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Les hausses salariales dans le textile expliquées par la FTTH

Les entreprises du secteur ayant déjà appliqué les augmentations salariales prévues par les accords sectoriels conclus en janvier 2024, ne sont pas tenues d’accorder une nouvelle hausse des salaires au titre de l’arrêté gouvernemental publié récemment au Journal officiel de la République tunisienne (JORT), a indiqué vendredi la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH).

Dans un communiqué publié à la suite de la parution de l’arrêté n°68 du 30 avril 2026 relatif à l’augmentation des salaires dans les secteurs non agricoles régis par des conventions collectives sectorielles, la FTTH a précisé que le secteur textile et habillement est concerné par les dispositions de l’article 4 dudit arrêté. Cet article stipule que les entreprises ayant déjà accordé, durant la même période, des augmentations générales de salaires égales ou supérieures à celles prévues par le texte gouvernemental ne sont pas tenues d’appliquer une nouvelle augmentation.

La Fédération a rappelé que le secteur avait déjà mis en œuvre les mesures salariales prévues dans le cadre des accords sectoriels signés entre les partenaires sociaux en janvier 2024 et approuvés par l’arrêté du ministre des Affaires sociales du 8 avril 2024 portant approbation de l’avenant modificatif n°18 à la convention collective sectorielle du textile.

Ces accords avaient prévu une augmentation générale de 6,5 % à compter de janvier 2024, une autre hausse de 6,5 % à partir de janvier 2025, ainsi qu’une augmentation de 7 % à compter de janvier 2026, appliquée de manière cumulative à celle déjà en vigueur au titre de la même année.

Par conséquent, souligne la fédération, les entreprises du secteur ayant appliqué ces augmentations de 7 % à compter de Janvier 2026, conformément aux accords sectoriels signés sont considérées en conformité avec les dispositions prévues par l’article 4 de l’arrêté gouvernemental publié au JORT. Selon la FTTH, ces accords traduisent l’engagement du secteur en faveur d’un dialogue social durable, tout en veillant à préserver la compétitivité des entreprises et le pouvoir d’achat des travailleurs.

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Près de 3 milliards de dinars de revenus du travail cumulés, à fin avril 2026

Les revenus du travail cumulés ont atteint 2,9 milliards de dinars, entre janvier et avril 2026, ce qui représente une progression de 5,2%, en comparaison avec la même période de l’année écoulée, d’après les indicateurs monétaires et financiers publiés, vendredi 8 mai, par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Aussi, les recettes touristiques ont évolué de 4 %, passant de 1,9 milliard de dinars, à fin avril 2025, à 2 milliards de dinars, à fin avril 2026. Partant, les avoirs nets en devises ont progressé de 10 %, pour dépasser les 25,1 milliards de dinars (soit 103 jours d’importation), à la date du 7 mai courant, contre 22,8 milliards de dinars (l’équivalent de 99 jours d’importation), une année auparavant. Pour ce qui est des services de la dette extérieure cumulés, ils se sont élevés à 2,5 milliards de dinars, durant les quatre premiers mois de 2026.

S’agissant des billets et monnaies en circulation, ils poursuivent leur trajectoire haussière avec une évolution de 18,8 %, dépassant les 28,1 milliards de dinars, à la date du 7 mai courant. De même, le total des transactions interbancaires ont augmenté de 28 %, passant de 3,1 milliards de dinars, le 7 mai 2025, à près de 4 milliards de dinars, actuellement.

En revanche, le volume global du refinancement a diminué de 18 %, à 11,2 milliards de dinars, début mai 2026, contre 13,7 milliards de dinars, à la même date de l’année dernière.

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Entreprises tunisiennes : l’internationalisation n’est plus un choix, mais une nécessité

Face à l’étroitesse du marché local, aux contraintes réglementaires et à la difficulté d’accès aux financements internationaux, l’internationalisation des entreprises tunisiennes est devenue une nécessité stratégique. Pour de nombreuses start-up et PME voire grandes entreprises, rester confinées au marché tunisien limite fortement les perspectives de croissance, la capacité à attirer des investisseurs et l’accès aux grandes opportunités commerciales mondiales.

Depuis plusieurs années, un nombre croissant d’entrepreneurs tunisiens choisissent ainsi d’installer une partie de leurs activités à l’étranger; voire de transférer leurs sièges sociaux vers des hubs internationaux comme Paris, Londres, Dubaï, Berlin, Montréal ou Casablanca. Cette tendance à l’internationalisation touche particulièrement les secteurs technologiques, les services numériques, l’industrie exportatrice et les activités innovantes.

Une économie locale trop étroite pour les ambitions des start-up

Le marché tunisien, avec un pouvoir d’achat limité et une faible profondeur financière, nous expliquent des analystes, ne permet pas toujours aux entreprises innovantes d’atteindre une taille critique. « Pour une start-up technologique, l’accès rapide à des marchés plus vastes devient indispensable, afin de rentabiliser ses investissements, lever des fonds et accélérer son développement », explique un membre d’une association à but non lucratif.

« Dans les secteurs du numérique et des services digitaux, la concurrence est désormais mondiale. Une entreprise tunisienne peut développer une technologie performante, mais se retrouver freinée lorsqu’il s’agit d’ouvrir un compte international, recevoir des paiements en devises, investir à l’étranger ou conclure des contrats avec des partenaires internationaux », regrette-t-il.

De nombreux fondateurs estiment ainsi que les procédures liées au code des changes, les restrictions sur les mouvements de capitaux et la lenteur administrative ne sont plus adaptées aux exigences de l’économie numérique, renchérit un autre le fondateur d’une start-up.

Lire aussi:

Code des changes : 50 ans de blocage, l’économie tunisienne en quarantaine

Pourquoi les entreprises tunisiennes s’expatrient

L’expatriation des entreprises ne signifie pas nécessairement un abandon de la Tunisie. Mais elle est liée aux explications fournies plus haut. Dans de nombreux cas, les sociétés adoptent un modèle hybride :

  • les équipes techniques, informatiques ou de production restent en Tunisie;
  • les structures juridiques, commerciales ou financières sont installées à l’étranger;
  • les levées de fonds sont réalisées depuis des holdings internationales.

Ainsi, cette organisation permet aux entreprises de conserver les compétences tunisiennes; tout en bénéficiant d’un environnement plus favorable à l’international.

Les motivations les plus fréquemment citées sont :

  • l’accès aux investisseurs étrangers;
  • la possibilité d’opérer librement en devises;
  • l’ouverture sur les marchés européens, africains ou du Golfe;
  • la crédibilité internationale auprès des partenaires;
  • un cadre réglementaire plus souple;
  • une fiscalité parfois plus attractive.

Ces start-up tunisiennes qui ont réussi leur internationalisation

Dans ce cadre, plusieurs entreprises tunisiennes ont démontré qu’une stratégie d’internationalisation pouvait devenir un puissant moteur de croissance.

InstaDeep : la réussite tunisienne devenue mondiale

Fondée par des ingénieurs tunisiens, InstaDeep est souvent citée comme l’un des plus grands succès technologiques issus de Tunisie. L’entreprise spécialisée dans l’intelligence artificielle s’est rapidement développée à Londres puis à l’international afin d’accéder aux grands marchés technologiques et aux investisseurs mondiaux.

Son rachat par le groupe allemand BioNTech pour plusieurs centaines de millions de dollars a constitué un signal fort pour l’écosystème tunisien : une start-up née en Tunisie peut devenir un acteur mondial; et ce, à condition de s’intégrer très tôt dans les circuits internationaux.

Expensya : croissance régionale puis acquisition internationale

Autre exemple marquant : Expensya, spécialisée dans la gestion des dépenses professionnelles. La société a rapidement compris que son marché naturel dépassait largement la Tunisie. En s’implantant en France et en développant une présence internationale, elle a pu accélérer sa croissance avant d’être rachetée par le groupe suédois Medius.

L’entreprise a toutefois conservé une importante base de talents en Tunisie. Tout en structurant ses activités commerciales et financières à l’étranger.

Dabchy, Cynoia et les nouvelles générations de start-up

D’autres jeunes pousses tunisiennes cherchent aujourd’hui à suivre la même trajectoire. Des start-up comme Dabchy dans l’économie circulaire ou Cynoia dans les solutions collaboratives ciblent directement des marchés régionaux et internationaux dès leurs premières phases de développement.

Pour ces entreprises, l’internationalisation n’est plus une étape secondaire; elle fait partie du modèle économique dès la création.

Les échecs et les limites de l’expatriation

Cependant, l’internationalisation n’est pas systématiquement synonyme de réussite. Plusieurs start-up tunisiennes ayant transféré leurs activités à l’étranger se sont heurtées à des difficultés importantes.

Certaines n’ont pas réussi à s’adapter à la concurrence internationale, beaucoup plus intense que sur le marché local. D’autres ont souffert d’un manque de financement durable malgré leur implantation dans des places étrangères.

Le coût élevé des opérations à Paris, Londres ou Dubaï représente également un risque majeur pour des jeunes entreprises encore fragiles. Certaines start-up tunisiennes se sont retrouvées confrontées à des charges salariales, juridiques et commerciales bien supérieures à leurs capacités financières.

Certains entrepreneurs reconnaissent également que l’installation hors de Tunisie ne règle pas automatiquement les problèmes structurels : une mauvaise stratégie, un produit peu compétitif ou une gouvernance fragile restent des facteurs d’échec, quel que soit le pays d’implantation.

Industrie et agroalimentaire : une internationalisation déjà engagée

Le phénomène dépasse largement le secteur des start-up. Dans l’industrie manufacturière, automobile ou textile, plusieurs entreprises tunisiennes (sans les citer) ont ouvert des unités de production au Maroc, au Portugal, en Europe de l’Est ou au Mexique afin de se rapprocher des marchés internationaux et des chaînes logistiques mondiales.

Dans l’agroalimentaire également, des groupes tunisiens ont développé une présence en Afrique subsaharienne et au Moyen-Orient pour conquérir de nouveaux consommateurs et réduire leur dépendance au marché local. Cette stratégie vise souvent à contourner les limites de croissance en Tunisie et à mieux intégrer les réseaux mondiaux de production et de distribution.

Un cadre réglementaire de plus en plus contesté

Pour de nombreux acteurs économiques, la principale difficulté demeure le cadre réglementaire tunisien. Lequel est encore largement fondé sur une logique de contrôle des capitaux héritée des décennies précédentes.

Les restrictions liées aux investissements à l’étranger, aux transferts de devises et aux opérations financières internationales sont régulièrement pointées du doigt par les entrepreneurs et les investisseurs.

De ce fait, plusieurs chefs d’entreprise estiment que la Tunisie risque de perdre ses sociétés les plus innovantes si des réformes structurelles ne sont pas engagées rapidement pour moderniser l’environnement économique et financier.

Une fuite des entreprises ou une opportunité pour la Tunisie ?

Dans l’analyse, on se rend compte que l’internationalisation des entreprises tunisiennes soulève aujourd’hui un débat majeur. D’un côté, certains y voient une forme de fuite économique susceptible d’affaiblir l’écosystème local, réduire les investissements domestiques et accélérer le départ des talents. De l’autre, plusieurs experts considèrent que cette ouverture internationale peut au contraire renforcer la présence tunisienne dans l’économie mondiale. Les entreprises qui réussissent à l’étranger continuent souvent de maintenir des équipes techniques en Tunisie, de former des compétences locales et de générer des revenus en devises.

Sans vouloir prendre parti, beaucoup d’éléments concrets ont tendance à montrer que l’internationalisation des entreprises tunisiennes – petites, moyennes et grandes – est une nécessité absolue.

Par conséquent, le véritable enjeu pour la Tunisie n’est donc probablement pas d’empêcher les entreprises de s’internationaliser; mais de créer un environnement suffisamment attractif pour qu’elles continuent à investir localement. Et ce, tout en se développant à l’échelle mondiale.

Dans un monde économique désormais de plus en plus globalisé, la question n’est plus de savoir si les entreprises tunisiennes doivent s’internationaliser; mais si la Tunisie saura accompagner cette transformation sans perdre ses talents et ses champions économiques.

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Les barrières non tarifaires deviennent le principal obstacle aux exportations des PED

Les mesures non tarifaires sont devenues le principal frein au commerce mondial, dépassant désormais les droits de douane, selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Normes techniques, règles sanitaires et procédures de certification représentent un coût supérieur aux tarifs douaniers dans près de 88 % des cas, compliquant particulièrement l’accès des pays en développement aux marchés internationaux.

Les économies les plus fragiles subissent une double pression : hausse des droits de douane et renforcement des exigences réglementaires. En conséquence, les pays les moins avancés perdent environ 10 % de leurs exportations vers les pays du G20, tandis que les petites entreprises exportatrices peinent à absorber les coûts liés à la conformité, explique l’organisme onusien.

La complexité et le manque de transparence des réglementations aggravent la situation. Selon la Cnuced, une meilleure communication des règles pourrait réduire de 19 % les coûts commerciaux, alors qu’une réglementation floue peut avoir un impact équivalent à un droit de douane de 28 %.

Si ces normes restent essentielles pour protéger la santé, la sécurité et l’environnement, la Cnuced appelle à une harmonisation des règles et à un meilleur accompagnement des exportateurs afin d’éviter que le commerce mondial ne devienne plus restrictif malgré la baisse des tarifs douaniers.

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Diplômés chômeurs et enseignants suppléants : le concours externe du ministère de l’Éducation ravive les tensions

Face aux critiques d’un député, le ministère de l’Éducation rejette toute contradiction. Il maintient que son concours externe de recrutement d’enseignants, au titre de 2026, respecte la loi n°18 de 2025. Cette loi réserve des mesures exceptionnelles aux diplômés de l’enseignement supérieur en situation de chômage prolongé dans le secteur et la fonction publics.

En effet, le député Abdessalam Dahmani avait adressé une question écrite au ministère. Il lui demandait de justifier l’ouverture de ce concours au regard des dispositions exceptionnelles de ladite loi. Le député estime que ce concours porte atteinte aux droits des diplômés chômeurs de longue durée. Il juge également qu’il ignore les attentes des enseignants suppléants. Ces derniers ont travaillé des années sous contrat pour pourvoir des postes vacants. Leurs noms ne figurent pas dans la base de données.

Le 11 février 2026, le ministère de l’Éducation a ouvert ce concours externe par épreuves. Il cible les professeurs de l’enseignement secondaire, technique et technologique. Le ministère s’appuie sur l’arrêté du 21 mars 2014 pour justifier cette démarche.

Le ministère a également supprimé l’article 20 de l’arrêté conjoint du 13 novembre 2007. Cet article portait sur le régime du CAPES. Un arrêté du 7 août 2009 l’avait antérieurement modifié et complété.

La loi n°18 de 2025 est entrée en vigueur le 23 décembre 2025. Le Journal officiel de la République tunisienne l’a publiée à cette date. Elle prévoit une plateforme numérique pour enregistrer les données des candidats. Le classement accorde la priorité aux personnes de plus de 40 ans. Il favorise également ceux dont le diplôme remonte à plus de dix ans.

Les candidats doivent remplir plusieurs conditions : s’inscrire auprès des bureaux de l’emploi, ne pas cotiser de manière continue à un régime de retraite ou de protection sociale et ne pas détenir d’identifiant fiscal dans l’année précédant leur inscription. Enfin, ils ne doivent pas avoir contracté un crédit bancaire supérieur à 40 000 dinars au moment de leur inscription.

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Digitalisation : Yassine Younsi appelle à moderniser le cadre juridique tunisien

Dans une déclaration exclusive à L’Économiste maghrébin, Yassine Younsi, avocat spécialisé en droit des affaires et des technologies avancées, a souligné que la transformation digitale représente aujourd’hui un enjeu stratégique majeur pour la Tunisie, qui doit moderniser son cadre législatif et renforcer ses infrastructures afin de soutenir la compétitivité de ses entreprises.

Selon lui, l’État tunisien, en collaboration avec ses partenaires internationaux, cherche à adapter les lois nationales aux évolutions mondiales du numérique et aux expériences étrangères afin de favoriser le développement économique. Il a expliqué, dans le cadre d’un atelier organisé jeudi 7 mai 2026, par la CTFCI en collaboration avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la Digital Standards Initiative (DSI), intitulé « Digitalisation du Trade Finance : enjeux et opportunités pour la Tunisie », que la digitalisation est devenue un levier incontournable de croissance pour les entreprises tunisiennes souhaitant intégrer les nouvelles technologies dans leur stratégie de développement.

Dans un contexte marqué par une évolution technologique rapide, la Tunisie doit, selon lui, poursuivre son adaptation afin de rester concurrentielle sur plusieurs secteurs. Il a rappelé que plusieurs projets ont été engagés avec le soutien de partenaires internationaux, notamment la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et l’Union européenne, dans le cadre de la stratégie numérique 2021-2025.

L’avocat a également évoqué les financements mobilisés pour accompagner cette transition, citant notamment un prêt de 190 millions d’euros destiné au développement de la fibre optique, de la 5G et de la digitalisation en général.

Parmi les principaux défis identifiés figurent la réforme du cadre juridique et la modernisation du code des changes. D’après lui, ces réformes sont indispensables pour refléter les nouvelles réalités économiques et encourager davantage les investissements tunisiens et étrangers.

Il a aussi insisté sur la nécessité de renforcer les capacités de l’administration tunisienne à travers des moyens techniques adaptés et la formation du personnel spécialisé. À ses yeux, la Tunisie doit désormais dépasser les objectifs fixés pour la période 2021-2025 et adopter une vision stratégique à l’horizon 2050, notamment face à l’essor de l’intelligence artificielle et de la robotique.

Yassine Younsi a estimé qu’une telle vision permettrait à la Tunisie de se positionner parmi les pays où la digitalisation constitue une priorité nationale et de renforcer sa place dans les classements internationaux.

Concernant le positionnement régional de la Tunisie, il a affirmé que le pays figure parmi les États arabes les plus avancés en matière de digitalisation, devant le Maroc et la Jordanie. Il a toutefois reconnu que plusieurs chantiers restent à mener pour permettre à la Tunisie d’intégrer le groupe des vingt pays les plus avancés au monde dans ce domaine.

Enfin, il a appelé à investir davantage dans la formation et à créer des conditions favorables au maintien des compétences tunisiennes dans le pays, estimant que les ingénieurs tunisiens jouent un rôle clé dans le développement technologique national.

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Inflation vs pouvoir d’achat : la réalité sur le terrain

Le pouvoir d’achat étant en baisse, la situation ne s’améliore toujours pas dans un contexte économique complexe. Face à la hausse des prix de certains produits alimentaires, les ménages doivent adapter leur budget. Selon les dernières données de l’INS, l’inflation poursuit sa progression : en avril 2026, elle atteint 5,5%, principalement tirée par l’augmentation des prix alimentaires, des produits manufacturés et des services.

Pour les experts en économie, tel Ridha Chkoundali, la Tunisie fait face à un véritable choc systémique lié au conflit au Moyen-Orient. La flambée des prix du pétrole, combinée à des tensions de financement, entraîne une détérioration rapide des indicateurs : inflation élevée, croissance atone, dette en forte hausse et déséquilibres extérieurs aggravés.

Sur un an, l’INS dresse un bilan alarmant : les prix des produits alimentaires ont progressé de 8,2%, avec de fortes hausses pour les fruits frais (+19,2%), la viande d’agneau (+16,1%), la volaille (+16,1%), les légumes frais (+13,5%), la viande bovine (+12%) et le poisson frais (+11,9%). À l’inverse, les huiles alimentaires (-6,8%) et les œufs (-4,4%) enregistrent un recul.
Les produits manufacturés affichent une hausse de 4,7%, notamment en raison de l’augmentation des prix de l’habillement et des chaussures (+9,3%). Les services progressent quant à eux de 4,2%, tirés principalement par la hausse des tarifs de l’hébergement (+14,6%).

En rythme mensuel, les prix à la consommation ont augmenté de 1,1% en avril par rapport à mars 2026. Cette évolution est liée surtout à la hausse des prix alimentaires (+1,4%) et de l’habillement (+5,9%), après la fin des soldes d’hiver.
L’inflation sous-jacente, hors alimentation et énergie, s’établit à 4,8% contre 4,6% le mois précédent. Les produits libres continuent d’augmenter plus rapidement (+6,8%) que les produits encadrés (+1%).

Enfin, les secteurs ayant le plus contribué à l’inflation globale sont les produits manufacturés et les services, tandis que les produits alimentaires libres et les produits non alimentaires libres restent les principaux moteurs de la hausse des prix.

Illustration en IA

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«La STAM n’est pas à vendre» : l’UGTT monte au créneau contre toute privatisation

Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail, Slaheddine Selmi, a réaffirmé ce vendredi l’attachement de la centrale syndicale à la préservation de la Société tunisienne d’acconage et de manutention (STAM), rejetant fermement toute tentative de cession de ses activités ou d’atteinte à son rôle stratégique national.

S’exprimant lors d’un rassemblement des employés de la société au siège de l’UGTT, organisé sous le slogan : « Non à la cession des activités de l’entreprise et non à la privatisation d’un établissement public stratégique », Slaheddine Selmi a souligné que les quais portuaires ont été réalisés grâce aux fonds de l’État tunisien et doivent être exploités par une entreprise publique, sans être livrés à des opérateurs privés au détriment des intérêts de l’État.

Lors de cette rencontre tenue sur le thème : « Oui au développement et à l’investissement, non au démantèlement et à l’exclusion », le dirigeant syndical a insisté sur le droit des travailleurs à défendre les entreprises publiques, considérées comme un acquis du peuple tunisien qu’il convient de préserver.

Il a également mis en garde contre les risques liés à la cession ou à la fragmentation des activités de certaines entreprises publiques, évoquant notamment la situation récente de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz.

Selon lui, cette mobilisation ne vise ni des augmentations salariales ni des revendications sociales, mais s’inscrit dans la stratégie de l’UGTT visant à soutenir les entreprises publiques et à empêcher leur privatisation, notamment la STAM.

« Mille fois non à la cession du moindre espace ou de la moindre activité de la STAM, afin que cela ne devienne pas le début d’un processus de privatisation », a-t-il lancé.

Le secrétaire général de l’UGTT a par ailleurs salué la position des travailleurs mobilisés pour défendre leur entreprise, estimant qu’elle honore l’ensemble des syndicalistes et reflète les principes fondamentaux de l’organisation.

L’UGTT maintient depuis plusieurs années une position ferme contre la vente ou la privatisation des entreprises publiques, qu’elle considère comme «une ligne rouge à ne pas franchir ».

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SAH affiche un résultat net en hausse de 6% à 52,8 millions de dinars en 2025

La Société d’Articles Hygiéniques (SAH) a publié ses résultats annuels arrêtés au 31 décembre 2025, approuvés par son conseil d’administration le 29 avril 2026. Le résultat net individuel de la société s’établit à 52,8 millions de dinars, en progression de 6% par rapport aux 49,8 millions de dinars enregistrés en 2024.

Le résultat individuel avant impôt ressort à 57,5 millions de dinars, contre 53,7 millions l’année précédente, soit une hausse de 7%. Le résultat net part du groupe s’élève pour sa part à 63,3 millions de dinars, en progression de 2,7% par rapport aux 61,6 millions de l’exercice 2024. Le conseil d’administration a proposé à l’Assemblée générale ordinaire la distribution d’un dividende de 0,4 dinar par action au titre de l’exercice 2025. L’Assemblée générale ordinaire des actionnaires est convoquée pour le mardi 9 juin 2026.

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Nouvelle tension commerciale entre Washington et Bruxelles

Le président américain Donald Trump lance un nouvel avertissement à l’Union européenne en lui donnant jusqu’au 4 juillet 2026 pour appliquer intégralement l’accord commercial conclu en 2025 à Turnberry, en Écosse. Faute d’avancée concrète, Washington menace de relever fortement les droits de douane sur plusieurs produits européens, notamment les automobiles.

Dans un message publié jeudi 7 mai sur Truth Social, Donald Trump a affirmé avoir accordé ce délai après un « excellent échange » avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Il reproche cependant à Bruxelles de ne pas respecter les engagements pris lors du compromis commercial signé en juillet 2025.

L’accord dit de « Turnberry » prévoit notamment une réduction à 0 % des droits européens sur les produits industriels américains ainsi que l’ouverture de quotas sans taxes pour certains produits agricoles et de la mer en provenance des États-Unis. En contrepartie, Washington avait accepté de limiter plusieurs surtaxes douanières imposées aux exportations européennes.

Mais plusieurs eurodéputés réclament davantage de garanties afin de pouvoir suspendre l’accord si les États-Unis imposaient de nouvelles mesures protectionnistes. Les négociations doivent reprendre le 19 mai entre les institutions européennes.

A rappeler que Donald Trump a récemment menacé d’augmenter de 15 % à 25 % les droits de douane sur les voitures et camions européens, accusant l’Union européenne de « ne pas respecter » l’accord conclu en Écosse. Cette annonce avait immédiatement fait chuter les actions des principaux constructeurs automobiles allemands, notamment BMW, Mercedes-Benz, Volkswagen et Porsche.

La Commission européenne conteste la version américaine et affirme que les deux parties restent engagées dans la mise en œuvre de l’accord. Ursula von der Leyen a indiqué que « des progrès » avaient été réalisés. Tout en avouant que les discussions restaient complexes.

Cette nouvelle montée des tensions intervient dans un contexte commercial déjà fragilisé par plusieurs décisions judiciaires américaines.

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La STEG ouvre un concours pour recruter 494 agents

La STEG a annoncé l’ouverture de concours externes pour le recrutement de 494 agents, répartis entre 194 postes de nettoyage et 300 postes de gardiennage.

Les candidatures se font en ligne sur la plateforme officielle du 7 au 27 mai 2026. Le concours vise à renforcer les ressources humaines de la STEG et à assurer la continuité de ses services ainsi que la sécurité des installations de l’entreprise.

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Transmis par les rongeurs et la poussière : aucun cas d’Hantavirus enregistré en Tunisie

Le directeur général du Centre national de pharmacovigilance, Riadh Daghfous, a rassuré ce vendredi les Tunisiens concernant la situation sanitaire dans le pays, affirmant qu’aucun cas d’infection par le virus « Hantavirus » n’a été enregistré jusqu’à présent en Tunisie.

Il a indiqué qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter d’une éventuelle propagation de ce virus, apparu pour la première fois dans les années 1950, précisant qu’il s’agit d’un virus à multiples mutations. La transmission à l’homme se fait généralement par contact avec des rongeurs infectés, notamment via leurs déjections, leur urine ou leur salive, mais aussi par contact direct ou indirect. Elle peut également survenir par inhalation de particules contaminées, souvent dans des espaces clos ou mal ventilés. Plus rarement, la transmission peut se produire par morsures ou griffures de rongeurs.

Selon lui, les symptômes du hantavirus ressemblent à ceux de la grippe saisonnière, avec des douleurs à la tête, à l’abdomen et aux articulations, ainsi que de la fièvre. Toutefois, les complications peuvent être graves et toucher, selon certaines mutations du virus, les poumons ou les reins.

Il a précisé qu’il n’existe actuellement aucun traitement spécifique, les médicaments disponibles permettant uniquement de soulager les symptômes. Il n’existe pas non plus de vaccin efficace à ce jour, à l’exception de certains vaccins développés en Chine et en Corée du Sud, qui ne sont pas reconnus internationalement en raison d’une efficacité jugée insuffisante.

Enfin, il a souligné que l’infection peut être mortelle dans 35 à 50 % des cas, et que les chercheurs travaillent actuellement dans les laboratoires du monde entier sur le séquençage génétique afin de vérifier une éventuelle transmission interhumaine

Le virus Hantavirus reste entouré de nombreuses zones d’incertitude. À la date du 8 mai 2026, les autorités n’ont toujours pas déterminé avec précision comment des cas d’infection ont été détectés à bord du navire de croisière MV Hondius ou chez d’anciens passagers. Une situation ayant causé la mort de trois personnes : un couple néerlandais et une ressortissante allemande.

Trois jours après avoir quitté les eaux au large du Cap-Vert, où il devait terminer une croisière partie d’Ushuaïa en Argentine, le navire devait arriver ce week-end dans l’archipel espagnol des Canaries. Il transportait environ 150 passagers et membres d’équipage, issus de 23 nationalités. Parallèlement, des opérations de traçage sont en cours à travers le monde pour identifier les personnes ayant voyagé à bord ou été en contact avec les occupants et l’Hantavirus.

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré jeudi : « Nous considérons cet événement comme sérieux », tout en précisant que « le risque pour la santé publique reste faible ».

Les Hantavirus constituent une famille de virus transmis à l’homme par les rongeurs et pouvant provoquer des maladies graves. L’infection peut survenir par morsure, contact avec les animaux ou leurs déjections. Mais elle se produit le plus souvent par inhalation de poussières contaminées.

Selon les autorités sanitaires françaises, ces contaminations surviennent notamment lors d’activités en forêt, dans des zones isolées ou abandonnées depuis longtemps, mais aussi en milieu rural, dans les champs ou les exploitations agricoles.

Présents sur tous les continents, ces virus sont classés selon leur origine géographique. Les souches du « Vieux Monde » (Asie, Afrique, Europe) provoquent généralement une fièvre hémorragique avec syndrome rénal. Tandis que celles du « Nouveau Monde » entraînent le plus souvent un syndrome cardiopulmonaire sévère, détaille l’OMS.

L’Argentine, point de départ des passagers du MV Hondius, a été le pays le plus touché du continent américain en 2025 avec 66 cas, devant la Bolivie (48 cas) et le Chili (35 cas). C’est ce que révèle un rapport de l’Organisation panaméricaine de la santé.

Manifestations cliniques et prise en charge médicale

Les patients infectés par la souche Andes ont présenté de la fièvre et des troubles digestifs, évoluant rapidement vers une pneumonie, puis un syndrome de détresse respiratoire aiguë et un état de choc.

Virginie Savoye, du Centre national de référence des Hantavirus à l’Institut Pasteur de Paris, précise que « plus la prise en charge est rapide, meilleur est le pronostic. Mais il n’existe pas encore de traitement spécifique, nous traitons uniquement les symptômes ».

Dans les formes sévères, une assistance respiratoire en réanimation est nécessaire. Les personnes les plus vulnérables sont les individus immunodéprimés, les personnes âgées et celles souffrant de maladies chroniques.

Un antiviral, la ribavirine, a été testé dans certains cas, mais son utilisation reste limitée et son efficacité n’est pas pleinement démontrée. Aucun vaccin n’existe actuellement contre les Hantavirus.

Particularité de la souche Andes et transmission entre humains

La souche Andes est la seule dont la transmission interhumaine a été formellement démontrée. Avant 1996, ces virus étaient considérés comme strictement zoonotiques.

Cependant, des épidémies survenues à El Bolsón puis à Epuyén en Argentine entre 2018 et 2019 ont confirmé une transmission possible par contact étroit, et probablement par inhalation de gouttelettes de salive.

Les Hantavirus du continent américain présentent des taux de mortalité élevés, pouvant dépasser 40 %, et atteindre jusqu’à 50 % pour la souche Andes selon certains chercheurs.

Durée d’incubation et identification des cas suspects

La période d’incubation varie de une à six semaines, avec une moyenne de deux à trois semaines.

Dans le cas du navire, le premier décès est survenu 11 jours après le départ. Ce qui suggère que l’infection aurait pu avoir lieu avant l’embarquement, probablement via une exposition à des rongeurs.

Cette durée d’incubation relativement longue laisse la possibilité de nouveaux cas. Tandis que la question des infections asymptomatiques reste encore mal documentée.

Risques de transmission en milieu clos comme les navires ou les avions

Les environnements fermés, comme les navires de croisière, peuvent favoriser la propagation en raison de contacts prolongés entre individus. Toutefois, la transmission du virus nécessite généralement un contact très étroit, et non une simple proximité.

Dans les avions, les données restent insuffisantes et des opérations de traçage des contacts sont actuellement menées sur plusieurs vols internationaux.

Risque de pandémie et comparaison avec le Covid-19

L’OMS et les autorités sanitaires estiment que le risque global reste faible et qu’aucun scénario de pandémie n’est actuellement envisagé.

Le virus n’est pas adapté à une transmission large entre humains et ne se propage pas facilement comme la grippe ou la Covid-19, nécessitant un contact direct et rapproché.

Évaluation du niveau d’alerte et position des experts

À ce stade, les données disponibles indiquent une situation sous contrôle, avec un nombre limité de cas et aucune évolution inquiétante à bord du navire.

Par ailleurs, ce virus est connu depuis les années 1990 et n’a jamais provoqué de propagation mondiale. Ce qui rend une diffusion massive peu probable à court terme, estiment les experts en épidémiologie.

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ENNAKL Automobiles : les actionnaires percevront leur dividende dès le 15 juillet 2026

La société ENNAKL Automobiles a annoncé la distribution d’un dividende de 1 dinar par action au titre de l’exercice 2025. Cette décision a été actée lors de l’Assemblée Générale Ordinaire réunie le 29 avril 2026.

Le détachement du dividende interviendra le 13 juillet 2026. La mise en paiement effective au profit des actionnaires s’effectuera le 15 juillet 2026.

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TUNPAY : la Tunisie unifie ses paiements mobiles pour booster l’adoption numérique

Dans un contexte d’essor des usages numériques en Tunisie, la Banque centrale de Tunisie (BCT) lance « TUNPAY », un label national développé avec la Société Monétique Tunisie (SMT).

Ce dispositif vise à harmoniser l’identification des services de paiement mobile pour les banques, la Poste ainsi que des opérateurs, qui devraient intégrer une identité visuelle unique sur l’application. A savoir, dans les interfaces et points physiques.

L’objectif étant de renforcer la confiance des utilisateurs, simplifier l’expérience et accélérer l’interopérabilité dans un marché en maturation.

Le paiement mobile progresse fortement, avec +81 % de transactions en 2025 (8,4 millions d’opérations pour 1,769 milliard de dinars, soit 616 millions USD).

Malgré cela, selon les economistes, le pays reste en retard sur les standards africains (NFC, sans contact), avec une dépendance aux SMS. Cette initiative s’inscrit donc dans une stratégie régionale d’inclusion financière et de réduction du cash.

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Ghassen Boughdiri condamné à sept mois de prison

L’activiste Ghassen Boughdiri purge actuellement une peine de sept mois de prison à la prison civile de Mornaguia. Il figure parmi les militants associés à la coordination tunisienne de la Flottille Soumoud, récemment touchée par une vague d’arrestations et de poursuites judiciaires.

Dans une lettre rendue publique mercredi 6 mai 2026 par la coordination, il décrit les conditions de son procès, qu’il estime injustes, et dénonce une procédure qu’il considère comme ayant porté atteinte à ses droits fondamentaux.

Depuis plusieurs semaines, plusieurs figures associées à la Flottille Soumoud ont été interpellées, dont Wael Naouar, Nabil Chennoufi, Mohamed Amine Bennour, Ghassen Henchiri et Jawaher Channa. Ces arrestations ont été suivies de mandats de dépôt dans le cadre d’une enquête conduite par le pôle judiciaire financier, sans qu’aucune information officielle n’ait été communiquée sur les chefs d’inculpation.

Une série d’arrestations suivie de tensions judiciaires et organisationnelles

En réaction à cette série d’interpellations, la Coordination tunisienne de la Flottille Soumoud avait annoncé, en mars dernier, sa transformation en cadre civil et politique indépendant. Elle dénonçait alors une tentative de criminalisation du militantisme pro-palestinien.

Dans son témoignage écrit, Ghassen Boughdiri indique avoir été informé au milieu de la nuit de lundi de sa comparution devant la chambre correctionnelle de Tunis 1, dans une affaire dont il dit n’avoir eu connaissance qu’au dernier moment. Il rapporte également une dégradation de son état de santé ces derniers jours, marquée par de fortes douleurs rénales et l’apparition d’une importante éruption cutanée.

Selon sa version des faits, l’activiste affirme avoir été présenté au tribunal malgré son état de santé et sans avoir pu consulter un avocat avant l’audience. Il considère cette situation comme une atteinte aux garanties d’un procès équitable.

Concernant le dossier judiciaire, les faits qui lui sont reprochés remonteraient au 18 mars 2025 et seraient liés à une manifestation organisée devant les locaux de la société Maersk. Des militants pro-palestiniens accusent cette entreprise de contribuer indirectement à l’effort de guerre israélien en acheminant des équipements vers Israël dans le contexte du conflit à Gaza.

Procédure contestée et mobilisation en soutien à l’activiste

Devant le tribunal, Ghassen Boughdiri affirme s’être défendu seul, en l’absence d’assistance juridique, et avoir rejeté les accusations d’« agression violente » retenues contre lui. Il dénonce des « charges infondées » et conteste la qualification juridique des faits retenue par la justice.

Au terme de la procédure, le tribunal a prononcé à son encontre une peine de sept mois de prison. Une décision que l’activiste interprète comme une sanction à caractère politique, visant selon lui à freiner les mobilisations de soutien à la cause palestinienne en Tunisie.

Dans la foulée de cette publication, plusieurs réactions de soutien ont émergé, notamment de la part de la Coordination tunisienne de la Flottille Soumoud. Dans un communiqué, l’organisation a réaffirmé son « soutien total et inconditionnel » à l’activiste détenu.

Selon la coordination, Ghassen Boughdiri ferait l’objet d’un « harcèlement multiforme » destiné à fragiliser son engagement militant. Elle appelle également à une prise en charge médicale immédiate, tenant les autorités pour responsables de son état de santé physique et psychologique.

Enfin, la coordination exige sa libération immédiate et sans condition, ainsi que celle de l’ensemble des personnes arrêtées dans les dossiers liés à la Flottille Soumoud.

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Tensions gazières : l’Italie renforce son axe libyen en Méditerranée

Les tensions mondiales sur le marché du gaz, exacerbées par des perturbations qataries dues à des frappes iraniennes, poussent l’Italie à sécuriser ses approvisionnements via des partenariats méditerranéens. C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin. En date du 7 mai à Rome, la première ministre italienne Giorgia Meloni et son homologue libyen Abdelhamid Dbeibah ont réaffirmé leur volonté d’accélérer les projets gaziers communs, en misant sur le gazoduc GreenStream reliant la Libye à la Sicile.

La question est de savoir si la Libye compte se repositionner dans l’échiquier mondial. Ou encore s’agit-il d’un rôle stratégique de la Libye? Ce qu’on sait c’est qu’il s’agit du premier fournisseur pétrolier italien (20 % des importations).

Pourtant, la Libye voit ses exportations de gaz chuter (de 1,4 Md m³ en 2024 à 1 Md m³ en 2025), en raison de la consommation domestique croissante, d’infrastructures vieillissantes, d’interruptions et d’instabilité politique.

Dans ce contexte, Rome et Tripoli visent à relancer la production via des investissements de 10 Md USD, pilotés par Eni (présent depuis 1959, production de 162 000 bep/j en 2025).

Ainsi, trois projets phares démarrent : Sabratha (compression offshore), Bourri Gas Utilization (récupération de gaz associé) et A&E (plus grand investissement en Libye depuis 20 ans), avec deux en production dès 2026.

Stratégie italienne élargie

Rome priorise la Méditerranée pour diversifier ses sources, réduisant la dépendance au GNL maritime. Parallèlement à la Libye, l’Italie renforce ses liens avec l’Algérie (via Transmed), les États-Unis et l’Azerbaïdjan. Pour Tripoli, ces partenariats offrent une chance de stabiliser et moderniser son secteur, sous réserve d’améliorations internes et régionales.

Mais la grande question est de savoir où se positionne la Tunisie. Dans le dossier Italie-Libye, son axe naturel serait donc celui de la Méditerranée énergétique, en misant sur trois leviers : le transit gazier, l’interconnexion électrique ELMED avec l’Italie, et sa participation à de nouveaux corridors comme SoutH2 pour l’hydrogène bas carbone. Cela permet à la Tunisie de se présenter comme un hub de connectivité entre l’Afrique du Nord et l’Europe

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Reprise des hostilités USA-Iran : le pétrole replonge dans la nervosité

Les prix du pétrole sont repartis à la hausse vendredi 8 mai après la reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran. Ravivant ainsi les craintes d’une perturbation durable du trafic énergétique dans le détroit d’Ormuz, principal corridor maritime pour les exportations mondiales d’hydrocarbures.

En début de séance asiatique ce vendredi, le brut américain WTI a progressé de plus de 3 % à 95,66 dollars. Tandis que le Brent de la mer du Nord gagnait 1,2 % à 101,26 dollars le baril. Cette remontée des prix intervient après plusieurs jours de baisse due à la négociation d’un accord entre Washington et Téhéran susceptible de stabiliser la région et de rouvrir progressivement le détroit d’Ormuz. Mais la situation s’est brutalement tendue après que l’Iran a accusé les États-Unis d’avoir violé le cessez-le-feu en frappant un pétrolier iranien ainsi que plusieurs zones civiles proches du détroit d’Ormuz.

Donald Trump a toutefois insisté sur le fait que le cessez-le-feu restait « en vigueur »; et ce, malgré les incidents militaires survenus ces derniers jours. Cette ambiguïté entretient une forte volatilité sur les marchés énergétiques, où chaque déclaration politique provoque désormais des mouvements brusques des prix.

Les analystes estiment que les investisseurs restent extrêmement sensibles à toute menace pesant sur le détroit d’Ormuz, par lequel transitait avant la guerre près de 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole. Même en cas d’accord diplomatique, plusieurs experts préviennent qu’un retour complet à la normale des flux maritimes pourrait nécessiter plusieurs semaines.

Dans ce contexte, les autorités américaines surveillent également des mouvements suspects sur les marchés pétroliers. Selon Reuters, des opérations spéculatives totalisant jusqu’à 7 milliards de dollars auraient été réalisées juste avant plusieurs annonces majeures liées au conflit irano-américain, suscitant des investigations des régulateurs financiers américains.

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4 ans de prison confirmés contre Seifeddine Makhlouf

La chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a confirmé, hier, la condamnation de l’ancien député et avocat Seifeddine Makhlouf à quatre ans de prison dans une affaire liée à une atteinte à la sûreté de l’État.

L’ancien élu du Parlement dissous a comparu en personne devant la justice après avoir formé opposition à une première condamnation rendue par contumace.

Une peine initiale revue puis confirmée en appel

Seifeddine Makhlouf avait d’abord été condamné par contumace à cinq ans de prison. Après son opposition et sa comparution, la peine avait été réduite à quatre ans en première instance. Il avait ensuite fait appel de ce jugement, mais la Cour d’appel de Tunis a finalement rejeté son recours et confirmé la peine prononcée.

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par un syndicaliste des forces de sécurité, accusant Seifeddine Makhlouf d’entretenir des liens avec des parties étrangères. Les chefs d’accusation retenus portent sur des faits qualifiés d’atteinte à la sûreté de l’État, sur la base des investigations menées et des éléments recueillis au cours de l’enquête.

Une nouvelle procédure dans un contexte judiciaire chargé

Ancien député du Parlement dissous et ex-dirigeant de la coalition Al Karama, Seifeddine Makhlouf fait l’objet de plusieurs poursuites judiciaires. Cette nouvelle décision de justice s’ajoute à une série d’affaires impliquant d’anciens responsables politiques et députés poursuivis devant les juridictions tunisiennes.

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« Été chaud » en Tunisie : Aram Belhadj alerte sur l’inflation

L’économiste et enseignant-chercheur à l’Université de Carthage, Aram Belhadj, dans un post FB récent, a alerté sur un « été chaud » qui sera marqué par une nouvelle poussée de l’inflation en Tunisie. Tandis que la hausse des prix devrait se poursuivre dans les prochains mois.

Dans sa publication, l’économiste explique qu’il est « normal » de voir les niveaux d’inflation augmenter en Tunisie comme dans le reste du monde. Toutefois, la situation tunisienne se distingue par l’accumulation simultanée de plusieurs facteurs de pression sur les prix.

Pour étayer ses dires, il cite notamment « la hausse continue des coûts de production, l’injection de liquidités sans création de richesse équivalente, ainsi que les augmentations salariales non accompagnées de gains de productivité ».

Aram Belhadj estime donc que les achats effectués à des prix internationaux élevés et la dépréciation du dinar tunisien, particulièrement face à l’euro, accentuent davantage les tensions inflationnistes dans le pays.

A cet égard, l’universitaire affirme avoir anticipé cette situation en se basant à la fois sur la réalité économique actuelle et sur plusieurs rapports internationaux. Il affirme que ces prévisions ne changeront pas tant que les facteurs structurels à l’origine de l’inflation continueront de persister.

Une inflation accélérée

Par ailleurs, les dernières données publiées par Institut national de la statistique (INS) révèlent que l’inflation en Tunisie a enregistré une nouvelle accélération en avril 2026. Elle atteint 5,5 % sur un an, contre 5 % les mois précédents. Cette hausse est principalement portée par l’augmentation des prix des produits alimentaires, entre autres les fruits, les viandes et les légumes, ainsi que par la progression des coûts dans le secteur de l’habillement.

Les services et les produits manufacturés continuent, eux aussi, d’alimenter les tensions inflationnistes, même si certains segments, comme le transport, affichent un léger ralentissement.

Sur une base mensuelle, l’augmentation des prix s’explique surtout par la fin des périodes de soldes et la reprise des tarifs dans plusieurs catégories de consommation.

Malgré une relative stabilité de certains produits encadrés, l’inflation sous-jacente demeure élevée, confirmant la persistance de la hausse du coût de la vie en Tunisie.

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