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La justice américaine bloque l’immunité fiscale de Trump

Un juge vient d’annuler un accord conclu par le président américain Donald Trump avec l’Internal Revenue Service (IRS) qui accordait à ses entreprises de vastes exemptions de contrôles fiscaux et établissait un fonds de plus de 1,8 milliard de dollars pour indemniser les victimes présumées d’abus de pouvoir du gouvernement, un plan qui a été abandonné par la suite.

La juge Kathleen Williams a statué que Trump et l’IRS, qu’il contrôle en tant que président des États-Unis, n’étaient pas de véritables adversaires, comme l’exige la Constitution dans les affaires civiles.

Williams a saisi le barreau d’un avocat de Trump ayant travaillé sur l’affaire et de hauts responsables du ministère de la Justice ayant signé l’accord, afin de déterminer si leurs actions violaient les règles déontologiques. « Cette action n’a jamais impliqué une tentative de la part d’un adversaire de résoudre judiciairement une question de droit ou un véritable différend », a statué la juge. Il s’agissait plutôt d’une tentative « de légitimer un accord accordant l’immunité à des personnes et entités liées au président et d’engager des milliards de dollars de l’argent des contribuables américains pour indemniser des réclamations non prévues par la loi », a-t-elle souligné.

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La Chine vise près de 9 000 milliards de dollars de ventes au détail d’ici 2030

La Chine vise un total de ventes au détail d’environ 60 billions de yuans (8,85 billions de dollars) d’ici 2030. C’est ce que déclare le gouvernement dans son 15e plan quinquennal visant à stimuler la consommation.

Publié lundi 13 juillet, ce plan prévoit de stimuler la consommation de services, notamment ceux liés aux soins aux personnes âgées et à la garde d’enfants.

Par ailleurs, précise Reuters, le pays s’est engagé à développer la consommation touristique, à étendre le régime d’exemption de visa à davantage de pays. Tout en augmentant le nombre de vols directs vers l’Europe, les États-Unis et les pays de l’initiative « Une ceinture, une route ».

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Tribune – Administration : automatiser plutôt qu’épurer

Les mots du président de la République ont été d’une rare sévérité, appelant à « assainir l’administration des cellules qui sabotent le pays ». Si ce constat politique pose le diagnostic d’une machine administrative grippée par les résistances et les inefficacités chroniques, le traitement de ce mal exige de dépasser la simple réponse disciplinaire. Pour un ingénieur et un gestionnaire, le « sabotage » administratif n’est pas toujours le fait d’intentions malveillantes isolées ; il est le produit systémique d’une architecture managériale obsolète.

L’enjeu n’est plus seulement d’épurer, mais de reprogrammer. Cependant, cette reprogrammation logicielle de l’État se heurte à un verrou invisible mais redoutable : la barrière culturelle et psychologique du changement.

Le coût macroéconomique de la subjectivité bureaucratique

L’administration tunisienne souffre d’une pathologie lourde : la prépondérance du facteur humain discrétionnaire dans les processus décisionnels. Chaque guichet, chaque direction, chaque niveau hiérarchique superposé devient un goulot d’étranglement potentiel où la lenteur, l’erreur de jugement ou l’obstruction peuvent paralyser l’économie. Ce déficit d’efficacité a un coût direct sur nos indicateurs macroéconomiques, décourageant l’investissement et ralentissant l’exécution des projets nationaux.

L’approche classique consiste à chercher des coupables et à multiplier les contrôles administratifs. Or, la surrèglementation produit l’effet inverse : elle tétanise les fonctionnaires intègres, ralentit encore les circuits et offre des boucliers procéduraux à ceux qui souhaitent bloquer le système. Le véritable assainissement ne se fera pas par l’accumulation de verrous bureaucratiques, mais par leur suppression au profit d’une transparence algorithmique.

 

Le verrou culturel : la peur de perdre le statut d’expert

Pourquoi l’appareil administratif résiste-t-il si puissamment à sa propre modernisation ? C’est que le principal frein à l’intégration de nouveaux outils — qu’il s’agisse de plateformes interconnectées ou d’intelligence artificielle — n’est jamais technique. Il est culturel.

Dans nos structures publiques, la légitimité et l’autorité des cadres se sont historiquement construites sur la détention exclusive du secret de la procédure, du tampon et du formalisme. Introduire la transparence algorithmique, c’est bousculer cette position de force. Des experts chevronnés redoutent, consciemment ou non, de perdre leur statut de « sachant » face à des systèmes automatisés dont ils ne maîtrisent pas immédiatement les codes. Face à l’inconnu technique, le réflexe bureaucratique naturel est l’inertie sécuritaire.

C’est ici que réside le véritable défi du leadership public, résumé par cette formule managériale percutante : « Ayez le courage d’être nul dans quelque chose de nouveau. » Pour rompre avec le sabotage par l’inertie, l’administration doit accepter la vulnérabilité transitoire de sa propre courbe d’apprentissage. Le courage managérial consiste à instaurer un authentique droit à l’erreur et à accompagner les cadres dans cette phase inconfortable de rodage, indispensable pour passer d’un modèle d’obsolescence à un modèle d’excellence.

 

Appliquer les principes de la saine gestion : les piliers de la refonte

Pour moderniser durablement l’appareil d’État et le prémunir contre toute mauvaise gestion, la Tunisie doit imposer les standards de la gouvernance technologique moderne. Cette refonte repose sur deux piliers managériaux clairs :

  1. L’automatisation radicale des back-offices et le « Zéro Subjectivité » : La meilleure manière d’éliminer une « cellule administrative défaillante », c’est de supprimer le pouvoir discrétionnaire qu’elle exerce sur le citoyen ou l’entreprise. L’octroi de licences, les autorisations financières, les contrôles douaniers ou l’évaluation fiscale doivent être traduits en algorithmes et en processus automatisés. Là où le code informatique remplace l’arbitraire humain, le sabotage devient techniquement impossible.
  2. Le pilotage par la donnée (Data-Driven Governance) : Une administration moderne ne peut plus être gérée à l’aveugle ou selon des grilles d’évaluation purement subjectives. Les critères de performance (KPI) des structures publiques et de leurs dirigeants doivent être quantifiables, transparents et audités en temps réel. Le gaspillage de ressources et les erreurs de priorités budgétaires ne peuvent être corrigés que par une traçabilité totale des flux financiers et décisionnels.

Reclasser l’humain dans sa zone de haute valeur ajoutée

Il ne s’agit pas de promouvoir une vision technocratique déshumanisée, mais bien de restaurer la dignité de la fonction publique. En automatisant les tâches répétitives, bureaucratiques et sujettes à caution, l’État libère son capital humain — ce « Software » national dont nous soulignions récemment la valeur stratégique — pour le repositionner sur des missions de conception, d’analyse, de régulation et de stratégie.

L’assainissement par la technologie est le seul moyen de recréer un environnement de travail attractif pour les compétences tunisiennes intègres. C’est en offrant des outils de pointe et une culture du mérite que l’on redonnera de la fierté à nos cadres publics, tarissant ainsi à la source l’exode de nos talents les plus pointus.

 

Le choix de la rupture systémique

La Tunisie ne sortira pas de son impasse économique par la simple reconduction de ses vieilles méthodes de gestion, fussent-elles durcies par des vagues d’inspections. Le sabotage le plus insidieux et le plus coûteux pour nos finances publiques demeure celui de l’obsolescence. Nettoyer les structures est une étape de salubrité politique ; changer de système d’exploitation est un impératif de survie macroéconomique.

À l’heure des grands arbitrages, la modernisation technologique de l’appareil d’État n’est plus une option de confort budgétaire, mais le premier pilier de notre souveraineté nationale.

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Les analyses et propos contenus dans cette tribune n’engagent que l’auteur.

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Les entreprises de l’UE sont résilientes, mais…

Les entreprises non financières de l’Union européenne conservent globalement un profil de crédit résilient. Mais la détérioration de l’environnement géopolitique et macroéconomique devrait accroître le risque de crédit au cours de la période 2026-2027. C’est ce qu’il ressort du rapport « CRIF European Credit Outlook » publié lundi 13 juillet.

L’analyse du CRIF, portant sur environ 48 000 entreprises non financières de l’UE-27 réalisant un chiffre d’affaires annuel supérieur à 50 millions d’euros, prévoit une hausse du taux de défaut à 0,48 % en 2026 et à 0,55 % en 2027 dans le scénario de référence; contre environ 0,4 % en 2024-2025. Dans un scénario défavorable, ce taux pourrait atteindre 0,71 % en 2027.

Le rapport attribue cette détérioration à la montée des tensions géopolitiques, aux pressions inflationnistes, à la hausse des coûts de l’énergie et aux perturbations persistantes des chaînes d’approvisionnement; malgré la remarquable résilience dont ont fait preuve les entreprises européennes ces dernières années face aux effets de la pandémie, de la guerre en Ukraine et d’une politique monétaire restrictive.

Le secteur de la construction demeure le plus vulnérable

Le rapport souligne que le secteur de la construction et de l’immobilier est le plus vulnérable d’Europe. En 2024, seulement 44 % des entreprises du secteur étaient considérées comme « en sécurité », contre 51 % en moyenne dans l’UE. Tandis que 18 % étaient classées comme présentant un risque élevé. Le taux de défaut dans ce secteur devrait passer de 0,64 % en 2024 à 0,75 % en 2026 dans le scénario de base et à 0,82 % dans le scénario défavorable.

Des pressions croissantes sont également constatées dans l’industrie et le commerce , car ces secteurs sont davantage touchés par le ralentissement de l’économie internationale, les tensions commerciales et la hausse des coûts de production. À l’inverse, le secteur de l’agriculture, de l’alimentation et des boissons conserve le profil de crédit le plus conservateur, avec environ 68 % des entreprises classées dans la catégorie sûre, malgré les défis posés par la volatilité des prix et le changement climatique.

Incertitude géopolitique et financement

Selon le scénario de référence du CRIF, l’économie de l’UE devrait croître d’environ 1 % en 2026, avec une inflation proche de 3 %. En cas d’aggravation de la crise au Moyen-Orient, la croissance pourrait s’annuler, l’inflation pourrait avoisiner les 5 % et les taux d’intérêt pourraient se rapprocher des 3,5 %, entraînant un durcissement des conditions de financement.

Le CRIF souligne que le soutien continu des banques et des institutions financières sera un facteur essentiel pour maintenir la liquidité des entreprises. D’autant plus que le niveau élevé de la dette publique limite la possibilité de nouvelles interventions de l’État comparables à celles mises en œuvre pendant la pandémie. Carlo Gherardi, président-directeur général du CRIF, note que, malgré les fondamentaux solides des entreprises européennes, l’environnement actuel est caractérisé par une incertitude accrue due aux développements géopolitiques. Ce qui entraîne des révisions à la baisse des perspectives de croissance et une hausse des anticipations inflationnistes.

Pour sa part, Luca D’Amico, PDG de CRIF Ratings, souligne que l’industrie européenne montre déjà des signes d’affaiblissement en raison d’une faible demande, d’une concurrence accrue, de restrictions commerciales et de problèmes de chaîne d’approvisionnement. Les récents développements géopolitiques pesant encore davantage sur les perspectives du secteur.

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L’Europe n’a plus qu’un mois de réserves de kérosène

L’Europe ne dispose plus que d’une trentaine de jours de réserves de kérosène, un niveau parmi les plus faibles au monde. C’est ce que révèlent les estimations d’Energy Aspects publiées. Malgré une hausse des importations et de la production des raffineries, les tensions persistantes au Moyen-Orient continuent de menacer l’approvisionnement…

Pour éviter les pénuries, l’Europe a augmenté ses importations depuis les États-Unis, l’Asie et d’autres fournisseurs comme le Canada, l’Inde ou le Nigeria, tout en renforçant la production de ses raffineries. Les stocks européens atteignaient environ 38 millions de barils début juin, contre 99 millions aux États-Unis, selon Energy Aspects.

Malgré une hausse de la production des raffineries et une augmentation des importations, les analystes prévoient des tensions persistantes jusqu’à la fin de l’été, en raison des risques géopolitiques au Moyen-Orient et d’un déficit d’approvisionnement estimé à près de 600 000 barils par jour au troisième trimestre.

La Commission européenne surveille la situation et pourrait coordonner l’utilisation des réserves stratégiques nationales en cas d’aggravation. Les prix du kérosène ont toutefois reculé depuis leurs records du printemps, mais cette détente ne devrait pas entraîner une baisse immédiate des billets d’avion, la demande restant élevée et les compagnies aériennes limitant encore leurs capacités.

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47 °C et plus : quand la canicule révèle l’échec de la gestion de l’eau

Une vague de chaleur exceptionnelle, prévue jusqu’au 20 juillet avec des pointes à 47 °C, aggrave la crise nationale d’approvisionnement en eau. Dans plusieurs régions, les coupures d’eau se multiplient et deviennent quotidiennes, faisant du droit constitutionnel à l’eau une revendication permanente. Des milliers de foyers subissent des interruptions répétées, et des manifestations pacifiques, ainsi que des blocages de routes, ont lieu notamment à Metlaoui et à Ladhyab (délégation de Touiref), où les habitants dénoncent des semaines sans eau.

La SONEDE admet que les perturbations se sont étendues jusqu’à la périphérie de Tunis (Ariana, Ben Arous, Bir Mcharrek, Jebel Ouest) et touchent plusieurs gouvernorats du centre et du sud-est. Les coupures nocturnes, initialement programmées, ont laissé la place à une gestion aléatoire privant des foyers d’eau entre minuit et l’aube, sous prétexte d’un « déséquilibre hydrique ».

Pourtant, les barrages nationaux affichent un taux de remplissage d’environ 60%, un niveau qualifié de « très rassurant » par le ministère de l’Agriculture. Ce contraste révèle une crise de gouvernance : infrastructures vieillissantes, absence d’une stratégie de répartition équitable, et manque de mesures préventives pour contrer l’évaporation et les pics de consommation en période estivale.

Le FTDES dénonce cette crise de gestion et d’infrastructures. Il demande une intervention d’urgence pour protéger la santé et la dignité des populations, appelle à la transparence de la SONEDE et appelle à l’adoption d’une politique nationale de l’eau fondée sur l’équité territoriale, la responsabilité et la durabilité.

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ARP: feu vert parlementaire à deux financements pour la STEG

L’Assemblée des représentants du peuple  ARP a adopté, lors d’une séance plénière, deux projets de loi (n°38 et n°39 de 2026) liés à des accords de garantie signés le 3 novembre 2025 entre la Tunisie et la Banque mondiale. Le premier garantit un prêt de 384,8 millions d’euros accordé à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) pour financer un programme d’amélioration de l’efficacité, de la performance et de la gouvernance du secteur énergétique; le second concerne une garantie liée au Fonds pour les technologies propres visant le même objectif.

Il convient de rappeler que la STEG connaît un déficit financier récurrent, principalement dû à la hausse des prix de l’énergie, et nécessite un plan d’action et une stratégie de sauvetage. Aujourd’hui, la production électrique repose majoritairement sur le gaz naturel (80% importé, 20% production nationale). La production annuelle nationale est d’environ 20 000 GWh avec un objectif de 26 000 GWh à l’horizon 2030, tandis que la consommation annuelle atteint 22 000 GWh, entraînant un déficit d’environ 10%.

La STEG couvre actuellement 99% du territoire national. L’État consacre plus de 3 milliards de dinars par an en subventions pour compenser une partie du coût de production. Le plan de réforme de la STEG vise à restaurer l’équilibre financier, améliorer les performances commerciales et techniques, régler les arriérés, et renforcer la gouvernance. Le ministre de l’Industrie, des mines et de l’énergie par intérim Slah Zouari a souligné la nécessité d’accélérer le recours aux énergies renouvelables (solaire et éolien) pour réduire le coût de production. Il part du constat que l’objectif est d’atteindre 6 000 GWh annuels d’électricité verte d’ici 2030. Ce qui contribuerait  à réduire de 35% les coûts de production.

Parmi les investissements récents figure la réalisation d’un nouveau « Corridor » électrique de 400 km, améliorant les connexions Nord–Sud et la distribution vers les régions. La rénovation du réseau vieillissant est prévue, avec une enveloppe annuelle de 70 millions de dinars dédiée à la réduction des coupures et au renforcement des liaisons en moyenne tension.

 La STEG prévoit aussi le déploiement initial de 150 000 compteurs intelligents dans le cadre d’un programme global de modernisation et d’un contrat-programme avec l’État couvrant la période 2024–2028, assorti d’indicateurs financiers, techniques et commerciaux pour mesurer la réussite des réformes.

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Gafsa-Kasserine : 88 % de la pistache nationale sous protection scientifique

Un projet de recherche baptisé « PERDUR » a été lancé pour soutenir et développer la filière du pistachier en Tunisie, en mettant l’accent sur les gouvernorats de Gafsa et de Kasserine, qui assurent près de 88 % de la production nationale.

Financé par l’Institution de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur Agricoles (IRESA) et coordonné par l’Institut National de la Recherche Agronomique de Tunisie (INRAT), il vise à renforcer la durabilité et la résilience de cette filière face aux défis climatiques et sanitaires.

Dans une déclaration accordée ce mardi 14 juillet à Mosaïque FM, la coordinatrice du projet et chercheuse à l’INRAT, Azza Chelli, a indiqué que PERDUR mise sur la valorisation et la préservation des ressources génétiques locales, reconnues pour leur adaptation aux changements climatiques. Le projet encourage également le développement et l’adoption de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement afin d’améliorer la durabilité de la production.

Le programme prévoit aussi le diagnostic des principales maladies affectant le pistachier ainsi que la recherche de solutions pour les prévenir et les combattre. En parallèle, une évaluation globale des systèmes de production sera menée dans les régions de Gafsa et de Kasserine sous les angles environnemental, social et économique.

Cette démarche permettra d’identifier les modèles de production les plus durables et les plus résilients afin d’assurer le développement à long terme de la filière du pistachier en Tunisie.

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La Tunisie honore un emprunt international de 700 M€

La Tunisie s’apprête à honorer, mercredi 15 juillet 2026, le remboursement de son dernier grand eurobond de 700 millions d’euros (M€), marquant la clôture de cette importante dette contractée sur les marchés internationaux.

Il convient de noter que cet emprunt, contracté en 2019 sur les marchés financiers internationaux, représente l’une des échéances les plus significatives du calendrier financier tunisien de l’année, avec un coût total estimé à environ 2,3 milliards de dinars tunisiens, intérêts compris.

Cette opération marque la fin d’un cycle d’endettement direct auprès des marchés internationaux. Elle intervient dans un contexte où les autorités tunisiennes cherchent à réduire progressivement la vulnérabilité du pays face aux financements extérieurs, tout en préservant l’équilibre des finances publiques.

Un récent article publié par L’Economiste Maghrébin soulignait que l’eurobond de 700 millions d’euros émis au taux de 6,375 % constitue le principal rendez-vous de la dette extérieure en juillet 2026, avec un impact notable sur les réserves en devises et sur le service global de la dette.

Ce remboursement revêt aussi une dimension stratégique. Depuis plusieurs années, la Tunisie a fait le choix de limiter son recours aux émissions obligataires internationales, misant davantage sur des financements intérieurs et sur une gestion plus prudente de sa dette. Plusieurs analyses publiées en 2025 et 2026 rappellent que le pays a déjà remboursé plusieurs échéances majeures d’eurobonds sans recourir à de nouvelles émissions sur les marchés internationaux..

En somme, le remboursement de cet eurobond constitue un signal important : la Tunisie referme une page lourde de son endettement externe, tout en ouvrant une nouvelle phase où la discipline financière et la capacité à mobiliser des ressources durables resteront décisives.

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La BIAT se réinvente pour les Tunisiens de l’étranger

La BIAT franchit une nouvelle étape dans son engagement envers les Tunisiens Résidents à l’Étranger et lance sa campagne estivale dédiée à cette clientèle. Cette nouvelle édition témoigne de la volonté de la Banque de poursuivre l’enrichissement de son accompagnement à travers une expertise renforcée et une offre bancaire et extra-bancaire en constante évolution.

 

Fidèle à son rendez-vous annuel avec les Tunisiens Résidents à l’Etranger (TRE), la BIAT renouvelle son engagement à offrir un accompagnement axé sur la proximité, l’écoute et l’expertise, au service d’une expérience client innovante, personnalisée et simplifiée.

Depuis plusieurs années, la BIAT s’est investie dans le développement d’une démarche qui place les Tunisiens Résidents à l’Étranger au cœur de sa stratégie. Elle a mis en place un ensemble d’initiatives destinées à leur offrir une prise en charge sur mesure et à mieux répondre à leurs attentes. A travers sa signature « A chaque pas, Tounessna avec toi », la BIAT affirme sa détermination à être un partenaire de proximité, aux côtés des TRE pour les accompagner, y compris leurs familles, dans tous leurs projets en Tunisie, bien au-delà de leurs besoins bancaires.

Consciente de l’évolution des comportements et de la diversité des attentes, la BIAT consolide cette année son ambition d’offrir une expérience de qualité aux TRE. Elle veille ainsi à renforcer la relation de confiance avec ses clients, dont les exigences sont élevées en matière de prise en charge, de disponibilité et de conseil. Elle s’attache à anticiper et à répondre aux aspirations des nouvelles générations, en misant notamment sur l’innovation et la digitalisation et en proposant une palette plus large que l’offre bancaire classique. Le lancement de l’offre extra-bancaire, notamment l’assistance automobile Tunizen et BIAT privilèges, en constitue une première concrétisation.

A l’occasion de la saison estivale, la BIAT poursuit cette dynamique en déployant également son dispositif BIAT Tounessna, conçu pour offrir aux TRE un accompagnement personnalisé et adapté à chaque étape de leur vie. BIAT Tounessna rassemble un ensemble de solutions et de services pour simplifier le quotidien des TRE et faciliter leurs démarches pour la réalisation de leurs projets en Tunisie. En s’appuyant sur son réseau et ses équipes dédiées, sur BIAT France, une structure principalement dédiée aux tunisiens établis en France mais aussi à ceux résidant en Europe ainsi que sur sa plateforme digitale MyBIAT, la BIAT entend leur donner accès à un univers d’opportunités.

La BIAT confirme ainsi sa volonté de demeurer un partenaire de référence pour les Tunisiens Résidents à l’Étranger, porteur de nouvelles opportunités. Elle traduit la conviction que cette clientèle attend bien plus que des solutions bancaires mais un accompagnement global et une expérience utile, fluide et personnalisée, capable de répondre à ses besoins comme à ceux de ses proches en Tunisie, à chaque étape de leur vie.

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Le boom d’ingénieurs chinois qui bascule la tech mondiale…

Le monde a changé : la carte de l’innovation se redessine. Pendant que la Chine forme chaque année près de 4 millions d’ingénieurs contre environ 40 000 en France, les technologies clés,  ordinateurs, Internet, smartphones, cloud, intelligence artificielle,  accélèrent à une vitesse inédite. Ce n’est pas simplement un recul pour certains pays : c’est une recomposition globale qui modifie les règles du jeu.

Il faut rappeler également que depuis les années 2000, la Chine a massivement développé son vivier d’ingénieurs et d’étudiants STIM, faisant grimoerleur nombre. Cette stratégie, soutenue par une forte hausse des inscriptions universitaires (40 % des diplômés du secondaire accèdent désormais à l’université) et une proportion élevée de jeunes ingénieurs (44 % ont moins de 30 ans), alimente un écosystème technique compétitif et bon marché : les salaires des chercheurs y sont en moyenne beaucoup plus bas qu’aux États‑Unis.

De ce fait, ce réservoir d’ingénieurs  provenant aussi bien d’universités moins prestigieuses que des grandes écoles,  favorise la création de startups innovantes (DeepSeek, Manus AI, Unitree Robotics) et permet aux industries chinoises (batteries, véhicules électriques, télécommunications, IA) d’accélérer. Des entreprises comme CATL soulignent l’avantage des compétences en ingénierie logicielle hérité du secteur Internet et smartphone.

Plusieurs études et rapports récents indiquent que la Chine a rattrapé, voire surpassé, les États‑Unis dans de nombreuses technologies critiques (selon ASPI, leader dans 57 des 64 technologies entre 2019 et 2023). Des indicateurs comme la part des chercheurs en IA formés en Chine et le nombre de scientifiques de haut niveau montrent un basculement. 

La question est rude mais nécessaire : avons‑nous laissé passer le train de l’avenir ? Oui, les déséquilibres en matière de formation, d’investissement et d’écosystèmes d’innovation pèsent fortement. Mais ce constat n’est pas une fatalité. Il invite à agir vite et intelligemment.

Qu’en est-il pour la Tunisie?

En Tunisie, plus de 85 000 ingénieurs étaient inscrits au tableau du Conseil de l’Ordre des ingénieurs tunisiens à fin 2022. Le pays forme aussi un flux régulier de diplômés, avec environ 8 500 ingénieurs diplômés par an selon une source relayée en 2024. Mais cette production est largement compensée par les départs à l’étranger. Entre 2015 et 2020, quelque 39 000 ingénieurs fraîchement diplômés ont quitté le pays, principalement vers l’Europe et les pays du Golfe..

Mais une chose est sûre : les places de demain se décident aujourd’hui. Plutôt que de subir la concurrence, la Tunisie peut tirer parti de sa jeunesse et de sa créativité pour se positionner sur des niches à forte valeur ajoutée deeptech, fintech, énergies propres, edtech francophone. L’enjeu n’est plus seulement de rattraper un retard numérique, mais de créer des avantages comparatifs durables.

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STEG : 430 MDT de prêts en débat à l’ARP pour doubler la production

Réunie ce mardi 14 juillet 2026, l’Assemblée a auditionné le ministre de l’Équipement et chargé de l’Industrie et de l’Énergie sur l’affectation de 430 MDT de prêts destinés à la STEG, préalable au vote de deux projets de loi.

La plénière s’est poursuivie ce mardi 14 juillet 2026 au matin pour entendre les réponses de Salah Zouari, ministre de l’Équipement et chargé du ministère de l’Industrie et de l’Énergie. L’intervention du ministre répondait aux questions et observations formulées par les députés lors de la séance du week-end dernier au sujet de deux projets de loi. Ces textes portent sur des conventions permettant à la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG) de contracter deux prêts d’un montant global de 430 millions de dinars, étape préalable au passage au vote.

Lors de son exposé, M. Zouari a détaillé la répartition prévisionnelle de ces deux financements. Les fonds seront alloués au rétablissement de l’équilibre financier et à l’optimisation de l’organisation administrative de la STEG. Ils serviront également à doubler la production d’électricité par la construction de nouvelles centrales en partenariat avec le secteur privé, à réduire les importations de gaz et à renouveler l’infrastructure de production électrique.

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L’aéroport d’Abha d’Arabie saoudite sous le feu des Houthis 

Les rebelles houthis au Yémen, soutenus par l’Iran, affirment avoir lancé des missiles et des drones sur l’aéroport international d’Abha en Arabie saoudite, et ce, en réponse à des frappes aériennes sur Sanaa qu’ils imputent au Royaume.

Aucun blessé n’a été signalé, mais ces attaques marquent une escalade inédite depuis les frappes menées par la coalition saoudienne dans les zones contrôlées par les Houthis il y a plusieurs années. Les autorités saoudiennes n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires concernant ces frappes aériennes au Yémen, selon l’agence AP.

Le porte-parole militaire houthi, le général de brigade, Yahya Saree, a mis en garde les compagnies aériennes, dans une déclaration vidéo diffusée sur Telegram, contre tout survol de l’espace aérien saoudien. Tout en affirmant que ces avertissements devaient être pris « au sérieux jusqu’à la levée du blocus de l’aéroport international de Sanaa ».

Le gouvernement yéménite internationalement reconnu avait déclaré précédemment que les frappes qui ont touché l’aéroport international de Sanaa visaient à empêcher un avion iranien d’atterrir. Les Houthis ont juré de riposter à cette frappe, qui marque la première escalade majeure entre les Houthis et l’Arabie saoudite après une période de calme relatif.

Le Conseil de sécurité de l’ONU, réuni en urgence lundi après-midi pour examiner la situation, a exprimé son inquiétude quant au risque d’une escalade plus importante. « Le Yémen et la région dans son ensemble ne peuvent se permettre une nouvelle escalade », a déclaré Khaled Khiari, sous-secrétaire général de l’ONU aux affaires politiques, devant les 15 membres du Conseil de sécurité. « Nous appelons tous les acteurs à s’engager de manière constructive dans des négociations sous l’égide de l’ONU. ».

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Land’Or injecte 4,9 MTND d’investissements

Porté par un bond de 69 % de ses ventes à l’exportation et une hausse globale de 15 % de son chiffre d’affaires au premier semestre 2026, le spécialiste agroalimentaire Land’Or ramène parallèlement son endettement à 1,3 MTND.

L’entreprise agroalimentaire Land’Or a publié ses indicateurs d’activité relatifs au deuxième trimestre 2026, confirmant une trajectoire de croissance soutenue et une restructuration poussée de son passif financier. Au terme des six premiers mois de l’exercice 2026, le chiffre d’affaires global de la société affiche une progression de 15 % en comparaison avec la même période de l’exercice 2025.

La dynamique commerciale globale s’appuie en premier lieu sur le redressement vigoureux de l’activité internationale. Les ventes destinées au marché de l’exportation enregistrent une hausse de 69 % au premier semestre 2026, sous l’effet du développement des volumes distribués principalement en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Afrique subsaharienne. Dans le même temps, les activités sur le marché local maintiennent une courbe ascendante avec une croissance de 6 % par rapport aux six premiers mois de 2025.

En corrélation directe avec cette hausse du volume d’affaires, la valeur de la production industrielle enregistre une progression de 14 % au terme de la première moitié de l’année. Pour soutenir cet accroissement d’activité, Land’Or a engagé un volume d’investissements de 4,9 millions de dinars tunisiens sur la période.

Sur le plan financier, le premier semestre 2026 se distingue par un désendettement marqué. Le niveau d’endettement de la société s’établit à 1,3 MTND au 30 juin 2026, contre 14,9 MTND au 30 juin 2025, soit un recul de 91,3 % sur un an. Ce solde témoigne également d’un désendettement continu par rapport au bilan du 31 décembre 2025, date à laquelle l’endettement s’élevait à 5,7 MTND.

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Plan iranien visant à assassiner Trump : à qui profiterait le crime ?

Le renseignement israélien aurait informé Washington d’un nouveau complot iranien visant à assassiner Donald Trump. Menace réelle ou manœuvre destinée à pousser le président américain à poursuivre ses frappes contre la République islamique ?

 

Donald Trump est-il réellement confronté à une menace réelle contre sa sécurité, ou s’agit-il d’une sournoise manœuvre israélienne destinée à torpiller l’accord de paix laborieusement négocié entre Washington et Téhéran mais jugé par le gouvernement Netanyahou contraire aux « intérêts vitaux de l’Etat hébreu ? Et ce, dans l’espoir d’entraîner encore une fois le président américain dans une nouvelle aventure militaire contre le régime des mollahs.

Lire aussi : Netanyahu échoue à saboter l’accord de paix irano-américain

Scepticisme

Toujours est-il que selon la presse américaine, Tel-Aviv aurait transmis à Washington des informations émanant de ses services de renseignement et qui « prouvent » que le pouvoir iranien a ourdi un nouveau plan visant à assassiner le milliardaire républicain pour venger l’assassinat de plusieurs hauts responsables iraniens, dont l’ayatollah Ali Khamenei, tué lors d’une frappe israélienne le 28 février. Sachant que depuis des années, l’Iran a ouvertement juré de venger l’assassinat de Qassem Soleimani, un haut général du Corps des gardiens de la révolution tué par Washington en 2020, sous le premier mandat de Donald Trump.

D’autre part, des appels à la mort de Trump ont été scandés lors des grandioses funérailles d’Ali Khamenei, qui se sont déroulées du 4 au 9 juillet où de nombreux participants ont brandi des pancartes appelant à la mort de Donald Trump et du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

Toutefois, ces informations sont à prendre avec des pincettes. Selon CNN, citant des sources proches des renseignements américains, le rapport israélien a été accueilli avec scepticisme à Washington, car perçu « comme un élément d’une stratégie israélienne plus large visant à influencer les décisions de Donald Trump concernant l’Iran ».

Ce scepticisme quant à la véracité des sources israéliennes est justifié par la méfiance du président octogénaire envers Benyamin Netanyahou sur fond de divergences majeures quant à la poursuite de la guerre contre l’Iran.

Réactions en arc-en-ciel

Comment le locataire de la Maison Blanche a-t-il réagi à ces menaces supposées qui pèsent sur son auguste personne ?

D’abord, en relativisant dans un premier temps la portée de ces révélations : « Non, non. Israël n’a rien trouvé de tel. Je suis en tête de liste depuis longtemps. C’est la vie, vous savez », a-t-il confié au quotidien conservateur le New York Post.

Ensuite, en exhibant son statut de victime patentée : « Ils veulent éliminer le dirigeant américain, c’est-à-dire moi. Je figure sur toutes les listes. J’ai vu ce matin que je suis sur chacune de leurs listes. Jusqu’ici, j’ai eu un peu de chance, je suppose, mais cela ne durera peut-être pas très longtemps », a-t-il encore ajouté.

Enfin, en ayant recours à l’unique logique qu’il connaît : la loi de Talion. Ainsi, a-t-il menacé de « détruire complètement » l’Iran en cas de tentative d’assassinat contre lui, affirmant que « Mille missiles sont prêts à être tirés et braqués sur la République islamique d’Iran, et des milliers d’autres suivront immédiatement si le gouvernement iranien met sa menace à exécution », a-t-il écrit dans un message publié sur son réseau Truth Social.

Et ce n’est pas tout. Dans une nouvelle mise en garde à Téhéran, Trump a affirmé que les États-Unis « anéantiraient et détruiraient complètement l’ensemble du territoire iranien », s’il était visé.

Rien de surprenant de la part d’un homme qui a déjà menacé d’effacer de la carte la civilisation iranienne. En effet, le 7 avril dernier, Donald Trump lançait cette mise en garde glaçante : « Une civilisation entière va disparaître ce soir, pour ne plus jamais renaître ». Une déclaration d’autant plus saisissante qu’elle émanait du dirigeant d’un pays qui s’apprêtait à célébrer les 250 ans de son indépendance, et qui évoque sans détour l’anéantissement d’une civilisation vieille de plus de 5 000 ans !

Faut-il pour autant prendre l’imprévisible président américain au sérieux ? Dans une énième volte-face, il a déclaré vendredi 10 juillet avoir accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en affirmant que le cessez-le-feu prévu par l’« accord-cadre » conclu entre les deux pays en juin « avait désormais pris fin ».

Un accord fragile

Pour rappel, les deux pays belligérants étaient à deux doigts de conclure un accord de paix historique susceptible de mettre fin aux hostilités. En effet, cet accord-cadre prévoyait une cessation des hostilités entre Washington et Téhéran. Les États-Unis s’engageaient à lever leur blocus naval de l’Iran, tandis que Téhéran devait rouvrir le détroit d’Ormuz et réaffirmer qu’il « ne cherchera pas à se procurer ni à développer des armes nucléaires ». Le mémorandum accordait par ailleurs aux deux parties un délai de 60 jours pour parvenir à un accord définitif. Mais une série de frappes de représailles menées cette semaine par les deux camps menace désormais de compromettre les efforts en vue de conclure un accord final.

Pour quelle raison ? Au cœur du bras de fer entre Washington et Téhéran, le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le transport mondial de pétrole et de gaz, a été de facto fermé par les autorités iraniennes provoquant ainsi de fortes perturbations sur les marchés de l’énergie et entraînant une nouvelle riposte militaire américaine.

Retour à la case départ. Au Proche-Orient, la paix n’est manifestement pas pour demain.

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Tunisie : les revendications pour l’emploi en tête des mobilisations sociales

Le droit au travail a constitué la principale revendication des mouvements de protestation enregistrés en Tunisie au cours du deuxième trimestre 2026. Selon le dernier rapport de l’Observatoire social tunisien, relevant du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), cette revendication représente plus de 64 % de l’ensemble des mobilisations recensées durant la période.

Publié le lundi 13 juillet, le rapport indique que les protestations se sont concentrées principalement dans le gouvernorat de Tunis, suivi de Gafsa et de Kairouan. Des mouvements ont toutefois été observés dans l’ensemble des gouvernorats du pays.

S’agissant des acteurs de ces mobilisations, les travailleurs et les salariés arrivent en tête des participants. Ils sont suivis des militants et des habitants, puis des médecins du service public, des syndicalistes et des diplômés de l’enseignement supérieur en situation de chômage.

L’Observatoire souligne également que 81 % des protestations ont pris la forme d’actions de terrain, notamment des sit-in, des rassemblements de protestation et des grèves. Les 19 % restants se sont traduits par des communiqués, des campagnes sur les réseaux sociaux ou des prises de parole dans les médias.

Le rapport dresse par ailleurs un état des lieux des violences recensées au cours de la même période. Les violences physiques représentent 46,7 % des cas documentés, devant les violences économiques (17,8 %). Les violences institutionnelles et les violences fondées sur le genre arrivent ensuite, chacune avec une part de 11,2 %.

Les gouvernorats de Nabeul, Tunis et Sousse enregistrent le plus grand nombre de cas de violence documentés. Selon le rapport, les hommes représentent 82 % des auteurs présumés de violences et 47 % des victimes, contre 25 % pour les femmes. Tandis que certains cas concernent des victimes des deux sexes.

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Djerba Music Land : l’électro qui fait tourner l’économie de Djerba 

La 11e édition de DJERBA MUSIC LAND, programmée du 6 au 9 août 2026, confirme la montée en puissance d’un événement qui dépasse désormais largement le cadre du divertissement estival pour s’inscrire comme un acteur économique à part entière de la destination Djerba.

Derrière la programmation musicale, le festival s’est progressivement imposé comme un accélérateur de performance touristique, contribuant à la dynamique de remplissage en haute saison, à la diversification de la clientèle et à l’allongement de la durée de séjour sur l’île.

Un impact direct sur la chaîne de valeur touristique

Avec une capacité pouvant atteindre 3 500 participants par soirée, majoritairement issus d’un segment CSP++ local et international, DJERBA MUSIC LAND génère des retombées directes sur l’ensemble de la chaîne touristique : hôtellerie haut de gamme, restauration, transport, événementiel, commerce et services associés.

L’événement agit comme un stimulateur de consommation à forte valeur ajoutée, avec un effet mesurable sur les taux d’occupation, notamment sur les établissements d’hébergement touristique durant la période du festival.

Mohamed Jerad, directeur général de Tunisia Music Land, organisatrice de l’événement, explique que« dans le contexte de concurrence accrue entre destinations méditerranéennes, notre événement s’impose comme un facteur différenciant de performance touristique et économique avec un impact qui se forge et se renforce d’année en année au profit de la Tunisie en général et de Djerba en particulier ».

Une saisonnalité renforcée par une logique d’événementialisation

Organisé pour la troisième année consécutive sur la terrasse-jardin du Grand Casino Djerba, espace réaménagé à forte capacité d’accueil, le festival s’inscrit dans une stratégie d’optimisation des infrastructures existantes et de valorisation des lieux de loisirs symboliques de l’île. Cette configuration contribue à renforcer l’attractivité de la destination en période estivale, en consolidant un positionnement orienté vers l’économie de l’expérience.

Une montée en gamme et un positionnement méditerranéen

Depuis plusieurs éditions, DJERBA MUSIC LAND s’inscrit dans une stratégie de repositionnement haut de gamme, avec des investissements continus dans les infrastructures techniques (son, lumière, scénographie, écrans, lasers).

Cette montée en gamme vise à aligner l’événement sur des standards internationaux comparables à des destinations de référence du clubbing méditerranéen comme Ibiza ou Mykonos, renforçant ainsi la compétitivité touristique de Djerba sur les marchés régionaux et internationaux.

Un effet d’entraînement sur l’économie locale

Au-delà de la fréquentation immédiate, le festival génère un effet multiplicateur sur l’économie locale : emplois temporaires, prestations techniques, logistique, sécurité, production événementielle, mais aussi activité induite dans le commerce et les services. Le développement d’espaces annexes comme le DJERBA MUSIC LAND MARKET, introduit en 2025, contribue également à structurer une micro-économie événementielle autour de l’artisanat, du retail expérientiel et de la consommation sur site.

Un calendrier stratégique au cœur du pic estival

La 11e édition s’étalera sur quatre jours de forte intensité économique, avec une formule Day & Night incluant des beach parties (DML Off du 7 au 9 août, 14h–20h), optimisant ainsi la monétisation des différents créneaux horaires de consommation touristique.

Une programmation comme vecteur d’attractivité (et non finalité)

La dimension artistique, bien que centrale dans l’attractivité du dispositif, agit avant tout comme un levier d’acquisition de flux touristiques à forte valeur ajoutée. La programmation internationale inclut notamment Caiiro, Eno Napa, Da Capo, ainsi que Francis Mercier, aux côtés d’artistes tels que Solto, Hamza, Raffa Guido, Osfur, Cincity…

La scène locale contribue également à la consolidation de l’offre avec Mehdi Maghraoui, Guesmy, Hunter et Sarab, mettant en avant la contribution et le rayonnement des artistes et DJ locaux. Des formats hybrides comme Oriental Night Fever, porté par Al Disco Al Arabi et le concept The Luxury Theater de DJ Walou, complètent l’offre, en diversifiant les segments de consommation culturelle.

Un actif stratégique pour la destination Djerba

Au terme de plus d’une décennie d’évolution, DJERBA MUSIC LAND apparaît désormais comme un outil structurant de marketing régional, contribuant à la visibilité internationale de Djerba et à la consolidation de son positionnement sur le segment des destinations événementielles et touristiques à forte valeur ajoutée.

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Le pétrole repart à la hausse, le Brent dépasse les 85 dollars le baril

Les prix du pétrole ont augmenté ce matin du 14 juillet 2026 après que Donald Trump a annoncé son intention d’imposer des frais de transit dans le détroit d’Ormuz, à hauteur de 20 % sur toutes les marchandises transportées.

Le blocus des ports iraniens a également repris. Cela a suscité des inquiétudes quant à d’éventuelles perturbations des approvisionnements mondiaux en brut.

 

Lire aussi : Détroit d’Ormuz : Trump propose une sécurité américaine… payante

 

Washington rejette les droits iraniens

Les États-Unis ont rejeté les projets iraniens de percevoir des droits sur les navires transitant par le détroit, jugés illégaux en vertu du droit international. Mais plutôt que d’appeler au retour du détroit à son statut d’avant-guerre, en tant que voie d’eau internationale sans droits, Trump a affirmé que les navires commerciaux tentant le transit doivent désormais verser de l’argent de protection aux États-Unis.

L’Organisation maritime internationale des Nations unies (OMI), qui régule le transport maritime, a déclaré qu’elle s’oppose fermement à la perception de frais pour le passage par les détroits utilisés pour la navigation internationale. Il n’existe effectivement aucun fondement juridique permettant d’introduire des droits obligatoires pour le simple transit par un détroit.

 

Lire également : L’OMI rejette les revendications de l’Iran sur le détroit d’Ormuz

 

Les marchés réagissent

En réaction, le baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, pour livraison en septembre, a grimpé à 84,84 dollars, prolongeant ses gains après avoir bondi de 9,6 % lors de la séance précédente. A la rédaction de ces lignes, il a même dépassé les 85 dollars. La possibilité que le régime iranien se retire du mémorandum d’accord jusqu’après les élections de mi-mandat aux États-Unis a également augmenté, un scénario qui verrait très probablement des prix du pétrole plus élevés plus longtemps.

Ce qui se passe n’est pas une bonne nouvelle pour nos finances publiques. L’impact est direct puisque l’Etat a choisi d’absorber le choc de prix en gardant les prix à la pompe stables d’une part, et en préservant le prix de l’électricité. Ce n’est pas rien, surtout avec cette canicule qui coïncide avec le pic de la consommation. Certes, il y aura des arbitrages à faire et c’est certainement l’investissement public qui en paiera la facture en premier lieu. Pour les entreprises, elles seront certainement rattrapées par l’inflation importée et par les coûts de transport qui ont flambé.

L’économie mondiale a besoin de voir ce conflit prendre fin, car, autrement, il ne faut pas s’offusquer de voir le FMI procéder à une nouvelle révision à la baisse de ses perspectives de croissance en octobre prochain.

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Eau : la Tunisie teste une technologie innovante pour réduire l’évaporation des retenues d’eau

La Tunisie a lancé, avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), une première expérimentation en conditions réelles d’un film monomoléculaire destiné à limiter les pertes d’eau par évaporation. L’étude pilote est menée sur le lac collinaire de Kamech dans le cadre du projet TEC-Eau, en partenariat avec le ministère de l’Agriculture.

Cette expérimentation vise à évaluer l’efficacité technique, économique et environnementale de cette technologie, ainsi que son impact sur la qualité de l’eau, les écosystèmes aquatiques et la biodiversité. Les travaux sont conduits avec l’appui scientifique du Centre de Recherches et des Technologies des Eaux (CERTE) et de plusieurs institutions nationales.

L’initiative intervient dans un contexte de stress hydrique aggravé par le changement climatique et les sécheresses récurrentes. Selon la FAO, les pertes par évaporation sur les 37 barrages tunisiens ont atteint un pic de 1,1 million de m³ par jour le 12 juillet.

La Tunisie, qui mobilise plus de 90 % de ses ressources hydriques et dispose de 37 grands barrages, 234 barrages collinaires et 925 lacs collinaires, cherche désormais à améliorer l’efficience de ses infrastructures hydrauliques.

Les résultats de cette étude serviront à orienter les travaux du comité national sur la réduction de l’évaporation et à appuyer les futures politiques publiques de gestion durable des ressources en eau.

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Industrie : progression de 18 % des investissements à 754,6 MDT à fin avril 2026

Les investissements déclarés dans le secteur industriel ont atteint 754,6 millions de dinars (MDT) à fin avril 2026, en hausse de 18 % par rapport à la même période de 2025, selon les données de l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII). Cette dynamique s’est traduite par la déclaration de 745 projets, générant 12 934 emplois, soit une progression de 31,7 % des créations d’emplois annoncées.

Le secteur des industries agroalimentaires (IAA) a concentré le plus important volume d’investissements avec 312,9 MDT, en forte hausse de 59,7 %, devant les industries mécaniques et électriques (217,5 MDT).

Par ailleurs, les investissements à participation étrangère ont enregistré une nette accélération de 91 %, pour atteindre 228,7 MDT, tandis que les zones de développement régional ont attiré 377,8 MDT, en progression de 117 %.

Sur le plan commercial, les exportations industrielles ont augmenté de 9,8 % durant les quatre premiers mois de 2026 pour s’établir à 21 milliards de dinars, les industries mécaniques et électriques demeurant le principal secteur exportateur.

Les 5 chiffres clés :

  • 754,6 MDT d’investissements industriels déclarés (+18 %).
  • 12 934 emplois prévus (+31,7 %).
  • 312,9 MDT investis dans les industries agroalimentaires (+59,7 %).
  • 228,7 MDT d’investissements à participation étrangère (+91 %).
  • 21 milliards de dinars d’exportations industrielles (+9,8 %).

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