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Karim Hajjaji : Les Tunisiens à l’étranger sont un moteur stratégique pour l’investissement

La Tunisie continue d’attirer des investissements étrangers, mais la concurrence internationale devient de plus en plus intense, avertit Karim Hajjaji. Intervenant en marge du Forum de L’Économiste maghrébin 2026, il estime que le pays doit accélérer ses réformes pour améliorer son attractivité économique face à des concurrents régionaux particulièrement offensifs.

Selon lui, la simplification des procédures d’investissement constitue une priorité, tout comme le soutien aux initiatives locales, à l’innovation et aux entreprises nationales capables de devenir des relais de croissance. Il souligne également que la Tunisie ne devrait pas concentrer sa stratégie uniquement sur les investisseurs étrangers classiques.

Le responsable bancaire met particulièrement en avant le rôle stratégique de la diaspora tunisienne. Les Tunisiens résidant à l’étranger représentent, selon lui, un levier d’investissement stable et durable, capable de contribuer fortement à la création de richesse. Il rappelle que leurs transferts financiers dépassent déjà les recettes du tourisme et insiste sur leur attachement affectif au pays, qu’il considère comme un atout économique majeur.

Karim Hajjaji appelle également à davantage de flexibilité réglementaire, notamment concernant la convertibilité du capital, le rapatriement des dividendes et l’assouplissement de la réglementation des changes. Des mesures qu’il juge indispensables pour rassurer les investisseurs internationaux.

Enfin, il estime que la Tunisie doit mener un véritable travail de promotion économique à l’international. Citant l’exemple du Maroc, qu’il considère très performant en matière de marketing territorial, il affirme que la Tunisie dispose pourtant d’avantages compétitifs importants. Pour les valoriser, le pays doit, selon lui, offrir davantage de stabilité politique, un environnement financier et réglementaire plus ouvert et encourager l’émergence de PME innovantes capables d’attirer les investisseurs dès les premières phases de développement.

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Assemblées annuelles de la BAD : à Brazzaville, l’Afrique en quête de financements massifs

Les Assemblées annuelles du groupe de la Banque africaine de développement (BAD) s’ouvrent lundi 25 mai à Brazzaville, en République du Congo, avec, au centre des discussions, la mobilisation de ressources financières à grande échelle pour soutenir le développement économique du continent africain.

Prévue du 25 au 29 mai, cette 61e édition des Assemblées de la BAD et la 52e du Fonds africain de développement réuniront plus de 3 000 délégués, dont des chefs d’État, ministres des Finances, gouverneurs de banques centrales, responsables d’institutions financières internationales et représentants du secteur privé.

Dans un contexte mondial marqué par de profondes mutations géopolitiques et économiques, la BAD évalue les besoins de l’Afrique à plus de 400 milliards de dollars par an pour accélérer sa transformation structurelle et renforcer sa résilience face à la fragmentation croissante des flux financiers internationaux.

Les travaux porteront notamment sur la consolidation de la souveraineté financière du continent, le développement de systèmes bancaires plus autonomes, ainsi que l’attraction de capitaux nationaux et étrangers pour soutenir une croissance durable.

Les participants examineront également les moyens de valoriser le potentiel démographique africain comme moteur d’innovation économique, tout en intégrant la biodiversité et les crédits carbone dans les stratégies de développement durable.

Ces Assemblées seront marquées par la première présentation officielle du rapport financier et des résultats de développement par Sidi Ould Tah, élu, rappelons-le, en mai 2025 pour succéder à Akinwumi Adesina après deux mandats à la tête de l’institution.

Lire aussi: Présidence de la BAD : le Mauritanien Sidi Ould Tah succède à Adesina avec 76,18 % des voix

Selon les dernières projections de la BAD, la croissance moyenne du PIB réel africain devrait atteindre 4,2 % en 2025, contre 3,5 % l’année précédente, avant de progresser à 4,3 % en 2026 puis à 4,5 % en 2027.

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