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Avec un bénéfice record, l’UIB confirme sa solidité financière

Réunie ce jeudi 30 avril 2026 aux Berges du Lac, l’Assemblée générale ordinaire de l’Union Internationale de Banques (UIB) a présenté son bilan 2025 qui confirme la solidité de la banque privée. À 62 ans, l’UIB affiche une bonne performance, dans un environnement économique sous tension.

 

En 2025, les dépôts de la clientèle de la banque ont atteint 7 241 MDT, ce qui constitue une progression de 5,6 % par rapport à 2024. Cette évolution la place au 4e rang des banques privées en matière de dépôts de la clientèle.

Les dépôts à vue atteignent 2 112 MDT, en hausse de 12,1 % sur un an, ce qui positionne l’UIB au 7e rang des banques privées sur ce segment. Ils représentent 29,2 % du total des dépôts, contre 41,5 % pour les six autres grandes banques privées et 37,9 % pour l’ensemble des neuf grandes banques.

Les dépôts d’épargne s’établissent, eux, à 2 718 MDT, en progression de 8,8 % par rapport à 2024. L’UIB se classe 4e banque privée sur ce segment, avec une part de 37,5 % du total des dépôts, contre 30 % pour les six autres grandes banques privées et 33 % pour les neuf grandes banques.

Les crédits nets accélèrent

L’encours des crédits nets à la clientèle atteint 6 530 MDT en 2025, en hausse de 5,1 % sur un an. Cette dynamique place l’UIB au 5e rang des banques privées en matière de crédits nets. Le ratio dépôts/crédits ressort à 110,9 % en 2025, contre 138,6 % pour les six autres grandes banques privées et 125,7 % pour les neuf grandes banques. Ce niveau traduit une structure de bilan jugée équilibrée.

Marges et rentabilité

La marge d’intérêts s’élève à 291,7 MDT en 2025, en recul de 5,6 % sur un an, contre une baisse plus marquée de 12,9 % pour les six autres grandes banques privées et de 19,3 % pour les autres grandes banques. L’UIB se classe ainsi 4e banque privée sur ce poste. La marge sur commissions progresse, quant à elle, de 2,5 % pour atteindre 151,5 MDT. La banque se positionne au 2e rang des banques privées sur ce segment, avec 28,8 % du total des grandes banques, contre 18,1 % pour les autres établissements privés.

Le produit net bancaire (PNB) place l’UIB au 5e rang des banques privées, malgré une évolution globalement alignée sur celle du secteur. Les charges d’exploitation atteignent 283,5 MDT, en hausse de 8%, avec un coefficient d’exploitation hors amortissements de 53,9 %.

Le résultat brut d’exploitation s’établit à 242,6 MDT, en baisse de 9,3 %, tandis que le résultat d’exploitation ressort à 193,8 MDT en 2025, contre 194,7 MDT en 2024, soit un léger repli de 0,5 %.

Résultat net et solidité financière

Le résultat avant impôt et éléments extraordinaires atteint 194,7 MDT en 2025, contre 195,1 MDT en 2024, soit une quasi-stabilité. Le résultat net après impôt s’élève à 100,8 MDT, en hausse de 17,7% par rapport à 2024.

Les capitaux propres atteignent 1 078,3 MDT, contre 1 006,5 MDT un an plus tôt, tandis que le total bilan ressort à 18 707,1 MDT, contre 8 235,5 MDT en 2024.

Les commissions couvrent 73,4 % des frais de personnel, contre 74,7 % en 2024. Par ailleurs, le PNB par agence recule à 3,575 MDT, tandis que le RBE moyen par agence s’établit à 1,650 MDT.

Qualité des actifs et solvabilité

Au 31 décembre 2025, les actifs classés s’élèvent à 719 MDT, soit 9,1 % des engagements de la banque, contre 10,1 % en 2024. Les engagements en défaut nets des agios réservés totalisent 581,7 MDT, pour des provisions de 403,4 MDT, ce qui porte le taux de couverture à 69,3 % par les provisions et à 75,2 % avec les agios réservés.

Les fonds propres nets de l’UIB atteignent 1 124,7 MDT, dont 1 043,5 MDT de fonds propres nets de base et 81,2 MDT de fonds propres complémentaires. Le total des risques pondérés s’établit à 7 546,9 MDT, et le ratio de solvabilité ressort à 14,50 %, tandis que le ratio Tier One atteint 13,87 %. L’ensemble des ratios liés à la division et à la concentration des risques reste conforme aux exigences prudentielles de la BCT.

Un bilan de résilience

Avec des dépôts en hausse, des crédits en progression et une rentabilité globalement préservée, l’UIB signe en 2025 une année de consolidation et de résistance. La banque confirme ainsi son rang parmi les établissements privés les plus solides du marché bancaire.

Il convient de noter par ailleurs que la mise en paiement du dividende, fixé à 1 dinar par action ou certificat d’investissement, interviendra le 2 juin 2026. Le règlement s’effectuera auprès des intermédiaires en Bourse et des teneurs de comptes dépositaires des titres via Tunisie Clearing.

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La BH Bank résiste, se réforme et s’engage pour un avenir durable

L’Assemblée Générale Ordinaire de la BH Bank, afférente à l’exercice 2025, s’est tenue le 30 avril 2026 au siège social de la Banque.

En ouvrant l’AGO, M. Taoufik MNASRI, Président de l’AGO, a précisé qu’en dépit d’un contexte national et international difficile aggravé par les circonstances internationales, notamment la guerre au Moyen-Orient, la BH Bank a poursuivi la mise en œuvre de son plan de développement. Et ce, à travers le renforcement de ses relations avec ses clients, l’amélioration de la qualité de ses services et la digitalisation de ses processus.

Il a ajouté que l’activité de la banque en 2025 a été marquée par une volonté accrue de rationaliser sa gouvernance, de maîtriser les risques, de poursuivre l’assainissement de son portefeuille et d’accélérer le recouvrement des créances douteuses afin d’améliorer sa rentabilité et de se conformer aux exigences réglementaires de la Banque centrale.

Monsieur Taoufik MNASRI a précisé que la banque a également veillé à mener à bien ses projets stratégiques programmés à cet effet. Lesquels découlent des axes liés à : la diversification des sources de financement de son activité; la qualification de ses ressources humaines et de ses compétences; l’amélioration du cadre organisationnel; au développement du système d’information; la digitalisation des services; la dynamisation du réseau des agences; la mise en place de mécanismes de contrôle interne et de systèmes de conformité répondant à l’ensemble des normes standards appliquées au niveau du secteur bancaire; ainsi qu’à la promotion et au développement de la coopération entre la banque et ses différentes filiales. Tout en renforçant leur intégration.

Des ratios prudentiels solides malgré la pression du secteur oléicole

Malgré les difficultés que rencontre le secteur bancaire dans ses relations avec les exportateurs d’huile d’olive, la banque a réussi à maintenir ses soldes financiers, la résilience de ses fondamentaux et le respect des normes et indicateurs réglementaires. Et ce, pour atteindre un ratio de solvabilité globale de 15,8 % contre une norme exigée de 10 %.

Par ailleurs, la banque a enregistré une hausse de son ratio de fonds propres de base (TIER 1) qui s’est établit à 13,3 %, contre une norme exigée de 7 %. Ces ratios sont jugés rassurants et assez confortables, notamment après la constitution de provisions supplémentaires pour couvrir les créances classées du secteur oléicole.

D’autre part, M.Taoufik MNASRI a souligné qu’avec les nouvelles exigences en matière de développement durable, la responsabilité de la Banque ne se limite pas à la performance financière et à l’amélioration de la rentabilité. Mais elle englobe également l’impact sur l’environnement, les partenaires, les clients, les collaborateurs et l’ensemble des parties prenantes.

Dans ce contexte, il a indiqué que la BH Bank s’est distinguée en 2025 en devenant la première banque publique à publier un rapport de durabilité. Cette réalisation témoigne de la maturité croissante de la stratégie et de l’engagement en matière de responsabilité sociétale des entreprises, pierre angulaire de la transformation durable.

De même, il a précisé que durant cette année, la Banque a poursuivi la mise en œuvre de sa stratégie de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) pour la période 2025-2027. Et ce, en lançant le projet de certification ESG 1000 et en inaugurant récemment le projet d’évaluation de son empreinte carbone. Monsieur Taoufik MNASRI a saisi cette occasion pour réaffirmer l’engagement sans faille du Conseil d’Administration et de la Direction Générale de la BH Bank à soutenir les initiatives qui renforcent la position de la banque sur la voie d’un développement durable et responsable.

L’année 2025 a également été marquée aussi par les efforts continus de toutes les entités du Groupe BH Bank pour améliorer la qualité de service et renforcer les relations clients, en s’appuyant sur les principes de transparence, de réactivité, de confiance et d’innovation. Tout en veillant à ce que le développement de l’activité soit rentable, durable, sain et conforme à la réglementation.

A cet égard, il a rappelé que la BH Bank a obtenu et maintenu en 2025 les certifications MSI 20000 (relatives à la Résilience et à la Performance Financière), ISO 9001 : 2015 et AML 30000, attestant de la qualité de ses services bancaires internationaux et de sa conformité aux réglementations en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. Par ailleurs, conformément aux exigences de SWIFT et à l’obligation de transition aux normes ISO 20022 avant le 22 novembre 2025, la BH Bank a été parmi les premières banques du secteur à adopter avec succès le format MX CBPR+ pour l’émission et la réception de transactions Swift.

A la fin de son intervention, Monsieur Taoufik MNASRI a remercié les Membres du Conseil d’Administration, les actionnaires et les clients pour leur confiance et soutien. Et il a affirmé qu’il est confiant quant à la détermination de la Direction Générale et de l’adhésion et dévouement de tout le personnel de la Banque ainsi qu’au soutien des actionnaires pour relever les défis. Et ce, afin de permettre à la banque de surmonter la situation particulière actuelle et de consolider ses performances.

Des résultats en repli, portés par la montée du coût du risque

Prenant la parole Monsieur Lotfi BEN HAMMOUDA, Directeur Général par Intérim, a indiqué que la BH Bank a poursuivi la mise en œuvre de sa stratégie de développement, axée sur le développement commercial et le renforcement des relations clients, le soutien à l’innovation et l’amélioration de la qualité des services bancaires pour répondre aux attentes des clients et s’adapter aux transformations digitales du secteur financier. Il a ajouté que la BH Bank a veillé à ce que son développement commercial repose sur des principes solides et soit conforme aux normes en vigueur. Parallèlement, elle a accordé une importance croissante à la responsabilité sociétale et environnementale, en l’intégrant au cœur de sa démarche stratégique. Cette démarche vise non seulement à soutenir le développement économique et social. Mais elle a aussi pour objectif de garantir un développement durable, de contribuer à l’amélioration du capital humain, de servir l’intérêt général et d’assurer un avenir meilleur aux générations futures.

En ce qui concerne l’activité de la Banque, il a précisé que les ressources de la clientèle ont progressé de 11,3 % en 2025. Avec un afflux supplémentaire de 1 019,9 millions de dinars. Ce qui permet à la banque d’atteindre une part de marché de 9,4 %.

Quant à l’encours total des crédits bruts à la clientèle, il a atteint 12.223,3 MD. Permettant ainsi à la banque de se positionner au troisième rang des banques avec 12,1 % du total des crédits nets accordés à la clientèle.

En termes de revenus, les activités de la banque ont généré un Produit Net Bancaire de 692,6 millions de dinars; contre 701,2 millions de dinars à fin 2024. Ce léger repli s’explique par une diminution de la marge d’intérêt de 84,6 millions de dinars et une baisse des commissions nettes de 11,3 millions de dinars. Lesquelles sont compensées par une amélioration significative de 87,3 millions de dinars des gains sur portefeuille titre.

Monsieur BEN HAMMOUDA a précisé que les frais généraux ont augmenté de 35 millions de dinars (13,4 %) par rapport à 2024. Cette hausse s’explique notamment par une augmentation de la masse salariale de 17,5 millions de dinars liée aux nouveaux recrutements et à l’intégration des intérimaires conformément à la nouvelle réglementation, ainsi que par une augmentation similaire des frais généraux d’exploitation.

En raison d’une baisse du produit net bancaire de 8,6 millions de dinars, le résultat brut d’exploitation s’est établi à 402,5 millions de dinars.

Quant aux dotations aux provisions, un montant de 326,2 millions de dinars a été constitué; contre 304,2 millions de dinars en 2024. Ce qui a eu un impact positif sur le taux de couverture, qui a atteint 59,6 % à fin 2025; contre 54,9 % à fin 2024.

La conjoncture économique exceptionnelle et les difficultés rencontrées par les secteurs de l’exportation d’huile d’olive et de la promotion immobilière ont eu un impact négatif sur la part des prêts classés. Cette part dans le total des prêts accordés ayant augmenté à 20,57 %, contre 19,40 % à fin 2024.

La Banque a clôturé l’exercice comptable 2025 avec un bénéfice net de 39,8 millions de dinars; contre 70,4 millions de dinars en 2024. Cette régression est due à l’augmentation du coût de risque.

En ce qui concerne les ratios légaux, M. BEN HAMMOUDA a mentionné que le ratio prêts/dépôts (LTD) s’est amélioré à 101,7 %. Tandis que le ratio de liquidité à court terme (LCR) a progressé à 167,6 %. Cette augmentation reflète la capacité de la Banque à faire face à ses engagements immédiats, dans des conditions normales ou exceptionnelles, ainsi que l’amélioration de sa capacité à gérer le risque de liquidité, garantissant ainsi la continuité de son activité bancaire.

Quant au Groupe BH, un résultat consolidé net de 42,9 millions de dinars a été réalisé; contre 71 millions de dinars en 2024.

Il a précisé dans ce cadre que les premiers résultats enregistrés par la BH Bank en 2026 s’inscrivent en territoire positif avec une évolution du produit net bancaire, durant le premier trimestre de 5 % par rapport à la même période de l’exercice 2024. Quant à l’encours des dépôts, il a progressé de 6,9 % par rapport à la même période de l’exercice écoulé.

Transformation digitale et RSE : deux piliers d’une banque en mutation

M. BEN HAMMOUDA a précisé que la Banque a poursuivi en 2025 la mise en œuvre de sa stratégie de développement en renforçant la relation client, en améliorant la qualité des services et en développant des solutions financières innovantes. Ce qui a consolidé sa compétitivité et son positionnement sur le marché. Tout en maintenant un développement commercial rentable, sain et conforme aux exigences règlementaires.

Monsieur Lotfi BEN HAMMOUDA a ajouté que la BH BANK a franchi un pas important vers l’implémentation du nouveau Système d’Information Transact T24, pilier de la transformation digitale de la Banque, avec le démarrage du cursus de formation dédié.

Sur le plan de la responsabilité sociétale, l’année 2025 a marqué une étape importante avec la publication du premier rapport de durabilité. Et ce, dans le cadre d’un programme soutenu par la Bourse de Tunis et la Société Financière Internationale (IFC) pour l’intégration des critères ESG.

La Banque a également renforcé ses actions sociales et de partenariat avec plusieurs ministères, notamment le ministère de l’Éducation et le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfant et des Personnes âgées. Et ce, conformément aux accords signés à travers la rénovation des écoles, le soutien au transport scolaire, l’équipement des établissements et l’amélioration des infrastructures des centres de la jeunesse et l’enfance.

Elle a poursuivi sa stratégie RSE 2025–2027 avec le lancement de projets structurants tels que la certification ESG 1000 et le projet d’évaluation de son empreinte carbone.

De même, la Banque a intensifié ses initiatives solidaires en faveur des familles à faibles revenus, notamment durant le mois saint de Ramadan et la rentrée scolaire. Tout en soutenant les activités sportives et les efforts de l’État en matière de développement et en veillant à la consolidation des valeurs de solidarité nationale. Elle a également accordé une attention particulière à la santé, à la sensibilisation et à l’éducation financière. Confirmant ainsi son rôle d’entreprise citoyenne engagée dans le développement durable et le bien-être social.

Un cap maintenu, des perspectives encourageantes

Concluant son intervention Monsieur BEN HAMMOUDA a réaffirmé que malgré tous les défis, la Banque continuera de jouer pleinement son rôle pour répondre aux besoins de ses clients, soutenir les efforts de l’Etat pour la concrétisation de sa politique économique et sociale. Et ce, notamment en matière de financement de l’Habitat et d’accompagnement des investissements stratégiques des établissements publics.

Il a réitéré l’engagement de la Banque dans l’appui du programme des entreprises communautaires, à travers le financement, l’accompagnement, l’assistance technique ainsi que la réussite de la campagne de communication y afférente. Conformément à la convention signée entre la Banque et le Ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi.

Il a remercié les membres du Conseil d’Administration, les actionnaires et les clients pour leur confiance et soutien ainsi que l’ensemble du personnel pour son dévouement et son engagement.

Clôturant les travaux, le président de l’AGO, M. Taoufik MNASRI, a assuré qu’en dépit des circonstances nationales et internationales particulières, la Banque, avec le fort soutien de ses actionnaires, s’emploiera à développer ses activités, tout en poursuivant la concrétisation de ses projets stratégiques. Elle s’engage à améliorer ses résultats et à renforcer sa position sur le marché à travers un développement rentable, sain et durable.

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Hajj et Omra : l’Arabie saoudite durcit les mesures pour les pèlerins

Si vous souhaitez effectuer votre pèlerinage aux Lieux Saints de l’islam, ceci vous concerne.

Dans un communiqué rendu public à l’attention des musulmans, le ministère saoudien du Hajj et de l’Omra assure que l’application stricte de la politique « Pas de Hajj sans permis » fait suite à son engagement à protéger les droits des pèlerins autorisésCette mesure garantit que chaque visiteur des Lieux Saints bénéficie des services de haute qualité auxquels il a droit ».

Le ministère ajoute que « les individus non autorisés génèrent une surpopulation et saturent les infrastructures publiques. Ce qui nuit à l’efficacité de l’ensemble de l’écosystème de services ». Par conséquent, les autorités rappellent que « toute violation des réglementations du Hajj expose les contrevenants à des poursuites judiciaires et à des sanctions officielles ». 

Au passage, les autorités saoudiennes mettent en garde contre les publicités mensongères sur les réseaux sociaux qui promeuvent des services de pèlerinage illégaux.

De ce fait, et afin d’« assurer une conformité mondiale, le ministère coordonne ses efforts avec les bureaux des affaires du Hajj à travers le monde. Et ce, afin de sensibiliser les pèlerins sur le caractère obligatoire de l’obtention d’un permis officiel avant leur arrivée ». Et le respect de ces règles, ajoutent les autorités en charge du Hajj et de la Omra, « sert l’intérêt collectif. De même qu’il favorise un environnement spirituel serein ». Lequel est à même de permettre aux fidèles de se concentrer sur leurs rituels en toute sérénité.

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Emirats- OPEP : je t’aime… moi non plus !

Avec le départ des Emirats arabes unis, l’OPEP affronte sa « plus grave crise existentielle »; une rupture brutale sur fond de rivalité avec l’Arabie saoudite. Les dessous d’un divorce pas à l’amiable!

Séisme dans le pétrole mondial en pleine guerre au Moyen-Orient. À la surprise générale, les Emirats arabes unis claquent la porte à l’OPEP, qui regroupait jusqu’ici 12 pays producteurs (l’Algérie, l’Arabie Saoudite, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, l’Iran, l’Irak, le Koweït, la Libye, le Nigéria, le Venezuela et les Émirats arabes unis), ainsi que son alliance élargie à l’OPEP+, soit dix autres pays dont Moscou. Et ce, à compter du 1er mai prochain.

Pourquoi le richissime émirat du Golfe a-t-il choisi de rompre les liens avec le cartel des pays producteurs de l’or noir en ce timing précis? Et que seront les conséquences de cette rupture unilatérale?

S’affranchir du diktat saoudien

Il n’y avait guère de mystère : producteurs de quelque 3,4 millions de barils par jour avant le conflit, les Émirats arabes unis n’ont cessé, ces dernières années, d’afficher leurs divergences avec l’OPEP. En claquant aujourd’hui la porte, ils donnent corps à une frustration ancienne face à des quotas jugés trop contraignants. Abou Dhabi veut pomper davantage pour financer sa transformation économique et préparer l’après-pétrole, autrement dit, regagner des marges de manœuvre. En face, l’OPEP, sous la houlette de Riyad, continue de serrer la vis afin de soutenir les prix autour des 100 dollars le baril.
D’ailleurs, le ministre de l’Énergie des EAU a été très clair à ce sujet en déclarant mardi dernier à Reuters que le fait de quitter les deux organisations « offrait à Abou Dhabi une certaine souplesse, le pays n’ayant plus aucune obligation envers le groupe ».
Il a précisé que les EAU n’avaient pas consulté directement d’autres pays, ni l’Arabie saoudite, avant de prendre cette décision.

L’OPEP dans la tourmente

A noter que le retrait surprise du pays richissime du Golfe, membre depuis 1967 de l’organisation fondée en 1960, est de nature à semer le désordre et affaiblir le cartel. Lequel s’efforce en général de présenter un front uni malgré des désaccords internes sur toute ‌une série de questions allant de la géopolitique aux quotas de production.
Et ce d’autant plus que les pays producteurs de l’OPEP du Golfe ⁠ont déjà du mal à acheminer leurs exportations via le détroit d’Ormuz, une voie navigable au large de l’Iran par laquelle transite habituellement un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux.

Rivalité géostratégique

Or non seulement ce divorce inattendu risque de fragiliser davantage l’Opep, mais il impactera surtout son chef de file de facto, l’Arabie saoudite avec qui les Emirats entretiennent une intense rivalité. Et ce, à un moment où la guerre en Iran a provoqué un choc énergétique majeur et déstabilisé l’économie mondiale.

C’est que les Saoudiens et les Émiratis entretiennent une rivalité grandissante. Ils sont rivaux au Yémen ; Abu Dhabi soutient les séparatistes dans le sud du Yémen; alors que Riyad soutient le gouvernement. Ils le sont aussi en Libye et au Soudan. Pis : les Émirats ont signé les accords d’Abraham contrairement à l’Arabie Saoudite.

D’autre part, en claquant avec fracas la porte à l’OPEP, Abou Dhabi, plaque tournante des affaires régionales et l’un des alliés les plus importants de Washington, a voulu aussi marquer son « mécontentement » par rapport à une « insuffisante solidarité » des capitales du Golfe face aux nombreuses attaques iraniennes depuis le 28 février.

Ainsi, « les pays du Conseil de coopération du Golfe se sont soutenus mutuellement sur le plan logistique, mais sur les plans politique et militaire, je pense que leur position a été la plus faible de toute leur histoire », a déploré lundi Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Émirats arabes.
« Je m’attendais à cette position de faiblesse de la part de la Ligue arabe et cela ne me surprend pas, mais je ne m’y attendais pas de la part du Conseil de coopération du Golfe et cela me surprend », a-t-il ajouté.

Effet domino

Pour autant, le départ des Emirats sonnera-t-il le glas de l’OPEP ? C’est sa « plus grave crise existentielle » depuis sa création, assure un analyste du marché pétrolier. Surtout que cette décision  risque d’ouvrir la voie à d’autres pays qui souhaitent augmenter leur production pétrolière. A l’instar du Venezuela convoité par les Américains et qui possède les plus grandes réserves prouvées au monde. Qui sera le prochain sur la liste?

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Bruxelles sous tension : choc frontal pour un budget XXL

Le Parlement européen a placé la barre très haut pour le prochain budget septennal de l’Union européenne (2028-2034), en approuvant, à une large majorité, sa position de négociation et en lançant une confrontation institutionnelle particulièrement ardue avec les États membres. Les eurodéputés réclament un budget supérieur à 2 000 milliards d’euros, soit 1,38 % du PIB de l’UE, contre 1,26 % proposés par la Commission.

La position des députés européens repose essentiellement sur la nécessité d’un budget plus ambitieux et plus solide, véritable outil d’investissement. Ils réclament près de 200 milliards d’euros de dépenses supplémentaires pour soutenir l’agriculture, les régions et la compétitivité industrielle, ainsi qu’un renforcement des financements alloués à l’innovation, à la transition écologique et numérique, à la défense et à l’éducation.

Dans le même temps, ils rejettent le modèle « un plan par État membre » promu par la Commission, avertissant qu’une telle approche nuirait à la cohésion, et insistent sur le maintien de fonds distincts pour la politique agricole commune, la cohésion et le Fonds social européen.

L’enjeu est donc de taille, car l’UE est appelée à poursuivre ses politiques de cohésion traditionnelles. Par ailleurs, le remboursement de la dette du fonds de relance NextGenerationEU débutera en 2028, et le Parlement souhaite qu’il soit hors plafond de dépenses. Ce qui accroît encore les besoins budgétaires.

Dans ce contexte, les députés européens réclament de nouvelles ressources propres pour l’UE, notamment provenant des services numériques et des grandes entreprises technologiques, afin de financer le budget sans faire peser une charge excessive sur les contributions nationales.

Les négociations s’annoncent particulièrement difficiles, car la décision finale requiert l’unanimité du Conseil, où des pays comme l’Allemagne et les Pays-Bas sont favorables à un budget plus limité et à une discipline budgétaire accrue.

Nouvelles et anciennes priorités, dettes et contributions nationales dans l’équation

Face à ces « pressions », la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a souligné que l’« équation » du prochain budget est inévitablement complexe : il faut accroître les investissements dans les priorités nouvelles et anciennes, rembourser la dette et, simultanément, limiter les contributions nationales. Selon elle, la seule solution réaliste est la création de nouvelles ressources propres. « Sans elles, a-t-elle averti, le choix est clair : soit augmenter les contributions nationales, soit réduire les capacités budgétaires, c’est-à-dire réduire l’Europe à un moment où elle en a plus que jamais besoin ».

Chypre, qui assure la présidence tournante de l’Union européenne, devrait présenter en juin un premier cadre de négociation (negobox) assorti de chiffres indicatifs. Officiellement, l’objectif est de conclure les négociations d’ici la fin de l’année, même si plusieurs diplomates européens jugent ce calendrier trop optimiste.

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La liberté de la presse en chute historique en 2025

La liberté de la presse dans le monde a atteint en 2025 son niveau le plus bas depuis 25 ans. C’est ce qu’il ressort du classement publié le 30 avril par Reporters sans frontières (RSF), qui met en évidence une dégradation généralisée marquée par des pressions accrues sur les journalistes et les médias à l’échelle mondiale. Et ce même dans les « démocraties occidentales ». C’est dire.

D’après l’organisation Reporters sans frontières, plus de la moitié des pays évalués, soit 94 sur 180, se trouvent désormais dans une situation qualifiée de « difficile » ou « très grave », contre une proportion nettement plus faible au début des années 2000, rapportent nos confrères de France24. Parallèlement, la part de la population mondiale vivant dans un pays où la liberté de la presse est jugée « bonne » est tombée sous la barre de 1 %. Seuls cinq pays, principalement situés en Europe du Nord (Norvège, Estonie, Pays-Bas, Suède, Finlande) figurent encore dans cette catégorie. La France se classe à la 25e place, avec une situation qualifiée de « plutôt bonne », ajoute la même source.

Le rapport souligne que « les atteintes à la liberté de la presse prennent des formes multiples, incluant des pressions économiques, politiques et juridiques, en plus des violences physiques, des détentions et des assassinats de journalistes ».

Dans le classement, on remarquera le fort recul des États-Unis, qui occupent désormais la 64e position, « dans un contexte d’attaques répétées contre les médias et de décisions affectant le financement de l’audiovisuel extérieur ».

A noter cependant que les Etats-Unis ne sont pas les seuls à reculer dans le classement. C’est le cas par exemple du Salvador, de la Géorgie, du Niger (qui perd 37 places en 2025), du Burkina Faso et du Mali, selon l’organisation. Figurent également parmi les mal classés la Russie, l’Iran, la Chine et l’Arabie saoudite. A cet égard, la Tunisie se classe à la 137e position devant la Libye (138e) et le Rwanda (139e), l’Algérie (145e); mais elle est devancée par le Maroc (105e).

RSF met en exergue le durcissement du cadre légal de l’exercice de la profession dans de nombreux pays, ainsi que « le recours croissant aux poursuites judiciaires pour intimider les journalistes ». Signalant toutefois « l’entrée en vigueur de nouvelles réglementations européennes visant à protéger la liberté des médias » selon France24.

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La Fed maintient inchangé son taux d’intérêt directeur

La Réserve fédérale a maintenu, mercredi 29 avril, son taux directeur inchangé entre 3,50 % et 3,75 %, comme prévu. Et ce, dans un contexte de prix de l’énergie élevés et d’impasse dans les négociations sur le conflit au Moyen-Orient. 

Dans les détails, quatre membres de la Réserve fédérale ont voté contre cette décision, soit le plus grand nombre de voix dissidentes depuis 1992. En effet, Stephen Miran a voté en faveur d’une baisse des taux de 25 points de base, ainsi que trois autres, en l’occurrence Beth Hammack (présidente de la Fed de Cleveland), Neel Kashkari (président de la Fed de Minneapolis) et Lorie Logan (présidente de la Fed de Dallas).

Ces trois derniers étaient opposés au maintien des taux inchangés, mais n’ont pas non plus soutenu l’inclusion d’une orientation accommodante en matière de politique monétaire dans la déclaration du jour. La phrase avec laquelle les trois étaient en désaccord était la suivante : « Pour déterminer l’ampleur et le calendrier des ajustements supplémentaires à la fourchette cible du taux des fonds fédéraux, le Comité évaluera attentivement les données, l’évolution des perspectives et l’équilibre des risques ».

« L’inflation est élevée, reflétant en partie la récente hausse des prix mondiaux de l’énergie » a déclaré la Fed dans un communiqué, revenant sur un précédent communiqué qui la qualifiait de « légèrement élevée ». « L’évolution de la situation au Moyen-Orient contribue à un niveau élevé d’incertitude quant aux perspectives économiques » précise le communiqué.

Parallèlement à l’inflation accrue, « le taux de chômage a peu évolué ces derniers mois ». Tandis que l’économie continue de croître « à un rythme soutenu » ajoute le communiqué.

A rappeler par ailleurs que la commission bancaire du Sénat a voté par 13 voix contre 11 pour confirmer Kevin Warsh comme président de la Fed, ouvrant la voie à la confirmation finale du candidat de Trump par le Sénat au complet avant la fin du mandat de Powell le 15 mai.

La conférence de presse de Jerome Powell qui a suivi l’annonce a ressemblé davantage à un adieu, lui qui a entretenu l’une des relations les plus controversées avec le président américain dans l’histoire de l’institution, qu’à une orientation sur les futures mesures de politique monétaire.

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Le paradoxe perse : survivre au chaos

L’Iran offre aujourd’hui le spectacle saisissant d’une économie de siège qui, bien que malmenée par une inflation galopante frôlant les 50,6 % et un rial en chute libre atteignant 1,8 million pour un dollar en ce mois d’avril 2026, semble dotée d’une résilience qui défie les lois classiques de la macroéconomie.

Face à un blocus naval et des sanctions qui étranglent le pays depuis près de cinquante ans, la société iranienne ne s’effondre pas, mais s’adapte par une ingéniosité née de la nécessité. Ce paradoxe s’explique par une structure sociale soudée, où le marché parallèle et une économie de subsistance sophistiquée permettent aux citoyens de naviguer dans la tourmente, malgré une détérioration brutale de leur pouvoir d’achat.

Loin de briser la cohérence nationale, cette pression extérieure prolongée semble avoir paradoxalement cimenté un sentiment de « résistance économique », transformant chaque foyer en une micro-unité de survie capable d’absorber des chocs qui, ailleurs, auraient provoqué une implosion systémique.

Ainsi, l’Iran prouve que la stabilité d’une nation ne se mesure pas uniquement à la force de sa monnaie, mais à la profondeur de son ancrage culturel et à sa capacité historique à endurer l’isolement.

Au-delà des chiffres qui condamnent et des frontières qui emprisonnent, il reste ce fait brut, presque mystique : le rial peut bien s’effondrer jusqu’au néant, l’Iran, lui, refuse obstinément de disparaître, transformant ses cicatrices économiques en armure invisible d’un peuple qui a appris à respirer là où les autres auraient déjà étouffé.

 

Par : Mahjoub Lotfi Belhedi

Stratège en réflexion IA

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Citi propulse Karim Tannir aux commandes du Moyen-Orient et de l’Afrique

Citi annonce, dans un communiqué, la nomination du banquier Karim Tannir en tant que directeur de la région Moyen-Orient et Afrique (MEA), basé à Dubaï. Il compte plus de 30 ans d’expérience dans la région ; il a notamment passé plus de 25 ans chez J.P. Morgan. La banque précise que cette décision s’inscrit dans une série de nominations de haut niveau entre Dubaï et Londres visant à renforcer la franchise internationale de la banque.

Dans ces nouvelles fonctions et à partir de Dubaï, Karim Tannir supervisera ainsi les activités de Citi sur 59 marchés de la zone MEA, « pilotant la stratégie client, la croissance de la franchise régionale du groupe, ainsi que les relations avec les régulateurs et les principales parties prenantes », souligne Citi.

De son côté, Ebru Pakcan, qui occupait jusque là le poste de directrice de la région Moyen-Orient et Afrique (MEA), a été nommée directrice des opérations pour les franchises internationales et historiques, illustrant l’accent mis par Citi sur l’excellence opérationnelle et la croissance à l’échelle mondiale.

Mary McNiff, pour sa part, continuera de diriger le “programme de simplification des politiques à l’échelle du groupe“, actuellement en pleine expansion.

Enfin, Ernesto Torres Cantú, responsable de l’international chez Citi, a déclaré dans le communiqué à la suite de ces nominations : « Alors que les activités transfrontalières deviennent plus complexes et plus cruciales pour nos clients, la solidité de notre franchise internationale importe plus que jamais ».

Le responsable de l’activité bancaire de Citi, Vis Raghavan, abonde dans le même sens : « Notre franchise dans la région maintient sa dynamique de performance, et nous restons engagés au Moyen-Orient sur le long terme ».

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La Russie craint l’éclatement d’OPEP+

Le ministre russe des Finances, Anton Silouanov, a déclaré que la décision des Émirats arabes unis de quitter l’OPEP signifie que les pays producteurs de pétrole augmenteront leur production. Ce qui entraînera une baisse des prix mondiaux du pétrole à l’avenir.

La Russie est membre du groupe OPEP+ et coordonne sa politique avec les autres pays membres de l’OPEP. Elle est considérée comme la principale bénéficiaire de la flambée des prix mondiaux du pétrole due à la guerre au Moyen-Orient.

« Aujourd’hui (mercredi), nous apprenons que l’un des pays, les Émirats arabes unis, quitte l’OPEP. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que le pays peut produire autant de pétrole que ses capacités de production le permettent et l’acheminer vers le marché », a déclaré Silouanov.

La Russie entretient des liens étroits avec les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, principale puissance de l’OPEP. « Si les pays de l’OPEP exercent leur politique de manière coordonnée (après le retrait des Émirats arabes unis) et produisent autant de pétrole que leurs capacités de production le permettent et autant qu’ils le souhaitent, les prix baisseront en conséquence », a-t-il ajouté.

Pour l’instant, la hausse des prix du pétrole est due au blocus du détroit d’Ormuz et ses prévisions de surproduction se référaient à l’éventualité d’une réouverture du passage dans le futur.

Pour sa part, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué que la décision des Émirats arabes unis de se retirer de l’OPEP ne signifie en aucun cas la fin du groupe OPEP+ (des principaux pays producteurs de pétrole). Tout en ajoutant que la Russie restera membre du groupe.

Par ailleurs, le ministère de l’Énergie du Kazakhstan a déclaré que son pays n’envisageait pas de quitter l’OPEP+, au lendemain de l’annonce par les Émirats arabes unis de leur retrait de ce groupe, dans un contexte de crise énergétique provoquée par la guerre en Iran.

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Le pétrole s’envole, le Brent dépasse les 125 dollars le baril 

Suite à l’annonce par le président américain d’un blocus prolongé du détroit d’Ormuz, les prix du pétrole ont enregistré une hausse importante, dépassant les 125 dollars,  jeudi 30 avril.

Les prix du pétrole se sont envolés cette semaine après que des rapports ont montré que le président américain Donald Trump se préparait à un blocus naval prolongé contre l’Iran. Les inquiétudes concernant un tel scénario ont été exacerbées par des rapports indiquant que plusieurs hauts dirigeants pétroliers américains ont rencontré Trump à la Maison Blanche pour discuter de la manière de limiter davantage les retombées du conflit sur les familles américaines.

Un blocus naval prolongé devrait voir l’Iran maintenir le détroit d’Ormuz bloqué en représailles. Ce qui présage davantage de perturbations de l’approvisionnement pétrolier mondial.

A rappeler que les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran ont largement échoué. Et ce, en raison de désaccords sur les activités nucléaires de l’Iran.

Le pétrole avait brièvement marqué une pause après que les Émirats arabes unis ont annoncé qu’ils quitteraient l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) cette semaine. Mais les Émirats arabes unis sont peu susceptibles d’augmenter leur production à court terme en raison des perturbations causées par la guerre en Iran.

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Main-d’œuvre : la France puise dans le marché du travail tunisien

La Tunisie et la France lancent le programme de coopération THAMM+ pour la période 2026-2029 afin de renforcer la mobilité professionnelle entre les deux pays. Doté d’un financement de 4 millions d’euros de l’Union européenne dans le cadre de l’instrument NDICI/Global Europe, ce dispositif prévoit plus de 2 500 recrutements de travailleurs tunisiens en France et la formation complémentaire d’environ 2 000 personnes dans plusieurs secteurs en tension.

C’est ce qu’on lit dans un document que nous a fait parvenir le service de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), par l’intermédiaire de l’ambassade de France en Tunisie.

Mis en œuvre par l’Office français de l’immigration et de l’intégration en partenariat avec plusieurs institutions tunisiennes, le programme s’inscrit dans le prolongement du projet THAMM déployé entre 2022 et 2025. Il repose sur le développement de cinq schémas de mobilité professionnelle dans des domaines identifiés comme prioritaires par les deux pays, notamment l’agriculture, les métiers du soin et de l’aide à la personne, le transport et la logistique, l’industrie ainsi que le tourisme, l’hôtellerie et la restauration, explique le document.

L’analyse montre que le dispositif vise à structurer des parcours professionnels intégrant formation et placement. Le document indique que les candidats sélectionnés bénéficient d’une préparation en Tunisie afin de répondre aux exigences des employeurs français et de faciliter leur insertion professionnelle à l’arrivée.

Parmi les institutions tunisiennes impliquées dans le processus, on cite entre autres le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI), l’Agence tunisienne de formation professionnelle, l’Agence de formation aux métiers du tourisme, ainsi que plusieurs structures relevant des ministères de la Santé et du Transport et d’organisations professionnelles telles que l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat et la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement.

Migration circulaire et renforcement des outils institutionnels

Le programme s’appuie sur le principe de « migration circulaire », qui prévoit des mobilités professionnelles temporaires. Les travailleurs concernés acquièrent une expérience en France avant de pouvoir valoriser les compétences acquises à leur retour en Tunisie. Ce modèle est présenté comme une modalité de mobilité encadrée permettant d’alterner des périodes d’activité en Europe et dans le pays d’origine.

THAMM+ prévoit également un renforcement des outils institutionnels liés au marché du travail. Plusieurs projets de digitalisation doivent être déployés, notamment l’extension du système d’information pour la gestion de la formation professionnelle privée, la mise en place d’une plateforme de veille sur les dynamiques du marché de l’emploi et la numérisation du traitement des offres d’emploi internationales et du suivi des recrutements.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Partenariat des talents entre la Tunisie et l’Union européenne, dont la feuille de route a été adoptée en juin 2025. Ce cadre de coopération prévoit le développement de formations qualifiantes, la mise en place de voies légales de migration et la création d’emplois dans des secteurs identifiés comme stratégiques.

Les données récentes illustrent l’importance des mobilités professionnelles entre les deux pays. Ainsi, en 2025, environ 5 000 travailleurs saisonniers tunisiens ont été recrutés en France et près de 35 % des visas délivrés aux ressortissants tunisiens l’ont été pour des motifs professionnels.

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Kaïs Saïed: « La Tunisie réaffirme sa fidélité à ses choix souverains et son autonomie »

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu dans l’après-midi du 29 avril, au palais de Carthage, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhair Nouri. Ces derniers lui ont présenté les résultats de leur participation aux Assemblées de printemps du FMI et de la Banque mondiale.

Le chef de l’État a réaffirmé que la Tunisie, fidèle à ses choix souverains et à son autonomie, a obtenu des avancées notables, notamment dans le contrôle de l’inflation et l’amélioration des indicateurs de croissance. Il a insisté pour que ces progrès se traduisent concrètement dans la vie quotidienne des citoyens, via un meilleur accès à la santé, aux transports, à l’éducation et à la protection sociale.

Refusant tout diktat ou pression extérieure, Kaïs Saïed a promis que la voix tunisienne retentira haut et fort sur la scène internationale. Il a salué la résilience du peuple tunisien, qui a déjoué les pronostics de faillite des sceptiques : « Quand il s’agit de la patrie, le Tunisien rend l’impossible possible ».

Dans la foulée, le chef de l’Etat a reçu les états financiers 2025 de la BCT, accompagnés du rapport des commissaires aux comptes.

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Valorisation des déchets : 500 tonnes d’engrais produites en 2025

En 2025, la Tunisie a produit environ 500 tonnes d’engrais grâce au programme de compostage lancé en 2024, selon l’Agence nationale de gestion des déchets (ANGED). Ce projet a permis la mise en place d’une station pilote de valorisation des déchets verts et des déchets issus des marchés municipaux.

Ces résultats ont été présentés le 28 avril à Sousse lors d’une conférence nationale consacrée à la valorisation des déchets organiques, qui représentent près de 60 % des déchets ménagers. L’objectif est de réduire leur déversement dans la nature et d’alléger la pression sur les décharges.

Par ailleurs, le Programme national de promotion du compostage individuel, lancé en 2013, a permis de conclure plus de 40 accords et de produire en moyenne 150 tonnes d’engrais par an.

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Tunisie – Les pluies redonnent souffle aux barrages

La situation des barrages tunisiens s’améliore nettement. Dans une déclaration exclusive à l’économiste maghrébin, Tarek Makhzoumi, membre du bureau exécutif de l’UTAP, évoque des niveaux de remplissage « très satisfaisants », notamment ceux situés au nord du pays.

Selon lui, les 22 barrages du nord, ainsi que ceux de Zaghouan et du Cap Bon, affichent des réserves qu’il juge « très bonnes ». Le barrage de Beni M’tir a même atteint un taux de remplissage de 100 %, ayant nécessité deux opérations de déversement début avril vers le barrage de Bouhertma, dont les eaux rejoignent ensuite le barrage stratégique de Sidi Salem via l’oued Medjerda.

Ces ressources hydriques sont réparties entre l’irrigation agricole et l’alimentation en eau potable, pour le Grand Tunis, le Cap Bon et la région de Sousse, surtout.

Les indicateurs sont en nette progression : le taux de remplissage du barrage de Sidi Salem est passé de 17 % en octobre 2025 à plus de 60 % actuellement. Dans le même temps, la moyenne des autres barrages a grimpé de 21,8 % à près de 70 %.

Toutefois, tout n’est pas encore réglé. Certains ouvrages, notamment dans les régions du centre comme le barrage de Sidi Saad à Kairouan, restent en deçà des niveaux attendus.

Pour Tarek Makhzoumi, cette amélioration s’explique par les importantes précipitations enregistrées entre janvier et avril 2026, avec des retombées positives sur les nappes phréatiques, les cultures, les pâturages, ainsi que les oliveraies et les arbres fruitiers.

Indemnisations toujours en attente

Malgré l’amélioration de la situation hydrique, les agriculteurs affectés par les pertes des campagnes 2023 et 2024 attendent toujours le versement des indemnisations du Fonds d’indemnisation des calamités agricoles. Le responsable de l’UTAP rassure en soulignant que les procédures progressent, avec la publication d’un arrêté ministériel et la finalisation des listes des bénéficiaires. Il espère désormais un déblocage rapide des fonds pour permettre aux agriculteurs de poursuivre la présente campagne dans de meilleures conditions.

Un enjeu clé pour la production nationale

En conclusion, Tarek Mokhzoumi appelle à un soutien renforcé du secteur agricole pour sécuriser la campagne en cours et préserver la production nationale. Il souligne que chaque gain de rendement permet non seulement de réduire la facture des importations, mais aussi de libérer des ressources pour investir dans les intrants et moderniser les technologies agricoles.

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Transition énergétique : BNA Assurances déploie les premières bornes de recharge pour véhicules électriques

BNA Assurances, filiale du Groupe Banque Nationale Agricole (BNA), marque une étape historique en devenant la première compagnie d’assurance en Tunisie à équiper ses locaux de bornes de recharge pour véhicules électriques. Cette initiative vise à promouvoir la mobilité durable et à réduire l’empreinte carbone du secteur financier.

Selon un communiqué du groupe public, cette opération concrétise ses engagements en matière de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). L’installation de ces infrastructures s’inscrit dans une politique globale de modernisation, destinée à encourager l’adoption de solutions de transport bas-carbone tant chez les clients que chez le personnel.

Une vision stratégique axée sur l’innovation

Cette démarche s’aligne sur la vision stratégique du Groupe BNA, qui ambitionne de concilier performance économique et innovation technologique. Elle intervient dans un contexte national d’accélération de la transition énergétique, où le déploiement de bornes de recharge devient un levier structurel pour accompagner l’électrification du parc automobile tunisien. En soutenant financièrement et opérationnellement des projets à forte vocation environnementale et sociale, le Groupe BNA place le développement durable au cœur de ses priorités. Par cette action, l’institution consolide son positionnement en tant que partenaire actif de la transition énergétique en Tunisie.

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SPDIT-SICAF : appel à candidatures pour un administrateur représentant les minoritaires

La Société de Placement et de Développement Industriel et Touristique (SPDIT-SICAF) a lancé un appel à candidatures pour la désignation d’un administrateur représentant les actionnaires minoritaires au sein de son conseil d’administration, pour un mandat de trois ans couvrant les exercices 2026, 2027 et 2028. La sélection se fera par élection lors d’une assemblée réservée aux minoritaires, avant ratification par l’assemblée générale ordinaire de 2026.

Le candidat doit être une personne physique détenant au plus 0,5% du capital de la société, soit 140.000 actions, et justifier d’une maîtrise ou d’un diplôme équivalent ainsi que d’au moins dix ans d’expérience dans la gouvernance d’entreprise industrielle ou financière. L’appel fixe aussi plusieurs conditions d’éligibilité et d’incompatibilité liées notamment aux liens avec la société, son groupe, ses dirigeants ou certaines activités réglementées.

Les dossiers de candidature doivent être déposés au siège de la SPDIT à Tunis, sous pli fermé portant la mention « A NE PAS OUVRIR », au plus tard le mercredi 13 mai 2026 à 13h00. Le dossier doit notamment comprendre une lettre de candidature, un CV, une copie de la CIN, une déclaration sur l’honneur, un bulletin n°3, les diplômes et une attestation de propriété des actions.

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UBA : le grand basculement vers l’Afrique francophone

Pendant deux ans, la chute du naira a camouflé une vérité qui saute aux yeux dans les comptes 2025 : les filiales d’UBA en zone franc (UEMOA et CEMAC) sont devenues le vrai moteur de profits du groupe, éclipsant la maison-mère nigériane. C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin.

L’UEMOA brille toujours en tête, avec 217 milliards de nairas de bénéfice net en 2025, soit +45% sur un an. La Côte d’Ivoire tire tout : 125 milliards, en hausse de 125%, et près de 39% du total zone CFA. Grâce à des intérêts en hausse, moins de risques sur les prêts et des entreprises clientes ultra-dynamiques.

Ailleurs en UEMOA, c’est mitigé : le Burkina et le Bénin avancent bien, le Sénégal patine sérieusement et le Mali stagne.
Côté CEMAC, ça freine : 106 milliards de bénéfices nets, -21%. Le Cameroun recule à cause de provisions plus lourdes sur les créances douteuses. Le Congo-Brazzaville résiste bien, et le Gabon reste stable.

Une réussite… mais fragile

Ça prouve le coup de génie d’UBA et de Tony Elumelu en Afrique francophone : une rentabilité que peu de banques nigérianes ont réussi à copier.

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