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Tunisie – Le chèque agonise, le virement triomphe

L’économie tunisienne a amorcé en 2025 un virage structurel majeur dans ses modes de paiement, marqué par l’effondrement de l’usage du chèque au profit des virements et la lettre de change, indique la BCT dans son rapport annuel pour l’année 2025, publié le 7 juillet 2026.

Selon la BCT, l’activité des paiements de masse a affiché une dynamique contrastée en 2025. Tandis que le nombre de transactions a poursuivi sa croissance pour atteindre 232,5 millions d’opérations, soit une progression de 3,9% par rapport à 2024, le montant global traité a enregistré un repli de 8,4%, pour s’établir à 249,3 milliards de dinars.

Le déclin du chèque est le fait marquant de l’exercice, avec une baisse spectaculaire de 67,5 % en nombre et de 58,8 % en montant. Ce retrait est directement lié aux réformes réglementaires et à un changement de comportement des agents économiques qui se tournent désormais vers la lettre de change pour les paiements à terme. Cette dernière a enregistré une croissance exceptionnelle de 161 % en nombre et de 59,7 % en montant.

Lire aussi : Paiements en Tunisie : les lettres de change explosent, les chèques s’effondrent

Le virement s’impose comme une alternative de choix, captant désormais près de 60 % de la valeur des opérations de télécompensation. En 2025, les virements ont progressé de 11,1 % en volume (38,5 millions d’opérations) et de 42,3 % en valeur, atteignant 79,6 milliards de dinars. Les prélèvements automatiques suivent également cette tendance haussière avec une progression d’environ 22 % en nombre et en montant.

Le paiement mobile confirme son adoption à grande échelle. Le nombre de transactions a bondi de 80,5 % (8,4 millions d’opérations). Le montant global traité s’élève à 1 769 MDT, soit une hausse de 58,6 %.Le parc de « wallets » (portefeuilles électroniques) a atteint 469 000, en progression de 26,8 %.

La monétique classique (cartes bancaires) reste le vecteur principal des échanges en volume avec 164,9 millions d’opérations (+8,9 %) pour une valeur de 29,5 milliards de dinars (+12,3 %). Le paiement en ligne se distingue particulièrement avec une croissance de 31 %, totalisant 1 375 MDT.

Lire également : Le nombre de chèques traités a chuté de 66,5% fin juin 2025

Au cours de l’exercice 2025, la BCT a poursuivi ses efforts de mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement des Paiements Digitaux, visant à promouvoir l’inclusion financière, à assurer le bon dénouement des transactions économiques et à consolider la transparence. À cet effet, la BCT a œuvré au renforcement des infrastructures tout en favorisant l’adoption des solutions de paiements digitaux.

Elle a ainsi soutenu la transformation structurelle des pratiques de paiement, induite par les réformes réglementaires, notamment la refonte de la loi sur les chèques, tout en déployant des efforts pour accompagner les usagers dans l’assimilation des nouvelles dispositions et l’exploitation des opportunités offertes par la digitalisation.

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La Tunisie exporte plus vers l’UE, mais pèse toujours aussi peu

La part de marché des exportations tunisiennes sur l’Union européenne (UE) s’est maintenue à 0,53 % en 2025 pour la deuxième année consécutive, indique le rapport annuel de la BCT pour l’année 2025, publié mardi 7 juillet 2026.

Malgré un certain redressement des exportations tunisiennes libellées en euro vers cette zone, dont la progression (+2,8%) a légèrement dépassé celle des importations européennes (+2,4%), cette amélioration était insuffisante pour entraîner une hausse significative de la part de marché tunisienne sur l’UE.

L’analyse par groupe de produits révèle des évolutions divergentes qui impactent la position commerciale de la Tunisie. Ainsi, le groupe « Machines et matériels de transport » a vu sa part de marché se consolider de 4 points de base pour atteindre 0,70 %. Cette performance reflète la bonne tenue des industries mécaniques et électriques (IME) dont les ventes vers l’UE ont bondi de 12,6 %, selon les données de la BCT.

La part des exportations des « Produits chimiques et produits connexes » a, quant à elle, augmenté, en 2025, d’un point de base, passant à 0,12%. Cette progression s’explique par l’accroissement des ventes tunisiennes en euros vers l’UE de ces produits (+15,4% contre +0,3% enregistré une année auparavant) à un rythme dépassant celui des importations européennes (+7 %, après -1 %). Néanmoins, cette dynamique positive n’était pas suffisante pour impulser un redressement significatif de la position relative de ce secteur, malgré la reprise des exportations globales de la branche mines, phosphates et dérivés en 2025 et la poursuite de la consolidation des ventes des ouvrages en plastique.

Contraction de la part des produits de base…

À l’inverse, la part des « Produits de base » a connu une forte contraction, tombant à 0,78 % contre 1,15 % en 2024. Ce recul est principalement imputable à la chute de 16,2 % de la valeur des exportations d’huile d’olive, consécutive à l’effondrement de 47,7 % de son prix moyen à l’exportation.

Il en est de même pour les « Combustibles minéraux, lubrifiants et produits annexes », dont la part de marché s’est contractée de 2 points de base en 2025, pour s’établir à 0,11%. Ce repli traduit une diminution des exportations nationales de ces produits à destination de l’UE, à une cadence plus prononcée que celle des importations européennes, dans un contexte marqué à la fois par le recul de la production nationale d’hydrocarbures et par la baisse des prix internationaux du baril de Brent.

… mais accroissement en euros des produits alimentaires

Pour ce qui est des « Produits alimentaires, boissons et tabac », les exportations tunisiennes en euros vers l’UE se sont accrues, en 2025, à un rythme moins soutenu que celui des importations européennes entraînant un léger repli de la part de marché de la Tunisie revenue de 0,29% à 0,28%, d’une année à l’autre. S’agissant des « Autres articles manufacturés », leur part s’est maintenue à 0,90% en 2025 après une détérioration de 7 points de base enregistrée en 2024.

Sur l’échiquier européen, la Tunisie fait face à une concurrence accrue. La Chine a renforcé sa domination avec une part de marché de 22,25 %, suivie par la Turquie qui progresse à 4,11 %. Si le Bangladesh a également progressé (0,84 %), d’autres concurrents régionaux comme le Maroc (1,01 %) et l’Égypte (0,49 %) ont enregistré des replis de leurs parts de marché en 2025

Évolution des taux de change et compétitivité-prix

Le comportement du dinar tunisien a été marqué par une forte dualité en 2025. Par rapport à la fin de l’année 2024, la monnaie nationale s’est appréciée de 9,8 % vis-à-vis du dollar américain, mais s’est dépréciée de 1,6 % par rapport à l’euro. En moyenne annuelle, le dinar est resté quasi stable face à la monnaie unique.

Toutefois, l’indicateur clé de la compétitivité-prix, le taux de change effectif réel, s’est apprécié de 3,3 % à fin 2025. Cette évolution s’explique par une légère hausse du taux de change nominal (+0,9 %) conjuguée à un élargissement du différentiel d’inflation avec les principaux pays partenaires (+2,5 %).

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La BCT met l’énergie au cœur de la souveraineté

La Banque centrale de Tunisie (BCT) préconise de faire de la transition énergétique un levier majeur pour renforcer la sécurité énergétique du pays et réduire sa vulnérabilité aux chocs extérieurs, le déficit énergétique pesant lourdement sur la balance commerciale. Celui-ci (déficit énergétique) représente plus de la moitié du déficit commercial global en 2025 du pays.

Dans son rapport annuel 2025, qui vient d’être rendu public, la banque des banques indique que les flux des investissements directs étrangers (IDE), dans le secteur des énergies renouvelables, ont enregistré une croissance de 35,5%. Cette dynamique de croissance a été particulièrement portée par les projets de production d’électricité à partir de l’énergie solaire.

La progression dans les énergies renouvelables contraste avec l’évolution globale du secteur de l’énergie (incluant les hydrocarbures), qui a connu une quasi-stagnation, voire une légère baisse de ses flux d’IDE (-0,8 %) en raison du ralentissement des activités d’exploration et de développement.

La BCT présente ainsi le développement des énergies renouvelables comme un levier crucial pour non seulement renforcer la sécurité énergétique de la Tunisie, mais aussi pour faire face à une vulnérabilité extérieure.

L’accélération de la transition énergétique et la diversification du mix énergétique visent, à cet effet, non seulement des objectifs environnementaux, mais servent aussi à réduire l’exposition de l’économie nationale aux chocs extérieurs et à alléger la pression sur les équilibres financiers.

Cette croissance de l’investissement dans les énergies vertes s’inscrit dans un regain de confiance général des investisseurs étrangers pour le site Tunisie, avec des IDE globaux (tous secteurs confondus) en hausse de 30,1 % sur l’année.

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Disparition d’Abdelhak Khemiri, le ministère de la Défense lui rend hommage

Le ministère de la Défense nationale est en deuil après le décès d’Abdelhak Khemiri, chef de cabinet du département, survenu dans la matinée du mardi 7 juillet 2026. Magistrat de formation et conseiller à la Cour des comptes, il occupait cette fonction depuis octobre 2018. Le département a fait part, dans un communiqué, de ce décès.
Magistrat, conseiller à la Cour des comptes, le défunt avait été détaché auprès du ministère de la Défense nationale en octobre 2018. Il exerçait depuis lors les fonctions de chef de cabinet, contribuant au fonctionnement et à la coordination des activités du département.
Dans son communiqué, le ministère a rendu hommage à un responsable qu’il a décrit comme « un homme de devoir », saluant « son engagement, son sérieux et sa constance dans l’accomplissement de ses missions. Tout au long de son passage au sein du ministère, Abdelhak Khemiri s’est distingué par son travail rigoureux, son sens des responsabilités et son attachement aux valeurs de dévouement, d’intégrité et de professionnalisme ».
La famille de la Défense nationale, composée de militaires et de civils, a adressé ses sincères condoléances à la famille du défunt, exprimant ses prières pour que le Tout-Puissant l’entoure de Son infinie miséricorde, l’accueille dans Son vaste paradis et accorde à ses proches patience et réconfort.
La disparition d’Abdelhak Khemiri constitue une perte pour le ministère de la Défense nationale, qui salue la mémoire d’un haut responsable ayant consacré plusieurs années au service de l’institution.
Pour notre part, tous les journalistes de L’Economiste maghrébin présentent leurs condoléances les plus attristées à leur collègue Nadia Dejoui pour la disparition d’Abdelhak Khemiri, son cousin.
Qu’il repose en paix !

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La BCT confirme le rebond de l’économie, mais l’énergie freine la dynamique

L’économie tunisienne a confirmé son redressement en 2025, avec une croissance de 2,5 %, contre 1,6 % en 2024, tandis que l’inflation a poursuivi son recul pour s’établir à 5,3 % en moyenne annuelle (4,9 % en glissement annuel). Dans son rapport annuel, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhair Nouri, estime que cette amélioration a permis à l’institut d’émission d’amorcer un assouplissement de sa politique monétaire en abaissant son taux directeur à 7 %, après deux réductions de 50 points de base en mars et en décembre.

Cette amélioration s’est accompagnée d’une baisse du taux de chômage à 15,2 %, soutenue par les bonnes performances de l’agriculture, du tourisme et des services marchands. Les équilibres macroéconomiques se sont également consolidés. Le déficit budgétaire a été ramené à 5,2 % du PIB, contre 6,3 % un an auparavant, tandis que la dette publique a reculé à 82,1 % du PIB. La dette extérieure est tombée à 39,5 % du PIB et les réserves en devises ont atteint 25,1 milliards de dinars, représentant 106 jours d’importation. Les investissements directs étrangers ont, de leur côté, progressé de près de 30 %, dépassant 3,5 milliards de dinars.

Le gouverneur relève toutefois que le déficit courant s’est creusé à 2,3 % du PIB sous l’effet de l’aggravation du déficit commercial, principalement liée à la facture énergétique, qui représente plus de la moitié du déficit des échanges. Les recettes touristiques et les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger ont néanmoins permis d’en limiter l’impact.

Selon la BCT, la dépendance énergétique demeure la principale vulnérabilité de l’économie tunisienne. Le recul de la production nationale d’hydrocarbures renforce les importations et souligne l’urgence d’accélérer la transition vers les énergies renouvelables.

Sur le plan institutionnel, la Banque centrale a poursuivi la modernisation de ses infrastructures à travers la digitalisation de ses processus, le renforcement des systèmes de paiement et le recours à l’intelligence artificielle pour améliorer l’analyse des risques.

Pour 2026, Fethi Zouhaier Nouri estime que la Tunisie devra consolider les acquis de 2025 malgré un environnement international toujours marqué par les tensions géopolitiques et les incertitudes sur les prix de l’énergie, afin de transformer cette reprise en une croissance durable, créatrice d’investissement et d’emplois.

D’après le mot d’introduction du gouverneur de la BCT.

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Tunisie : Crise de trésorerie au patronat

Selon une lettre parvenue aux médias, les employés de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) traversent une crise financière liée au non-versement, par la présidence du gouvernement, des fonds prévus par la loi de finances. Ce blocage affecterait directement leur capacité à percevoir leur rémunération et à honorer leurs engagements financiers.

Selon la même source, l’UTICA est financée depuis 1975 par une contribution obligatoire de 0,5 %, versée par les chefs d’entreprise détenteurs de patente dans le secteur privé. Cette contribution transite par la Caisse nationale de sécurité sociale avant d’être reversée au Trésor public.

Depuis le début de l’année 2024, l’organisation patronale connaîtrait un déficit budgétaire croissant. Ce déficit se serait aggravé au cours du second semestre de la même année et se poursuivrait à ce jour. La présidence du gouvernement refuserait de verser ces fonds à l’UTICA, alors que leur inscription est votée chaque année dans la loi de finances et approuvée par le ministère des Finances, la Cour des comptes et l’Assemblée des représentants du peuple.

Ce retard de versement aurait provoqué un déséquilibre financier au sein de l’organisation, avec des répercussions directes sur les employés. Toujours selon cette lettre, cette situation n’affecterait pas les membres élus de l’organisation.

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Marine Le Pen condamnée mais éligible pour 2027

La cour d’appel de Paris a confirmé, mardi 7 juillet, les principales condamnations prononcées en première instance dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national (devenu Rassemblement national), tout en allégeant plusieurs peines, rapportent les médias français.

Marine Le Pen a été condamnée à trois ans de prison, dont deux avec sursis et un an aménageable sous bracelet électronique, ainsi qu’à 100 000 euros d’amende. Sa peine d’inéligibilité a été ramenée à 45 mois, dont 30 avec sursis, contre cinq ans avec exécution provisoire en première instance. Cette décision lui laisse la possibilité de se présenter à l’élection présidentielle de 2027.

Le Rassemblement national a également été condamné à une amende de 2 millions d’euros, dont la moitié avec sursis. L’ensemble des prévenus devra en outre indemniser le Parlement européen, explique la presse française.

Parmi les autres responsables du parti, Bruno Gollnisch a écopé de trois ans de prison avec sursis, 25 000 euros d’amende et un an d’inéligibilité. Louis Aliot, maire de Perpignan, a été condamné à un an de prison avec sursis, 5 000 euros d’amende et deux ans d’inéligibilité avec sursis, ce qui lui permet de conserver son mandat. Nicolas Bay a également été condamné à un an de prison avec sursis, 5 000 euros d’amende et deux ans d’inéligibilité avec sursis. Fernand Le Rachinel voit sa peine de deux ans de prison avec sursis confirmée, tandis que son inéligibilité est réduite à un an.

Plusieurs anciens assistants parlementaires ont aussi été condamnés. Catherine Griset, ex-collaboratrice de Marine Le Pen, écope de douze mois de prison avec sursis et de deux ans d’inéligibilité avec sursis. Julien Odoul, Timothée Houssin et Guillaume L’Huillier ont également été condamnés à des peines de prison avec sursis assorties de sanctions d’inéligibilité.

Enfin, Wallerand de Saint-Just, ancien trésorier du FN, a été condamné à trois ans de prison avec sursis, 50 000 euros d’amende et un an d’inéligibilité. Nicolas Crochet, ancien expert-comptable proche de Marine Le Pen, écope de trois ans de prison avec sursis et de 70 000 euros d’amende.

Cette décision confirme la culpabilité des principaux responsables du RN dans cette affaire de détournement de fonds européens, tout en réduisant sensiblement plusieurs sanctions prononcées en première instance.

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WIFAK BANK inaugure sa 59ᵉ agence à Intilaka

Conformément à son orientation stratégique, WIFAK BANK poursuit son engagement en tant qu’acteur de référence du développement économique durable, à travers des solutions de finance islamique performantes, responsables et orientées client.

S’inscrivant dans une stratégie d’extension maîtrisée de son réseau, visant à renforcer sa couverture territoriale et à consolider sa proximité à l’échelle nationale, WIFAK BANK a inauguré sa 59ᵉ agence « l’Agence WIFAK BANK Intilaka », située à 02, Route de Bizerte Km 3, Avenue Mongi Slim, Cité Ibn Sina, Nogra, Bardo, à compter du mardi 07 juillet 2026.

Cette nouvelle implantation vient renforcer la présence de la Banque dans le gouvernorat de Tunis et constitue une étape structurante dans le déploiement de son réseau. Elle permettra d’adresser de manière optimale les besoins d’une clientèle diversifiée — particuliers, TPE, professionnels et entreprises — à travers une offre complète de produits et services conformes aux principes de la finance islamique : comptes et cartes bancaires, solutions digitales sécurisées, financements, épargne, placements, transferts de fonds, opérations internationales et autres services à valeur ajoutée.

L’inclusion financière au cœur de l’innovation

Dans le cadre de sa politique RSE et de son engagement en faveur de l’accessibilité à tous, l’Agence WIFAK BANK Intilaka se distingue par l’intégration d’un guichet automatique bancaire de nouvelle génération spécialement adapté aux personnes non-voyantes accessible 24h/24 et 7j/7.

Cette solution innovante garantit une utilisation autonome et sécurisée, conformément aux standards d’accessibilité, et traduit la volonté de WIFAK BANK de promouvoir une banque responsable, inclusive et durable.

L’excellence de l’expérience client au cœur des priorités stratégiques de WIFAK BANK

À travers cette nouvelle agence, WIFAK BANK réaffirme son orientation stratégique vers une expérience client fluide, personnalisée et cohérente, fondée sur la qualité de l’accueil, le conseil et l’accompagnement, considérés comme des leviers majeurs de performance et de création de valeur durable

À l’occasion de cette ouverture, les 50 premiers clients bénéficieront d’une gratuité annuelle des frais de tenue de compte.

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Saviez-vous que la betterave…!

Selon une étude britannique, mâcher un chewing-gum sucré après avoir bu du jus de betterave ferait légèrement chuter la tension artérielle. La raison ? Une histoire de salive et de bactéries buccales, longtemps ignorée par la science, comme le rapporte le site doctissimo.fr.

La betterave (comme du reste les épinards ou le kale) regorgerait de nitrates. « Une fois en bouche, des bactéries les transforment en nitrites, puis en oxyde nitrique dans le corps (une molécule qui détend les vaisseaux sanguins) ». Et c’est ainsi que des chercheurs du King’s College London auraient eu l’idée de creuser cette étape méconnue.

Leur expérience : « 14 volontaires ont bu du jus de betterave, puis mâché soit un chewing-gum sucré, soit un sans sucre. Verdict, le sucre a rendu la salive plus acide, boostant la production de nitrites de 45 % et leur passage dans le sang de 25 %. Résultat concret : une baisse de tension d’environ 3/2 mmHg… mais qui s’évapore en quelques heures », explique notre source.

Attention toutefois : pas question de troquer son traitement contre un paquet de Hubba Bubba, avertissent les chercheurs auteurs de l’étude, qui restent pour l’heure « prudents ». D’ailleurs, ils ne manquent de rappeler «… les dégâts du sucre sur les dents et cherchent plutôt une astuce équivalente sans ses inconvénients ».

On aura donc compris qu’il s’agit là d’une piste certes amusante, mais encore très loin du remède miracle qu’on pourrait espérer.

Ceci étant, la leçon à tirer de cette histoire insolite est que, malgré tout, on n’arrête pas la science !

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Nafâa Baccari : la Tunisie vise 80 % d’électricité verte d’ici 2050

La Tunisie accélère sa transition énergétique avec des objectifs ambitieux à l’horizon 2050. Selon le directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Nafâa Baccari, le pays ambitionne de porter la part des énergies renouvelables à 80 % de la production d’électricité d’ici 2050, après avoir atteint 35 % en 2030 puis 50 % en 2035. Cette trajectoire s’inscrit dans une stratégie visant également à réduire les émissions de carbone de 62 % à l’horizon 2035.

Le responsable de l’ANME a indiqué, que les actions menées par l’agence depuis sa création en 1985 ont permis d’économiser l’équivalent de 14 millions de tonnes de pétrole, générant un gain économique cumulé estimé à 14 milliards de dinars.

Une part des renouvelables encore limitée à 9 %

Actuellement, les énergies renouvelables représentent environ 9 % de la production nationale d’électricité. Pour accélérer leur développement, plusieurs projets sont en cours de réalisation dans les gouvernorats de Sidi Bouzid, Gafsa et Gabès.

Parallèlement, de nouveaux appels d’offres sont prévus pour des centrales solaires d’une capacité totale de 600 mégawatts, ainsi que pour des projets éoliens de 900 mégawatts. Ces investissements devraient permettre à la Tunisie d’atteindre une capacité installée de 4.800 mégawatts d’ici 2035.

Le bâtiment et le transport concentrent l’essentiel de la consommation énergétique

Selon Nafâa Baccari, le secteur du bâtiment demeure le premier consommateur d’énergie en Tunisie, avec 36 % de la consommation nationale, devant le transport, qui en représente 34 %.

Le transport constitue également la principale source d’émissions de gaz à effet de serre. C’est pourquoi la stratégie nationale accorde une place centrale à l’électrification des moyens de transport et à l’encouragement de l’usage des véhicules électriques.

Une production électrique toujours largement dépendante du gaz naturel

Le directeur général de l’ANME a rappelé que la production d’électricité repose encore à 97 à 98 % sur le gaz naturel. Ce qui rend indispensable la diversification du mix énergétique.

La stratégie nationale prévoit ainsi un recours accru à l’énergie solaire, à l’énergie éolienne, au biogaz ainsi qu’à l’énergie issue de la valorisation des déchets, afin de réduire la dépendance aux énergies fossiles et d’améliorer la sécurité énergétique du pays.

Des aides financières pour accélérer la transition

Sur le volet du financement, Nafâa Baccari a souligné que le Fonds de transition énergétique, ainsi renommé depuis 2017, accorde des subventions couvrant 20 à 50 % des investissements réalisés par les particuliers et les entreprises dans les projets d’efficacité énergétique et de production d’énergies renouvelables.

Le fonds prend également en charge jusqu’à 70 % du coût des études et des programmes de formation, tout en facilitant l’accès à des mécanismes de financement adaptés aux projets.

Une transition soutenue par les financements internationaux

La Tunisie bénéficie également de financements internationaux, notamment du Fonds vert pour le climat, afin d’accompagner les projets de décarbonation.

Selon le responsable de l’ANME, ce soutien revêt une importance stratégique dans un contexte où les exigences environnementales se renforcent sur les marchés internationaux. La réduction de l’empreinte carbone des produits tunisiens est ainsi devenue un enjeu majeur pour préserver la compétitivité des exportations.

La Tunisie parmi les pays les plus performants en efficacité énergétique

Nafâa Baccari a enfin indiqué que la Tunisie figure parmi les 20 premiers pays au monde sur 120 en matière d’efficacité énergétique.

Le pays s’est également classé 62e au niveau mondial dans l’Indice de transition énergétique en 2025 (sur 118 pays) puis en 2026 (sur 130 pays), tout en occupant la deuxième place en Afrique, confirmant les progrès réalisés dans la conduite de sa transition énergétique.

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Gaz naturel : l’Europe sous pression avant l’hiver

Les marchés européens du gaz naturel restent sous pression à quelques mois de la prochaine saison hivernale. Malgré une normalisation progressive des flux internationaux, les niveaux de stockage demeurent inférieurs aux moyennes observées ces dernières années, entretenant les inquiétudes des opérateurs.

Les analystes estiment que les réserves européennes pourraient entrer dans l’hiver à leur niveau le plus faible depuis plus d’une décennie si le rythme actuel des injections ne s’accélère pas.

Cette situation résulte d’une combinaison de facteurs : une forte consommation durant le dernier hiver, les perturbations des exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) au Moyen-Orient, la réduction durable des importations russes et une compétition plus intense avec les acheteurs asiatiques pour les cargaisons disponibles.

Une volatilité appelée à durer

Les contrats à terme sur le hub néerlandais TTF demeurent sensibles au moindre risque géopolitique. Les marchés surveillent notamment l’évolution de la production qatarie, les exportations américaines de GNL ainsi que les capacités de stockage européennes.

Selon plusieurs institutions spécialisées, atteindre les objectifs européens de remplissage des stocks reste envisageable mais nécessitera des importations soutenues tout au long de l’été, avec un coût sensiblement supérieur à celui observé les années précédentes.

Pour les industriels européens, cette volatilité représente un facteur supplémentaire d’incertitude, susceptible de peser sur les coûts de production, la compétitivité des entreprises et l’évolution de l’inflation énergétique durant les prochains mois.

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La Tunisie progresse de 4 places au Smart City Index

L’IMD Smart City Index montre une présence africaine croissante, passant de six villes en 2019 à neuf en 2026 (Tunis, Rabat, Le Caire, Le Cap, Alger, Abuja, Lagos, Nairobi, Accra). Malgré cette progression, aucune ville africaine n’a intégré le top 100 sur les sept éditions. Les villes obtiennent globalement de meilleurs scores technologiques que pour les structures (gouvernance, institutions, services publics). Or, ce sont ces structures qui prédisent la performance d’une  « ville intelligente ».

Les villes les plus performantes (notamment Rabat et Abuja) misent sur la gouvernance : numérisation des services, participation citoyenne et alignement politique. D’autres, comme Le Caire, Lagos ou Nairobi, stagnent pour des raisons structurelles malgré des investissements technologiques. Des initiatives concrètes existent (Kigali, Mékhé), mais la plupart des projets restent en phase de déploiement, révélant un écart entre ambitions et traduction institutionnelle. 

Dans le Smart City Index 2025 de l’IMD, Tunis se classe 142ᵉ sur 146 villes, contre 146ᵉ en 2024, enregistrant ainsi une légère progression. La capitale obtient une notation globale D, reflétant des défis persistants en matière de mobilité, de gouvernance, d’environnement et d’infrastructures numériques.

L’étude met en évidence que les principales préoccupations des habitants restent le coût de la vie, le chômage, le logement, la sécurité et la qualité des services publics. En parallèle, les citoyens expriment une attente croissante envers les solutions numériques susceptibles d’améliorer les transports, les démarches administratives, la santé et la gestion urbaine.

Malgré ce classement, la Tunisie dispose d’atouts importants : une population jeune et connectée, un écosystème numérique en développement, une position géographique privilégiée et un potentiel significatif pour accélérer sa transformation en ville intelligente grâce à des investissements ciblés dans les infrastructures, l’innovation et la gouvernance numérique.

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La Tunisie veut ramener son déficit commercial à 9,9 % en 2030

La réduction du déficit commercial figure parmi les priorités majeures du Plan de développement stratégique 2026-2030 de la Tunisie. Celui-ci en fait un axe central des politiques économiques et financières du pays. Objectif : renforcer sa souveraineté économique, limiter les pressions sur la balance des paiements et améliorer les équilibres extérieurs.

Selon les orientations du nouveau modèle de développement, le déficit commercial devrait être ramené à 9,9 % du produit intérieur brut (PIB) à l’horizon 2030; contre 12,6 % prévus en 2025. Cette amélioration repose sur une double approche : accélérer la croissance des exportations et assurer une meilleure maîtrise des importations, à travers une gestion plus rationnelle des besoins de la Tunisie.

Les exportations au cœur de la stratégie de croissance

Le scénario de croissance retenu pour les cinq prochaines années table sur une progression des exportations de biens à un rythme annuel moyen de 4,5 % en valeur courante. Cette dynamique devrait être soutenue par la reprise de l’activité dans les principaux secteurs exportateurs et par une amélioration de la demande extérieure adressée à la Tunisie.

Le secteur des industries mécaniques et électriques devrait rester l’un des principaux moteurs de cette évolution. Les exportations du secteur devraient enregistrer une croissance annuelle de 4,5 %, portée par une meilleure intégration dans les chaînes de valeur mondiales et une orientation progressive vers des produits à plus forte valeur ajoutée et à contenu technologique élevé.

Cette évolution vise notamment à consolider la position de la Tunisie en tant que plateforme régionale de production de composants automobiles et aéronautiques.

Le textile et l’agroalimentaire appelés à renforcer leur compétitivité

Le Plan 2026-2030 mise également sur la relance du secteur du textile-habillement, avec une croissance annuelle des exportations estimée à 2,8 %. Cette progression devra être accompagnée par un programme global d’amélioration de la compétitivité du secteur, axé sur la qualité, l’innovation et la montée en gamme.

Dans le domaine agricole et agroalimentaire, les exportations devraient évoluer à un rythme annuel de 2 %. La stratégie prévoit une meilleure valorisation des produits tunisiens, notamment à travers le conditionnement et l’exportation de l’huile d’olive sous des marques tunisiennes, ainsi qu’une diversification vers des produits agricoles à forte demande internationale, notamment les produits biologiques.

Le phosphate, un levier de soutien aux recettes en devises

Le secteur des phosphates et dérivés devrait connaître une reprise significative durant la période du plan, avec une croissance des exportations estimée à 15,5 %.

Cette amélioration serait favorisée par le rétablissement progressif des niveaux de production, le développement des infrastructures de transport et de la logistique, ainsi que par l’élargissement des débouchés internationaux.

La relance des exportations de phosphate devrait contribuer à renforcer les recettes en devises et à soutenir l’équilibre des comptes extérieurs de la Tunisie.

À travers ces orientations, le Plan de développement 2026-2030 place donc l’amélioration de la balance commerciale au centre de la stratégie économique nationale, en misant sur une économie davantage tournée vers l’exportation, la création de valeur et la réduction de la dépendance extérieure.

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