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Un accord de paix qui tournerait à l’avantage de Téhéran ?

Hilare, Donald Trump a évoqué samedi un mémorandum d’entente sur un accord de paix « largement négocié » avec l’Iran. Il l’a déjà qualifié de « formidable » avant même qu’il ne soit acté. Toutefois, les revirements presque quotidiens du président américain incitent à la plus grande prudence.

La guerre en Iran touche-t-elle à sa fin malgré les dernières escarmouches ? Alors que Washington et Téhéran ont fait état ces derniers jours de progrès dans leurs négociations en cours pour parvenir à un accord. Et en dépit du cessez-le-feu en vigueur dans la guerre opposant les deux pays. L’armée américaine a annoncé hier lundi 25 mai avoir mené des frappes dans le sud de l’Iran. Elles « visent des sites de lancement de missiles et des navires qui tentaient de placer des mines ».

Justifiant ces frappes par le souci de « protéger ses troupes contre les menaces posées par les forces iraniennes », le Pentagone a toutefois précisé « faire preuve de retenue durant le cessez-le-feu en cours ». Un message codé à destination des dirigeants iraniens pour leur signaler que Washington ne cherche pas l’escalade ?

Un accord « formidable » ?

En effet, alors que la guerre menée conjointement par les États-Unis et Israël contre l’Iran vient de dépasser sa huitième semaine, soit deux fois plus longtemps que prévu par le président américain lors du lancement de l’attaque le 28 février dernier, Donald Trump a affirmé samedi 23 mai sur son réseau Truth Social que Washington et l’Iran ont « largement négocié » un mémorandum d’entente sur un accord de paix. D’ailleurs, il ‘a déjà qualifié de «  formidable »; et ce, avant même qu’il ne soit officiellement signé par les dirigeants iraniens. Lesquels ont fait savoir que des divergences persistent sur « une ou deux clauses ».

Quid du dossier nucléaire ?

Mais que contient ce mémorandum d’entente au juste ? Selon les fuites dans la presse américaine, il s’agit d’un protocole d’entente d’une durée de 60 jours, renouvelable par consentement mutuel. Durant cette période, le détroit d’Ormuz serait ouvert sans péage et l’Iran devrait le déminer, afin de reprendre ses exportations pétrolières.

En échange, les États-Unis lèveraient leur blocus des ports iraniens pendant un certain temps et accorderaient des dérogations à quelques sanctions. Et ce, afin de permettre à l’Iran de vendre librement son pétrole. Sachant qu’une fois le détroit d’Ormuz ouvert et pleinement fonctionnel, cela pourraient générer près de 10 milliards de dollars de recettes pour le gouvernement iranien sur une période de 60 jours, selon l’agence de presse Fars.

De plus, Washington débloquerait également les avoirs gelés de l’Iran, soit 25 milliards de dollars au total. C’est une condition sine qua non imposée par Téhéran comme préalable à sa signature.

Reste la question majeure du conflit : le nucléaire iranien. Donald Trump et ses conseillers ont affirmé à plusieurs reprises qu’ils n’accepteraient aucun accord qui n’aborderait ce dossier ultra sensible. Quant aux plans concernant le stock d’uranium hautement enrichi de l’Iran dont Washington exige l’abandon; ils devraient faire l’objet de négociations dans un délai de 30 à 60 jours.

Or, côté iranien, on assure que le dossier nucléaire n’est pas inclus dans le protocole d’accord. Une source iranienne de haut rang a déclaré que Téhéran n’a pas accepté de céder ses stocks d’uranium hautement enrichi. « La question nucléaire sera abordée lors des négociations en vue d’un accord définitif et ne fait donc pas partie de l’accord actuel. Aucun accord n’a été conclu concernant l’expédition hors du pays des stocks d’uranium hautement enrichi de l’Iran », précise la même source.

Amateurisme

Alors qui y gagne et qui y perd et comment expliquer tant de précipitation de la part du président américain à conclure un accord même imparfait ?

L’explication se résume par le timing des échéances. A savoir : les élections de mi-mandat, en novembre; la Coupe du monde de football qu’il co-organise avec le Canada et le Mexique; ou encore le 250ème anniversaire de l’indépendance américaine le 4 juillet. Sans omettre le fait que la ligne du président américain crée des tensions au sein même du mouvement MAGA entre les partisans d’un isolationnisme au nom d’AMERICA FIRST et ceux qui prônent une stratégie de coercition permanente contre Téhéran.

Au final, l’accord serait à l’avantage de la République islamique, estiment de nombreux observateurs. « Si ce qui a fuité se confirme, ce serait une sorte de victoire iranienne », analyse Karim Emile Bitar, spécialiste du Moyen-Orient et de la politique étrangère des États-Unis associé à l’IRIS. « L’Iran aurait obtenu un dégel des avoirs. Et la question nucléaire n’a pas été réglée et serait même repoussée aux calendes grecques ».

Et de conclure : « On peut parler d’un accord bâclé. Il y a un sentiment d’amateurisme, d’improvisation qui est assez frappant ». Le verdict est sévère, mais implacable.

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Washington et Téhéran sont-ils sur le point de conclure un accord ?

Pour la première fois depuis le déclenchement de la guerre le 28 février, les Etats-Unis et l’Iran s’expriment avec optimisme sur un possible accord qui mettrait fin aux hostilités.

Bien que les négociations menées par le biais des très actifs intermédiaires pakistanais se déroulent dans la discrétion, quelques informations émergent pour corroborer l’idée que « quelque chose de sérieux » se prépare.

Tout d’abord, pour la première fois, Trump a publié le 23 mai à 21h30 du soir (heure de Washington) une déclaration inhabituelle sur son Truth Social. Inhabituelle dans le sens où elle est correcte, mesurée et dépourvue de ses fanfaronnades habituelles et ses inévitables attaques contre l’adversaire.

Après avoir cité les noms de tous les dirigeants des pays arabes du Golfe avec lesquels il a eu « une très bonne discussion », Trump a affirmé : « Un accord a été largement négocié, sous réserve de la finalisation entre les États-Unis d’Amérique, la République islamique d’Iran et les différents autres pays énumérés. Séparément, j’ai eu un appel avec le Premier ministre Bibi Netanyahu, d’Israël, qui, de même, s’est très bien passé. Les aspects finaux et les détails de l’accord sont actuellement discutés et seront annoncés sous peu. »

D’autre part, l’Américain d’origine iranienne Trita Parsi, Vice-président du « Quincy Institute for Responsible Statecraft », a affirmé : « Mes propres sources à Téhéran confirment qu’une avancée majeure a été réalisée; bien qu’elle reste soumise à une approbation finale. »

Le fait que Trump n’ait annoncé l’accord qu’après s’être entretenu avec les dirigeants régionaux, ceux d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar, du Pakistan, de Turquie, d’Égypte, de Jordanie et de Bahreïn est significatif. Cela prouve que Trump est soucieux des attaques dont il est déjà la cible de la part du Lobby et des faucons à Washington qui commencent à parler de « trahison ». En d’autres termes, Trump cherche à montrer tant aux adversaires de la paix qu’à l’opinion américaine que les principaux partenaires des États-Unis au Moyen-Orient privilégient la diplomatie à l’escalade.

Selon Amwaj.media (Basé au Royaume-Uni), « l’accord prévoit un cessez-le-feu complet, y compris au Liban ; le déblocage progressif des avoirs iraniens gelés ; et la levée du blocus américain du détroit d’Ormuz ».

Toujours selon le même média, « le trafic maritime dans le détroit reprendrait sous la supervision conjointe de l’Iran et d’Oman. Une fois ces mesures entrées en vigueur, les parties disposeraient de 30 jours supplémentaires pour négocier un accord final sur la question nucléaire et le statut à long terme du détroit d’Ormuz. »

Trita Parsi pense que « le délai de 30 jours offre de nombreuses occasions aux saboteurs de tous bords de faire dérailler le processus ». Nul doute que Netanyahu et le Lobby sioniste à Washington sont furieux de la perspective d’un accord qui ferait apparaitre aux yeux du monde que l’Iran sort vainqueur contre les agresseurs qui visaient sa destruction. Par conséquent, il faut s’attendre à des tentatives de sabotage de cette première avancée sérieuse vers la paix.

Il est important de souligner ici la différence de contexte dans lequel Obama a signé en 2015 son accord avec l’Iran et Trump s’apprête à signer le sien 11 ans plus tard. Obama a réussi à valider son accord en dépit de la forte opposition d’Israël et des pays du Conseil de Coopération du Golfe, l’Arabie saoudite en tête. Aujourd’hui, pour Trump, les choses semblent plus faciles puisqu’il bénéficie du soutien de tous les pays du Golfe.

Mais Netanyahu prendra-t-il le risque d’entrer en conflit direct avec Trump dans le cas où celui-ci finira par signer un accord avec l’Iran ? On pourrait conjecturer que c’est pour dissuader le Premier ministre israélien de penser à engager un bras-de-fer avec lui que Trump a déclaré il y a quelques jours aux journalistes qu’il bénéficiait d’un « taux d’approbation de 99 % » en Israël et qu’il pourrait se présenter lui-même au poste de Premier ministre…

Le Vice-Président du ‘’Quincy Institute’’ a vu en cela « un avertissement clair adressé à Netanyahu et à l’establishment politique israélien, leur signifiant que Trump peut leur nuire bien plus qu’ils ne peuvent lui nuire ».

Si l’espoir de mettre fin au conflit exprimé à Washington et à Téhéran se réalise à travers la signature d’un accord qui sera forcément avantageux pour l’Iran; cela représentera une défaite stratégique majeure pour Israël qui verra ses rêves fous d’ « Eretz Israël » et de domination régionale enterrés à jamais.

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L’Iran ouvrira le détroit d’Ormuz 30 jours après l’accord de paix, affirme Nikkei

Les États-Unis et l’Iran discutent d’un plan visant à ouvrir le détroit d’Ormuz environ 30 jours après la conclusion d’un accord entre les deux pays pour mettre fin aux hostilités, rapporte le journal japonais Nikkei, citant une source diplomatique du Moyen-Orient.

L’Iran procédera au déminage de ses côtes dans les 30 jours suivant la signature de l’accord. Passé ce délai, la navigation sera libre et sûre pour les navires de tous les pays. Et l’Iran cessera de percevoir des droits de transit, relève également le journal.

Dans le même temps, le cessez-le-feu convenu début avril sera prolongé de 60 jours. Le plan prévoyant la tenue de pourparlers sur le programme nucléaire iranien pendant cette pause de deux mois, précise encore la publication.

Fondé en 1876, le journal Nikkei, notons-le, est un quotidien économique japonais reconnu mondialement pour son analyse approfondie de l’actualité économique et politique.

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Frappes américaines en Iran : Washington cible des sites de missiles

L’armée américaine a annoncé mené de nouvelles frappes « d’autodéfense » dans le sud de l’Iran. Elles visent notamment des sites de lancement de missiles ainsi que des embarcations iraniennes soupçonnées de poser des mines. Pourtant, Donald Trump affirme que les négociations avec Téhéran progressent positivement.

Un communiqué du Commandement central américain (Centcom) indique que ces opérations ont été conduites « afin de protéger nos troupes des menaces posées par les forces iraniennes ».

Le porte-parole du Centcom, Timothy Hawkins, a précisé que « les cibles comprenaient des sites de lancement de missiles et des embarcations iraniennes tentant de poser des mines. Le Commandement central américain continue de défendre ses forces tout en faisant preuve de retenue pendant le cessez-le-feu en cours ».

Ces opérations militaires interviennent alors que des discussions se poursuivent autour d’un éventuel accord destiné à mettre fin à la guerre et à permettre la réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ 20 % du commerce de pétrole mondial.

Lundi, des responsables iraniens ont affirmé que plusieurs points d’entente avaient déjà été trouvés entre les négociateurs iraniens et américains. Tout en soulignant qu’un accord global restait encore éloigné. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, a déclaré qu’il n’existait « aucun calendrier, ni aucune date butoir » pour finaliser un accord avec Washington…

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États-Unis : vers une baisse des taux d’intérêt?

Le principal conseiller économique de Donald Trump à la Maison Blanche, Kevin Hassett, indique fait part de sa conviction que toute nouvelle baisse des prix du pétrole donnerait à la Réserve fédérale la marge de manœuvre nécessaire pour réduire les taux d’intérêt.

Selon cette analyse, un apaisement des tensions au Moyen-Orient entraînerait une détente sur les marchés pétroliers. Ce qui contribuerait mécaniquement à limiter l’inflation américaine, fortement sensible aux variations des coûts de l’énergie.

Kevin Hassett souligne que la trajectoire de la politique monétaire de la Réserve fédérale dépend en partie de ces facteurs externes, notamment des chocs d’offre liés aux crises géopolitiques. Une stabilisation de la situation autour de l’Iran permettrait ainsi de créer un environnement plus favorable à un assouplissement monétaire.

Lire aussi : Kevin Hassett – Conseiller économique de Trump : la FED devrait être totalement indépendante

Cette position fait suite à un contexte où les marchés surveillent de près les évolutions du dossier iranien, considéré comme un facteur déterminant pour les prix du pétrole et, par ricochet, pour les anticipations d’inflation aux États-Unis.

Les investisseurs restent donc attentifs à tout signal diplomatique susceptible d’influencer la dynamique des taux d’intérêt, alors que la Fed continue de calibrer sa politique face à des incertitudes persistantes.

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Le pétrole en chute sur fond d’apaisement iranien

Les prix du pétrole ont reculé d’environ 6 % ce lundi 25 mai, poursuivant la tendance baissière amorcée la semaine précédente, dans un contexte de regain d’optimisme sur les marchés concernant une possible détente au Moyen-Orient.

Selon les données du marché, les cours ont atteint leur plus bas niveau depuis environ deux semaines, les investisseurs anticipant une amélioration potentielle des perspectives d’approvisionnement en provenance de la région du Moyen-Orient.

Dans ce contexte, le président américain Donald Trump a déclaré, samedi 23 courant, que Washington et Téhéran avaient « largement négocié » un accord de paix susceptible de rouvrir le détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite environ un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

Sur le marché, le Brent pour livraison en juillet 2026 a chuté de 5,35 % ce lundi, s’établissant à 98 dollars le baril; idem pour le West Texas Intermediate (WTI) américain qui a lui chuté de 5,68 % pour atteindre 91,11 dollars le baril, selon les données de trading.

Cette baisse intervient après une période de forte volatilité, durant laquelle les prix avaient connu des fluctuations importantes, avant de repartir à la baisse sous l’effet d’une diminution des primes de risque géopolitique.

Les analystes estiment que ce mouvement reflète principalement une détente des inquiétudes liées à l’offre, les marchés réévaluant les risques dans un contexte où les évolutions diplomatiques autour du dossier iranien restent déterminantes pour l’équilibre énergétique mondial.

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« Les États-Unis trouveront une autre voie si les négociations avec l’Iran échouent », affirme Rubio

Selon les déclarations faites ce lundi par le secrétaire d’État américain Marco Rubio, les États-Unis continueront de privilégier la voie diplomatique avec l’Iran. Mais ils se réservent la possibilité d’adopter « une autre approche », si les discussions échouent.

S’exprimant lors d’un point presse à New Delhi où il est en visite, M. Rubio a affirmé que Washington donnerait « toutes ses chances » à la diplomatie. Et ce, avant d’envisager des alternatives, dans un contexte de négociations encore fragiles autour du programme nucléaire iranien et de la réouverture du détroit d’Ormuz.

Le chef de la diplomatie américaine indique qu’un « cadre solide » était actuellement sur la table. Lequel inclue des discussions limitées dans le temps sur les questions nucléaires et des mesures liées aux flux énergétiques dans la région.

Ces déclarations interviennent alors que l’administration américaine cherche à stabiliser une situation régionale tendue au Moyen-Orient, marquée par les enjeux énergétiques mondiaux et les conséquences du conflit impliquant l’Iran.

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Trump-Netanyahu : Divergences ou rupture ?

Washington et Tel-Aviv sont-ils au bord de la rupture ? Donald Trump veut garder ouverte l’option d’un accord avec Téhéran ; Benjamin Netanyahu estime pour sa part que la pression militaire doit continuer afin d’« écraser » les capacités nucléaires et balistiques de son ennemi héréditaire.

 

L’idylle entre « Bibi » et « le meilleur ami d’Israël à la Maison Blanche » semble avoir du plomb dans l’aile. Pourtant, pendant des années, Trump et Netanyahu ont affiché une proximité totale. Lors de son premier mandat, le président américain n’avait-il pas transféré l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem et reconnu les hauteurs du Golan comme territoire israélien ? Depuis son retour à la Maison Blanche en 2025, les deux dirigeants n’avaient-ils pas encore renforcé leur coopération, notamment autour de la bande de Gaza et de l’offensive lancée le 28 février contre l’Iran ?

Divergences

Cependant, il faut croire que leurs chemins se sont séparés, probablement parce qu’ils poursuivent des objectifs différents dans la guerre contre l’Iran. Israël veut renverser le régime des ayatollahs à la racine, tandis que Trump se concentre sur la réduction de ses capacités militaires et nucléaires.

En effet, révèle la presse américaine, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, est sorti « hors de lui » et « fou de rage » à l’issue d’un entretien téléphonique extrêmement tendu, dans la soirée du mardi 19 mai, avec le président américain, Donald Trump : les deux alliés s’opposent désormais frontalement sur la gestion du conflit avec l’Iran. Le locataire de la Maison Blanche cherche une issue rapide à cette guerre par la voie diplomatique ; alors que le boucher de Gaza veut « finir le job » par l’intensification de frappes militaires massives contre l’Iran.

Selon The Wall Street Journal, l’échange de mardi a ainsi mis en lumière « les intérêts divergents des deux alliés quant à la fin de la guerre ». Ainsi, « Trump cherche à mettre un terme à un conflit économiquement coûteux et impopulaire aux États-Unis. Israël espère reprendre la campagne de bombardements là où elle s’était arrêtée […] et infliger des dégâts plus importants afin d’affaiblir un régime qu’il perçoit comme une menace existentielle », résume le quotidien américain.

Trump veut passer à autre chose

Selon la chaîne américaine CNN, Trump aurait indiqué à son allié israélien que « les médiateurs travaillaient sur une ‘lettre d’intention’ que les États-Unis et l’Iran signeraient afin de mettre officiellement fin à la guerre et d’entamer une période de négociations de trente jours sur des questions telles que le programme nucléaire iranien et l’ouverture du détroit d’Ormuz ».

Or, il était prévu une relance conjointe des attaques contre Téhéran dès mardi 19 mai. « Dimanche 17 mai, lors d’un entretien, Trump a indiqué qu’il envisageait de lancer de nouvelles frappes ciblées contre l’Iran en début de semaine ».  Vingt-quatre heures plus tard, il change d’avis et décide de la poursuite de la médiation « à la demande de ses alliés du Golfe, notamment le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis », affirme la même source.

Alors, pourquoi ce revirement brusque ? Il semble évident que Trump, en sa qualité d’ancien promoteur immobilier, « en a marre » du conflit du Moyen-Orient – un bourbier auquel il a été entraîné par son ami Bibi – et espère conclure un « deal » en vertu duquel Téhéran s’engagerait à suspendre son programme nucléaire et rouvrirait le détroit d’Ormuz. Pour déclarer triomphalement qu’il a gagné la guerre. Au suivant !

Obsession

Etouffant à peine sa colère à cause de cette énième volte-face du milliardaire républicain, Netanyahu lui aurait fait part de sa « déception », qualifiant d’« erreur » le report des frappes et insistant pour « une reprise de l’offensive militaire », rapporte CNN, ajoutant que le Premier ministre israélien, la queue entre les jambes, a souligné que bien que la guerre contre l’Iran ait été lancée en collaboration avec les États-Unis, « personne ne peut donner d’ordres à Donald Trump », qu’il a qualifié d’« homme le plus puissant du monde », insistant sur le fait que seul le président américain décide jusqu’où aller dans cette offensive et quand y mettre fin.

En effet, il faut reconnaître que le Premier ministre israélien ne lâche jamais le morceau et ne change jamais de ligne. Il affirme mordicus que l’Iran est « sur le point » de posséder l’arme nucléaire depuis plus de 30 ans. Il avait prononcé ses premiers avertissements sur une bombe iranienne imminente en 1992. Depuis, il a continuellement réduit le délai, déclarant à plusieurs reprises au fil des ans que l’Iran n’était plus qu’à « quelques mois » ou « quelques semaines » de l’objectif.

Rien d’étonnant à ce qu’il plaide depuis le début du conflit avec l’Iran pour une approche plus agressive face à Téhéran, sans cacher son objectif annoncé de renverser le régime islamique en place depuis 1979. Durant les quarante jours de guerre, il avait d’ailleurs appelé à plusieurs reprises la population iranienne à se soulever contre le pouvoir. En vain, puisqu’il a réussi, a contrario, la prouesse de rassembler le peuple iranien, y compris l’opposition, autour d’un régime autrefois honni.

Ironie du sort : désormais, c’est le régime des mollahs qui décidera de l’avenir de l’alliance « indéfectible » entre Washington et Tel-Aviv.

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La Commission européenne abaisse ses prévisions de croissance pour 2026

La Commission européenne a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2026, pour cause de crise persistante autour du détroit d’Ormuz et de la flambée des prix de l’énergie. Bruxelles a annoncé que l’économie de l’Union européenne ne devrait progresser que de 1,1 % en 2026; contre 1,4 % anticipé lors des prévisions d’automne.

Selon la Commission, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, avec les perturbations du trafic énergétique dans le détroit d’Ormuz, ont profondément modifié les perspectives économiques du continent. Cette voie maritime stratégique demeure essentielle pour l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel. Ce qui expose directement l’Europe aux secousses énergétiques internationales.

La hausse des prix du pétrole alimente désormais une nouvelle poussée inflationniste. Bruxelles prévoit une inflation qui pourrait atteindre 3 % en 2026, bien au-dessus des estimations précédentes. Cette situation risque de compliquer davantage la tâche de la Banque centrale européenne (BCE), déjà confrontée à un ralentissement de l’activité économique et à une érosion du pouvoir d’achat des ménages.

Les derniers indicateurs économiques confirment cette dégradation. L’indice PMI de la zone euro, qui mesure l’activité des entreprises, est tombé à son niveau le plus faible depuis plus de deux ans et demi. Le secteur des services apparaît particulièrement touché par la hausse du coût de la vie et l’augmentation des dépenses énergétiques.

L’Europe traverse ainsi une nouvelle phase d’incertitude économique après les séquelles de la pandémie de Covid-19 et de la guerre en Ukraine. Plusieurs États membres, notamment la France, l’Italie et l’Allemagne, voient leurs perspectives de croissance revues à la baisse. Tandis que les déficits publics devraient continuer de se creuser.

Dans ce contexte, la Commission européenne appelle les gouvernements à privilégier des mesures de soutien ciblées plutôt qu’une relance budgétaire massive. Elle estime toutefois que les 27 sont mieux préparés qu’en 2022 pour affronter un choc énergétique. Et ce, grâce à la diversification progressive de leurs sources d’approvisionnement et à l’accélération des politiques de transition énergétique.

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USA – Iran: le dollar au plus haut depuis six semaines

Le dollar s’est maintenu stable ce vendredi 22 mai près de son plus haut niveau en six semaines après une nuit de forte volatilité due à des signaux contradictoires concernant les efforts déployés pour parvenir à un accord entre les États-Unis et l’Iran…

Washington et Téhéran ont des positions opposées sur les stocks d’uranium iraniens et le contrôle du détroit d’Ormuz. Mais le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a déclaré qu’il y avait « quelques signes positifs » dans les pourparlers.

Ces messages contradictoires ont entraîné de fortes fluctuations des marchés pendant la nuit de jeudi 21 mai. Cependant, les mouvements de change sont restés globalement calmes au début des échanges asiatiques ce vendredi, les investisseurs attendant des éclaircissements.

A cet égard, l’indice du dollar a légèrement progressé et s’est établi à 99,24 face à un panier de devises. Non loin de son pic de 99,515 atteint lors de la séance précédente, son niveau le plus élevé depuis le 7 avril.

L’euro a reculé de 0,03 % à 1,1613 dollar. Tandis que la livre sterling est restée stable à 1,3431 dollar. A noter que la devise britannique est en passe d’enregistrer une hausse hebdomadaire de 0,8 %. Et ce, après avoir chuté de plus de 2 % la semaine dernière en raison de la crise politique au Royaume-Uni.

De son côté, le dollar australien a reculé de 0,06 % à 0,7145 face au dollar américain. Tandis que le dollar néo-zélandais s’établissait à 0,5873 face à la devise américaine.

Le dollar a bénéficié d’un soutien supplémentaire grâce aux données montrant une baisse des demandes d’allocations chômage aux États-Unis. Alors que l’activité manufacturière a atteint son plus haut niveau en quatre ans en mai. Confirmant ainsi la vigueur de la première économie mondiale.

La vigueur du dollar et le maintien de prix élevés du pétrole ont affaibli le yen, qui a peiné vendredi à se maintenir au-dessus de 159 pour un dollar. La devise japonaise a reculé de 0,1 % à 159,09 yens pour un dollar.

Dans ce contexte, Tony Sycamore, analyste de marché chez IG, a déclaré à propos de la guerre au Moyen-Orient : « Nous approchons de la fin de la douzième semaine. Cela fait six semaines que le cessez-le-feu est entré en vigueur. Et je ne suis pas vraiment convaincu que nous soyons plus près d’une solution entre les États-Unis et l’Iran ». Et d’ajouter : « Je pense toujours que la hausse du dollar comporte des risques, car je ne vois pas vraiment d’issue à cette crise au Moyen-Orient sans que les États-Unis n’adoptent une position plus affirmée. »

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Le pétrole recule face aux annonces de désescalade entre Washington et Téhéran

Les prix du pétrole ont reculé ce mercredi 20 mai après les déclarations du président américain, Donald Trump, affirmant que la guerre avec l’Iran pourrait prendre fin « très rapidement », ce qui ravive les anticipations d’un apaisement des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, selon plusieurs sources de marché.

Les contrats à terme sur le pétrole brut Brent ont chuté de 0,54 $, soit 0,49 %, à 110,7 $ le baril, tandis que les contrats à terme sur le pétrole brut West Texas Intermediate américain ont reculé de 0,49 $, soit 0,47 %, à 103,7 $.

Les analystes soulignent cependant que cette détente reste fragile. Car malgré les signaux d’apaisement, les risques sur l’approvisionnement mondial demeurent élevés, notamment en raison des perturbations persistantes dans le détroit d’Ormuz et des incertitudes sur la stabilité d’un éventuel accord.

Dans l’ensemble, les marchés énergétiques restent donc suspendus aux évolutions diplomatiques et militaires entre Washington et Téhéran, dans un contexte où toute escalade ou rupture de négociations peut rapidement inverser la tendance des prix.

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Guerre au Moyen-Orient : l’OIT alerte sur une onde de choc sociale mondiale

La guerre américano-israélienne contre l’Iran ne constitue plus seulement une crise régionale. Dans un rapport publié le 18 mai, l’Organisation internationale du travail (OIT) avertit que l’escalade des tensions pourrait entraîner la destruction de 38 millions d’emplois à temps plein dans le monde d’ici 2027. En cause : l’envolée des prix du pétrole, les perturbations des chaînes logistiques mondiales, le ralentissement du tourisme et le durcissement des flux migratoires.

Selon l’OIT, les conséquences économiques de la guerre dépassent désormais largement les frontières de la région, c’est-à-dire le Moyen-Orient. L’organisation estime qu’une aggravation durable du conflit provoquerait une dégradation rapide des marchés du travail à l’échelle mondiale, fragilisant particulièrement les travailleurs précaires, les migrants et les petites entreprises.

Pour établir ses projections, l’institution onusienne s’appuie sur un scénario jugé plausible : une hausse de 50 % des prix du pétrole par rapport à leur moyenne du début de l’année 2026, dans un contexte de croissance mondiale déjà affaiblie. Dans cette hypothèse, le volume mondial des heures travaillées reculerait de 0,5 % dès cette année avant de chuter de 1,1 % en 2027.

Cette contraction se traduirait par la suppression nette de 14 millions d’emplois à plein temps à court terme (2026), puis par la perte de 38 millions d’emplois supplémentaires l’année suivante. Les revenus réels du travail enregistreraient également une forte baisse : -1,1 % en 2026 puis -3 % en 2027, soit un manque à gagner estimé à 3 000 milliards de dollars pour les travailleurs du monde entier. Le chômage mondial progresserait parallèlement de 0,5 point.

Les pays arabes figurent parmi les régions les plus exposées. L’OIT prévoit une chute de 3,7 % du volume de travail en cas de crise prolongée, pouvant atteindre 10,2 % dans le scénario d’une escalade majeure. Les travailleurs migrants seraient les premiers touchés, notamment dans les secteurs les plus vulnérables : commerce, construction, agriculture, transport, industrie manufacturière et restauration.

Déjà de son côté, l’Asie du Sud et du Sud-Est subit les premiers effets de cette onde de choc économique. Très dépendants des importations énergétiques et de l’emploi dans les pays du Golfe, plusieurs États de la région voient ralentir les embauches et diminuer les transferts d’argent envoyés par les travailleurs expatriés. Sur l’ensemble de la zone Asie-Pacifique, l’OIT anticipe une baisse de 1,5 % des heures travaillées d’ici deux ans.

L’organisation internationale juge enfin les réponses gouvernementales actuelles insuffisantes et fragmentées. D’où son appel aux États à placer la protection de l’emploi et des revenus au centre de leurs politiques économiques, en ciblant prioritairement les travailleurs de l’économie informelle, les migrants, les réfugiés et les petites entreprises, considérés comme les catégories les plus vulnérables face aux répercussions économiques du conflit.

Plus facile à dire – pardon à demander – qu’à réaliser. Alors croisons les doigts.

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Le conflit au Moyen-Orient bouleverse les flux touristiques internationaux

Le conflit en cours au Moyen-Orient continue de perturber fortement le secteur mondial du tourisme. Et ce, en modifiant les choix des voyageurs et en redistribuant les flux touristiques vers de nouvelles destinations jugées plus sûres. C’est ce qu’il ressort d’une analyse de Capital publiée le 18 mai.

D’après plusieurs acteurs du secteur touristique et des données de marché, les tensions militaires dans la région du Moyen-Orient ont provoqué une baisse significative des réservations vers les pays directement ou indirectement touchés. Des destinations comme la Jordanie, le Liban ou encore certains hubs du Golfe enregistrent un ralentissement marqué de la demande, notamment sur les segments européens.

L’impact ne se limite toutefois pas au Moyen-Orient. Les perturbations des routes aériennes, la hausse des coûts énergétiques et l’incertitude sécuritaire ont également des effets en cascade sur des régions plus éloignées. Certaines destinations d’Asie du Sud-Est, comme la Thaïlande, observent ainsi un recul des arrivées en provenance d’Europe, en particulier sur certaines nationalités.

Dans ce contexte, les voyageurs tendent à privilégier des pays perçus comme plus stables et accessibles. Plusieurs destinations du bassin méditerranéen et d’Afrique du Nord, notamment l’Espagne, le Portugal et le Maroc, enregistrent une hausse de la demande, profitant d’un phénomène de substitution géographique des flux touristiques.

Des acteurs du secteur soulignent que ce déplacement de la demande n’est pas uniquement conjoncturel. Il traduit aussi une recomposition plus large des arbitrages des voyageurs, désormais plus sensibles aux critères de sécurité, de stabilité géopolitique et de continuité des transports aériens.

Les analystes estiment que, tant que les tensions persisteront, cette reconfiguration se prolongera, avec une redistribution durable des parts de marché entre les grandes régions touristiques mondiales. Dans le même temps, certaines entreprises du secteur ajustent déjà leurs prévisions et stratégies commerciales pour s’adapter à cette nouvelle géographie du voyage.

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Iran–États-Unis : Téhéran crée un organe chargé de la gestion du détroit d’Ormuz

L’Iran a annoncé lundi 18 mai avoir transmis sa réponse à la dernière proposition américaine destinée à relancer les négociations et à consolider le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril. Cette réponse intervient alors que Donald Trump a de nouveau menacé Téhéran d’« anéantissement » si aucun accord n’était trouvé. Laissant planer le risque d’une reprise des frappes après près de quarante jours de guerre, indiquent nos confrères de RFI.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a indiqué que les « préoccupations » de Téhéran avaient été communiquées à Washington par l’intermédiaire du médiateur pakistanais. Il a également affirmé que l’Iran était « pleinement prêt à toute éventualité », même la guerre. En effet, malgré la trêve, les discussions restent extrêmement tendues, notamment sur la question du nucléaire. Une unique rencontre entre représentants américains et iraniens, organisée le 11 avril à Islamabad, s’est soldée par un échec, souligne la radio française.

Dans le même temps, la situation demeure fragile sur le terrain. L’Iran continue de contrôler le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures. Tandis que l’armée américaine maintient le blocus des ports iraniens. A cet égard, Téhéran a officialisé lundi la création d’un nouvel organisme chargé de superviser le détroit, l’Autorité du détroit du Golfe Persique (PGSA), qui promet des informations « en temps réel » sur les opérations maritimes.

Téhéran maintient par ailleurs ses principales exigences dans les négociations : la levée des sanctions internationales, le déblocage des avoirs iraniens gelés à l’étranger, ainsi que le versement de réparations pour une guerre qualifiée d’«illégale et sans fondement». Selon les autorités iraniennes, ces demandes ont été défendues « fermement » lors de chaque cycle de discussions.

A rappeler que dimanche 17 mai, les médias iraniens ont dénoncé les « conditions excessives » imposées par Washington dans sa dernière offre. D’après l’agence Fars, Washington exigerait la limitation des installations nucléaires iraniennes à un seul site actif. De même que le transfert du stock d’uranium hautement enrichi vers les États-Unis. Washington aurait également refusé de débloquer une partie significative des avoirs iraniens et exclu toute compensation financière liée aux destructions causées par la guerre.

Les conséquences économiques du conflit continuent par ailleurs de s’aggraver. Selon une analyse de Reuters, la guerre aurait déjà coûté au moins 25 milliards de dollars aux entreprises dans le monde. Les perturbations du détroit d’Ormuz, la hausse des prix de l’énergie et les difficultés d’approvisionnement affectent désormais les chaînes commerciales en Europe, en Asie et aux États-Unis.

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Négociations surréalistes entre le Liban et Israël à Washington

Il y a quelque chose de tragiquement surréaliste, mais aussi d’indécent dans ce qui est appelé « les négociations de paix » qui se déroulent dans la capitale américaine entre Israël et le Liban, représenté par son ambassadrice à Washington, Simone Karam.

Les Etats-Unis on fini par imposer au président libanais Joseph Aoun des négociations directes avec l’ennemi israélien dans le cadre d’un cessez-le-feu unilatéral, c’est-à-dire respecté seulement du côté du Liban. Comme le veut Benyamin Netanyahu qui a exigé et obtenu que les négociations soient « directes et sous le feu. »

Rappelons qu’un cessez-le-feu a été conclu entre les deux pays le 17 avril et que depuis, Israël a fait près de 3000 victimes parmi les civils libanais, détruit des centaines de maisons et d’immeubles, expulsé de leurs villages des milliers de familles. Et malgré tout cela, le gouvernement libanais s’est plié aux pressions américaines d’entamer des négociations « sous le feu ».

On reste pantois face à la légèreté avec laquelle le gouvernement libanais a pris la décision de se priver aussi facilement d’une carte maitresse qui lui aurait permis d’exiger un cessez-le-feu total et absolu avant de s’assoir avec l’ennemi Israélien.

Mais la soumission du gouvernement libanais aux exigences israélo-américaines prend une dimension ridicule en souscrivant à l’indécente plaisanterie du département d’Etat américain de prolonger « le cessez-le-feu » de 45 jours !

Juste quelques heures après l’annonce de la prolongation du dit cessez-le-feu, les troupes israéliennes ont tué au moins 18 Libanais et en ont blessé 124 autres. Israël a même bombardé le même jour un hôpital qui a coûté la vie à plusieurs secouristes et fait plusieurs victimes parmi le personnel médical.

Non seulement cela, mais le même jour de la prolongation du cessez-le-feu, Israël a ordonné de nouvelles évacuations de villages du sud-Liban et a annoncé son intention de poursuivre son avancée vers le nord de la rivière Litani.

L’ONU, comme si elle veut nous rappeler qu’elle existe encore, a publié une déclaration dans laquelle elle « salue la prolongation du cessez-le-feu et appelle toutes les parties à le respecter. »

Et le Hezbollah dans tout cela ? Il est en train de batailler sur deux fronts. Sur le front de la résistance d’abord. Malgré l’énorme disproportion des forces, il est en train de faire subir à l’agresseur israélien des pertes substantielles en hommes et en matériel. Des dizaines de soldats et d’officiers ont succombé et des centaines de tanks, transports de troupes et bulldozers détruits.

Sur le plan politique, il n’arrête pas de dénoncer les négociations directes avec l’ennemi israélien et la soumission aveugle à la puissance qui l’a soutenu et qui le soutient encore dans toutes ses guerres et toutes ses agressions contre le peuple libanais. Sa conviction, qui est aussi celle de la plupart des observateurs et des analystes, est que l’objectif de ces négociations est de provoquer une deuxième guerre civile au Liban qui aiderait Israël à accomplir son objectif ultime : détruire l’unité du Liban et annexer toutes ses terres au sud du Litani. Cet objectif n’est pas un secret. Plusieurs responsables extrémistes israéliens l’ont dit et redit.

Cela dit, le sort du Liban et des visées d’Israël qui menacent son intégrité en tant que pays souverain, ne dépendent en fait ni de l’un ni de l’autre; mais bien  de l’issue de la guerre d’agression américano-sioniste contre l’Iran. Si elle se conclut en faveur de l’Iran, le Liban est sauvé. Dans le cas contraire, non seulement le sort du Liban, mais toute la région et même le monde entier entreront dans un gigantesque tourbillon géopolitique dont nul ne peut prévoir ni l’ampleur ni les conséquences.

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L’Europe paie un lourd tribut à la guerre en Iran

La Commission européenne promeut des mesures de soutien aux ménages et aux entreprises, accélère les investissements dans les énergies propres et assure qu’il n’y a aucun risque de pénurie de carburant.

La crise énergétique engendrée par les troubles géopolitiques persistants au Moyen-Orient coûte cher à l’Europe. Bruxelles estime que depuis le début du conflit en Iran, les pays européens ont déboursé 35 milliards d’euros supplémentaires pour leur énergie, sans pour autant recevoir de quantités accrues de carburant.

Parallèlement, la Commission rassure les citoyens : malgré la flambée des prix des carburants, il n’existe aucun risque immédiat de pénurie en Europe, ni de grave déstabilisation du marché du tourisme. Le commissaire à l’énergie, Dan Jorgensen, a toutefois décrit la situation non pas simplement comme une « crise énergétique », mais comme une « crise des combustibles fossiles », réaffirmant que la dépendance de l’Union européenne aux combustibles fossiles importés continue de rendre l’économie européenne particulièrement vulnérable aux crises internationales.

La question a dominé la réunion informelle des ministres de l’Énergie de l’UE, mercredi 13 mai à Chypre, où les mesures de soutien aux citoyens et aux entreprises ont de nouveau été abordées. Selon la Commission, la réponse stratégique de l’Europe ne saurait se limiter à des subventions temporaires, mais doit s’appuyer sur l’accélération du développement des énergies renouvelables, l’amélioration de l’efficacité énergétique, le stockage de l’électricité et le renforcement des interconnexions entre les États membres.

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Et si Riyad et Abou Dhabi avaient bombardé discrètement l’Iran ?

Selon plusieurs médias américains, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite auraient mené, depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, plusieurs frappes ciblées contre l’Iran. Des opérations conduites dans la plus grande discrétion, tant les monarchies du Golfe restent prisonnières de délicats équilibres internes et régionaux.

 

La guerre au Moyen-Orient nous apporte chaque jour son lot de surprise. Les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite auraient frappé à plusieurs reprises l’Iran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient sans pour autant rendre ces bombardements publics, ont affirmé des médias américains. Des ripostes « secrètes » qui visent à éviter un embrasement généralisé de la région.

Selon les révélations du The Wall Street Journal, lundi 11 mai, les Émirats arabes unis auraient discrètement frappé le territoire iranien à l’aide de chasseurs Mirage et F-16, sans jamais revendiquer officiellement l’opération.

D’après le quotidien américain, des appareils émiratis auraient visé, début avril, une raffinerie stratégique située sur l’île iranienne de Lavan, la mettant hors service pour plusieurs mois. L’attaque serait intervenue au moment où le cessez-le-feu venait d’être annoncé par les Etats-Unis, après cinq semaines de campagne aérienne, mais n’était pas encore entré en vigueur. Sans désigner publiquement son adversaire, l’Iran avait alors riposté par une pluie de missiles et de drones visant le territoire émirati.

Les Emirats dans la tourmente

Rappelons à cet égard que pendant la guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran, les Emirats arabes unis ont été le pays le plus ciblé de la région, Israël, compris avec quelque 550 missiles balistiques et de croisière et plus de 2 800 drones iraniens tirés contre lui. Des attaques qui ont totalement désorganisé la vie du richissime Etat pétrolier et écorné sérieusement son image de havre de paix, de prospérité et de stabilité.

En signe de riposte, les Emirats ont depuis renforcé leur coopération avec les Etats-Unis, et soutenu des projets de résolution aux Nations unies autorisant le recours à la force pour briser le blocus de l’Iran sur le détroit d’Ormuz. Ils ont également pris des mesures contre les intérêts financiers de l’Iran, en fermant à Dubaï des écoles et des clubs liés à Téhéran et en refusant d’accorder des visas aux citoyens iraniens.

Virage stratégique

Mais, Abou Dhabi aura surtout négocié un virage stratégique en s’alignant davantage avec l’Etat sioniste : tout au long de la guerre, la coopération entre les deux pays a notamment porté sur le partage de renseignements, la détection et l’interception de missiles et de drones iraniens, ainsi que la sélection de cibles iraniennes, ont déclaré les sources.

Et ce n’est pas tout, puisque selon des responsables américains, Israël a envoyé une batterie du Dôme de fer et des soldats chargés de la faire fonctionner aux Émirats arabes unis pour aider Abou Dhabi à se défendre contre les bombardements iraniens. Une information confirmée d’ailleurs par l’ambassadeur américain auprès des Nations unies, Mike Waltz.

Et, cerise sur le gâteau, le bureau du Premier ministre israélien a créé la surprise en déclarant, mercredi 13 mai dans un bref communiqué, qu’« en plein déroulement de l’opération » militaire israélo-américaine contre l’Iran, le chef du gouvernement Benjamin Netanyahu s’était rendu discrètement aux Émirats pour y rencontrer le président Mohammad ben Zayed (MBZ) » sans plus de précision sur la date du voyage.

Un communiqué démenti par Abou Dhabi mais qui n’a pas manqué de faire réagir le ministre des Affaires étrangères iranien lors du sommet des BRICS à New Delhi, ce jeudi 14 mai. « Il est désormais évident qu’ils ont participé à ces attaques, peut-être même qu’ils ont agi directement contre nous », a accusé Abbas Araghtchi à propos des Emirats.

La retenue de Riyad

D’autre part, le Financial Times avait également révélé que l’Arabie saoudite aurait répondu fin mars aux attaques iraniennes contre ses infrastructures énergétiques et civiles, envoyant ainsi un message codé à Téhéran suggérant que le royaume est capable de riposter mais  n’entendait pas pour autant se joindre à la coalition israélo-américaine.

En effet, le royaume wahhabite, qui a été frappé par des attaques qui ont réduit sa capacité de production de pétrole de 600 000 barils par jour et diminué le débit de l’oléoduc Est-Ouest de 700 000 barils par jour, a opté pour une réponse plus mesurée que son voisin émirati en informant l’Iran en amont de ses frappes.

L’Arabie saoudite a, quant à elle, « fait preuve d’une démarche beaucoup plus prudente, privilégiant les canaux diplomatiques en passant par le Pakistan, Oman et le Qatar pour bien faire comprendre qu’elle ne voulait absolument pas rejoindre une guerre aux côtés d’Israël », écrit le Financial Times . Une stratégie qui a porté ses fruits puisque le nombre d’attaques par drones et missiles contre son territoire est passé de plus de 105 lors de la semaine du 25 au 31 mars à un peu plus de 25 entre le 1er et le 6 avril.

L’ancien chef des services de renseignement saoudiens, le prince Turki al-Faiçal, a résumé parfaitement la position du royaume en soulignant dans une tribune publiée le week-end dernier dans le journal saoudien Arab News : « Lorsque l’Iran et d’autres ont tenté d’entraîner le royaume dans la fournaise de la destruction, nos dirigeants ont choisi d’endurer les souffrances causées par un voisin afin de protéger la vie et les biens de nos citoyens ».

Tout a été dit.

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Pourquoi la flambée des cours de la pomme de terre inquiète 

La guerre israélo-américaine contre l’Iran affecte de plus en plus les consommateurs, bien au-delà des prix de l’énergie. Les perturbations autour du détroit d’Ormuz font grimper le coût des engrais et alimentent une forte hausse des prix alimentaires mondiaux. La pomme de terre est la dernière victime en date, ses prix à terme ayant explosé ces dernières semaines.

Les contrats financiers liés à la pomme de terre ont bondi de plus de 700 % au cours du mois d’avril affichant une hausse de plus de 34 % sur un an à la mi-mai, selon les données de Trading Economics publiées le 15 mai. Cette flambée des prix est principalement due aux inquiétudes concernant l’impact du conflit au Moyen-Orient sur l’approvisionnement en engrais, le coût de l’énergie et les routes commerciales agricoles. A préciser au passage que la pomme de terre est une culture gourmande en nutriments qui dépend fortement des engrais azotés tels que l’urée et l’ammoniac.

Le détroit d’Ormuz, par lequel transitent environ 20 % des exportations mondiales de pétrole brut, est également crucial pour l’acheminement des engrais azotés. Selon les estimations du secteur, les prix des engrais ont déjà bondi d’environ 80 % depuis le déclenchement de la guerre. D’après les estimations de l’ONU, environ un tiers du commerce mondial d’engrais transite habituellement par le détroit, notamment des cargaisons d’urée, de potasse et de phosphates. Les analystes indiquent que les marchés intègrent de plus en plus le risque de hausse des coûts agricoles et de mauvaises récoltes futures.

Les analystes estiment que cette flambée des prix ne devrait pas entraîner de pénuries immédiates et que les marchés réagissent plutôt aux anticipations de hausse des coûts agricoles, des engrais et du transport qu’à une rupture des approvisionnements en pommes de terre. Mais si les perturbations des flux d’engrais et des marchés de l’énergie persistent, la pression pourrait se répercuter sur l’ensemble du secteur agroalimentaire. Les produits transformés à base de pommes de terre, tels que les frites, les chips et les surgelés, sont considérés comme particulièrement vulnérables en raison de leur dépendance à l’agriculture industrielle, à une production énergivore et aux chaînes d’approvisionnement mondiales.

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