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Le CNRD valide cinq centrales solaires 

Le Conseil national des régions et des districts (CNRD) a approuvé, mercredi 13 mai en séance plénière, cinq projets de loi relatifs à des conventions de concession pour la production d’électricité à partir de centrales photovoltaïques. Ces textes concernent les sites d’El Khobna et Mezzouna dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, Ksar et Segdoud dans le gouvernorat de Gafsa, ainsi que Menzel Habib dans le gouvernorat de Gabès.

Les différents projets ont été adoptés à la majorité, avec des scores variant entre 55 et 60 voix favorables. Les conventions portent sur la production d’électricité, les contrats de location des terrains et les annexes techniques et financières associées.

Au total, ces cinq centrales afficheront une capacité de production d’environ 598 mégawatts pour un coût d’investissement estimé à 1,64 milliard de dinars. Le projet le plus important est celui d’El Khobna avec une capacité de 198 MW et un investissement avoisinant 500 millions de dinars. Les quatre autres centrales disposeront chacune d’une capacité de 100 MW.

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Selon les données présentées lors de la séance, ces projets s’inscrivent dans la stratégie nationale de transition énergétique visant à renforcer la sécurité énergétique du pays et à réduire la dépendance au gaz naturel importé. Les tarifs de vente de l’électricité produite varieront entre 98,8 et 124,4 millimes par kilowattheure, soit un coût nettement inférieur à celui de l’électricité produite à partir du gaz naturel importé, estimé à près de 300 millimes par kilowattheure.

Toute l’énergie produite sera vendue exclusivement à la STEG. Les autorités estiment que ces projets permettront d’économiser environ 246 millions de dinars en devises et de réduire les importations de gaz naturel de 13,3 % par rapport au niveau enregistré en 2024.

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Énergie solaire : 1,64 milliard de dinars pour réduire la dépendance au gaz

Le Conseil national des régions et des districts (Cnrd) a entamé l’examen de 5 projets de loi portant sur des conventions de concession pour la production d’électricité solaire, en présence du ministre de l’Économie et de la Planification et du secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique.

Ces projets concernent plusieurs sites répartis entre Sidi Bouzid, Gafsa et Gabès. Ils visent une capacité totale de 598 mégawatts pour un investissement global de 1,64 milliard de dinars, traduisant une volonté d’accélérer le développement des énergies renouvelables et de diversifier le mix énergétique national.

L’électricité produite sera entièrement vendue à la STEG. Le projet ambitionne de réduire la dépendance aux importations de gaz et de générer des économies estimées à 246 millions de dinars en devises. Il devrait également permettre une baisse de 13,3 % des importations de gaz naturel par rapport aux niveaux récents.

Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie de renforcement de la sécurité énergétique et de réduction des coûts de production. Les discussions ont également porté sur les conditions contractuelles et les garanties liées à la gestion foncière et aux mécanismes d’arbitrage international.

Le dossier, déjà examiné et adopté au niveau parlementaire, suscite des positions contrastées. Certains y voient un levier stratégique pour l’économie et l’autonomie énergétique, tandis que d’autres expriment des réserves concernant la transparence des coûts, l’évolution des prix mondiaux des technologies solaires et la protection des terres agricoles.

Le projet illustre une transition énergétique progressive axée sur la durabilité, l’efficacité et la souveraineté nationale à long terme souhaitée.

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L’OSS et l’ICARDA mettent en commun leurs forces au service des zones arides

Un mémorandum d’entente (MoU) a été signé, mercredi 13 mai 2026 à Tunis, entre l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) et le Centre international de recherche agricole dans les zones arides (ICARDA) visant à renforcer leur coopération en faveur d’un développement durable et résilient pour les populations des zones arides.

Un communiqué indique que l’OSS et ICCARDA, à travers ce partenariat, consolident leur engagement commun en faveur de la recherche agricole, de la gestion durable des ressources naturelles et du renforcement des capacités scientifiques au bénéfice des populations des régions arides d’Afrique et du Moyen-Orient.

L’objet de ce MoU est donc de formaliser une coopération structurée entre les deux organisations dans les domaines de la recherche et du développement. Il établit un cadre commun permettant de concevoir et de mettre en œuvre des projets conjoints, de mobiliser des financements auprès de bailleurs internationaux et de partager les expertises techniques.

L’accord prévoit également des échanges réguliers entre chercheurs, étudiants et experts des deux institutions, ainsi que l’organisation conjointe d’ateliers de formation et de conférences thématiques.

Il définit un cadre d’intervention centré sur les grands défis des régions arides d’Afrique et du Moyen-Orient, notamment la lutte contre la désertification, la préservation de la biodiversité, la gestion durable des terres et des ressources en eau, l’adaptation aux effets du changement climatique et le renforcement des capacités humaines et scientifiques.

Fondé en 1992, l’OSS accompagne les pays africains dans la gestion durable de leurs ressources naturelles face aux pressions croissantes du changement climatique. L’ICARDA, créé en 1975, concentre son action sur l’amélioration des conditions de vie dans les zones arides, à travers la recherche agricole, la conservation des ressources phytogénétiques et le renforcement des capacités humaines.

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La Libye découvre un nouveau réseau de trafic de migrants

Les autorités de l’est libyen ont affirmé 12 mai avoir libéré 120 migrants détenus par des trafiquants près de Benghazi.

Les migrants auraient été séquestrés dans des conditions extrêmement précaires par des réseaux criminels spécialisés dans le passage clandestin vers l’Europe. Trois corps ont également été retrouvés sur les côtes méditerranéennes.

Un communiqué publié le 12 mai par la Direction de la sécurité d’Ajdabiyaa indiqué qu’un migrant égyptien, qui s’était échappé et avait été retrouvé perdu et épuisé dans la zone côtière de Bishr, a guidé les forces de sécurité jusqu’aux lieux où étaient détenus les autres migrants.

Cet Égyptien était détenu avec d’autres citoyens et migrants d’autres nationalités « dans un lieu servant à torturer les migrants et à extorquer leurs familles. »

La Libye demeure l’un des principaux points de départ des routes migratoires vers l’Europe, dans un contexte d’instabilité politique chronique et de fragmentation sécuritaire persistante.

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L’Allemagne 2ème investisseur en Tunisie

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a réaffirmé la volonté de l’État tunisien d’encourager et de soutenir l’investissement, en particulier ceux qui contribuent à l’emploi des diplômés de l’enseignement supérieur et à la création d’une forte valeur ajoutée.

Dans un discours prononcé mardi le 13 mai, à Sousse, à l’occasion de l’inauguration d’un centre d’études d’ingénierie pour la recherche et le développement technologique, dépendant du groupe allemand LAPP, un leader dans le domaine de la fabrication de câbles pour usages électriques et électroniques, de fils et de solutions de technologie de connexion, le ministre a souligné l’importance de cet investissement.

Selon lui, celui-ci reflète la confiance des grandes entreprises mondiales dans la compétence du capital humain tunisien. Il a rappelé que la Tunisie est l’un des pays ayant le plus investi dans le développement de ses ressources humaines depuis l’indépendance, et qu’elle poursuit cette dynamique aujourd’hui.

Citant la représentante de l’ambassade d’Allemagne à Tunis, le ministre a indiqué que l’Allemagne est le deuxième plus grand investisseur en Tunisie. Il a souligné qu’au cours de l’année 2025, 10 nouveaux projets allemands ont été créés, en plus de l’extension de 88 projets existants. Cela démontre, selon ses termes, la profondeur des relations et du partenariat tuniso-allemand, et prouve la confiance de l’investisseur allemand en la Tunisie.

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Statut de l’artiste : le véritable défi commence après l’adoption de la loi

L’Assemblée des représentants du peuple ( ARP) a adopté hier, mardi 12 mai 2026, la proposition de loi numéro 55 de l’année 2023 relative à l’artiste et aux professions artistiques. La scène culturelle tunisienne accueille cette adoption avec un soulagement relatif, après plus d’une décennie d’attente et plusieurs tentatives avortées de réforme. 

Ce texte, que plus de 130 députés ont porté depuis décembre 2023 et que la commission a adopté au début d’avril 2026, met fin à plusieurs décennies de vide juridique pour toute une corporation en quête de reconnaissance. Structuré en 45 articles répartis en cinq chapitres, il instaure un système de protection sociale spécifique, crée une carte professionnelle de l’artiste, définit le contrat artistique et encadre les conditions d’exercice pour les artistes étrangers et les enfants. L’UNESCO a accompagné techniquement la finalisation du texte et organisé des consultations avec les professionnels du secteur.

Les données économiques confirment l’urgence de cette réforme. Selon une étude de la BIAT qui date de 2018, les industries culturelles et créatives ne contribuent qu’entre 0,4 % et 0,7 % du PIB , et les ménages n’y consacrent qu’environ 1 % de leurs dépenses. Le secteur recèle un potentiel de croissance que les acteurs économiques n’ont pas encore exploité. L’adoption de ce cadre législatif envoie donc un signal fort aux investisseurs et aux bailleurs de fonds, nationaux comme internationaux.

La protection sociale des artistes au cœur du dispositif

Le texte traite en priorité la question sociale, point névralgique de la réforme. La modernisation des cartes professionnelles, dont le système actuel remonte à 1967, constitue une nécessité absolue pour intégrer les métiers modernes. L’instauration d’un timbre fiscal sur les contrats, que le modèle des avocats inspire, pourrait offrir une source de financement pérenne pour la protection sociale des créateurs. Car si la possibilité d’adhérer à la sécurité sociale existe depuis 1994, elle ne correspond pas à la réalité de ceux qui travaillent de manière irrégulière.

Un large consensus a entouré l’élaboration du texte, mais des points de friction subsistent. Les critères d’obtention de la carte professionnelle inquiètent certains professionnels : des critères trop larges incluraient des amateurs, tandis que des critères trop restrictifs excluraient des artistes non diplômés. Le secteur du cinéma, qui repose sur une œuvre collective impliquant des métiers aux caractéristiques particulières, ne bénéficie d’aucun traitement spécifique dans la loi, dont les dispositions s’appuient encore sur des textes datant de 1960. Enfin, les enjeux contemporains tels que l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la création et la numérisation du patrimoine musical restent absents du texte.

Infrastructures et financement : les chantiers que la loi ne peut pas régler seule

L’absence d’infrastructures culturelles dans les régions freine principalement l’émergence d’une industrie digne de ce nom. Sans salles de cinéma ni théâtres de proximité, aucune rentabilité économique n’est envisageable, et la culture restera tributaire des subventions publiques. L’État doit changer de paradigme en cessant d’être l’unique mécène pour devenir un facilitateur qui garantit les investissements privés. Les banques restent frileuses face à un secteur qui manque de garanties solides, ce qui bloque tout projet de développement d’envergure. Le Maroc illustre ce que pourrait être une stratégie cohérente, en combinant zones franches, studios modernes et incitations fiscales attractives pour les productions internationales.

Ces leviers financiers supposent néanmoins une volonté politique de réforme structurelle que la seule adoption d’une loi ne suffit pas à garantir. Un fonds d’encouragement à l’investissement pourrait mobiliser environ 100 millions de dinars par an grâce à des taxes sur le chiffre d’affaires des télécommunications et sur les supports de stockage importés. La moitié de ces revenus pourrait servir de garantie bancaire via la Société Tunisienne de Garantie, ouvrant enfin les vannes du crédit pour les investisseurs. Le modèle des entreprises citoyennes pourrait, quant à lui, permettre de construire des salles de spectacle à taille humaine dans les centaines de délégations du pays. Ce n’est qu’en maillant le territoire d’espaces de diffusion et en professionnalisant chaque maillon de la chaîne que la Tunisie transformera ses arts en un véritable levier de développement économique.

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Investissements dans l’IA : l’Afrique menacée par une nouvelle fracture du développement mondial

L’essor des investissements dans l’intelligence artificielle (IA) et les technologies stratégiques accentue les inégalités entre les pays développés et les économies émergentes, a alerté la CNUCED lors de sa 12e Réunion intersessions sur l’investissement, l’innovation et l’entrepreneuriat. Selon l’organisation, la concentration du capital dans quelques secteurs et pays risque d’élargir davantage la fracture mondiale du développement.

Les investissements internationaux se dirigent principalement vers des domaines jugés stratégiques comme l’IA, les semi-conducteurs, l’énergie propre et les minéraux critiques. Cette dynamique est fortement influencée par les politiques industrielles et les enjeux de sécurité nationale, poussant les entreprises à privilégier des marchés géopolitiquement alignés, comme le rapporte allafrica.com.

En parallèle, les flux d’investissements directs étrangers (IDE) deviennent de plus en plus concentrés géographiquement. Près de 75 % des IDE destinés aux pays en développement sont captés par seulement dix économies, dont la Chine, l’Inde, le Brésil ou encore le Mexique. Mais aucune en Afrique. La majorité des pays en développement, notamment les moins avancés, peinent ainsi à attirer des capitaux essentiels à la création d’emplois, au transfert de technologies et à l’intégration dans les chaînes de valeur mondiales.

La montée des tensions géopolitiques et la reconfiguration des chaînes d’approvisionnement contribuent également à fragmenter davantage le paysage mondial de l’investissement. Les gouvernements renforcent leurs mécanismes de contrôle et favorisent des stratégies économiques régionales, créant de nouvelles opportunités pour certains pays, mais marginalisant davantage les autres.

Malgré ce contexte, la CNUCED souligne quelques perspectives positives, notamment la progression de la finance durable et des investissements Sud-Sud. L’organisation appelle enfin les États à renforcer leurs écosystèmes nationaux afin que les investissements liés à l’IA puissent générer des bénéfices durables et plus inclusifs pour le développement.

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Tunisie : l’hémorragie des cerveaux coûte des milliards!

La Tunisie fait face à une accélération inquiétante de la fuite de ses compétences. Médecins et ingénieurs quittent le pays par milliers, dans un mouvement qui prend désormais l’allure d’une véritable hémorragie nationale.

Selon les chiffres de Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT), environ 6 500 ingénieurs ont quitté la Tunisie en 2024. En 2025, le rythme s’est encore intensifié, atteignant près de 20 départs par jour, soit plus de 7 000 ingénieurs sur une seule année. Les projections pour 2026 dépassent déjà les 8 000 départs annuels si cette dynamique se poursuit.

Le constat est vertigineux : plus de 46 000 ingénieurs tunisiens auraient quitté le pays au cours des dix dernières années, sur un total estimé à 105 000 inscrits à l’Ordre. Autrement dit, une part considérable des compétences techniques du pays s’est progressivement installée à l’étranger.

Le secteur médical traverse une crise tout aussi alarmante. D’après les données relayées par le Conseil national de l’Ordre des médecins, près de 1 300 médecins ont quitté la Tunisie en 2024, principalement vers la France, l’Allemagne et les pays du Golfe. En 2025, les départs dépasseraient les 1 400 médecins, dans un contexte marqué par l’essoufflement de l’hôpital public et la dégradation des conditions de travail.

Lire aussi: La fuite des cerveaux en Tunisie : un diagnostic connu, des réponses encore incomplètes

Pour 2026, les estimations évoquent déjà près de 1 600 départs. Depuis 2021, plus de 6 000 médecins tunisiens auraient quitté le pays, selon plusieurs représentants du secteur.

Derrière ces chiffres, c’est toute la question de l’avenir économique et sanitaire de la Tunisie qui est posée. Car à mesure que les talents s’en vont, le pays voit s’éroder une partie essentielle de son capital humain, formé pendant des années par l’université publique tunisienne.

Une perte économique chiffrée en milliards de dinars !

Sur le plan strictement économique, cette fuite des compétences représente également une perte financière considérable pour la Tunisie. Chaque ingénieur formé dans le système public coûte à l’État plusieurs dizaines de milliers de dinars, tandis que la formation d’un médecin peut dépasser les 100 000 dinars sur l’ensemble de son cursus universitaire et hospitalier. En appliquant ces ordres de grandeur aux flux de départs enregistrés, le manque à gagner devient particulièrement lourd : pour les ingénieurs, les 46 000 départs sur la dernière décennie représenteraient une perte de formation estimée entre 1,4 et 2,7 milliards de dinars, tandis que pour les médecins (plus de 6 000 départs depuis 2021), le coût total avoisinerait les 900 millions de dinars.

Lire également: Fuite des cerveaux : comment arrêter l’hémorragie des médecins tunisiens ?

À cela s’ajoutent les pertes indirectes liées aux impôts non perçus, aux cotisations sociales et à la valeur ajoutée que ces professionnels auraient générée sur le marché national, renforçant encore l’impact structurel de cette hémorragie de compétences sur la capacité du pays à produire de la richesse, à innover et à maintenir la qualité de ses services publics essentiels.

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TOD by BeIN change le visionnage sportif en Tunisie

La Coupe du Monde approche à grands pas ; pour les amateurs d’adrénaline et les casse‑cous, il n’y a pas mieux que de regarder les matchs via une plateforme.

TOD by beIN, plateforme de streaming de beIN Media Group et diffuseur officiel de la FIFA Coupe du monde 2026 pour la région MENA, ouvre sa tournée médiatique « Road to FIFA 2026 » en Tunisie. Avec une forte représentation arabe et une ferveur nord-africaine palpable, cet événement s’annonce historique.

D’ailleurs, en pleine euphorie de la qualification de la Tunisie pour sa 7e Coupe du monde, TOD by BIN, nouveau fleuron du streaming sportif, promet de révolutionner le jeu : fini le linéaire passif, place à l’on-demande ultra-engagé. Exclusivité FIFA 2026 assurée, abonnements ouverts dès maintenant.

 

En Tunisie, où le football unit le pays autour des Aigles de Carthage, TOD by beIN offrira l’intégralité des matchs en streaming : flux 4K/HDR, chronologies interactives, temps forts auto-générés, multi-caméras et Fanzone en temps réel pour une immersion totale.

Peter Mrkic, DG de TOD by beIN, déclare à leconomistemaghrebin.com, en marge d’une conférence de presse : « en Tunisie, le football est une source de fierté nationale. Les Aigles de Carthage, qualifiés pour la septième fois à la Coupe du monde. Mabrouk, c’est une performance exceptionnelle ! Nous vous souhaitons le meilleur des succès. Allez les Aigles, bonne chance ! »

TOD by BIN bouleverse la manière dont les consommateurs accèdent aux contenus sportifs et de divertissement. Contrairement aux services IPTV ou satellites traditionnels, qui diffusent en linéaire vers une box – et où tout ce que vous ratez en direct est perdu –, TOD change la donne grâce à son mode « On-Demand ». Vous pouvez regarder n’importe où, n’importe quand, à votre rythme : sur votre smart TV, votre smartphone, votre ordinateur ou votre tablette. Mieux encore, l’engagement est au cœur de l’expérience : choisissez vos matchs, et bénéficiez d’une avalanche de statistiques et d’infos introuvables sur les services DTH ou IPTV classiques.

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Adieu à Khalifa Chater, gardien de l’histoire tunisienne

Le lendemain de son quatre-vingt-dixième anniversaire, né le 12 mai 1936, Khalifa Chater a rendu son dernier souffle ce mercredi 13 mai 2026. Avec lui disparaît l’un des architectes majeurs de la recherche historique en Tunisie, dont les travaux ont irrigué pendant près d’un demi-siècle la connaissance des périodes moderne et contemporaine du pays. Le regretté était un fidèle contributeur à L’Économiste Maghrébin, où il offrait à nos lecteurs analyses et témoignages d’une précieuse richesse.

Formé à Paris, où il fréquenta les amphithéâtres de la Sorbonne, il forgea son appareil scientifique en deux temps : un premier doctorat en histoire contemporaine, soutenu en 1974, puis un doctorat d’État couronné en 1981. De retour en Tunisie, c’est à la faculté des sciences humaines et sociales de la capitale qu’il exerça l’essentiel de sa carrière d’enseignant-chercheur, avant d’y acquérir le titre de professeur émérite à l’université de Tunis.

Ses responsabilités institutionnelles témoignent d’une trajectoire qui déborde largement le seul cadre académique. Il prit la tête du Centre culturel international d’Hammamet dès 1978, poste qu’il occupa jusqu’en 1997. Entre 1988 et 1996, il assuma la direction de l’Institut supérieur de documentation de Tunis. La Bibliothèque nationale de Tunisie lui confia ensuite ses rênes de 1997 à 2002. Cinéphile engagé autant qu’historien, Khalifa Chater comptait également parmi les fondateurs des Journées cinématographiques de Carthage (JCC), ce rendez-vous arabo-africain du septième art né dans les années 1960, qu’il contribua à faire vivre, notamment en assurant la couverture radiophonique et télévisuelle des premières éditions. Il était l’un des derniers témoins directs de cette aventure fondatrice.

Sa présence dans les réseaux scientifiques internationaux était tout aussi notable. Membre des comités de rédaction de la Maghreb Review et des Cahiers de la Méditerranée, il fut élu membre correspondant de l’Académie des sciences, agriculture, arts et belles-lettres d’Aix le 21 mai 2002. Le Prix national des lettres et sciences humaines lui fut décerné en 1997.

Son œuvre publiée couvre un arc chronologique allant du XIXe siècle à l’époque postindépendance. Dès 1978, il signa Insurrection et répression dans la Tunisie du XIXe siècle : le mehalla de Zarrouk au Sahel, 1864, suivi en 1984 de Dépendance et mutations précoloniales : la régence de Tunis de 1815 à 1857. Vingt ans plus tard parut La Tunisie à travers l’histoire (2005), puis Tahar Ben Ammar, 1889-1985 et L’ère Bourguiba en 2010. Son ultime ouvrage, La dynastie husseinite (1705-1957), vit le jour en 2021.

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La pression monte sur Keir Starmer au Royaume-Uni

Plus de 70 députés travaillistes réclament désormais le départ du Premier ministre britannique, Keir Starmer, après plusieurs revers électoraux et scandales politiques.

Keir Starmer a subi une nouvelle pression lorsque plus de 70 députés travaillistes ont publiquement appelé, mardi 12 mai, à sa démission; et que quatre conseillers ministériels ont démissionné lundi.

Le chef du gouvernement britannique traverse sa plus grave crise politique depuis son arrivée au pouvoir. La dégradation économique, les tensions sociales et la question migratoire alimentent le mécontentement jusque dans les rangs de son parti.

Cette instabilité pourrait ouvrir une nouvelle période d’incertitude politique au Royaume-Uni, déjà fragilisé par les conséquences du Brexit et le ralentissement économique européen.

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Le Pacifique frappé de plein fouet par la guerre du Moyen-Orient

La Banque mondiale prévoit un ralentissement de la croissance dans plusieurs pays insulaires du Pacifique, frappés par la hausse des coûts énergétiques et le ralentissement du tourisme.

Selon les nouvelles prévisions, publiées le 12 mai, la croissance régionale devrait tomber à 2,8 % en 2026. Les économies insulaires souffrent particulièrement de la hausse du coût du transport maritime, de l’énergie et d’une dépendance persistante au tourisme international.

Selon la mise à jour économique pour le Pacifique de la Banque mondiale, la croissance des pays suivis a ralenti pour s’établir à environ 3,2% en 2024 et 2025, contre 6,5% en 2023. Elle devrait encore s’atténuer pour atteindre 2,8% en 2026 avant de remonter légèrement à 3,1% en 2027.

La Banque mondiale souligne également les risques croissants liés à l’endettement public et appelle les gouvernements à investir davantage dans l’emploi des jeunes et des femmes afin d’éviter une aggravation des fragilités sociales.

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Washington rejette la déclaration de l’ONU sur les migrations

Les États-Unis ont refusé le 12 mai d’approuver la déclaration du Forum international sur les migrations de l’ONU, dénonçant ce qu’ils considèrent comme une promotion implicite de « l’immigration de remplacement ».

Le département d’État américain a officiellement annoncé son rejet du texte adopté dans le cadre du Forum d’examen des migrations internationales. Washington accuse certaines institutions onusiennes d’encourager des politiques migratoires contraires à la souveraineté nationale.

Dans son communiqué, le département d’État a critiqué les efforts de l’ONU visant à « préconiser et faciliter le remplacement de population aux États-Unis et dans tout l’Occident ». Dans la version originale anglaise, il est question de « replacement migration ». Pour Rubio, il s’agissait d’une grave erreur d’ouvrir les portes à une « migration de masse ». Cela menacerait « la cohésion de nos sociétés et l’avenir de nos peuples ».

Cette position s’inscrit dans un durcissement général du discours occidental sur l’immigration, alors que plusieurs gouvernements européens font eux aussi face à une montée des partis anti-migrants.

Derrière les slogans identitaires se cache également une inquiétude économique : vieillissement démographique, pénurie de main-d’œuvre et pression sur les finances publiques.

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DataXion a dix ans : une fierté pour l’écosystème cloud tunisien

À l’occasion de son dixième anniversaire, le directeur général de DataXion, Naceur Kchaou, a affirmé que l’entreprise héberge aujourd’hui l’infrastructure informatique de plusieurs entreprises tunisiennes, directement ou indirectement, ainsi qu’une dizaine de fournisseurs de cloud tunisiens.

Lors d’une cérémonie organisée pour marquer cette étape, dans un hôtel situé à Gammarth, en présence de plusieurs chefs d’entreprise, il a également mis en avant les certifications et les infrastructures développées par DataXion afin de soutenir la transformation digitale en Tunisie.

Dans une présentation diffusée durant l’événement, on note que l’entreprise, présentée comme le plus grand data center en Tunisie, exploite un data center certifié Tier IV en Tunisie et dispose des certifications ISO 27001 et PCI DSS.

Toujours selon Naceur Kchaou, l’entreprise dispose d’une certification nationale, soit un gage de souveraineté numérique. « Cette infrastructure est conçue pour accueillir et soutenir les services cloud en Tunisie », dit-il.

En outre, la société présentait « Cloud Action », une offre pour les entreprises tunisiennes, leur permettant de gérer leurs environnements numériques, d’accélérer les déploiements et d’optimiser les coûts à travers une infrastructure cloud souveraine, sécurisée et évolutive.

DataXion, au cœur de la transformation digitale

Par ailleurs, Naceur Kchaou déclarait que les dix années d’activité de l’entreprise avaient été marquées par « beaucoup de travail », de « réalisations » et de « défis ». Et de rappeler qu’« au lancement du projet, les notions de data center et de cloud n’étaient pas encore largement intégrées dans les pratiques du secteur tunisien… L’entreprise a dû donc expliquer, convaincre, accompagner le changement et surtout gagner la confiance dans un marché réduit ».

A partir de là, le responsable a affirmé que « DataXion avait contribué à faire évoluer les pratiques liées à l’externalisation informatique et au cloud computing en Tunisie ». Dans ce cadre, tient-il à le rappeler, l’entreprise avait travaillé avec ses clients et partenaires pour promouvoir l’externalisation dans des data centers et l’adoption du cloud comme socle de la transformation digitale.

Et en guise de reconnaissance, Naceur Kchaou n’a pas manqué d’adresser des mots de remerciement aux clients, partenaires et collaborateurs ayant participé « directement ou indirectement » au développement de DataXion, depuis sa création. Une mention particulière aux partenaires historiques associés à l’organisation de la cérémonie, entre autres à Schneider Electric, présenté comme fournisseur technologique ayant accompagné DataXion dans le développement et la maintenance de ses infrastructures.

A noter enfin que DataXion est une filiale de Poulina Group Holding (PGH).

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Le mirage des 5 % : Hédi Dahman dévoile les failles du système de rémunération

L’augmentation salariale réelle ne dépasserait pas 3,8 %, contredisant ainsi les 5 % annoncés par le gouvernement. C’est ce que révèle l’expert en systèmes de rémunération Hédi Dahman. Intervenant le lundi 11 mai 2026 lors d’un séminaire du département du secteur privé relevant de l’UGTT consacré au « droit à la négociation collective », ce dernier a dénoncé l' »opacité et l’iniquité d’un système de paie fragmenté » qui « fragilise le pouvoir d’achat des travailleurs ».

Selon l’organe de presse de l’UGTT, Echâabnews, cette analyse technique repose sur un constat structurel frappant puisque le pays compte actuellement 625 systèmes de rémunération différents. Ce volume exceptionnel, que l’expert juge supérieur aux indicateurs observés dans des puissances comme la Chine, empêche toute mesure fiable d’un taux de croissance moyen à l’échelle nationale. Cette complexité administrative rend caduque la communication gouvernementale sur une revalorisation uniforme et masque une réalité bien moins avantageuse pour les salariés du privé.

L' »injustice de cette réforme » se manifeste également par une application disparate selon les catégories professionnelles. Hédi Dahman souligne que l' »impact financier sera loin d’être égalitaire pour l’ensemble des agents ». Cette situation se trouve aggravée par la « liberté excessive accordée aux organisations patronales dans le calendrier de mise en œuvre ». L’expert pointe particulièrement du doigt le manque de rigueur concernant l’effet rétroactif des augmentations, laissant la porte ouverte à des interprétations arbitraires au détriment des droits syndicaux fondamentaux.

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Face au choc, le FMI appelle les gouvernements à la discipline et à la précision chirurgicale

Dans son rapport War in the Middle East: Economic Spillovers and Policy Challenges publié en avril 2026, le Fonds monétaire international refuse de se limiter au diagnostic : face à un choc énergétique et géopolitique d’une ampleur inédite depuis l’invasion russe de l’Ukraine, l’institution détaille avec une précision inhabituelle les réponses qu’elle attend des gouvernements de la région, en matière budgétaire, monétaire, financière et structurelle.

Sur le plan budgétaire, le FMI pose d’emblée un principe ferme : les gouvernements ne doivent pas céder à la tentation de soutenir la demande globale par un assouplissement fiscal généralisé ni rétablir des subventions énergétiques à large spectre. L’institution distingue nettement deux situations. Les pays disposant de marges de manœuvre budgétaires suffisantes peuvent laisser jouer les stabilisateurs automatiques et déployer, si nécessaire, des transferts monétaires ciblés et temporaires vers les ménages les plus exposés à la hausse des prix des matières premières.

Ceux qui ne disposent d’aucun espace budgétaire doivent s’assurer que toute mesure de soutien reste compatible avec la stabilité de leur dette, ce qui peut exiger une révision des priorités de dépenses et une mobilisation accrue des recettes fiscales. Les exportateurs de pétrole non directement affectés par la guerre doivent quant à eux épargner leurs recettes exceptionnelles plutôt que les dépenser, afin de reconstituer des marges face à l’incertitude mondiale.

Banques centrales : agir vite là où l’inflation dérape déjà

Sur le plan monétaire, le FMI reconnaît que la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires peut justifier une réaction rapide des banques centrales, mais que l’intensité de cette réaction dépend de la situation de départ de chaque pays. Là où l’inflation atteint déjà des niveaux élevés et où la politique monétaire reste accommodante, comme en Égypte où l’inflation devrait frôler 8 % en 2026 ou au Pakistan à 5,5 %, le FMI estime que la marge d’attente est limitée et qu’un resserrement s’impose pour ancrer les anticipations d’inflation.

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Les banques centrales qui ont déjà placé leurs taux nettement au-dessus du niveau neutre et maintenu l’inflation proche de la cible peuvent en revanche absorber une partie du choc d’offre sans réagir immédiatement. Pour les pays à taux de change flexible, le FMI recommande de laisser la monnaie jouer son rôle d’amortisseur, comme l’Égypte l’a fait en laissant la livre perdre 13 à 15 % de sa valeur depuis le début du conflit, tout en surveillant étroitement les risques de transmission de cette dépréciation à l’inflation.

Système bancaire : surveiller, anticiper, ne pas laisser la dette souveraine envahir les bilans

Sur le plan financier, le FMI demande aux superviseurs bancaires d’intensifier leur surveillance des risques de liquidité et de change, de scruter les expositions concentrées sur les secteurs les plus affectés comme le tourisme, le transport et le commerce, et d’empêcher les banques d’accroître excessivement leurs positions sur les dettes souveraines dans un contexte de hausse des rendements. Ce risque mérite une attention particulière en Égypte, en Jordanie, au Pakistan et en Tunisie, où les établissements bancaires détiennent déjà d’importantes parts de dette publique intérieure.

Sur le plan structurel, le FMI voit dans la rupture des chaînes d’approvisionnement régionales une occasion de repenser en profondeur les stratégies commerciales et énergétiques. L’institution recommande aux pays importateurs de diversifier leurs corridors d’importation de carburants, d’investir dans des capacités de stockage de gaz naturel liquéfié et de rejoindre des accords d’échange transfrontalier d’électricité.

Pour les pays du Golfe, le FMI insiste sur le développement de ports alternatifs, de pipelines de contournement et de corridors terrestres, afin de réduire leur dépendance aux nœuds de transit vulnérables. Renforcer la résilience des réseaux d’eau, d’énergie et de communications numériques constitue une priorité absolue pour des économies dont les systèmes de dessalement, qui fournissent plus de 40 % de l’approvisionnement en eau au Qatar, à Bahreïn et aux Émirats arabes unis, représentent un point de fragilité stratégique majeur.

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Subventions énergétiques : la bombe à retardement que la guerre a réarmée

 Dans son rapport War in the Middle East: Economic Spillovers and Policy Challenges, publié en avril 2026, le Fonds monétaire international dresse un tableau profondément inégal des conséquences économiques du conflit sur la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (MENAP). Entre les pays du Golfe directement frappés et ceux qui, à distance du détroit d’Ormuz, tirent profit de la hausse des prix de l’énergie, la guerre trace une ligne de fracture brutale à l’intérieur d’une même région.

Dans son scénario de référence, le FMI prévoit que la croissance de l’ensemble de la région MENAP ralentira à 1,4 % en 2026. Soit un recul de 2,3 points de pourcentage par rapport aux projections d’octobre 2025. Derrière cette moyenne se cache une réalité bien plus contrastée. Parmi les huit économies exportatrices de pétrole directement touchées par la guerre, cinq, à savoir Bahreïn, l’Iran, l’Irak, le Koweït et le Qatar, devraient enregistrer une contraction de leur PIB en 2026. Le Qatar subit la chute la plus brutale, avec une révision à la baisse de près de 15 points de pourcentage, principalement en raison des dégâts infligés au complexe gazier de Ras Laffan. À l’opposé, Oman, dont l’accès maritime se situe entièrement en dehors du détroit d’Ormuz, voit sa croissance à peine révisée, d’environ 0,5 point seulement.

Au-delà des hydrocarbures, les pertes de production touchent également le tourisme, la logistique et les services financiers. Selon les projections de l’institution, le niveau de production des économies directement affectées restera en 2030 environ 2 % en dessous de leur trajectoire d’avant-guerre, traduisant des effets négatifs appelés à se prolonger bien au-delà de 2026.

Algérie et Libye, bénéficiaires fragiles de la flambée des prix

Un tout autre tableau se dessine pour les pays exportateurs de pétrole situés hors de la zone de combat. L’Algérie voit sa croissance révisée à la hausse de près d’un point de pourcentage grâce à l’amélioration de ses recettes en hydrocarbures. La Libye, pour qui le pétrole représente l’essentiel des exportations et des revenus publics, enregistre une révision positive de 2,5 points. Ces perspectives restent toutefois fragiles : en Libye, l’instabilité politique et sécuritaire intérieure constitue une menace constante sur la production, tandis qu’en Algérie, la dépendance persistante aux hydrocarbures limite la durabilité des gains obtenus.

Les importateurs de pétrole et les États fragiles en première ligne

Pour les pays importateurs de pétrole de la région, notamment l’Égypte, la Jordanie, le Pakistan, la Tunisie et le Maroc, l’impact est plus modéré mais réel. Par rapport aux projections établies juste avant la guerre, leur croissance cumulée sur 2026 et 2027 est revue à la baisse de près d’un point de pourcentage. La livre égyptienne a déjà perdu plus de 13 % de sa valeur depuis le début du conflit. Tandis que les rendements souverains du pays grimpent de 8 % à plus de 9 %. Des tensions comparables frappent le Pakistan et la Jordanie, dans un contexte où la dette publique a fortement progressé depuis 2019.

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Les pays classés par le FMI parmi les États fragiles et à faible revenu, à savoir le Yémen, le Soudan, l’Afghanistan, la Somalie, la Syrie et la Cisjordanie, se trouvent dans la situation la plus critique. Dans plusieurs de ces économies, les denrées alimentaires et les boissons représentent déjà entre 30 % et près de 50 % des importations totales, et plus de la moitié de la population vit en situation d’insécurité alimentaire. La hausse des prix à l’importation risque d’aggraver les déficits courants, d’épuiser les réserves de change et d’amplifier les pressions sociales dans des pays où la marge de manœuvre budgétaire est quasi inexistante. Des conflits prolongés de cette nature ont, selon l’institution, réduit le revenu par habitant d’environ 15 % en cinq ans dans des épisodes comparables au sein de la région MENAP.

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La BIAT récompense ses actionnaires et lève jusqu’à 800 millions de dinars

L’Assemblée générale ordinaire de la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT), réunie le 24 avril 2026, a arrêté un dividende de 6 dinars par action sur un résultat net de 385 millions de dinars, autorisé un programme obligataire de 800 millions de dinars sur trois ans et ratifié l’entrée au conseil d’une représentante des actionnaires minoritaires.

Le résultat net de l’exercice 2025 atteint 385 millions de dinars. Ajouté au report à nouveau de 530 millions de dinars, il porte le résultat distribuable à 915 millions de dinars. L’assemblée a prélevé 150 millions de dinars pour les réserves de réinvestissements financiers, ramenant le solde distribuable à 765 millions de dinars. Sur ce montant, la banque verse 244 millions de dinars à ses actionnaires, soit 6 dinars par action. Le coupon s’est détaché le 12 mai 2026 et la banque met les fonds en paiement le 14 mai 2026. Les 521 millions restants partent en report à nouveau.

L’assemblée transfère par ailleurs 97 millions de dinars aux réserves facultatives. Ces sommes, initialement bloquées dans les réserves pour réinvestissements financiers lors des exercices 2016, 2017, 2018 et 2019, deviennent désormais librement disponibles pour la banque.

Cyrine Sanchou rejoint le conseil au titre des minoritaires

Sur le plan de la gouvernance, l’assemblée ratifie la désignation de Madame Cyrine Sanchou au conseil d’administration en qualité de représentante des actionnaires minoritaires. L’Assemblée Elective du 12 mars 2026 avait arrêté cette nomination pour une durée de trois ans, jusqu’à l’AGO qui statuera sur les comptes de l’exercice 2028. La résolution recueille la majorité des voix, seule résolution de l’ordre du jour à ne pas emporter l’unanimité.

L’assemblée autorise enfin la banque à lancer un ou plusieurs emprunts obligataires, ordinaires et/ou subordonnés, dans la limite globale de 800 millions de dinars sur trois ans. Le conseil d’administration reçoit délégation pour fixer les montants, les modalités et les conditions de chaque émission. Il peut à son tour déléguer ce pouvoir à la direction générale à la veille de chaque opération.

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Africa Forward : santé souveraine et agriculture à valeur ajoutée au cœur des priorités africaines

La santé souveraine et l’agriculture à forte valeur ajoutée. Tels sont les principaux secteurs jugés prioritaires lors du sommet Afrique-France intitulé “Africa Forward”. Il était organisé à Nairobi, au Kenya, en présence de 35 chefs d’État et de gouvernement.

La cheffe du gouvernement, Sara Zaafrani Zenzri, a assisté, mardi 12 mai 2026 au Centre international de conférences Kenyatta, à la clôture des travaux de ce sommet. Lequel se consacrait aux nouveaux axes de coopération entre l’Afrique et la France.

À l’issue des travaux, le président kényan William Ruto et le président français Emmanuel Macron ont présenté les principales conclusions de la rencontre. Et ce, en mettant l’accent sur plusieurs secteurs stratégiques pour l’année à venir.

Parmi les priorités identifiées figure la souveraineté sanitaire, avec un objectif clair. A savoir : renforcer les systèmes de santé nationaux et soutenir la production locale de vaccins et de médicaments. L’objectif étant de réduire la dépendance extérieure du continent.

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Par ailleurs, le sommet a insisté sur la nécessité de transformer les modèles agricoles africains. Et ce, en passant de l’exportation de matières premières vers une agriculture à valeur ajoutée, fondée sur la transformation locale et durable des produits agricoles.

Les participants ont, en outre, appelé à accélérer le développement du tissu industriel vert. De même qu’à soutenir la transition énergétique et à promouvoir l’économie bleue comme leviers de croissance durable pour les économies africaines.

À travers l’initiative Africa-Forward, les pays africains et la France entendent impulser un nouveau modèle de partenariat. Lequel est axé sur l’investissement, l’innovation et le développement durable.

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