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Tourisme : les prix des hôtels explosent en Tunisie

Le secteur des services en Tunisie a enregistré une progression des prix de 4,3 % en juin 2026 sur un an. Elle est portée principalement par la forte hausse des tarifs des hôtels.

Selon les données publiées par l’Institut national de la statistique (INS), les prix des services des hôtels ont enregistré une augmentation de 15,4 % en glissement annuel. Ce qui contribue fortement à la hausse observée dans la catégorie des services.

Cette évolution des services hôteliers intervient dans un contexte de reprise de l’activité touristique et d’une demande accrue sur certaines périodes, avec un impact direct sur les tarifs pratiqués par les établissements hôteliers.

La progression des prix dans l’hôtellerie contraste avec l’évolution plus modérée d’autres secteurs de services. Mais elle confirme le poids croissant de ce segment dans la dynamique des prix à la consommation.

Au niveau global, l’inflation en Tunisie a toutefois poursuivi son ralentissement pour atteindre 5,3 % en juin 2026, contre 5,5 % en mai 2026.

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Hausse des prix : les produits alimentaires coûtent 7,1 % plus cher en Tunisie

Les prix des produits alimentaires en Tunisie ont poursuivi leur progression en juin 2026. Ils  enregistrent une hausse de 7,1 % sur un an. C’est ce que font ressortir les dernières données publiées par l’Institut national de la statistique (INS).

Cette évolution est principalement portée par l’augmentation persistante des prix des produits carnés, des poissons et des fruits frais.

Dans le détail, la hausse la plus marquée concerne le prix du mouton, qui a bondi de 18,3 % en glissement annuel. Le bœuf a également enregistré une progression importante de 13,6 %, suivi par la volaille (+13,5 %), les poissons frais (+11,7 %) et les fruits frais (+11 %).

Certaines catégories ont toutefois enregistré une baisse. Les prix des huiles alimentaires ont reculé de 5,5 %. Tandis que ceux des œufs ont diminué de 3,1 % sur un an.

Par ailleurs, les prix des produits manufacturés ont augmenté de 4,7 % en juin 2026 par rapport à la même période de l’année précédente. Cette progression est notamment liée à la hausse des prix de l’habillement et des chaussures (+9,2 %) ainsi que des produits d’entretien (+4,7 %).

Ces évolutions interviennent dans un contexte de ralentissement de l’inflation globale, qui s’est établie à 5,3 % en juin 2026, contre 5,5 % en mai, conclut l’INS.

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Finance, numérique, enseignement : le Golfe recrute des profils tunisiens qualifiés

L’Agence tunisienne de coopération technique (ATCT) ouvre une nouvelle campagne de recrutement à destination des compétences tunisiennes souhaitant exercer à l’étranger. Plusieurs offres d’emploi sont actuellement proposées auprès d’institutions implantées dans les pays du Golfe, notamment en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et au Qatar, dans des domaines liés à la finance, à l’enseignement supérieur et aux technologies.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 10 juillet 2026, date limite fixée par l’ATCT pour le dépôt des dossiers.

En Arabie saoudite, une offre de recrutement concerne le poste de médiateur interne international. Les candidats doivent être titulaires d’un diplôme dans le domaine requis, justifier d’une expérience professionnelle d’au moins cinq ans et être âgés de 40 ans au maximum.

Le même appel inclut également des opportunités au Qatar pour les postes de consultant en protection des données et de consultant en gestion. Les conditions exigées restent similaires : une formation académique spécialisée, une expérience professionnelle minimale de cinq ans et un âge ne dépassant pas 40 ans.

Du côté des Émirats arabes unis, l’ATCT propose deux postes dans le secteur académique : professeur assistant en finance et professeur assistant en informatique. Pour ces fonctions, les candidats doivent être titulaires d’un doctorat ou d’un master professionnel, disposer d’une expérience d’au moins trois ans et ne pas dépasser l’âge de 55 ans.

L’ATCT invite les candidats intéressés à déposer leurs demandes via son site électronique avant l’échéance du 10 juillet 2026.

À travers ces offres, l’agence poursuit sa mission de promotion des compétences tunisiennes à l’international, en facilitant leur accès aux marchés de l’emploi étrangers et en renforçant la présence des cadres et experts tunisiens dans les secteurs à forte valeur ajoutée.

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Washington finance des projets en Tunisie jusqu’à 20 millions de dollars

L’ambassade des États-Unis en Tunisie a annoncé l’ouverture d’un appel à manifestation d’intérêt dans le cadre de l’annonce annuelle des programmes du Département d’État américain. Cette initiative vise à soutenir des projets destinés à renforcer les relations économiques entre la Tunisie et les États-Unis et à promouvoir une prospérité partagée entre les deux pays.

Selon un communiqué de l’ambassade, les projets recherchés devront contribuer au développement des échanges commerciaux, en mettant l’accent sur les principaux pôles économiques du pays, à savoir le Grand Tunis, Sfax, Sousse et Bizerte.

À ce stade, les candidats sont uniquement invités à soumettre une déclaration d’intérêt (« Statement of Interest ») de une à trois pages. La présentation d’une proposition de projet complète n’est pas requise dans cette première phase de sélection.

L’appel est ouvert à un large éventail d’organisations, notamment les associations à but non lucratif, les universités, les entreprises à but lucratif ainsi que les organisations internationales disposant d’une expérience de travail dans le contexte tunisien.

Les subventions accordées aux projets retenus pourront varier entre 250 000 dollars et 20 millions de dollars, pour une durée de mise en œuvre comprise entre 12 et 36 mois.

L’ambassade précise que les candidatures seront acceptées de manière continue jusqu’au 30 septembre 2026. Les porteurs de projets sont invités à déposer leur déclaration d’intérêt via la plateforme MyGrants et à adresser toute demande d’information à l’adresse électronique dédiée, en mentionnant le numéro de référence de l’appel à projets.

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Étudiants tunisiens à l’étranger : les transferts bondissent à 658 millions de dinars

Les transferts financiers destinés à couvrir les frais de scolarité et de stages académiques à l’étranger ont enregistré une forte progression en 2025. Selon le rapport annuel 2025 de la Banque centrale de Tunisie (BCT), ces dépenses ont atteint 658 millions de dinars, contre 507,3 millions de dinars en 2024, soit une hausse de près de 30 %.

Le rapport, remis au président de la République, Kaïs Saïed, par le gouverneur de la Banque centrale, Fethi Zouhair Nouri, lundi 6 juillet 2026, indique que cette augmentation, conjuguée à la hausse des dépenses liées au pèlerinage (Hajj et Omra), a contribué à porter les dépenses de voyages à caractère personnel à 2,993 milliards de dinars en 2025, contre 2,779 milliards de dinars un an auparavant.

Plus de 30 000 étudiants tunisiens poursuivent leurs études à l’étranger

La Tunisie compte aujourd’hui plus de 30 000 étudiants inscrits dans des établissements d’enseignement supérieur à l’étranger. La France demeure leur première destination, tandis que l’Allemagne s’impose comme le deuxième pays d’accueil, avec près de 7 000 étudiants tunisiens recensés en 2024.

Cette dynamique se reflète dans les comptes extérieurs. Le rapport de la BCT fait état d’un déficit du poste « services d’enseignement » de 494,7 millions de dinars en 2025, contre 327,1 millions de dinars en 2024, traduisant un creusement de l’écart entre les recettes et les dépenses liées aux études à l’étranger.

Des plafonds de transfert relevés

Afin d’adapter le dispositif aux besoins des étudiants, la Banque centrale a publié, le 5 septembre 2025, la circulaire n°10-2025, révisant les conditions et procédures des transferts destinés au financement des études et des stages académiques hors de Tunisie.

Cette réforme prévoit notamment le relèvement de l’allocation mensuelle de 3 000 à 4 000 dinars, ainsi que de l’allocation d’installation, portée de 4 000 à 6 000 dinars. Le bénéfice de ces transferts a également été étendu aux étudiants effectuant des stages académiques à l’étranger.

Lors de son entretien avec le gouverneur de la BCT, le président de la République a également pris connaissance des résultats de la participation de la Tunisie en tant qu’invitée d’honneur au congrès financier annuel de la Banque de Russie. Il a réaffirmé le rôle de la Banque centrale dans le soutien à l’économie nationale, tout en soulignant que les performances économiques et financières du pays doivent se traduire par une amélioration tangible des conditions de vie des citoyens dans toutes les régions.

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Nafâa Baccari : la Tunisie vise 80 % d’électricité verte d’ici 2050

La Tunisie accélère sa transition énergétique avec des objectifs ambitieux à l’horizon 2050. Selon le directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Nafâa Baccari, le pays ambitionne de porter la part des énergies renouvelables à 80 % de la production d’électricité d’ici 2050, après avoir atteint 35 % en 2030 puis 50 % en 2035. Cette trajectoire s’inscrit dans une stratégie visant également à réduire les émissions de carbone de 62 % à l’horizon 2035.

Le responsable de l’ANME a indiqué, que les actions menées par l’agence depuis sa création en 1985 ont permis d’économiser l’équivalent de 14 millions de tonnes de pétrole, générant un gain économique cumulé estimé à 14 milliards de dinars.

Une part des renouvelables encore limitée à 9 %

Actuellement, les énergies renouvelables représentent environ 9 % de la production nationale d’électricité. Pour accélérer leur développement, plusieurs projets sont en cours de réalisation dans les gouvernorats de Sidi Bouzid, Gafsa et Gabès.

Parallèlement, de nouveaux appels d’offres sont prévus pour des centrales solaires d’une capacité totale de 600 mégawatts, ainsi que pour des projets éoliens de 900 mégawatts. Ces investissements devraient permettre à la Tunisie d’atteindre une capacité installée de 4.800 mégawatts d’ici 2035.

Le bâtiment et le transport concentrent l’essentiel de la consommation énergétique

Selon Nafâa Baccari, le secteur du bâtiment demeure le premier consommateur d’énergie en Tunisie, avec 36 % de la consommation nationale, devant le transport, qui en représente 34 %.

Le transport constitue également la principale source d’émissions de gaz à effet de serre. C’est pourquoi la stratégie nationale accorde une place centrale à l’électrification des moyens de transport et à l’encouragement de l’usage des véhicules électriques.

Une production électrique toujours largement dépendante du gaz naturel

Le directeur général de l’ANME a rappelé que la production d’électricité repose encore à 97 à 98 % sur le gaz naturel. Ce qui rend indispensable la diversification du mix énergétique.

La stratégie nationale prévoit ainsi un recours accru à l’énergie solaire, à l’énergie éolienne, au biogaz ainsi qu’à l’énergie issue de la valorisation des déchets, afin de réduire la dépendance aux énergies fossiles et d’améliorer la sécurité énergétique du pays.

Des aides financières pour accélérer la transition

Sur le volet du financement, Nafâa Baccari a souligné que le Fonds de transition énergétique, ainsi renommé depuis 2017, accorde des subventions couvrant 20 à 50 % des investissements réalisés par les particuliers et les entreprises dans les projets d’efficacité énergétique et de production d’énergies renouvelables.

Le fonds prend également en charge jusqu’à 70 % du coût des études et des programmes de formation, tout en facilitant l’accès à des mécanismes de financement adaptés aux projets.

Une transition soutenue par les financements internationaux

La Tunisie bénéficie également de financements internationaux, notamment du Fonds vert pour le climat, afin d’accompagner les projets de décarbonation.

Selon le responsable de l’ANME, ce soutien revêt une importance stratégique dans un contexte où les exigences environnementales se renforcent sur les marchés internationaux. La réduction de l’empreinte carbone des produits tunisiens est ainsi devenue un enjeu majeur pour préserver la compétitivité des exportations.

La Tunisie parmi les pays les plus performants en efficacité énergétique

Nafâa Baccari a enfin indiqué que la Tunisie figure parmi les 20 premiers pays au monde sur 120 en matière d’efficacité énergétique.

Le pays s’est également classé 62e au niveau mondial dans l’Indice de transition énergétique en 2025 (sur 118 pays) puis en 2026 (sur 130 pays), tout en occupant la deuxième place en Afrique, confirmant les progrès réalisés dans la conduite de sa transition énergétique.

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La Tunisie veut ramener son déficit commercial à 9,9 % en 2030

La réduction du déficit commercial figure parmi les priorités majeures du Plan de développement stratégique 2026-2030 de la Tunisie. Celui-ci en fait un axe central des politiques économiques et financières du pays. Objectif : renforcer sa souveraineté économique, limiter les pressions sur la balance des paiements et améliorer les équilibres extérieurs.

Selon les orientations du nouveau modèle de développement, le déficit commercial devrait être ramené à 9,9 % du produit intérieur brut (PIB) à l’horizon 2030; contre 12,6 % prévus en 2025. Cette amélioration repose sur une double approche : accélérer la croissance des exportations et assurer une meilleure maîtrise des importations, à travers une gestion plus rationnelle des besoins de la Tunisie.

Les exportations au cœur de la stratégie de croissance

Le scénario de croissance retenu pour les cinq prochaines années table sur une progression des exportations de biens à un rythme annuel moyen de 4,5 % en valeur courante. Cette dynamique devrait être soutenue par la reprise de l’activité dans les principaux secteurs exportateurs et par une amélioration de la demande extérieure adressée à la Tunisie.

Le secteur des industries mécaniques et électriques devrait rester l’un des principaux moteurs de cette évolution. Les exportations du secteur devraient enregistrer une croissance annuelle de 4,5 %, portée par une meilleure intégration dans les chaînes de valeur mondiales et une orientation progressive vers des produits à plus forte valeur ajoutée et à contenu technologique élevé.

Cette évolution vise notamment à consolider la position de la Tunisie en tant que plateforme régionale de production de composants automobiles et aéronautiques.

Le textile et l’agroalimentaire appelés à renforcer leur compétitivité

Le Plan 2026-2030 mise également sur la relance du secteur du textile-habillement, avec une croissance annuelle des exportations estimée à 2,8 %. Cette progression devra être accompagnée par un programme global d’amélioration de la compétitivité du secteur, axé sur la qualité, l’innovation et la montée en gamme.

Dans le domaine agricole et agroalimentaire, les exportations devraient évoluer à un rythme annuel de 2 %. La stratégie prévoit une meilleure valorisation des produits tunisiens, notamment à travers le conditionnement et l’exportation de l’huile d’olive sous des marques tunisiennes, ainsi qu’une diversification vers des produits agricoles à forte demande internationale, notamment les produits biologiques.

Le phosphate, un levier de soutien aux recettes en devises

Le secteur des phosphates et dérivés devrait connaître une reprise significative durant la période du plan, avec une croissance des exportations estimée à 15,5 %.

Cette amélioration serait favorisée par le rétablissement progressif des niveaux de production, le développement des infrastructures de transport et de la logistique, ainsi que par l’élargissement des débouchés internationaux.

La relance des exportations de phosphate devrait contribuer à renforcer les recettes en devises et à soutenir l’équilibre des comptes extérieurs de la Tunisie.

À travers ces orientations, le Plan de développement 2026-2030 place donc l’amélioration de la balance commerciale au centre de la stratégie économique nationale, en misant sur une économie davantage tournée vers l’exportation, la création de valeur et la réduction de la dépendance extérieure.

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