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De l’importation à l’exportation : le pari réussi de l’Éthiopie sur le blé

L’Éthiopie s’impose désormais comme l’un des géants mondiaux dans la culture du blé. Avec une récolte record de 33,1 millions de tonnes en 2025-2026, le pays intègre le Top 10 mondial et devient un symbole africain de souveraineté alimentaire, comme le rapporte site Afrique.le360.ma.

En effet, longtemps dépendante des importations, l’Éthiopie a accéléré sa transformation après les chocs du Covid-19 et de la guerre Russie-Ukraine (depuis 2022), qui avaient provoqué une flambée historique des prix du blé sur le marché mondial.

Avant 2021, et selon les chiffres disponibles, Addis-Abeba dépensait près de 1 milliard de dollars par an pour importer cette céréale essentielle. Mais en quelques années, le pays a inversé la tendance grâce à une stratégie agricole ambitieuse inscrite dans son « Plan de développement 2021-2030 ».

Résultat des courses : la production nationale est passée de 5,4 millions de tonnes en 2020 à 33,1 millions de tonnes aujourd’hui, soit une multiplication par six en cinq ans, ajoute la même source.

Plus de 8 millions d’hectares consacrés au blé

Cette progression spectaculaire a permis à l’Éthiopie non seulement d’atteindre l’autosuffisance dès 2021-2022, mais aussi d’exporter ses surplus vers des pays voisins comme le Soudan ou le Kenya. La consommation locale est estimée à environ 8 millions de tonnes, bien en dessous de la production actuelle.

Le principal moteur de cette réussite réside dans l’expansion des surfaces irriguées. Les cultures de blé irrigué sont passées de 5 000 hectares en 2018 à 3,8 millions d’hectares en 2025-2026. Au total, le pays consacre désormais plus de 8,2 millions d’hectares à cette céréale stratégique.

Mécanisation, semences à haut rendement, irrigation intensive et culture jusqu’à trois fois par an ont également permis de doubler les rendements moyens, passés de 2 à 4 tonnes par hectare.

Dans un continent qui importe encore plus de 65 % de ses besoins en blé, l’expérience éthiopienne démontre qu’une politique agricole cohérente peut réduire durablement la dépendance alimentaire africaine.

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Wael Chouchane : 10 % d’électricité verte en Tunisie d’ici fin 2026

La part des énergies renouvelables dans le mix électrique tunisien a atteint environ 6 % à la fin de l’année 2025, selon les chiffres officiels. Ce taux devrait progresser à 9 % avec l’entrée en exploitation de plusieurs nouvelles centrales, avant d’atteindre près de 10 % d’ici la fin de l’année 2026.

Ces déclarations ont été faites par le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane, lors de l’ouverture du Congrès national de la transition énergétique, organisé les 20 et 21 mai 2026 à Tunis par Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie, sous le thème : « Une transition énergétique juste, durable et innovante ».

À cette occasion, Wael Chouchane a souligné que la Tunisie est entrée dans une nouvelle phase de sa transition énergétique, dans un contexte marqué par des défis qui ne sont plus uniquement techniques ou conjoncturels, mais désormais liés à la souveraineté nationale et aux choix stratégiques du pays.

Revenant sur le 40e anniversaire de la création de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie, Wael Chouchane a rappelé le rôle central joué par l’institution dans la diffusion de la culture de l’efficacité énergétique, la rationalisation de la consommation d’énergie ainsi que le développement des énergies renouvelables. Il a également mis en avant l’expertise nationale développée par la Tunisie dans ce domaine, reconnue aux niveaux régional et international.

Le secrétaire d’État a insisté sur l’ampleur du déficit énergétique auquel fait face la Tunisie, estimant qu’il devient impératif d’accélérer la transition vers un nouveau modèle énergétique reposant sur deux piliers complémentaires : le développement rapide des projets d’énergies renouvelables et le renforcement des programmes d’efficacité énergétique.

Selon lui, l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie sera appelée à jouer un rôle encore plus important dans l’accompagnement des efforts de l’État en faveur de cette transformation stratégique. Il s’est toutefois dit confiant quant à la capacité de la Tunisie à réussir cette transition grâce aux compétences, aux expertises et aux institutions nationales dont elle dispose.

Wael Chouchane a enfin rappelé que la stratégie énergétique nationale à l’horizon 2035 vise à porter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix électrique d’ici 2030.

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Bâtiment durable : l’architecte tunisien au cœur des transformations urbaines

L’ex présidente de l’Ordre des architectes de Tunisie, Leïla Ben Jeddou, a mis en avant le rôle central de l’architecte dans les mutations urbaines en cours, en Tunisie comme à l’international, en marge d’une rencontre stratégique de haut niveau consacrée à l’avenir du secteur de la construction durable, organisée par la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie sous le thème « Quelles visions stratégiques et innovations pour le bâtiment durable de demain ? ».

Elle a souligné que l’architecte occupe désormais une position stratégique qui dépasse la simple conception des projets, puisqu’il intervient également dans le suivi et l’accompagnement jusqu’à la réalisation des ouvrages. « L’architecte est au cœur du processus de construction », a-t-elle affirmé.

Selon elle, les enjeux actuels ne se limitent plus à la durabilité des bâtiments, mais englobent également la résilience urbaine, la qualité de vie et le bien-être des citoyens. Les nouvelles orientations doivent ainsi répondre à des défis globaux liés à l’environnement, à l’énergie et aux modes de vie.

Leïla Ben Jeddou, a également insisté sur la place des professionnels tunisiens dans les grands rendez-vous internationaux du secteur, rappelant qu’avant la pandémie de Covid-19, les architectes tunisiens figuraient parmi les plus présents dans les salons spécialisés. Elle a ajouté qu’après la crise sanitaire, la Tunisie occupe désormais la deuxième place après le Maroc en matière de participation à certains événements professionnels du bâtiment.

Abordant la notion de construction durable, Leïla Ben Jeddou a expliqué qu’elle repose sur des bâtiments à faible impact environnemental et une gestion plus rationnelle des ressources et de l’énergie, appelant à promouvoir l’usage de matériaux conformes aux normes environnementales.

Elle a toutefois estimé que la transition engagée en Tunisie reste progressive et nécessite davantage d’incitations, tant réglementaires qu’économiques, afin de faciliter l’adoption des solutions durables.

Enfin, elle a rappelé que la durabilité ne concerne pas uniquement le bâtiment, mais aussi l’aménagement urbain et la planification des villes. « Il n’est pas logique de construire des bâtiments durables dans un environnement urbain qui ne suit pas la même orientation », a-t-elle souligné, appelant au développement de villes résilientes, sobres en énergie et mieux connectées aux systèmes de transport durable.

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