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États-Unis : vers une baisse des taux d’intérêt?

Le principal conseiller économique de Donald Trump à la Maison Blanche, Kevin Hassett, indique fait part de sa conviction que toute nouvelle baisse des prix du pétrole donnerait à la Réserve fédérale la marge de manœuvre nécessaire pour réduire les taux d’intérêt.

Selon cette analyse, un apaisement des tensions au Moyen-Orient entraînerait une détente sur les marchés pétroliers. Ce qui contribuerait mécaniquement à limiter l’inflation américaine, fortement sensible aux variations des coûts de l’énergie.

Kevin Hassett souligne que la trajectoire de la politique monétaire de la Réserve fédérale dépend en partie de ces facteurs externes, notamment des chocs d’offre liés aux crises géopolitiques. Une stabilisation de la situation autour de l’Iran permettrait ainsi de créer un environnement plus favorable à un assouplissement monétaire.

Lire aussi : Kevin Hassett – Conseiller économique de Trump : la FED devrait être totalement indépendante

Cette position fait suite à un contexte où les marchés surveillent de près les évolutions du dossier iranien, considéré comme un facteur déterminant pour les prix du pétrole et, par ricochet, pour les anticipations d’inflation aux États-Unis.

Les investisseurs restent donc attentifs à tout signal diplomatique susceptible d’influencer la dynamique des taux d’intérêt, alors que la Fed continue de calibrer sa politique face à des incertitudes persistantes.

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Fed : possible hausse des taux d’intérêt et inquiétudes liées à l’inflation

La Banque centrale américaine (Fed) devra probablement envisager de relever ses taux d’intérêt si l’inflation continue d’évoluer régulièrement au-dessus de son objectif de 2 %. C’est ce qu’estiment plusieurs de ses responsables.

Comme l’ont montré les minutes de la dernière réunion de la Fed publiées mercredi 20 mai, de nombreux responsables ont appelé la Fed à abandonner sa politique monétaire accommodante et à signaler que sa prochaine étape pourrait être une hausse des taux d’intérêt.

Alors que plusieurs responsables politiques ont déclaré croire que des baisses de taux seraient finalement nécessaires, la plupart des participants à la réunion ont plutôt souligné qu’« un certain resserrement de la politique monétaire serait probablement approprié si l’inflation continuait d’évoluer régulièrement au-dessus de 2 % ». C’est ce qu’il ressort du compte-rendu de la réunion du Comité fédéral de l’Open Market (FOMC) des 28 et 29 avril.

Le rapport a mis en lumière l’inquiétude croissante des responsables de la Fed concernant les pressions inflationnistes engendrées par la guerre en Iran. Lors de sa réunion d’avril, le FOMC avait décidé de maintenir son taux directeur inchangé dans une fourchette de 3,5 % à 3,75 %…

Dans les semaines qui suivirent, plusieurs responsables mirent en garde contre une aggravation des perspectives d’inflation, alors que le détroit d’Ormuz restait pratiquement bloqué et que les rendements obligataires s’envolaient.

Le choix du lieu de la prochaine réunion constituera un premier test pour Kevin Warsh, qui doit prêter serment vendredi 22 mai devant le président Donald Trump en tant que président de la Réserve fédérale; et ce, lors d’une cérémonie à la Maison Blanche.

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Les scénarios envisagés par la BCE concernant les taux d’intérêt

L’évolution de la crise au Moyen-Orient divise désormais le Conseil des gouverneurs de la BCE. Et ce, à la veille de sa réunion du 10 juin, concernant l’ouverture du cycle de hausse des taux d’intérêt de l’euro, dans le but de contenir l’inflation.

Selon un rapport de Capital, les responsables de la BCE… s’accordent à dire qu’une nette tendance à la hausse nécessite une solution. Or, à l’heure actuelle, tant au niveau européen qu’international, une grande incertitude plane sur l’évolution de la situation, laissant craindre que toute solution proposée ne soit erronée, indique le média.

Parmi les membres les plus fermes de la BCE, le banquier central finlandais Olli Rehn, s’exprimant sur le sujet, a souligné que les anticipations d’inflation restent faibles et que les perspectives pour la zone euro sont rassurantes. Isabel Schnabel, membre du directoire et elle aussi considérée comme une « ferme », a déclaré ce mois-ci que si le risque d’un resserrement de la politique monétaire s’est accru. Celui-ci ne sera nécessaire que « si le choc des prix de l’énergie s’aggrave ».

Le vice-président de la BCE, Luis de Guindos, qui prend sa retraite ce mois-ci, appelle à la prudence, évoquant l’impact sur la croissance qui, selon lui, « deviendra beaucoup plus visible dans les semaines à venir ». Le gouverneur de la Banque de Grèce, Yannis Stournaras, qualifie les craintes de récession de « réelles et justifiées ». Face à ces hésitations, le gouverneur de la Banque d’Allemagne, Joachim Nagel, se montre plus direct. Il est favorable à une hausse des taux d’intérêt à moins d’une amélioration significative de la situation.

D’un autre côté, certaines données économiques font état d’une croissance au premier trimestre. Toutefois, une récession a ensuite été enregistrée dans le secteur des services. Un affaiblissement accru pourrait contrebalancer les pressions inflationnistes et inciter la BCE à reporter la hausse des taux d’intérêt.

Cependant, nul ne peut à ce jour prédire avec certitude les conséquences de la crise sur l’économie européenne. En effet, si l’on en croit les déclarations du président américain Donald Trump, chaque vendredi, nous sommes proches d’une solution à la crise iranienne. Tandis que chaque lundi s’annonce marqué par de nouvelles menaces contre les dirigeants du pays, provoquant une forte volatilité des marchés.

Au-delà de l’incertitude générale qui entoure la première hausse des taux d’intérêt, comme l’a admis la présidente de la BCE, Christine Lagarde, les préoccupations qui se développent au sein de la BCE concernent la stratégie globale de politique monétaire pour la période à venir.

Des questions telles que le nombre de hausses de taux d’intérêt que la zone euro peut supporter, leur calendrier et la stratégie pour sortir de la phase de taux élevés sont autant de sujets qui préoccupent constamment les membres du Conseil des gouverneurs de la BCE… De telles mesures brutales pourraient inciter les marchés à s’en prendre à la dette européenne. Alors que la BCE disposerait de très peu de moyens de réagir.

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