Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

Tunisie – Les pluies redonnent souffle aux barrages

La situation des barrages tunisiens s’améliore nettement. Dans une déclaration exclusive à l’économiste maghrébin, Tarek Makhzoumi, membre du bureau exécutif de l’UTAP, évoque des niveaux de remplissage « très satisfaisants », notamment ceux situés au nord du pays.

Selon lui, les 22 barrages du nord, ainsi que ceux de Zaghouan et du Cap Bon, affichent des réserves qu’il juge « très bonnes ». Le barrage de Beni M’tir a même atteint un taux de remplissage de 100 %, ayant nécessité deux opérations de déversement début avril vers le barrage de Bouhertma, dont les eaux rejoignent ensuite le barrage stratégique de Sidi Salem via l’oued Medjerda.

Ces ressources hydriques sont réparties entre l’irrigation agricole et l’alimentation en eau potable, pour le Grand Tunis, le Cap Bon et la région de Sousse, surtout.

Les indicateurs sont en nette progression : le taux de remplissage du barrage de Sidi Salem est passé de 17 % en octobre 2025 à plus de 60 % actuellement. Dans le même temps, la moyenne des autres barrages a grimpé de 21,8 % à près de 70 %.

Toutefois, tout n’est pas encore réglé. Certains ouvrages, notamment dans les régions du centre comme le barrage de Sidi Saad à Kairouan, restent en deçà des niveaux attendus.

Pour Tarek Makhzoumi, cette amélioration s’explique par les importantes précipitations enregistrées entre janvier et avril 2026, avec des retombées positives sur les nappes phréatiques, les cultures, les pâturages, ainsi que les oliveraies et les arbres fruitiers.

Indemnisations toujours en attente

Malgré l’amélioration de la situation hydrique, les agriculteurs affectés par les pertes des campagnes 2023 et 2024 attendent toujours le versement des indemnisations du Fonds d’indemnisation des calamités agricoles. Le responsable de l’UTAP rassure en soulignant que les procédures progressent, avec la publication d’un arrêté ministériel et la finalisation des listes des bénéficiaires. Il espère désormais un déblocage rapide des fonds pour permettre aux agriculteurs de poursuivre la présente campagne dans de meilleures conditions.

Un enjeu clé pour la production nationale

En conclusion, Tarek Mokhzoumi appelle à un soutien renforcé du secteur agricole pour sécuriser la campagne en cours et préserver la production nationale. Il souligne que chaque gain de rendement permet non seulement de réduire la facture des importations, mais aussi de libérer des ressources pour investir dans les intrants et moderniser les technologies agricoles.

L’article Tunisie – Les pluies redonnent souffle aux barrages est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Transition énergétique : BNA Assurances déploie les premières bornes de recharge pour véhicules électriques

BNA Assurances, filiale du Groupe Banque Nationale Agricole (BNA), marque une étape historique en devenant la première compagnie d’assurance en Tunisie à équiper ses locaux de bornes de recharge pour véhicules électriques. Cette initiative vise à promouvoir la mobilité durable et à réduire l’empreinte carbone du secteur financier.

Selon un communiqué du groupe public, cette opération concrétise ses engagements en matière de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). L’installation de ces infrastructures s’inscrit dans une politique globale de modernisation, destinée à encourager l’adoption de solutions de transport bas-carbone tant chez les clients que chez le personnel.

Une vision stratégique axée sur l’innovation

Cette démarche s’aligne sur la vision stratégique du Groupe BNA, qui ambitionne de concilier performance économique et innovation technologique. Elle intervient dans un contexte national d’accélération de la transition énergétique, où le déploiement de bornes de recharge devient un levier structurel pour accompagner l’électrification du parc automobile tunisien. En soutenant financièrement et opérationnellement des projets à forte vocation environnementale et sociale, le Groupe BNA place le développement durable au cœur de ses priorités. Par cette action, l’institution consolide son positionnement en tant que partenaire actif de la transition énergétique en Tunisie.

L’article Transition énergétique : BNA Assurances déploie les premières bornes de recharge pour véhicules électriques est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

SPDIT-SICAF : appel à candidatures pour un administrateur représentant les minoritaires

La Société de Placement et de Développement Industriel et Touristique (SPDIT-SICAF) a lancé un appel à candidatures pour la désignation d’un administrateur représentant les actionnaires minoritaires au sein de son conseil d’administration, pour un mandat de trois ans couvrant les exercices 2026, 2027 et 2028. La sélection se fera par élection lors d’une assemblée réservée aux minoritaires, avant ratification par l’assemblée générale ordinaire de 2026.

Le candidat doit être une personne physique détenant au plus 0,5% du capital de la société, soit 140.000 actions, et justifier d’une maîtrise ou d’un diplôme équivalent ainsi que d’au moins dix ans d’expérience dans la gouvernance d’entreprise industrielle ou financière. L’appel fixe aussi plusieurs conditions d’éligibilité et d’incompatibilité liées notamment aux liens avec la société, son groupe, ses dirigeants ou certaines activités réglementées.

Les dossiers de candidature doivent être déposés au siège de la SPDIT à Tunis, sous pli fermé portant la mention « A NE PAS OUVRIR », au plus tard le mercredi 13 mai 2026 à 13h00. Le dossier doit notamment comprendre une lettre de candidature, un CV, une copie de la CIN, une déclaration sur l’honneur, un bulletin n°3, les diplômes et une attestation de propriété des actions.

L’article SPDIT-SICAF : appel à candidatures pour un administrateur représentant les minoritaires est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

UBA : le grand basculement vers l’Afrique francophone

Pendant deux ans, la chute du naira a camouflé une vérité qui saute aux yeux dans les comptes 2025 : les filiales d’UBA en zone franc (UEMOA et CEMAC) sont devenues le vrai moteur de profits du groupe, éclipsant la maison-mère nigériane. C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin.

L’UEMOA brille toujours en tête, avec 217 milliards de nairas de bénéfice net en 2025, soit +45% sur un an. La Côte d’Ivoire tire tout : 125 milliards, en hausse de 125%, et près de 39% du total zone CFA. Grâce à des intérêts en hausse, moins de risques sur les prêts et des entreprises clientes ultra-dynamiques.

Ailleurs en UEMOA, c’est mitigé : le Burkina et le Bénin avancent bien, le Sénégal patine sérieusement et le Mali stagne.
Côté CEMAC, ça freine : 106 milliards de bénéfices nets, -21%. Le Cameroun recule à cause de provisions plus lourdes sur les créances douteuses. Le Congo-Brazzaville résiste bien, et le Gabon reste stable.

Une réussite… mais fragile

Ça prouve le coup de génie d’UBA et de Tony Elumelu en Afrique francophone : une rentabilité que peu de banques nigérianes ont réussi à copier.

L’article UBA : le grand basculement vers l’Afrique francophone est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Allemagne : le virage budgétaire de Berlin

L’Allemagne s’apprête à franchir un cap budgétaire majeur. Le gouvernement fédéral prévoit de contracter près de 111 milliards d’euros de nouvelle dette d’ici 2027. Tout en introduisant de nouvelles taxes, notamment sur le sucre et le plastique. Une stratégie qui marque un tournant dans la politique financière du pays.

l’Allemagne envisage un niveau d’endettement inédit pour soutenir ses priorités économiques et stratégiques. Selon les projections budgétaires, publiées mardi 28 avril par le magazine Der Spiegel, les nouveaux emprunts devraient atteindre environ 110,8 milliards d’euros en 2027.  Un chiffre qui fait partie d’une trajectoire globale de hausse des dépenses publiques.

Cette dynamique s’inscrit dans un cadre financier élargi, incluant également des fonds spécifiques dédiés aux infrastructures et à la défense. À cela s’ajoutent plusieurs dizaines de milliards mobilisés via des mécanismes hors budget, confirmant un changement d’échelle dans la gestion des finances publiques.

Défense et investissements : les priorités assumées de l’Allemagne 

Cette politique d’endettement s’explique en grande partie par une hausse significative des dépenses, notamment dans le domaine militaire. Le budget de la défense devrait fortement progresser, dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques et les exigences accrues de l’OTAN. L’Allemagne vise ainsi une montée en puissance de ses capacités militaires. Et ce, tout en poursuivant ses investissements dans les infrastructures et la modernisation de l’économie.

Parallèlement à l’endettement, le gouvernement envisage d’introduire de nouvelles sources de recettes fiscales. Parmi les mesures à l’étude, on évoque une taxe sur les produits sucrés, dans une logique de santé publique et de diversification fiscale, mais également une taxe sur le plastique, en lien avec les objectifs environnementaux.

Ces initiatives s’inscrivent dans une tendance européenne plus large visant à utiliser la fiscalité pour orienter les comportements de consommation et financer les politiques publiques.

Entre relance économique et contraintes budgétaires

Ce choix d’augmenter simultanément la dette et la fiscalité traduit un équilibre délicat. D’un côté, le gouvernement allemand cherche à stimuler l’économie et à répondre aux défis sécuritaires et climatiques. De l’autre, il doit composer avec les règles budgétaires européennes et les attentes en matière de discipline financière.

Cette stratégie marque une rupture avec la tradition germanique de rigueur budgétaire, longtemps incarnée par la politique du « zéro déficit ».

Un tournant stratégique pour l’Europe

Au-delà de l’Allemagne, ces décisions pourraient avoir des répercussions à l’échelle européenne. En assumant un recours accru à la dette et en expérimentant de nouvelles taxes, Berlin pourrait ouvrir la voie à une évolution des politiques économiques au sein de l’Union européenne.

L’article Allemagne : le virage budgétaire de Berlin est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Choc énergétique : l’Europe sort le chéquier

D’après une analyse du think tank Bruegel publiée le 28 avril, les 27 États membres de l’Union européenne ont alloué plus de 10 milliards d’euros pour soutenir les ménages et les entreprises face au choc énergétique provoqué par la guerre en Iran.

L’allocation des ressources est jugée inefficace. Car près de 80 % des mesures – telles que les allégements fiscaux horizontaux – ne sont pas suffisamment ciblées. L’étude relève que certaines aides ne sont pas conformes aux recommandations de la Commission européenne, qui privilégient les mesures temporaires sans effet stimulant sur la demande.

L’Espagne représente près de la moitié des dépenses totales. Tandis que l’Allemagne se classe deuxième en termes de soutien. Dans ce cadre, le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a plaidé pour un renforcement des moyens alloués à l’électrification de l’économie, une plus grande souplesse des règles fiscales et une taxe exceptionnelle sur les entreprises énergétiques. L’Espagne a déjà mis en place des baisses de TVA sur les carburants, l’électricité et le gaz, ainsi que des aides directes à l’agriculture, aux transports et à l’industrie.

Le choc énergétique pèse davantage sur les perspectives économiques de l’UE, les pressions sur les budgets des États s’intensifiant à mesure que le conflit se poursuit. Cette situation affecte la croissance et l’inflation en Allemagne, première économie européenne.

De son côté, la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, a averti que tous les pays ne disposent pas des marges de manœuvre budgétaires nécessaires pour absorber la hausse des coûts énergétiques.

A cet égard, l’UE continue de faire face aux conséquences de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, qui avait entraîné une flambée des prix du gaz. À l’époque, les gouvernements européens avaient alloué plus de 500 milliards d’euros au soutien des consommateurs.

Comme le souligne Simone Tagliapietra, analyste chez Bruegel, les gouvernements ne semblent pas avoir tiré suffisamment de leçons de la crise précédente, privilégiant des mesures immédiates mais non ciblées, susceptibles de stimuler la demande en période d’offre limitée et d’aggraver le problème.

A noter que, dernièrement, les dirigeants de l’UE ont appelé à de nouvelles mesures pour lutter contre la hausse des prix de l’énergie. Tout en affirmant que le plan actuel de la Commission européenne – qui prévoit une meilleure coordination, des interventions sur le carburant d’aviation et des allégements fiscaux – était insuffisant.

L’article Choc énergétique : l’Europe sort le chéquier est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Céréales 2025-2026 : le brome fait planer un risque sérieux sur la récolte

Membre du bureau exécutif de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP), chargé des ressources naturelles et des études stratégiques, Tarek Makhzoumi alerte, dans une déclaration exclusive à L’Economiste Maghrébin, sur la propagation de la plante parasite dite « brome », qui menace sérieusement la récolte céréalière de la campagne 2025-2026.

Selon lui, cette adventice constitue un danger majeur pour les cultures céréalières, en raison de sa forte capacité de dissémination et de son effet toxique sur les plantes voisines. Elle s’est largement répandue dans le nord-ouest du pays, notamment dans les gouvernorats de Siliana, Le Kef et Zaghouan, ajoute-t-il.

Le responsable assure par ailleurs que les produits phytosanitaires sont quasiment introuvables sur le marché, suscitant une vive inquiétude chez les agriculteurs quant à l’avenir de leurs récoltes. Il rappelle que cette herbe est particulièrement difficile à éradiquer et que son traitement chimique reste coûteux.

Tarek Makhzoumi appelle le ministère de l’Agriculture à renforcer d’urgence la vigilance et à prendre les mesures nécessaires pour freiner la propagation de cette herbe, estimant qu’elle pourrait avoir été introduite via les semences sélectionnées.

Il s’interroge également sur la fiabilité des contrôles en amont, se demandant comment une telle présence a pu passer inaperçue lors des analyses de semences, censées garantir leur conformité.

Des pluies salvatrices mais une campagne sous pression

Tarek Makhzoumi a indiqué par ailleurs que les importantes précipitations ont permis de sauver la campagne céréalière 2025-2026, lancée en septembre 2025, avec un taux de germination estimé à 95 %.

Cependant, les agriculteurs du nord-ouest ont dû faire face à plusieurs difficultés, notamment des maladies liées à l’humidité et aux variations de température, telles que la septoriose, la rouille et d’autres infections touchant le blé et l’orge.

La saison a également été marquée, selon lui, par une pénurie de semences sélectionnées, particulièrement à Siliana et au Kef, ainsi que par un manque d’engrais, notamment le DAP, essentiel à la production et représentant une part importante de la fertilisation des cultures. De nombreux agriculteurs ont ainsi été contraints de semer sans cet intrant indispensable.

Enfin, il souligne des tensions sur l’approvisionnement en ammonitrate, un engrais azoté essentiel aux grandes cultures, déterminant pour le rendement et la qualité du blé et de la farine.

L’article Céréales 2025-2026 : le brome fait planer un risque sérieux sur la récolte est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le bénéfice net de la SOTETEL bondit de 13,4 % en 2025

Le Conseil d’administration de la Société tunisienne d’entreprises de télécommunications (SOTETEL) a publié, le 27 avril 2026, les résultats financiers pour l’exercice 2025. Il en ressort un résultat net bénéficiaire de près de 4,7 millions de dinars, ce qui constitue une progression de 13,4 % par rapport à 2024.

Le chiffre d’affaires total de SOTETEL atteint 76,3 millions de dinars en 2025, contre 70,8 millions de dinars l’année précédente, soit une hausse de 7,8 %. Cette progression s’accompagne d’une croissance du total du bilan, qui passe de 89,6 millions de dinars à 101,3 millions de dinars au 31 décembre 2025.

Les capitaux propres de la société s’établissent à 35,3 millions de dinars à fin 2025; contre 33,1 millions de dinars à fin 2024. Ils incluent le résultat net de l’exercice de 4,7 millions de dinars, en hausse par rapport aux 4,1 millions de dinars enregistrés en 2024.

Par ailleurs, le Conseil d’administration de la SOTETEL a décidé de soumettre à l’Assemblée générale ordinaire à venir la distribution d’un dividende de 0,600 dinar par action.

L’article Le bénéfice net de la SOTETEL bondit de 13,4 % en 2025 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Assemblées Générales de l’UBCI : des fondamentaux solides et une stratégie en marche

L’Union Bancaire pour le Commerce et l’Industrie (UBCI) a tenu ce jour son Assemblée Générale Ordinaire, suivie de son Assemblée Générale Extraordinaire, dans une ambiance conviviale et constructive, marquée par le plaisir de la Banque de retrouver ses actionnaires et d’échanger avec eux sur ses réalisations, ses perspectives et ses orientations stratégiques.

Des performances financières en nette progression

Au titre de l’exercice 2025, l’UBCI a réalisé un résultat net de 65,85 millions de dinars, contre               54,09 millions de dinars en 2024, soit une progression de près de 22 %.

Le Produit Net Bancaire s’est établi à 351,03 millions de dinars, enregistrant une hausse de 9,5 %.
Le total bilan atteint 5 644,26 millions de dinars, en évolution de plus de 9 %, traduisant le renforcement du positionnement de la Banque.

Les dépôts de la clientèle s’élèvent à 3 911 millions de dinars à fin décembre 2025, en progression de 3,5 %. En encours moyen, ils atteignent 3 834 millions de dinars, en hausse de 6,7 %, portés principalement par une progression soutenue des dépôts à vue, dont l’encours moyen évolue de 12,5 %, confirmant la qualité de la structure des ressources de l’UBCI.

Les crédits à la clientèle totalisent 3 515 millions de dinars, en hausse de 6,82 %. En encours moyen, les crédits nets ont atteint 3 928 millions de dinars, contre 3 330 millions de dinars un an auparavant, soit une hausse marquée de 18 %, réalisée dans un environnement de marché peu porteur.

Une solidité confirmée et un profil de risque parmi les meilleurs du secteur

L’UBCI poursuit une gestion rigoureuse des risques, avec un taux de créances non performantes (NPL) maintenu à un niveau bas de 5 % et un taux de couverture de 73,22 %, témoignant de la robustesse de son dispositif de suivi et de provisionnement. Cette maîtrise du risque s’accompagne d’une amélioration sensible des indicateurs de rentabilité et de solidité financière, marquée par un ROA de 1,17 % en hausse de 11,63 % et un ROE de 11,17 % en progression de 13,30 %, ainsi que par le renforcement des fonds propres illustré par un ratio de solvabilité de 14,55 % et un ratio Tier One de 11,26 %, largement supérieur aux exigences réglementaires.

De la performance à la transformation : Émergence 2029 en action

Sur le plan stratégique et opérationnel, l’année 2025 a été marquée par la réussite de la migration vers le nouveau système d’information, projet structurant mené avec un haut niveau d’exigence. Ce socle technologique renforcé consolide durablement la sécurité opérationnelle, la continuité d’activité et la qualité de service.

Elle a également été marquée par le lancement du projet d’un nouveau siège social, destiné à offrir à l’ensemble des collaborateurs un environnement de travail moderne et efficient.

Parallèlement, l’exécution du plan stratégique « Émergence 2029 » est pleinement engagée : l’ensemble des chantiers a été initié, les équipes projets constituées et les indicateurs de performance activés, traduisant le passage effectif de la stratégie à l’action, au service du renforcement du positionnement concurrentiel de la Banque et de la création de valeur durable.

Reconnaissance externe consolidée et perspectives favorables

Ces performances ont été confirmées en début d’année 2026 par Fitch Ratings, qui a reconduit la notation long terme AA – (échelle nationale) de l’UBCI, assortie d’une perspective stable, positionnant la Banque parmi les établissements les plus solides du système bancaire tunisien.

Par ailleurs, fidèle à ses engagements en matière de Responsabilité Sociétale et Environnementale, l’UBCI a renforcé en 2025 son positionnement en faveur d’une finance durable et responsable à travers le renouvellement du label « Engagé RSE » (niveau Confirmé – AFNOR) et l’obtention de la certification internationale « Responsibility Europe », attestant de la maturité de sa démarche et de la solidité de ses pratiques en matière de gouvernance, d’impact social et environnemental et d’éthique des affaires.

Dividende et décisions des Assemblées

L’Assemblée Générale Ordinaire a approuvé la distribution d’un dividende de 1,300 dinar par action, en hausse de 4 % par rapport à l’exercice précédent. La mise en paiement du dividende interviendra à compter du 07 mai 2026.

Source : communiqué

L’article Assemblées Générales de l’UBCI : des fondamentaux solides et une stratégie en marche est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La KfW renforce les investissements allemands en Afrique

La banque de développement allemande KfW a officiellement intégré le capital de l’Assurance pour le développement du commerce et de l’investissement en Afrique (ATIDI), avec un investissement de 32 millions de dollars, devenant ainsi le 13ᵉ actionnaire institutionnel de l’organisation.

Cette opération s’inscrit dans une dynamique de partenariat renforcé entre l’Allemagne et les institutions africaines de réduction des risques d’investissement. Elle a été officialisée à Nairobi lors d’une rencontre entre les responsables d’ATIDI et la ministre fédérale allemande de la Coopération économique et du Développement, Reem Alabali Radovan.

L’investissement se répartit entre 18,4 millions de dollars issus du budget du ministère allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et 13,6 millions de dollars provenant des fonds propres de la KfW. Cette participation confère à la banque allemande le statut d’actionnaire de catégorie D2, réservé aux agences de crédit à l’exportation et aux entités publiques non africaines, avec des droits de représentation au sein des instances de gouvernance d’ATIDI.

Selon les estimations de l’institution, cette prise de participation pourrait contribuer à générer jusqu’à 500 millions de dollars supplémentaires de flux commerciaux et d’investissements entre les entreprises allemandes et les marchés africains.

Le directeur général d’ATIDI, Manuel Moses, a salué une étape symbolique et stratégique :
« Cet événement renforce nos liens avec la KfW et ouvre de nouvelles opportunités aux investisseurs allemands en Afrique. Il confirme également le rôle d’ATIDI comme institution de référence en matière d’assurance de développement sur le continent. Dans un contexte mondial marqué par la volatilité, les partenariats sont essentiels et nous nous engageons à faire de celui-ci un succès. »

De son côté, la membre du comité de direction de la KfW, Christiane Laibach, a souligné la continuité de la coopération entre les deux institutions :
« Nous réaffirmons aujourd’hui notre partenariat stratégique avec ATIDI. Ensemble, nous souhaitons renforcer les opportunités économiques pour les investisseurs européens et allemands en Afrique, au service du développement et de la prospérité. Cette adhésion est l’aboutissement d’une coopération fructueuse ayant permis à plusieurs États africains de rejoindre ATIDI et de développer des solutions innovantes pour attirer les investissements. »

Cette opération s’inscrit dans une coopération de longue date, la KfW ayant déjà facilité, pour le compte du gouvernement allemand, l’adhésion de plusieurs pays africains à ATIDI pour un montant supérieur à 100 millions de dollars.

Créée en 2001, ATIDI est aujourd’hui un acteur majeur de l’assurance des risques liés au commerce et à l’investissement en Afrique. L’institution a soutenu à ce jour plus de 93 milliards de dollars de transactions et bénéficie de notations financières solides auprès des agences internationales.

Au-delà de l’aspect financier, ce partenariat vise à rapprocher l’expertise allemande en matière de financement du développement et la connaissance des marchés africains, afin de stimuler les investissements dans des secteurs clés tels que les infrastructures, les énergies renouvelables et le soutien aux PME. Contribuant ainsi à une croissance durable du continent.

L’article La KfW renforce les investissements allemands en Afrique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le Japon maintient son taux directeur à 0,75 % et relève ses prévisions d’inflation

La Banque du Japon (BoJ) a maintenu son taux directeur inchangé à 0,75 %. Mais elle revoit à la hausse ses estimations d’inflation, dans un contexte de risques accrus liés à l’offre…

Cette décision a été prise dans un contexte de hausse des rendements des obligations d’État japonaises, le taux à 10 ans atteignant 2,496 % le 13 avril, son plus haut niveau depuis 1997. Après l’annonce, le rendement s’est établi à 2,468 %. Tandis que l’indice Nikkei 225 a chuté de plus de 1 %.

Par ailleurs, la Banque centrale du Japon (BoJ) a revu à la baisse ses prévisions de croissance économique pour l’exercice 2026, les ramenant de 1 % à 0,5 %. Tout en relevant sensiblement son estimation de l’inflation sous-jacente, qui passe de 1,9 % à 2,8 %.

Dans le même temps, elle a averti que la croissance économique du Japon devrait ralentir, car la hausse des prix du pétrole due à la crise au Moyen-Orient devrait avoir un impact négatif sur les bénéfices des entreprises et sur les revenus réels des ménages.

Shigeto Nagai, économiste en chef pour le Japon chez Oxford Economics, estime qu’une situation de « stagflation » légère pourrait apparaître au cours de l’année, avec des revenus disponibles réels négatifs et une inflation supérieure à 2 %.

A noter au passage que l’économie japonaise a évité de justesse une récession technique au dernier trimestre 2025, enregistrant une croissance de 0,3 % sur une base trimestrielle et de 1,3 % sur une base annuelle.

L’inflation s’est accélérée pour la première fois en cinq mois, atteignant 1,8 % en mars, tandis que l’indice général des prix s’établissait à 1,5 % contre 1,3 % en février, restant inférieur à l’objectif de 2 % pour le deuxième mois consécutif…

La Banque du Japon a noté que la hausse des prix du pétrole devrait entraîner une augmentation des coûts, principalement dans les secteurs de l’énergie et des biens, tandis que les hausses de salaires continuent d’être répercutées sur les prix finaux.

L’article Le Japon maintient son taux directeur à 0,75 % et relève ses prévisions d’inflation est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Banque mondiale anticipe une flambée des prix des matières premières

Selon la Banque mondiale, les prix mondiaux des matières premières devraient atteindre cette année leur plus haut niveau depuis 2022, à cause de la guerre en Iran et ses conséquences.

Dans son dernier rapport « Perspectives des marchés des matières premières », publié mardi 28 avril, la Banque mondiale estime que l’indice des prix des matières premières devrait bondir d’environ 16 % cette année. « La guerre frappe l’économie mondiale par vagues successives : d’abord par la hausse des prix de l’énergie, puis celle des prix alimentaires, et enfin par une inflation plus élevée », a déclaré Indermit Gill, économiste en chef à la Banque mondiale.

Parallèlement, le prix moyen du Brent est estimé à 86 dollars le baril cette année, révisé à la hausse par rapport aux prévisions de janvier qui tablaient sur 60 dollars le baril.

Les marchés du gaz naturel et des engrais ont également connu de fortes hausses en raison du conflit. La Banque mondiale prévoit une augmentation de 31 % du coût des engrais cette année. Ce qui menace les revenus des agriculteurs et les récoltes futures. Cela pourrait à terme entraîner une hausse des prix alimentaires et aggraver l’insécurité alimentaire.

L’article La Banque mondiale anticipe une flambée des prix des matières premières est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Énergies renouvelables : à 9 %, la Tunisie très loin de l’objectif 2030

La Tunisie réaffirme son ouverture aux capitaux étrangers et appelle, à cet effet, à accélérer le rythme de la transition vers les énergies renouvelables. Le message est clair : attirer les investisseurs sans renoncer à la souveraineté nationale.

Lors d’une séance d’audition à l’Assemblée des représentants du peuple, mardi 28 avril 2026, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a souligné l’attractivité de la Tunisie, qui compte plus de 4 000 entreprises étrangères opérant dans le cadre de la législation tunisienne. Un signal de confiance destiné à conforter les investisseurs, dans un contexte où le secteur énergétique s’impose comme un levier stratégique de développement.

Le ministre estime que le défi reste important : les énergies renouvelables ne représentent que 9 % du mix énergétique en 2025; contre 3 à 4 % il y a quatre ans. Alors que objectif est d’atteindre 35 % à l’horizon 2030. Ce qui nécessite la mobilisation d’au moins 3 900 mégawatts supplémentaires.

D’ailleurs, les cinq projets actuellement à l’étude, représentant environ 600 mégawatts, constituent certes une étape encourageante, mais restent insuffisants pour combler le retard. Sachant que la capacité installée ne dépasse pas 1,21 gigawatt, donc très loin de celle de plusieurs pays arabes, selon les données de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables.

Et contrairement à ce qui est dit ici et là, Samir Abdelhafidh pense que l’ouverture aux investisseurs étrangers ne remet pas en cause la souveraineté nationale, tant que les projets sont encadrés par la loi et servent l’intérêt du pays. Il a également rappelé que le mécanisme des concessions, largement utilisé à l’échelle internationale, permet de financer les grands projets tout en assurant leur rentabilité.

Enfin, il a mis en avant la pression budgétaire liée à l’énergie, avec des subventions atteignant 7,1 milliards de dinars en 2025, dont près de 3,9 milliards consacrés à l’électricité. Ainsi, il appelle à accélérer la transition énergétique pour réduire ces charges.

L’article Énergies renouvelables : à 9 %, la Tunisie très loin de l’objectif 2030 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Conflit au Moyen-Orient : l’heure de vérité a sonné !

La guerre au Moyen-Orient s’éternise. Le fragile cessez le-feu ne doit pas faire illusion, à cause de l’arrogance, la suprématie, la fourberie et le sentiment d’impunité des Américains et des Israéliens. Au mieux, il ne pouvait s’agir que d’une brève accalmie, prélude à une nouvelle vague de bombardements, d’assassinats et de destructions massives de l’Iran. Les Iraniens, qui ne sont pas dupes, ne s’attendent à rien de moins sinon à une paix impossible et à une guerre probable tant que les Israéliens et leur protecteur américain n’auront pas atteint leur but de guerre : l’hégémonie sans partage dans la région.

Le cessez-le-feu ne signifie pas la fin de la guerre. Celle-ci se poursuit avec d’autres armes non moins dissuasives. Les Iraniens ne renoncent pas à leur souveraineté et à leur droit de contrôle du détroit d’Ormuz pour peser sur l’issue de la guerre. Les Américains, pour masquer leur incapacité militaire de l’ouvrir à la libre circulation par leur puissance de feu, répliquent et réagissent à leur manière. Ils pratiquent – ce qu’ils ont coutume de faire – la politique de la terre brûlée en mobilisant leur armada navale pour interdire toute forme de navigation dans le détroit par où s’acheminent pétrole, gaz et engrais chimiques.

 

L’économie nationale n’est pas en reste. Et, à bien des égards, elle est plus exposée au choc pétrolier que les puissances industrielles en raison de sa dépendance énergétique et de ses contraintes financières à la limite de leur point de rupture.

 

Du coup, la tension monte de plusieurs crans, avec le risque d’internationaliser le conflit. Le spectre d’une troisième guerre mondiale se profile à l’horizon. En imposant un blocus naval, au mépris du droit international, les Américains n’en sont pas à leur premier crime contre l’humanité qui s’ajoute à leur bilan funeste et macabre de crimes de guerre.

Cet acte de piraterie internationale, digne d’un empire adepte du droit de la force, a mis de nouveau le feu aux poudres et fait flamber le cours du pétrole, qui s’envole à plus de 100 $ le baril. L’économie nationale n’est pas en reste. Et, à bien des égards, elle est plus exposée au choc pétrolier que les puissances industrielles en raison de sa dépendance énergétique et de ses contraintes financières à la limite de leur point de rupture. Pour nous, c’est la double peine, à l’entrée comme à la sortie des produits. Le coût exorbitant de la facture pétrolière, le renchérissement des matières premières, des intrants de toutes sortes, des céréales, l’envol des charges d’assurance et de transport vont provoquer une véritable saignée dans nos réserves de change. Côté export, les choses ne s’annoncent guère meilleures.

Le mal est encore plus profond. Le risque que l’économie nationale plonge et s’enlise de nouveau dans la récession est réel face au recul acté de la croissance chez nos principaux partenaires européens. Le moteur des exportations, qui connaît déjà de multiples ratés, sera contraint à l’arrêt sinon au ralenti. Le tableau est loin d’être rassurant. Moins d’importations d’intrants destinés à la fabrication, moins d’investissements – y compris les IDE sous le choc du basculement géo politique -, plus d’inflation et de chômage sans espoir de voir renflouer les exportations en perdition en raison de l’atonie de la demande européenne, qui absorbe les 2/3 de nos ventes à l’étranger.

Triste perspective qui ne parvient pourtant pas à ébranler notre indifférence alors qu’elle suscite par ailleurs crainte et inquiétude. Les principaux organismes financiers mondiaux ne s’y trompent pas. Ils ont révisé à la baisse, pour l’année en cours, leur prévision de croissance au sujet de l’économie tunisienne.

Le FMI table sur 2,1 % contre une estimation de 2,5% en début d’année. La Banque mondiale va encore plus loin. Elle a rame né ses estimations de croissance de 2,5 à 2 %. Et il n’est pas dit qu’ils s’en tiendront à ces nouvelles estimations si d’aventure la guerre au M.O. venait à se prolonger. Que dire ? Que faut-il en penser face à l’omerta locale ? Économistes – pas tous -, analystes financiers et géopoliticiens s’en inquiètent mais donnent à peine de la voix et semblent se parler à eux-mêmes.

Au niveau des grands commis de l’État, silence radio, comme si de rien n’était. Aucune indication concernant une quelconque révision à la baisse de la croissance estimée à 3,2 %, selon la loi de finances 2026, bien avant le déclenchement de la guerre au M.O. À croire que l’anticipation est loin d’être notre principale marque de fabrique.

 

Il n’y a pas mieux que de relancer la demande intérieure et l’investissement en mobilisant les ressources financières pour financer des mégaprojets structurants dans l’énergie propre, le transport, la logistique, l’industrie 4.0, l’agriculture de pointe, la recherche et l’enseignement supérieur.

 

Le feu se propage dans la maison qui brûle et plutôt que d’éteindre l’incendie, on continue de regarder le jardin avec un brin d’assurance. Partout dans le monde, chez les pays érigés en empire, les PIA et ceux en émergence rapide, branle-bas de combat pour échafauder des plans de guerre économique au motif de parer au choc pétrolier, aux déficits de denrées agricoles à la suite de pénuries d’engrais, de désorganisation des échanges mondiaux, de recomposition des chaînes d’approvisionnement, à la montée des frais d’assurance et des coûts de transport. Partout, états-majors et stratèges sont à pied d’œuvre pour envisager les voies et les mécanismes de relance des économies et les issues de sortie de crise : réarmement industriel, relocalisation, redéploiement des chaînes de valeur et d’approvisionnement. Objectif : faire émerger et développer de nouveaux foyers de croissance, respectueuse de l’environnement, révélés par le nouvel ordre économique qui se dessine à grands traits et dont la guerre au M.O. n’en est que l’avatar et le symptôme.

L e potentiel de développement de la Tunisie, son positionnement géographique éminemment stratégique, aux confins de l’UE, de l’Afrique, du Moyen-Orient et de l’Asie, la prédispose et doit l’inciter à s’inscrire dans cette dynamique de développement. Il y a en effet besoin et nécessité d’activer, en dépit de nos contraintes financières, de nouveaux leviers et vecteurs de croissance pour éloigner le spectre de la récession. Il n’y a pas mieux que de relancer la demande intérieure et l’investissement en mobilisant les ressources financières pour financer des mégaprojets structurants dans l’énergie propre, le transport, la logistique, l’industrie 4.0, l’agriculture de pointe, la recherche et l’enseignement supérieur. Il est possible de faire émerger, à un horizon raison nable, des technopoles de dernière génération, des clusters, des startups revisitées par l’IA. La face immergée des crises est qu’elle révèle de nouvelles opportunités, de nouvelles avancées technologiques et d’espoir et donc de possibles conquêtes du futur.

 

Rien ne semble troubler notre sérénité alors qu’il faut se préparer à des lendemains très difficiles. Nous allons devoir puiser dans nos ultimes réserves pour éviter que le pays ne soit à court de carburant.

 

Où en sommes-nous de cette nouvelle vision d’un monde en devenir, de ces technologies de rupture et de ce tourbillon géopolitique ? Le monde est en train de vaciller autour de nous sans que l’on manifeste le moindre signe d’inquiétude, alors que nous sommes dans l’œil du cyclone.

Rien ne semble troubler notre sérénité alors qu’il faut se préparer à des lendemains très difficiles. Nous allons devoir puiser dans nos ultimes réserves pour éviter que le pays ne soit à court de carburant. Les estimations les moins pessimistes et les moins alarmantes évaluent à plus de 2 milliards de dollars le surplus de la facture pétrolière qui pèsera lourd sur le déséquilibre extérieur et le déficit budgétaire via les dépenses de subvention. C’est à peu de chose près l’équivalent des recettes touristiques qui vont partir en fumée.

La vraie question est de savoir comment financer ces déficits. Serait-ce en rognant sur les dépenses d’équipement, ces nécessaires investissements d’avenir qui ont la fâcheuse réputation de servir de véritables variables d’ajustement à défaut de tailler des coupes sombres dans les dépenses de fonctionne ment de l’État frappées de rigidité légendaire? Doit-on assécher les canaux de financement local au risque de provoquer un effet d’éviction de forte amplitude, au grand désarroi de PME/PMI à la limite du dépôt de bilan ?

L’hypothèse d’un resserrement fiscal de trop sonnera le glas de l’économie formelle. L’idée même d’une loi de finances complémentaire est moins pertinente qu’on le dit. Ce serait même le dernier clou dans le cercueil de la croissance. Elle consistera à couper dans les dépenses productives et aggraver les signes d’austérité qui n’ont jamais disparu de la scène nationale. Avec pour résultat final, plus de mal que de bien. Faire appel à la solidarité internationale? On en connaît les limites et l’étendue de l’hypocrisie de nations frères ou amies. Le mieux pour nous serait de renforcer la coopération avec les grands bailleurs de fonds institutionnels, BM, FMI, BEI, BAD et fonds d’investisse ment arabes, à la recherche d’opportunités d’investissement à horizon lointain. Il nous faut redonner vie au PPP autrement que par le discours, en nous affranchissant de notre frilosité et de nos préjugés.

 

Un État stratège qui, loin d’entretenir le mythe du miroir aux alouettes, tire sa légitimité et sa crédibilité de sa capacité de libérer l’investissement, la créativité, qui améliore le climat des affaires et l’expurge de ses scories et de ses imperfections. Un État stratège qui fédère, qui voit vite, loin et grand…

 

S’ouvrir davantage sur le monde n’est plus une option mais une impérieuse obligation. Celle de mettre en adéquation besoin et nécessité. Les investisseurs étrangers de réputation mondiale ne redoutent rien de plus que la bureaucratie, les contrôles tatillons, l’instabilité fiscale, les hésitations de l’Administration et l’usage excessif du principe de précaution érigé en règle de gouvernement. Osons l’ouverture sans restriction, osons la rupture. Pour en finir avec ce ni-ni. Ni restructuration franche et massive des entreprises publiques sans emprise stratégique et, de surcroit, sous perfusion, ni leur privatisation qui n’enlève rien au statut de l’État et à la souveraineté du pays.

De l’audace encore et toujours. Nous avons besoin d’un État stratège qui ne soit pas très grand pour les petits problèmes insignifiants et trop petit pour les grands problèmes qui conditionnent l’avenir. Un État stratège qui conçoit, régule et fait faire plutôt que de se disperser là où le secteur privé a plus de chances de réussite et un plus grand apport pour le pays. Un État stratège qui, loin d’entretenir le mythe du miroir aux alouettes, tire sa légitimité et sa crédibilité de sa capacité de libérer l’investissement, la créativité, qui améliore le climat des affaires et l’expurge de ses scories et de ses imperfections. Un État stratège qui fédère, qui voit vite, loin et grand, se projette dans le futur et donne une perspective aux jeunes et moins jeunes.

D’un mot, un État qui réenchante et fait rêver. L’ancien monde s’écroule dans un fracas de désordre économique. Le nouveau, en gestation, appartient aux plus entreprenants, aux plus innovants et performants. Malheur aux vaincus.

La guerre au M.O. ne doit pas occulter les grandes manœuvres économiques en cours. L’ennui est qu’on ne voit rien venir, ici et maintenant, qui puisse provoquer un déclic salvateur, rien qui puisse réveiller notre instinct de survie. Doit-on attendre que le ciel nous tombe sur la tête pour sonner l’alerte ? Le monde retient son souffle face à la propagation des guerres et à la montée des périls. Rien ne semble troubler notre sérénité. Ni la récession qui frappe à nos portes, et encore moins le chômage qui explose, l’inflation qui détruit ce qui reste du tissu et de la cohésion sociale, et l’incertitude qui plonge le pays dans le brouillard. Rien, sinon le prix astronomique du mou ton qui sera sacrifié à l’autel de l’Aïd qui fait débat, indigne et scandalise les petites et les moyennes bourses. Voilà où nous en sommes.

L’article Conflit au Moyen-Orient : l’heure de vérité a sonné ! est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Cinq projets solaires approuvés à l’ARP

L’Assemblée des représentants du peuple a adopté cinq projets de loi pour des centrales photovoltaïques à Sidi Bouzid, Gafsa et Gabès, dans le cadre de la transition énergétique.

Ces projets totalisent environ 598 MW pour un investissement d’environ 1,64 milliard de dinars, avec des tarifs de vente bien inférieurs au coût de production à base de gaz importé. Ils prévoient une vente exclusive à la STEG, des avantages fiscaux pour les investisseurs et, à terme, soit la remise des centrales à la STEG pour un dinar symbolique, soit leur démantèlement aux frais de l’investisseur.

Il convient de noter que les débats ont opposé les pour et les contre dont certains y voient un levier pour l’emploi et la sécurité énergétique, aux critiques qui dénoncent les tarifs, l’arbitrage international et le risque sur les terres agricoles.

Approbation du projet de loi relatif à l’accord de concession pour la production d’électricité et au contrat de location du site et ses annexes concernant la centrale photovoltaïque d’El Khbena (n° 01/2026), adopté par 73 voix pour, 9 abstentions et 33 contre.
Approbation du projet de loi relatif à l’accord de concession pour la production d’électricité et ses annexes concernant la centrale photovoltaïque d’El Mezzouna, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid (n° 02/2026), adopté par 75 voix pour, 9 abstentions et 33 contre.

Approbation du projet de loi relatif à l’accord de concession pour la production d’électricité et ses annexes concernant la centrale photovoltaïque d’El Ksar (n° 03/2026), adopté par 72 voix pour, 8 abstentions et 32 contre.

Approbation du projet de loi relatif à l’accord de concession pour la production d’électricité et au contrat de location du site et ses annexes concernant la centrale photovoltaïque de Sagdoud (n° 04/2026), adopté par 70 voix pour, 8 abstentions et 30 contre.

Approbation du projet de loi relatif à l’accord de concession pour la production d’électricité et ses annexes concernant la centrale photovoltaïque de Menzel Habib (n° 05/2026), adopté par 72 voix pour, 10 abstentions et 32 contre.

Car si on fait le calcul total des votes des cinq projets approuvés, on note :
Pour : 362
Abstentions : 44
Contre : 160.

L’article Cinq projets solaires approuvés à l’ARP est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Yassine Fariaa est le nouveau PDG de la Poste

Le ministère des Technologies de la communication annonce la nomination de Yassine Faria comme nouveau président-directeur général de l’Office national des postes, et ce en vertu du décret n°2026-61 du 27 avril 2026 publié mardi 28 courant dans le JORT (Journal officiel de la République tunisienne).

Il remplace à ce poste Marouen Ben Slimene qui a été démis de ses fonctions, en vertu du décret n°2026-62 du 27 avril 2026.

L’article Yassine Fariaa est le nouveau PDG de la Poste est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Kairouan – Moutons de l’Aïd : comptez entre 1 000 et 1 200 dinars

Les prix des moutons de l’Aïd el-Kébir oscillent cette année entre 1 000 et 1 200 dinars en moyenne – voire atteindre ou dépasser 1 300 dinars dans certaines situations. C’est ce qu’indique le président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche de Kairouan, Mouldi Romdhani. Il reconnaît que ces niveaux sont « élevés » au regard du pouvoir d’achat des Tunisiens.

Cette hausse s’explique principalement par une baisse de l’offre sur le marché (l’année dernière, rappelez-vous, c’était la sécheresse). Elle est elle-même liée à la diminution du cheptel ovin à l’échelle nationale et régionale, conséquence des années successives de sécheresse. Cette situation aurait donc poussé de nombreux éleveurs de moutons à abattre des femelles reproductrices. Ce qui entraîne mécaniquement une réduction de la production des animaux disponibles cette saison.

Dans le gouvernorat de Kairouan, qui fournissait habituellement entre 100 000 et 120 000 têtes pour l’Aïd, une baisse de la production est constatée cette année, sans estimation finale à ce stade. Et ce, en attendant les résultats des recensements auprès des grands éleveurs.

Face à ce déséquilibre, le responsable syndical se dit favorable au recours à l’importation comme mesure de régulation du marché et d’approvisionnement des consommateurs. Il estime toutefois que les éleveurs de moutons cherchent désormais à reconstituer leurs troupeaux en retenant les femelles. Ce qui pourrait améliorer l’offre du cheptel dans les prochaines années.

Sur le plan de l’organisation, des coordinations sont en cours avec la municipalité pour l’aménagement du marché habituel. Mais aucun accord n’a encore été trouvé sur la fixation du prix au kilo pour cette saison.

L’article Kairouan – Moutons de l’Aïd : comptez entre 1 000 et 1 200 dinars est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Pétrole : flambée au-delà de 110 dollars alors que la paix US-Iran menace l’offre

Le cours mondial du pétrole a dépassé les 110 dollars le baril pour la première fois en trois semaines. Les investisseurs craignent un accord imminent entre Washington et Téhéran, qui mettrait fin au conflit et rouvrirait totalement le détroit d’Ormuz, stratégique pour les flux pétroliers.

Le Brent, baromètre international, a bondi de 2,7 % à 111,2 dollars le baril en ouverture des marchés. Tandis que le WTI américain a suivi, grimpant de 2,3% à 98,5 dollars le baril de pétrole.

L’article Pétrole : flambée au-delà de 110 dollars alors que la paix US-Iran menace l’offre est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Office Plast prévoit une augmentation de capital de 7,3 MDT

L’assemblée générale extraordinaire de la société Office Plast, convoquée le 29 avril 2026, est appelée à approuver un doublement partiel du capital social. Lequel passerait de 14,7 millions de dinars à près de 22 millions de dinars.

L’opération, proposée par le conseil d’administration d’Office Plast, porte sur un montant total de 7,3 millions de dinars. Et se déroule en deux étapes successives. La première consiste en une augmentation en numéraire par émission de 3,7 millions d’actions nouvelles, offertes en priorité aux actionnaires existants. Et ce, à raison d’une (1) action nouvelle pour quatre (4) actions anciennes. La seconde étape prend la forme d’une attribution gratuite de 3,7 millions d’actions supplémentaires. Elle est réalisée par incorporation de la prime d’émission aux réserves. Soit une (1) action pour cinq (5) actions anciennes et nouvelles réunies. Cette seconde opération intervient après l’achèvement de la première.

Par ailleurs, les actionnaires disposent d’un droit préférentiel de souscription exercé à titre irréductible, selon la parité précitée; et à titre réductible pour les actions non souscrites au premier rang. De plus, les porteurs dont le nombre d’actions ne correspond pas à un nombre entier d’actions nouvelles ont la faculté d’acheter ou de vendre les droits résiduels sur le marché. La date de jouissance des actions nouvelles est fixée au 1er janvier 2026.

Si l’assemblée adopte ces résolutions, l’article 6 des statuts sera modifié en conséquence pour fixer le capital social d’Office Plast à près de 22 millions de dinars. Il sera divisé en autant d’actions d’une valeur nominale d’un dinar chacune, entièrement souscrites et libérées. Le conseil d’administration recevra délégation pour accomplir l’ensemble des formalités afférentes à cette opération.

L’article Office Plast prévoit une augmentation de capital de 7,3 MDT est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌