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L’économie italienne surprend par sa vigueur au premier trimestre

Le taux de croissance de l’économie italienne a dépassé les estimations initiales début 2026, maintenant ainsi les performances de l’année précédente, avant le choc de la guerre au Moyen-Orient.

Le PIB italien a progressé de 0,3 % au premier trimestre par rapport à la période précédente, au lieu des 0,2 % annoncés précédemment, indique l’agence nationale des statistiques, Istat. Des améliorations ont été constatées dans divers domaines, allant des dépenses de consommation à l’investissement et au commerce.

Dans le même temps, l’inflation dans le pays s’est accélérée pour atteindre 3,3 % en mai, selon les chiffres annoncés par l’Istat, soit le taux le plus élevé depuis 2023.

Le déficit budgétaire de l’Italie en 2025 s’est avéré plus important que prévu, dépassant la limite de 3 % fixée par l’Union européenne. « L’activité économique devrait rester faible dans les prochains mois, a déclaré Fabio Panetta, gouverneur de la Banque d’Italie. Dans le pire des cas, elle pourrait stagner ou se contracter ».

Des responsables du FMI ont récemment déclaré dans un rapport sur le pays que « l’activité économique est confrontée à des perspectives à court terme de plus en plus difficiles en raison de l’incertitude mondiale et de la hausse des prix de l’énergie ». Ledit rapport précise que « les perspectives de croissance à moyen terme restent modérées, freinées par une faible croissance de la productivité et le vieillissement de la population ».

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Après l’Ukraine, l’Iran : la BCE craint une nouvelle vague de pression sur les ménages européens

Les consommateurs de la zone euro, déjà « meurtris » par la guerre en Ukraine, ont changé d’avis beaucoup plus rapidement en raison des troubles liés à la guerre en Iran, selon une enquête de la Banque centrale européenne (BCE) publiée vendredi 29 mai.

La guerre en Ukraine déclenchée en février 2022 a provoqué une crise énergétique et une inflation dont l’Europe s’était largement remise. Cependant, les frappes aériennes américano-israéliennes du 28 février sur l’Iran ont entraîné des perturbations sans précédent dans l’approvisionnement énergétique.

Les chercheurs de la BCE ont analysé si les consommateurs de la zone euro étaient devenus plus sensibles aux conséquences économiques de ces crises géopolitiques… Et c’est le cas selon leurs données.

En utilisant l’enquête de la BCE sur les attentes des consommateurs, les économistes de la Banque, dont Olivier Coibion, ont constaté que les consommateurs ont immédiatement porté une attention accrue aux variations de prix dès le début du conflit en Iran, même si l’inflation se situait encore autour de 2 %, l’objectif de la BCE.

Près de la moitié des participants à l’enquête ont déclaré qu’ils suivaient de près l’évolution des prix en mars 2026, un pourcentage similaire à celui de janvier 2023, lorsque l’inflation dans la zone euro avait atteint 8,6 % et que, théoriquement, l’inquiétude aurait dû être beaucoup plus grande.

Deux « traumatismes » peuvent se renforcer mutuellement

« Ces chiffres suggèrent que les consommateurs subissent la guerre en Iran avec un potentiel « double coup dur » », ont déclaré des chercheurs de la BCE dans un article de blog, ce qui ne reflète pas nécessairement la position officielle de la Banque. « Ces deux plaies pourraient se renforcer mutuellement et sont susceptibles de façonner les attentes et le comportement des consommateurs dans les mois à venir, alors que les conflits et l’incertitude macroéconomique accrue persistent ».

Les économistes affirment que de telles « blessures » ou souvenirs de tensions économiques peuvent accroître la sensibilité des consommateurs aux nouveaux chocs…

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Les prédictions d’Elon Musk sur l’épargne inquiètent autant qu’elles fascinent

Quand l’homme le plus riche du monde affirme qu’il deviendra bientôt inutile d’épargner pour sa retraite, difficile de savoir s’il faut y voir une révolution imminente… ou une dangereuse fuite en avant technologique.

Elon Musk, invité récemment dans le podcast Moonshots with Peter Diamandis, a donc livré une nouvelle prédiction spectaculaire dont il a le secret : selon lui, « les progrès fulgurants de l’intelligence artificielle et de la robotique rendront bientôt obsolètes l’épargne, les salaires et même certaines bases de notre système économique », rapporte Presse Citron.

Et d’expliciter ses pensées : « Ne vous souciez pas d’économiser pour votre retraite dans 10 ou 20 ans. Cela n’aura aucune importance ». Il s’agit d’« une déclaration choc, en contradiction totale avec tous les principes de prudence financière défendus depuis des décennies », relève le même site.

Derrière cette vision presque messianique du milliardaire se cache en effet un « tsunami supersonique » provoqué par l’IA. Il poursuit : « D’ici 2030, celle-ci dépasserait l’intelligence de tous les humains réunis », tandis que les robots humanoïdes deviendraient plus nombreux que les êtres humains eux-mêmes. Dans ce scénario, les emplois traditionnels disparaîtraient progressivement, remplacés par des machines capables d’assurer l’essentiel de la production de biens et de services ».

Mais le problème, c’est que cette promesse d’abondance de l’homme le plus riche du monde repose essentiellement sur des affirmations spectaculaires, sans démonstration économique concrète. Musk évoque un futur où chacun bénéficierait d’une sorte de « revenu universel infini », permettant d’obtenir tout ce que l’on désire sans véritable contrainte matérielle. Une perspective séduisante sur le papier, mais qui soulève d’immenses zones d’ombre, ajoute presse-citron.net.

Par certains aspects, on retrouve donc dans les propos de Musk les prédictions d’un certain Karl Marx avec sa « société future sans classes, sans État et sans propriété privée des moyens de production, où les travailleurs s’approprient les fruits de leur travail… ». Cependant, derrière ce rêve technologique se cache aussi une perspective profondément anxiogène : que deviennent les travailleurs dans un monde où les machines remplacent massivement les humains ? Qui contrôle cette richesse automatisée ? Et surtout, que se passe-t-il si cette abondance promise n’arrive jamais ? Alors que Karl Marx considérait que les machines, par leur rendement, engendreraient une société d’abondance…

Les critiques pointent également le décalage saisissant entre les déclarations d’Elon Musk et la réalité économique vécue par des millions de personnes. Aux États-Unis, de nombreux ménages peinent déjà à payer leurs factures, à constituer une épargne ou à préparer leur retraite. Inflation persistante, coût du logement, stagnation des salaires : « Pour beaucoup, survivre au présent est déjà un défi, alors imaginer un futur où l’argent perdrait toute utilité relève presque de la science-fiction ».

Cette vision radicale pose aussi une question plus large : l’IA est-elle réellement en train de préparer un monde meilleur, ou risque-t-elle au contraire d’accentuer les inégalités et la dépendance envers une poignée de géants technologiques ?

En présentant comme inévitable un futur où le travail, l’épargne et la protection sociale n’auraient plus de sens, Elon Musk alimente autant les fantasmes que les inquiétudes. Et si cette révolution annoncée se révélait moins utopique qu’instable, voire profondément incontrôlable ? En tout cas, cette prédiction d’Elon Musk n’est peut-être pas aussi farfelue que cela.

Donc, attention !

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L’inflation américaine au plus haut depuis mai 2023 

L’inflation américaine a augmenté à son rythme le plus rapide en trois ans au mois d’avril 2026, tirée par la hausse des prix de l’énergie due à la guerre avec l’Iran. Cette accélération conforte les économistes dans l’idée que la Réserve fédérale (Fed) maintiendra ses taux d’intérêt inchangés jusqu’en 2027.

Selon les données publiées jeudi 28 mai par le département du Commerce, l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE) a bondi de 3,8 % sur les 12 mois jusqu’en avril 2026. Soit sa plus forte progression depuis mai 2023. Sur un mois, l’indice a gagné 0,4 %. Hors alimentation et énergie, le PCE dit « core » progresse de 3,3 % sur un an (plus haut depuis novembre 2023) et de 0,2 % sur un mois.

Il y a deux principaux moteurs de cette flambée. D’une part, les perturbations du détroit d’Ormuz qui ont fait grimper le prix moyen de l’essence de 12,3 % en avril et de plus de 50 % depuis le début du conflit fin février. D’autre part, les droits de douane du président Donald Trump, qui continuaient d’alimenter l’inflation avant même la guerre.

De leur côté, les prix des biens ont augmenté de 0,7 % en avril, dont +5,5 % pour l’essence et les autres produits énergétiques. Tandis que les prix alimentaires ont rebondi de 0,5 %. Dans les services, les prix ont progressé de 0,3 % pour le troisième mois consécutif, avec un coût du logement et des services publics en hausse de 0,6 %.

Conséquences pour la Fed et la politique américaine

« Le tableau de l’inflation devient de plus en plus inconfortable pour la Fed, a commenté Olu Sonola, chef de l’économie américaine chez Fitch Ratings. La Fed ne peut pas corriger un choc d’offre, mais elle ne peut pas non plus en ignorer un qui alimente l’inflation sous-jacente ». Les marchés financiers anticipent désormais que la Banque centrale américaine maintiendra son taux directeur dans la fourchette de 3,50 % à 3,75 % jusqu’en 2027.

Sur le plan politique, l’inflation grève la popularité du président Trump. Un sondage Reuters/Ipsos la semaine dernière a montré que son indice d’approbation était tombé à son plus bas niveau depuis son retour à la Maison Blanche début 2025, pénalisé par une baisse de soutien chez les Républicains.

Révision en baisse de la croissance du PIB

Le département du Commerce a par ailleurs révisé à la baisse la croissance des dépenses de consommation au premier trimestre, à 1,4 % en rythme annualisé (contre 1,6 % estimé précédemment). La croissance du PIB a été ramenée à 1,6 %; contre une estimation antérieure de 2,0 %.

« L’expansion continue de reposer sur les consommateurs aisés, les investissements liés à l’IA et l’appréciation des actifs » a résumé Gregory Daco, chef économiste chez EY-Parthenon. Ces piliers masquent une base économique de plus en plus inégale.

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Décès à 81 ans de l’ex-président yéménite, Abd Rabbo Mansour Hadi à Riyad

Agé de 81 ans, Abd Rabbo Mansour Hadi, l’ex-président du Yémen, a tiré sa révérence jeudi 28 mai 2026 à Riyad, en Arabie saoudite, rapportent des médias arabes.

Propulsé à la tête du pays à la suite du soulèvement de 2011, il dirigea le Yémen pendant dix ans (de 2012 à 2022), période marquée notamment par le départ d’Ali Abdallah Saleh du pouvoir.

On retiendra d’ailleurs que c’est aussi à cette période que les rebelles Houthis ont intensifié leurs attaques contre le gouvernement ayant conduit à la prise de Sanaa, la capitale, en 2014. Ce qui alors avait entraîné l’exil de Mansour Hadi pour l’Arabie saoudite, transférant ses pouvoirs à un Conseil présidentiel dans le cadre d’une initiative régionale destinée à relancer le processus politique au Yémen.

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Allemagne : près de 310 000 naturalisations en 2025

Plus de 309 000 personnes ont acquis la nationalité allemande en 2025, suite aux modifications législatives introduites en 2024, telles que la possibilité de conserver une double nationalité.

Un nombre record de naturalisations a été enregistré en Allemagne en 2025 : au moins 309 852 personnes ont obtenu un passeport allemand, dépassant ainsi les 291 955 naturalisations de 2024, selon un article du quotidien Welt am Sonntag paru lundi 25 mai. Cette hausse est liée aux modifications entrées en vigueur mi-2024, qui ont simplifié l’acquisition de la nationalité allemande.

Les nouvelles règles autorisent désormais le cumul de nationalités et réduisent la durée de résidence requise dans le pays de huit à cinq ans. Ces données proviennent de 14 Länder allemands (sur un total de 16) ; celles du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et de la Saxe-Anhalt sont encore attendues.

Les Ukrainiens pourraient à nouveau augmenter ce nombre

Plusieurs municipalités signalent que les naturalisations pourraient à nouveau augmenter à partir de 2027, lorsque de nombreux réfugiés ukrainiens arrivés en Allemagne après l’invasion russe de 2022 auront achevé leur séjour obligatoire de cinq ans dans le pays.

Comme le souligne un article paru dimanche dans le Welt, les réfugiés ukrainiens bénéficiaient d’« avantages » considérables par rapport à de nombreux demandeurs d’asile syriens arrivés en 2015 et 2016, notamment un accès immédiat au marché du travail et l’obtention d’un titre de séjour permanent en Allemagne…

En 2024, les naturalisations ont augmenté de 46 % par rapport à l’année précédente, tandis que la hausse entre 2024 et 2025 n’a été que de 6 %. 28 % des personnes ayant acquis la nationalité allemande en 2024 étaient originaires de Syrie, tandis que le deuxième groupe le plus important était constitué de nouveaux arrivants turcs.

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Espagne : Plus de 9 milliards d’euros pour soutenir la transition énergétique

Le gouvernement espagnol vient de présenter un plan de 9 milliards d’euros pour soutenir la transition énergétique. Et ce, principalement par le biais de subventions pour la rénovation des logements et l’adoption d’un abonnement quasi gratuit aux transports publics en Espagne.

« La révolution énergétique ne peut pas seulement profiter à ceux qui peuvent changer de voiture, installer des panneaux solaires sur le toit de leur maison ou rénover leur logement sans aide de l’État ». C’est ce qu’a affirmé le Premier ministre, Pedro Sanchez. « Cela doit profiter à tout le monde », a-t-il déclaré lors de la présentation de ce nouveau projet. Lequel sera cofinancé par l’Union européenne.

L’Espagne est en première ligne face au réchauffement climatique, avec des vagues de chaleur de plus en plus longues et fréquentes. Elles sont déjà présentes au printemps; mais aussi des automnes et des hivers plus humides qu’auparavant.

Plus précisément, 4,7 milliards d’euros du « plan social pour le climat » seront principalement alloués à la rénovation énergétique des logements et des quartiers. Tandis que 4,3 milliards d’euros seront investis dans la mobilité. Avec notamment l’adoption d’un abonnement saisonnier spécial permettant une utilisation quasi gratuite des transports publics.

L’approbation de ce plan requiert toutefois une majorité au Parlement, dont ne dispose pas le gouvernement actuel. « Nous avons besoin du soutien de tous les groupes parlementaires », y compris de l’opposition de droite et d’extrême droite, a ajouté aujourd’hui M. Sanchez. Car les ressources du Fonds social européen pour le climat nécessitent l’intégration des directives européennes dans le droit national et le respect de la réglementation européenne.

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L’Iran ouvrira le détroit d’Ormuz 30 jours après l’accord de paix, affirme Nikkei

Les États-Unis et l’Iran discutent d’un plan visant à ouvrir le détroit d’Ormuz environ 30 jours après la conclusion d’un accord entre les deux pays pour mettre fin aux hostilités, rapporte le journal japonais Nikkei, citant une source diplomatique du Moyen-Orient.

L’Iran procédera au déminage de ses côtes dans les 30 jours suivant la signature de l’accord. Passé ce délai, la navigation sera libre et sûre pour les navires de tous les pays. Et l’Iran cessera de percevoir des droits de transit, relève également le journal.

Dans le même temps, le cessez-le-feu convenu début avril sera prolongé de 60 jours. Le plan prévoyant la tenue de pourparlers sur le programme nucléaire iranien pendant cette pause de deux mois, précise encore la publication.

Fondé en 1876, le journal Nikkei, notons-le, est un quotidien économique japonais reconnu mondialement pour son analyse approfondie de l’actualité économique et politique.

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Frappes américaines en Iran : Washington cible des sites de missiles

L’armée américaine a annoncé mené de nouvelles frappes « d’autodéfense » dans le sud de l’Iran. Elles visent notamment des sites de lancement de missiles ainsi que des embarcations iraniennes soupçonnées de poser des mines. Pourtant, Donald Trump affirme que les négociations avec Téhéran progressent positivement.

Un communiqué du Commandement central américain (Centcom) indique que ces opérations ont été conduites « afin de protéger nos troupes des menaces posées par les forces iraniennes ».

Le porte-parole du Centcom, Timothy Hawkins, a précisé que « les cibles comprenaient des sites de lancement de missiles et des embarcations iraniennes tentant de poser des mines. Le Commandement central américain continue de défendre ses forces tout en faisant preuve de retenue pendant le cessez-le-feu en cours ».

Ces opérations militaires interviennent alors que des discussions se poursuivent autour d’un éventuel accord destiné à mettre fin à la guerre et à permettre la réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ 20 % du commerce de pétrole mondial.

Lundi, des responsables iraniens ont affirmé que plusieurs points d’entente avaient déjà été trouvés entre les négociateurs iraniens et américains. Tout en soulignant qu’un accord global restait encore éloigné. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, a déclaré qu’il n’existait « aucun calendrier, ni aucune date butoir » pour finaliser un accord avec Washington…

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L’Église sonne l’alarme : l’IA menace l’humanité

Dans sa première encyclique, intitulée « Magnifica humanitas », le pape alerte sur l’impact d’une technologie considérée comme un défi anthropologique à l’humanité, s’inscrivant de plain-pied dans les débats en cours sur l’utilisation de l’IA.

Léon XIV a tenu à présenter le texte lui-même, soulignant l’importance du document qu’il a rendu public, lundi 25 mai, lors d’une conférence de presse. Pour la première fois, un pape est apparu, au Vatican, devant les journalistes pour présenter un document à la plus haute valeur magistérielle, l’encyclique Magnifica humanitas, ou « Magnifique humanité » en français, sur un sujet qui lui tient particulièrement à cœur : l’intelligence artificielle (IA).

Publié lundi, ce premier grand écrit du pape américain avait été signé le 15 mai. La date, symbolique, en dit long sur la tradition dans laquelle Robert Prevost souhaite inscrire Magnifica humanitas et sur l’impact qu’il aimerait lui donner. En effet, le 15 mai 1891, soit cent trente-cinq ans plus tôt, le pape Léon XIII jetait les bases de la doctrine sociale de l’Eglise catholique dans une encyclique, Rerum novarum (« Des choses nouvelles »). A savoir, une réflexion pensée comme un guide pour les chrétiens face à la révolution industrielle en cours à l’époque.

Plus d’un siècle plus tard, Léon XIV, qui a choisi son nom en hommage à son prédécesseur, estime, à son tour, devoir offrir au monde une réflexion sur une révolution industrielle et cognitive d’ampleur, celle de l’IA.

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États-Unis : vers une baisse des taux d’intérêt?

Le principal conseiller économique de Donald Trump à la Maison Blanche, Kevin Hassett, indique fait part de sa conviction que toute nouvelle baisse des prix du pétrole donnerait à la Réserve fédérale la marge de manœuvre nécessaire pour réduire les taux d’intérêt.

Selon cette analyse, un apaisement des tensions au Moyen-Orient entraînerait une détente sur les marchés pétroliers. Ce qui contribuerait mécaniquement à limiter l’inflation américaine, fortement sensible aux variations des coûts de l’énergie.

Kevin Hassett souligne que la trajectoire de la politique monétaire de la Réserve fédérale dépend en partie de ces facteurs externes, notamment des chocs d’offre liés aux crises géopolitiques. Une stabilisation de la situation autour de l’Iran permettrait ainsi de créer un environnement plus favorable à un assouplissement monétaire.

Lire aussi : Kevin Hassett – Conseiller économique de Trump : la FED devrait être totalement indépendante

Cette position fait suite à un contexte où les marchés surveillent de près les évolutions du dossier iranien, considéré comme un facteur déterminant pour les prix du pétrole et, par ricochet, pour les anticipations d’inflation aux États-Unis.

Les investisseurs restent donc attentifs à tout signal diplomatique susceptible d’influencer la dynamique des taux d’intérêt, alors que la Fed continue de calibrer sa politique face à des incertitudes persistantes.

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« Les États-Unis trouveront une autre voie si les négociations avec l’Iran échouent », affirme Rubio

Selon les déclarations faites ce lundi par le secrétaire d’État américain Marco Rubio, les États-Unis continueront de privilégier la voie diplomatique avec l’Iran. Mais ils se réservent la possibilité d’adopter « une autre approche », si les discussions échouent.

S’exprimant lors d’un point presse à New Delhi où il est en visite, M. Rubio a affirmé que Washington donnerait « toutes ses chances » à la diplomatie. Et ce, avant d’envisager des alternatives, dans un contexte de négociations encore fragiles autour du programme nucléaire iranien et de la réouverture du détroit d’Ormuz.

Le chef de la diplomatie américaine indique qu’un « cadre solide » était actuellement sur la table. Lequel inclue des discussions limitées dans le temps sur les questions nucléaires et des mesures liées aux flux énergétiques dans la région.

Ces déclarations interviennent alors que l’administration américaine cherche à stabiliser une situation régionale tendue au Moyen-Orient, marquée par les enjeux énergétiques mondiaux et les conséquences du conflit impliquant l’Iran.

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France : l’activité ralentit et l’emploi s’essouffle

La confiance des entreprises en France est restée faible en mai, confirmant que les répercussions de la guerre avec l’Iran pèsent sur la demande intérieure de la deuxième économie de la zone euro.

L’indice mensuel de l’Insee est resté inchangé à 94 points, soit six points en dessous de la moyenne de long terme, les pertes dans les secteurs des services et du commerce de détail ayant compensé une confiance dans l’industrie meilleure que prévu.

Avant la publication des données de vendredi 22 mai, l’indice S&P Global des directeurs d’achat (PMI) a révélé la plus forte baisse de l’activité économique depuis plus de cinq ans.

Ces données s’ajoutent à celles montrant que la production s’est stabilisée début 2026, les consommateurs ayant réduit leurs dépenses et leurs investissements, tandis que le chômage a atteint son plus haut niveau en cinq ans.

L’indicateur d’emploi de l’enquête de confiance de l’Insee a également montré des signes de ralentissement national, chutant de trois points à 92, son niveau le plus bas depuis la pandémie de COVID-19.

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États-Unis : flambée des prix de l’essence avant le Memorial Day

Aux États-Unis, les prix de l’essence ont fortement augmenté à l’approche du Memorial Day, que le pays célèbre chaque année le dernier lundi de mai, dans un contexte de troubles persistants dans le détroit d’Ormuz.

Le prix moyen de l’essence au détail a atteint environ 4,49 dollars le gallon au cours de la semaine se terminant le 17 mai, soit une augmentation de près de 42 % ou 1,32 dollar par rapport à son niveau le plus bas des dernières années, selon un rapport publié par la plateforme ‘Energy’, basé à Washington.

Ainsi, les prix de l’essence aux États-Unis ont atteint leur moyenne la plus élevée le 18 mai, soit le dernier lundi précédant le Memorial Day depuis 2022, année où la guerre russo-ukrainienne avait provoqué une flambée des prix du pétrole brut.

La crise actuelle au Moyen-Orient est similaire à celle de 2022, car la hausse des prix mondiaux du pétrole a accéléré le rythme des augmentations des prix des carburants sur le marché américain.

Le week-end du Memorial Day est l’une des périodes de pointe en matière de voyages aux États-Unis, l’American Automobile Association prévoyant qu’environ 39,1 millions de personnes voyageront en voiture cette année, un niveau proche de celui de l’année 2025.

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Finance : qu’est-ce qui fait chuter la Bourse et la livre turque?

Les marchés turcs ont subi de fortes pressions après la décision de la Cour administrative d’appel d’Ankara de destituer le chef du principal parti d’opposition, le CHP, et de réintégrer Kemal Kılıçdaroğlu à la tête du parti. Cette décision a entraîné une chute de la Bourse de 6,1 %, une hausse des primes de risque et des interventions des banques publiques pour soutenir la livre turque.

Dans le même temps, le CDS à cinq ans (Credit Default Swap 5 ans) a augmenté de 12 points de base pour atteindre 253 points, tandis que les rendements des obligations d’État ont augmenté quelle que soit leur durée.

En conséquence, les banques publiques turques sont intervenues pour stabiliser la livre turque, selon des informations provenant de cambistes citées par Bloomberg.

Les banques d’État ont vendu pour environ 6 milliards de dollars afin de soutenir la livre turque dans les heures qui ont suivi la décision. Selon certaines estimations de marché, le montant total des interventions s’élève à près de 9 milliards de dollars.

Dans la matinée de vendredi 22 mai, l’indice a progressé de 1,9 %, tandis que la livre s’échangeait à 45,74 pour un dollar, en baisse de 0,34 %.

Cela laisse penser que les turbulences initiales des marchés se sont quelque peu apaisées, mais l’incertitude demeure, les investisseurs s’interrogeant encore sur la nature de la crise : choc passager ou instabilité politique plus profonde ? L’évolution du conflit avec le principal parti d’opposition turc déterminera le cours des actifs turcs dans les prochaines semaines.

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Entre guerre commerciale et lutte antidrogue, Pékin ajuste sa stratégie envers Washington

La Chine a imposé de nouvelles restrictions à l’exportation sur certains ingrédients chimiques clés vers les États-Unis, le Mexique et le Canada, signe supplémentaire de sa coopération avec Washington pour lutter contre le trafic de drogue.

Cinq agences gouvernementales exigent désormais des licences d’exportation spéciales pour trois nouveaux composés chimiques réglementés, selon une annonce officielle et rapportée par Bloomberg. Ces substances sont des ingrédients clés dans la production de fentanyl illicite, un opioïde synthétique mortel qui a provoqué une grave crise de santé publique en Amérique du Nord.

Cette initiative intervient alors que les deux plus grandes économies mondiales cherchent à stabiliser leurs relations bilatérales. Les initiatives conjointes de lutte contre la drogue constituent l’un des rares domaines de coopération diplomatique fructueuse.

Cette annonce fait suite à de précédents rapports faisant état d’opérations antidrogue conjointes, notamment des opérations coordonnées le mois dernier dans les provinces chinoises du Liaoning et du Guangdong, ainsi que dans les États américains de Floride et du Nevada.

Les États-Unis maintiennent toujours un droit de douane de 10 % sur les importations chinoises, initialement imposé à titre de mesure punitive, car, selon Donald Trump, Pékin n’avait pas réussi à endiguer les exportations illégales de fentanyl et de ses précurseurs.

Rappelons que les droits de douane avaient été relevés l’an dernier dans un contexte de tensions commerciales, mais ils sont depuis retombés à un niveau effectif estimé à environ 21 %, suite aux négociations commerciales et à une décision de la Cour suprême américaine qui a invalidé certaines de ces mesures.

Les deux parties ont également conclu de nouveaux accords commerciaux avant le dernier sommet entre Donald Trump et Xi Jinping. Le gouvernement chinois a déclaré que les deux pays chercheraient à réduire les droits de douane sur au moins 30 milliards de dollars de marchandises.

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Cisjordanie : Londres, Paris, Rome et Berlin haussent le ton face à Tel-Aviv

La situation en Cisjordanie connaît, depuis plusieurs mois, une dégradation préoccupante. Les violences commises par des colons atteignent, aujourd’hui, un niveau sans précédent, tandis que les politiques menées par le gouvernement israélien – notamment l’extension continue du contrôle israélien sur le territoire – compromettent gravement la stabilité régionale ainsi que les perspectives d’une solution à deux États.

C’est ce qui ressort d’une déclaration commune de la France, du Royaume-Uni, de l’Allemagne et de l’Italie, qui vient d’être publiée par l’Elysée.

Les quatre signataires assurent que «… la situation en Cisjordanie s’est significativement détériorée. La violence des colons a atteint des niveaux sans précédent. Les politiques et les pratiques du gouvernement israélien, notamment la poursuite du renforcement du contrôle israélien, compromettent la stabilité et les perspectives d’une solution à deux États ».

Paris, Berlin, Rome et Londres ajoutent que « le droit international est clair : les colonies israéliennes en Cisjordanie sont illégales. Les projets de construction dans la zone E1 ne feraient pas exception ». Et que « le projet de colonie E1 diviserait la Cisjordanie en deux et constituerait une grave violation du droit international », craignent les dirigeants européens.

Ils appellent dans ces conditions les entreprises à ne pas candidater à des marchés de construction sur E1 ou sur d’autres projets de colonies. « Elles doivent être conscientes des conséquences juridiques et réputationnelles liées à leur participation à la construction de colonies, y compris au risque de s’engager elles-mêmes dans de graves violations du droit international ».

Un autre appel s’adresse directement au gouvernement israélien auquel Rome, Berlin, Londres et Paris demandent de «… mettre fin à l’expansion des colonies et de ses pouvoirs administratifs, à veiller à ce que les colons auteurs d’actes de violence répondent de leurs actes et à enquêter sur les allégations visant les forces israéliennes, à respecter la tutelle hachémite sur les lieux saints de Jérusalem et les accords historiques relatifs au statu quo sur ces derniers, ainsi qu’à lever les restrictions financières imposées à l’Autorité palestinienne et à l’économie palestinienne. Nous nous opposons fermement à ceux, y compris des membres du gouvernement israélien, qui prônent l’annexion et le déplacement forcé de la population palestinienne ».

Pour finir, « nous réaffirmons notre engagement indéfectible en faveur d’une paix globale, juste et durable, fondée sur une solution négociée à deux États, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, dans laquelle deux États démocratiques, Israël et la Palestine, coexistent dans la paix et la sécurité à l’intérieur de frontières sûres et reconnues ».

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Israël expulse quelque 400 militants de la flottille pour Gaza

Le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué dans un communiqué publié sur X que « tous les militants étrangers de la flottille de relations publiques ont été expulsés d’Israël ».

Quelque 430 militants originaires de plusieurs pays avaient été placés en détention après l’arraisonnement, lundi 18 mai, d’une cinquantaine de bateaux près de Chypre, en Méditerranée orientale. Les participants, dont des Tunisiens, affirmaient vouloir attirer l’attention sur la situation humanitaire à Gaza et contester le blocus imposé par Israël au territoire palestinien.

Les autorités israéliennes ont justifié cette opération en rappelant qu’elles n’autoriseraient « aucune violation du blocus naval légal imposé à Gaza ». Les militants ont été conduits en détention avant d’être expulsés vers leurs pays d’origine jeudi.

L’affaire a provoqué de nouvelles tensions diplomatiques en Europe. Plusieurs pays européens réclament désormais des sanctions de l’Union européenne contre le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, après la diffusion de vidéos montrant des militants agenouillés, les mains liées, sous contrôle des forces israéliennes.

Cette flottille s’inscrit dans une longue série d’initiatives internationales visant à briser le blocus de Gaza. Depuis 2010, plusieurs convois maritimes organisés par la Coalition de la flottille de la Liberté tentent d’acheminer une aide humanitaire vers l’enclave palestinienne malgré les interceptions répétées de la marine israélienne.

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France : riposte à la hausse des prix de 710 M€

Le gouvernement français a annoncé, jeudi 21 mai, un nouveau plan d’aides de 710 millions d’euros destiné à amortir l’impact de la hausse des prix des carburants sur plusieurs secteurs professionnels. Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient et sur le détroit d’Ormuz.

Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, entouré de six ministres, a détaillé les mesures de soutien destinées à préserver l’activité économique. Les pêcheurs, agriculteurs, chauffeurs de taxi, aides-soignantes et plusieurs catégories de transporteurs figurent parmi les professions ciblées par ce dispositif exceptionnel.

Depuis plusieurs semaines, la France multiplie les dispositifs de soutien afin d’éviter un ralentissement brutal de l’économie. Dès mars 2026, Paris avait déjà annoncé des aides d’urgence pour certains transporteurs routiers, agriculteurs et pêcheurs confrontés à l’envolée des prix du carburant.

Face à la flambée des coûts énergétiques, l’exécutif assume une stratégie d’aides ciblées plutôt qu’une réduction générale de la fiscalité sur les carburants. Le chef du gouvernement a écarté toute baisse massive des taxes, estimant qu’une telle mesure pèserait trop lourdement sur les finances publiques françaises. « Le pays doit tourner », a-t-il déclaré, tout en refusant d’appeler les Français à limiter leurs déplacements.

Cette nouvelle enveloppe s’inscrit dans un climat économique européen de plus en plus tendu. A cet égard, les derniers indicateurs PMI montent que l’activité économique de la zone euro connaît sa contraction la plus forte depuis plus de deux ans et demi, sous l’effet du conflit au Moyen-Orient et de la hausse des prix de l’énergie. Les services, particulièrement exposés à l’érosion du pouvoir d’achat des ménages, figurent parmi les secteurs les plus fragilisés.

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