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États-Unis : flambée des prix de l’essence avant le Memorial Day

Aux États-Unis, les prix de l’essence ont fortement augmenté à l’approche du Memorial Day, que le pays célèbre chaque année le dernier lundi de mai, dans un contexte de troubles persistants dans le détroit d’Ormuz.

Le prix moyen de l’essence au détail a atteint environ 4,49 dollars le gallon au cours de la semaine se terminant le 17 mai, soit une augmentation de près de 42 % ou 1,32 dollar par rapport à son niveau le plus bas des dernières années, selon un rapport publié par la plateforme ‘Energy’, basé à Washington.

Ainsi, les prix de l’essence aux États-Unis ont atteint leur moyenne la plus élevée le 18 mai, soit le dernier lundi précédant le Memorial Day depuis 2022, année où la guerre russo-ukrainienne avait provoqué une flambée des prix du pétrole brut.

La crise actuelle au Moyen-Orient est similaire à celle de 2022, car la hausse des prix mondiaux du pétrole a accéléré le rythme des augmentations des prix des carburants sur le marché américain.

Le week-end du Memorial Day est l’une des périodes de pointe en matière de voyages aux États-Unis, l’American Automobile Association prévoyant qu’environ 39,1 millions de personnes voyageront en voiture cette année, un niveau proche de celui de l’année 2025.

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USA – Iran: le dollar au plus haut depuis six semaines

Le dollar s’est maintenu stable ce vendredi 22 mai près de son plus haut niveau en six semaines après une nuit de forte volatilité due à des signaux contradictoires concernant les efforts déployés pour parvenir à un accord entre les États-Unis et l’Iran…

Washington et Téhéran ont des positions opposées sur les stocks d’uranium iraniens et le contrôle du détroit d’Ormuz. Mais le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a déclaré qu’il y avait « quelques signes positifs » dans les pourparlers.

Ces messages contradictoires ont entraîné de fortes fluctuations des marchés pendant la nuit de jeudi 21 mai. Cependant, les mouvements de change sont restés globalement calmes au début des échanges asiatiques ce vendredi, les investisseurs attendant des éclaircissements.

A cet égard, l’indice du dollar a légèrement progressé et s’est établi à 99,24 face à un panier de devises. Non loin de son pic de 99,515 atteint lors de la séance précédente, son niveau le plus élevé depuis le 7 avril.

L’euro a reculé de 0,03 % à 1,1613 dollar. Tandis que la livre sterling est restée stable à 1,3431 dollar. A noter que la devise britannique est en passe d’enregistrer une hausse hebdomadaire de 0,8 %. Et ce, après avoir chuté de plus de 2 % la semaine dernière en raison de la crise politique au Royaume-Uni.

De son côté, le dollar australien a reculé de 0,06 % à 0,7145 face au dollar américain. Tandis que le dollar néo-zélandais s’établissait à 0,5873 face à la devise américaine.

Le dollar a bénéficié d’un soutien supplémentaire grâce aux données montrant une baisse des demandes d’allocations chômage aux États-Unis. Alors que l’activité manufacturière a atteint son plus haut niveau en quatre ans en mai. Confirmant ainsi la vigueur de la première économie mondiale.

La vigueur du dollar et le maintien de prix élevés du pétrole ont affaibli le yen, qui a peiné vendredi à se maintenir au-dessus de 159 pour un dollar. La devise japonaise a reculé de 0,1 % à 159,09 yens pour un dollar.

Dans ce contexte, Tony Sycamore, analyste de marché chez IG, a déclaré à propos de la guerre au Moyen-Orient : « Nous approchons de la fin de la douzième semaine. Cela fait six semaines que le cessez-le-feu est entré en vigueur. Et je ne suis pas vraiment convaincu que nous soyons plus près d’une solution entre les États-Unis et l’Iran ». Et d’ajouter : « Je pense toujours que la hausse du dollar comporte des risques, car je ne vois pas vraiment d’issue à cette crise au Moyen-Orient sans que les États-Unis n’adoptent une position plus affirmée. »

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Japon : Takaichi prépare un budget d’urgence sans émission importante d’obligations d’État

La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a déclaré qu’elle compte élaborer un budget supplémentaire sans trop recourir à l’émission d’obligations d’État pour le financer.

« Il est difficile de le dire pour le moment, mais nous prévoyons d’avoir un excédent dans les comptes le mois prochain ou le mois suivant, nous n’avons donc pas forcément besoin d’émettre un grand nombre d’obligations d’État », a déclaré Mme Takaichi, mercredi 20 mai lors d’un débat télévisé de son parti, rapporte Bloomberg.

Cette déclaration intervient quelques jours après un changement radical de politique budgétaire opéré par Sanae Takaichi, qui a annoncé la mise en œuvre d’un plan de dépenses destiné à financer des mesures visant à atténuer l’impact économique négatif du conflit au Moyen-Orient. Sachant qu’elle s’était jusqu’alors abstenue de se prononcer sur la nécessité d’un tel plan.

Le gouvernement a déjà élaboré une série de mesures pour aider les ménages à faire face à la hausse des coûts de l’énergie. Le budget supplémentaire prévu devrait financer les mesures d’aide d’urgence en cours plutôt qu’un plan de relance économique.

« Nous entendons protéger la vie et les entreprises des citoyens en limitant autant que possible l’émission d’obligations d’État », a-t-elle souligné. Cependant, elle a refusé de commenter le montant du budget. Tout en affirmant qu’il était encore trop tôt pour faire des estimations…

L’annonce d’un budget supplémentaire a suscité des inquiétudes quant à la politique budgétaire de Mme Takaichi. Ce qui a contribué à la hausse des rendements des obligations d’État et pesé sur les marchés boursiers cette semaine.

Ainsi, le rendement de l’obligation à 20 ans a atteint 3,78 % mardi 19 mai, son plus haut niveau depuis 1996. Et ce, sous l’effet d’une vente massive d’obligations à l’échelle mondiale, des pressions inflationnistes et des préoccupations locales. L’indice Nikkei 225 a reculé quant à lui chaque jour cette semaine, prolongeant de la sorte sa série de baisses à cinq séances consécutives.

Par ailleurs, la Première ministre a déclaré qu’elle prévoyait de rétablir les subventions énergétiques de juillet à septembre. L’objectif étant de garantir que les factures d’énergie des ménages soient inférieures à celles de l’année dernière.

Le financement des mesures d’aide liées au conflit au Moyen-Orient n’est qu’un des domaines de la politique budgétaire particulièrement scrutés. Plus tôt cette année, Sanae Takaichi a envisagé d’accélérer les discussions sur une éventuelle suspension des droits d’accise sur les produits alimentaires et les boissons. Côté dépenses, elle a également plaidé pour une augmentation du budget de la défense.

Enfin, elle s’est félicitée de la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping la semaine dernière. Affirmant que la communication entre les deux pays est cruciale pour la stabilité de la région. Alors que les relations avec la Chine restent tendues suite aux propos tenus par Mme Takaichi au Parlement l’année dernière concernant Taïwan, elle a réaffirmé que la communication avec la 2ème économie mondiale demeurait importante pour le Japon. « Le Japon est toujours ouvert au dialogue avec la Chine », a-t-elle souligné.

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Fed : possible hausse des taux d’intérêt et inquiétudes liées à l’inflation

La Banque centrale américaine (Fed) devra probablement envisager de relever ses taux d’intérêt si l’inflation continue d’évoluer régulièrement au-dessus de son objectif de 2 %. C’est ce qu’estiment plusieurs de ses responsables.

Comme l’ont montré les minutes de la dernière réunion de la Fed publiées mercredi 20 mai, de nombreux responsables ont appelé la Fed à abandonner sa politique monétaire accommodante et à signaler que sa prochaine étape pourrait être une hausse des taux d’intérêt.

Alors que plusieurs responsables politiques ont déclaré croire que des baisses de taux seraient finalement nécessaires, la plupart des participants à la réunion ont plutôt souligné qu’« un certain resserrement de la politique monétaire serait probablement approprié si l’inflation continuait d’évoluer régulièrement au-dessus de 2 % ». C’est ce qu’il ressort du compte-rendu de la réunion du Comité fédéral de l’Open Market (FOMC) des 28 et 29 avril.

Le rapport a mis en lumière l’inquiétude croissante des responsables de la Fed concernant les pressions inflationnistes engendrées par la guerre en Iran. Lors de sa réunion d’avril, le FOMC avait décidé de maintenir son taux directeur inchangé dans une fourchette de 3,5 % à 3,75 %…

Dans les semaines qui suivirent, plusieurs responsables mirent en garde contre une aggravation des perspectives d’inflation, alors que le détroit d’Ormuz restait pratiquement bloqué et que les rendements obligataires s’envolaient.

Le choix du lieu de la prochaine réunion constituera un premier test pour Kevin Warsh, qui doit prêter serment vendredi 22 mai devant le président Donald Trump en tant que président de la Réserve fédérale; et ce, lors d’une cérémonie à la Maison Blanche.

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USA – Cuba : Washington ouvre un nouveau front contre La Havane

La justice américaine a inculpé, le 20 mai 2026, l’ancien président cubain Raúl Castro pour son rôle présumé dans la destruction de deux avions civils en 1996. Officiellement présentée comme une quête de justice pour les victimes américaines, cette décision intervient dans un contexte international explosif : guerre entre Washington et Téhéran, intervention américaine au Venezuela, crise énergétique à Cuba et tensions croissantes dans les Caraïbes. Pour plusieurs analystes, l’affaire dépasse largement le cadre judiciaire et révèle une stratégie américaine plus globale de pression géopolitique. Avec, en arrière-plan, une possible logique de diversion médiatique et de démonstration de puissance.

Les États-Unis ont franchi mercredi 20 mai un seuil inédit dans leur confrontation avec Cuba. Un tribunal fédéral de Miami a inculpé l’ancien dirigeant cubain, Raúl Castro, âgé de 94 ans, pour « meurtre », « complot visant à tuer des citoyens américains » et « destruction d’aéronefs ». L’affaire concerne l’abattage, le 24 février 1996, de deux avions de l’organisation anticastriste Brothers to the Rescue, au cours duquel quatre personnes avaient trouvé la mort.

Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, Washington mène une politique de pression maximale contre Cuba : sanctions renforcées, blocus énergétique de facto, menaces de nouvelles mesures économiques et soutien affiché à une transition politique sur l’île. Plusieurs médias américains et britanniques évoquent désormais ouvertement une stratégie de « changer de régime ».

Cette montée de tension intervient dans un contexte géopolitique beaucoup plus large. Depuis plusieurs mois, les États-Unis sont engagés dans une confrontation avec l’Iran au Moyen-Orient, marquée par des opérations militaires, des déploiements navals et une polarisation croissante autour d’Israël et du Golfe.

Dans ce climat, certains observateurs voient dans l’affaire Raúl Castro une tentative de réaffirmer la puissance américaine dans son « arrière-cour » latino-américaine. Alors même que Washington fait face à une usure politique liée aux tensions moyen-orientales.

Une stratégie américaine de pression globale

L’administration de Donald Trump multiplie les fronts géopolitiques contre l’Iran, le Venezuela et Cuba, tout en cherchant à contenir l’influence russe et chinoise dans les Caraïbes. Après la chute de Nicolás Maduro début 2026, Cuba, privée du soutien pétrolier vénézuélien et frappée par le blocus énergétique américain, traverse une grave crise économique et sociale. Dans ce contexte, l’inculpation de Raúl Castro apparaît comme un message politique fort : Washington veut montrer sa capacité à exercer simultanément une pression judiciaire, économique et stratégique sur plusieurs adversaires.

Lire aussi : Trump annonce la capture de Maduro après des frappes sur Caracas

Une autre lecture critique émerge cependant : celle d’une diversion politique et médiatique. Alors que la guerre directe avec l’Iran divise une partie de l’opinion américaine – y compris certains milieux conservateurs opposés à un nouvel engagement militaire coûteux -, la focalisation sur Cuba permettrait à Washington de déplacer temporairement l’attention vers un terrain historiquement plus consensuel dans la politique intérieure américaine, notamment en Floride.

La date choisie renforce cette dimension symbolique : l’annonce a été faite le 20 mai, jour anniversaire de la création de Cuba en 1902. En Floride, bastion électoral stratégique, le discours anticastriste conserve un poids politique majeur auprès d’une partie de l’électorat cubano-américain.

Pour plusieurs critiques, la médiatisation spectaculaire de l’inculpation permet aussi de réactiver une rhétorique historique de guerre froide au moment où l’attention mondiale se concentre surtout sur le Moyen-Orient et l’Iran.

Justice historique ou instrumentalisation ?

Sur le fond, l’affaire de 1996 reste extrêmement sensible. Les familles des victimes réclament depuis cette date des poursuites contre les responsables cubains. Pour Washington, il s’agit donc d’une démarche judiciaire légitime et tardive. Mais à La Havane, cette inculpation est perçue comme une instrumentalisation politique du droit américain. Le gouvernement cubain accuse les États-Unis d’utiliser la justice comme outil géopolitique afin de délégitimer les figures historiques de la révolution cubaine.

Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez Parrilla, a dénoncé une stratégie de pression visant à provoquer une déstabilisation interne de l’île. De son côté, le président cubain Miguel Díaz-Canel affirme que les sanctions américaines sont la cause principale de l’effondrement énergétique actuel.

En tout cas, l’affaire Raúl Castro révèle finalement une recomposition plus large des priorités américaines. Alors que les tensions avec l’Iran mobilisent déjà une part considérable des ressources diplomatiques et militaires de Washington, Cuba semble redevenir un espace stratégique où se mêlent démonstration de force, politique intérieure américaine, héritage de la guerre froide et bataille d’influence régionale.

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Écosystème des start-up : la Tunisie se classe 6e en Afrique 

La Tunisie figure parmi les écosystèmes de start-up les plus dynamiques du continent africain, selon le classement mondial « Global Startup Ecosystem Index 2026 » publié par le cabinet spécialisé StartupBlink. Le pays a enregistré l’un des plus forts taux de croissance en Afrique au cours de l’année écoulée, confirmant la progression de son environnement entrepreneurial et technologique.

Dans un contexte africain marqué par des performances contrastées, la Tunisie se distingue par la vitalité de son écosystème d’innovation, porté par l’émergence de jeunes entreprises technologiques, le développement des structures d’accompagnement et l’intérêt croissant pour l’entrepreneuriat numérique, selon Agence Ecofin.

Au-delà de la Tunisie, le rapport fait également état du renforcement de la présence de plusieurs pays du continent sur la scène mondiale des start-up. C’est le cas de l’Afrique du Sud qui conserve la première place continentale, devant le Kenya et le Nigeria. D’ailleurs, ce dernier fait partie des rares pays ayant amélioré leur position cette année, ajoute le site africain.

Critères du classement

Signe qui ne trompe pas, treize pays africains figurent dans le top 100 mondial des écosystèmes de start-up les plus performants. Le classement évalue notamment la densité des start-up, la qualité des investissements, la présence d’accélérateurs ainsi que l’environnement des affaires et de l’innovation.

Malgré un recul observé dans plusieurs pays du continent, certains écosystèmes africains affichent une croissance soutenue. C’est notamment le cas de la Tunisie figurant parmi les marchés les plus performants, aux côtés de l’Ouganda, du Nigeria et du Cap-Vert.

Le rapport met également en avant le rôle grandissant des grandes villes africaines dans le développement technologique du continent. Les villes de Lagos et du Caire demeurent les pôles les plus visibles à l’échelle internationale grâce à la présence de start-up à forte croissance et de structures d’accompagnement reconnues, souligne la même source.

Cette progression de la Tunisie illustre la montée en puissance de l’innovation locale et le potentiel croissant des compétences tunisiennes dans l’économie numérique africaine.

Voici les 13 écosystèmes de start-up africains classés dans le top 100 mondial en 2026 :

1- Afrique du Sud (52e rang mondial)

2- Kenya (61e)

3- Nigeria (62e)

4- Égypte (65e)

5- Cap-Vert (74e)

6- Tunisie (84e)

7- Maurice (85e)

8- Ghana (87e)

9- Maroc (90e)

10- Namibie (94e)

11- Ouganda (96e)

12-Sénégal (97e)

13- Rwanda (100e).

(Source : Agence Ecofin)

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Guerre au Moyen-Orient : l’OIT alerte sur une onde de choc sociale mondiale

La guerre américano-israélienne contre l’Iran ne constitue plus seulement une crise régionale. Dans un rapport publié le 18 mai, l’Organisation internationale du travail (OIT) avertit que l’escalade des tensions pourrait entraîner la destruction de 38 millions d’emplois à temps plein dans le monde d’ici 2027. En cause : l’envolée des prix du pétrole, les perturbations des chaînes logistiques mondiales, le ralentissement du tourisme et le durcissement des flux migratoires.

Selon l’OIT, les conséquences économiques de la guerre dépassent désormais largement les frontières de la région, c’est-à-dire le Moyen-Orient. L’organisation estime qu’une aggravation durable du conflit provoquerait une dégradation rapide des marchés du travail à l’échelle mondiale, fragilisant particulièrement les travailleurs précaires, les migrants et les petites entreprises.

Pour établir ses projections, l’institution onusienne s’appuie sur un scénario jugé plausible : une hausse de 50 % des prix du pétrole par rapport à leur moyenne du début de l’année 2026, dans un contexte de croissance mondiale déjà affaiblie. Dans cette hypothèse, le volume mondial des heures travaillées reculerait de 0,5 % dès cette année avant de chuter de 1,1 % en 2027.

Cette contraction se traduirait par la suppression nette de 14 millions d’emplois à plein temps à court terme (2026), puis par la perte de 38 millions d’emplois supplémentaires l’année suivante. Les revenus réels du travail enregistreraient également une forte baisse : -1,1 % en 2026 puis -3 % en 2027, soit un manque à gagner estimé à 3 000 milliards de dollars pour les travailleurs du monde entier. Le chômage mondial progresserait parallèlement de 0,5 point.

Les pays arabes figurent parmi les régions les plus exposées. L’OIT prévoit une chute de 3,7 % du volume de travail en cas de crise prolongée, pouvant atteindre 10,2 % dans le scénario d’une escalade majeure. Les travailleurs migrants seraient les premiers touchés, notamment dans les secteurs les plus vulnérables : commerce, construction, agriculture, transport, industrie manufacturière et restauration.

Déjà de son côté, l’Asie du Sud et du Sud-Est subit les premiers effets de cette onde de choc économique. Très dépendants des importations énergétiques et de l’emploi dans les pays du Golfe, plusieurs États de la région voient ralentir les embauches et diminuer les transferts d’argent envoyés par les travailleurs expatriés. Sur l’ensemble de la zone Asie-Pacifique, l’OIT anticipe une baisse de 1,5 % des heures travaillées d’ici deux ans.

L’organisation internationale juge enfin les réponses gouvernementales actuelles insuffisantes et fragmentées. D’où son appel aux États à placer la protection de l’emploi et des revenus au centre de leurs politiques économiques, en ciblant prioritairement les travailleurs de l’économie informelle, les migrants, les réfugiés et les petites entreprises, considérés comme les catégories les plus vulnérables face aux répercussions économiques du conflit.

Plus facile à dire – pardon à demander – qu’à réaliser. Alors croisons les doigts.

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Le conflit au Moyen-Orient bouleverse les flux touristiques internationaux

Le conflit en cours au Moyen-Orient continue de perturber fortement le secteur mondial du tourisme. Et ce, en modifiant les choix des voyageurs et en redistribuant les flux touristiques vers de nouvelles destinations jugées plus sûres. C’est ce qu’il ressort d’une analyse de Capital publiée le 18 mai.

D’après plusieurs acteurs du secteur touristique et des données de marché, les tensions militaires dans la région du Moyen-Orient ont provoqué une baisse significative des réservations vers les pays directement ou indirectement touchés. Des destinations comme la Jordanie, le Liban ou encore certains hubs du Golfe enregistrent un ralentissement marqué de la demande, notamment sur les segments européens.

L’impact ne se limite toutefois pas au Moyen-Orient. Les perturbations des routes aériennes, la hausse des coûts énergétiques et l’incertitude sécuritaire ont également des effets en cascade sur des régions plus éloignées. Certaines destinations d’Asie du Sud-Est, comme la Thaïlande, observent ainsi un recul des arrivées en provenance d’Europe, en particulier sur certaines nationalités.

Dans ce contexte, les voyageurs tendent à privilégier des pays perçus comme plus stables et accessibles. Plusieurs destinations du bassin méditerranéen et d’Afrique du Nord, notamment l’Espagne, le Portugal et le Maroc, enregistrent une hausse de la demande, profitant d’un phénomène de substitution géographique des flux touristiques.

Des acteurs du secteur soulignent que ce déplacement de la demande n’est pas uniquement conjoncturel. Il traduit aussi une recomposition plus large des arbitrages des voyageurs, désormais plus sensibles aux critères de sécurité, de stabilité géopolitique et de continuité des transports aériens.

Les analystes estiment que, tant que les tensions persisteront, cette reconfiguration se prolongera, avec une redistribution durable des parts de marché entre les grandes régions touristiques mondiales. Dans le même temps, certaines entreprises du secteur ajustent déjà leurs prévisions et stratégies commerciales pour s’adapter à cette nouvelle géographie du voyage.

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