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Régression de 18 % du volume global du refinancement à près de 11 milliards de dinars (BCT)

Le volume global du refinancement a régressé de 18 %, pour se situer au niveau de 10,9 milliards de dinars, à la date du 4 juin courant, contre 13,3 milliards de dinars, selon des données, publiées, vendredi, par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

En revanche, le total des transactions interbancaires ont enregistré une hausse de 31,7 %, pour avoisiner les 4 milliards de dinars.

L’Institut d’Emission fait état, en outre, de l’accroissement de recettes touristiques et des revenus du travail respectivement de 3,9 %, à 2,6 milliards de dinars, et de 4,5 %, à 3,6 milliards de dinars, et ce à la date de 31 mai 2026. Pour ce qui est des services de la dette extérieure, ils ont atteint 3,1 milliards de dinars.

S’agissant des avoirs nets en devises, ils se sont stabilisés au niveau de 25,4 milliards de dinars, ce qui représente 103 jours d’importation, contre près 23 milliards de dinars, l’équivalent de 100 jours d’importation, une année auparavant.

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Tunisie – Inflation stable à 5,5 % en mai 2026

Selon l’Institut national de la statistique (INS), le taux d’inflation s’est stabilisé à 5,5 % en mai 2026. Derrière cette apparente stabilité, la viande ovine flambe (+21,8 %) et les produits libres s’envolent (+6,7 %), révélant des tensions persistantes sur le pouvoir d’achat.

L’inflation s’est maintenue à 5,5 % en mai 2026, un chiffre stable par rapport au mois précédent, selon l’INS. Mais cette stabilité globale cache des disparités marquées. Sur un an, le prix de la viande ovine a bondi de +21,8 %, celui de la volaille de +15,6 % et la viande bovine de +14,1 %. À l’opposé, les huiles alimentaires ont reculé de -6,1 %.

Surtout, l’écart se creuse entre produits encadrés et produits libres (non régulés) : ces derniers ont augmenté de +6,7 % sur un an, contre seulement +1,2 % pour les produits à prix administrés. Un signal préoccupant pour les ménages modestes, plus exposés aux fluctuations du marché libre.

Hors alimentation, les services d’hébergement se distinguent par une hausse spectaculaire de +15,9 % sur un an, tandis que l’habillement progresse de +9,1 %.

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Cafés premium en Tunisie : quand l’économie urbaine se réinvente autour d’un expresso

Entre mutation des habitudes de consommation, influence des réseaux sociaux et émergence de « tiers-lieux » hybrides, les coffee shops haut de gamme redessinent le visage économique et social des centres-villes tunisiens. Derrière l’esthétique soignée et la carte spécialisée se profile un modèle économique exigeant, porté par des pionniers comme Barista’s et des entrepreneurs-créateurs tels qu’Amine Ben Othmane.

Décryptage d’un phénomène discret mais structurel.

C’est en 2011 que Barista’s ouvre la voie. Premier concept moderne de coffee shop en Tunisie, l’enseigne importe des codes alors rares : café de spécialité, design minimaliste, restauration légère et connexion Wi-Fi. Pendant près de sept ans, elle évolue comme un acteur indépendant, jusqu’à son intégration en 2018 au sein de General Food & Beverage (GFB), filiale d’Amen Group. Ce passage à l’échelle lui offre des moyens financiers conséquents et une capacité d’expansion rapide. Aujourd’hui, selon nos informations, Barista’s compterait de nombreux points de vente dans les zones les plus prisées du Grand Tunis et de Sousse, avec une logique de franchise qui vise la standardisation du modèle.

Ce mouvement n’est pas isolé. En 2016, Amine Ben Othmane, diplômé de Vatel, lance à son tour B Café, d’abord pensé comme un espace culturel et artistique autour de la gaufre liégeoise et du brunch. Très vite, la clientèle élargit ses horizons : étudiants, freelances, familles, journalistes, visiteurs étrangers se croisent dans un lieu conçu pour durer, bien au-delà de la simple pause-café.

Il faut souligner au passage que l’idée d’écrire cet article nous est venue à la suite de quelques passages dans certains de ces cafés d’un genre nouveau. Alors, même si nous avons éprouvé toutes les difficultés à recueillir les témoignages des dirigeants (dont celui de Barista’s), sachez qu’il s’agit là d’un travail de terrain. Du vécu parfois.

Un modèle économique fondé sur la valeur perçue… et ses fragilités

De prime abord, ce qui frappe à l’œil nu concernant ces nouveaux établissements, c’est qu’ils cassent les codes du café traditionnel. L’investissement dans des machines professionnelles, des grains importés, la formation des établissements et surtout la scénographie des espaces justifie un positionnement tarifaire plus élevé. Mais ce modèle repose sur une équation délicate : rentabilité par le flux, fidélisation d’une clientèle régulière et maximisation du temps de présence.

Comme l’analyse Amine Ben Othmane, la réussite ne tient pas uniquement à l’esthétique. « La maîtrise des coûts, la gestion des stocks, la formation du personnel et l’organisation sont tout aussi décisives », explique ce consultant à travers sa structure TATC (Touche-À-Tout Conseil). À ses yeux, « le coffee shop premium se distingue par une cohérence globale : nom, design, service, ambiance, offre culinaire ». C’est cette hybridité – entre café, restaurant, bureau, salon – qui crée la valeur ajoutée.

Cela dit, le modèle reste fragile, tient-il à le faire remarquer. Les coûts d’importation des matières premières, la dépendance aux fluctuations du dinar, les loyers élevés dans les zones attractives et la pression marketing digitale grèvent les marges. Barista’s lui-même essuierait, selon certains dires, des critiques sur l’inégalité de qualité entre ses différents points de vente – un classique des chaînes en expansion rapide.

Instagram comme levier stratégique de rentabilité

Sans surprise, les réseaux sociaux sont devenus un actif stratégique central. Un lieu « photogénique » peut faire sa réputation en quelques semaines via TikTok et Instagram. « La visibilité, la mise en scène des produits et l’adaptation continue du contenu sont aujourd’hui indispensables pour maintenir l’attractivité », confie Amine Ben Othmane. Comprendre par là que l’économie de l’image transforme en profondeur le métier : l’esthétique n’est plus un supplément d’âme, mais un levier de rentabilité direct, explique le jeune patron.

Cette logique a d’ailleurs poussé B Café à fusionner en 2021 avec son restaurant voisin B Food, après la crise du Covid-19, pour créer un concept hybride café-restaurant capable de résister aux chocs extérieurs, souligne Ben Othmane. « L’enseigne a ainsi transformé une contrainte (fermeture d’un établissement) en opportunité stratégique, preuve que l’agilité est une qualité cardinale dans ce secteur ».

Entre recomposition urbaine et segmentation sociale

Dans les grandes artères de Tunis ou des Berges du Lac, coffee shops premium et cafés traditionnels cohabitent désormais, mais ne répondent pas aux mêmes logiques. Les premiers attirent une clientèle en quête d’expérience, de modernité et de connectivité ; les seconds restent ancrés dans des usages plus sociaux et fonctionnels. « Cette segmentation progressive des espaces urbains reflète aussi l’émergence de nouvelles formes de sociabilité, où le café devient un “troisième lieu“ – entre le domicile et le bureau – propice au travail informel, aux rendez-vous professionnels ou aux pauses numériques », nous explique un enseignant au campus universitaire de La Manouba.

Le jeune investisseur assure également que la proximité entre propriétaires et clients joue un rôle clé. Contrairement aux chaînes impersonnelles, explique-t-il en substance, les (nouveaux) fondateurs sont souvent présents en salle ou en cuisine, favorisant l’échange direct et la fidélisation. Une manière aussi de s’adapter rapidement aux retours clients, dans un marché où les habitudes évoluent très vite.

Nous avons remarqué cette attitude dans certains de ces établissements – comprendre que tous n’ont pas cette façon d’agir.

Un secteur prometteur mais à maturité fragile

Maintenant, l’analyse montre que le potentiel de ce segment reste significatif, porté par l’émergence d’une classe moyenne urbaine plus exigeante, la transformation des modes de travail (freelance, télétravail) et l’essor des pratiques digitales. Toutefois, l’avenir des coffee shops premium en Tunisie dépendra de leur capacité à surmonter plusieurs défis structurels : évolution du pouvoir d’achat (qui fait hélas défaut aujourd’hui), dépendance aux importations (ne pas oublier les conséquences de la guerre au Moyen-Orient), risque de saturation dans les zones hyper-touristiques.

Soulignons également que Barista’s, avec son ambition de franchise, et B Café, avec son modèle hybride et culturel, incarnent deux stratégies opposées mais complémentaires. « Leur évolution commune raconte celle de tout un secteur : passage d’une niche tendance à un marché structuré, montée en puissance des professionnels et consolidation progressive d’une économie de services où l’expérience prime sur le produit ».

Finalement, vous l’aurez compris, ces coffee shops ne sont pas de simples lieux de consommation. Ils sont les révélateurs discrets mais puissants d’une Tunisie urbaine en pleine mutation, connectée, exigeante et prête à payer pour une manière différente d’habiter la ville.

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Tunisie : 127 stations d’épuration, 152 plages nettoyées

À l’occasion de la Journée nationale et internationale de l’environnement, célébrée ce vendredi 5 juin 2026 par le ministère de l’Environnement sous le thème « Green Waves : Small Actions, Big Impacts », le ministre Habib Abid a mis en avant les principales réalisations et ambitions de la Tunisie en matière d’assainissement, de protection du littoral, de gestion des déchets et de préservation de la biodiversité. L’occasion de dresser un état des lieux marqué par des chiffres significatifs et des objectifs ambitieux à l’horizon 2030.

La Tunisie accélère ses efforts en matière de protection de l’environnement, de gestion des ressources en eau et de préservation de la biodiversité. C’est ce qu’a affirmé le ministre de l’Environnement, Habib Abid, en dressant un état des lieux des principaux chantiers engagés à l’échelle nationale.

Lire aussi: Environnement: la Tunisie investit 5,6 milliards de dinars, mais le défi reste humain

Sur le volet de l’assainissement, le ministre a indiqué que le pays dispose aujourd’hui de 127 stations d’épuration, capables de traiter près d’un million de mètres cubes d’eaux usées par jour. Ce dispositif s’appuie sur un réseau de plus de 18.500 kilomètres de conduites et permet de couvrir environ 70 % de la demande nationale en matière d’assainissement.

Selon Habib Abid, le Plan 2026-2030 devrait permettre de porter ce taux à près de 80 %, grâce à de nouveaux investissements destinés à renforcer les infrastructures existantes et à étendre les services aux zones encore non couvertes.

Le ministre a également souligné l’importance de la valorisation des eaux traitées. Bien que leur qualité reste perfectible, elles représentent, selon lui, une ressource stratégique pour l’agriculture et un levier important pour la protection de l’environnement marin.

Concernant la propreté des plages, les efforts ont été renforcés cette année. Après un programme ayant concerné 133 plages en 2025, le ministère est passé à 152 plages en 2026. La campagne de nettoyage a été lancée dès le 1er juin afin de préparer la saison estivale et d’améliorer la qualité du littoral tunisien.

Lire également : Plages tunisiennes : l’été laisse 8 000 m³ de déchets par jour

Parallèlement, plusieurs grands projets d’aménagement et de protection du littoral sont en cours. Le ministère mène notamment des interventions destinées à lutter contre l’érosion côtière et à préserver les écosystèmes marins les plus vulnérables.

La gestion des déchets constitue également un axe majeur de la stratégie environnementale. Habib Abid a révélé que près de 37 000 tonnes de déchets ont été collectées dans le cadre des opérations menées récemment, soit une hausse de 30 % par rapport aux volumes habituellement enregistrés. Face à cette progression, le ministère entend désormais accentuer les efforts de valorisation et de recyclage afin de transformer ces déchets en ressources économiques.

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Méditerranée : l’alerte climatique de l’UpM

À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, célébrée vendredi 5 juin 2026, l’Union pour la Méditerranée (UpM) a appelé à renforcer sans délai les actions destinées à faire face aux conséquences humaines, économiques et environnementales du changement climatique.

Dans une région qui compte plus de 500 millions d’habitants, les effets du dérèglement climatique se font déjà sentir avec une intensité croissante : vagues de chaleur extrêmes, sécheresses prolongées, incendies de forêt et inondations soudaines affectent de plus en plus fréquemment les populations méditerranéennes.

Les zones côtières, particulièrement densément peuplées, sont parmi les plus exposées. L’élévation du niveau de la mer, l’érosion du littoral et la salinisation des sols menacent directement les ressources naturelles et la sécurité alimentaire de millions de personnes. Par ailleurs, le stress hydrique est désormais une réalité dans l’ensemble des pays du sud et de l’est de la Méditerranée. Selon les projections, la demande en eau pourrait doubler, voire tripler, d’ici à 2050. Si les tendances actuelles se maintiennent, jusqu’à 20 millions de personnes pourraient être contraintes de se déplacer de manière permanente avant la fin du siècle.

Promouvoir des comportements moins énergivores

Face à ces défis, l’atteinte des Objectifs de développement durable passe par une transformation profonde des modes de production et de consommation. Cela implique notamment la promotion de comportements moins énergivores, tels que le retour à un régime alimentaire méditerranéen plus durable, ainsi que l’accélération du déploiement de solutions innovantes dans le domaine des énergies renouvelables.

Le rapport UpM-OCDE 2025 sur l’intégration régionale souligne à cet égard le potentiel considérable des échanges transméditerranéens d’énergies renouvelables. Ceux-ci pourraient générer des bénéfices économiques et environnementaux partagés, tant pour les pays exportateurs que pour les pays importateurs. Leur développement nécessitera toutefois des investissements importants dans les infrastructures énergétiques et une meilleure interconnexion des réseaux nationaux et régionaux afin de répondre à une demande en constante augmentation.

La COP31 en ligne de mire

« Nous ne pouvons plus nous permettre le luxe de l’inaction ou du fatalisme », a déclaré Joan Borrell Mayeur, secrétaire général adjoint de l’Union pour la Méditerranée chargé de la stabilité et de la résilience. « La lutte contre le changement climatique exige des mesures concrètes et immédiates, comme le renforcement des réseaux énergétiques régionaux. Une intégration accrue de nos systèmes énergétiques réduit notre dépendance vis-à-vis des acteurs extérieurs tout en renforçant notre résilience face à la crise climatique ».

Consciente de l’importance stratégique de cette question pour l’avenir de la région, l’UpM prépare également la tenue d’un nouveau Pavillon méditerranéen lors de la Conférence des Parties des Nations unies sur le climat (COP31), qui se déroulera en novembre prochain à Antalya. Ce pavillon constituera un espace de dialogue et de coopération réunissant gouvernements, scientifiques, entreprises et organisations de la société civile.

En fédérant les principaux acteurs méditerranéens autour d’une vision commune, l’UpM entend renforcer la visibilité des enjeux climatiques propres à la région et promouvoir, sur la scène internationale, les solutions innovantes développées de part et d’autre de la Méditerranée pour construire un avenir plus durable et plus résilient.

D’après communiqué.

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Groupe Carte : un bilan robuste qui franchit le cap de 1,14 milliard de dinars d’actifs en 2025

Le bilan consolidé du Groupe Carte fait apparaître un total net d’actifs s’élevant à un peu plus de 1,14 milliard de dinars au 31 décembre 2025, contre environ 1,04 milliard de dinars l’année précédente

Les capitaux propres avant affectation s’élèvent à près de 284,31 millions de dinars, dont 25 millions de dinars de capital social. Le résultat net consolidé de l’exercice atteint plus de 32,12 millions de dinars, contre environ 45,73 millions de dinars en 2024. La part du groupe dans ce résultat s’élève à environ 30,66 millions de dinars, tandis que la part des actionnaires minoritaires se chiffre à près de 1,46 million de dinars.

Dans l’activité de l’assurance et de la réassurance non-vie, le résultat technique se maintient à près de 10,97 millions de dinars. Les primes émises et acceptées brutes atteignent environ 190,35 millions de dinars pour cette branche. Concernant l’activité vie, le résultat technique s’élève à environ 7,44 millions de dinars, porté par des primes émises et acceptées de plus de 101,61 millions de dinars. Du côté des investissements, la valeur nette des placements financiers globaux s’établit à près de 507,46 millions de dinars, et les participations comptabilisées par mise en équivalence atteignent environ 269,14 millions de dinars.

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Independence Day : Tunis célèbre les 250 ans des Etats-Unis

Cette célébration a rendu hommage au 250e anniversaire de l’indépendance américaine, tout en soulignant l’amitié durable entre la Tunisie et les États-Unis, un partenariat forgé par 229 ans de relations diplomatiques qui favorisent la sécurité et la prospérité des deux nations.

 

L’ambassadeur des États-Unis, Bill Bazzi, a présidé la réception annuelle de la fête de l’Indépendance à l’ambassade américaine à Tunis, accueillant à cette occasion Mohamed Ali Nafti, ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, ainsi que des partenaires tunisiens et internationaux, des responsables gouvernementaux, des chefs d’entreprise, des représentants de la société civile et des médias, des alumni et des amis des États-Unis venus de toute la Tunisie.

 

La cérémonie de cette année commémorait « Freedom 250 », marquant le bicentenaire – le 250e anniversaire de la signature de la Déclaration d’indépendance des États-Unis. L’événement a rendu hommage à 250 ans d’indépendance américaine, d’idéaux démocratiques, d’innovation et d’opportunités, tout en célébrant l’amitié durable entre la Tunisie et les États-Unis – un partenariat qui continue de prospérer grâce à 229 ans de relations diplomatiques, d’échanges commerciaux, de coopération en matière de sécurité et de liens entre les peuples.

 

La soirée a également mis en lumière les liens de plus en plus étroits entre les peuples américain et tunisien, notamment dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde de football 2026. De nombreux athlètes et supporters tunisiens devraient se rendre aux États-Unis pour ce qui sera le plus grand événement sportif de l’histoire, créant ainsi de nouvelles opportunités d’échanges culturels et de relations commerciales, et renforçant les liens de longue date entre les deux nations.

Le diplomate américain a également souligné l’amitié historique entre les deux pays, rappelant que la Tunisie avait été l’une des premières nations à reconnaître l’indépendance américaine, officialisée par le Traité de paix et d’amitié de 1797, l’un des plus anciens traités encore en vigueur dans l’histoire des États-Unis. Il a également mis en avant la reconnaissance par les États-Unis de l’indépendance tunisienne en 1956 et la coopération bilatérale continue dans les domaines du commerce, de l’entrepreneuriat, de la sécurité, de l’éducation et de la stabilité régionale.

 

Évoquant la profondeur des relations bilatérales, l’ambassadeur Bill Bazzi a cité le proverbe arabe « الصديق قبل الطريق » – que l’on peut interpréter comme « Le choix de l’ami est très important pour le voyage » – soulignant que l’amitié entre la Tunisie et les États-Unis a traversé les générations et continue de faire progresser la prospérité et les opportunités communes.

« Alors que nous célébrons l’indépendance des États-Unis, 250 ans de liberté, et notre amitié avec la Tunisie qui s’étend sur plusieurs générations, réaffirmons notre engagement en faveur de la prospérité, de la sécurité et des opportunités mutuelles », a déclaré l’ambassadeur Bill Bazzi.

Avec communiqué

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Environnement: la Tunisie investit 5,6 milliards de dinars, mais le défi reste humain

À l’occasion de la Journée nationale et internationale de l’environnement, célébrée cette année sous le thème « Green Waves : Small Actions, Big Impacts », le directeur général de l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE), Mohamed Naceur Jeljeli, a plaidé pour un changement profond des comportements afin d’accompagner les investissements engagés dans la transition écologique.

Un chiffre a particulièrement retenu l’attention : la Tunisie a mobilisé près de 5,6 milliards de dinars d’investissements dans les secteurs liés à l’environnement en une seule année. Un montant qui englobe notamment les énergies renouvelables, l’agriculture durable, le tourisme écologique, les stations d’épuration, les décharges contrôlées et l’ensemble des activités relevant de l’économie verte.

« C’est un chiffre important », a souligné Mohamed Naceur Jeljeli, rappelant que l’environnement constitue aujourd’hui un véritable levier de développement économique et non plus seulement une question de protection des ressources naturelles.

Sur le plan international, la Tunisie occupe également une position « honorable » dans le classement relatif à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), se situant autour de la 66e place sur 167 pays.

Pour autant, le responsable estime que ces performances demeurent insuffisamment perceptibles pour les citoyens. Selon lui, un décalage persiste entre les indicateurs et la réalité vécue au quotidien. « Lorsque le citoyen voit des déchets dans la rue ou sur les plages, il lui est difficile de percevoir les progrès reflétés par les rapports internationaux », a-t-il expliqué.

Face à ce constat, l’ANPE entend placer l’être humain au cœur de son action. Si les infrastructures et les réglementations demeurent indispensables, elles ne sauraient à elles seules garantir le succès de la transition écologique.

« On peut investir des centaines de millions de dinars dans les stations de traitement et de valorisation des déchets. Mais si les déchets ne sont pas triés à la source, les coûts augmentent et les projets risquent d’échouer », a averti le directeur général.

L’Agence mise ainsi sur l’éducation, la culture environnementale et la sensibilisation comme leviers prioritaires. Plusieurs initiatives citoyennes, portées par des élèves, des associations, des maisons de jeunes, des établissements éducatifs et des collectivités locales, ont été mises à l’honneur lors de cette manifestation.

En conclusion, Mohamed Naceur Jeljeli a résumé sa vision en une formule : « Il est impossible de construire une économie verte avec des mentalités qui ne le sont pas. Les équipements peuvent nettoyer les plages, mais seule la conscience citoyenne peut empêcher qu’elles soient polluées. »

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Crise du carburant : l’Inde débloque 1 milliard $ pour ses compagnies aériennes

L’Inde va allouer 100 milliards de roupies (1 milliard de dollars) pour soutenir les sociétés de négoce de pétrole, dans le but de contenir les prix du kérosène et de protéger les compagnies aériennes.

Le gouvernement indien a plafonné, jeudi 4 juin, le prix du kérosène à 75,6 roupies le litre pour les vols intérieurs, alors qu’il est à 104,9 roupies le litre actuellement pratiqués à l’aéroport de New Delhi. Ce plafonnement devrait soulager les compagnies aériennes, mais pourrait aggraver les pertes des raffineries.

SpiceJet décrit cette mesure comme offrant une plus grande prévisibilité et une meilleure stabilité à un moment où le secteur aérien continue de faire face à des incertitudes géopolitiques et à des coûts de carburant élevés. IndiGo, la plus grande compagnie aérienne indienne, a qualifié cette intervention d’opportune et de très positive pour le secteur.

Le carburant représente environ 40 % des coûts d’exploitation des compagnies aériennes en Inde. Le secteur a récemment mis en garde contre d’éventuelles suspensions de vols en l’absence d’intervention gouvernementale sur les prix. Elles sont également confrontées à la dépréciation de la roupie, qui renchérit le coût des locations d’avions et des redevances aéroportuaires à l’étranger, payables en dollars.

« Ce n’est pas une solution permanente, mais dans des périodes comme celle-ci, une intervention opportune est exactement ce dont le secteur a besoin pour maintenir le cap », a déclaré Sahil Mahajan, associé chez PwC Inde. Cette mesure donnera aux compagnies aériennes le temps nécessaire pour se redresser et préserver leur rentabilité, tout en assurant une meilleure prévisibilité des prix des billets.

La compagnie pétrolière publique IndianOil Corp. a temporairement doublé les prix du kérosène domestique en avril, avant de revenir sur sa décision quelques heures plus tard à la suite des protestations des compagnies aériennes. Les raffineries ont maintenu les prix inchangés pour mai et juin.

Le soutien financier aux raffineries prendra la forme d’une avance aux distributeurs de carburant, qui rembourseront les sommes non dépensées sans intérêts une fois les prix stabilisés, selon une annonce gouvernementale. Aux termes de cet accord, les compagnies aériennes s’approvisionneront exclusivement auprès des raffineries d’État pendant une durée maximale de trois ans…

Depuis le début de la guerre avec l’Iran, l’Inde a annoncé une série de mesures, notamment des réductions sur les redevances d’atterrissage et de stationnement des avions, des ajustements des hausses de prix du carburant d’aviation et des réductions des taxes sur le carburant pour les vols opérés depuis Delhi et Mumbai, les deux plus grands aéroports du pays.

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La BERD anticipe un ralentissement de la croissance tunisienne à 2,2 % en 2026 et 2027

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) met en garde contre les pressions inflationnistes persistantes et les fragilités budgétaires dans un contexte régional marqué par les tensions au Moyen-Orient.

La croissance économique de la Tunisie devrait ralentir à 2,2 % en 2026, contre 2,5 % en 2025, avant de se maintenir à ce niveau en 2027, selon le dernier rapport sur les perspectives économiques régionales publié par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement.

L’institution estime que les progrès enregistrés en matière de désinflation en 2025 ont marqué le pas au début de 2026 en raison de la hausse des prix des produits alimentaires, qui a ravivé les pressions inflationnistes.

La BERD met également en garde contre la persistance des vulnérabilités budgétaires et extérieures. Le déficit budgétaire devrait atteindre 6 % du PIB en 2026, tandis que les réserves de change couvriraient environ trois mois et demi d’importations. Les finances publiques continuent par ailleurs de subir l’impact de la hausse des coûts des importations énergétiques et alimentaires.

À l’échelle de la région du sud et de l’est de la Méditerranée (SEMED), la croissance devrait ralentir à 2,5 % en 2026, contre 3,1 % en 2025, avant de rebondir à 4,2 % en 2027.

Selon le rapport, l’intensification du conflit au Moyen-Orient accentue les tensions économiques régionales en perturbant les échanges commerciaux, en alimentant la hausse des prix de l’énergie et en renforçant les pressions inflationnistes.

La BERD souligne que les incertitudes demeurent élevées. Une prolongation du conflit pourrait maintenir les prix du pétrole et du gaz à des niveaux élevés, freiner les investissements et le tourisme, perturber davantage les chaînes d’approvisionnement et accroître les coûts de financement, notamment dans les pays les plus endettés.

Face à ces défis, plusieurs gouvernements de la région ont adopté des mesures destinées à réduire la consommation énergétique et à limiter l’impact de la hausse des prix des carburants sur les ménages et les entreprises. L’Égypte et la Jordanie ont notamment instauré des restrictions touchant les déplacements du secteur public et la consommation d’énergie.

Le rapport conclut que l’ampleur des répercussions dépendra de la capacité de résilience de chaque économie. Les pays disposant de marges de manœuvre budgétaires plus importantes seraient mieux placés pour absorber les chocs extérieurs, tandis que ceux confrontés à des contraintes de financement ou exposés aux conflits régionaux demeurent plus vulnérables.

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Comar d’Or : après le faste des prix, les lauréats livrent les coulisses de leurs romans

Les discours officiels ont laissé place aux confidences littéraires. Quinze jours après la cérémonie des Comar d’Or, les lauréats de la 30ᵉ édition étaient conviés à Tunis par Comar Assurances, le 4 juin 2026, pour un face-à-face inédit avec le public. Objectif : abandonner le protocole des remises de prix pour explorer ce qui nourrit véritablement l’écriture — la naissance des textes, les obsessions qui les traversent et les chemins empruntés par leurs auteurs.

Devant un auditoire mêlant écrivains, journalistes, jurés et passionnés de lecture, la rencontre a pris des allures de cercle littéraire, loin du faste de la cérémonie officielle. L’exercice visait à laisser la parole aux auteurs pour explorer les coulisses de leurs œuvres primées.

En préambule, Lotfi Ben Haj Kacem, directeur général de Comar Assurances, a souligné la singularité de cet anniversaire – les trois décennies d’existence du prix – et rappelé l’indépendance des jurys, présentée comme une clé de la légitimité du label. Il a également salué la vigueur de la production romanesque tunisienne, illustrée par un record de soumissions : 92 romans examinés cette année, du jamais-vu, selon les organisateurs. Au-delà du volume, les membres des jurys ont insisté sur la tenue des ouvrages en compétition et sur la densité des débats ayant précédé le choix final.

Lire aussi: Roman tunisien : trente ans de Comar d’Or et une littérature qui n’a jamais été aussi vivante

Seul Sofiane Ben M’rad, récompensé par le Prix Découverte en langue française pour Tunis Arkana, était absent. Le débat était bel et bien riche et constructif. Hichem Ben Azouz, lauréat du Comar d’Or francophone pour Sangoma le guérisseur, a retracé son parcours ayant abouti à un récit où se croisent médecine, introspection spirituelle et confrontation avec des savoirs alternatifs. Hella Feki, Prix spécial du jury pour Une reine sans royaume, a expliqué son attachement aux trajectoires d’exil et aux vies oubliées par l’histoire.

Du côté des œuvres en arabe, Nasr Belhaj Beltaïeb (Comar d’Or pour سيف الصوان), Fahmi Balti (Prix spécial du jury pour دم سيّئ) et Najwa Kaddari (Prix Découverte pour الماجدة) ont dévoilé leurs sources d’inspiration, la construction de leurs univers et la part d’intime déposée dans leurs personnages.  

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Le capital de SODEK-SICAR porté à 6,69 millions de dinars

La Société de développement économique de Kasserine « SODEK-SICAR » annonce la réalisation de l’opération de réduction et d’augmentation de son capital social, approuvée par l’Assemblée Générale Extraordinaire du 30 janvier 2026.

Le capital a été réduit de près de 549.000 dinars. Il est passé d’environ 6,24 millions à 5,69 millions de dinars, par l’annulation de près de 110.000 actions revenant à la BFPME.

Par la suite, le capital a été augmenté d’environ 999.000 dinars pour atteindre près de 6,69 millions de dinars, grâce à l’émission d’environ 200.000 actions nouvelles réservées à trois banques : la BH Bank, la STB Bank et la BNA Bank. Les actions nouvelles ont été intégralement souscrites et libérées en numéraire.

Le capital social est désormais divisé en plus de 1,33 million d’actions d’une valeur nominale de cinq (5) dinars chacune. Et l’article correspondant des statuts a été modifié.

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Un nouveau camouflet politique pour Trump ?

La Chambre américaine des représentants a adopté mercredi 3 juin un texte ordonnant le retrait des troupes américaines dans la guerre contre l’Iran. Un texte qui revêt un caractère avant tout symbolique mais un camouflet pour Donald Trump qui a engagé son pays dans ce conflit hasardeux, ruineux et sans issue.

Le Congrès américain qui se rebiffe enfin contre les pouvoirs exorbitants du président des Etats-Unis ? « Qui ferait quelque chose d’aussi antipatriotique » ? Ainsi s’est indigné Donald Trump en réaction au texte ordonnant le retrait des troupes américaines dans la guerre contre l’Iran. Tout en insinuant que cette initiative perturbait les pourparlers en cours avec l’Etat islamique car les députés qui l’ont approuvé « savent bien où en sont les négociations», a-t-il précisé le 4 juin sur son réseau Truth Social en accusant au passage les députés démocrates de « préférer voir notre pays échouer plutôt que de m’accorder une nouvelle, parmi tant d’autres, victoire ».

Déclarations contradictoires

Donald Trump qui est pressé de trouver une porte de sortie, a déjà laissé entrevoir plusieurs fois ces derniers jours un accord proche, sans résultat tangible. Depuis le Bureau ovale, il a déclaré que les discussions avec Téhéran se déroulaient « très bien » et pourraient aboutir « ce week-end ». Il a même déclaré le jour même qu’il « aimerait rencontrer » Mojtaba Khamenei, considérant dans une interview au site du New York Post que le guide suprême iranien était réellement « impliqué » dans les décisions de Téhéran.

Pour sa part, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a insisté mercredi lors d’une audition parlementaire sur le fait que les opérations militaires majeures contre l’Iran étaient terminées malgré les nouveaux affrontements entre l’Iran et les Etats-Unis.

« Nous ne menons plus de frappes soutenues en Iran pour affaiblir leurs forces armées, car l’opération Epic Fury est terminée », a-t-il déclaré après avoir assuré la veille lors d’une autre audition parlementaire que « la guerre était terminée ».

Mais l’optimisme des Américains a été douché par le ministre des Affaires étrangères iranien qui a affirmé mercredi soir qu’il n’y avait « aucun progrès tangible » dans les négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Une guerre « illégale et impopulaire »

C’est dans ce contexte d’incertitudes sur les négociations en cours entre les Etats-Unis et l’Iran que la résolution adoptée mardi 3 juin par les élus de la Chambre des représentants des Etats-Unis et s’appuyant sur la Constitution qui donne au Congrès le pouvoir exclusif de déclarer la guerre, a ordonné à l’administration Trump de cesser les hostilités en Iran. Et ce, faut-il le souligner, grâce aux voix de quatre députés républicains.

En effet, si la loi permet au président de déclencher des hostilités pour répondre à une menace imminente, elle exige qu’il obtienne l’autorisation du Congrès sous 60 jours. Mais début mai, Donald Trump est passé outre cette date limite en arguant que le conflit, débuté le 28 février par des frappes américaines et israéliennes, était terminé en raison du cessez-le-feu en cours.

Un argument contesté par les démocrates qui rétorquent que des forces américaines sont toujours engagées sur place pour faire respecter un blocus des ports iraniens.

« C’est un message fort et sans équivoque à l’adresse de Donald Trump de la part des Américains, Il est temps de mettre fin à cette guerre illégale et profondément impopulaire », ont déclaré les élus démocrates de la commission des affaires étrangères.

L’arme du veto présidentiel

Toutefois, cette résolution revêt un caractère avant tout symbolique et politique : pour s’imposer face au président, le Congrès aurait besoin d’une majorité des deux tiers dans les deux chambres afin de surmonter le veto présidentiel. Ce qui est politiquement très difficile, voire impossible aujourd’hui. D’ailleurs, une résolution similaire avait passé une étape-clé de procédure au Sénat à la fin de mai, et l’adoption à la chambre haute pourrait avoir lieu dès cette semaine.

Mais, même en cas d’adoption par les deux chambres du Congrès après la navette parlementaire, Donald Trump posera sans doute son veto pour empêcher la promulgation du texte. Retour à la case départ.

Cependant, le texte adopté mercredi dernier et qui vise en réalité à réaffirmer l’autorité du pouvoir législatif sur cette question face au pouvoir exécutif, représente un camouflet pour Donald Trump qui a engagé les Etats-Unis, sans l’aval du Congrès, dans un bourbier dont il a du mal à se sortir.

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Ormuz bloqué : 15 millions de tonnes d’engrais retirées du commerce mondial

Selon le président de l’Association russe des producteurs d’engrais, Andreï Guriev, la fermeture du détroit d’Ormuz entre février et mai a entraîné une baisse du commerce mondial d’engrais minéraux d’environ 15 millions de tonnes.

Participant au Forum économique international de Saint-Pétersbourg, jeudi 4 juin, Andreï Guriev a ajouté que ces quantités perdues ne peuvent être compensées. Tout en expliquant que les producteurs d’engrais ne disposent pas d’une capacité de stockage suffisante pour reporter les exportations et les compenser ultérieurement.

La réduction de l’offre signifie que moins d’engrais seront utilisés en agriculture. Ce qui entraînera à terme une diminution du volume des récoltes agricoles. C’est ce que précise l’agence de presse russe Interfax. Les pays producteurs d’engrais situés en dehors du Moyen-Orient ont également réduit leur production et leurs exportations, en partie à cause de la hausse des prix des matières premières.

Quant à la Chine, elle a quasiment cessé ses exportations d’engrais. Tandis que le Maroc a réduit sa production de moitié environ en raison de la hausse des prix du soufre et de la baisse des approvisionnements en provenance du Moyen-Orient. Idem pour Mosaic, l’un des plus grands producteurs d’engrais phosphatés aux États-Unis, qui a elle aussi réduit sa production en raison du prix élevé du soufre.

Déclin de la productivité des cultures agricoles

Par ailleurs, M. Guriev estime que la réduction de l’utilisation des engrais azotés à elle seule pourrait entraîner une baisse de la productivité des cultures agricoles de l’ordre de 20 à 40 %, selon les pays. Le monde assiste à une aggravation de la crise mondiale de la sécurité alimentaire, étant donné que les répercussions de la fermeture du détroit d’Ormuz dépassent celles des crises précédentes, s’inquiète-t-il.

Et de rappeler que le détroit était utilisé pour environ 30 % de l’approvisionnement mondial en engrais minéraux, 46 % de l’approvisionnement en soufre et 25 % de l’approvisionnement mondial en ammoniac.

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L’OPEP ne revoit pas ses prévisions malgré les incertitudes du marché

L’OPEP prévoit une forte hausse de la demande de pétrole et n’a pas l’intention de revoir ses estimations. C’est ce qu’a déclaré le secrétaire général de l’organisation, Haitham Al Ghaith, au Forum économique international de Saint-Pétersbourg en Russie.

« Malgré tous les commentaires qui circulent sur le déclin de la demande de pétrole, nous n’avons encore enregistré aucun signe en ce sens », a déclaré Al Ghaith. « Nous continuons d’observer une forte croissance de la demande, à 1,2 million de barils par jour pour cette année », a-t-il ajouté.

Il a également souligné que les investissements dans le secteur pétrolier ne devraient pas être affectés par des « événements isolés » survenant n’importe où dans le monde. « Nous devons investir beaucoup plus tôt afin d’être prêts à répondre à la demande future ».

Pour sa part, le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdulaziz bin Salman Al Saud, qui participe au Forum économique international de Saint-Pétersbourg en Russie, estime que le monde a besoin d’une stabilisation du secteur énergétique.

Quant au vice-Premier ministre russe Alexandre Novak, qui a rencontré le ministre saoudien, il a assuré que toutes les évaluations du marché pétrolier devaient être radicalement revues et que l’OPEP+ était en mesure de compenser les changements mondiaux dans le secteur de l’énergie.

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Performance en Afrique : la Tunisie décroche la 13e place

La Tunisie occupe la 13e place du classement 2026 des pays africains les plus performants publié le 2 juin 2026, avec un score de 40,17 points.

Le pays se situe juste devant le Sénégal (14e) mais derrière l’Algérie (12e), qui la devance de 0,22 point avec un score de 40,39, selon nos confrères de Jeune Afrique. Dans un groupe particulièrement resserré, onze pays se tiennent dans un écart de moins de deux points entre la 10e et la 14e place.

Le classement repose sur trois critères principaux : la gouvernance, l’influence et l’innovation, évalués à partir de 24 indicateurs couvrant principalement la période 2022-2024, avec certaines données actualisées jusqu’en 2025.

En Afrique du Nord, la Tunisie est devancée par le Maroc, classé 4e au niveau africain avec de bons résultats en gouvernance et en influence, et l’Algérie (12e) qui enregistre une progression de sept rangs par rapport à l’édition précédente. Quant à la Mauritanie, elle figure à la 18e place. En revanche, la Libye n’apparaît pas dans le classement en raison de la situation de ses institutions, selon la même source.

L’Afrique du Sud conserve la première place du classement, suivie de l’Ile Maurice avec 50,69 points, de la Namibie (49,89 points).Le top 10 est complété par le Maroc (4e), le Nigeria (5e), l’Égypte (6e), le Rwanda (7e), le Ghana (8e), la Côte d’Ivoire (9e) et le Kenya (10e).

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États-Unis : la dépendance financière aux parents touche encore 42 % des adultes

Près de la moitié des adultes américains dépendent encore financièrement de leurs parents, car l’inflation, le coût élevé de la vie et l’incertitude des marchés continuent de peser sur les ménages, selon Bloomberg.

D’après un sondage réalisé par Northwestern Mutual (société américaine de services financiers et d’assurance basée à Milwaukee, dans le Wisconsin), 42 % des Américains se disent toujours financièrement dépendants de leurs parents. Tandis que 20 % pensent ne jamais atteindre une totale indépendance financière. Ces résultats concernent toutes les générations, indépendamment de l’âge, du parcours professionnel ou de la situation financière.

La compagnie d’assurance définit la dépendance financière comme le soutien apporté par les parents pour couvrir une part importante des dépenses courantes. Il est particulièrement frappant de constater que même 33 % des membres de la génération X – nés entre 1965 et 1980 – reçoivent encore une aide financière de leurs parents, alors qu’ils approchent de la retraite.

Comme le souligne Kurt Rupprecht, conseiller en gestion de patrimoine chez Northwestern Mutual, l’inflation et surtout la hausse des coûts du logement rendent difficile l’accès à l’indépendance financière, car elles pèsent lourdement sur les budgets familiaux. Dans le même temps, les licenciements et les inquiétudes concernant l’impact de l’intelligence artificielle sur le marché du travail rendent plus difficile pour de nombreux travailleurs de trouver un emploi stable.

Il souligne que les épargnants devraient privilégier la constitution d’une résilience financière plutôt que la recherche d’un résultat d’investissement « parfait ». Il explique que beaucoup abordent la planification de leur retraite avec une mentalité de « plan parfait ». Ce qui les rend plus vulnérables lorsque les circonstances de la vie ne se déroulent pas comme prévu.

La situation de la génération X est jugée particulièrement inquiétante, car nombre d’entre eux dépendent encore de l’argent de leurs parents pour des dépenses telles que la rénovation de leur maison ou le financement des études de leurs enfants.

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Tunisiens à l’étranger : le Parlement relance le projet de conseil national

La Commission des relations extérieures, de la coopération internationale, des affaires des Tunisiens à l’étranger et de la migration à l’Assemblée des représentants du peuple a examiné, jeudi 4 juin 2026, le projet relatif à la création du Conseil national des Tunisiens résidant à l’étranger. Les députés ont notamment préconisé de placer cette instance sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères et d’accélérer l’achèvement de l’examen de la proposition de loi qui l’organise.

Selon un communiqué de l’Assemblée, la commission a étudié plusieurs amendements visant à faire du futur conseil un véritable mécanisme de représentation de la communauté tunisienne à l’étranger. Dans ce cadre, elle a décidé de programmer une série d’auditions avec des représentants d’institutions gouvernementales et de structures nationales afin d’examiner les différentes problématiques soulevées.

Les membres de la commission ont également proposé d’adopter un système de scrutin uninominal ainsi qu’un dispositif de vote électronique pour la composition du conseil. Ils ont par ailleurs appelé à consacrer le principe de la parité afin d’assurer une représentation effective et inclusive des compétences tunisiennes établies à l’étranger et de renforcer leur contribution au soutien de l’économie nationale et de la diplomatie officielle.

Par ailleurs, les députés ont exprimé des réserves quant aux conclusions du récent conseil ministériel restreint consacré aux Tunisiens à l’étranger. Ils ont estimé que les mesures annoncées concernaient principalement les ressortissants résidant en Europe, excluant de fait les autres communautés tunisiennes à travers le monde. Ils ont également jugé que la baisse des prix des billets de transport demeurait insuffisante face à la hausse du coût de la vie et aux retards récurrents des vols.

La commission a, en outre, appelé à évaluer les visites de terrain effectuées aux postes-frontières et à suivre l’évolution des services douaniers à travers de nouvelles auditions des ministères concernés. Elle a également proposé l’organisation d’une visite à l’Académie diplomatique ainsi que la mise en place de sessions de formation au profit de ses membres.

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Tunis réunit les acteurs économiques tunisiens et italiens les 24 et 25 juin

Un Forum économique entre la Tunisie et l’Italie se tiendra les 24 et 25 juin 2026 au siège de la centrale patronale, l’UTICA (Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat). L’événement est organisé par plusieurs institutions tunisiennes et italiennes, dont les ministères des Affaires étrangères des deux pays, l’Agence ICE, l’ambassade d’Italie à Tunis, l’APII et l’UTICA.

Ce forum s’inscrit dans le cadre du « Plan Mattei », qui, rappelons-le, est une initiative italienne qui accorde une place importante à la Tunisie dans sa coopération avec le reste de l’Afrique. Son objectif est de « renforcer les relations économiques et industrielles entre les deux pays ».

Lire aussi: L’Italie forme 330 cadres tunisiens pour le Plan Mattei

Les travaux du forum consisteront essentiellement en des échanges sur les investissements et les mécanismes de financement. Pour ce faire, plusieurs panels sont prévus et porteront sur des secteurs clés tels que l’énergie, le numérique, l’automobile, la pharmacie, les technologies, le textile, l’agriculture durable et l’aquaculture. Une session portera également sur les projets d’infrastructures de transport et de logistique en Tunisie.

Le programme prévoit aussi des rencontres d’affaires (B2B) entre entreprises tunisiennes et italiennes afin de favoriser de nouveaux partenariats. Les participants italiens pourront par ailleurs prendre part à la 22e édition du Tunisia Investment Forum (TIF), organisée par la FIPA et qui suivra le forum, à savoir les 25 et 26 juin.

Lire également – Tunisia Investment Forum : une 20ème édition sur le thème de la compétitivité

A noter que ce rendez-vous intervient dans un contexte de croissance des échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Italie. En tout cas et selon les données de l’INS, le commerce bilatéral a atteint 7,4 milliards de dinars durant les quatre premiers mois de 2026. Les exportations italiennes vers la Tunisie ont progressé de 5,2 %. Tandis que les importations italiennes de produits tunisiens ont augmenté de 10,7 %. L’Italie demeure ainsi le deuxième partenaire commercial de la Tunisie. En 2025, les échanges entre les deux pays avaient totalisé 6,5 milliards d’euros, notamment dans les secteurs de l’énergie, des métaux, de l’électronique, de la chimie, des machines industrielles, du cuir et du textile.

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Un Conseil ministériel appelle à accélérer la réalisation des projets publics

Réuni le 4 juin à La Kasbah sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, le Conseil des ministres restreint a décidé d’intensifier le suivi des projets publics afin d’en accélérer l’exécution et de lever les obstacles administratifs et techniques qui freinent leur avancement.

La cheffe du gouvernement a averti que tout retard injustifié ou blocage administratif engagerait la responsabilité de ses auteurs. Elle a également appelé à simplifier davantage les procédures, à réduire les délais des marchés publics et à renforcer le suivi sur le terrain grâce à une plateforme numérique permettant de contrôler l’état d’avancement des projets en temps réel.

Le Conseil a examiné plusieurs grands chantiers nationaux dans les secteurs de la santé, des infrastructures, des transports, de l’énergie, de l’agriculture, de l’environnement, de la transformation numérique et du patrimoine. Parmi les projets concernés figurent l’hôpital universitaire Roi Salmane à Kairouan, le pont de Bizerte, l’autoroute Tunis-Jelma, le projet d’interconnexion électrique Tunisie-Italie (ELMED) ainsi que plusieurs barrages et projets de restauration du patrimoine.

Sarra Zaâfrani Zenzri a enfin appelé à une mobilisation et à une coordination accrues de toutes les parties prenantes afin de répondre rapidement aux attentes des citoyens et de soutenir la croissance économique.

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