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France : l’activité ralentit et l’emploi s’essouffle

La confiance des entreprises en France est restée faible en mai, confirmant que les répercussions de la guerre avec l’Iran pèsent sur la demande intérieure de la deuxième économie de la zone euro.

L’indice mensuel de l’Insee est resté inchangé à 94 points, soit six points en dessous de la moyenne de long terme, les pertes dans les secteurs des services et du commerce de détail ayant compensé une confiance dans l’industrie meilleure que prévu.

Avant la publication des données de vendredi 22 mai, l’indice S&P Global des directeurs d’achat (PMI) a révélé la plus forte baisse de l’activité économique depuis plus de cinq ans.

Ces données s’ajoutent à celles montrant que la production s’est stabilisée début 2026, les consommateurs ayant réduit leurs dépenses et leurs investissements, tandis que le chômage a atteint son plus haut niveau en cinq ans.

L’indicateur d’emploi de l’enquête de confiance de l’Insee a également montré des signes de ralentissement national, chutant de trois points à 92, son niveau le plus bas depuis la pandémie de COVID-19.

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France : riposte à la hausse des prix de 710 M€

Le gouvernement français a annoncé, jeudi 21 mai, un nouveau plan d’aides de 710 millions d’euros destiné à amortir l’impact de la hausse des prix des carburants sur plusieurs secteurs professionnels. Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient et sur le détroit d’Ormuz.

Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, entouré de six ministres, a détaillé les mesures de soutien destinées à préserver l’activité économique. Les pêcheurs, agriculteurs, chauffeurs de taxi, aides-soignantes et plusieurs catégories de transporteurs figurent parmi les professions ciblées par ce dispositif exceptionnel.

Depuis plusieurs semaines, la France multiplie les dispositifs de soutien afin d’éviter un ralentissement brutal de l’économie. Dès mars 2026, Paris avait déjà annoncé des aides d’urgence pour certains transporteurs routiers, agriculteurs et pêcheurs confrontés à l’envolée des prix du carburant.

Face à la flambée des coûts énergétiques, l’exécutif assume une stratégie d’aides ciblées plutôt qu’une réduction générale de la fiscalité sur les carburants. Le chef du gouvernement a écarté toute baisse massive des taxes, estimant qu’une telle mesure pèserait trop lourdement sur les finances publiques françaises. « Le pays doit tourner », a-t-il déclaré, tout en refusant d’appeler les Français à limiter leurs déplacements.

Cette nouvelle enveloppe s’inscrit dans un climat économique européen de plus en plus tendu. A cet égard, les derniers indicateurs PMI montent que l’activité économique de la zone euro connaît sa contraction la plus forte depuis plus de deux ans et demi, sous l’effet du conflit au Moyen-Orient et de la hausse des prix de l’énergie. Les services, particulièrement exposés à l’érosion du pouvoir d’achat des ménages, figurent parmi les secteurs les plus fragilisés.

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Anne Guéguen: « Les progrès sont visibles, mais il faut accélérer »

À l’occasion du Forum 2026 de l’Économiste maghrébin, organisé sur les « 70 ans après l’indépendance de la Tunisie », l’ambassadrice de France, Anne Guéguen, a souligné la solidité des relations tuniso‑françaises et l’importance du partenariat avec l’Union européenne.

Elle a rappelé les liens historiques et économiques profonds qui unissent la Tunisie à l’UE, les échanges représentant 45 % du PIB et des investissements massifs. De même qu’elle a pointé trois priorités pour renforcer ce partenariat : capital humain, transition énergétique et connectivité.

Anne Guéguen a souligné l’importance des relations tuniso‑françaises, qu’elle a qualifiées de solides, denses et fondées sur la confiance. “Je voudrais surtout évoquer l’Union européenne, puisque c’est notre sujet de discussion. Permettez‑moi de commencer par un peu d’histoire. La Tunisie célèbre cette année ses 70 ans d’indépendance, et l’idée d’une « Union européenne »a presque le même âge : le Traité de Rome date de mars 1957, nous en sommes à 69 ans, bientôt 70. J’évoque cela parce que la Tunisie et l’Union européenne se sont construites en parallèle. Les pays fondateurs ont fait le choix souverain de transférer une partie de leur souveraineté à Bruxelles en confiant à l’Union une compétence commerciale exclusive. Ce choix a contribué à consolider entre Européens un espace de paix et de prospérité dont nos voisins du pourtour méditerranéen, et en particulier la Tunisie, ont également bénéficié. L’Union européenne a toujours oscillé entre ouverture vers l’Est et attention au Sud”.

Elle a rappelé que la France, aux côtés d’autres États européens comme l’Italie, n’a cessé de plaider pour que l’UE n’oublie pas son versant méditerranéen, précisant : “La France, pays méditerranéen, contribue à construire ces ponts solides avec les voisins de la rive sud.”

Cette construction parallèle, Union européenne et Tunisie indépendante, s’est révélée mutuellement bénéfique, comme l’illustrent les chiffres. En 1980, les échanges bilatéraux s’élevaient à environ 2 milliards d’euros. Ils ont fortement augmenté après l’Accord d’association de 1995 et dépassent aujourd’hui les 25 milliards d’euros. Cette montée en puissance s’est accompagnée d’une intégration poussée des chaînes de valeur industrielles au niveau euro‑méditerranéen.

Sur le plan économique, les échanges entre la Tunisie et l’Union européenne représentent l’équivalent de 45 % du PIB tunisien. À titre de comparaison, la part des échanges de la Suisse avec l’UE est d’environ 40 %. Les investissements européens en Tunisie sont nombreux : l’an dernier, plus de 73 % des flux d’investissements directs étrangers provenaient d’Europe, avec plus de 800 projets. Ces investissements ont généré une large part des créations d’emplois liées aux IDE. Exemple parlant : en valeur, Malte (petit État membre de l’UE)) réalise des investissements directs en Tunisie trois fois supérieurs à ceux de la Chine. Ce qui illustre la force de la logique de proximité.

Cette logique repose sur une rationalité économique et commerciale solide : gains de compétitivité, relocalisations partielles et diversification des chaînes d’approvisionnement. Ces dynamiques se sont encore accélérées après les chocs externes récents que sont la pandémie de Covid‑19, la guerre en Ukraine et les tensions actuelles au Moyen‑Orient.

Pour conclure, Anne Guéguen a identifié trois priorités pour renforcer ce partenariat. A savoir :

Capital humain : renforcer l’ensemble de la chaîne éducation‑formation, enseignement scolaire, enseignement supérieur, recherche et formation professionnelle.

Transition énergétique et écologique : un véritable « game changer » pour la Tunisie, positif pour les finances publiques, la souveraineté économique, la compétitivité et l’attractivité des investissements, et susceptible de favoriser la cohésion sociale ; des progrès sont visibles, mais il faut accélérer.

Connectivité : numérique, maritime et aérienne, à renforcer pour tirer parti des logiques de proximité, de de-risking et de nearshoring. Il faudra concevoir des projets à la hauteur des ambitions tunisiennes en matière de développement.

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Paris Builders Show : la Tunisie au 2ème rang des visiteurs internationaux

La Tunisie confirme sa place stratégique dans l’écosystème international du bâtiment durable. Avec plus de 10 % des visiteurs internationaux recensés lors de l’édition 2024 du Paris Builders Show 2026, le pays se classe au deuxième rang des délégations étrangères présentes au salon, derrière le Maroc.

« La Tunisie a toujours été un partenaire important pour nous ». Ainsi souligne Louis-Philippe Guillon, directeur du Paris Builders Show 2026. Tout enrappelant qu’avant la crise du Covid-19, le pays figurait parmi les premières délégations internationales représentées à l’événement.

C’est dans cette dynamique que Tunis a accueilli l’une des étapes du « Builders Roadshow », une tournée internationale menée dans huit marchés stratégiques afin de promouvoir la prochaine édition du salon et d’identifier les grands enjeux locaux liés au secteur du bâtiment.

En marge d’une rencontre stratégique de haut niveau consacrée à l’avenir de la construction durable, organisée par la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie, Louis-Philippe Guillon a présenté les grandes orientations de l’édition 2026 du salon, placée sous le signe de l’internationalisation, de l’innovation et de la durabilité.

Prévu du 28 septembre au 1er octobre 2026 à Paris Expo Porte de Versailles, le Paris Builders Show succède désormais au « Mondial du bâtiment ». Selon son directeur, ce changement de nom traduit une nouvelle ambition : faire de l’événement « un véritable carrefour international des acteurs du bâtiment ».

Le salon réunira les univers historiques de Batimat, Interclima et Idéobain, auxquels viendra désormais s’ajouter Renodays. A savoir un événement dédié à la rénovation globale des bâtiments. Cette intégration constitue l’une des principales nouveautés de l’édition 2026.

« Nous ne parlons plus uniquement des matériaux, mais de l’acte global de rénovation et de transformation du bâtiment », a expliqué M. Guillon, mettant en avant une approche plus large de la durabilité.

Avec plus de 130 000 participants lors de l’édition précédente, dont 25 000 visiteurs internationaux issus d’une centaine de pays, le Paris Builders Show entend renforcer davantage sa dimension mondiale.

Selon M. Guillon, l’objectif du « Builders Roadshow » est d’intégrer les problématiques spécifiques de chaque marché dans la programmation du salon, notamment à travers des conférences et des tables rondes internationales. Plus de 500 conférences et 2 000 experts sont attendus durant les quatre jours de l’événement autour du thème central : « Le bâtiment en mouvement ».

Les enjeux tunisiens liés à la durabilité seront pleinement intégrés aux débats internationaux, notamment autour des questions de circularité, d’optimisation des ressources, de formation professionnelle, de financement et d’adaptation climatique.

Louis-Philippe Guillon a également salué les avancées réalisées par la Tunisie dans le domaine de la construction durable. Il souligne que le pays affiche aujourd’hui « une dynamique très positive », parfois même en avance sur certains marchés historiquement considérés comme plus matures.

Il estime toutefois que l’approche tunisienne reste encore très centrée sur les matériaux. Alors que la notion de durabilité englobe désormais l’ensemble du cycle de vie du bâtiment : logistique des chantiers, efficacité énergétique, adaptation climatique, montée en compétences des professionnels et pérennité des infrastructures.

« Ce qui est observé aujourd’hui en Tunisie en matière d’adaptation climatique inspirera demain les pays européens confrontés aux mêmes défis », a-t-il affirmé. Tout en insistant sur l’importance des échanges d’expertise entre les deux rives de la Méditerranée.

Le responsable du Paris Builders Show a enfin présenté le salon comme une plateforme mondiale d’échange, d’innovation et de réseautage destinée à l’ensemble des professionnels du secteur.

Avec un équilibre entre exposants français et internationaux, des espaces dédiés aux délégations étrangères et une programmation fortement orientée vers les enjeux mondiaux du bâtiment durable, l’événement ambitionne de réunir, en quatre jours, toute la chaîne de valeur du secteur : architectes, industriels, promoteurs, bureaux d’études, organisations professionnelles et experts de la transition durable.

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