mort subitement le 11 juillet, quelques heures après son retour de son énième voyage en Ukraine.

Durant le quart du siècle de ses mandats de sénateur, Graham a été l’un des plus grands défenseurs d’Israël, ayant poussé avec toutes ses forces vers l’engagement des Etats-Unis dans toutes les guerres du Moyen-Orient et, plus récemment, en Ukraine.

A peine est-il entré au Sénat en 2003 qu’il s’engagea dans la campagne mensongère sur les armes de destruction massive avec lesquelles Saddam s’apprêtait à attaquer New York et Los Angeles ! Il se tourna ensuite vers la Libye et la Syrie, exhortant, dans ses discours, Obama de renverser les régimes en place de Mouammar Kadhafi et Bachar al Assad.

Car pour ce sénateur, le soutien à la cause palestinienne et la contestation de la politique colonisatrice de l’Etat sioniste sont synonymes de terrorisme et d’antisémitisme.

En Amérique même, il s’en prenait avec virulence à toute voix qui critiquait l’engagement américain dans des guerres pour le compte d’Israël contre des pays lointains ne représentant aucune menace pour le peuple américain. Il qualifiait d’antisémites même les personnalités juives qui, à l’instar du Pr. Jeffrey Sacks, prônaient une politique étrangère qui servirait les intérêts des Etats-Unis et non ceux de l’Etat sioniste.

La nature abominable de ce sénateur a été mise à nu lors de la guerre de Gaza. Le génocide perpétré par l’Etat sioniste et la totale destruction de l’enclave palestinienne ne semblaient pas suffisants pour apaiser la haine, l’animosité et le bellicisme outranciers qui le rongeaient. Dans l’une de ses interventions sur Fox News, il affirma : « Je ne comprends pas pourquoi nous, nous avons lancé deux bombes nucléaires sur le Japon en 1945 pour terminer le travail, et Israël hésite aujourd’hui à terminer le travail. Je dis à Israël : termine ton travail ».

Oui, ce représentant que le peuple de la Caroline du Sud élisait et réélisait depuis près d’un quart de siècle, a exhorté Israël à utiliser son arsenal nucléaire contre Gaza. Mais dans son extrême stupidité, il ne pouvait savoir qu’une bombe nucléaire sur Gaza détruirait Israël aussi par son souffle, son syndrome d’irradiation aigu et ses retombées radioactives.

Lyndsay Graham ne prônait pas la mort et la destruction dans le monde arabe et musulman seulement. Il œuvrait à les semer en Russie aussi. Après avoir contribué avec son mentor, feu John MacCain, au coup d’état contre le président ukrainien Ianokovytch en février 2014, provoquant le chaos et la guerre en Ukraine, ce sénateur a poussé de toutes ses forces, durant les mandats de Joe Biden et de Donald Trump, pour les sanctions contre la Russie et l’armement de l’Ukraine.

La dernière photo prise un jour avant sa mort est celle qui le montre dans une usine d’armement ukrainienne, exhibant avec un large sourire le modèle de drones que Zelensky lance quotidiennement sur les civils russes…

A son retour d’Ukraine, le sénateur s’est senti mal et son entourage voulait l’hospitaliser. « Je dois m’adresser à la presse avant. J’irai à l’hôpital demain », telle était sa réponse. Face à l’insistance de la famille et des amis, il leur fit cette étrange réponse, rapportée par Barak Ravid, l’éditeur du journal Axios : « Je ne peux pas mourir maintenant. J’ai encore besoin d’alourdir les sanctions contre la Russie, de m’assurer de la défaite de l’Iran et de mener à bien la normalisation entre Israël et l’Arabie saoudite ».

Il est mort quelques heures après de « dissection aortique ». Les réactions sur les réseaux sociaux et les podcasts en Amérique et à l’étranger à la mort subite de ce criminel de guerre ont, dans leur majorité, exprimé un sentiment que la langue allemande appelle “Schadenfreude“, c’est-à-dire la joie exprimée face au malheur d’autrui.

L’ami George Galloway a exprimé son schadenfreude à sa manière : « je suis sûr que ce grand criminel de guerre est en train de brûler maintenant au 7e cercle de l’enfer ». Sans aller jusque-là, disons que le monde serait une meilleure place pour vivre sans Lyndsay Graham et ses semblables aux Etats-Unis et en Israël.

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L’édito de Hédi Mechri – Plan 2026-2030 : l’anti-hasard à l’épreuve du réel

Enfin, un vrai débat qui s’engage à l’occasion de la présentation du Plan de développement 2026-2030. L’ARP y met son point d’honneur à vouloir laisser son empreinte. Les experts, les universitaires, les médias se jettent dans l’arène et s’invitent dans ce débat d’intérêt national. Signe des temps, le Plan n’est plus ce qu’il était il y a si peu de temps encore : une impressionnante architecture d’un futur annoncé, conçu et décidé d’en haut.

Innovation politique oblige, il est perçu désormais comme une émanation de la base, comme pour faire écho au slogan de campagne et au mot d’ordre du chef de l’État : le peuple veut.

Le Plan 2026-2030 se définit comme le reflet, l’incarnation d’une démocratie directe à l’opposé du pouvoir quasi absolu dévolu aux technocrates du gouvernement. Ces derniers, influencés par leurs modèles économiques et leurs représentations théoriques, finiraient par « produire » des plans désincarnés, sans véritable ancrage local, voire régional. La vraie question serait alors de savoir ce que recouvre la notion de Plan de développement économique à l’échéance 2030. Sûrement pas un catalogue à la Prévert, une kyrielle, une litanie de projets en tout sens, quand bien même ils relèveraient d’un diagnostic juste, approprié, mais qui serait déconnecté de l’impératif financier. Auquel cas, le coût de réalisation des projets planifiés dépasse de très loin la capacité financière du pays.

Le Plan, aussi élaboré soit-il, ne doit pas déroger à la règle d’équilibrer «emplois et ressources», pour ne pas perdre de sa crédibilité en se heurtant à l’infranchissable plafond de verre qu’est l’épargne nationale aujourd’hui à son plus bas historique. La contrainte financière est incontournable. On le mesure aujourd’hui face à l’hostilité des marchés et des bailleurs de fonds.

 

Le Plan, aussi élaboré soit-il, ne doit pas déroger à la règle d’équilibrer «emplois et ressources», pour ne pas perdre de sa crédibilité en se heurtant à l’infranchissable plafond de verre qu’est l’épargne nationale aujourd’hui à son plus bas historique.

 

Il est vrai que la signature du pays a beaucoup perdu de son aura. L’état peu rassurant de l’économie nationale, qui vit sa plus longue et grave crise structurelle, est passé par là. Nos certitudes d’avant vacillent. Si bien que gouverner aujourd’hui, dans les conditions qui sont les nôtres, serait pour nous autant prévoir, anticiper qu’arbitrer, doser et choisir. Il faut mettre, injecter, autant de confiance que de cohérence, sans quoi l’attelage ne tiendra pas longtemps. Il n’est pas exclu que les bonnes intentions tournent aux désillusions. Le bien n’est pas toujours l’ennemi du mal.

Un plan de développement version 21e siècle est beaucoup plus qu’une simple feuille de route aussi fournie soit-elle. Il a d’abord une connotation et une portée stratégique. Il est élaboré par un État stratège qui pense global, réfléchit sur le long terme, légifère et se réinvente en permanence.

Il a aussi vocation, sinon l’obligation, de protéger, de faciliter, d’inciter, d’encourager l’initiative privée, de faire faire plutôt que de s’enliser, quoi qu’il fasse, dans le marécage de la gestion d’entreprises en dehors de son implication pleine et entière dans les services publics : éducation, santé, transport, logistique, logement, aménagement du territoire, R&D, nouvelles technologies, transition énergétique et écologique…

On n’imagine pas aujourd’hui un plan de développement à l’horizon 2030 sans qu’il porte une vision, qu’il ne soit l’incarnation d’un vaste dessein national et d’une ambition renouvelée et réaffirmée. Le Plan 2026-2030 n’aura d’autres significations que de redessiner et réinventer le pays, tombé en déshérence, pris qu’il a été dans la tourmente post-révolution, qui ne finit pas d’en finir plus de 15 ans après.

L’économie et notre modèle social n’ont pas résisté à la déferlante contestatrice. Ils ont été de surcroît abîmés et affaiblis par des chocs récurrents de tout ordre, tout autant que par un mode de gouvernance politique approximatif, d’efficacité pour le moins réduite. On s’étonne même que l’économie, sans boussole ni cap précis, exposée qu’elle est à des ruptures technologiques et économiques d’une ampleur inégalée, ne se soit pas effondrée et qu’elle ait affiché une telle résilience.

 

Le Plan 2026-2030 n’aura d’autres significations que de redessiner et réinventer le pays, tombé en déshérence, pris qu’il a été dans la tourmente post-révolution, qui ne finit pas d’en finir plus de 15 ans après.

 

Le Plan 2026-2030 doit pouvoir projeter l’image de la Tunisie de demain. A quoi ressemblera-t-elle à l’horizon 2030 et au-delà ? Quelle serait, en dehors du rythme, notre trajectoire de croissance ? De quel côté seront-nous de la ligne de démarcation qui sépare les pays à revenus intermédiaires en mal de développement des pays à hauts revenus et à fort potentiel scientifique, technologique et économique ?

Le pays a manqué, depuis plusieurs décennies, de vision d’avenir au point qu’on a aujourd’hui du mal à nous extraire de la dictature de l’urgence, de l’immédiat et du très court terme qui ont rétréci notre horizon économique, notre périmètre d’action et ont gravement endommagé notre potentiel de croissance.

L’annonce du Plan 2026-2030 sonne comme un signe du destin en ces temps d’incertitudes, de refondation géopolitique, de montée du protectionnisme, de guerres économiques et de guerres mettant à mal l’économie mondiale. Cela semble vouloir dire que la Tunisie, blessée, abîmée, reléguée loin derrière, est de retour dans le concert des pays émergents. Nous savons d’où l’on vient, de loin, dirons-nous, et nous voulons que le Plan nous dise avec précision où l’on va. Et de quelle manière, à la fois comment et avec qui ?

En évitant tout à la fois de grossir le rang des laissés-pour-compte, toutes celles et tous ceux qui vivent dans la précarité et, plus encore, dans le dénuement total. Sans compter la crainte de voir s’élever le mur de l’argent, privant le pays d’investissements. Dans la nouvelle bataille de développement qui s’annonce, et c’en est une, l’Etat doit s’assurer de l’adhésion de tous, retraités, salariés et patronat, sans distinction de nationalités et de rang.

 

Sans compter la crainte de voir s’élever le mur de l’argent, privant le pays d’investissements. Dans la nouvelle bataille de développement qui s’annonce, et c’en est une, l’Etat doit s’assurer de l’adhésion de tous, retraités, salariés et patronat, sans distinction de nationalités et de rang.

 

On oublie trop souvent de rappeler que derrière les performances économiques, le rétablissement des équilibres économiques et financiers, il y a des entreprises qui sont à la manœuvre, les PME, ces soldats de l’ombre, tout autant que les grands groupes qui sont plus visibles, mais qui n’en constituent pas moins les principales locomotives de l’économie nationale. Sans leur puissance de feu, le Plan ne sera que pure illusion. Ils doivent se sentir en confiance, en vrais partenaires de la puissance publique pour aller jusqu’au bout de l’innovation, de l’investissement et de l’effort.

Le Plan 2026-2030 ne manque pas d’ambition. Celle-ci peut même paraître, à bien des égards, largement excessive. Il n’est aucun secteur d’activité, aucune filière qu’il ne cherche à activer, à ressusciter et à promouvoir.

Reste que l’enfer est pavé de bonnes intentions. L’Etat doit avoir les moyens de ses politiques publiques et de son ambition. Pour l’heure, ceux-ci sont littéralement oblitérés par les déficits abyssaux d’entreprises publiques, devenues de véritables machines de destruction de richesse et de valeur. Sans aucune perspective de redressement en vue. Il y a un moment où il faut choisir et trancher entre la nostalgie du passé et les voies d’avenir : on ne peut charger un navire qui prend eau de toute part. L’économie aura du mal à avancer, même à vitesse réduite, plombée qu’elle est par un grand nombre d’entreprises publiques en état de mort cérébrale, sous perfusion permanente, privant ainsi l’Etat du moindre espace budgétaire. Elles sont maintenues artificiellement en vie aux frais du contribuable tout en freinant l’activité économique, la mobilité des acteurs économiques et nos échanges extérieurs.

Comment nous projeter dès lors dans le futur, dans les nouvelles technologies, dans l’IA, les entreprises 4.0 et dans les nouvelles chaînes d’approvisionnement et de valeur qui redessinent l’économie mondiale ?

 

Le Plan, même dans sa version moderne, c’est l’anti-hasard. En clair, on ne peut se donner une feuille de route sans au passage déblayer le terrain. Dans une vision moderne de l’économie et de la société, il n’y a pas de place pour l’idéologie teintée peu ou prou de populisme, quelle qu’elle soit et d’où qu’elle vienne. 

 

Comment dispenser un enseignement et des soins de qualité et entretenir notre vivier de capital humain, quand l’essentiel du maigre budget dédié aux investissements d’avenir sert à entretenir des entreprises publiques devenues de véritables reliques du passé ? Difficile de les transformer en l’état sans qu’elles changent de nature, de statut, de gouvernance.

Le Plan, même dans sa version moderne, c’est l’anti-hasard. En clair, on ne peut se donner une feuille de route sans au passage déblayer le terrain. Dans une vision moderne de l’économie et de la société, il n’y a pas de place pour l’idéologie teintée peu ou prou de populisme, quelle qu’elle soit et d’où qu’elle vienne.

 

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Cet éditorial est paru dans le magazine L’Economiste maghrébin N° 949 – du 15 au 29 juillet 2026.

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Mondial 2026 : près de 13 milliards de dollars dans les caisses de la FIFA 

Coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, la Coupe du monde 2026 est déjà la plus lucrative de l’histoire. L’élargissement du tournoi à 48 sélections et, par ricochet, l’augmentation du nombre de rencontres ont démultiplié les recettes commerciales et les revenus audiovisuels…

La FIFA apparaît comme le principal bénéficiaire du tournoi. Après avoir généré 7,6 milliards de dollars lors de l’édition 2022 au Qatar, l’instance du football mondial devrait voir ses recettes atteindre près de 13 milliards de dollars pour l’édition 2026, selon les estimations citées par la BBC.

Ces revenus proviennent essentiellement des droits télévisés, du sponsoring, de la billetterie, des licences commerciales et désormais des commissions perçues sur la plateforme officielle de revente des billets.

Toutefois, si le Mondial reste une expérience unique pour les fans, son coût est devenu prohibitif. En effet, les prix des billets ont atteint des niveaux records sous l’effet de la tarification dynamique. Certaines places pour la finale ont été vendues officiellement près de 33 000 dollars, tandis que des billets proposés sur le marché secondaire ont dépassé les 2 millions de dollars.

À ces dépenses s’ajoutent les coûts du transport, de l’hébergement et de la restauration, eux aussi fortement majorés pendant la compétition.

Diffuseurs et sponsors : une machine à profits

Les chaînes de télévision et les grandes marques figurent également parmi les principaux gagnants. Les « pauses hydratation », introduites officiellement pour protéger les joueurs des fortes chaleurs, sont devenues un nouvel espace publicitaire particulièrement rentable.

Aux États-Unis, un spot publicitaire de 30 secondes pendant un match du Mondial atteint 750 000 dollars, ce qui est à même de générer potentiellement 250 millions de dollars de recettes publicitaires grâce aux seules pauses hydratation.

Les équipementiers et sponsors mondiaux, tels qu’Adidas ou Coca-Cola, profitent également d’une visibilité sans précédent.

Quid pour les villes hôtes ?

Contrairement aux prévisions, les bénéfices économiques à long terme pour les villes organisatrices demeurent limités. Si la FIFA estime que la compétition injectera 41 milliards de dollars dans l’économie mondiale, plusieurs chercheurs soulignent que ces événements créent surtout des emplois temporaires et peu qualifiés, sans générer de richesse durable.

Les infrastructures existantes, largement utilisées pour cette édition, limitent par ailleurs les effets d’entraînement sur l’investissement urbain.

Du reste, le secteur hôtelier fait également partie des déceptions de ce Mondial. Malgré les attentes, plusieurs villes hôtes ont enregistré des réservations inférieures aux prévisions. Des organisations professionnelles aux États-Unis et au Canada estiment que la FIFA a réservé un nombre important de chambres, contribuant à créer une demande artificielle qui ne s’est finalement pas matérialisée.

À New York comme à Seattle, de nombreux hôteliers ont même qualifié le tournoi de « non-événement » sur le plan économique.

Les paris sportifs, autre grand bénéficiaire

Le marché mondial des paris sportifs devrait battre tous les records durant cette Coupe du monde. Les analystes de Macquarie Group Limited estiment le volume total des mises à 50 milliards de dollars, soit près de 500 millions de dollars par rencontre.

L’augmentation du nombre de matchs et l’essor des paris en direct alimentent cette croissance spectaculaire, particulièrement aux États-Unis et au Brésil.

En tout cas, cette édition 2026 confirme l’évolution du football vers une industrie mondiale où les recettes commerciales, les droits audiovisuels, les sponsors et les plateformes de paris occupent une place toujours plus importante.

Mais si la FIFA, les diffuseurs et les grandes marques enregistrent des profits records, les bénéfices pour les supporters, les villes organisatrices et certains acteurs locaux apparaissent nettement plus contrastés, illustrant la transformation du Mondial en un événement économique autant que sportif.

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Envolée des marges bénéficiaires des raffineries américaines

Les marges bénéficiaires des raffineries américaines qui produisent de l’essence et du diesel à partir de pétrole brut atteignent des niveaux records.

La marge bénéficiaire moyenne par baril que les raffineurs américains reçoivent pour la production de deux barils d’essence et d’un baril de diesel à partir de trois barils de pétrole brut – connue sous le nom de « marge de raffinage 3-2-1 » – a atteint 70 dollars le baril jeudi, soit le niveau le plus élevé jamais enregistré.

Bien qu’il ne s’agisse pas d’un chiffre exact, Bloomberg, dans un rapport du 17 juillet, note que ce nombre vise à refléter approximativement l’activité d’une raffinerie américaine typique, qui a tendance à produire plus d’essence que de diesel.

Durant le conflit iranien, les prix des carburants ont augmenté plus fortement que ceux du pétrole brut et sont restés élevés malgré la baisse de ce dernier pendant une trêve désormais expirée. Cette situation s’explique par les perturbations géopolitiques, une demande persistante et des stocks exceptionnellement bas…

Les cours du diesel ont fortement augmenté ce mois-ci, la Russie ayant bloqué une grande partie de ses exportations suite aux attaques ukrainiennes contre ses raffineries. La reprise des tensions dans le détroit d’Ormuz aggrave encore la pénurie d’approvisionnement.

Les marges sur l’essence se maintiennent également près de leurs niveaux historiques atteints en juin 2022, lorsque les prix à la pompe ont atteint des sommets records aux États-Unis. Le prix moyen de l’essence au détail oscillait autour de 3,94 dollars le gallon mercredi, selon l’American Automobile Association.

Ces derniers mois, les raffineries ont privilégié la production de kérosène et de gazole au détriment de l’essence. Par ailleurs, les exportations sont restées à leur niveau saisonnier habituel, maintenant ainsi les stocks à un faible niveau.

Les marchés mondiaux de l’essence et du diesel sont également touchés par la perte d’approvisionnement en provenance de Chine, a déclaré Ryan Mackay de TD Securities…

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Nadia Zrelli : Le PIB ne suffit plus, l’avenir économique passe par le bien-être des Tunisiens

Alors que les indicateurs macroéconomiques restent au cœur de l’évaluation des politiques publiques, une nouvelle approche gagne du terrain : celle de l’économie du bien-être.

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, Nadia Zrelli, économiste et vice-présidente MENA de la Global Inclusive Economy Society, souligne que le progrès d’un pays ne peut plus être mesuré uniquement à travers son PIB, son taux de croissance ou son niveau d’inflation. Selon elle, l’enjeu est désormais d’aller au-delà des indicateurs macroéconomiques pour comprendre comment les citoyens vivent réellement, comment ils perçoivent leur avenir et comment ils évaluent leur propre qualité de vie.

Le PIB, la croissance, l’inflation ou encore le taux de pauvreté demeurent les références traditionnelles pour mesurer la performance économique d’un pays. Pourtant, ces indicateurs ne suffisent plus à rendre compte du bien-être réel des populations. C’est l’un des constats majeurs de l’analyse développée par Nadia Zrelli, qui estime que les indicateurs monétaires ne captent qu’une partie de la réalité sociale.

Selon elle, le bien-être est une notion multidimensionnelle qui combine à la fois des éléments objectifs, comme le revenu, l’accès aux services ou les conditions de vie, et des dimensions plus subjectives liées au ressenti individuel, au sentiment de sécurité, à la confiance ou encore au lien social. Les performances économiques peuvent contribuer à améliorer le bien-être, mais elles ne permettent pas, à elles seules, d’expliquer le niveau de satisfaction d’une population.

Cette limite renvoie directement au célèbre paradoxe d’Easterlin, selon lequel une augmentation de la richesse collective ne conduit pas automatiquement à une population plus heureuse. L’économiste rappelle que plusieurs décennies de politiques publiques centrées principalement sur la croissance ont montré leurs limites : un pays peut enregistrer de meilleures performances économiques sans que ses citoyens ressentent nécessairement une amélioration de leur quotidien.

Le premier baromètre tunisien du bien-être : une nouvelle lecture de la société

Pour mieux comprendre les déterminants du bien-être en Tunisie, Nadia Zrelli a initié, à travers Global Inclusive Economy Society, le premier baromètre tunisien du bien-être individuel. Cette enquête, réalisée auprès de populations ciblées, notamment des étudiants de la génération Z issus de l’Université de Carthage et des femmes entrepreneures en collaboration avec la Chambre nationale des femmes cheffes d’entreprise, vise à combler un manque important de données microéconomiques sur le sujet.

L’économiste souligne que jusqu’à présent, la Tunisie disposait essentiellement d’indicateurs macroéconomiques ou territoriaux, mais très peu d’informations permettant de comprendre les facteurs qui influencent directement le bonheur et la satisfaction des individus.

Les résultats auprès des étudiants de la génération Z apportent un éclairage particulièrement révélateur. Contrairement à une lecture strictement économique du bien-être, l’argent n’apparaît pas comme le premier déterminant de leur satisfaction. Le facteur dominant est la famille, le soutien social et le sentiment d’appartenance.

Selon Nadia Zrelli, cette génération accorde également une importance majeure à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Les jeunes interrogés ne souhaitent pas uniquement maximiser leurs revenus, mais recherchent un équilibre global leur permettant de préserver leur qualité de vie. L’argent et la richesse arrivent en troisième position, avec toutefois une dimension culturelle particulière, notamment une volonté de réussir tout en restant alignés avec leurs valeurs.

L’étude met également en évidence des profils différents chez les femmes entrepreneures. Les dirigeantes disposant d’une entreprise établie depuis plusieurs années affichent généralement un niveau de bien-être plus élevé, porté par l’expérience, la stabilité et un sentiment d’accomplissement. À l’inverse, les jeunes entrepreneures ou celles qui dirigent de petites structures individuelles ou familiales font face à davantage de stress et d’incertitudes. Leur niveau de satisfaction dépend fortement de leur capacité à dépasser les obstacles liés au développement de leur activité.

Le soutien social pèse presque autant que le PIB dans le bien-être

Les données internationales confirment cette vision plus large du progrès. Selon l’analyse de Nadia Zrelli, le PIB, utilisé comme indicateur indirect du pouvoir d’achat, n’expliquerait que 27,6 % du niveau de bien-être en Tunisie. Le soutien social représenterait 26,9 %, tandis que la santé contribuerait à hauteur de 10,1 %.

Son analyse met ainsi en évidence le rôle central des facteurs non économiques. La qualité des relations sociales, la solidarité familiale, la confiance dans les institutions, le sentiment de sécurité ou encore la perception de pouvoir accéder aux opportunités jouent un rôle déterminant dans l’évaluation que les citoyens font de leur propre vie.

Elle rappelle que la société tunisienne présente une particularité importante : malgré les difficultés économiques, notamment pour les ménages à faibles revenus, les mécanismes sociaux et familiaux continuent de constituer un facteur de résilience. Le soutien de la famille, l’appartenance communautaire, les valeurs culturelles et l’espérance contribuent à maintenir une perception positive de l’avenir.

Cette dimension rejoint également certaines conclusions des travaux des Nations Unies sur les perceptions sociales, qui montrent une capacité importante des Tunisiens à conserver une forme d’optimisme malgré les contraintes économiques.

Pourquoi la Tunisie recule dans les classements du bonheur

La perception du bien-être ne dépend toutefois pas uniquement des solidarités sociales. Nadia Zrelli souligne que le recul relatif de la Tunisie dans les classements internationaux du bonheur s’explique notamment par une dégradation de certains facteurs institutionnels.

Elle cite en particulier la perception de la corruption, qui influence directement le sentiment d’équité et d’accès aux opportunités. Pour les jeunes générations notamment, le sentiment que la réussite dépend moins du mérite que des réseaux ou des relations constitue un facteur négatif important.

L’accès limité aux opportunités, les barrières sociales et professionnelles ainsi qu’une perte de confiance dans la méritocratie contribuent à affaiblir le sentiment de satisfaction, même lorsque certains indicateurs économiques évoluent favorablement.

Pourquoi la baisse de l’inflation ne suffit pas à améliorer le quotidien

Le décalage entre les statistiques économiques et le ressenti des ménages apparaît également dans la question du pouvoir d’achat. La baisse de l’inflation devrait théoriquement améliorer la perception du niveau de vie. Pourtant, beaucoup de Tunisiens continuent de ressentir une pression financière importante.

Selon Nadia Zrelli, cette contradiction s’explique notamment par les limites des méthodes classiques de mesure de l’inflation. Les indices reposent principalement sur un panier de biens de consommation courante, alors que les dépenses qui prennent aujourd’hui une place croissante dans les budgets des ménages concernent aussi les services.

Elle cite notamment la santé, l’éducation et les loisirs. L’accès aux soins privés représente une charge de plus en plus lourde pour de nombreux ménages qui cherchent une alternative à un système public jugé insuffisant. De même, les familles consacrent une part importante de leurs revenus à l’éducation de leurs enfants, notamment à travers l’enseignement privé ou les cours de soutien.

Les loisirs constituent également un indicateur révélateur du bien-être. Les vacances, les sorties ou les activités culturelles contribuent fortement à la qualité de vie, mais restent difficilement accessibles pour une grande partie de la population. Ainsi, même lorsque l’inflation ralentit, les ménages peuvent continuer à ressentir une dégradation de leur bien-être parce que leurs arbitrages budgétaires se font au détriment d’autres dimensions essentielles de la vie.

Vers une nouvelle conception des politiques publiques

Pour intégrer réellement le bien-être dans les politiques publiques tunisiennes, Nadia Zrelli identifie trois défis majeurs.

Le premier consiste à dépasser une approche exclusivement monétaire des politiques économiques. Réduire le chômage, maîtriser l’inflation ou stimuler la croissance restent indispensables, mais ces objectifs doivent être complétés par une vision plus globale intégrant la santé, l’éducation, la sécurité, l’environnement, la confiance et la qualité des relations sociales.

Le deuxième défi concerne le développement de données fiables. L’économiste insiste sur l’importance de disposer d’informations microéconomiques permettant de comprendre les différences entre catégories sociales, générations et territoires. Sans données précises sur le ressenti des citoyens, il devient difficile de concevoir des politiques adaptées.

Le troisième enjeu concerne l’intégration de la qualité de vie dans les politiques locales. Nadia Zrelli estime que les territoires doivent être analysés au-delà des infrastructures économiques classiques, en prenant en compte l’accès aux services, l’environnement, la qualité du logement, les équipements culturels ou encore les possibilités de loisirs.

Elle rappelle que plusieurs organisations internationales développent aujourd’hui des approches comme les indicateurs de qualité de vie ou les bases de données sur le bien-être, afin de dépasser la vision limitée du PIB.

Le bien-être, un investissement stratégique plus qu’un coût

Contrairement à certaines perceptions, intégrer le bien-être dans les politiques publiques ne nécessite pas nécessairement des dépenses massives supplémentaires. Pour Nadia Zrelli, la première étape repose avant tout sur une évolution de la manière de concevoir les politiques publiques.

Il s’agit, selon elle, de mobiliser les expertises existantes, de produire de nouvelles données et d’ajouter cette dimension aux stratégies économiques déjà mises en place. Les résultats ne peuvent évidemment pas être immédiats, car l’évaluation d’une politique publique nécessite plusieurs années, mais le changement d’approche doit commencer dès maintenant.

Alors que la Tunisie cherche à redéfinir ses priorités économiques et sociales, l’économie du bien-être propose une nouvelle grille de lecture : la réussite d’un pays ne se mesure plus uniquement à ce qu’il produit, mais aussi à la manière dont ses citoyens vivent, espèrent et construisent leur avenir. Le véritable défi pour les prochaines années sera donc de transformer cette notion en un outil concret de décision publique.

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Conect : coupures électriques, des heures d’arrêt qui coûtent cher aux entreprises!

La Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect) a exprimé sa préoccupation face aux conséquences croissantes des coupures programmées d’électricité sur les entreprises économiques opérant dans les différents secteurs et régions du pays.

Dans un communiqué, l’organisation patronale souligne que ces interruptions engendrent des pertes directes et indirectes importantes, liées notamment à l’arrêt de la production, au ralentissement de l’activité et aux perturbations du fonctionnement des entreprises. Elle met également en garde contre les dommages susceptibles d’affecter les équipements industriels, électriques et électroniques, ce qui pourrait peser sur la productivité des entreprises, réduire leur compétitivité et fragiliser davantage le climat d’investissement.

La Conect a salué les efforts déployés par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) pour informer les citoyens et les opérateurs économiques des opérations de coupure programmées à travers différents canaux de communication. Toutefois, elle estime que les informations diffusées restent, dans plusieurs cas, insuffisamment précises ou détaillées, notamment concernant les zones concernées, les horaires des interruptions et leur durée prévisionnelle.

Selon la confédération, ce manque de visibilité complique la planification des activités économiques et empêche les entreprises de mettre en place, à temps, les mesures préventives nécessaires pour limiter l’impact de ces perturbations.

Face à cette situation, la Conect appelle à une amélioration du dispositif d’information préalable relatif aux coupures programmées, à travers la mise à disposition de données actualisées et précises sur les zones touchées, les horaires d’interruption et la durée estimée des coupures. Elle recommande également le recours à des moyens de communication plus efficaces afin de garantir une diffusion rapide de l’information auprès des entreprises et des acteurs économiques.

Au-delà de la question de l’information, l’organisation patronale considère que la problématique nécessite une approche globale fondée sur le dialogue et la coordination entre les différentes parties prenantes. L’objectif est de mettre en place des solutions durables permettant de réduire la fréquence des interruptions, de renforcer la stabilité de l’approvisionnement énergétique et de préserver la continuité de l’activité économique.

La Conect affirme par ailleurs sa disposition à jouer un rôle de partenaire actif aux côtés de la Steg, des autorités publiques et des différents intervenants afin de contribuer à l’élaboration de solutions concrètes. Parmi les pistes avancées figurent notamment l’encouragement des investissements dans les énergies renouvelables, le développement des systèmes de stockage énergétique, ainsi que le renforcement des programmes d’efficacité énergétique, de maîtrise de la consommation et de gestion de la demande électrique.

La confédération réaffirme enfin son engagement en faveur d’une coopération constructive avec l’ensemble des acteurs concernés, afin d’accompagner le développement du secteur énergétique, améliorer la qualité des services destinés aux entreprises, renforcer l’attractivité du climat d’investissement et soutenir la compétitivité de l’économie tunisienne.

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L’inflation a atteint 2,8 % dans la zone euro en juin

Les estimations préliminaires ont été confirmées par Eurostat sur l’évolution de l’inflation en Europe en juin.

L’agence statistique européenne a notamment annoncé que l’indice des prix à la consommation (IPC) avait augmenté le mois dernier à un taux annuel de 2,8 % dans la zone euro.

Dans ce taux d’inflation, les services ont contribué à hauteur de +1,51 point de pourcentage, l’énergie de +0,77 point de pourcentage, la catégorie alimentation, alcool et tabac de +0,29 point de pourcentage et les biens industriels non énergétiques de +0,18 point de pourcentage.

Dans l’ensemble de l’Union européenne, l’IPC a ralenti à 2,9 %, contre 3,3 % en mai. Les taux d’inflation annuels les plus bas ont été enregistrés en Suède (1 %), en République tchèque (1,1 %) et au Danemark (1,8 %). En revanche, les plus élevés ont été observés en Roumanie (9,2 %), en Lituanie (5,4 %) et en Bulgarie (5,2 %).

Par rapport à mai 2026, l’inflation annuelle a diminué dans vingt-deux États membres, est restée stable dans trois et a augmenté dans deux.

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UGTT : les agents de la STEG et de la Sonede victimes d’une crise de moyens

Le département des offices et des entreprises publiques de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a appelé à la mise en place d’un programme national de sauvetage des secteurs de l’eau et de l’électricité, estimant que les perturbations enregistrées dans l’approvisionnement en eau potable et en électricité résultent de « dysfonctionnements accumulés » dans la gestion de ces secteurs stratégiques.

Dans un communiqué publié samedi, le département a attribué ces difficultés à plusieurs facteurs, notamment le vieillissement des infrastructures, le retard dans la réalisation de certains projets et l’insuffisance des moyens mis à la disposition des entreprises publiques pour assurer pleinement leurs missions.

Face à cette situation, l’organisation syndicale appelle à un « passage urgent d’une gestion des crises vers la construction de solutions », à travers le lancement d’un programme global reposant sur plusieurs axes : la relance des investissements, la modernisation des infrastructures, l’achèvement des projets bloqués, l’amélioration de la gouvernance, le renforcement des ressources humaines et l’instauration du principe de responsabilité dans la prise de décision.

Des fragilités structurelles au-delà des facteurs climatiques

Selon le département de l’UGTT, les difficultés actuelles ne peuvent être expliquées uniquement par les conditions climatiques ou par l’évolution de la consommation. Elles seraient également le résultat de plusieurs années de reports de décisions, d’un recul de l’investissement public, de retards dans les projets stratégiques et d’une gouvernance jugée insuffisamment adaptée aux mutations climatiques, démographiques et économiques.

L’UGTT considère que ces transformations ont créé de nouveaux défis auxquels les institutions publiques n’auraient pas été suffisamment préparées.

Soutien aux agents de la STEG et de la Sonede

Par ailleurs, le département des offices et des entreprises publiques a rejeté toute mise en cause de la responsabilité des agents et des cadres de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) et de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) dans les perturbations répétées de l’approvisionnement.

Il a souligné que ces personnels continuent d’assurer leurs missions « dans des conditions difficiles », malgré les contraintes liées à la limitation des moyens disponibles, au vieillissement des équipements et au manque de ressources humaines.

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L’Irak confie la relance de Kirkouk aux majors américaines

Le groupe pétrolier américain ConocoPhillips va acquérir une participation de 42 % dans la société BP Energy Company of Kirkuk, détenue par BP, afin de participer au redéveloppement de quatre importants champs pétroliers dans le nord de l’Irak.

Cette opération s’inscrit dans la stratégie de Bagdad visant à attirer davantage d’investissements américains dans son secteur énergétique, longtemps dominé par des groupes chinois.

ConocoPhillips a annoncé vendredi 17 juillet la signature d’un accord avec BP pour acquérir une participation de 42 % dans BP Energy Company of Kirkuk Ltd (BP ECKL), la société chargée de redévelopper plusieurs gisements majeurs situés dans la région de Kirkouk, au nord de l’Irak.

Plus de 3 milliards de barils de ressources récupérables

Le contrat porte sur le redéveloppement des dômes pétrolifères de Baba et Avanah, qui font partie du gigantesque champ de Kirkouk, ainsi que des champs voisins de Bai Hassan, Jambur et Khabbaz. Ces actifs représentent plus de 3 milliards de barils équivalent pétrole de ressources récupérables dans une première phase, avec un potentiel d’exploration supplémentaire.

Les conditions financières de l’opération n’ont pas été rendues publiques, même si plusieurs analystes estiment la valeur de la participation entre 300 et 500 millions de dollars.

ConocoPhillips précise que cette prise de participation ne nécessitera pas d’importants apports en capital. La rémunération du groupe sera principalement liée à sa part de la production supplémentaire et des coûts d’exploitation.

Pour l’Irak, cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la présence des entreprises américaines dans les secteurs du pétrole, du gaz et de l’électricité. Ces dernières années, les compagnies chinoises ont progressivement pris une place dominante dans l’industrie pétrolière irakienne, tandis que plusieurs majors occidentales s’étaient montrées plus prudentes en raison des risques sécuritaires et des conditions contractuelles.

Le gouvernement irakien a récemment approuvé plusieurs projets avec des entreprises américaines, notamment dans les secteurs des hydrocarbures et de l’électricité, afin de diversifier ses partenaires internationaux.

Kirkouk, un gisement stratégique

Découvert il y a près d’un siècle, le champ pétrolier de Kirkouk demeure l’un des plus importants d’Irak. Jadis capable de produire plus de 1,5 million de barils par jour, il ne fournit aujourd’hui qu’environ 300 000 barils quotidiens.

Sa réhabilitation constitue un élément central de la stratégie énergétique de Bagdad pour maintenir sa production à long terme et valoriser l’une des plus importantes réserves d’hydrocarbures du pays.

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Pékin dément toute ingérence dans les élections américaines de 2020

La Chine a fermement rejeté les nouvelles accusations de Donald Trump selon lesquelles Pékin aurait interféré dans l’élection présidentielle américaine de 2020.

Qualifiant ces allégations de « pures inventions » et de « calomnies malveillantes », le ministère chinois des Affaires étrangères affirme que la Chine « ne s’est jamais ingérée » dans les scrutins américains, tandis que les accusations de fraude électorale avancées par le président américain n’ont jamais été étayées par des preuves.

Lors d’une conférence de presse, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a qualifié ces déclarations de « pures inventions » et de « calomnies malveillantes », estimant que leur caractère infondé avait été démontré depuis longtemps.

A rappeler que, dans un discours à la nation prononcé jeudi 16 juillet, Donald Trump a affirmé que la Chine avait orchestré « le plus grand piratage de données électorales de l’histoire », en obtenant illégalement les données de 220 millions d’électeurs américains.

Le président américain a également accusé Pékin d’avoir tenté de favoriser son adversaire démocrate, Joe Biden, en cherchant à fabriquer des bulletins de vote à son avantage. Dans ce cadre, il annonce avoir ordonné la déclassification de documents qui, selon lui, viendraient étayer ces accusations.

Pékin dénonce des accusations sans fondement

En réponse, Lin Jian a assuré que « la Chine ne s’intéresse pas aux élections américaines et ne s’y est jamais ingérée ». Le diplomate chinois a également appelé Washington à « réfléchir à ses propres actions », à cesser de « calomnier la Chine sans fondement » et à ne plus faire de Pékin un thème de politique intérieure américaine.

Il a ajouté que la communauté internationale savait parfaitement « quel pays s’ingère régulièrement dans les affaires intérieures des autres États », dans une critique à peine voilée des États-Unis.

Des accusations déjà rejetées par la justice américaine

Depuis l’élection présidentielle de novembre 2020, Donald Trump affirme régulièrement que sa défaite face à Joe Biden résulte d’une fraude électorale. Ces allégations ont toutefois été examinées par les tribunaux américains. Plus de 60 recours judiciaires ont été rejetés ou déboutés, faute de preuves suffisantes d’une fraude susceptible d’avoir modifié l’issue du scrutin.

Par ailleurs, plusieurs responsables de l’administration Trump ainsi que des autorités électorales américaines avaient également indiqué à l’époque ne disposer d’aucun élément démontrant une fraude électorale à grande échelle.

Cette nouvelle confrontation verbale intervient dans un contexte de relations toujours tendues entre Washington et Pékin, marqué par les différends commerciaux, technologiques et géopolitiques. Ces accusations d’ingérence électorale s’ajoutent désormais aux nombreux sujets de friction entre les deux premières puissances mondiales, alors que la campagne politique américaine continue d’alimenter les tensions diplomatiques entre les deux capitales.

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Tunisie : qui consomme le plus d’électricité à la maison ? Ce n’est pas le climatiseur !

Les climatiseurs sont désormais le deuxième équipement domestique le plus énergivore dans les ménages tunisiens, selon les résultats de la dernière étude réalisée en 2024 par l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG). Ils occupaient la troisième place lors de la précédente enquête menée en 2019.

Selon Abdelkader Bekkouche, directeur de l’efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment à l’ANME, cette évolution s’explique par la forte progression du nombre d’appareils installés dans le parc résidentiel. En cinq ans, près d’un million de climatiseurs supplémentaires ont été mis en service, entraînant une hausse significative de la consommation électrique, notamment lors des épisodes de fortes chaleurs.

Les climatiseurs représentent désormais 18 % de la consommation totale d’électricité des ménages, ce qui les propulse à la deuxième place des appareils les plus consommateurs d’énergie.

Les réfrigérateurs restent en tête

Le réfrigérateur demeure toutefois l’équipement domestique le plus énergivore. Sa part dans la consommation électrique des ménages est passée de plus de 45 % à environ 36 % entre les deux dernières études, tout en conservant la première place du classement.

Ces résultats s’appuient sur plus de vingt ans de suivi des usages énergétiques dans le secteur résidentiel, à travers des études périodiques menées conjointement par la STEG et l’ANME afin d’analyser l’évolution des habitudes de consommation des ménages tunisiens.

Un parc de climatiseurs en forte expansion

Cette progression intervient dans un contexte de diffusion rapide des climatiseurs dans les foyers tunisiens. Lors d’une conférence-débat intitulée « Quelle vision stratégique et quelles innovations pour construire durablement demain ? », organisée le 18 mai 2026 par la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie, Abdelkader Bekkouche avait indiqué que la Tunisie compte près de 2,7 millions de climatiseurs et que plus d’un ménage sur deux possède au moins un appareil.

Le responsable avait également souligné que les climatiseurs résidentiels concentrent à eux seuls près de 50 % de la pointe de consommation électrique estivale. À titre d’exemple, la demande nationale d’électricité a atteint un pic de 4,8 gigawatts en juillet 2024.

Selon lui, le fonctionnement simultané des climatiseurs pendant les vagues de chaleur exerce une pression croissante sur le réseau électrique national, expliquant leur contribution grandissante à la consommation d’électricité des ménages.

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La “Chine“ et le roseau

Cette allusion à cette célèbre fable de La Fontaine m’a fait rappeler l’utilisation du roseau durant la guerre du Vietnam. Ce bout de bois a joué un rôle non négligeable dans cette longue guerre qui finit en faveur du peuple vietnamien : le roseau servait d’abord aux guerriers de tube respiratoire quand ils se cachaient dans les lacs et autres marais, ensuite de sarbacane pour envoyer une épine empoisonnée dans le cou d’un quelconque GI qui ne ressentait ainsi qu’une piqûre de moustique avant de rejoindre le Seigneur…

Moustique, on a retrouvé ce terme dans le libellé de ces vedettes iraniennes qui semblent en causer du tort à ces énormes masses d’acier que les USA ont envoyées dans cette région du détroit d’Ormuz ! Cette aberration géographique qui semble causer du tort à toute la planète où les fameuses sarbacanes vietnamiennes ont été remplacées par des drones et des missiles.

Ainsi, si ce roseau vietnamien a pris une retraite bien méritée dans quelque rizière paisible, il renaît sous forme électronique ! Plus besoin de souffler dans un tube de bambou : désormais un opérateur assis à plusieurs centaines de kilomètres appuie sur un bouton et envoie un moustique mécanique bourré d’électronique visiter un porte-avions valant plusieurs milliards de dollars. De ce fait, La Fontaine aurait certainement actualisé sa fable : ce n’est plus le chêne et le roseau mais le drone et le porte-avions. D’un côté, une petite machine qui coûte trois fois rien, de l’autre un monstre flottant dont le prix ferait pâlir plusieurs ministères des finances réunis. Et pourtant, comme dans toutes les bonnes histoires, le petit s’obstine à venir chatouiller le grand.

La technologie a changé de bord

Autour du détroit d’Ormuz, les amiraux scrutent leurs écrans radar comme autrefois les guetteurs scrutaient l’horizon depuis les murailles des châteaux forts. La technologie a changé de bord, les angoisses demeurent et les medias continuent de débiter tout et n’importe quoi.

Pendant ce temps-là :

  • Les ingénieurs iraniens fabriquent des missiles toujours plus sophistiqués – ces roseaux technologiques – tandis que les comptables euro-israéliens calculent le prix de chaque frappe ou interception ;
  • Le reste du monde observe avec l’inquiétude du passager assis au milieu d’un autobus dont le chauffeur et le contrôleur discutent de la meilleure façon de manipuler des bâtons de dynamite.

Cette mince bande d’eau de 30 miles de large est devenue une sorte de robinet énergétique mondial : quand quelqu’un menace de le fermer, même légèrement, les marchés pétroliers attrapent immédiatement la fièvre ; car si les anciens utilisaient le roseau pour respirer sous l’eau, aujourd’hui la planète entière semble respirer à travers le détroit d’Ormuz. Comme quoi, du Vietnam au Moyen-Orient, le roseau n’a peut-être jamais cessé de raconter la même histoire : celle des petites choses qui compliquent singulièrement la vie des grandes puissances.

Le plus étonnant dans cette affaire n’est peut-être pas la qualité et la puissance constatée des missiles iraniens, mais l’impuissance des experts. Depuis des décennies, des armées de spécialistes, d’analystes, de consultants et d’agents secrets auscultent la planète et surtout la région avec des satellites capables de lire la marque d’une cigarette à dix mille kilomètres de distance. Pourtant, à chaque crise, ils semblent découvrir que l’Iran n’est pas seulement un sujet de conférence universitaire sur les méfaits des mollahs barbus et de ce qu’ils font subir aux pauvres femmes soumises et burkatisées, mais surtout un pays d’ingénieurs, d’usines, de chercheurs et des tunnels indétectables.

Alors qu’à quelques centaines de kilomètres de là on découvre des chênes creux plantés sur du sable, les émirats du golfe, ces états bidons pleins de pétrole et de gaz, qui sont aussi fragiles que ces décors hollywoodiens aussi provisoires que la durée de tournage du film auxquels ils se réfèrent car le désert reste le désert, et malgré tout l’argent qui y a été investi, il suffit qu’une station de dessalement éternue pour que les mirages redeviennent de vrais mirages.

Quand la forteresse présente des fissures

Israël, de son côté, découvre une vérité que toutes les puissances finissent par apprendre un jour : les amis sont souvent nombreux lorsque tout va bien. Pendant des décennies, le soutien occidental paraissait aussi solide que les murailles de Jéricho avant les trompettes. Aujourd’hui, les critiques se multiplient, les soutiens hésitent, les opinions publiques grondent et les certitudes s’effritent. Le pays reste peut-être encore puissant, mais l’image de forteresse inexpugnable commence à présenter quelques fissures visibles même sans jumelles, et le monde le prend de plus en plus en pâle estime… Et si on se réfère à la fable de La Fontaine, le chêne israélien ne craint plus seulement les tempêtes itératives ; mais aussi les effets destructeurs des racines souterraines des roseaux qui poussent autour de lui.

Et puis il y a la pauvre Europe qui a échoué partout et particulièrement en Ukraine où elle s’est engagée dans une partie d’échecs dont elle ne possède ni les pièces principales ni même parfois l’échiquier. Cette vieille tante respectable qui possède encore une belle argenterie mais qui n’arrive plus à ouvrir seule le couvercle du bocal. Elle rédige des communiqués admirables, convoque des sommets extraordinaires, exprime sa profonde préoccupation avec un talent inégalé, mais regarde ensuite les autres décider du menu. Jadis centre du monde, elle ressemble parfois à un chroniqueur sportif commentant un match auquel il n’est plus invité.

Quant à Donald Trump, il faut lui reconnaître une certaine cohérence. Depuis toujours, il considère les alliances comme un promoteur immobilier considère ses contrats : tant que cela rapporte, on signe ; quand cela coûte trop cher, on renégocie. Le problème pour les alliés historiques des États-Unis est qu’ils découvrent que le shérif n’a plus forcément envie de patrouiller gratuitement dans toute la ville. Et voilà qu’en face surgissent d’autres cow-boys aussi rapides à dégainer. La surprise n’est peut-être pas qu’ils existent, la surprise est que certains aient cru qu’ils n’existeraient jamais. Et Trump n’oublie pas de rappeler à qui veut bien l’entendre que depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, une bonne partie de la planète vivait sous le grand parapluie américain. Pendant soixante-dix ans, les alliés ont cru que le parapluie américain était un bien public. Trump leur rappelle qu’il s’agissait d’une location avec option d’achat et regarde le ciel, et demande aux passagers s’ils ne pourraient pas acheter leur propre parapluie. L’inquiétude qui saisit alors certaines capitales rappelle celle des enfants découvrant soudain qu’un parapluie coûte cher même très cher.

Et en Chine dans tout cela ?

Et pendant que tout ce beau monde s’observe, se menace, se rassure et s’inquiète, un spectateur semble prendre des notes avec application. À Pékin, on regarde et on copie avec application les porte-avions, les drones, on analyse les sanctions, on évite les crises diplomatiques et les factures astronomiques. On écoute les discours des uns, les menaces des autres, puis on construit vite et bien des usines, des ports, des lignes ferroviaires et des centrales électriques. Tout ou presque devient « made in China ».

Alors pour conclure, on peut se demander si la question n’est donc peut-être pas de savoir qui remportera la prochaine manche au Moyen-Orient, la véritable question est ailleurs :

  • Pendant que les cow-boys se défient au soleil couchant, qui est en train d’acheter le ranch ?
  • Pendant que les autres comptent leurs missiles, qui compte les brevets ?
  • Pendant que les empires discutent de leurs frontières, qui construit les routes commerciales du siècle prochain ?

Et si le roseau de demain n’était ni américain, ni européen, ni moyen-oriental, alors que pendant que tout le monde regardait le détroit d’Ormuz, le véritable courant de l’Histoire était déjà en train de s’écouler vers la mer de Chine ? Et ça, Trump en est conscient et cherche par tous les moyens à ne pas être le fossoyeur de l’Occident et de l’American dream. Ce qui expliquerait son repli stratégique voire son comportement qui en inquiète plus d’un.

Dieu seul sait !

Ibstisem

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