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États-Unis : le moral des ménages plombé par l’essence et les tensions commerciales

La confiance des consommateurs américains s’est nettement dégradée début septembre 2026, pénalisée par la remontée des prix de l’essence et la persistance des tensions commerciales entre les Etats-Unis et leurs partenaires commerciaux.

La confiance des consommateurs américains s’est nettement détériorée au début du mois de septembre. Selon les résultats de l’enquête préliminaire de l’Université du Michigan publiés vendredi 11 septembre, l’indice de confiance est tombé à 47,8 points, contre 51,7 points en août, alors que les économistes anticipaient un recul beaucoup plus limité, à environ 51 points.

Cette dégradation intervient dans un contexte marqué par la remontée des prix des carburants et la persistance des tensions commerciales. Les ménages américains redoutent que ces deux facteurs se traduisent par une nouvelle augmentation du coût de la vie et pèsent davantage sur leurs finances au cours des prochains mois.

L’indice mesurant les anticipations des consommateurs a particulièrement reculé à 45,8 points, contre 51,5 en août. Les perspectives concernant les finances personnelles et les conditions économiques se sont également fortement dégradées. La confiance se situe désormais 16 % sous son niveau de février, avant le déclenchement du conflit entre les États-Unis et l’Iran.

La flambée des carburants constitue l’une des principales sources d’inquiétude. Le prix de l’essence a fortement progressé avec la hausse des cours du pétrole, dans un marché perturbé par les tensions au Moyen-Orient et les difficultés affectant les routes d’approvisionnement énergétique. Le brut Brent a récemment dépassé les 100 dollars le baril, tandis que le diesel américain a franchi le seuil historique de 6 dollars le gallon.

Cette hausse des prix de l’énergie commence également à se transmettre à l’inflation. Les prix à la consommation aux États-Unis ont augmenté de 0,4 % en août sur un mois et de 3,4 % sur un an. Les prix de l’essence ont progressé de 3,9 % sur le mois, tandis que les autres carburants ont augmenté de 9,6 %.

Les anticipations d’inflation des ménages se sont, elles aussi, fortement redressées. Pour les douze prochains mois, elles atteignent 4,6 %, contre 4 % en août. Il s’agit de leur niveau le plus élevé depuis juin et d’un niveau nettement supérieur aux 3,4 % enregistrés en février, avant le début du conflit avec l’Iran. Les anticipations à cinq ans ont également progressé, à 3,4 % contre 3,3 % auparavant.

Les tensions commerciales constituent l’autre grande source d’inquiétude. Les droits de douane et l’incertitude entourant les échanges internationaux alimentent les craintes d’une hausse durable des coûts pour les entreprises, susceptible d’être répercutée sur les consommateurs.

Cette détérioration du moral des ménages intervient à un moment particulièrement sensible pour la politique monétaire américaine. La remontée de l’inflation et des anticipations de prix renforce les arguments en faveur d’une politique monétaire plus restrictive. Les marchés évaluent désormais à près de 90 % la probabilité d’une hausse de 25 points de base des taux directeurs de la Réserve fédérale lors de sa prochaine réunion.

Le recul de la confiance pourrait ainsi compliquer davantage l’équation économique américaine : des prix de l’énergie plus élevés, une inflation persistante, des tensions commerciales et des taux d’intérêt susceptibles de rester élevés constituent autant de facteurs susceptibles de peser sur la consommation et, par conséquent, sur la croissance.

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Allemagne : les faillites d’entreprises atteignent un niveau record

Les faillites d’entreprises en Allemagne ont atteint un niveau record en 13 ans au premier semestre 2026, selon les données publiées vendredi 11 septembre par l’Office fédéral de la statistique.

Les tribunaux locaux ont signalé 12 812 dépôts de bilan entre janvier et juin 2026, soit une augmentation de 6,7 % sur un an, les secteurs du transport et de l’entreposage étant les plus touchés. La dernière fois qu’un nombre plus élevé a été enregistré pour le premier semestre de l’année remonte à 2013, avec 13 253 cas.

Les créances des créanciers résultant des faillites sont estimées à environ 18,5 milliards d’euros. Ce montant est nettement inférieur aux 28,2 milliards d’euros enregistrés pour la même période l’année précédente, où le nombre de faillites était moins élevé, mais concernait des entreprises de plus grande taille.

Les faillites de consommateurs ont également légèrement augmenté, de 2,4 %, pour atteindre un total de 38 932 cas.

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Russie : la Banque centrale maintient son taux d’intérêt à 14 %

La Banque centrale russe a décidé de maintenir son taux directeur inchangé à 14 %, une semaine avant les élections législatives que le Kremlin suivra de près, y voyant un indicateur de l’anxiété et de la lassitude des citoyens après quatre ans et demi de guerre en Ukraine.

« L’économie dans son ensemble connaît une croissance modérée au troisième trimestre 2026. Les pressions inflationnistes se sont fortement accentuées ces derniers mois », a indiqué la Banque centrale dans un communiqué publié vendredi 11 septembre.

D’une valeur de 2 600 milliards de dollars, l’économie russe a fortement ralenti l’an dernier et devrait afficher une croissance légèrement positive en 2026, pénalisée par un taux d’intérêt directeur élevé, les sanctions occidentales, les attaques ukrainiennes contre des cibles économiques et la vigueur du rouble.

Les entreprises font pression sur la Banque centrale pour qu’elle baisse les taux d’intérêt, arguant que les prêts à l’investissement n’ont aucun sens aux niveaux actuels et que la croissance ne se redressera pas tant que le taux d’intérêt directeur ne sera pas tombé en dessous de 12 %…

L’inflation, qui s’était atténuée en début d’année, est remontée en juin après que des attaques de drones ukrainiens contre des raffineries ont provoqué des pénuries de carburant et une forte hausse des prix, entraînant une augmentation des coûts dans l’ensemble de l’économie, notamment en raison de la hausse des coûts de transport.

Les attaques ukrainiennes contre les raffineries sont considérées comme des facteurs clés de la hausse des prix, les qualifiant de « conséquences d’une réduction temporaire des capacités de production dans certains secteurs ».

Le déficit et les prix du pétrole

Le déficit budgétaire, que la banque a décrit comme un facteur favorisant l’inflation, est tombé à 2,5 % du PIB en août, contre 2,8 % le mois précédent, grâce à un afflux de dividendes provenant des participations de la banque dans les banques publiques. Toutefois, ce chiffre pourrait encore diminuer, car les prix mondiaux du pétrole ont de nouveau dépassé les 100 dollars le baril dans un contexte de conflit non résolu entre les États-Unis et l’Iran.

« Tant que la situation restera tendue pendant une période prolongée, l’impact inflationniste de la situation au Moyen-Orient sur l’économie mondiale et, par conséquent, sur la Russie, augmentera progressivement », a déclaré le premier vice-gouverneur de la Banque centrale, Alexei Zabotkin, lors d’une conférence de presse. Pour Elvira Nabiullina, sa gouverneure, les nouvelles projections budgétaires, y compris les chiffres ajustés pour l’année en cours, que le gouvernement prépare ce mois-ci, seront un facteur important dans la prochaine décision de politique monétaire.

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Pétrole : Chevron alerte sur l’épuisement des réserves de sécurité

Les principaux mécanismes qui avaient permis de contenir la hausse des cours du pétrole depuis le début de la guerre avec l’Iran sont désormais largement épuisés. C’est ce qu’affirme le PDG de Chevron, Mike Wirth.

Le marché mondial du pétrole entre dans une phase particulièrement vulnérable. Les réserves et autres mécanismes de sécurité qui avaient permis d’amortir le choc provoqué par la guerre avec l’Iran sont désormais largement épuisés, ce qui pourrait favoriser une nouvelle progression des cours dans les prochains mois, a averti, vendredi 11 septembre, Mike Wirth, PDG de Chevron.

Depuis le début du conflit, fin février, plusieurs pays ont puisé dans leurs réserves stratégiques afin d’alimenter le marché et de limiter la flambée des prix. Les États-Unis avaient également assoupli certaines restrictions concernant du pétrole stocké à bord de navires et soumis à des sanctions. Ces mesures ont contribué à absorber une partie du déficit d’approvisionnement, mais leurs effets s’estompent désormais.

Cette situation intervient alors que les tensions géopolitiques continuent de peser lourdement sur l’offre mondiale. Les perturbations du trafic pétrolier dans le golfe Persique, notamment autour du détroit d’Ormuz, s’ajoutent aux attaques ukrainiennes contre des installations pétrolières russes. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que les perturbations liées aux conflits pourraient entraîner une forte contraction de l’offre mondiale en 2026.

Les conséquences se font déjà sentir sur les produits raffinés. Aux États-Unis, le prix moyen du diesel a dépassé pour la première fois 6 dollars le gallon, sous l’effet conjugué de la guerre avec l’Iran et des perturbations affectant les capacités de raffinage russes. Dans le même temps, le Brent se dirigeait vendredi 11 septembre vers une hausse hebdomadaire d’environ 8 %, après avoir franchi les 100 dollars le baril.

Chevron est elle-même directement concernée par ces risques géopolitiques. Le groupe exploite notamment le gigantesque champ pétrolier de Tengiz, au Kazakhstan, et participe au Caspian Pipeline Consortium, qui transporte le brut vers la mer Noire. Mike Wirth a indiqué que les activités de la compagnie dans la région avaient récemment moins subi de perturbations après des contacts entre l’administration américaine et l’Ukraine concernant les attaques contre les infrastructures pétrolières…

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BRICS : paiements et monnaies numériques au cœur du sommet de New Delhi

Réunis à New Delhi pour leur 18e sommet, les BRICS accélèrent leurs efforts pour développer des mécanismes financiers et commerciaux autonomes. Interconnexion des systèmes de paiement, monnaies numériques et coopération énergétique figurent parmi les principaux dossiers.

Les dirigeants des BRICS se réunissent ce week-end à New Delhi en Inde avec un objectif central : renforcer les échanges économiques du groupe et développer des infrastructures financières alternatives. L’Inde, qui assure la présidence tournante depuis janvier, privilégie une approche axée sur la connectivité économique plutôt que sur les seules déclarations relatives à la dédollarisation.

Le projet BRICS Pay, destiné à interconnecter les systèmes de paiement nationaux et à faciliter les règlements en monnaies locales, constitue l’un des principaux dossiers. Encore au stade pilote, il pourrait réduire le recours aux banques correspondantes et les conversions de devises dans les transactions entre pays membres.

Un second projet porte sur l’interconnexion des monnaies numériques de banque centrale (MNBC). L’objectif est de faciliter les paiements transfrontaliers en réduisant les intermédiaires. Le projet reste toutefois au stade des discussions et ne constitue pas la création d’une monnaie commune aux BRICS.

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Le développement de ces infrastructures accompagne la progression des échanges intra-BRICS. Les exportations entre membres ont atteint environ 1 200 milliards de dollars en 2025, tandis que les échanges de l’Inde avec les autres membres ont représenté environ 416 milliards de dollars…

La Nouvelle Banque de développement, créée en 2015, constitue déjà un outil financier du groupe. Elle a approuvé environ 43 milliards de dollars de prêts, offrant aux BRICS une première infrastructure institutionnelle pour financer des projets communs.

Malgré les divergences politiques entre certains membres, notamment autour du conflit au Moyen-Orient, les BRICS poursuivent ainsi un travail de fond visant à renforcer leur autonomie économique. La transformation reste progressive, mais l’interconnexion des paiements, le financement et les échanges énergétiques dessinent les contours d’un écosystème économique moins dépendant des infrastructures occidentales.

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Chute historique de la production pétrolière saoudienne

La guerre en Iran et la campagne des Houthis contre l’Arabie saoudite ont comprimé les routes d’exportation alors que les prix du pétrole dépassent 100 dollars. La production de pétrole brut du royaume a chuté de près de 2 millions de barils par jour en août, atteignant son niveau le plus bas depuis plus de 35 ans…

Riyad a indiqué à l’OPEP que sa production avait chuté de 1,9 million de barils par jour le mois dernier, pour atteindre 6,238 millions de barils par jour, selon le rapport mensuel du groupe rendu public le 11 septembre. Ce chiffre marque un nouveau plancher depuis les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran fin février, ainsi que le niveau de production le plus bas du royaume depuis le début de la guerre du Golfe en 1990.

L’Arabie saoudite se trouve prise en étau entre les perturbations affectant ses deux principales voies d’exportation maritimes. Le trafic dans le détroit d’Ormuz est fortement restreint en raison du conflit irano-américain, ce qui l’oblige à dépendre davantage des routes de la mer Rouge.

Les forces houthies, soutenues par l’Iran au Yémen, ont également repris les hostilités contre les forces gouvernementales soutenues par l’Arabie saoudite et ont décrété un blocus maritime contre le royaume…

La pression est déjà visible dans les données du transport maritime, les données provisoires de suivi des pétroliers compilées par Bloomberg montrant une baisse d’environ un tiers des exportations de pétrole brut saoudien en août.

L’Arabie saoudite a fermé son pipeline Est-Ouest jeudi après plusieurs attaques contre l’infrastructure dans les régions de Riyad et de Médine, selon une source officielle du ministère de l’Énergie. Le pipeline a été mis à l’arrêt à titre de mesure de précaution après les attaques survenues jeudi matin. Ces incidents ont fait des blessés, qui ont reçu les soins médicaux nécessaires, a indiqué le ministère…

Les menaces croissantes pesant sur les détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb ont fait flamber les prix du pétrole. Le Brent a clôturé en hausse de 6,3 %, à 107,63 dollars le baril jeudi, tandis que le West Texas Intermediate a bondi à 102,48 dollars, les deux références atteignant ainsi leurs plus hauts niveaux depuis mai.

Ces bouleversements redessinent déjà les flux énergétiques mondiaux. La Russie a lancé cette semaine la première cargaison de son gigantesque projet pétrolier Vostok dans l’Arctique, ouvrant une nouvelle voie d’exportation via la route maritime du Nord qui, selon Rosneft, pourrait à terme fournir l’équivalent d’environ 730 millions de barils de pétrole par an.

Parallèlement, les États-Unis ont acquis le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils de réserves pétrolières prouvées du Venezuela grâce à un vaste accord d’investissement. Le président Donald Trump a présenté ce pétrole comme un « cadeau » qui contribuera à reconstituer les réserves stratégiques de pétrole américaines.

Ces approvisionnements supplémentaires pourraient à terme atténuer la pression sur les marchés mondiaux. Cependant, le choc immédiat se fait déjà sentir chez les consommateurs américains. Le prix moyen national du diesel a dépassé 6 dollars le gallon pour la première fois jeudi, selon GasBuddy, après une hausse de près de 60 % depuis le début de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran fin février.

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USA – Inflation : nouveau signal d’alerte pour la Fed

L’inflation américaine à la production s’est accélérée en août, atteignant 5,4 % sur un an, contre 4,8 % en juillet. Cette nouvelle progression, largement alimentée par la hausse des coûts de l’énergie, intervient à quelques jours de la prochaine réunion de la Réserve fédérale (Fed) et complique davantage les perspectives de politique monétaire.

Les pressions inflationnistes se sont de nouveau renforcées aux États-Unis en août. Selon les données du département du Travail publiées jeudi 10 septembre, l’indice des prix à la production (PPI) a progressé de 0,4 % sur un mois.

Sur un an, le PPI atteint ainsi 5,4 %, contre 4,8 % le mois précédent. Le rythme annuel dépasse légèrement les prévisions des économistes et reste très supérieur à l’objectif d’inflation de 2 % fixé par la Réserve fédérale.

Cette accélération constitue un nouveau signal de persistance des tensions inflationnistes dans la première économie mondiale. Elle intervient alors que la hausse des prix de l’énergie, notamment du pétrole et des carburants, est alimentée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et le conflit entre les États-Unis et l’Iran.

Les prix de l’énergie ont augmenté de 4,2 % en août, contribuant fortement à la progression de l’indice. Le diesel a notamment enregistré une envolée de 24,1 % sur un mois et de près de 78 % sur un an, avec des répercussions sur les coûts du transport, de la logistique et de nombreuses activités industrielles.

Les prix des biens ont également progressé de 1,1 %; tandis que plusieurs services ont connu des augmentations. Les tarifs aériens ont notamment grimpé de 4,2 %, tandis que les prix des services hospitaliers ont également augmenté. Les composants électroniques ont, eux, subi une pression supplémentaire liée à la demande croissante associée aux investissements dans l’intelligence artificielle.

Même en excluant les composantes les plus volatiles que sont l’alimentation et l’énergie, la progression reste significative. Le PPI sous-jacent a augmenté de 0,2 % en août et de 4,6 % sur un an, contre 4,3 % en juillet. Cette évolution reste préoccupante pour la Fed, qui surveille particulièrement les composantes susceptibles de se transmettre durablement aux prix à la consommation.

Les chiffres renforcent ainsi le sentiment que le reflux de l’inflation américaine pourrait être plus lent que prévu. Le PPI constitue également l’un des éléments pris en compte dans le calcul de l’indice des dépenses personnelles de consommation, le PCE, qui sert de référence privilégiée à la Réserve fédérale.

La Fed face à un dilemme

Ces données arrivent à un moment particulièrement sensible pour la politique monétaire américaine. La prochaine réunion de la Fed est prévue les 15 et 16 septembre, avec une décision sur les taux attendue le 16 septembre. Avant la publication du PPI, les marchés anticipaient déjà une possibilité significative de relèvement des taux. Après la publication des chiffres, cette probabilité a encore augmenté, les opérateurs considérant désormais plus sérieusement l’hypothèse d’un resserrement monétaire.

La situation place la Fed devant un arbitrage délicat. D’un côté, une inflation supérieure à l’objectif de 2 % plaide pour une politique monétaire plus restrictive. De l’autre, un relèvement des taux risque de peser sur l’activité économique et l’investissement.

Les marchés attendent donc désormais avec une attention particulière les chiffres de l’indice des prix à la consommation (CPI), dont la publication doit apporter un éclairage supplémentaire sur l’évolution de l’inflation directement supportée par les ménages.

Le marché du travail offre un autre signal

Le département du Travail a également publié les chiffres hebdomadaires des demandes d’allocations chômage. Elles ont diminué de 1 000, à 206 000 au cours de la semaine achevée le 5 septembre, contre 205 000 attendues par les économistes interrogés par Reuters. Le marché du travail demeure donc relativement solide. Les demandes hebdomadaires évoluent depuis plusieurs semaines dans une fourchette étroite. Alors que l’économie américaine a créé 162 000 emplois en août, soit sa meilleure performance mensuelle depuis cinq mois.

Cette résistance de l’emploi réduit également la pression en faveur d’un assouplissement monétaire rapide. Pour la Fed, l’équation devient ainsi particulièrement complexe : une inflation qui accélère, un marché du travail qui reste résilient et des prix de l’énergie fortement orientés à la hausse.

La publication du CPI sera dès lors déterminante pour préciser la trajectoire des taux. En attendant, la hausse de l’inflation à la production constitue un nouveau rappel que le retour durable des prix vers l’objectif de 2 % de la Fed reste loin d’être acquis.

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Le Venezuela projette de produire 500 000 barils de pétrole d’ici 2028

La compagnie pétrolière vénézuélienne, North American Blue Energy Partners (NABEP), soutenue par l’administration Trump, prévoit de porter sa production de pétrole brut à 500 000 barils en 2028.

La NABEP ambitionne de porter sa production à 500 000 barils par jour d’ici fin 2028, contre environ 200 000 barils aujourd’hui. Jusqu’à présent, l’augmentation de l’offre a été financée par l’autofinancement. Tout investissement externe contribuerait à accélérer la croissance, indique l’entreprise, dans un mail cité par Bloomberg News.

La compagnie pétrolière s’est retrouvée sur le devant de la scène ces dernières semaines lorsque l’administration Trump a signé ce qu’elle a qualifié de « plus important accord pétrolier de l’histoire mondiale ». Aux termes de cet accord, la NABEP a obtenu des concessions de 100 ans pour exploiter 17 gisements, qui recèlent des réserves prouvées estimées à 65 milliards de barils.

L’accord conclu avec le gouvernement américain « accélère simplement le rythme » du plan de développement de NABEP, explique la compagnie. L’augmentation de la production pétrolière du Venezuela est devenue l’une des principales priorités du président Donald Trump, car le prix de l’essence et du diesel a explosé suite au conflit avec l’Iran.

A noter que la NABEP a décuplé sa production ces deux dernières années. Elle est désormais le deuxième producteur de pétrole privé du Venezuela, derrière Chevron Corp., qui a récemment annoncé son intention d’accroître sa production dans le pays…

Cet accord sans précédent entre le gouvernement américain et la NABEP représente un enjeu majeur pour l’administration Trump. Frustrés par la lenteur des compagnies pétrolières internationales telles qu’ExxonMobil Holdings Corp. et ConocoPhillips, les États-Unis ont accepté de collaborer avec la NABEP et son PDG, Alejandro Betancourt, afin de négocier cet accord avec le régime vénézuélien.

L’accord a surpris nombre d’acteurs du secteur pétrolier, étonnés par la prise de participation de 35 % du gouvernement américain dans le projet. Ses partisans affirment toutefois qu’il permettra d’accélérer la production. Tandis que l’implication du gouvernement américain devrait rassurer les autres investisseurs quant à la sécurité de leurs placements à long terme.

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Croissance mondiale 2026 : le FMI table sur 3 % mais alerte

L’économie mondiale a mieux résisté que prévu au choc énergétique provoqué par la guerre au Moyen-Orient. La production économique mondiale devrait encore croître d’environ 3 % en 2026, mais le FMI fait état de risques élevés.

La porte-parole du Fonds monétaire international (FMI), Julie Kozack, a déclaré jeudi 10 septembre que les prix du pétrole et du gaz restent élevés, ajoutant que le choc énergétique lié à la guerre n’est pas terminé.

Les pressions sur la dette mondiale s’accentuent également. Tandis que le processus de déflation, amorcé après la crise du coût de la vie de 2022, est au point mort. « Jusqu’à présent, malgré six mois de guerre au Moyen-Orient, l’économie mondiale a fait preuve de résilience », souligne-t-elle. L’exploitation des réserves de pétrole et de gaz a permis à certains pays de faire face aux chocs énergétiques causés par la guerre. Alors que d’autres se sont tournés vers de nouvelles sources d’énergie ou ont pris des mesures pour freiner la demande. Par conséquent, « nous restons sur la bonne voie pour une croissance mondiale d’environ 3 %. Mais l’incertitude, comme nous le disons depuis un certain temps, demeure élevée ».

En juillet, le FMI prévoyait une croissance mondiale modérée de 3,0 % en 2026, contre une moyenne de 3,5 % en 2024 et 2025 et une prévision de 3,1 % en avril. À l’époque, l’institution de Bretton Woods indiquait que cette prévision reposait sur l’hypothèse d’une désescalade du conflit d’ici la mi-juillet. Cependant, l’Iran et les États-Unis ont intensifié leurs attaques entretemps…

Forces se déplaçant en sens opposés

Par ailleurs, Julie Kozack souligne que l’économie mondiale est confrontée à des pressions opposées : d’une part, dues à un choc négatif sur l’offre d’énergie, qui fait grimper les prix de l’énergie, des engrais, des produits alimentaires et autres matières premières; et, d’autre part, en raison du cycle technologique piloté par l’intelligence artificielle (IA), qui crée un choc positif sur la demande.

Les risques sont élevés, car de nombreux pays doivent reconstituer leurs réserves de pétrole et de gaz. Tandis que la demande énergétique devrait augmenter à l’approche de l’hiver dans l’hémisphère nord.

La pression s’accentue également sur la dette publique mondiale, qui avoisine déjà les 100 % du produit intérieur brut (PIB) – un niveau jamais atteint depuis la Seconde Guerre mondiale – et devrait encore augmenter, estime Mme Kozack. De nombreuses économies avancées affichent des ratios dette publique/PIB particulièrement élevés.

En outre, les problèmes de liquidités s’accumulent dans les pays en développement, notamment en Afrique. Et ce, en partie à cause d’une baisse de l’aide bilatérale. Le FMI appelle les banquiers centraux à rester fidèles à leurs mandats visant à assurer la stabilité des prix. Tout en encourageant les responsables des politiques budgétaires à élaborer des plans de consolidation budgétaire à moyen terme. « Nous ne sommes pas dans une situation où l’assainissement budgétaire doit se faire du jour au lendemain. Mais il est très important pour les autorités budgétaires de disposer d’un plan et d’une stratégie clairs et concrets sur la manière de réduire les déficits et la dette », explique encore la porte-parole du FMI.

Le FMI a également exhorté les autorités à se concentrer sur l’amélioration des perspectives de croissance grâce à des réformes structurelles et à la suppression des obstacles « auto-infligés » à la croissance.

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Mer Rouge : la prise de Mokha par les Houthis bouleverse l’équilibre régional

Les Houthis ont pris le contrôle de Mokha, port stratégique du Yémen sur la mer Rouge, infligeant un revers majeur aux forces soutenues par l’Arabie saoudite.

Les Houthis ont remporté jeudi 10 septembre une victoire stratégique majeure au Yémen en prenant le contrôle de Mokha, ville portuaire située sur la côte occidentale du pays. L’offensive leur permet de renforcer considérablement leur présence sur les rives de la mer Rouge et de se rapprocher du détroit de Bab el-Mandeb, passage maritime essentiel entre la mer Rouge et le golfe d’Aden.

Des sources militaires yéménites citées par Reuters indiquent que les forces houthies ont également progressé vers les îles Hanish. Tandis que les forces gouvernementales et leurs alliés se replient vers Dhubab, à proximité immédiate de Bab el-Mandeb. Le contrôle de Dhubab et de l’île de Perim constitue un enjeu majeur pour la maîtrise du détroit.

Un nouveau front stratégique

La prise de Mokha modifie profondément la configuration militaire autour de l’une des principales voies maritimes du monde. En effet, Bab el-Mandeb constitue un passage essentiel pour les navires reliant l’océan Indien, la mer Rouge et le canal de Suez.

L’avancée des Houthis intervient alors que le détroit d’Ormuz est déjà fortement perturbé par la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Une capacité accrue des Houthis à contrôler ou menacer simultanément l’accès méridional à la mer Rouge ferait peser un risque supplémentaire sur les flux mondiaux de pétrole et de marchandises.

Pour sa part, l’envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg, a averti devant le Conseil de sécurité que la prise de Mokha marquait une « nouvelle phase plus dangereuse » du conflit. Il a notamment souligné la présence désormais directe des Houthis à proximité de l’un des détroits les plus importants du commerce international.

L’enjeu dépasse largement le cadre de la guerre civile yéménite. L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, dépend davantage des routes de la mer Rouge depuis la forte perturbation du trafic à travers Ormuz.

La progression houthie fait donc craindre un nouveau risque de perturbation des exportations énergétiques. Et ce, alors que les marchés pétroliers sont déjà sous tension. Le Brent a progressé jusqu’à environ 4 % jeudi, au-dessus de 105 dollars le baril, avant de poursuivre sa hausse dans un marché particulièrement volatil.

La perspective d’un risque sur les deux principales voies maritimes du Moyen-Orient — Ormuz à l’est et Bab el-Mandeb au sud-ouest — alimente les craintes d’un véritable « double étranglement » des flux énergétiques mondiaux…

Une nouvelle escalade dans la guerre au Yémen

La prise de Mokha intervient après plusieurs années de relative accalmie sur le front yéménite. La guerre civile, déclenchée par la prise de Sanaa par les Houthis en 2014, avait connu une trêve de fait à partir de 2022. Le conflit est toutefois désormais directement rattaché à l’affrontement régional entre l’Iran, les États-Unis et leurs alliés. Les Houthis, soutenus par Téhéran, ont progressivement intensifié leurs opérations depuis le déclenchement de la nouvelle guerre régionale.

Selon plusieurs sources citées par Reuters, l’offensive menée cette semaine le long de la côte aurait bénéficié de directives directes des Gardiens de la révolution iraniens. Mais Téhéran dément contrôler le mouvement houthi.

En somme, l’enjeu est particulièrement important pour le canal de Suez, dont le trafic dépend de la sécurité de l’ensemble de la route reliant la mer Rouge à l’océan Indien. Une dégradation durable de la situation pourrait accroître les coûts du transport maritime, allonger les délais de livraison et renforcer les pressions inflationnistes déjà alimentées par la hausse du pétrole.

La prise de Mokha apparaît ainsi comme bien davantage qu’un nouvel épisode de la guerre civile yéménite : elle ouvre la perspective d’une extension géographique du conflit vers l’un des principaux corridors énergétiques et commerciaux de la planète.

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Égypte : le rail sous le choc des accidents, les bailleurs sous pression

La répétition des accidents ferroviaires en Égypte ravive les interrogations sur l’efficacité des financements consacrés à la modernisation du réseau. La Banque mondiale a relevé à « élevé » le niveau de risque financier et de gestion associé à un prêt de 421,2 millions de dollars, alors que l’indicateur central de sécurité n’a enregistré aucune amélioration depuis le lancement du projet en 2021.

Les performances du réseau ferroviaire égyptien sont de nouveau au cœur des interrogations, alors que les accidents continuent de se produire malgré les programmes de modernisation financés notamment par des prêts internationaux.

Dans son dernier examen, publié en août 2026, la Banque mondiale a relevé à « élevé » le niveau de risque lié à la gestion financière et au crédit d’un projet destiné à améliorer la sécurité des chemins de fer égyptiens. Cette décision intervient après le constat que l’indicateur principal de sécurité n’avait pas progressé à la fin de 2025.

Lancé en août 2021, ledit projet porte entre autres sur la modernisation de la signalisation, l’amélioration de la gestion des actifs ferroviaires, le renforcement des dispositifs de sécurité et le développement des capacités de l’Autorité nationale des chemins de fer égyptiens.

Un indicateur de sécurité toujours inchangé

L’un des principaux objectifs du programme était de réduire le risque de décès et de blessures graves sur le réseau. Or, l’indicateur mesurant ce risque est resté à 0,56 décès ou blessures graves par milliard de voyageurs-kilomètres, soit exactement son niveau de référence avant le lancement du projet. L’objectif fixé est de ramener cet indicateur à 0,44 d’ici mars 2027. Mais la dernière évaluation montre qu’à fin décembre 2025, aucune amélioration n’avait encore été enregistrée.

Le projet concerne notamment un axe ferroviaire de 763 kilomètres reliant Alexandrie, Le Caire et Nagaa Hammadi, dans le sud du pays. Certaines avancées sont toutefois enregistrées. Le taux de ponctualité des trains est passé de 75 % à 90 % en décembre 2025, dépassant l’objectif fixé. La mise en œuvre du système de gestion de la sécurité a également atteint 81 %, contre un objectif de 80 %. Mais ces progrès opérationnels ne se sont pas encore traduits par une baisse mesurable du principal indicateur de risque pour les passagers.

Le volet financier constitue une autre source de préoccupation. Le montant du prêt, après révision, atteint 421,2 millions de dollars, mais seulement 200,82 millions de dollars, soit 47,68 %, avaient été décaissés au moment de la dernière évaluation. Il reste donc 220,38 millions de dollars à mobiliser. Le projet doit actuellement arriver à échéance le 30 septembre 2027, ce qui réduit la marge de manœuvre pour utiliser la totalité des fonds dans les délais impartis. La Banque mondiale estime néanmoins que les objectifs de développement restent réalisables, malgré les retards accumulés.

Une succession d’accidents

Ces difficultés prennent une dimension particulière au regard des accidents enregistrés sur les lignes concernées depuis le lancement du projet. Les incidents recensés ces dernières années comprennent des collisions, des accidents impliquant des piétons et plusieurs déraillements de trains ou de wagons de marchandises. En octobre 2024, la collision entre une locomotive et l’arrière d’un train-couchettes entre Abou Qorqas et Minya avait notamment provoqué la chute de plusieurs éléments du train dans le canal d’Ibrahimiyah et fait trois morts.

Les incidents se sont poursuivis en 2025 avec plusieurs sorties de voie de wagons de marchandises et de trains de voyageurs. En 2026, des accidents impliquant des piétons ainsi que de nouveaux incidents ferroviaires ont encore été signalés dans plusieurs gouvernorats, notamment à Beni Souef, Sohag, Qena et Minya. Ces événements ne constituent pas, à eux seuls, une statistique exhaustive de l’ensemble des accidents du réseau. Ils illustrent néanmoins la persistance de risques que le programme financé par la Banque mondiale devait précisément contribuer à réduire.

Les statistiques officielles égyptiennes confirment par ailleurs que les accidents de véhicules et de trains font l’objet d’un suivi annuel par l’Agence centrale pour la mobilisation publique et les statistiques (CAPMAS).

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L’Algérie veut moderniser ses ports et simplifier l’investissement

L’Algérie engage une nouvelle réorganisation de ses ports commerciaux, avec l’objectif de spécialiser chaque infrastructure dans certains secteurs et de mieux répartir les flux d’importation et d’exportation.

L’Algérie veut revoir en profondeur l’organisation de ses ports commerciaux. Le président Abdelmadjid Tebboune a chargé le gouvernement d’élaborer un dispositif permettant de spécialiser les différents ports dans des activités ou secteurs déterminés, afin de mieux répartir les opérations d’importation et d’exportation et de dynamiser les échanges commerciaux.

La décision a été prise le 9 septembre lors d’une réunion gouvernementale consacrée au secteur de l’investissement, en présence notamment des ministres des Finances, de l’Industrie, du Commerce, de l’Agriculture et du Travail, ainsi que de représentants des Douanes et de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement.

Dans ce nouveau schéma, le port de Mostaganem, dans l’ouest du pays, sera exclusivement dédié aux opérations d’importation réalisées par les entreprises et établissements publics. L’objectif est de répartir plus efficacement l’activité portuaire entre les différentes infrastructures nationales.

Cette idée de spécialisation n’est toutefois pas nouvelle. Elle avait été avancée dès août 2022 par l’ancien ministre des Transports, Abdallah Moundji, dans le cadre d’une réflexion visant à réorganiser le trafic maritime commercial et à répartir les activités entre les ports selon une logique plus équilibrée.

Pour les autorités algériennes, la spécialisation doit notamment permettre de corriger les déséquilibres actuels entre les ports. Certaines infrastructures concentrent une part importante du trafic, tandis que d’autres restent sous-exploitées. Cette situation contribue à la congestion portuaire et entraîne des coûts supplémentaires liés à l’attente prolongée des navires au large.

La réforme vise ainsi à réduire les temps d’attente, améliorer la fluidité des opérations et optimiser les capacités existantes, plutôt que de faire reposer l’amélioration du commerce extérieur uniquement sur la construction de nouvelles infrastructures.

Cette orientation intervient alors que l’Algérie cherche plus largement à renforcer ses infrastructures logistiques et à moderniser la gestion de ses ports. Des mesures précédentes avaient notamment porté sur l’extension des horaires de travail dans plusieurs grands ports commerciaux afin de fonctionner en continu, 24 heures sur 24 et sept jours sur sept.

Le foncier industriel au cœur de la réforme

La réforme portuaire s’accompagne d’une autre mesure destinée à soutenir l’investissement : le lancement immédiat d’un recensement national du foncier industriel. Le gouvernement veut disposer d’une base de données précise sur les terrains disponibles et ceux déjà affectés à des projets industriels. L’objectif est de mieux connaître les réserves foncières mobilisables et de les intégrer dans une véritable cartographie nationale de l’investissement.

Selon des données présentées au Parlement en avril dernier par l’ancien ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, le portefeuille foncier industriel comptait 1 675 terrains disponibles, représentant une superficie totale supérieure à 3 100 hectares. Parmi eux, 1 427 terrains étaient destinés à l’investissement industriel.

Depuis 2022, la gestion du foncier industriel a été progressivement retirée aux autorités locales au profit de l’Agence nationale du foncier industriel, avec l’ambition de réduire les délais d’accès aux terrains nécessaires à la réalisation des projets.

Le « guichet unique » doit devenir opérationnel

Autre volet de la réforme : l’activation effective du « guichet unique » destiné aux investisseurs. Abdelmadjid Tebboune a demandé sa mise en service effective d’ici à la fin septembre 2026, afin de réduire les procédures administratives et de faciliter la réalisation des projets.

Le président algérien a également ordonné l’accélération de la numérisation des procédures d’investissement, en coordination notamment avec les services fiscaux, les Domaines de l’État et les Douanes.

La digitalisation de l’administration économique constitue depuis plusieurs années l’un des axes majeurs de la politique gouvernementale. Mais sa mise en œuvre a rencontré des résistances. En février 2025, Tebboune avait évoqué l’existence de blocages au sein de certaines administrations et accusé des intérêts financiers de s’opposer à la numérisation de plusieurs services économiques. Une commission d’enquête avait alors été chargée d’identifier les responsables de ces entraves.

Avec la spécialisation des ports, le recensement du foncier industriel et la généralisation du guichet unique, Alger cherche donc à agir simultanément sur trois maillons essentiels de la chaîne économique : la logistique, le foncier et les procédures administratives. L’enjeu est de réduire les coûts et les délais qui pèsent encore sur le commerce extérieur et l’investissement, tout en améliorant l’utilisation des infrastructures existantes.

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Iran : les conseillers de Trump redoutent une guerre prolongée

Alors que Donald Trump assure publiquement que la guerre contre l’Iran prendra fin immédiatement après les élections américaines de mi-mandat, plusieurs de ses principaux conseillers redoutent en privé un scénario beaucoup plus long.

Le conflit entre les États-Unis et l’Iran s’apprête à franchir le cap des sept mois, bien au-delà de l’objectif initial fixé par Donald Trump: six semaines. Selon le Wall Street Journal, cité par Reuters, le vice-président JD Vance, le secrétaire d’État Marco Rubio et d’autres hauts responsables ont discuté avec Trump de l’hypothèse d’une poursuite du conflit au-delà du 20 janvier 2029, date prévue pour l’investiture du prochain président américain.

Ces évaluations reposeraient notamment sur la capacité de Téhéran à continuer de résister à la pression américaine malgré les sanctions, le blocus naval et les opérations militaires.

Le président américain continue pourtant d’afficher sa confiance dans une résolution rapide du conflit. Mercredi 9 septembre, Donald Trump a déclaré que la guerre devrait se terminer « immédiatement après » les élections de mi-mandat, prévues le 3 novembre 2026.

Selon lui, l’Iran chercherait à prolonger le conflit afin d’influencer le scrutin américain, mais ne disposerait plus des moyens de résister durablement à la pression exercée par Washington. Trump a également reconnu que des négociations restaient possibles, tout en précisant qu’elles ne constituaient pas actuellement la voie privilégiée par son administration. Cette position contraste donc fortement avec les évaluations rapportées par le Wall Street Journal.

Le facteur électoral

La durée du conflit est devenue un enjeu politique majeur pour Donald Trump et le Parti républicain à l’approche des élections de mi-mandat. La hausse des prix de l’essence et du diesel, directement liée aux perturbations provoquées par le conflit et aux tensions autour du détroit d’Ormuz, pèse de plus en plus sur le pouvoir d’achat des Américains. Le Brent a ainsi dépassé 100 dollars le baril cette semaine, pour la première fois depuis juillet.

Cette situation complique la position de la Maison Blanche : prolonger la guerre risque d’alimenter le mécontentement électoral, tandis qu’une sortie précipitée du conflit pourrait être présentée comme un recul stratégique.

Le contrôle et la sécurisation du détroit d’Ormuz constituent désormais l’un des principaux points de confrontation. L’Iran a récemment attaqué plusieurs navires dans la région, tandis que les États-Unis ont intensifié leurs opérations navales et détruit plusieurs pétroliers iraniens. Ces affrontements ont fortement réduit les flux d’hydrocarbures transitant par cette voie maritime stratégique.

Le risque d’une crise durable dépasse ainsi largement le cadre militaire. Une perturbation prolongée du trafic dans le Golfe pourrait maintenir les prix de l’énergie à des niveaux élevés, alimenter l’inflation mondiale et compliquer les décisions des grandes banques centrales.

Le spectre d’une « guerre sans fin »

Cette perspective inquiète également d’anciens responsables américains. A l’instar de l’ancien secrétaire à la Défense, Leon Panetta, qui estime que le conflit pourrait se prolonger d’au moins six mois et risquer de devenir une nouvelle « guerre sans fin » au Moyen-Orient, comparable par certains aspects aux interventions américaines en Irak et en Afghanistan.

Le problème stratégique de Washington est donc de plus en plus évident : la pression économique et militaire n’a pas encore contraint Téhéran à accepter les conditions américaines, tandis que les deux camps semblent disposer de suffisamment de ressources pour maintenir une confrontation prolongée.

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Trump promet 5 000 dollars à chaque Américain en cas de victoire des républicains

Donald Trump a promis de verser 5 000 dollars à chaque adulte américain si les républicains conservent le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat lors des élections de mi-mandat du 3 novembre. Baptisée « Trump dividend », cette proposition pourrait coûter environ 1 350 milliards de dollars et nécessiterait l’approbation du Congrès.

Donald Trump a placé les élections américaines de mi-mandat au cœur de son offensive politique en promettant une importante distribution d’argent aux électeurs. Lors du premier grand rassemblement national organisé par le Parti républicain spécifiquement en vue des midterms, mercredi 9 septembre à Dallas, le président américain a annoncé qu’il souhaitait verser 5 000 dollars à chaque adulte américain si son parti conservait le contrôle des deux chambres du Congrès.

Trump a présenté cette mesure comme un « dividende » versé aux Américains, en référence au partage des bénéfices d’une entreprise avec ses actionnaires. Mais il n’a fourni ni calendrier précis, ni mécanisme définitif de financement. Selon les estimations disponibles, une telle opération représenterait environ 1 350 milliards de dollars si elle concernait quelque 270 millions d’adultes américains.

Une promesse au coût colossal

Le montant annoncé place immédiatement la proposition au centre du débat budgétaire. Le coût potentiel de 1 350 milliards de dollars représente une somme considérable dans un pays confronté à une dette publique supérieure à 40 000 milliards de dollars et à un déficit budgétaire annuel qui demeure très élevé.

La Maison-Blanche n’a pas encore présenté de dispositif législatif détaillé permettant de financer ces paiements. De son côté, le vice-président JD Vance a laissé entendre que les Américains les plus aisés pourraient être exclus du dispositif et que les recettes douanières pourraient contribuer à son financement. Mais les recettes issues des droits de douane seraient très loin, à elles seules, de couvrir une facture potentielle de plus de 1 000 milliards de dollars.

La proposition devrait en outre obtenir l’aval du Congrès. Trump ne dispose pas, à lui seul, du pouvoir de déclencher une telle distribution de fonds publics. Sa promesse relève donc pour l’instant davantage de l’engagement électoral que d’un programme budgétaire concrètement arrêté.

Un pari électoral assumé

Cette annonce intervient à moins de deux mois des élections du 3 novembre 2026, au cours desquelles l’ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants et environ un tiers du Sénat seront renouvelés.

Trump cherche ouvertement à faire de ces élections un référendum sur sa présidence. Lors de son discours de Dallas, il a demandé aux électeurs de considérer qu’il figurait lui-même sur les bulletins de vote et a promis de multiplier les déplacements dans les États et circonscriptions disputés au cours des semaines précédant le scrutin.

Cette stratégie traduit aussi la volonté du président de reprendre l’initiative alors que les républicains sont confrontés à plusieurs difficultés politiques. Les inquiétudes concernant le coût de la vie, la guerre avec l’Iran et la popularité en baisse de Trump constituent autant de facteurs susceptibles de peser sur le vote de novembre.

Une nouvelle version du « chèque Trump »

La promesse de 5 000 dollars rappelle une précédente proposition du président. Trump avait déjà évoqué l’idée d’un « dividende tarifaire » de 2 000 dollars, qui n’avait finalement pas été mis en œuvre. La nouvelle promesse est toutefois d’une ampleur nettement supérieure. Elle intervient au moment où Trump cherche à présenter sa politique commerciale et les droits de douane comme une source de revenus permettant de redistribuer une partie des gains aux Américains.

Au-delà de sa faisabilité économique et juridique, le « dividende Trump » constitue surtout un nouvel instrument de campagne. À travers cette promesse spectaculaire, le président américain cherche à transformer les midterms en un choix direct entre son administration et les démocrates, tout en donnant à ses électeurs une incitation financière particulièrement visible à se rendre aux urnes.

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Pétrole : le Brent franchit à nouveau le seuil des 100 dollars

Le Brent pour livraison novembre a progressé de 3,29 dollars, soit 3,4 %, pour clôturer à 101,21 dollars le baril, après avoir atteint 101,58 dollars en séance. Le WTI américain a gagné 3,02 dollars, soit 3,25 %, à 96,05 dollars. Les deux références ont ainsi atteint leur plus haut niveau depuis le 22 mai 2026. Le Brent avait déjà brièvement dépassé les 100 dollars en juillet, avant de retomber sous ce seuil.

Depuis le début du mois de septembre, les cours ont fortement accéléré. Le Brent affiche désormais une progression d’environ 25 % depuis le début du mois d’août et de plus de 60 % depuis le début de l’année.

Cette nouvelle flambée intervient après une série d’attaques visant des navires et des infrastructures énergétiques. L’Iran a annoncé avoir attaqué dix navires à proximité du détroit d’Ormuz, tandis que les forces américaines ont détruit cinq pétroliers iraniens. Parallèlement, les rebelles houthis, alliés de Téhéran, ont mené des attaques contre des installations énergétiques en Arabie saoudite…

Des stocks mondiaux de plus en plus sollicités

Selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), les stocks mondiaux ont diminué d’environ 400 millions de barils depuis le début de l’année. Cette tendance devrait se poursuivre jusqu’à la fin de 2026.

La production pétrolière du Moyen-Orient est également fortement affectée. Les capacités mises à l’arrêt dans la région ont atteint 6,7 millions de barils par jour en août, contre 5 millions en juillet. L’EIA estime que les interruptions devraient encore représenter en moyenne 5,7 millions de barils par jour au quatrième trimestre. Elle ne prévoit pas un retour complet de la production et des exportations régionales aux niveaux d’avant-guerre avant le deuxième trimestre 2027.

Face à cette dégradation des perspectives, l’EIA a relevé mercredi ses prévisions de prix, et table désormais sur un prix moyen du Brent de 91 dollars le baril en 2026, soit près de 5 % de plus que sa précédente estimation. Le WTI est attendu en moyenne à 84,65 dollars.

Ces prévisions ont toutefois été établies avant la dernière aggravation des tensions. Elles pourraient donc encore être révisées si les attaques contre les navires et les infrastructures énergétiques se poursuivent…

Le marché face au risque d’une crise prolongée

La question centrale pour les marchés est désormais la durée des perturbations. Tant que le trafic maritime à travers le détroit d’Ormuz restera fortement réduit et que les infrastructures énergétiques de la région seront exposées aux attaques, la prime géopolitique devrait rester élevée.

À court terme, l’évolution des cours dépendra donc moins de la demande mondiale que de la capacité des États-Unis et de l’Iran à éviter une nouvelle extension du conflit et à rétablir la circulation normale des hydrocarbures dans le Golfe.

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OCDE – PISA 2025 : la lecture décroche en France et dans le monde

Les performances en lecture des élèves de 15 ans connaissent un net recul dans la plupart des pays de l’OCDE. En France, le score tombe à 456 points, contre 474 en 2022, confirmant une dégradation qui touche également les mathématiques. L’essor des écrans, les difficultés de concentration et les nouveaux usages de l’intelligence artificielle alimentent les interrogations.

Publié le 8 septembre 2026, le rapport PISA 2025 de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) constitue l’une des évaluations internationales les plus larges jamais réalisées. Quelque 760 000 élèves de 15 ans, répartis dans 91 pays et économies, ont participé à cette édition.

Le constat est particulièrement sévère en matière de lecture. La moyenne des pays de l’OCDE atteint 466 points en 2025, contre 482 en 2022. Depuis 2015, le recul atteint 28 points, soit l’équivalent d’environ un an et demi d’apprentissage.

Selon l’OCDE, environ trois pays ou économies sur quatre disposant de données comparables ont enregistré une baisse significative des performances en lecture entre 2018 et 2025.

 

Lire aussi :PISA 2025 : l’Asie confirme sa domination, le Maroc à la peine et un Maghreb largement absent

 

Cette dégradation ne se limite d’ailleurs pas à la lecture. Les performances moyennes en mathématiques ont également fortement diminué, tandis que les résultats en sciences se sont davantage stabilisés sur la période récente. L’OCDE estime désormais qu’environ un élève de 15 ans sur cinq est en difficulté dans chacune des trois disciplines évaluées.

La France passe sous la moyenne de l’OCDE

La France n’échappe pas à cette tendance. Les élèves français obtiennent en 2025 un score de 456 points en compréhension de l’écrit, contre 474 points en 2022. Ce résultat place la France sous la moyenne de l’OCDE et parmi les niveaux les plus faibles jamais enregistrés par le pays dans l’enquête PISA.

Le recul français ne concerne pas uniquement la lecture. L’OCDE relève également une baisse des performances en mathématiques, tandis que le niveau en sciences reste globalement comparable à celui de 2022. Dans l’ensemble, les résultats français de 2025 figurent parmi les plus faibles mesurés par PISA.

Le phénomène est d’autant plus préoccupant que les inégalités sociales continuent de peser fortement sur les performances scolaires. L’OCDE souligne que l’origine socioéconomique demeure un déterminant majeur des résultats des élèves.

La « lecture hâtive » gagne du terrain

Au-delà du recul des scores, l’enquête met en évidence une transformation des pratiques de lecture. Les adolescents sont de plus en plus exposés à des flux continus d’informations numériques, favorisant une consultation rapide des contenus plutôt qu’une lecture approfondie.

Cette évolution alimente les inquiétudes sur la capacité des jeunes à comprendre des textes complexes, à hiérarchiser l’information et à distinguer les sources fiables des contenus trompeurs.

L’OCDE relève notamment que moins de la moitié des élèves des pays membres déclarent vérifier systématiquement la crédibilité des sources d’information tout en privilégiant les données scientifiques par rapport au simple « bon sens ».

L’intelligence artificielle, nouvel enjeu scolaire

L’arrivée massive des outils d’intelligence artificielle ajoute une nouvelle dimension au problème. L’OCDE met en garde contre une utilisation de l’IA qui remplacerait l’effort personnel plutôt que de renforcer l’apprentissage.

Les élèves utilisant fréquemment l’IA pour certaines tâches scolaires, notamment résumer des textes, rédiger ou effectuer des recherches, obtiennent des résultats plus faibles en sciences que ceux qui ne l’utilisent pas dans ce cadre. L’écart peut atteindre 20 points, soit environ une année de scolarité.

L’organisation ne préconise toutefois pas de bannir la technologie. Elle estime au contraire que l’IA et les outils numériques peuvent contribuer à améliorer l’apprentissage lorsqu’ils sont utilisés de manière ciblée et sous l’encadrement des enseignants.

Un avertissement pour les systèmes éducatifs

Le rapport PISA 2025 dépasse ainsi la seule question du niveau scolaire. Il pose celle de la capacité des systèmes éducatifs à préserver l’attention, la compréhension et l’esprit critique à l’heure de la multiplication des écrans et des outils numériques.

Pour l’OCDE, le redressement passe notamment par un enseignement davantage centré sur les fondamentaux, un investissement dans les enseignants, un accompagnement ciblé des élèves en difficulté et une implication accrue des familles.

Le recul de la lecture apparaît dès lors comme l’un des signaux les plus préoccupants de cette nouvelle édition de PISA : derrière une baisse statistique des scores se dessine une question plus profonde sur la capacité des jeunes générations à lire, comprendre, vérifier et penser dans un environnement saturé d’informations.

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Berlin : semaine cruciale pour le budget et la dette allemande

Le ministre des Finances et président du Parti social-démocrate allemand (SPD), Lars Klingbeil, vient de soumettre mardi 8 septembre au Parlement fédéral le projet de budget de l’État pour 2027. Les dépenses prévues s’élèvent à 555,4 milliards d’euros. Soit une légère augmentation par rapport à l’année en cours.

Les nouveaux emprunts s’élèvent à 118,7 milliards d’euros, contre 98 milliards en 2026. Ce montant n’inclut pas les prêts du Fonds spécial pour les infrastructures et la défense. Si ces derniers sont inclus, les emprunts du gouvernement allemand pour 2027 avoisineront les 200 milliards d’euros.

Le discours du ministre des Finances au Bundestag marque le début d’une semaine de délibérations cruciales. Jusqu’à vendredi, les députés examineront en détail les dépenses de chaque ministère, telles que prévues dans le projet de budget du gouvernement fédéral. L’intervention du chancelier Friedrich Merz, mercredi, est attendue avec impatience. D’autres délibérations suivront, le budget devant être adopté en décembre.

Alertes des agences de notation

Avant même le début des débats parlementaires, les agences de notation européennes et américaines alertent Berlin sur le fait que l’explosion de la dette entraîne une hausse significative des charges d’intérêts, c’est-à-dire du coût du refinancement. « Bien que l’Allemagne continue de bénéficier de conditions de financement relativement favorables, le service de la dette est alourdi par la hausse des taux d’intérêt et l’augmentation des nouveaux emprunts », écrit Margaretha Wegner, analyste chez Fitch spécialisée sur l’Allemagne, dans l’édition dominicale du journal Die Welt.

De son côté, Julian Zimmermann, analyste au sein du cabinet européen Scope, prévient que « lorsque la part du budget consacrée au service de la dette augmente, les fonds disponibles pour d’autres priorités politiques diminuent. Cela accentue la pression pour stabiliser les finances publiques et réduire les déficits à long terme. »

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Trump interdit l’importation de certains produits canadiens aux Etats-Unis

Donald Trump a intensifié son différend commercial avec le Canada, en interdisant l’importation de certains produits canadiens aux États-Unis et en augmentant les droits de douane sur d’autres.

Cette annonce fait suite à l’imposition par Ottawa de nouveaux droits de douane sur les importations américaines en réponse aux droits de douane supplémentaires annoncés par Washington le 22 août sur les importations canadiennes. Les produits canadiens interdits d’importation aux États-Unis comprennent les boissons alcoolisées, les produits laitiers et les motos de grosse cylindrée. Cette interdiction entrera en vigueur le 29 septembre, conformément à un décret présidentiel.

De plus, à compter du 15 septembre, des droits de douane supplémentaires de 50 % seront imposés sur une gamme de produits, allant des matelas aux voiturettes de golf, en passant par les bateaux à moteur. En revanche, certains produits canadiens seront exemptés des droits de douane supplémentaires, bien que la liste soit nettement plus courte. Le papier toilette en fait partie.

Pour justifier l’interdiction d’importer des boissons alcoolisées canadiennes, Trump a cité le boycott des boissons alcoolisées américaines par les Canadiens. Depuis l’an dernier, les vins américains et autres boissons alcoolisées ont disparu des rayons des magasins dans la plupart des provinces canadiennes. Les Canadiens ont ainsi voulu exprimer leur mécontentement face aux nouveaux tarifs douaniers américains, mais aussi face aux propositions répétées de Trump de faire du Canada le 51e État des États-Unis.

Pari

Le ministre canadien des Relations avec les États-Unis, Dominique LeBlanc, a déclaré à X qu’Ottawa « examinait » ces mesures « injustifiées ». Tout en ajoutant qu’il était en contact avec le représentant au commerce de la Maison Blanche, Jamieson Greer. « Lorsque les États-Unis seront prêts au dialogue, notre gouvernement travaillera de bonne foi et de manière constructive à la création de relations commerciales plus sûres et mutuellement avantageuses qui respectent pleinement la souveraineté canadienne », a-t-il ajouté.

De son côté, le Premier ministre canadien, Mark Carney, a averti que la stratégie de son gouvernement visant à réduire la dépendance envers les États-Unis aurait des « coûts » économiques à court terme. Mais il prend un risque économique considérable. Près de 60 % des importations canadiennes proviennent des États-Unis et environ 70 % des exportations canadiennes sont destinées à ce voisin.

Dans le même temps, Trump a annoncé l’exclusion des entreprises canadiennes du programme de contrats gouvernementaux américains, selon un message publié sur Truth Social.

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En Chine, l’inflation repart à la hausse, alimentée par le pétrole et l’IA

L’inflation refait surface en Chine, expliquée par la hausse des prix de l’énergie et la demande croissante de produits liés à l’intelligence artificielle.

L’indice des prix à la consommation en Chine a progressé de 0,8 % en août sur un an, annonce ce mercredi le Bureau national des statistiques. Cette hausse, conforme aux prévisions des analystes, est plus marquée que celle de juillet (0,5 %) et constitue la première augmentation de l’inflation depuis avril.

Parallèlement, l’indice des prix à la production progresse de 3,8 %, contre 3,5 % en juillet. Il dépasse les prévisions qui tablaient sur une hausse de 3,6 %. L’inflation sous-jacente, qui exclut les prix volatils de l’alimentation et de l’énergie, atteint 1 %, enregistrant ainsi sa première hausse en quatre mois.

D’après Dong Liujuan, statisticienne au Bureau national des statistiques, les prix de l’énergie ont contribué à hauteur de 0,28 point de pourcentage à la hausse annuelle de l’indice des prix à la consommation. Parallèlement, les prix de certains produits alimentaires ont commencé à augmenter en raison de facteurs saisonniers et des conditions météorologiques, avec des hausses mensuelles pour les légumes frais, les œufs et le porc.

Cette évolution survient quelques mois seulement après que la Chine est sortie d’une période de déflation historique. Alors que son économie continue de faire face à une faible demande des consommateurs et à un ralentissement de la croissance.

Le pétrole et le Moyen-Orient

Par ailleurs, les pressions inflationnistes pourraient s’intensifier davantage en raison de la crise géopolitique au Moyen-Orient. La reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran a ravivé les craintes de perturbations plus graves du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, affectant l’approvisionnement en pétrole, en gaz et en autres matières premières.

A cet égard, le prix du pétrole brut Brent avoisine les 100 dollars le baril ce mercredi. Et ce, suite à l’attaque américaine contre des pétroliers iraniens près de l’île de Kharq, l’un des principaux centres d’exportation de pétrole brut d’Iran.

Ainsi, la hausse des prix internationaux de l’énergie crée un problème supplémentaire pour la Chine, car les entreprises doivent faire face à des coûts de production plus élevés. Tandis que la faiblesse de la demande des consommateurs limite leur capacité à répercuter pleinement la hausse des coûts sur les prix finaux.

L’explosion de l’intelligence artificielle

Outre l’énergie, un autre facteur contribuant à la hausse des prix est la demande explosive de semi-conducteurs et de produits électroniques, liée à d’énormes investissements dans l’intelligence artificielle.

Le prix de certaines puces a augmenté jusqu’à 700 % en un an. Alors que des hausses importantes sont également enregistrées pour les métaux non ferreux, comme le cuivre, les marchés anticipant une éventuelle augmentation des droits de douane américains sur les importations de métaux travaillés.

La demande engendrée par le développement de l’intelligence artificielle commence également à se répercuter sur les prix des produits de consommation. Les prix des tablettes, des ordinateurs et des téléphones portables ont augmenté de plus de 10 % par an, reflétant le cycle d’investissement mondial créé autour de l’intelligence artificielle.

Les prix de l’or ont également augmenté. La hausse des cours internationaux le mois dernier a alimenté l’inflation dans la catégorie « biens et services divers », qui inclut les bijoux. Cette catégorie a progressé de 7,3 % sur un an. Tandis que le prix des bijoux en or a augmenté de 34 %.

L’indice des prix à la production a continué de refléter principalement les hausses des prix des matières premières et des produits finis, impactés par la flambée des coûts du pétrole et des semi-conducteurs. Les secteurs du charbon, des métaux, de l’énergie, de la chimie et de l’électronique ont enregistré des augmentations significatives de leurs prix à la production.

Il convient de souligner en particulier la hausse des prix départ usine des biens de consommation durables, qui ont augmenté de 1,2 % en août , enregistrant ainsi le taux de croissance le plus rapide depuis que ces données sont disponibles (1996).

Selon les estimations de Bloomberg Economics, la hausse de l’inflation en Chine en août semble principalement due à des tensions sur l’offre plutôt qu’à une demande accrue. Les pressions inflationnistes restent donc concentrées sur un segment relativement restreint de l’économie, l’énergie, l’électronique et les matières premières jouant un rôle prépondérant.

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Une panne informatique sème le chaos dans les aéroports britanniques

Après une journée de chaos dans les aéroports britanniques, le trafic aérien reste perturbé mercredi 9 septembre à la suite d’une importante panne technique ayant affecté le système de contrôle aérien du Royaume-Uni.

La défaillance, survenue mardi 8 septembre, a touché le système de traitement des données de National Air Traffic Services (NATS), l’organisme chargé du contrôle de la circulation aérienne britannique. Elle a provoqué des restrictions importantes dans plusieurs grands aéroports, notamment Heathrow, Gatwick, Manchester et Birmingham.

Selon les données de Flight Radar24, environ 1 300 vols ont été annulés mardi. Tandis que des centaines d’autres ont subi des retards. Pour ce mercredi, au moins 177 vols avaient déjà été supprimés; alors que les compagnies aériennes s’efforçaient de repositionner leurs appareils et leurs équipages.

NATS a indiqué avoir identifié le problème et mis en place une solution permettant au système de reprendre progressivement son fonctionnement.

Les autorités et les professionnels du secteur soulignent que l’incident ne correspond pas exactement aux précédentes perturbations majeures ayant frappé le contrôle aérien britannique. La panne de mardi est liée à un problème technique du système de traitement des données de vol de NATS. Alors que l’incident de 2023 avait notamment affecté le traitement automatique des plans de vol et provoqué une paralysie beaucoup plus large du trafic aérien.

Cette nouvelle défaillance ravive néanmoins les interrogations sur la robustesse des infrastructures britanniques de contrôle aérien. En 2024, l’autorité britannique de l’aviation civile avait déjà demandé à NATS de revoir ses dispositifs de secours après l’incident de 2023.

L’Autorité britannique de l’aviation civile a annoncé qu’elle examinerait les circonstances de la panne et déterminerait si des mesures supplémentaires étaient nécessaires.

Si le système de contrôle aérien fonctionne désormais normalement, les conséquences de la panne pourraient donc se prolonger plusieurs jours. Le déplacement des avions et des équipages, ainsi que l’accumulation des retards et des annulations, rendent en effet le retour à un programme normal particulièrement difficile…

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