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BVMT : les dividendes distribués atteignent 1,7 milliard de dinars

Pour la troisième année consécutive, la politique de distribution des dividendes des sociétés cotées est en nette amélioration.

Selon le document « Évolution des résultats annuels des sociétés cotées : 2025 vs. 2024 », publié par la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis (BVMT) le 8 juillet 2026, 51 sociétés cotées ont distribué des dividendes en 2026 au titre de l’exercice 2025, contre 49 sociétés pour l’exercice 2024.

Le montant total distribué s’est élevé à près de 1,7 milliard de dinars, contre 1,6 milliard de dinars en 2024. Ce montant inclut les dividendes proposés dans les projets de résolutions des Assemblées générales ordinaires (AGO) non encore réalisées.

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Services, télécoms et agroalimentaire, le trio gagnant de la BVMT en 2025

Les résultats sectoriels des sociétés cotées montrent des évolutions contrastées en 2025 : cinq secteurs sur neuf affichent des performances positives, avec les Services aux consommateurs en tête.

Selon le document « Évolution des résultats annuels des sociétés cotées : 2025 vs. 2024 », publié par la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis (BVMT) le 8 juillet 2026, le secteur des Services aux consommateurs affiche la meilleure progression, suivi par le secteur des Télécommunications. Dans le secteur financier, les 29 sociétés cotées ont réalisé un résultat global de près de 2,1 milliards de dinars en 2025, contre près de 1,9 milliard de dinars en 2024, soit une progression de 6 %.

Dans le détail, les 12 banques cotées ont enregistré un résultat global de près de 1,7 milliard de dinars, en hausse de 6,7 % par rapport à 2024. Les 7 compagnies d’assurances cotées ont également amélioré leur résultat annuel global, qui s’est établi à 192 millions de dinars en 2025, contre 177 millions de dinars en 2024, soit une progression de 8,5 %.

À l’inverse, les 7 sociétés de leasing cotées ont enregistré une baisse de leur résultat annuel global de 7,5 %, à près de 108 millions de dinars contre 116,5 millions de dinars l’année précédente. Du côté du secteur des Biens de consommation, le résultat global de l’année 2025 a progressé de 10,4 %. Les trois grands groupes agroalimentaires cotés (Poulina Group Holding, Délice Holding et SFBT) ont affiché un résultat global de 615 millions de dinars, contre 546 millions de dinars en 2024, soit une hausse de 12,7 %.

Le secteur des Services aux consommateurs a enregistré la plus forte progression en 2025, avec une hausse de 27,3 % de son résultat global par rapport à l’année précédente. Pour les deux enseignes de grande distribution cotées, Monoprix et Magasin General, le résultat annuel global a atteint 7,6 millions de dinars, contre une perte de 3 millions de dinars en 2024.

Concernant les concessionnaires automobiles cotés, hors UADH qui n’a pas encore publié ses états financiers depuis 2018, leur résultat global a progressé de 16,3 % pour atteindre 146 millions de dinars en 2025, contre 126 millions de dinars en 2024. Au total, cinq des neuf secteurs ont enregistré des performances positives en 2025. Au niveau des sous-secteurs, six ont affiché des évolutions positives, tandis que les sous-secteurs « Distribution » et « Biens et services industriels » ont enregistré les plus fortes progressions.

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BVMT : les bénéfices des sociétés cotées dépassent 3,2 milliards de dinars

Le document « Évolution des résultats annuels des sociétés cotées : 2025 vs. 2024 », publié par le BVMT le 8 juillet 2026, indique que les résultats de l’exercice 2025 des 65 sociétés cotées ayant publié leurs états financiers à ce jour ont progressé de 7,2 % par rapport à 2024. Et ce, pour atteindre un bénéfice global de 3 179 millions de dinars, contre 2 967 millions de dinars un an auparavant.

Les résultats de l’exercice 2025 des 65 sociétés cotées ayant publié leurs états financiers à ce jour affichent une hausse de 7,2 % par rapport à l’exercice 2024. Le bénéfice global atteint ainsi 3 179 millions de dinars, contre 2 967 millions de dinars un an plus tôt.

À ce stade, 65 des 75 sociétés cotées ont publié leurs états financiers au titre de l’exercice 2025. Parmi les sociétés ayant publié leurs résultats, 35 ont enregistré une progression de leurs bénéfices par rapport à l’exercice précédent.

Les 10 sociétés cotées qui n’ont pas encore publié leurs états financiers annuels au titre de l’exercice 2025, sont : AETCH, ALKIMIA, SANIMED, SOMOCER, SOTEMAIL, SIPHAT, STIP, TUNISAIR, TGH et UADH. Les sociétés qui composent le Tunindex20 ont accaparé 82 % du résultat global au titre de l’exercice 2025, avec un montant de 2 593MD en progression de 7,1 % par rapport à l’exercice 2024.

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BCT : le dinar gagne 9,8 % face au dollar, recule face à l’euro

Le dinar tunisien a terminé l’année 2025 en nette hausse face au dollar américain, gagnant 9,8 % par rapport à sa valeur de fin 2024, tout en reculant de 1,6 % face à l’euro.

Selon le rapport annuel de la BCT pour 2025 publié le 7 juillet 2026cette évolution s’explique principalement par la chute du dollar américain face à l’euro sur le marché des changes international, la devise américaine ayant perdu plus de 12 % de sa valeur. Ce mouvement a été particulièrement marqué durant les sept premiers mois de l’année. Sur la base des moyennes annuelles, le dinar est resté quasiment stable face à l’euro par rapport à 2024, tout en enregistrant une progression de 3,8 % face au dollar américain.

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Finances : 434 postes d’inspecteurs à pourvoir en 2026

Le ministère des Finances ouvrira un concours externe sur épreuves pour le recrutement de 434 inspecteurs des services financiers, au titre de l’année 2026.

Le concours débutera le 5 octobre 2026 et se poursuivra les jours suivants, selon une décision de la ministre des Finances publiée au Journal Officiel de la République Tunisienne. Les inscriptions se feront à distance sur le site du ministère (www.finances.gov.tn), du 20 août au 10 septembre 2026. Les dossiers de candidature devront ensuite être envoyés par lettre recommandée avec accusé de réception à l’adresse suivante : ministère des Finances, Place du Gouvernement, La Kasbah, 1020 Tunis, avec la mention « Dossier de candidature au concours externe sur épreuves pour le recrutement d’inspecteurs des services financiers au ministère des Finances ».

Les 434 postes se répartissent entre trois spécialités : la comptabilité, qui bénéficie de la plus grande part, suivie de la fiscalité et des finances, puis du droit et des sciences juridiques. Ces postes sont également répartis entre les différents gouvernorats de la République — dont Tunis, Ariana, Ben Arous, Manouba, Bizerte, Nabeul, Sfax, Monastir, Sousse, Kairouan, Mahdia, Gabès, Médenine, Zaghouan, Béja, Gafsa, Kasserine, Le Kef, Siliana, Sidi Bouzid, Kébili, Tozeur et Tataouine — selon les besoins régionaux en compétences.

Cette opération vise à renforcer les ressources humaines des services financiers et à répondre à leurs besoins spécifiques dans ces domaines jugés vitaux par le ministère.

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Tunisie : l’agriculture et l’industrie sauvent la croissance

L’économie tunisienne a enregistré une croissance de 2,5 % en 2025, contre 1,6 % en 2024, selon le Rapport annuel de la BCT publié le 7 juillet 2026. Le PIB réel dépasse ainsi pour la première fois son niveau d’avant la pandémie.

Ce résultat masque cependant de fortes disparités sectorielles : l’agriculture et l’industrie manufacturière ont porté la croissance, tandis que les activités financières et d’assurance ont chuté de 8,2 %, plombées par un crédit atone. L’agriculture a constitué le principal moteur de cette progression, avec une croissance de 10,3 % de sa valeur ajoutée, apportant à elle seule 0,9 point de pourcentage à la croissance globale. Cette performance repose sur une campagne 2024-2025 particulièrement favorable sur le plan climatique. La récolte céréalière a atteint 19,8 millions de quintaux, contre 11,5 millions un an plus tôt, dépassant la moyenne de la dernière décennie, proche de 15 millions de quintaux. La production d’huile d’olive a progressé de 54,5 %, à 340 mille tonnes, et celle des agrumes de 5,2 %, à 384 mille tonnes. La production de dattes a en revanche reculé de 10,8 %, à 348 mille tonnes.

Industrie et mines, une reprise à deux vitesses

L’industrie manufacturière a également renoué avec la croissance, à 3,2 %, après un repli de 0,5 % en 2024. Les industries mécaniques et électriques enregistrent la plus forte hausse, à 6,2 %, devant l’agroalimentaire, à 4,5 %, et la chimie, à 3,2 %. Le textile, l’habillement et le cuir demeurent en difficulté, avec une nouvelle baisse de 2,6 % de leur valeur ajoutée, attribuée à la faiblesse de la demande européenne. Du côté des industries non manufacturières, l’extraction minière a bondi de 24,2 %, portée par une production de phosphate brut en hausse de 40,7 %, à 3,8 millions de tonnes. La production d’hydrocarbures poursuit à l’inverse son déclin, avec un recul de 11 % pour le pétrole brut et de 8 % pour le gaz naturel, un rythme toutefois moins marqué qu’en 2024. Le secteur de la construction affiche pour sa part une croissance de 3,7 %, après trois années consécutives de contraction. La Banque centrale y voit un premier signal d’amélioration, sans évoquer encore un redressement confirmé.

Le tourisme porte les services

Les services marchands ont été portés par le tourisme. L’hébergement et la restauration ont progressé de 6,8 %, dans le sillage d’une hausse de 10,4 % des entrées de visiteurs non résidents, à 11,3 millions de personnes, et d’une progression de 7,2 % des nuitées touristiques, à 29,1 millions d’unités. Le commerce a crû de 2,1 % et les services d’information et de communication de 2,0 %. Le transport a en revanche nettement ralenti, à 0,7 % contre 2,7 % en 2024.

La finance, principal point noir de l’année

Le principal signal négatif de l’année provient des activités financières et d’assurance, dont la valeur ajoutée s’est contractée de 8,2 %, après une croissance de 2,6 % en 2024. La Banque centrale attribue ce recul à la faible progression du crédit, limitée à 3,3 %, ainsi qu’à l’application de nouvelles dispositions réglementaires issues de la loi n° 2024-41 du 2 août 2024, qui prévoit un abattement de 50 % des intérêts à taux fixes en faveur des emprunteurs.

Une accélération attendue en 2026

Pour 2026, le ministère de l’Économie et de la Planification prévoit une accélération de la croissance à 3,3 %, portée par l’industrie manufacturière tournée vers l’exportation, la progression attendue des mines et des hydrocarbures, ainsi que par la poursuite du dynamisme touristique. L’agriculture devrait également continuer de contribuer positivement, avec des perspectives jugées favorables pour la campagne 2025-2026, notamment pour l’huile d’olive et les céréales.

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Disparition d’Abdelhak Khemiri, le ministère de la Défense lui rend hommage

Le ministère de la Défense nationale est en deuil après le décès d’Abdelhak Khemiri, chef de cabinet du département, survenu dans la matinée du mardi 7 juillet 2026. Magistrat de formation et conseiller à la Cour des comptes, il occupait cette fonction depuis octobre 2018. Le département a fait part, dans un communiqué, de ce décès.
Magistrat, conseiller à la Cour des comptes, le défunt avait été détaché auprès du ministère de la Défense nationale en octobre 2018. Il exerçait depuis lors les fonctions de chef de cabinet, contribuant au fonctionnement et à la coordination des activités du département.
Dans son communiqué, le ministère a rendu hommage à un responsable qu’il a décrit comme « un homme de devoir », saluant « son engagement, son sérieux et sa constance dans l’accomplissement de ses missions. Tout au long de son passage au sein du ministère, Abdelhak Khemiri s’est distingué par son travail rigoureux, son sens des responsabilités et son attachement aux valeurs de dévouement, d’intégrité et de professionnalisme ».
La famille de la Défense nationale, composée de militaires et de civils, a adressé ses sincères condoléances à la famille du défunt, exprimant ses prières pour que le Tout-Puissant l’entoure de Son infinie miséricorde, l’accueille dans Son vaste paradis et accorde à ses proches patience et réconfort.
La disparition d’Abdelhak Khemiri constitue une perte pour le ministère de la Défense nationale, qui salue la mémoire d’un haut responsable ayant consacré plusieurs années au service de l’institution.
Pour notre part, tous les journalistes de L’Economiste maghrébin présentent leurs condoléances les plus attristées à leur collègue Nadia Dejoui pour la disparition d’Abdelhak Khemiri, son cousin.
Qu’il repose en paix !

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Tunisie : Crise de trésorerie au patronat

Selon une lettre parvenue aux médias, les employés de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) traversent une crise financière liée au non-versement, par la présidence du gouvernement, des fonds prévus par la loi de finances. Ce blocage affecterait directement leur capacité à percevoir leur rémunération et à honorer leurs engagements financiers.

Selon la même source, l’UTICA est financée depuis 1975 par une contribution obligatoire de 0,5 %, versée par les chefs d’entreprise détenteurs de patente dans le secteur privé. Cette contribution transite par la Caisse nationale de sécurité sociale avant d’être reversée au Trésor public.

Depuis le début de l’année 2024, l’organisation patronale connaîtrait un déficit budgétaire croissant. Ce déficit se serait aggravé au cours du second semestre de la même année et se poursuivrait à ce jour. La présidence du gouvernement refuserait de verser ces fonds à l’UTICA, alors que leur inscription est votée chaque année dans la loi de finances et approuvée par le ministère des Finances, la Cour des comptes et l’Assemblée des représentants du peuple.

Ce retard de versement aurait provoqué un déséquilibre financier au sein de l’organisation, avec des répercussions directes sur les employés. Toujours selon cette lettre, cette situation n’affecterait pas les membres élus de l’organisation.

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