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Croissance, inflation, la BCT fixe le cap

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri  a reçu samedi 11 juillet 2026 au Palais de la Kasbah le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhair Nouri, qui lui a remis le rapport annuel 2025 de la BCT. Cette rencontre a permis de mettre en avant le rôle central de la Banque centrale dans la conduite de la politique monétaire, le maintien de la stabilité financière et le soutien à l’économie nationale.

À cette occasion, la cheffe du gouvernement a souligné que la politique monétaire menée au cours de l’année écoulée a contribué à maîtriser l’inflation, à préserver les réserves en devises étrangères, à stabiliser le taux de change et à réduire à deux reprises le taux directeur en 2025, pour l’établir à 7%. Elle a estimé que ces résultats confirment la pertinence des choix économiques de l’État et leur capacité à préserver les grands équilibres du pays malgré un environnement international marqué par de fortes incertitudes.

Elle a rappelé que la Tunisie a hérité de lourds déséquilibres économiques et sociaux, résultant de décennies de politiques d’exclusion, de marginalisation et d’endettement accumulé. Malgré cet héritage difficile et les pressions liées aux crises mondiales, le pays a réussi à enregistrer des indicateurs positifs, grâce, selon elle, aux orientations nationales fixées par le président de la République, Kais Saied. Ainsi, le produit intérieur brut a progressé de 2,5% en 2025 contre 1,6% en 2024, soutenu par la bonne tenue du secteur agricole, des services, notamment le tourisme, ainsi que par l’amélioration de plusieurs activités industrielles.

Cette dynamique s’est également reflétée sur le marché de l’emploi, avec une baisse du taux de chômage à 15,2% en 2025 contre 16,5% un an plus tôt. Les investissements directs étrangers ont, eux aussi, augmenté d’environ 30%, traduisant, selon la cheffe du gouvernement, une confiance accrue dans les perspectives de l’économie tunisienne.

Pour 2026, les premiers résultats sont jugés encourageants. Le PIB a enregistré une croissance de 2,6% au premier trimestre, porté par la poursuite de l’amélioration de l’activité agricole, des services marchands et non marchands, ainsi que du secteur industriel. Les industries alimentaires, mécaniques et électriques ont particulièrement contribué à cette évolution, tout comme le raffinage pétrolier. Le chômage a également légèrement reculé pour s’établir à 15%.

Malgré ces avancées, plusieurs défis structurels persistent, en particulier le déficit énergétique, la volatilité des marchés mondiaux et le besoin de renforcer l’investissement productif. 

La cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité d’impliquer davantage le secteur bancaire dans le financement de l’économie réelle, estimant que son rôle ne doit pas se limiter à la rentabilité financière. Elle a appelé à un engagement plus fort de la Banque centrale et des banques pour soutenir l’investissement public et privé, stimuler la création de richesses et accompagner un développement plus juste et plus durable.

De son côté, le gouverneur de la Banque centrale a affirmé que l’institution a réussi à préserver la stabilité monétaire et financière du pays, tout en accélérant ses chantiers de modernisation et de numérisation. Il a évoqué les progrès réalisés dans les systèmes de paiement, l’exploitation des données, l’intelligence artificielle et le renforcement des partenariats internationaux.

En conclusion, la rencontre a mis en évidence une volonté commune de consolider la souveraineté économique et financière du pays, tout en veillant à ce que les indicateurs macroéconomiques se traduisent concrètement par une amélioration du pouvoir d’achat, des services publics et de la justice sociale.

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Polémique autour des mandats au PDL : faits, réactions et enjeux

Le Parti Destourien Libre (PDL) a publié un communiqué pour démentir des rumeurs affirmant que Abir Moussi, présidente du parti et détenue depuis le 3 octobre 2023, envisagerait de violer les statuts pour briguer un mandat auquel elle n’aurait pas droit. Le communiqué rappelle que Abir Moussi a accédé à la présidence lors du congrès de consolidation du 13 août 2016 et que le premier congrès électif du parti s’est tenu du 12 au 14 août 2021, qui a élu la direction actuelle par un vote libre et transparent.

Le PDL cite l’avant‑dernier alinéa de l’article 11 de ses statuts : “ Le président du parti est élu directement par le congrès national. Il est requis que le candidat ait exercé une responsabilité centrale pendant huit années consécutives. Aucun membre ne peut exercer plus de deux mandats complets et consécutifs, comptés à partir du premier congrès électif auquel il a participé. “ Sur cette base, le parti conclut que Abir Moussi serait habilitée à se présenter pour un nouveau mandat et que les allégations d’inéligibilité sont infondées. Le communiqué appelle par ailleurs les médias à cesser de diffuser des informations erronées visant, selon lui, à porter atteinte à l’image de la présidente du PDL. 

Foued Mouakher, dirigeant au PDL, a de son côté rappelé l’importance d’une lecture rigoureuse des textes. Avant la publication du communiqué, il a publié une note expliquant que les débats sérieux doivent s’appuyer sur des faits et des textes, et non sur des impressions ou des coupures médiatiques. Il insiste sur la nécessité de publier les documents originaux pour permettre au public de se forger une opinion éclairée, et condamne les erreurs ou les manipulations dans la transmission d’informations juridiques ou statutaires. Il appelle les médias à vérifier systématiquement leurs sources.

Cette polémique  intervient après une lettre ouverte de l’ancien député Majdi Ben Khiareddine Boudhina, qui avait demandé à Abir Moussi de renoncer à ce qu’il qualifiait de « troisième » mandat. Boudhina estimait qu’un parti qui critique la possibilité d’un troisième mandat présidentiel ne devait pas se soustraire à ses propres règles internes ; il plaidait aussi pour un renouvellement générationnel et un recentrage du discours du parti sur les questions économiques et sociales.

 Sa démarche a suscité des réactions contrastées au sein du mouvement destourien : la majorité des militants ont rejeté son initiative, la considérant comme une attaque contre la direction du parti, en particulier dans le contexte de la détention de Abir  Moussi et des campagnes réclamant sa libération. 

Le 9 juillet, Majdi Boudhina a réagi sur Facebook en affirmant que l’Histoire le jugerait « traître » ou « audacieux ». Le PDL maintient que rien, dans ses statuts, n’interdit la candidature de Abir  Moussi à un nouveau mandat.

La controverse soulève aujourd’hui des questions sur les motivations et le calendrier de l’initiative de Majdi Boudhina : sachant que Abir Moussi est détenue, quel est l’objectif de publier cette lettre ouverte ? Est‑ce un règlement de comptes interne, une prise de position politique ? À qui profite réellement ce débat ? Ces interrogations restent ouvertes et appellent à des explications factuelles plutôt qu’à des spéculations.

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La Fed se réinvente : qui fait quoi et pourquoi cela compte pour les marchés?

L’ancien responsable à la Fed Kevin Warsh a lancé cinq équipes indépendantes chargées de repenser la manière dont la Réserve fédérale américaine (Fed) analyse les données, communique et gère son bilan.  Telle est l’annonce de la zonebourse.com. 

Ces changements  notamment l’intégration de l’intelligence artificielle pourraient rendre les décisions monétaires plus difficiles à anticiper, avec des conséquences pour les investisseurs et l’économie mondiale, y compris la Tunisie. Son objectif est de moderniser les méthodes de décision de la banque centrale.

Ainsi les cinq « task forces » : groupes de travail officiels, présentés comme indépendants,  formuleront des recommandations destinées au comité de politique monétaire de la Fed. Il convient de noter que la composition comprend  quinze experts économistes, anciens banquiers centraux et dirigeants américains et étrangers.

L’objectif étant clair: revoir la manière dont la Fed informe les marchés et le public. Et ce dans le but d’améliorer et accélérer les informations économiques utilisées (indicateurs plus rapides ou nouveaux signaux). Il en va de même de repenser l’analyse de l’inflation en intégrant les anticipations des acteurs économiques, le crédit, les marchés financiers et la confiance dans la politique monétaire. Mais aussi réfléchir au volume et à la composition des actifs détenus par la Fed (notamment obligations). Mais avant tout, le plus important est d’évaluer l’impact macroéconomique de l’IA.

Pourquoi cela importe pour la Tunisie?

 Les décisions de la Fed influencent les taux d’intérêt mondiaux et les flux de capitaux vers les marchés émergents, dont la Tunisie. Des décisions moins prévisibles peuvent augmenter la volatilité des entrées de capitaux et du coût du financement extérieur. Plus encore, une moindre présence de la Fed sur le marché obligataire mondial peut modifier les primes et les rendements, affectant indirectement  les entreprises tunisiennes emprunteuses.

Par ailleurs,  des chocs mondiaux sur le taux d’inflation et le coût de l’énergie (liés par exemple aux dépenses d’infrastructures liées à l’IA) peuvent se répercuter sur les prix à l’importation en Tunisie. Ce qui fait que les autorités tunisiennes (banque centrale, ministères) devront suivre ces évolutions pour adapter la gestion des réserves, la dette et la politique monétaire..

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Une nouvelle canicule est attendue durant ces deux jours

Ce samedi 11 juillet 2026  est le jour le plus chaud depuis le début du mois avec un pic à plus de 45 degrés sur Tunis, duquel il se poursuit  jusqu’à la semaine prochaine.. 

 

 Pour mieux se protéger,  un appel à la vigilance est lancé  pour les personnes âgées, les enfants, les femmes enceintes, et toute personne fragile à se protéger de la chaleur. 

 

Pour éviter les coups de sirocco, bien boire de l’eau, s’hydrater d’une façon permanente, en cas de déshydratation, ou de la fièvre, se rendre chez les médecins, sont les dispositifs mis en place du ministère. 

 

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Plan de développement 2026-2030: l’ARP donne son feu vert

Après plusieurs mois de préparation et de concertation, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté le projet de loi relatif au Plan de développement 2026-2030 par 64 voix pour, 24 contre et 15 abstentions, ouvrant la voie à la mise en œuvre de la nouvelle stratégie quinquennale de la Tunisie.

Après plusieurs mois de préparation et de concertation, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté le projet de loi relatif au Plan de développement 2026-2030 par 64 voix pour, 24 contre et 15 abstentions, ouvrant la voie à la mise en œuvre de la nouvelle stratégie quinquennale de la Tunisie.

De ce fait, selon le communiqué de l’ARP, ce plan vise à instaurer un modèle de développement plus inclusif, conciliant croissance économique, justice sociale et développement régional équilibré. Il s’inscrit dans les principes constitutionnels de bonne gouvernance et répond aux aspirations des citoyens en matière d’amélioration des conditions de vie.

Le  rapport souligne que le plan a été élaboré selon une approche participative et ascendante, impliquant les conseils locaux, régionaux et des districts, chargés d’identifier les priorités et de proposer les projets de développement adaptés aux réalités de chaque territoire. Les travaux ont été engagés après la publication du décret du 22 avril 2025, qui a fixé les modalités d’élaboration du Plan de développement.

Le ministère de l’Économie et de la Planification a assuré la coordination de l’ensemble du processus, en mettant à disposition les études sectorielles, les rapports techniques et les documents d’orientation nécessaires à l’élaboration des propositions régionales. Une phase de consolidation nationale a ensuite permis d’intégrer les différentes propositions dans un document unique.

Un plan élaboré dans un contexte mondial complexe

Le rapport met en avant les profondes mutations que connaît l’économie mondiale : tensions géopolitiques, accélération des transformations technologiques, volatilité des prix de l’énergie et des matières premières, changements des marchés du travail et concurrence internationale accrue.
Face à ces défis, le gouvernement estime que la Tunisie doit renforcer sa capacité de résilience en transformant ces contraintes en opportunités de croissance, tout en favorisant une meilleure intégration des régions et des différentes catégories sociales dans la dynamique économique.

Le Plan de développement 2026-2030 repose sur cinq grandes orientations stratégiques. Il vise d’abord à promouvoir une croissance plus inclusive en réduisant la pauvreté et les inégalités sociales, grâce au renforcement de la protection sociale et à un meilleur accès à l’éducation, à la santé, à l’emploi et au logement décent. Le plan ambitionne également de réduire les disparités régionales par une répartition plus équilibrée des investissements publics et privés.

Le deuxième axe consiste à bâtir une économie plus compétitive, fondée sur l’attraction des investissements, le soutien à la recherche et à l’innovation, l’accélération de la transformation numérique ainsi que la modernisation des infrastructures économiques, notamment les ports et les routes.

Le troisième axe porte sur la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique, à travers une gestion durable des ressources en eau, le renforcement de l’autonomie énergétique, la protection de l’environnement et le développement des systèmes agricoles.

Le quatrième axe concerne la modernisation de l’administration publique afin d’améliorer la qualité des services publics, renforcer l’efficacité des institutions et poursuivre les réformes des établissements publics.

Enfin, le plan prévoit un mécanisme permanent de suivi et d’évaluation, avec un rapport annuel présenté dans le cadre du budget économique et un bilan à mi-parcours permettant d’ajuster les politiques publiques si nécessaire.

Adopté par l’Assemblée des représentants du peuple, ce plan acquiert une valeur juridique en vertu des articles 75 et 77 de la Constitution et constitue désormais la feuille de route du développement de la Tunisie à l’horizon 2030.

 

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Baccalauréat 2026 : le taux de réussite grimpe à 50,72 %

Le ministère de l’Éducation annonce que le taux de réussite global au baccalauréat 2026 (sessions principale et de contrôle) atteint 50,72 %. Lors de la session de contrôle, 23 316 candidats ont été admis sur 49 661 participants. Soit un taux de réussite de 46,95 %.

Parmi les sections, la filière Sport affiche le meilleur résultat avec 64,27 %. Elle est suivie par Économie et gestion (52,51 %) puis Lettres (50,83 %). À titre de comparaison, la session principale avait enregistré un taux de réussite de 35,67 %, avec 55 259 admis sur 154 928 candidats.

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Plan de développement 2026-2030 – Samir Abdelhafidh : vers une planification participative et décentralisée

La séance plénière consacrée à l’examen et au vote du plan de développement 2026–2030 a repris ce matin, vendredi 10 juillet 2026. Et ce, pour entendre les réponses du ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh.

Selon le ministre, la plupart des interventions des députés convergent avec les objectifs gouvernementaux, en particulier le renforcement de l’État social et la promotion de l’équité et de l’équilibre entre les régions. Il a souligné que le débat avec les députés a mis en évidence l’importance d’une  » unité d’intention » visant à défendre l’intérêt national.

Samir Abdelhafidh a qualifié ce plan de « démarche constitutionnelle importante ». Tout en rappelant qu’il s’agit du premier plan élaboré après l’adoption de la nouvelle Constitution et qu’il vise à renforcer la participation citoyenne au niveau local et régional.

En outre, il a précisé que les propositions ne sont pas de simples projets, mais la contribution des élus, issue d’un constat partagé de la réalité du terrain et d’une vision commune du développement.

Le ministre a souligné que si la Tunisie a une longue tradition d’élaboration de plans nationaux, la méthode a changé : la planification n’est plus centralisée mais s’inscrit désormais dans une dynamique de décentralisation territoriale, fondée sur les propositions des citoyens.

Par ailleurs, il a réagi au coût du budget prévu pour sa mise en œuvre, environ 102 milliards de dinars répartis entre le budget de l’État, les partenariats public‑privé et les établissements publics, que certains qualifient d' »irréaliste ». Le ministre a expliqué que le gouvernement élabore ses hypothèses en se fondant sur des rapports économiques internationaux et en suivant les évolutions. Tout en précisant : « Le plan est réalisé selon la raison d’État et le secteur public doit mobiliser tout son poids pour réussir sa mise en œuvre. »

Enfin, le ministre a indiqué que l’un des principaux objectifs du plan est d’augmenter le revenu individuel et d’amener la Tunisie parmi le tiers supérieur des pays à revenu intermédiaire d’ici 2030.

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Inflation sous‑jacente : ancrage persistant au‑dessus de 4%

Selon le dernier rapport de l’INS, l’inflation sous‑jacente a légèrement augmenté à 4,9% en juin, contre 4,8% en mai, montrant que les prix non volatils conservent une dynamique soutenue. Les produits libres progressent de 6,3% sur un an.  Alors que les produits encadrés augmentent de seulement 1,3%.

Cette divergence met en évidence l’effet des mécanismes de régulation des prix : les biens non encadrés portent la majeure partie des ajustements tarifaires, alors que le contrôle des prix atténue temporairement les augmentations sur les produits réglementés.

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INS: quand l’alimentation fait monter les prix

L’INS vient de publier son rapport détaillé sur les prix de consommation. Sur un an, les prix  alimentaires augmentent de 7,1%, contribution importante à l’inflation globale. La hausse est surtout portée  par  les produits animaux et certains produits frais : viande ovine (+18,3%), viande bovine (+13,6%), volaille (+13,5%), poissons frais (+11,7%) et fruits frais (+11,0%).

Ces hausses reflètent  des tensions d’offre (coûts d’approvisionnement, disponibilité saisonnière, conditions sanitaires ou logistiques) et/ou une transmission des coûts agricoles et d’importation vers le consommateur.

À l’autre extrémité, certains sous-groupes exercent un effet désinflationniste : les huiles alimentaires diminuent de 5,5% et les œufs de 3,1% sur un an, traduisant une correction des prix ou une amélioration de l’offre sur ces segments.

Sur un mois, le groupe « Alimentation et boissons » recule de 0,9%, porté par les baisses mensuelles de la volaille (-3,1%), des légumes frais (-2,7%), des œufs (-2,1%), des fruits frais (-1,6%) et de la viande ovine (-1,1%). Ce contraste entre un fort niveau annuel et un recul mensuel suggère une volatilité saisonnière et des effets de base récents.

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INS: habillement et hôtellerie tirent l’inflation mensuelle (+0,2%)

Au mois de juin 2026, l’inflation annuelle s’est établie à 5,3%. Ce niveau résulte d’une combinaison de dynamiques hétérogènes entre les principaux groupes de consommation. D’une part, le rythme de progression des prix du groupe « Alimentation et boissons » a ralenti (7,1% en juin contre 8,2% en mai), ce qui a pesé modérément sur l’inflation annuelle. D’autre part, on observe une accélération des prix du Tabac (1,0% en juin contre 0,8% en mai) et une légère hausse du rythme pour le groupe « Loisirs et culture » (4,4% contre 4,3%). Ces mouvements contrastés expliquent en grande partie la stabilisation du taux global autour de 5,3%.

Sur un mois, l’indice des prix à la consommation a progressé de 0,2% entre mai et juin 2026. Les hausses mensuelles les plus marquées concernent l’habillement et les chaussures (+1,7%) et la restauration/hôtellerie (+1,0%), tandis que l’alimentation recule (-0,9%).

 

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Fatma Mseddi relance la bataille pour classer Ennahdha comme « organisation terroriste »

Au cours de la journée du jeudi 9 juillet 2026, la députée Fatma Mseddi a déposé une proposition de loi composée de six articles, présentée comme visant à protéger la sécurité et la souveraineté nationales, ainsi que le régime républicain. Tout en empêchant l’utilisation des partis politiques et des associations comme couvertures pour des organisations terroristes.

L’article 2 du texte propose de qualifier le parti Ennahdha de « continuité politique et organisationnelle »  de l’organisation internationale des Frères musulmans en Tunisie et de le classer comme  « organisation terroriste ». La proposition de Fatma Mseddi prévoit également l’application de ces mesures à toute association ou structure dont le lien organisationnel, financier ou fonctionnel avec Ennahdha ou les Frères musulmans serait établi.

Le texte prévoit notamment la dissolution immédiate des organisations concernées, la perte du statut représentatif et parlementaire des dirigeants dont l’appartenance serait reconnue, ainsi que l’interdiction, pour les personnes visées, de se présenter aux élections ou d’exercer des fonctions publiques pendant une période de dix ans.

Cette initiative ne constitue toutefois pas une première pour Fatma Mseddi. La députée avait déjà porté cette revendication dans le débat public en 2023, dans le prolongement de ses positions sur le dossier des réseaux d’envoi de jeunes Tunisiens vers les zones de conflit. Avant elle, plusieurs figures de l’opposition avaient également appelé à des mesures contre Ennahdha, notamment après les assassinats politiques de 2013 et les débats liés au terrorisme et aux réseaux jihadistes.

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La Tunisie obtient un prêt de 312 millions de dollars auprès du Fonds monétaire arabe

Aux dernières nouvelles, la Tunisie a signé un premier accord de prêt à moyen terme avec le Fonds monétaire arabe (FMA), pour un montant de 76,7 millions de dinars arabes de compte. Soit environ 312 millions de dollars. Et ce, afin de soutenir la stabilité économique et financière du pays.

Signé par le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhair Nouri, et le directeur général du FMA, Fahd Ben Mohammed Al-Turki, l’accord prévoit un décaissement en trois tranches, avec une première tranche versée dès son entrée en vigueur.

Le communiqué de la BCT précise encore que le prêt sera remboursé sur sept ans, dont trois ans et demi de grâce, avant un remboursement en huit échéances semestrielles. Ce financement appuiera le programme de réformes économiques et financières du gouvernement,. De même qu’il contribuera au financement de la balance des paiements et renforcera la résilience de l’économie tunisienne, ainsi que les équilibres budgétaires et extérieurs. Il témoigne également de la confiance du Fonds monétaire arabe dans les réformes engagées par la Tunisie.

Il convient de noter que ni le BCT ni le Fonds monétaire arabe n’ont communiqué le taux d’intérêt et les autres conditions financières du prêt. Le communiqué officiel de la BCT se limite aux modalités de décaissement et de remboursement.

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L’équation iranienne : ingénieurs, drones et souveraineté

Alors que les tensions américano-iraniennes pèsent sur l’environnement régional, la question des ingénieurs devient un indicateur stratégique de puissance, de fuite des compétences et de résilience économique.  En Iran, la formation scientifique reste massive malgré les sanctions et l’isolement international.

L’Iran formerait chaque année entre 230 000 et 234 000 ingénieurs, soit davantage que la France et l’Allemagne réunies, et à un niveau comparable à celui des États-Unis. C’est ce que révèlent les données relayées par la chaîne de télévision française BFMTV et l’Institut de statistique de l’UNESCO.  Cette capacité de formation explique pourquoi l’Iran est souvent cité parmi les grands pôles mondiaux de production de profils techniques; malgré un contexte de sanctions et de fortes tensions régionales.

Cette performance repose sur une politique de long terme en faveur des filières scientifiques et technologiques. En effet, le pays a massivement développé son enseignement supérieur technique, notamment aux sciences, à l’ingénierie et aux technologies, dans une logique d’autonomie industrielle et de montée en gamme du capital humain.

Autre fait marquant : la forte présence des femmes dans ces filières. Dans ce contexte actuel, l’Iran a fait de la formation scientifique un levier stratégique, en misant sur le nombre, la spécialisation et la continuité de son système universitaire.

Au-delà du chiffre, cette dynamique révèle un choix politique clair : investir dans le savoir pour consolider une puissance technologique au sein du pays. Dans un monde où les ressources humaines qualifiées deviennent un avantage géopolitique, l’Iran  souhaiterait-il maintenir un haut niveau de formation, malgré les contraintes extérieures, qui reste un facteur de puissance symbolique et industrielle? Tout dépendra de la suite…

On peut se demander si cette puissance de formation se traduit réellement dans la vie des quotidienne des Iraniens. Car les sources disponibles montrent un contraste net entre un système universitaire productif et une économie encore sous forte contrainte.

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La Tunisie devient-elle une “école de formation gratuite” pour l’étranger?

Faut-il retenir les compétences et les valoriser sur place; ou encore faut-il les laisser partir ?
Sami JallouliSami Jallouli, politologue, est revenu sur les propos du ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle qui a affirmé que l’Europe aura besoin de 10 millions de spécialistes des technologies de l’information et de la communication d’ici 2030, tout en appelant à former des compétences tunisiennes pour répondre aux besoins du marché européen. Une position qui, estime-t-il, relance le débat sur le rôle même de ce ministère.

Il part du constat via son post Fb, qu’en Tunisie, la politique de l’emploi semble enfermée dans un cercle vicieux qui ne se modifie pas avec le changement des responsables. Il précise dans ce contexte : « Il y a quelques années, un ancien ministre justifiait l’émigration des cadres par l’apport de devises étrangères; aujourd’hui, le ministre de l’Emploi présente les besoins de l’Europe en spécialistes du numérique comme une opportunité à saisir, à travers la formation de compétences tunisiennes destinées à ce marché. »

La question esssentielle est donc de savoir si le rôle de l’État est désormais d’exporter sa jeunesse plutôt que de créer des emplois sur le territoire national ? Ou encore est-il devenu de fournir des opportunités à l’étranger au lieu d’en générer au pays ?

Ainsi présenter l’émigration comme une chance revient, analyse-t-il, à masquer une réalité plus douloureuse. Incapable de créer un environnement favorable à l’émergence de grandes entreprises nationales ou d’attirer d’importants investissements dans le numérique, l’État aurait choisi la voie la plus courte : transformer sa jeunesse en ressource exportable, réduite à une simple statistique et à une source de devises.

Il ajoute entre autres : « Cette orientation ne constitue pas un succès politique, mais un aveu d’échec dans la conduite du développement local. Au lieu de faire de la Tunisie un hub de services numériques capable de rayonner à l’international depuis son propre territoire, l’État se contenterait d’en faire une école de formation gratuite au service des économies étrangères. Nous investissons dans l’éducation et la formation de nos jeunes- médecins, ingénieurs, techniciens et agents- pour les voir ensuite répondre aux besoins démographiques d’autres pays, pendant que nos institutions nationales restent souvent confiées à des profils inadaptés. »

Par ailleurs, il souligne à cet effet un profond déficit de vision économique. « Au lieu de s’attaquer à la bureaucratie qui freine l’initiative, de faciliter le financement des start-up et d’améliorer l’environnement de travail local, les responsables se limiteraient à accompagner la sortie des jeunes. Le véritable investissement dans les compétences devrait commencer par leur offrir les moyens de réussir en Tunisie. Transformer le ministère en simple relais vers l’étranger ne résout pas le chômage ; cela institutionnalise plutôt la fuite des cerveaux et fait de l’émigration un projet indirectement soutenu par l’État » poursuit-il.

Cette déclaration invite ainsi à s’interroger sur l’organisation actuelle des politiques de l’emploi et de la formation professionnelle, ainsi que sur les modalités les plus adaptées pour en assurer la mise en œuvre.

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La Tunisie progresse de 4 places au Smart City Index

L’IMD Smart City Index montre une présence africaine croissante, passant de six villes en 2019 à neuf en 2026 (Tunis, Rabat, Le Caire, Le Cap, Alger, Abuja, Lagos, Nairobi, Accra). Malgré cette progression, aucune ville africaine n’a intégré le top 100 sur les sept éditions. Les villes obtiennent globalement de meilleurs scores technologiques que pour les structures (gouvernance, institutions, services publics). Or, ce sont ces structures qui prédisent la performance d’une  « ville intelligente ».

Les villes les plus performantes (notamment Rabat et Abuja) misent sur la gouvernance : numérisation des services, participation citoyenne et alignement politique. D’autres, comme Le Caire, Lagos ou Nairobi, stagnent pour des raisons structurelles malgré des investissements technologiques. Des initiatives concrètes existent (Kigali, Mékhé), mais la plupart des projets restent en phase de déploiement, révélant un écart entre ambitions et traduction institutionnelle. 

Dans le Smart City Index 2025 de l’IMD, Tunis se classe 142ᵉ sur 146 villes, contre 146ᵉ en 2024, enregistrant ainsi une légère progression. La capitale obtient une notation globale D, reflétant des défis persistants en matière de mobilité, de gouvernance, d’environnement et d’infrastructures numériques.

L’étude met en évidence que les principales préoccupations des habitants restent le coût de la vie, le chômage, le logement, la sécurité et la qualité des services publics. En parallèle, les citoyens expriment une attente croissante envers les solutions numériques susceptibles d’améliorer les transports, les démarches administratives, la santé et la gestion urbaine.

Malgré ce classement, la Tunisie dispose d’atouts importants : une population jeune et connectée, un écosystème numérique en développement, une position géographique privilégiée et un potentiel significatif pour accélérer sa transformation en ville intelligente grâce à des investissements ciblés dans les infrastructures, l’innovation et la gouvernance numérique.

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