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En Afrique du Nord, la croissance ralentira à 4% en 2026 (Rapport)

La croissance en Afrique du Nord, estimée à 4,4 % en 2025, devrait ralentir à 4 % en 2026, selon le rapport sur les « Perspectives économiques en Afrique 2026 » (PEA 2026), présenté mardi 26 mai à Brazzaville au Congo, lors des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (du 25 au 29 mai 2026).

Le PEA, rapport annuel phare du Groupe de la BAD, souligne que la croissance devrait s’établir à 4,2 % en 2027, sous réserve d’un apaisement des perturbations de la chaîne d’approvisionnement.

Les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz devraient affecter les exportations de la région vers le Moyen-Orient, augmenter le coût des intrants pour les engrais et faire grimper les coûts de l’énergie pour les importateurs nets de produits pétroliers tels que l’Égypte, le Maroc et la Tunisie, selon les explications du PEA.

Et d’ajouter que le secteur touristique de la sous-région pourrait également subir l’impact négatif de la guerre au Moyen-Orient en raison de la baisse des arrivées de touristes en provenance des pays du Golfe.

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Olfa Chammari: Financer la transition exige une ingénierie de confiance

En abordant les thèmes de la Transition énergétique, mais aussi la  manière d’accélérer le passage vers une économie bas-carbone , la question qui se pose est la suivante : quels sont les enjeux liés à la sécurité énergétique, à la diversification du mix énergétique et à la réduction de l’empreinte carbone. C’est le ton du  troisième panel de la 27e édition du Forum de L’Économiste Maghrébin, qui a mis l’accent sur les défis énergétiques et aux perspectives de transition écologique en Tunisie.  Le thème de ce panel : « L’impératif stratégique des énergies renouvelables en Tunisie : volatilité des prix des hydrocarbures et transition bas-carbone », ce débat a examiné les enjeux liés à la sécurité énergétique, à la diversification du mix énergétique et à la réduction de l’empreinte carbone.

Olfa Chammari, directrice de la planification stratégique et du contrôle de gestion, a abordé la transition climatique sous l’angle du financement. Son message est clair : les besoins sont trop importants pour qu’une seule source de financement puisse suffire. La transformation énergétique, l’adaptation au changement climatique et la modernisation des infrastructures agricoles exigent des montages complexes, combinant crédit, garantie, assurance, subvention et accompagnement technique.

Elle insiste sur un point central : la transition ne sera possible que si les investisseurs, les banques et les bénéficiaires ont confiance dans les dispositifs proposés. Il ne suffit pas de créer des enveloppes financières ; il faut aussi construire une ingénierie capable de sécuriser les projets, de réduire les risques et de rendre les financements accessibles à ceux qui en ont le plus besoin.

Olfa Chammari voit dans la Caisse des dépôts et consignations (CDC) un acteur potentiel d’impulsion et de structuration. Pour elle, ce type d’institution peut jouer un rôle d’agrégateur, en aidant à mobiliser des ressources publiques et privées autour de projets à fort impact. L’enjeu n’est pas seulement de financer, mais de catalyser un écosystème.

Lire aussi : Matthieu Brun : « La transition agricole ne peut réussir que si elle crée de la confiance entre les acteurs »

Elle a mis l’accent sur l’accompagnement technique. Beaucoup de projets échouent non par manque d’intention, mais parce qu’ils sont insuffisamment préparés ou mal structurés. La finance climatique doit donc aller de pair avec du conseil, de l’expertise et un suivi dans la durée. C’est cette combinaison qui permet de transformer une ambition environnementale en projet viable.

En somme, Olfa Chammari défend une vision très pragmatique de la transition : pour qu’elle fonctionne, il faut des outils financiers adaptés, des institutions solides et une architecture de confiance capable de relier les besoins du terrain.

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Sidi Ould Tah : « L’Afrique ne manque pas d’idées, mais trop de projets n’atteignent pas la bancabilité »

« L’Afrique ne manque pas d’idées, mais trop de projets n’atteignent pas la bancabilité et seul un projet sur dix atteint le bouclage financier ». Ce sont là les propos du président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah, qui s’exprimai lors des Assemblées annuelles de l’institution financière africaine à Brazzaville au Congo (du 25 au 29 mai 2026).

Ould Tah a souligné, à ce propos, qu’il est primordial de transformer ces portefeuilles projets en actifs investissables. Beaucoup de PME africaines restent enfermées dans ce que certains appellent le « missing middle » : trop grandes pour la microfinance, mais trop petites ou trop risquées pour les systèmes bancaires commerciaux, a-t-il expliqué.

C’est pour cette raison qu’est intervenue la récente décision de la Banque d’augmenter sa participation dans l’Agence africaine d’assurance, du commerce et de l’investissement (ATIDI) à 14 %, faisant d’elle son principal actionnaire. Ceci a-t-il avancé reflète le type d’architecture africaine de partage du risque qui doit être renforcé.

Transition démographique

Sur un autre plan, le président de la BAD a souligné que la transition démographique de l’Afrique doit également être abordée avec davantage de réalisme économique et d’ambition. Pendant longtemps, les discussions sur l’emploi des jeunes ont principalement été traitées comme des questions sociales, bien qu’il s’agit fondamentalement d’un défi structurel et économique, a-t-il encore dit.

Le défi n’est donc pas simplement de créer davantage d’emplois, il s’agit plutôt  de construire des économies plus productives, a-t-il appuyé. Il a mis l’accent, à cette occasion, sur la nécessité de dépasser les interventions fragmentées pour construire de véritables écosystèmes de production, de financement et d’innovation.

La Banque doit de plus en plus se positionner non seulement comme une institution de financement, mais comme une institution catalytique, une plateforme capable de réduire les risques, de mobiliser davantage de capitaux, de connecter investisseurs africains et internationaux, et de transformer des opportunités dispersées en investissements bancables.

La Banque a été créée dans une autre époque, où le financement du développement reposait principalement sur les prêts souverains, les infrastructures publiques et les relations traditionnelles d’aide, a rappelé le président de l’institution panafricaine. « Aujourd’hui, a-t-il ajouté, le développement est de plus en plus façonné par les capitaux privés, la technologie, l’intégration régionale, les dynamiques démographiques et la compétition géopolitique ».

Il a fait savoir que « l’approche de la banque reposera de plus en plus sur le partenariat entre capitaux publics et privés, entre institutions africaines elles-mêmes, entre investisseurs domestiques et internationaux et entre l’Afrique et ses partenaires mondiaux »

Et Sidi Ould Tah d’ajouter: « La BAD doit désormais porter sur l’ensemble de l’écosystème de croissance: infrastructures, intégration régionale, connectivité numérique, compétences, financements à long terme, clusters industriels et chaînes de valeur liées à la transformation africaine… Toutefois, la BAD ne peut pas et ne doit pas agir seule. Cet effort devra être porté par l’ensemble des institutions financières africaines à savoir banques de développement, banques commerciales, fonds de pension, caisses de dépôts, fonds souverains, banques centrales, compagnies d’assurance, fonds de private equity et institutions des marchés de capitaux ».

« Des approches plus ambitieuses, inscrites dans une dynamique durable et cohérente »

Pour le président de la République du Congo, Denis-Sassou Nguesso, « le financement du développement de l’Afrique requiert désormais des approches plus ambitieuses, inscrites dans une dynamique durable et cohérente. Les besoins sont immenses et concernent les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, l’industrie, le numérique, la santé, l’éducation, la formation professionnelle, la protection de l’environnement, et la création d’emplois ».

Toujours selon le chef de l’Etat congolais, ces exigences du développement nécessitent des réponses nouvelles, audacieuses et adaptées. Il a mis l’accent sur la nécessité d’approfondir les marchés financiers, renforcer les institutions régionales, développer les instruments de garantie, de partage des risques et de financement mixte afin de mobiliser davantage l’épargne africaine et les capitaux internationaux au service de projets structurants.

« L’enjeu n’est donc pas seulement de trouver plus de ressources, il s’agit aussi de mieux les orienter, de mieux les gérer et de les consacrer à des investissements capables de transformer durablement les conditions de vie de nos populations », affirme Nguesso.

Tirer profit du capital humain et des ressources naturelles

De son côté, la vice-présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Selma Malika Haddadi, a souligné l’impératif de mobiliser les ressources financières internes de l’Afrique, procéder à la refonte de l’architecture financière et tirer profit du capital humain et des ressources naturelles. Elle a souligné la nécessité d’axer les efforts au-delà des mécanismes de financements traditionnels pour saisir de nouveaux outils et des nouvelles sources de financements au sein des pays africains.

Haddadi a fait savoir qu’un éventail de sources financières est disponible, citant à titre d’exemple les envois de fonds de la Diaspora, les obligations vertes, ainsi que les actifs financiers numériques qui restent sous exploités.

Placée sous le thème « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté », les Assemblées annuelles 2026 sont les premières pour Sidi Ould Tah, qui a pris ses fonctions en tant que neuvième président du Groupe de la Banque africaine de développement en septembre 2025.

Les Assemblées annuelles sont l’événement statutaire le plus important de la BAD. Cette année, plus de 3 000 personnes prennent part à cet événement à Brazzaville, à savoir les dirigeants et les responsables politiques et économiques des 81 pays membres de l’institution, des responsables d’institutions financières et de développement, des groupes de réflexion, de la société civile, du secteur privé, des universitaires et des leaders d’opinion.

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La Tunisie réalisera une croissance de 2,1% en 2026 et 2,8% en 2027 (BAD)

La croissance du PIB de la Tunisie devrait atteindre 2,1% en 2026 et 2,8% en 2027, selon le rapport sur les « Perspectives économiques en Afrique 2026 » (PEA 2026), présenté mardi 26 mai à Brazzaville au Congo, lors des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), qui ont lieu du 25 au 29 courant.

Pour sa part, l’inflation devrait se situer à 5,7% en 2026 avant de décroître à 5,4 % en 2027, selon les prévisions de la BAD dans son rapport intitulé « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté ».

A rappeler au passage que l’économie tunisienne a enregistré une croissance de 2,5% en 2025, selon les données de l’Institut national de la statistique (INS). Durant les trois premiers mois de 2026, la Tunisie a réalisé une croissance de 2,6 % en glissement annuel, par rapport à la même période de 2025.

Ceci étant, il est à noter que le budget de l’Etat repose sur une série d’hypothèses, dont un taux de croissance à hauteur de 3,3%, durant toute l’année 2026, s’appuyant sur un prix du baril de pétrole à 63 dollars.

« Perspectives économiques en Afrique » (PEA), rapport annuel phare du Groupe de la Banque, examine de quelle manière l’Afrique peut mobiliser des capitaux à grande échelle pour renforcer sa résilience, accélérer sa transformation structurelle et financer ses ambitions de développement dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, de resserrement des conditions financières mondiales et de besoins croissants en matière de financement du développement.

Son lancement a réuni des dirigeants mondiaux, des décideurs politiques, des partenaires au développement, des investisseurs, des représentants de la société civile et des dirigeants du secteur privé pour discuter des perspectives économiques et des priorités de financement de l’Afrique.

Il offre une plateforme pour présenter ces conclusions et recommandations à un large public international et façonner le débat politique sur la mobilisation efficace et le déploiement efficient des capitaux, selon la BAD.

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Banques tunisiennes : Karim Hajjaji plaide pour des « champions nationaux »

Le secteur bancaire tunisien souffre encore d’une trop grande fragmentation, estime Karim Hajjaji, Global Chief Operating Officer Corporate & Investment Banking.

En marge de sa participation à la 27ème édition du Forum de l’Économiste Maghrébin 2026, Karim Hajjaji a appelé à davantage de rapprochements entre les établissements bancaires, qu’ils soient publics ou privés, afin de faire émerger de véritables « champions nationaux » capables de soutenir plus efficacement l’économie tunisienne.

Il souligne à cet égard que le poids du secteur public dans le financement reste encore trop important. Il estime que les banques tunisiennes gagneraient à diversifier davantage leurs lignes de crédit, notamment en direction des PME et des TPE, considérées comme des moteurs essentiels de création d’emplois et de richesse nationale.

Karim Hajjaji a relevé également les nombreux défis réglementaires auxquels le secteur devra faire face dans les prochaines années, notamment avec l’entrée en vigueur de normes internationales telles qu’IFRS 9 et Bâle III.

Ces réformes imposent, précise-t-il, des investissements importants pour renforcer la gestion des risques, moderniser le suivi des crédits et améliorer la gouvernance interne des banques, en particulier les fonctions de contrôle et de gestion des risques.

Au-delà du cadre réglementaire, Karim Hajjaji insiste sur l’urgence de la transformation digitale du secteur. Il estime que l’expérience client peut être considérablement améliorée grâce à la digitalisation des services bancaires et à la modernisation des systèmes informatiques, dont certains deviennent aujourd’hui obsolètes.

L’intelligence artificielle constitue aussi un enjeu stratégique majeur, ajoute-t-il. Cette mutation nécessite des investissements dans les talents, notamment des ingénieurs, statisticiens et spécialistes des technologies de l’information. Des investissements qui pourraient être soutenus, insiste-t-il, par les gains d’efficacité générés par la modernisation du secteur bancaire.

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Le commerce sino-russe bondit de 19,7 % à 85 milliards de dollars

Le volume des échanges commerciaux entre la Chine et la Russie a progressé de 19,7 % sur un an durant les quatre premiers mois de 2026, atteignant 85,2 milliards de dollars, selon les données du ministère chinois du Commerce. Cette hausse confirme le renforcement continu des relations économiques entre les deux puissances.

Lors d’un point de presse à Pékin, He Yadong, porte-parole du ministère chinois du Commerce, a indiqué que les échanges annuels entre les deux pays dépassent désormais les 200 milliards de dollars depuis trois années consécutives. Cette dynamique est tirée par l’énergie, l’industrie, les équipements technologiques et les nouvelles chaînes logistiques régionales, explique Pékin.

A rappeler au passage que Pékin et Moscou ont récemment signé de nouveaux documents de coopération portant sur le commerce et le soutien au multilatéralisme. Les deux parties souhaitent intensifier leur coordination en matière de politiques économiques et commerciales, tout en développant de nouveaux moteurs de croissance dans les secteurs industriels et technologiques…

D’après les données des douanes chinoises, les exportations de la Chine vers la Russie ont augmenté de 23,1 % sur la période janvier-avril 2026, atteignant 37,83 milliards de dollars. Tandis que les exportations russes vers la Chine ont progressé de 17 %, à environ 47,41 milliards de dollars. La Russie conserve ainsi un excédent commercial d’environ 9,6 milliards de dollars vis-à-vis de la Chine.

Les hydrocarbures demeurent au cœur des exportations russes vers la Chine, notamment le pétrole, le gaz naturel et le charbon. En retour, Pékin exporte vers la Russie une large gamme de produits industriels et manufacturés : véhicules, équipements électroniques, machines-outils, smartphones et matériels spécialisés.

Cette montée en puissance du partenariat économique sino-russe intervient dans un contexte international marqué par les tensions commerciales et les recompositions géopolitiques. Pékin et Moscou affirment vouloir renforcer leur coordination dans les affaires multilatérales et promouvoir un ordre économique international qu’ils jugent « plus équilibré et plus équitable ».

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Sonia Dahmani condamnée à deux ans de prison « pour des critiques sur les prisons »

La chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a condamné, lundi 25 mai 2026, l’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani à deux ans de prison. Et ce, dans le cadre d’une affaire intentée par la Direction générale des prisons et de la rééducation.

Selon son avocat, Sami Ben Ghazi, cette condamnation fait suite à des déclarations prononcées par Sonia Dahmani en 2023, au cours desquelles elle critiquait la situation dans les prisons tunisiennes. Elle a été poursuivie sur la base du décret-loi 54, notamment l’article 24 dans son troisième alinéa.

Sonia Dahmani est accusée d’avoir diffusé de « fausses informations » susceptibles de nuire à un fonctionnaire public. Une infraction passible d’une peine pouvant aller jusqu’à dix ans de prison. L’avocat a précisé que la défense a interjeté appel du jugement, suspendant ainsi l’exécution de la peine.

Il s’agit de la quatrième affaire dans laquelle Sonia Dahmani est condamnée à une peine de prison en vertu du décret-loi 54.

A cet égard, notons que, arrêtée le 11 mai 2024, l’avocate a été libérée sous condition le 27 novembre 2025.

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France : l’activité ralentit et l’emploi s’essouffle

La confiance des entreprises en France est restée faible en mai, confirmant que les répercussions de la guerre avec l’Iran pèsent sur la demande intérieure de la deuxième économie de la zone euro.

L’indice mensuel de l’Insee est resté inchangé à 94 points, soit six points en dessous de la moyenne de long terme, les pertes dans les secteurs des services et du commerce de détail ayant compensé une confiance dans l’industrie meilleure que prévu.

Avant la publication des données de vendredi 22 mai, l’indice S&P Global des directeurs d’achat (PMI) a révélé la plus forte baisse de l’activité économique depuis plus de cinq ans.

Ces données s’ajoutent à celles montrant que la production s’est stabilisée début 2026, les consommateurs ayant réduit leurs dépenses et leurs investissements, tandis que le chômage a atteint son plus haut niveau en cinq ans.

L’indicateur d’emploi de l’enquête de confiance de l’Insee a également montré des signes de ralentissement national, chutant de trois points à 92, son niveau le plus bas depuis la pandémie de COVID-19.

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États-Unis : flambée des prix de l’essence avant le Memorial Day

Aux États-Unis, les prix de l’essence ont fortement augmenté à l’approche du Memorial Day, que le pays célèbre chaque année le dernier lundi de mai, dans un contexte de troubles persistants dans le détroit d’Ormuz.

Le prix moyen de l’essence au détail a atteint environ 4,49 dollars le gallon au cours de la semaine se terminant le 17 mai, soit une augmentation de près de 42 % ou 1,32 dollar par rapport à son niveau le plus bas des dernières années, selon un rapport publié par la plateforme ‘Energy’, basé à Washington.

Ainsi, les prix de l’essence aux États-Unis ont atteint leur moyenne la plus élevée le 18 mai, soit le dernier lundi précédant le Memorial Day depuis 2022, année où la guerre russo-ukrainienne avait provoqué une flambée des prix du pétrole brut.

La crise actuelle au Moyen-Orient est similaire à celle de 2022, car la hausse des prix mondiaux du pétrole a accéléré le rythme des augmentations des prix des carburants sur le marché américain.

Le week-end du Memorial Day est l’une des périodes de pointe en matière de voyages aux États-Unis, l’American Automobile Association prévoyant qu’environ 39,1 millions de personnes voyageront en voiture cette année, un niveau proche de celui de l’année 2025.

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Contrôle de gestion : le levier silencieux de la performance et de la gouvernance dans le secteur bancaire

Entre relance économique et modernisation des institutions financières, le contrôle de gestion émerge comme un outil central pour renforcer la performance et la transparence. Il dépasse la simple vérification des chiffres pour devenir un moteur stratégique de décisions éclairées.

 

Souvent cantonné à un rôle purement administratif, le contrôle de gestion se révèle aujourd’hui essentiel pour piloter les activités bancaires, mesurer la rentabilité et optimiser l’utilisation des ressources. Il offre aux dirigeants une vision claire et factuelle pour orienter leurs décisions.

Exemple concret : dans certaines agences, l’analyse des coûts opérationnels a permis de détecter des disparités importantes, conduisant à une réorganisation efficace des ressources et des équipes.

 

Gouvernance et transparence : plus qu’un slogan

Les institutions financières gèrent des ressources considérables et contribuent à la mise en œuvre de politiques économiques stratégiques. La transparence et la responsabilité ne sont donc pas optionnelles.

Certains pourraient craindre qu’un contrôle renforcé ralentisse l’action. Mais en réalité, il améliore la qualité des arbitrages, offrant aux décideurs des données fiables et des analyses structurées pour orienter leurs choix.

Exemple : l’analyse des crédits distribués a permis d’identifier des écarts par rapport aux objectifs régionaux, facilitant des ajustements précis et rapides.

 

Data et digitalisation : transformer les chiffres en décisions

La transformation digitale génère des volumes massifs de données bancaires : transactions, dépôts, crédits, performances des agences. Exploitées correctement, ces données deviennent un outil stratégique pour anticiper les risques, optimiser les performances et orienter les décisions.

Une gouvernance solide des informations est indispensable pour garantir leur fiabilité et leur pertinence dans l’analyse.

 

Intelligence artificielle : un outil, pas un substitut

L’intelligence artificielle et les outils d’analyse avancée permettent d’identifier des tendances invisibles à l’œil humain et de détecter rapidement des anomalies.

Mais l’IA ne remplace pas l’expertise humaine. Elle complète l’analyse stratégique, permettant au contrôleur de gestion de concentrer ses efforts sur l’interprétation des résultats et la formulation de recommandations pertinentes.

Exemple : l’IA a permis d’identifier rapidement des segments de portefeuille présentant un risque élevé, permettant aux équipes de gestion des risques d’intervenir proactivement.

 

Le contrôle de gestion au cœur du pilotage bancaire

 

Cette illustration résume le cycle stratégique : Collecte des données → Analyse et reporting Décision stratégique Impact économique et gouvernance, avec la transformation digitale et l’IA en soutien.

Le contrôle de gestion n’est pas seulement technique : il doit être intégré à la culture managériale et reconnu comme un partenaire stratégique. Développer les compétences numériques, valoriser la transparence et exploiter pleinement les données sont autant de conditions pour que le levier du contrôle de gestion transforme réellement la performance.

« Plus qu’un simple outil technique, le contrôle de gestion transforme les décisions en actions concrètes et mesurables. Dans un environnement où performance et transparence deviennent des impératifs, les institutions capables d’exploiter pleinement ce levier s’affirment comme les véritables architectes de la relance et de la stabilité économique ».

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Note éditoriale : Cette tribune démontre que le contrôle de gestion n’est pas un gadget administratif, mais un moteur silencieux de performance et de transformation, essentiel pour relever les défis économiques et institutionnels du secteur bancaire.

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Aid Al Adha: les banques appelées à garantir le retrait d’argent des DAB

La Banque centrale de Tunisie (BCT) appelle les banques et la Poste Tunisienne à prendre les mesures nécessaires pour garantir la continuité des opérations de retrait d’argent des Distributeurs automatiques de billets (DAB) et des services de paiement électronique, durant la période de l’Aïd al-Adha.

L’institut d’émission met l’accent, dans une note publiée, le 21 mai 2026, sur la nécessité d’assurer le chargement des DAB et de garantir la disponibilité technique des plateformes électroniques, afin de garantir la continuité des services financiers sans interruption pendant la période de l’aïd.

La BCT appelle également à prendre les dispositions nécessaires pour traiter, dans les plus brefs délais, toute panne ou interruption de service.

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Crédit bancaire : l’étau se resserre sur les entreprises et les ménages

L’État va pomper 12 milliards de dinars dans le système bancaire tunisien pour financer son déficit. Ce que cela signifie concrètement pour les entreprises et les ménages, l’IACE le dit sans détour dans sa note « Reprise économique en période d’incertitude pour la Tunisie » : le financement du secteur privé sera sévèrement contraint. Les banques, prises entre les demandes de l’État et un portefeuille de créances classées à 14,5 %, approchent d’un point de tension.

Pour financer un déficit budgétaire qui devrait atteindre 16 milliards de dinars en 2026, l’État tunisien devra lever 12 milliards de dinars sur le marché intérieur, faute d’accès suffisant aux financements extérieurs. Cette ponction sur le système bancaire exige une croissance de la masse monétaire au sens large de 8,3 %. Or, ce niveau correspond exactement au plafond de liquidités nécessaires pour financer l’ensemble des transactions de l’économie sur la base d’une croissance nominale du PIB de 8 %. La conséquence logique est mathématique : il ne reste pratiquement rien pour financer le secteur privé, c’est-à-dire les investissements des entreprises et les crédits des ménages.

L’IACE constate déjà les premiers signaux de ce resserrement. Le ratio crédits sur dépôts est tombé à 60 % pour certaines banques, soit bien en dessous du plafond réglementaire de 120 %. Ce qui traduit non pas une abondance de ressources, mais une frilosité à prêter dans un contexte de risque accru. En parallèle, les opérations d’Open Market de la Banque centrale ont baissé de 23 % et les opérations de refinancement à long terme ont reculé de 15 % sur les quatre premiers mois de 2026. Un signe que l’institution aurait pu faire davantage pour soutenir la liquidité du système.

Un portefeuille de créances préoccupant

La situation est rendue plus délicate encore par l’état du portefeuille de créances classées des banques tunisiennes, qui atteint actuellement 14,5 %. Soit plus du double de l’objectif de 7 % fixé par la Banque centrale de Tunisie. Ce niveau élevé de créances douteuses immobilise des provisions et réduit la capacité des banques à prendre de nouveaux risques. Et ce, au moment précis où l’économie a le plus besoin de financements.

Les banques affichent par ailleurs un ratio de solvabilité de 14,4 % fin 2024 pour un minimum exigé de 10 %. Et un ratio de fonds propres de base Tier 1 de 11,7 % pour un minimum de 7 %. Ce qui constitue un matelas de sécurité, mais que l’IACE juge insuffisant face à l’ampleur des risques à venir.

Ce que l’IACE recommande aux banques et à la BCT

Pour desserrer l’étau, l’IACE formule plusieurs recommandations précises à l’intention de la Banque centrale et du système bancaire. La première consiste à adopter un plan de report des échéances pour les entreprises mises en difficulté par la crise. A l’image de la flexibilité accordée lors de la pandémie de Covid-19.

La deuxième recommandation porte sur l’autorisation de financements exceptionnels de moyen terme, sur sept ans maximum dont deux ans de grâce et sans provisionnement obligatoire, pour couvrir les besoins de trésorerie urgents des entreprises dont les fonds de roulement ont gonflé sous l’effet inflationniste de la crise.

Ces créances exceptionnelles seraient admissibles en garantie pour les opérations de refinancement sur le marché monétaire.

Enfin, l’IACE préconise de renforcer les fonds propres bancaires en limitant la distribution de dividendes et d’accorder un refinancement à taux bonifié pour des secteurs stratégiques comme la construction et l’habitat, afin de relancer une activité porteuse d’emplois.

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Écart d’inflation avec l’Europe : la compétitivité tunisienne en danger

Entre 6 % et 7 % d’inflation projetée d’ici la fin de l’année 2026 : c’est la fourchette qu’anticipe l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE)  dans sa note Reprise économique en période d’incertitude pour la Tunisie. La guerre en Iran réveille un spectre que les Tunisiens croyaient derrière eux, avec des prix du pétrole qui ont retrouvé les niveaux de 2022. Le bouclier des subventions étatiques tient encore, mais jusqu’à quand ?

En 2022, la guerre en Ukraine avait provoqué une flambée inflationniste mondiale. En Tunisie, les prix avaient grimpé à plus de 10 %. Tandis qu’en Europe l’inflation progressait d’environ six points au-dessus de son niveau habituel.

Quatre ans plus tard, le scénario se reproduit avec une étrange familiarité : le prix du baril de pétrole est remonté à 100 dollars, exactement au niveau de 2022. La perturbation des routes maritimes via le détroit d’Ormuz renchérit les coûts de transport et d’assurance. Et les céréales, dont les prix suivent partiellement l’évolution du pétrole à travers le coût des engrais azotés à base de gaz naturel, commencent elles aussi à se renchérir.

La bonne nouvelle, selon l’IACE, est que le choc devrait rester plus modéré qu’en 2022. L’Europe a développé entretemps une meilleure gestion de ses ressources énergétiques et accéléré le développement des renouvelables. Ce qui amortit partiellement le choc. Néanmoins, l’inflation européenne est déjà remonté à 2,8 % en mars 2026. Soit environ un point au-dessus des prévisions initiales, illustrant la contagion inévitable du choc iranien.

Un écart structurel qui inquiète

En 2024 et 2025, l’inflation avait reflué à 2,3 % dans l’Union européenne et à 5,3 % en Tunisie. Cet écart d’environ trois points n’est pas conjoncturel : il reflète des fragilités structurelles de l’économie tunisienne. L’IACE pointe une demande qui progresse plus vite que l’offre, notamment sous l’effet de la commande publique, et les imperfections de certains marchés dominés par des situations d’oligopole, comme dans les secteurs laitier ou sidérurgique. Ces acteurs en position dominante captent les hausses de prix sans répercuter les baisses. Ce qui entretient une inflation endémique que les chocs externes ne font qu’amplifier.

Cet écart structurel entre l’inflation tunisienne et européenne constitue par ailleurs un problème de compétitivité : si les prix augmentent plus vite en Tunisie que chez ses partenaires commerciaux, les exportateurs tunisiens voient leur avantage de coût progressivement s’éroder.

L’État comme dernier rempart, mais pour combien de temps ?

Pour l’instant, l’intervention de l’État via les mécanismes de subvention et le blocage des prix de certains produits maintient l’inflation à un niveau contenu, autour de 5 % au début de l’année. L’IACE estime que ces mesures permettront de plafonner l’inflation dans une fourchette comprise entre 6 % et 7 % d’ici la fin de l’année, sur la base d’un prix moyen du pétrole à 100 dollars le baril. Mais le rapport avertit que les effets complets de la crise iranienne ne se feront pleinement sentir que vers la fin de l’année 2026, lorsque les contrats d’approvisionnement en cours d’exécution arriveront à expiration et que les nouveaux niveaux de prix internationaux s’imposeront pleinement aux importateurs tunisiens. Le second semestre 2026 est la période à surveiller.

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2026, pire que 2022 ? La Tunisie a-t-elle encore une marge ?

Une note intitulée Reprise économique en période d’incertitude pour la Tunisie, a été publiée au printemps 2026 par l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE). Son diagnostic est sans appel : guerre en Iran, guerre commerciale américaine, ralentissement européen — la Tunisie subit un triple choc simultané qui menace de ramener sa croissance à 1 % seulement en 2026. Soit à peine de quoi absorber sa croissance démographique.

Depuis février 2022, le monde traverse une ère de turbulences structurelles sans équivalent récent. L’invasion de l’Ukraine avait d’abord ébranlé les marchés de l’énergie et des céréales à l’échelle planétaire. Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en novembre 2024, avec sa politique tarifaire erratique, avait ajouté une couche d’incertitude commerciale inédite. Puis la guerre en Iran, déclenchée fin février 2026, est venue frapper un système mondial déjà sous tension.

Pour la Tunisie, petite économie ouverte dépendante de ses importations d’hydrocarbures et de céréales, la confluence de ces trois chocs représente un défi d’une ampleur comparable à celui de 2022, mais dans un contexte de marges de manœuvre encore plus étroites.

L’IACE souligne que ce contexte n’est pas qu’une succession de crises conjoncturelles. Il traduit une rupture profonde avec l’ordre économique mondial qui prévalait sous l’égide de l’OMC. Les grandes puissances ont toutes renoué avec le protectionnisme industriel : l’Inflation Reduction Act aux États-Unis; les plans de souveraineté industrielle en Europe; les subventions massives aux entreprises publiques chinoises. Le monde se fragmente en deux blocs, le camp occidental d’un côté, les BRICS+ de l’autre, et la Tunisie doit apprendre à naviguer entre les deux.

Une économie déjà fragilisée avant le choc

La croissance tunisienne connaît un ralentissement continu depuis 2011, aggravé successivement par la pandémie de Covid-19 à partir de 2020, puis par les répercussions de la guerre en Ukraine en 2022 et 2023. Un timide rebond s’était amorcé en 2024 avec 1,6 % de croissance, grâce notamment à de bonnes conditions climatiques qui avaient propulsé la valeur ajoutée agricole de 9 %, puis de 10 % en 2025, contribuant à hauteur d’un point de PIB. Ce sursaut agricole avait permis d’atteindre 2,5 % de croissance en 2025. Mais les institutions internationales, qui anticipaient 2,1 % pour 2026 avant la crise iranienne, devront réviser significativement leurs projections.

La note de l’IACE redoute une stagnation aux alentours de 1 % par an en 2026 et 2027. Trois mécanismes expliquent cette contraction. Tout d’abord la flambée des prix internationaux du pétrole et des céréales pèse directement sur les finances publiques et le pouvoir d’achat. Ensuite, les perturbations des routes maritimes renchérissent les coûts logistiques. Enfin le ralentissement de la croissance européenne pénalise les exportateurs tunisiens qui dépendent massivement de ce marché.

Adapter la stratégie à la nouvelle donne

Face à cette nouvelle donne géopolitique, l’IACE préconise que la Tunisie adopte une stratégie de diversification de ses partenariats commerciaux et politiques.

Concrètement, cela signifie maintenir la coopération historique avec les institutions occidentales comme la Banque mondiale et le FMI. Et ce, tout en exploitant la position géographique du pays pour exporter vers l’Europe de l’énergie solaire et de l’hydrogène vert. En parallèle, la Tunisie devrait renforcer ses partenariats techniques avec des puissances émergentes comme la Turquie et la Corée du Sud. De même qu’il est nécessaire qu’elle s’ouvre davantage à la coopération avec la Chine, via des instruments financiers dédiés aux infrastructures.

Dans un monde fragmenté, la neutralité active et la diversification des alliances constituent la meilleure couverture de risque pour un petit pays ouvert.

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France : riposte à la hausse des prix de 710 M€

Le gouvernement français a annoncé, jeudi 21 mai, un nouveau plan d’aides de 710 millions d’euros destiné à amortir l’impact de la hausse des prix des carburants sur plusieurs secteurs professionnels. Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient et sur le détroit d’Ormuz.

Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, entouré de six ministres, a détaillé les mesures de soutien destinées à préserver l’activité économique. Les pêcheurs, agriculteurs, chauffeurs de taxi, aides-soignantes et plusieurs catégories de transporteurs figurent parmi les professions ciblées par ce dispositif exceptionnel.

Depuis plusieurs semaines, la France multiplie les dispositifs de soutien afin d’éviter un ralentissement brutal de l’économie. Dès mars 2026, Paris avait déjà annoncé des aides d’urgence pour certains transporteurs routiers, agriculteurs et pêcheurs confrontés à l’envolée des prix du carburant.

Face à la flambée des coûts énergétiques, l’exécutif assume une stratégie d’aides ciblées plutôt qu’une réduction générale de la fiscalité sur les carburants. Le chef du gouvernement a écarté toute baisse massive des taxes, estimant qu’une telle mesure pèserait trop lourdement sur les finances publiques françaises. « Le pays doit tourner », a-t-il déclaré, tout en refusant d’appeler les Français à limiter leurs déplacements.

Cette nouvelle enveloppe s’inscrit dans un climat économique européen de plus en plus tendu. A cet égard, les derniers indicateurs PMI montent que l’activité économique de la zone euro connaît sa contraction la plus forte depuis plus de deux ans et demi, sous l’effet du conflit au Moyen-Orient et de la hausse des prix de l’énergie. Les services, particulièrement exposés à l’érosion du pouvoir d’achat des ménages, figurent parmi les secteurs les plus fragilisés.

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Pas de dividendes chez Zitouna, 95 MDT réinvestis pour l’avenir

L’Assemblée Générale Ordinaire de la Banque Zitouna, réunie le 24 avril 2026, a adopté à l’unanimité l’affectation des résultats de l’exercice 2025.

La banque a réalisé un bénéfice net de 54,56 millions de dinars. En ajoutant les résultats reportés des années précédentes (40,75 millions de dinars), le résultat distribuable total s’élève à 95,31 millions de dinars.

Selon la troisième résolution, ce montant a été réparti comme suit : 245 000 dinars versés à la réserve légale; 53,5 millions de dinars affectés aux réserves pour réinvestissements exonérés: et 41,57 millions de dinars maintenus en résultats reportés. Aucun dividende n’a été distribué aux actionnaires.

Cette décision traduit la volonté de la banque de renforcer ses fonds propres et de financer son développement futur en conservant la quasi-totalité de ses bénéfices.

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4 % de progression du revenu global des sociétés cotées en Bourse de 4%

Les indicateurs d’activité des sociétés cotées en Bourse montrent une hausse de leur revenu global de 4 %, au cours des 3 premiers mois de 2026 par rapport à la même période de l’année 2025, pour se situer à 6,4 milliards de dinars contre 6,2 milliards de dinars, c’est ce qui ressort du rapport sur « l’évolution des indices et des revenus des sociétés cotées ».

D’après la Bourse de Tunis, 75 % des sociétés ayant publié leurs indicateurs du premier trimestre 2026, soit 53 sur 71, ont amélioré leurs revenus par rapport à la même période de l’année précédente.

Les 20 sociétés qui composent le Tunindex20 ont accaparé 4 milliards de dinars (ou 63 % du revenu global), en hausse de 3,5 % par rapport à la même période de l’année écoulée.

Côté sectoriel, les 12 banques cotées ont réalisé un produit net bancaire (PNB) cumulé de 1 876 millions de dinars (MDT) à fin mars 2026, en progression de 6,8 %.

S’agissant du revenu global net des 7 sociétés de Leasing cotées, il a augmenté de 7,2 %, pour atteindre 148 MDT, alors que parallèlement, le montant global des primes émises a atteint 614 MDT contre 567 MDT, soit une progression de 8,3 %.

Dans son ensemble, le secteur financier a amélioré son revenu global au 1er trimestre 2026 de 7,1 % par rapport à la même période de l’année écoulée.

Concernant le secteur des biens de consommation, le revenu global des trois grands groupes opérant dans l’agroalimentaire (Poulina Group Holding, Délice Holding et SFBT) a évolué de 1,9 % à 1 527 MDT.

Quant aux quatre concessionnaires automobiles (hors UADH), ils ont vu leur chiffre d’affaires global progresser de 4,5 % pour se situer à 284 MDT, au premier trimestre 2026.

Pour ce qui est du secteur des services aux consommateurs, le chiffre d’affaires global de deux enseignes de la grande distribution cotées en Bourse (Monoprix et Magasin Général) a enregistré une hausse de 6 % à 486 MDT.

Au total, sur neuf secteurs, six ont vu leurs revenus augmenter. Le secteur des télécommunications a réalisé la plus forte progression avec 11,3 %, suivi par le secteur financier avec 7,1%. En revanche, le secteur des matériaux de base a enregistré la plus forte baisse (-23,6 %).

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Tunisie : les caisses enregistreuses seront obligatoires dès juillet 2026

À partir du 1er juillet 2026, toutes les entreprises de services de consommation sur place en Tunisie devront obligatoirement utiliser une caisse enregistreuse. Cette mesure concerne l’ensemble des personnes morales opérant dans la restauration, les cafés, salons de thé et toute activité proposant des aliments ou boissons prêts à consommer sur place.

Cette décision s’inscrit dans la deuxième phase du « programme national de digitalisation fiscale » lancé par le ministère des Finances pour lutter contre l’évasion fiscale et renforcer l’équité entre les contribuables soumis à la TVA.

L’obligation découle de l’arrêté de la ministre des Finances du 14 octobre 2025 et du décret gouvernemental n°2019-1126 du 26 novembre 2019.

Lire aussi — Caisses enregistreuses : lancement d’une opération pilote volontaire le 1er juin

Après une première phase lancée le 1er novembre 2025 et limitée aux restaurants touristiques, salons de thé et cafés de 2e et 3e catégories, le dispositif sera désormais généralisé à toutes les entreprises du secteur.

Le ministère prévoit ensuite une extension progressive aux personnes physiques. Les professionnels soumis au régime réel et aux déclarations fiscales mensuelles devront s’équiper avant le 1er juillet 2027. Les autres exploitants auront jusqu’au 1er juillet 2028.

Pour assurer le suivi des opérations, la Direction générale des impôts (DGI) a développé une plateforme numérique dédiée, conçue par le Centre informatique du ministère des Finances.

Selon Sofiene Khorchani, sous-directeur de la banque de données à la direction du système d’information de la DGI, le projet a nécessité plus de cinq années de développement afin de garantir la sécurité et la fiabilité du système.

L’adhésion au dispositif se fera entièrement à distance via les fournisseurs agréés, dont la liste est disponible sur le portail jibaya.tn. Les professionnels pourront adapter leurs anciens équipements ou acquérir des caisses certifiées.

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Japon : Takaichi prépare un budget d’urgence sans émission importante d’obligations d’État

La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a déclaré qu’elle compte élaborer un budget supplémentaire sans trop recourir à l’émission d’obligations d’État pour le financer.

« Il est difficile de le dire pour le moment, mais nous prévoyons d’avoir un excédent dans les comptes le mois prochain ou le mois suivant, nous n’avons donc pas forcément besoin d’émettre un grand nombre d’obligations d’État », a déclaré Mme Takaichi, mercredi 20 mai lors d’un débat télévisé de son parti, rapporte Bloomberg.

Cette déclaration intervient quelques jours après un changement radical de politique budgétaire opéré par Sanae Takaichi, qui a annoncé la mise en œuvre d’un plan de dépenses destiné à financer des mesures visant à atténuer l’impact économique négatif du conflit au Moyen-Orient. Sachant qu’elle s’était jusqu’alors abstenue de se prononcer sur la nécessité d’un tel plan.

Le gouvernement a déjà élaboré une série de mesures pour aider les ménages à faire face à la hausse des coûts de l’énergie. Le budget supplémentaire prévu devrait financer les mesures d’aide d’urgence en cours plutôt qu’un plan de relance économique.

« Nous entendons protéger la vie et les entreprises des citoyens en limitant autant que possible l’émission d’obligations d’État », a-t-elle souligné. Cependant, elle a refusé de commenter le montant du budget. Tout en affirmant qu’il était encore trop tôt pour faire des estimations…

L’annonce d’un budget supplémentaire a suscité des inquiétudes quant à la politique budgétaire de Mme Takaichi. Ce qui a contribué à la hausse des rendements des obligations d’État et pesé sur les marchés boursiers cette semaine.

Ainsi, le rendement de l’obligation à 20 ans a atteint 3,78 % mardi 19 mai, son plus haut niveau depuis 1996. Et ce, sous l’effet d’une vente massive d’obligations à l’échelle mondiale, des pressions inflationnistes et des préoccupations locales. L’indice Nikkei 225 a reculé quant à lui chaque jour cette semaine, prolongeant de la sorte sa série de baisses à cinq séances consécutives.

Par ailleurs, la Première ministre a déclaré qu’elle prévoyait de rétablir les subventions énergétiques de juillet à septembre. L’objectif étant de garantir que les factures d’énergie des ménages soient inférieures à celles de l’année dernière.

Le financement des mesures d’aide liées au conflit au Moyen-Orient n’est qu’un des domaines de la politique budgétaire particulièrement scrutés. Plus tôt cette année, Sanae Takaichi a envisagé d’accélérer les discussions sur une éventuelle suspension des droits d’accise sur les produits alimentaires et les boissons. Côté dépenses, elle a également plaidé pour une augmentation du budget de la défense.

Enfin, elle s’est félicitée de la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping la semaine dernière. Affirmant que la communication entre les deux pays est cruciale pour la stabilité de la région. Alors que les relations avec la Chine restent tendues suite aux propos tenus par Mme Takaichi au Parlement l’année dernière concernant Taïwan, elle a réaffirmé que la communication avec la 2ème économie mondiale demeurait importante pour le Japon. « Le Japon est toujours ouvert au dialogue avec la Chine », a-t-elle souligné.

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